Coworking dans le Mile End : prix, ambiance et comparaison avec Griffintown
Le Mile End est le quartier créatif de Montréal dont l'histoire est la plus riche : un endroit où un district juif de confection de vêtements a fait place à des communautés immigrantes grecques et portugaises, où Arcade Fire et Godspeed You! Black Emperor ont bâti la scène de rock indépendant la plus réputée du Canada dans des lofts reconvertis, et où le premier studio montréalais d'Ubisoft a contribué à faire du Québec un pôle mondial du jeu vidéo. Pour les professionnels à la recherche d'un espace de coworking, le Mile End offre une expérience véritablement différente de celle des autres secteurs de la ville où se concentrent les espaces de travail flexibles, en particulier Griffintown, le district de l'innovation au bord du canal situé à environ 15-20 minutes en métro. Ce guide explique combien coûte réellement le coworking dans le Mile End, à quoi ressemble la vie quotidienne dans le quartier et comment il se compare à Griffintown en matière de prix, de transport et de communauté.
Résumé exécutif
Le Mile End possède sa propre page de quartier sur Walk Score depuis que le service a commencé à couvrir Montréal. Il y obtient une note parfaite de 100 (« paradis des piétons »), ainsi qu'un Bike Score de 100 et un Transit Score de 79, ce qui témoigne d'un cœur commercial aménagé à l'échelle des piétons [1]
Les postes flexibles de coworking dans le Mile End se louent environ $275/mois à Espace Mile End et peuvent coûter aussi peu que $250-350/mois dans des espaces établis depuis plus longtemps, comme La Gare et Temps Libre. Ces tarifs sont généralement comparables à la fourchette de $300-$350/mois de Griffintown, et légèrement inférieurs dans le bas de la gamme [2]
La réputation créative du quartier n'est pas un simple argument marketing : le recensement de 2006 a révélé que le code postal H2T du Mile End présentait la plus forte concentration de travailleurs exerçant des professions créatives au Canada. Le studio d'Ubisoft dans le Mile End est passé d'environ 50 employés en 1997 à plus de 4,000 en 2022, devenant ainsi le plus grand studio de l'entreprise dans le monde [3][4]
Se rendre du Mile End à Griffintown pour une rencontre avec un client ou pour visiter un autre espace de coworking prend environ 15-20 minutes en métro, en empruntant la ligne orange jusqu'à Lionel-Groulx, puis la ligne verte. C'est un déplacement réel, mais tout à fait raisonnable, plutôt qu'une longue traversée de la ville [5]
Le prix médian des condos dans l'arrondissement du Mile End (Le Plateau-Mont-Royal) a atteint $600,000 au deuxième trimestre de 2026, soit environ $110,000 de plus que le prix médian de $488,650 dans l'arrondissement de Griffintown (Le Sud-Ouest). Cet écart réel du coût de la vie se reflète aussi dans les tarifs du coworking [6]
Espace de coworking 2727 Saint-Patrick, Montréal
Un quartier façonné par des vagues d'immigration : l'histoire du Mile End
Du village à la croisée des chemins à l'essor industriel
Le Mile End tire son nom d'une auberge-relais du 19e siècle, le Mile End Hotel, qui marquait autrefois la distance parcourue depuis le Vieux-Montréal le long du boulevard Saint-Laurent. Ce qui était au départ un carrefour rural est devenu en 1878 un village officiellement constitué, Saint-Louis-du-Mile-End, qui comptait alors seulement 1,319 habitants. L'arrivée du chemin de fer et des usines qui ont suivi a tout changé : en 1911, la population du village avait explosé pour atteindre environ 37,000 personnes. En 1909, la Ville de Montréal l'a annexé, puis l'a intégré l'année suivante sous le nom de quartier Laurier [7].
Le district juif de confection et le « commerce de la shmata »
La partie sud-ouest du quartier est devenue le principal quartier juif de Montréal pendant une grande partie du 20e siècle. La population était si dense le long de la rue Saint-Urbain que le secteur a reçu le surnom de « ghetto de la rue Saint-Urbain ». À son apogée, on y estimait la population juive à 22,000 personnes, aux côtés de vagues d'immigrants irlandais, italiens, ukrainiens, polonais et russes [8]. Le romancier Mordecai Richler, dont les œuvres racontaient ce monde, est né dans le quartier [7].
L'industrie de la confection, familièrement appelée en yiddish le commerce de la « shmata » (chiffon), était le plus grand employeur de Montréal au début des années 1900. Environ 40% de sa main-d'œuvre était juive et ses activités se concentraient directement sur le boulevard Saint-Laurent [9][10]. Les tensions de ce système de travail ont éclaté lors de la grève des travailleurs de la confection de 1912, centrée sur l'usine Progress Brand de Harris Vineberg, un bâtiment qui se trouve encore dans le quartier aujourd'hui [9]. Un atelier de couture, H. Fisher et Fils, a exercé ses activités sans interruption dans le Mile End de 1922 à 2022, soit un siècle complet d'histoire manufacturière que le Musée du Montréal juif a depuis préservé dans une exposition [11].
Une mosaïque d'après-guerre : les communautés grecque, portugaise et hassidique
À mesure que la communauté juive s'est déplacée vers le nord et l'ouest dans les décennies d'après-guerre, de nouvelles vagues d'immigration ont transformé le Mile End. Les immigrants grecs se sont établis le long de l'avenue du Parc en nombre suffisamment important pour que cette artère soit surnommée la « Petite Athènes » [12]. Les immigrants portugais se sont concentrés autour des rues Roy, Rachel, Saint-Urbain et de Bullion, laissant en héritage des carreaux décoratifs et des jardins communautaires encore visibles aujourd'hui [7]. Une communauté juive hassidique bien visible, principalement issue des courants Belz, Tosh et Satmar, est demeurée dans le quartier sans interruption depuis le milieu du 20e siècle. Le guide de Tourisme Montréal décrit cette mosaïque, dont les différentes couches restent perceptibles : « des synagogues à côté de clubs sociaux italiens et de boulangeries portugaises », auxquelles s'ajoute l'arrivée plus récente de jeunes professionnels et de résidents LGBTQ+ [13][14].
La désindustrialisation, l'arrivée des artistes et le débat sur l'embourgeoisement
L'industrie de la confection qui avait bâti le Mile End a commencé à s'effondrer au milieu des années 1970, lorsque la production manufacturière a été délocalisée vers des territoires où les coûts étaient plus bas. Elle a laissé derrière elle des étages d'usines vacants possédant précisément les caractéristiques, soit des plafonds hauts, de grandes fenêtres et des plans ouverts, que les artistes et les musiciens n'auraient autrement pas pu se permettre dans une ville en croissance [15]. Autrement dit, les loyers abordables et l'abondance d'ateliers ont constitué, par un concours de circonstances, le fondement de la réputation créative dont le Mile End bénéficie aujourd'hui.
