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Recherche Québec non-résidents · vérifié le 6 septembre 2026

Créer une société au Québec depuis l’étranger

Le Québec permet à une personne qui n’a jamais mis les pieds au Canada de détenir et de diriger une société par actions québécoise, et il traite les statuts en deux jours ouvrables. Ce qu’il ne permet pas, c’est de n’exister nulle part : le siège doit être au Québec, les livres y être tenus, le nom être français, et le code d’accès qui commande votre dossier arrive par la poste canadienne.

Réponse directe

Une personne non résidente peut détenir et diriger une société par actions québécoise sans aucun statut d’immigration canadien. L’article 108 de la Loi sur les sociétés par actions n’impose aux administrateurs aucune condition de résidence ou de citoyenneté : un conseil composé d’une seule personne établie à l’étranger est donc licite, et le Registraire publie une cible de deux jours ouvrables pour les statuts de constitution. Trois contraintes proprement québécoises commandent tout le dossier. L’article 29 exige que le siège soit situé en permanence au Québec et que les livres y soient tenus. Le nom de l’entreprise doit être en français, et un nom français est une condition d’obtention de la personnalité juridique. Enfin, chaque détenteur étranger atteignant 25 % doit être retracé à travers la chaîne de sociétés et déclaré comme bénéficiaire ultime dans un registre public. Le coût réel est fiscal : la constitution au Canada rend la société résidente du Canada de façon permanente, et le contrôle étranger met fin à toute prétention au taux réduit québécois.

Ce que cette page ajoute, et où se trouve le reste

Cette page est la branche québécoise du parcours depuis l’étranger, qui traite de ce qui est identique partout : la carte de la résidence des administrateurs dans les quatorze autorités législatives, les raisons pour lesquelles votre société ne sera pas une société privée sous contrôle canadien, la retenue de la partie XIII, ce que le CANAFE oblige une banque à recueillir. Le guide de la province de Québec traite de ce qui est identique pour tout fondateur au Québec : tarifs du registre, composition du nom, paie, CNESST, permis d’occupation à Montréal, seuils de francisation, aides fiscales. Il comporte une section « à l’extérieur du Canada » que la présente page développe.

Reste la partie que personne ne publie : la séquence qu’un fondateur à l’étranger doit exécuter, dans l’ordre, avec ses points de rupture nommés. Il s’agit de matériel de planification à valeur éducative, et non d’un avis juridique, fiscal, comptable, en immigration ou en matière bancaire. Aucun résultat n’est promis ici.

Pourquoi un fondateur à l’étranger regarde du côté du Québec

Quatre raisons revanchent, et l’une d’elles est un piège.

Aucune exigence de résidence des administrateurs. L’article 108 permet à toute personne physique d’être administrateur, sauf les personnes inhabiles en vertu du Code civil ou déclarées incapables par un tribunal étranger. L’article 106 permet un conseil d’un seul administrateur. L’article 109 précise qu’un administrateur n’a pas à être actionnaire. Rien dans la Loi ne demande où un administrateur habite. [1] Au fédéral, vingt-cinq pour cent des administrateurs doivent être des résidents canadiens : un conseil entièrement étranger y est impossible sans nommer un Canadien. Le Québec n’exige personne.

Le dépôt est peu coûteux et rapide. Un certificat de constitution coûte 397 $ en traitement régulier ou 595,50 $ en traitement prioritaire, selon le tarif de l’édition 2026-01, et le Registraire publie une cible de deux jours ouvrables pour les statuts de constitution, un jour en traitement prioritaire. [7] [10]

L’accès à un marché francophone en Amérique du Nord. C’est une véritable raison commerciale, et c’est aussi là que se cache le piège, parce que la langue qui rend le marché attrayant est légiférée.