Cette réputation a eu un coût bien réel. Dans un témoignage publié par CBC en 2021, l'auteur soutenait que la pression immobilière spéculative avait fait perdre au Mile End son caractère de « vrai quartier ». La fermeture de la librairie de livres d'occasion bien-aimée S.W. Welch en juillet 2023, malgré une campagne publique pour la sauver à peine deux ans auparavant, est devenue un symbole fréquemment cité de cette pression [16][7]. Pour quiconque envisage le coworking dans le quartier, cette histoire mérite d'être connue : l'identité créative du Mile End est authentique et profondément enracinée, mais elle demeure en tension constante avec la hausse des loyers commerciaux.
L'ambiance : pourquoi le Mile End est considéré comme la capitale créative de Montréal
Le berceau du rock indépendant : Arcade Fire, Godspeed et Hotel2Tango
Aucun quartier de Montréal n'est aussi étroitement associé à une période précise de la musique nord-américaine que le Mile End l'est à l'explosion du rock indépendant des années 2000. Brendan Reed, d'Arcade Fire, a habité dans le quartier aux côtés de ses partenaires de groupe Win Butler et Régine Chassagne de 2001 à 2003. Le groupe a enregistré certaines parties de Funeral, l'album qui l'a fait connaître, à Hotel2Tango, un studio situé au 110 Avenue Van Horne, en août 2003 [17][18].
Hotel2Tango occupe lui-même une place centrale dans la mythologie musicale du quartier. Il a vu le jour en 1995 dans un loft occupé par Mauro Pezzente, futur membre de Godspeed You! Black Emperor. Vers 2000, il était devenu un studio d'enregistrement analogique de 24 pistes, où Godspeed a enregistré son album marquant de 1997, F♯A♯∞[19][20]. Ses ingénieurs du son attitrés, Efrim Menuck et Thierry Amar, sont eux-mêmes membres de Godspeed et de Thee Silver Mt. Zion. Le studio a accueilli des séances d'enregistrement pour Wolf Parade, Basia Bulat et le Sam Roberts Band, entre autres [21].
Constellation Records, l'influente maison de disques expérimentale cofondée en 1997 par Ian Ilavsky et Don Wilkie expressément pour faire connaître leurs voisins du Mile End, conserve son siège dans le secteur, aux côtés des maisons de disques Arbutus et Bonsound [22][23]. Casa del Popolo, ouverte en 2000 par Pezzente et Kiva Stimac, a accueilli le premier spectacle d'Arcade Fire dans un club. Elle demeure, avec sa salle sœur La Sala Rossa, l'un des principaux lieux de spectacle du quartier [21]. Depuis les années 1980, le Mile End a aussi accueilli à différentes périodes Bran Van 3000, Ariane Moffatt, Grimes et Mac DeMarco. Dès 2005, Spin et Pitchfork le désignaient tous deux comme le cœur de la scène indépendante de Montréal [7].
Il ne s'agit pas simplement de nostalgie. Le long métrage Mile End Kicks, réalisé par Chandler Levack en 2025 et présenté en première au TIFF en 2025 avant une sortie à plus grande échelle en avril 2026, met en scène le milieu de la musique indépendante du quartier en 2011 pour un nouveau public. L'émission World Cafe de NPR a aussi consacré en 2025 un épisode intitulé « Sense of Place: Montreal » au secteur, avec Howard Bilerman, cofondateur d'Hotel2Tango [24][25].
Une concentration de travailleurs créatifs confirmée
La scène musicale est une manifestation visible d'un phénomène plus large : dans le recensement de 2006, le code postal du Mile End (H2T) affichait la plus forte concentration de travailleurs exerçant des professions créatives de tout le Canada [3]. Cette concentration a été activement protégée, plutôt que laissée aux seules forces du marché : un bail de 30 ans négocié avec le propriétaire Allied Properties préserve environ 208,000 pieds carrés d'ateliers et de galeries dans le quartier. On y trouve notamment articule et la Galerie Mile-End, en activité depuis 1997 [26]. Drawn & Quarterly, la célèbre maison d'édition et librairie de bandes dessinées, a ouvert son établissement phare sur la rue Bernard en 2007 et demeure un pilier du quartier [7].
Pour les abonnés aux espaces de coworking, cela se traduit par une communauté professionnelle véritablement différente de celle de Griffintown, où se côtoient technologie et jeunes entreprises : attendez-vous à partager la cuisine avec des musiciens, des illustrateurs, des documentaristes et des scénaristes de jeux vidéo aussi souvent qu'avec des développeurs de logiciels.
Ubisoft Montreal et la naissance de l'industrie québécoise du jeu vidéo
Si la musique a bâti la réputation culturelle du Mile End, Ubisoft a bâti sa réputation technologique. Ubisoft Montreal a été fondée le 25 avril 1997 dans le bâtiment historique Peck de 1904, au 5505 Saint-Laurent Boulevard, à l'angle de Saint-Viateur, en plein cœur du quartier [4][27]. L'arrivée du studio a bénéficié d'importantes subventions : le programme québécois de crédit d'impôt pour le multimédia de 1996, ainsi que des subventions directes d'environ $25,000 par employé, réparties entre les contributions québécoises et fédérales pour les 500 premiers employés du studio sur cinq ans, avaient expressément pour objectif de favoriser ce type d'investissement [28]. Le crédit d'impôt pour le multimédia à lui seul, qui couvrait jusqu'à 37.5% des coûts admissibles de main-d'œuvre, a coûté à la province un montant estimé à $253 millions en 2021 [28].
Le pari a porté ses fruits. Ubisoft Montreal est passée d'environ 50 employés en 1997 à quelque 1,600 en 2007, environ 3,000 en 2017 et plus de 4,000 en 2022. Elle est ainsi devenue le plus grand studio d'Ubisoft au monde et le moteur derrière des titres comme Splinter Cell, Prince of Persia, Assassin's Creed, Far Cry et Watch Dogs[4]. On attribue largement au succès du studio l'entrée de Montréal dans le premier rang des pôles mondiaux de développement de jeux vidéo. Ce succès a ensuite attiré Electronic Arts, Eidos et Warner Bros. Games, et plus de 200 studios de jeux sont aujourd'hui actifs dans la région métropolitaine [29].
Il faut toutefois préciser quels studios se trouvent dans le Mile End lui-même. WB Games Montreal (888 Boulevard De Maisonneuve) et Eidos-Montreal (400 Boulevard de Maisonneuve Ouest) sont tous deux situés au centre-ville, et non dans le Mile End [30][31]. Behaviour Interactive occupe le 6666 Rue Saint-Urbain, un bâtiment qui se trouve en réalité dans le quartier voisin du Mile-Ex, plutôt que dans le Mile End proprement dit [32]. Le studio d'Ubisoft sur le boulevard Saint-Laurent demeure le seul grand développeur de jeux véritablement implanté à l'intérieur des limites du Mile End.
Mile End et Mile-Ex : une distinction à bien comprendre
Le quartier immédiatement au nord du Mile End, de l'autre côté de l'avenue Van Horne, est le Mile-Ex. Ce nom a été créé en 2012 par le restaurateur Grégory Paul pour décrire un secteur situé « entre le Mile End et Parc-Ex » [33]. Selon sa page Wikipédia, les limites du Mile End s'étendent de l'avenue du Mont-Royal au sud jusqu'à Van Horne au nord, et de la rue Hutchison à l'ouest jusqu'à la rue Saint-Denis à l'est : le quartier se termine bien à Van Horne [7].
Cette distinction compte parce que le célèbre pôle montréalais de recherche en intelligence artificielle, dont MILA (l'Institut québécois d'intelligence artificielle) est le principal ancrage, se trouve au 6666 Rue Saint-Urbain, dans le complexe « O Mile-Ex ». Les communications de MILA situent expressément cet établissement dans le Mile-Ex depuis son inauguration en janvier 2019 [34][35]. Toute personne qui cherche du « coworking près du pôle d'IA de Montréal » cherche en réalité le Mile-Ex, et non le Mile End, même si les deux sont souvent confondus, de façon compréhensible, en raison de leur frontière commune et de leur réputation partagée dans les milieux créatifs et technologiques.
La guerre des bagels : St-Viateur et Fairmount
Aucune discussion de l'identité du Mile End ne serait complète sans sa rivalité la plus célèbre. St-Viateur Bagel a été fondée le 21 mai 1957 par Myer Lewkowicz, survivant de l'Holocauste, sur la rue qui lui donne son nom. La boutique a survécu à un incendie en 1985 en conservant son four à bois d'origine, et son propriétaire actuel, Joe Morena, y a travaillé pendant 15 ans avant de reprendre l'entreprise [36]. Un coin de rue plus loin, Fairmount Bagel fait remonter ses origines à 1919, lorsque Isadore Shlafman a ouvert la « Montreal Bagel Bakery ». Celle-ci a déménagé à son adresse actuelle, au 74 Fairmount Avenue West, en 1949 et s'est depuis transmise sur trois générations de la famille Shlafman [37].
La rivalité entre les deux boutiques est devenue une petite institution en soi : un test de dégustation organisé par The Atlantic a donné un léger avantage à St-Viateur, à 46% contre 44%, tandis que Serious Eats a donné la victoire à Fairmount, à 60% contre 40%. Le débat demeure véritablement ouvert [38]. Au coin de la rue, Wilensky's Light Lunch, fondé en 1932 par Moe Wilensky et installé à son emplacement actuel à l'angle de Fairmount et Clark depuis 1952, reste célèbre pour son sandwich grillé au salami et au bologne, le « Wilensky Special ». Le restaurant apparaît aussi dans l'adaptation cinématographique de 1974 du roman The Apprenticeship of Duddy Kravitz de Mordecai Richler, tournée sur place [39]. Le corridor Fairmount est complété par le comptoir de gnocchis à emporter de Drogheria Fine et le réputé restaurant Lawrence, deux incontournables de la scène gastronomique du quartier [40].
Pour les abonnés aux espaces de coworking, l'intérêt est concret : travailler dans le Mile End signifie avoir accès à pied à des adresses gastronomiques historiques et réellement excellentes, à quelques minutes de n'importe quel poste de travail du quartier.
Espace de coworking 2727 Saint-Patrick, Montréal
Qui habite le Mile End : le profil démographique
Le Mile End n'est pas lui-même une unité géographique reconnue du recensement, mais il se trouve principalement dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, sa limite nord touchant Rosemont-La Petite-Patrie. Le Plateau-Mont-Royal comptait 105,813 habitants au recensement de 2021, contre environ 104,000 en 2016, pour une densité de 13,063 personnes par kilomètre carré. Il fait ainsi partie des arrondissements les plus densément peuplés de la ville [41]. Rosemont-La Petite-Patrie, l'arrondissement qui borde la limite nord du Mile End, comptait 141,813 résidents en 2021 sur un territoire de 15.9 kilomètres carrés [42].
La population du Plateau-Mont-Royal se caractérise par une forte proportion de jeunes adultes et de personnes vivant seules : les résidents de 18-34 ans représentent 37% de l'arrondissement, contre seulement 10% chacun pour les enfants et les aînés. De plus, 53% des ménages sont composés d'une seule personne, et la taille moyenne des ménages n'est que de 1.7 personne [43]. Le taux de faible revenu de l'arrondissement atteint 17%, bien au-dessus de la moyenne montréalaise de 11%. Cela rappelle que la réputation du Mile End comme quartier de travailleurs créatifs coexiste avec une population importante de résidents à plus faible revenu, dont plusieurs des artistes qui définissent l'identité du quartier [43]. Le loyer moyen d'un logement de deux chambres dans l'arrondissement a atteint $1,460 en 2024, bien au-dessus de la moyenne de $1,145 pour l'ensemble de la ville [43].
Sur le plan linguistique, dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, 67% de la population parle français à la maison et 23% parle anglais à la maison, tandis que 17.4% s'identifie comme membre d'une minorité visible. Rosemont-La Petite-Patrie est plus fortement francophone (83% à la maison, contre 6% pour l'anglais), avec une proportion légèrement plus élevée de membres de minorités visibles, à 19.2% [41][42]. Pour les abonnés aux espaces de coworking qui servent une clientèle anglophone, la portion du Mile End située sur le Plateau offre un environnement de travail un peu plus bilingue que sa bordure du côté de Rosemont.
Les espaces de coworking dans le Mile End : un guide complet et vérifié
Le marché du coworking du Mile End est plus petit et plus indépendant que celui de Griffintown. Il est dominé par des exploitants établis depuis longtemps et tournés vers la communauté, plutôt que par des chaînes internationales, avec une exception notable. Comme plusieurs anciens répertoires et même d'autres guides montréalais du coworking situent à tort un ou deux espaces voisins « dans le Mile End », la liste ci-dessous se limite aux espaces réellement situés à l'intérieur des limites du quartier.