Le piège : le français est une obligation, non un choix de marketing. Le nom d’une entreprise doit être en français, et l’article 64 de la Charte de la langue française fait d’un nom français une condition pour obtenir la personnalité juridique — une condition préalable à l’existence de la société, et non une règle d’étiquetage appliquée après coup. [3] Une expression tirée d’une autre langue ne peut spécifier une dénomination sociale que si elle est employée avec un terme générique français. [4] Le fondateur qui a déjà acheté un domaine et enregistré une marque dans une autre langue doit choisir entre retravailler le nom, l’accompagner d’un générique français, ou prendre une désignation numérique et exercer sous un autre nom déclaré. L’obligation se poursuit ensuite au-delà du nom, dans les contrats, les factures et les logiciels : c’est un poste budgétaire, traité plus loin.

Le choix de structure : trois voies vers le Québec

Un fondateur à l’étranger a trois structures défendables, et elles ne sont pas des variantes l’une de l’autre. Elles produisent des obligations d’immatriculation, des dépôts et des questions fiscales différents.

Nouvelle société québécoise Immatriculer la société étrangère existante Société fédérale avec siège au Québec
Ce qui existe ensuite Une nouvelle personne morale constituée en vertu de la loi québécoise La même personne morale étrangère, désormais immatriculée au Québec. L’immatriculation ne crée aucune entité québécoise Une société constituée en vertu de la loi fédérale, assujettie séparément aux obligations d’immatriculation québécoises
Voie au registre Statuts de constitution et déclaration initiale ; le Registraire constitue, immatricule et attribue un NEQ [8] Déclaration d’immatriculation dans les 60 jours du début des activités au Québec [2] Constitution fédérale, puis l’obligation québécoise applicable à une personne morale non constituée au Québec [2]
Tarif au registre 397 $ régulier, 595,50 $ prioritaire [7] 397 $ régulier, 595,50 $ prioritaire pour une personne morale à but lucratif ou une fiducie commerciale [7] Tarif fédéral, plus le tarif d’immatriculation québécois ci-dessus
Présence québécoise exigée Siège situé en permanence au Québec, livres tenus au siège [1] Aucune règle de siège, mais un fondé de pouvoir résidant au Québec est obligatoire en l’absence de domicile ou d’établissement au Québec [2] Un siège dans la province indiquée aux statuts, plus les obligations québécoises
Résidence des administrateurs Aucune [1] Régie par la loi du lieu de constitution 25 % de résidents canadiens au fédéral — la raison pour laquelle beaucoup de non-résidents choisissent le Québec
Nom Doit être français, ou une désignation numérique [3] Une version française d’un nom non francophone doit être déclarée [2] Les règles françaises s’appliquent à la déclaration québécoise [3]
Bénéficiaires ultimes Déclarés, consultables publiquement [13] Déclarés — l’obligation s’applique peu importe le lieu de constitution [13] Bénéficiaires ultimes québécois et la déclaration fédérale distincte des particuliers ayant un contrôle important
Charge annuelle Déclaration de mise à jour annuelle et droits annuels d’immatriculation de 106 $ [7] [11] Les mêmes obligations québécoises, plus celles du lieu de constitution Rapport annuel fédéral et déclaration de mise à jour annuelle québécoise — deux registres, deux horloges
Forme fiscale Résidente du Canada par présomption, dès la constitution [16] Société non résidente ; déclaration T2 exigée lorsqu’elle exploite une entreprise au Canada, même sous exonération conventionnelle [22] Résidente du Canada par présomption [16]

Comment lire ce tableau

Si l’objectif est une société d’exploitation canadienne avec des clients, du personnel ou des locaux au Québec, la nouvelle société québécoise est la réponse ordinaire, et le prix d’entrée est un véritable arrangement d’adresse au Québec.