La Gare
Adresse : 5333 Avenue Casgrain, Suite 102, Montreal
Fondée en novembre 2015 par Christian Bélair, Marie-Eve Boisvert et LP Maurice, La Gare occupe environ 10,000 pieds carrés et accueille une communauté de 45-50 membres [44]. Elle s'est forgé une réputation de véritable incubateur de jeunes entreprises, avec des partenaires corporatifs fondateurs comme Deloitte, Ubisoft et Telus. Elle propose des passes journaliers, des bureaux privés à partir d'environ $275/mois et des salles de conférence à environ $40/heure, selon les plus récentes fiches publiées par des tiers [45]. Les personnes qui envisagent un abonnement devraient confirmer les tarifs actuels directement auprès de l'espace, puisque les prix peuvent changer et ne sont pas toujours mis à jour dans les répertoires de tiers.
Temps Libre (Mile End)
Adresse : 5605 Avenue de Gaspé, Suite 106, Montreal
Temps Libre est un espace de coworking coopératif qui combine une aire commune publique gratuite et une section de coworking payante comprenant des salles de réunion, une terrasse sur le toit, des douches et un espace de rangement pour les vélos [46]. Il se présente comme l'un des premiers espaces de coworking au Canada conçus pour être véritablement accessibles aux parents qui travaillent avec leurs enfants à leurs côtés. Cette orientation communautaire distinctive le démarque des exploitants plus conventionnels [46]. Situé à l'angle de de Gaspé et de Saint-Viateur, il se trouve à environ 10 minutes à pied de la station de métro Laurier.
Espace Mile End
Adresse : 368 Avenue Fairmount Ouest, Montreal
Plus petit et plus intimiste, cet exploitant situé directement sur le corridor de restaurants de Fairmount propose des postes à partir d'environ $275/mois (ou $95/semaine) et des bureaux privés à partir d'environ $750/mois [2]. Son emplacement place les abonnés à deux minutes à pied des deux boutiques de bagels, St-Viateur et Fairmount.
Spaces Mile End (IWG)
Adresse : 5455 Avenue de Gaspé, Suite 710, Montreal
Seul exploitant international présent dans le quartier, Spaces, une marque du groupe IWG qui exploite aussi Regus, possède un établissement dans le Mile End où les passes journaliers coûtent environ $65/jour et les salles de réunion environ $49/heure [47]. Il offre une option plus soignée et davantage axée sur le milieu des affaires pour les professionnels qui veulent une adresse dans le Mile End tout en conservant les commodités d'un réseau international.
Autres options
Coworking Alphard (5570 Avenue Casgrain) et Nomad Life (129 Avenue Van Horne, à la limite du quartier, avec un espace de travail dédié à partir d'environ $300-360/mois) complètent l'offre des plus petits établissements du Mile End [48]. Comme pour tout petit espace exploité de façon indépendante, confirmez directement les disponibilités et les tarifs actuels avant de vous déplacer.
Une correction qui mérite d'être signalée
Plusieurs listes d'espaces de coworking montréalais, y compris d'anciennes versions de contenus comparatifs sur d'autres sites, présentent « Ideal Coworking » au « 8815 Avenue du Parc » comme une option dans le Mile End. Cette information est inexacte à deux égards. Selon son propre site, Ideal Coworking se trouve en réalité au 4035 Rue Saint-Ambroise, un emplacement que l'exploitant décrit lui-même comme étant « au cœur de Saint-Henri, tout près de l'eau ». Ses tarifs sont de $275/mois pour un poste flexible, de $350/mois pour un poste de travail dédié et à partir de $580/mois pour les bureaux privés [49]. Il se situe donc à Saint-Henri, immédiatement à côté de Griffintown, et absolument pas dans le Mile End; notre guide complémentaire sur le coworking à Saint-Henri le présente au bon endroit. Par ailleurs, le 8815 Avenue du Parc est en fait l'adresse de Le 402, un espace de coworking situé dans le secteur Ahuntsic-Cartierville/Chabanel, qui n'a lui non plus aucun lien avec le Mile End [50]. Si vous cherchez expressément du coworking dans le Mile End, les cinq espaces ci-dessus sont ceux qui correspondent réellement à cette description.
Les tarifs du coworking dans le Mile End en un coup d'œil
Comparativement à Griffintown, où 2727 Coworking et d'autres exploitants affichent des postes flexibles à partir de $300-$350/mois, les options réellement situées dans le Mile End sont un peu moins nombreuses et légèrement moins transparentes sur les prix. Plusieurs exploitants demandent une prise de contact directe plutôt que de publier une grille tarifaire, ce qui constitue en soi un indice utile de la maturité de chaque marché [51].
Espace de coworking 2727 Saint-Patrick, Montréal
Se rendre dans le Mile End et s'y déplacer
Accès au métro : Laurier ou Rosemont
Le Mile End est desservi, de façon quelque peu imparfaite, par deux stations de la ligne orange situées à sa périphérie. La station Laurier, au 495 Rue Gilford, a ouvert en 1966 et se trouve juste à l'est du quartier. Elle est généralement considérée comme la station de métro la plus proche du cœur commercial du Mile End, à environ 15 minutes à pied de l'intersection de Saint-Laurent et de Saint-Viateur, bien qu'elle ne soit pas actuellement accessible aux personnes en fauteuil roulant [52][53]. La station Rosemont, au 420 Boulevard Rosemont, a elle aussi ouvert en 1966 et est accessible aux personnes en fauteuil roulant depuis 2017. Elle se trouve toutefois à environ 1.4 kilomètre, soit quelque 19 minutes à pied, du cœur du quartier, ce qui la rend sensiblement plus éloignée que Laurier [54].
En pratique, la plupart des abonnés aux espaces de coworking du Mile End marchent 10-15 minutes jusqu'à Laurier ou utilisent les autobus, qui desservent l'axe commercial du quartier plus directement que l'une ou l'autre des stations de métro.
Les lignes d'autobus
L'autobus 55 parcourt toute la longueur du boulevard Saint-Laurent, avec des arrêts à Fairmount, Saint-Viateur et Bernard. Il dessert ainsi directement l'ensemble du cœur commercial du Mile End [55]. L'autobus 80 offre un trajet parallèle sur l'avenue du Parc, avec des arrêts à Bernard et à Fairmount, tandis que l'autobus 51 relie la station de métro Laurier au corridor Saint-Laurent/Saint-Urbain pour les personnes qui arrivent de la ligne orange et souhaitent compléter ce trajet.
Comparaison de l'accès au transport : Mile End et Griffintown
Le principal point d'accès au transport collectif de Griffintown est la station Charlevoix, sur la ligne verte, au 2600 Centre Street. Ouverte en 1978, elle se distingue par le quai le plus profond de tout le réseau de métro, à 29.6 mètres sous le niveau de la rue [56]. Le déplacement entre les deux quartiers nécessite une correspondance entre les lignes orange et verte, le plus souvent à Lionel-Groulx. Les estimations d'itinéraires de tiers évaluent le trajet de Laurier à Charlevoix à environ 18 minutes, soit neuf stations sur la ligne orange, suivies d'une seule station sur la ligne verte pour atteindre la destination [5]. C'est un déplacement réel, mais tout à fait raisonnable, qui s'apparente davantage à une course à l'autre bout de la ville qu'à un véritable déménagement. C'est un contexte utile pour quiconque envisage de changer de quartier de coworking ou simplement de visiter les deux.
Walk Score, Bike Score et Transit Score
Le Mile End fait partie du nombre relativement restreint de quartiers montréalais qui possèdent leur propre fiche Walk Score, plutôt que d'être intégrés à une note globale pour l'arrondissement. Il obtient une note parfaite de 100 pour les déplacements à pied et à vélo, ainsi qu'un Transit Score de 79 [1]. L'arrondissement qui l'accueille, Le Plateau-Mont-Royal, se classe au premier rang des arrondissements montréalais pour les déplacements à pied, avec un Walk Score de 92, un Transit Score de 80 et un Bike Score de 94 [57].
Griffintown n'a pas sa propre page de quartier sur Walk Score. La note de l'arrondissement du Sud-Ouest, qui comprend aussi Saint-Henri, la Petite-Bourgogne et Pointe-Saint-Charles, est de 73 pour le Walk Score, de 76 pour le Transit Score et de 81 pour le Bike Score. Une recherche à l'adresse précise du 2727 Saint-Patrick Street, directement au bord du canal, donne toutefois un Walk Score de 96 dans la base de données de Walk Score [58][59]. Le constat honnête : le Mile End est remarquablement favorable à la marche dans l'ensemble du quartier, tandis que la situation de Griffintown varie davantage selon l'adresse exacte. Les îlots adjacents au canal obtiennent d'excellentes notes, alors que les rues plus éloignées de l'eau font baisser la moyenne de l'arrondissement.
Vélo et stationnement
Les deux quartiers sont avantageux pour les cyclistes. Le Mile End se trouve sur le réseau dense de pistes cyclables nord-sud de Montréal, le long de Saint-Urbain et de l'Esplanade, tandis que Griffintown bénéficie de la piste cyclable réservée et sans voitures du canal Lachine [51]. Le stationnement est limité dans les deux quartiers comparativement à la banlieue. Les nouveaux ensembles immobiliers à usage mixte de Griffintown ont toutefois généralement intégré davantage de places hors rue et dans des garages que le parc résidentiel plus ancien et plus dense du Mile End.
L'expérience hivernale
Les deux quartiers changent considérablement au fil des saisons montréalaises, et leurs différences méritent d'être prises en compte dans votre planification. Le quadrillage serré de rues étroites et de bâtiments de faible hauteur du Mile End offre davantage de protection contre le vent en hiver que les îlots plus ouverts de Griffintown face au canal. Là-bas, le vent provenant de l'eau peut donner l'impression que le court trajet à pied jusqu'à un poste de coworking est beaucoup plus froid que ce qu'indique le thermomètre. En revanche, les bâtiments plus anciens du Mile End présentent davantage de variations dans la qualité de l'isolation et du chauffage que les bâtiments industriels reconvertis de Griffintown, qui ont tendance à bien conserver la chaleur grâce à leur construction en maçonnerie massive. Les deux quartiers bénéficient du réseau dense et bien entretenu de déneigement des trottoirs de Montréal et demeurent entièrement praticables à pied et à vélo pendant les mois d'hiver. La piste du canal à Griffintown est toutefois plus exposée au vent que les rues à l'intérieur du Mile End.
En été, la comparaison s'inverse : le corridor du canal de Griffintown devient véritablement spectaculaire, avec des kayakistes, des terrasses de restaurants au bord de l'eau et une piste cyclable qui attire des cyclistes de partout en ville. L'avantage du Mile End réside plutôt dans la forte concentration de terrasses de cafés sur Saint-Laurent, Saint-Viateur et Fairmount, un cadre sans doute plus animé pour prendre un verre après le travail que le secteur plus résidentiel de Griffintown au bord du canal.
Le portrait de l'immobilier et du coût de la vie
Le coût du logement influence de façon importante, quoique indirecte, les tarifs du coworking, puisque les loyers commerciaux d'un quartier suivent généralement la demande résidentielle. Le Plateau-Mont-Royal, l'arrondissement du Mile End, affichait un prix médian de $600,000 pour les condos au deuxième trimestre de 2026, avec une médiane de $594,375 pour les quatre derniers trimestres, en hausse de 4% par rapport à l'année précédente [6]. Le Sud-Ouest, l'arrondissement de Griffintown, enregistrait un prix médian de $488,650 pour les condos au même trimestre, avec une médiane de $495,162 pour les quatre derniers trimestres, en hausse plus modeste de 2% sur un an [60]. Cela représente un écart d'environ $100,000-$110,000 entre les prix médians des condos des deux arrondissements. C'est un indicateur concret et significatif du supplément de prix associé au Mile End par rapport à Griffintown sur l'ensemble du marché immobilier, même si les grilles tarifaires du coworking ne le reflètent pas toujours dans les mêmes proportions.
Un rapport sectoriel de 2021 de l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec situait également le prix médian des condos par pied carré dans Le Sud-Ouest à $637, soit le deuxième plus élevé parmi les arrondissements montréalais, derrière les $668 de Westmount. Cela souligne que Griffintown n'est pas lui-même un quartier « bon marché » dans l'absolu : il est simplement moins cher que l'arrondissement du Mile End en termes relatifs [61]. Aucune source ne publie actuellement de chiffre précis et à jour sur le loyer commercial par pied carré propre au Mile End ou à Griffintown. Les comparaisons résidentielles à l'échelle des arrondissements présentées ci-dessus constituent la meilleure approximation accessible au public.