Si l’objectif est de vendre au Québec depuis une société étrangère existante sans créer de filiale, immatriculer la société étrangère évite une seconde entité mais achète une obligation qui surprend : un assujetti qui n’est ni domicilié au Québec ni n’y a d’établissement doit désigner un fondé de pouvoir résidant au Québec. [2] Le Registraire écrit qu’une entreprise « qui n’a ni adresse de domicile, ni adresse professionnelle, ni établissement au Québec doit déclarer au registre des entreprises un fondé de pouvoir qui la représente au Québec » et que « cette exigence s’applique à l’entreprise, même si celle-ci déclare une adresse de domicile élu ». La seule exception publiée vise l’entrepreneur en construction établi en Ontario. [9] Un service d’adresse n’est pas une désignation de fondé de pouvoir, et aucune entente de traitement du courrier ne peut en tenir lieu.

Cette voie comporte une seconde barrière rarement mentionnée. Le Registraire exige que les renseignements de l’entreprise soient déjà publiés dans le registre de l’autre autorité législative, que le nom, l’adresse du domicile et la date de constitution déclarés au Québec correspondent à ce registre, et que l’entreprise n’ait pas été dissoute ; il « pourrait refuser d’immatriculer ou de réimmatriculer l’entreprise » si l’une de ces conditions n’est pas respectée. [9] Une société dont le registre d’origine porte une adresse périmée, ou un nom dans une translittération différente, a d’abord du travail à faire chez elle.

La société fédérale avec siège au Québec convient à une entreprise qui exercera dans plusieurs provinces avec une seule constitution, et manque son but si l’objectif était d’échapper à la règle de résidence des administrateurs. Elle double aussi le travail de transparence, puisque l’analyse québécoise des bénéficiaires ultimes est un test distinct qu’on ne satisfait pas en recopiant une déclaration fédérale. La comparaison fédérale ou provinciale développe l’arbitrage, et la comparaison des quatre provinces pour les non-résidents situe le Québec par rapport à l’Ontario, à la Colombie-Britannique et à l’Alberta.

Un avertissement vaut pour les trois voies. Le Québec présume l’exercice d’une activité au Québec lorsqu’une personne y a une adresse ou, directement ou par un représentant agissant en vertu d’un mandat général, y a un établissement, une case postale ou l’usage d’une ligne téléphonique, ou y accomplit un acte pour en tirer profit. [2] Obtenir une adresse au Québec est un indice qui alimente l’analyse d’immatriculation, non un moyen de la contourner.

La séquence à distance, étape par étape

Étape 0 — arrêter le nom et le plan linguistique avant tout le reste

La constitution ne se défait pas administrativement : lorsque les statuts sont publiés au registre, la société ne peut plus être annulée autrement que par un jugement du tribunal. [8] Le test du nom, la structure du capital-actions et la liste des administrateurs se règlent donc d’abord, depuis l’étranger, sur papier.

Deux issues licites. Soit un nom français conforme — un terme générique français, avec un spécifique dans une autre langue si vous le souhaitez [4] —, soit une désignation numérique, que le Registraire attribue sous la forme d’un numéro suivi du mot Québec et de la mention inc., après quoi les règles de nom tombent. [8] Une société à numéro exerçant sous un autre nom déclaré est un montage courant et parfaitement légitime pour un groupe étranger dont la marque est fixée ailleurs. Une société peut par ailleurs s’identifier dans une autre langue hors du Québec, sur les effets de commerce et dans les contrats utilisés hors du Québec. [1]

Vous devez rechercher le nom au registre avant de déposer ; la réservation est facultative, coûte 27 $ incluant un rapport de recherche de nom, et vaut 90 jours. [8] [7]

Étape 1 — sécuriser le siège québécois avant le dépôt, pas après

L’article 29 tient en une phrase et il est absolu : le siège de la société doit être situé en permanence au Québec. [1] L’article 31 exige que les statuts et les règlements, toute convention unanime des actionnaires, les procès-verbaux et résolutions des actionnaires, les noms et domiciles des administrateurs et un registre des valeurs mobilières soient constitués et maintenus au siège. [1]