Espace de coworking 2727 Saint-Patrick, Montréal
Comment le Mile End se compare à Griffintown pour le coworking
Musique indépendante, arts, jeux vidéo, histoire de l'immigration
Technologie, jeunes entreprises, lofts industriels reconvertis, vie au bord du canal
Spécialités gastronomiques
Bagels St-Viateur et Fairmount, Wilensky's [36][37]
Marché Atwater, enfilade de restaurants sur Notre-Dame Ouest
Idéal pour
Musiciens, développeurs de jeux, auteurs, artistes, fondateurs indépendants
Fondateurs d'entreprises technologiques, amateurs de vie au bord du canal, équipes souhaitant une adresse à Griffintown
Prix : un écart mince, mais réel
Sur papier, les fourchettes de prix du coworking des deux quartiers se chevauchent largement : elles se situent toutes deux autour de $250-350/mois pour un poste flexible. En pratique, les tarifs publiés à Griffintown se trouvent dans le haut de cette fourchette : 2727 Coworking affiche des postes flexibles à $350/mois, des postes de travail dédiés à partir de $400/mois et des bureaux privés à partir de $700/mois. Les exploitants plus petits et plus indépendants du Mile End publient quant à eux leurs grilles tarifaires de façon moins systématique, et plusieurs exigent réellement une prise de contact directe [62]. Compte tenu également du supplément immobilier d'environ $100,000 à l'échelle de l'arrondissement documenté ci-dessus, il est raisonnable de s'attendre à ce que les tarifs publiés des bureaux privés du Mile End tendent à égaler ou à dépasser légèrement ceux de Griffintown, même si les tarifs actuels de ses postes flexibles indépendants sont inférieurs.
Ambiance : deux communautés professionnelles très différentes
C'est sur ce point que les quartiers se distinguent le plus nettement. La communauté du Mile End se compose davantage de musiciens, d'illustrateurs, de scénaristes et de concepteurs de jeux vidéo, de professionnels du documentaire et du cinéma, ainsi que de travailleurs autonomes des milieux créatifs. Cet héritage remonte aux décennies durant lesquelles le quartier a été, de fait, le district des arts de Montréal [3]. La communauté de Griffintown, en revanche, compte davantage de développeurs de logiciels, de fondateurs de jeunes entreprises et de consultants. Ils sont attirés par la proximité du bureau montréalais d'Autodesk, de l'École de technologie supérieure et d'une vague de jeunes entreprises en IA, en technologies financières et en jeux vidéo qui se sont installées dans les bâtiments industriels reconvertis du corridor du canal [63]. Aucune de ces communautés n'est objectivement meilleure : le bon choix dépend entièrement du type de collaborateurs et de conversations que vous espérez trouver au poste voisin.
Lumière naturelle, espaces verts et avantage du canal
Griffintown possède un avantage que le Mile End ne peut égaler : un accès direct et quotidien au canal Lachine, un cours d'eau bordé d'arbres et sans voitures. Nos propres recherches sur la scène du coworking à Griffintown le documentent en détail, notamment ses effets mesurables sur le stress et la récupération cognitive pendant les pauses. Le Mile End ne possède aucun espace bleu équivalent à l'intérieur du quartier. L'espace vert comparable le plus proche, le parc Lafontaine, se trouve à 15-20 minutes à pied vers l'est, dans la portion de l'arrondissement située sur le Plateau. Pour les abonnés aux espaces de coworking qui souhaitent intégrer une marche au bord du canal ou une promenade à vélo près de l'eau à leur journée de travail, Griffintown offre quelque chose que le Mile End ne peut fournir en raison de sa géographie.
Quel quartier convient à quels fondateurs et travailleurs autonomes
Choisissez le Mile End si votre travail est créatif au sens traditionnel, soit la production musicale, l'illustration, l'écriture, la conception narrative de jeux vidéo ou le cinéma documentaire, et si vous voulez vous intégrer au quartier montréalais le plus étroitement associé à cette identité. Choisissez Griffintown si vous bâtissez une entreprise technologique ou y travaillez, si vous voulez faire de la lumière naturelle au bord du canal et des pauses à l'extérieur une partie de votre routine quotidienne, ou si vous recherchez les conditions particulières de coût et de transport offertes par 2727 Coworking et ses voisins, à $300-$350/mois avec un accès direct à la ligne verte [51]. Plusieurs professionnels montréalais utilisent effectivement les deux : un abonnement dans le Mile End pour le réseautage dans les industries créatives, jumelé à un passe journalier occasionnel à Griffintown pour des rencontres dans le secteur technologique de la ville, les deux étant séparés par un trajet d'environ 18 minutes en métro [5].
Une journée typique : Mile End et Griffintown
Les comparaisons abstraites ci-dessus deviennent plus concrètes lorsqu'on les place côte à côte. Voici à quoi ressemble un mardi typique dans chaque quartier.
Mile End : 8:15 AM, cinq minutes de marche ou de vélo pour rejoindre un poste à La Gare ou à Espace Mile End, en passant devant les commerces de Saint-Viateur qui animent ce coin de rue depuis des décennies. 10:00 AM, sortie pour un café et, inévitablement, un bagel encore chaud du four à bois situé un coin de rue plus loin [36]. À midi, repas dans l'un des restaurants du corridor Fairmount, probablement à une table partagée avec un concepteur de jeux du studio d'Ubisoft, à quelques rues au nord, ou avec un musicien entre deux séances en studio. 3:00 PM, une marche devant la boutique de Drawn & Quarterly sur la rue Bernard ou l'une des petites galeries du quartier permet de se vider la tête avant la dernière poussée de travail de l'après-midi. 6:00 PM, la maison se trouve à cinq à quinze minutes à pied dans presque n'importe quelle direction. Le Walk Score de 100 du Mile End signifie en effet que les courses quotidiennes nécessitent rarement de quitter le quartier [1].
Griffintown : 7:45 AM, arrivée à vélo par la piste du canal Lachine depuis Verdun ou Saint-Henri, sur un trajet plat et sans voitures, avec l'eau d'un côté tout au long du parcours. 10:00 AM, une marche de 30 secondes jusqu'à la berge du canal pour une pause entre deux périodes de concentration. À midi, marche jusqu'au marché Atwater pour un repas frais, puis dîner à une table de pique-nique au bord du canal si la météo le permet. 3:30 PM, une course ou une promenade à vélo de 20 minutes près de l'eau permet de repartir du bon pied pour l'après-midi. 5:30 PM, deux minutes à pied jusqu'à la station de métro Charlevoix, ou retour direct à la maison à vélo le long du canal, sans frais de transport collectif et sans émissions.
Aucune de ces journées n'est objectivement meilleure. Dans le Mile End, la journée concentre davantage de découvertes culturelles et gastronomiques dans un plus petit rayon; à Griffintown, elle s'organise autour de l'eau, du mouvement et des vues dégagées. Les professionnels qui ont travaillé dans les deux quartiers décrivent souvent le choix moins comme « lequel est le plus agréable » que comme « quel genre de pause ai-je envie de prendre entre deux réunions » : une marche devant un magasin de disques et un four à bagels, ou une promenade le long d'un canal.
Le télétravail à Montréal : pourquoi le choix du quartier compte encore
La tendance au retour des déplacements domicile-travail au Canada a été plus marquée que ce à quoi s'attendent plusieurs professionnels. L'Enquête sur la population active de Statistique Canada a révélé qu'en novembre 2024, seulement 12.5% des Canadiens en emploi travaillaient exclusivement de la maison, auxquels s'ajoutaient 11.5% en mode hybride. En mai 2025, la proportion des Canadiens en emploi qui se déplaçaient vers un lieu de travail avait augmenté pour une quatrième année consécutive, atteignant 82.6% [64][65]. Parmi les travailleurs hybrides plus précisément, 55.8% passent maintenant au moins la moitié de leurs heures de travail dans un bureau, en hausse de 4.2 points de pourcentage par rapport à l'année précédente [64].
Montréal elle-même se situe sous la tendance nationale en matière de travail entièrement à distance : en mai 2024, seulement 20.6% des personnes en emploi dans la région métropolitaine de Montréal travaillaient principalement de la maison, contre 34.2% à Ottawa-Gatineau, 24.7% à Toronto et 22.4% à Vancouver [65]. En pratique, cela signifie que la nécessité de disposer d'un espace de travail dédié, qu'il s'agisse d'un bureau à domicile, d'un bail traditionnel ou du coworking, ne disparaîtra pas à Montréal. Le choix du quartier, le temps de marche jusqu'au poste de travail, la proximité des endroits où dîner et faire ses courses, ainsi que le caractère de la communauté professionnelle avec laquelle on passe réellement ses journées demeurent parmi les décisions les plus importantes qu'un travailleur autonome ou une petite équipe puisse prendre [66].
Espace de coworking 2727 Saint-Patrick, Montréal
L'économie du coworking comparée à celle d'un bureau à domicile dans le Mile End
Pour les résidents du Mile End qui comparent expressément le coworking au travail dans un condo du quartier, le calcul est influencé par ce même prix médian de $600,000 pour les condos. Un bureau à domicile de 75 pieds carrés aménagé dans un condo du Plateau-Mont-Royal représente une part sensiblement plus élevée des coûts de logement que la même superficie dans l'arrondissement moins cher du Sud-Ouest, où se trouve Griffintown. Et cela, avant même de tenir compte de l'isolement et de l'absence de communauté professionnelle associés au travail en solitaire à la maison [6]. Un poste flexible dans le Mile End à $250-350/mois offre, en comparaison, une connexion Internet dédiée, un changement de décor et une communauté professionnelle pour une fraction du coût nécessaire pour consacrer la même superficie à un bureau à domicile [46]. Notre analyse plus générale de l'économie d'un bureau privé par rapport au coworking détaille davantage ce même calcul pour les équipes qui envisagent de passer à une formule plus grande qu'un seul poste.
Qui s'épanouit dans les espaces de coworking du Mile End
Compte tenu du profil démographique et créatif du quartier, les professionnels qui trouvent généralement le meilleur environnement dans les espaces de coworking du Mile End partagent quelques caractéristiques :
Les professionnels des industries créatives : musiciens, illustrateurs, scénaristes de jeux vidéo, documentaristes et éditeurs indépendants y trouveront la plus forte concentration de pairs de Montréal. C'est l'héritage du même constat du recensement de 2006 qui plaçait le code postal du Mile End au premier rang au pays pour la densité de travailleurs dans les professions créatives. Cette communauté se retrouve chaque jour dans la cuisine de l'espace de coworking, et pas seulement lors d'événements de l'industrie [3]
Les travailleurs autonomes et les pigistes : les espaces plus petits du quartier, souvent d'esprit coopératif, notamment Temps Libre, conviennent davantage aux professionnels travaillant seuls qu'aux grandes équipes. L'absence d'un exploitant international dominant maintient une culture plus proche d'un lieu de rencontre partagé que d'un bureau satellite d'une grande entreprise
Les professionnels bilingues à l'aise dans un environnement majoritairement francophone : avec 67% de la population parlant français à la maison dans la portion de l'arrondissement située sur le Plateau, la vie quotidienne du quartier est plus francophone que celle du corridor du canal de Griffintown, plus bilingue. Cela convient aux professionnels qui cherchent activement à développer ou à renforcer leur clientèle francophone [41]
Les professionnels motivés par la gastronomie : toute personne qui veut un bagel véritablement de calibre mondial et un espresso à moins de deux minutes à pied de son poste, et qui considère une pause du midi passée à débattre des mérites de St-Viateur et de Fairmount comme un véritable avantage du travail [38]
Les personnes qui habitent déjà le Mile End, le Plateau ou Rosemont : la valeur du coworking de quartier est maximale lorsque le déplacement domicile-travail disparaît. Puisque 53% des ménages de l'arrondissement sont composés d'une seule personne, une grande proportion des résidents à proximité correspond précisément au profil du professionnel travaillant seul qui bénéficie le plus d'une courte marche jusqu'à un poste plutôt que d'une chambre d'appoint à la maison [43]
Espace de coworking 2727 Saint-Patrick, Montréal
Choisir le bon abonnement de coworking dans le Mile End
Passe journalier (~$65/jour chez Spaces, moins chez les petits exploitants) — Idéal pour les visiteurs occasionnels, les employés à distance dont l'entreprise exige une présence en personne de temps à autre, ou toute personne qui veut essayer le quartier avant de s'engager dans une formule mensuelle [47].
Poste flexible (~$250-350/mois) — Idéal pour les travailleurs autonomes et les consultants qui travaillent plusieurs jours par semaine à l'extérieur de la maison, particulièrement ceux qui sont attirés par le modèle coopératif et familial de Temps Libre ou par le cadre intimiste d'Espace Mile End dans le corridor Fairmount [46][2].
Bureau privé (à partir de ~$275-750/mois selon l'exploitant) — Idéal pour les petits studios créatifs, les microéquipes de développement de jeux ou les cabinets de conseil en croissance qui veulent un espace fermé au sein de la communauté de La Gare ou d'Espace Mile End, sans bail commercial de plusieurs années [45].
Le Mile End et le Mile-Ex sont-ils le même quartier ?
Non. Le Mile End et le Mile-Ex sont deux quartiers voisins, mais distincts, séparés par l'avenue Van Horne. Le Mile-Ex se trouve au nord et accueille l'institut montréalais de recherche en intelligence artificielle MILA; le Mile End se trouve au sud et possède la riche histoire musicale, artistique et liée à Ubisoft décrite dans ce guide.
Quelle est la meilleure station de métro pour le coworking dans le Mile End ?
La station Laurier, sur la ligne orange, est généralement l'arrêt le plus pratique, à environ 15 minutes à pied du cœur commercial du quartier le long du boulevard Saint-Laurent. La station Rosemont répond davantage aux normes d'accessibilité du transport collectif, mais se trouve plus loin de la plupart des espaces de coworking, à environ 19 minutes à pied.
Combien coûte le coworking dans le Mile End ?
Les tarifs publiés des espaces réellement situés dans le quartier vont d'environ $95/semaine ou $275/mois pour un poste à Espace Mile End jusqu'à environ $65/jour pour un passe journalier chez Spaces Mile End. Plusieurs petits exploitants indépendants ne publient pas de grille tarifaire complète; il faut les contacter directement pour connaître leurs prix actuels.
Ideal Coworking est-il réellement dans le Mile End ?
Non. Même si certains anciens répertoires et guides le présentent sous une fiche du Mile End, Ideal Coworking se trouve au 4035 Rue Saint-Ambroise à Saint-Henri, selon le propre site de l'exploitant. C'est une option à considérer si vous comparez Saint-Henri et Griffintown plutôt que le Mile End en particulier; consultez notre guide du coworking à Saint-Henri.
Comment se rendre du Mile End à Griffintown ?
En métro, prévoyez environ 15-20 minutes : prenez la ligne orange depuis Laurier en direction de Lionel-Groulx, faites la correspondance vers la ligne verte, puis parcourez une station jusqu'à Charlevoix, la principale station de métro de Griffintown.
Le coworking dans le Mile End coûte-t-il plus cher qu'à Griffintown ?
Les fourchettes de prix publiées se chevauchent, mais le prix médian des condos dans l'arrondissement du Mile End (Le Plateau-Mont-Royal) est environ $100,000 plus élevé que dans l'arrondissement de Griffintown (Le Sud-Ouest). De plus, les petits exploitants du Mile End sont moins susceptibles de publier des tarifs réduits ou d'entrée de gamme. Lorsqu'une comparaison directe est possible, Griffintown tend à offrir des prix publiés plus transparents et souvent légèrement inférieurs.
Pourquoi le Mile End est-il connu ?
Le Mile End est connu comme le quartier créatif et artistique de Montréal. Il abrite la scène de rock indépendant des années 2000, notamment Arcade Fire et Godspeed You! Black Emperor, le premier et plus grand studio montréalais de jeux vidéo d'Ubisoft, les célèbres boulangeries de bagels St-Viateur et Fairmount, ainsi qu'une histoire de l'immigration aux multiples couches, marquée par les communautés juive, grecque et portugaise.
Le Mile End donne-t-il accès à un canal ou au bord de l'eau comme Griffintown ?
Non. Le Mile End n'offre aucun accès direct à l'eau; son espace vert important le plus proche est le parc Lafontaine, à environ 15-20 minutes à pied vers l'est. L'accès direct de Griffintown aux berges du canal Lachine constitue un avantage réel lié à sa géographie, que le Mile End ne peut reproduire.
Y a-t-il des bureaux privés disponibles dans le Mile End ?
Oui. La Gare propose des bureaux privés à partir d'environ $275/mois, et Espace Mile End en propose à partir d'environ $750/mois, selon les tarifs publiés les plus récents. Confirmez les disponibilités actuelles directement auprès de chaque exploitant.
Le Mile End se parcourt-il facilement à pied ?
Extrêmement facilement. Le Mile End obtient un Walk Score parfait de 100 et un Bike Score de 100 sur la fiche du quartier de Walk Score, parmi les notes les plus élevées de tous les quartiers montréalais.
Puis-je amener mes enfants dans un espace de coworking du Mile End ?
Temps Libre, dans le Mile End, s'est expressément positionné comme un espace accessible aux parents qui travaillent avec leurs enfants à leurs côtés. C'est une offre distinctive, encore peu répandue dans les autres espaces de coworking montréalais.
Quel est le lien entre l'institut d'intelligence artificielle MILA et le Mile End ?
MILA se trouve au 6666 Rue Saint-Urbain, dans le quartier du Mile-Ex immédiatement au nord du Mile End, et non dans le Mile End lui-même. Les deux quartiers sont souvent confondus en raison de leurs noms similaires et de leurs frontières voisines.
Quel quartier est préférable pour une jeune entreprise technologique : le Mile End ou Griffintown ?
Griffintown, généralement. On y trouve une plus forte concentration d'entreprises technologiques, soutenue par le bureau montréalais d'Autodesk et la proximité de l'École de technologie supérieure, un accès direct au canal, ainsi que des espaces comme 2727 Coworking, conçus expressément autour d'une communauté technologique et de jeunes entreprises. Le Mile End demeure le meilleur choix pour les professionnels des industries créatives et du développement de jeux vidéo en particulier.
Existe-t-il une version française de l'analyse du marché du coworking à Montréal ?
Quel est le lien d'Ubisoft Montreal avec le Mile End en particulier ?
Ubisoft Montreal a été fondée en 1997 dans le bâtiment historique Peck, au 5505 Saint-Laurent Boulevard, à l'angle de Saint-Viateur, directement dans le Mile End. Le studio est passé d'environ 50 employés à plus de 4,000 en 2022, devenant ainsi le plus grand studio d'Ubisoft dans le monde et un élément déterminant de l'identité du quartier, aux côtés de son histoire musicale et artistique.
Les espaces de coworking du Mile End sont-ils facilement accessibles en hiver ?
Oui, mais les compromis diffèrent de ceux de Griffintown. Les rues plus étroites du Mile End, bordées de bâtiments de faible hauteur, offrent davantage de protection contre le vent que les îlots de Griffintown face au canal. Son parc immobilier plus ancien présente toutefois davantage de variations dans la qualité de l'isolation que les bâtiments industriels reconvertis de Griffintown, qui ont tendance à bien conserver la chaleur. Les deux quartiers maintiennent des trottoirs praticables et bien déneigés tout au long de l'hiver.
Pour les professionnels qui préfèrent au Mile End une option au bord du canal et axée sur la technologie, 2727 Coworking, au 2727 Saint-Patrick Street à Griffintown, propose des postes flexibles, des postes de travail dédiés et des bureaux privés avec vue directe sur le canal Lachine, un accès 24/7 et un trajet de deux minutes à pied jusqu'à la station de métro Charlevoix.