Pour un fondateur à l’étranger, les dispositions intéressantes viennent ensuite. Les livres peuvent être conservés ailleurs, mais seulement si l’information est disponible pour consultation, sur un support approprié, durant les heures habituelles de bureau au siège ou à un autre lieu au Québec désigné par le conseil, et si la société fournit l’assistance technique nécessaire à cette consultation [1] ; et lorsque les livres comptables sont tenus hors du Québec, des livres comptables permettant aux administrateurs de connaître la situation financière de la société avec une exactitude raisonnable sur une base trimestrielle doivent tout de même être tenus au Québec. [1]

Lues ensemble, ces dispositions décrivent une obligation, non une boîte aux lettres. Un fondateur qui tient sa comptabilité à l’étranger a besoin d’un arrangement du côté québécois capable de produire des livres trimestriellement suffisants et de permettre la consultation aux heures de bureau — une décision de garde et d’accès, à prendre avec la personne ou le cabinet qui détiendra effectivement les livres.

Étape 2 — produire les statuts

Deux canaux, avec des horloges différentes :

Choix de dépôt Suite Délai
Statuts de constitution avec la déclaration initiale La déclaration initiale se transmet après les statuts 48 heures [8]
Statuts avec l’avis établissant l’adresse du siège et la liste des administrateurs La déclaration initiale suit séparément 60 jours, gratuite si produite dans le délai [8]

Les déclarations initiales tardives ne sont pas gratuites : lorsque la date limite se situe après le 30 décembre 2025, la déclaration initiale tardive d’une personne morale à but lucratif coûte 106 $ en traitement régulier ou 159 $ en traitement prioritaire. [7] La voie de 48 heures est peu attrayante à travers plusieurs fuseaux horaires ; la voie de 60 jours est le choix par défaut le plus sûr pour un fondateur à l’étranger.

Les cibles de traitement sont de deux jours ouvrables pour une déclaration d’immatriculation ou des statuts de constitution, un jour en traitement prioritaire. Le délai de livraison est exclu, et un délai supplémentaire s’applique lorsque la demande est incomplète, non signée, non payée, ou lorsque les renseignements diffèrent de ceux figurant au registre. [10] Sur la voie de la personne morale étrangère, le paiement doit parvenir au Registraire dans les 10 jours ouvrables suivant la transmission de la demande, et rien n’est traité avant. [9]

Étape 3 — les pièces d’identité des administrateurs

C’est l’étape qui bloque les dépôts à distance. La Loi autorise le Registraire à exiger une copie d’une pièce d’identité pour chaque administrateur dont le nom figure au registre et pour chaque nouvel administrateur élu. Le Québec précise expressément que « cette obligation vise uniquement les administrateurs » : elle ne vise pas les bénéficiaires ultimes, les actionnaires ni les associés. [12]

Pour les administrateurs étrangers, les pièces acceptées sont le passeport ou « toute autre pièce d’identité délivrée par une autorité gouvernementale et sur laquelle figure une date de naissance ». Seules les pièces portant un nom, un prénom et une date de naissance sont acceptées, la copie doit être lisible et non expirée, et les formats PDF, JPEG et PNG sont acceptés lorsqu’elle est joint de façon sécurisée à la déclaration transmise par les services en ligne du Registraire. [12]

Trois conséquences pratiques. L’administrateur qui ne souhaite pas remettre une copie de son passeport à un cofondateur n’y est pas tenu : il peut transmettre lui-même au Registraire une copie de l’une de ses pièces valides, au moyen d’un formulaire papier obtenu auprès de Services Québec. L’omission est fatale plutôt que négligeable — « omettre de fournir ces renseignements entraînera le refus de votre demande ». Et la copie n’est pas conservée : elle l’est jusqu’à la date d’immatriculation de l’entreprise, ou jusqu’au dépôt de la déclaration de mise à jour, puis détruite. [12]

Étape 4 — déclarer les bénéficiaires ultimes à travers la chaîne étrangère

Les obligations québécoises de transparence « visent toutes les entreprises, peu importe leur lieu de constitution (québécoise, canadienne, étrangère) ». [13] Une personne physique est bénéficiaire ultime d’une société par actions si elle a la faculté d’exercer 25 % ou plus des droits de vote, détient des actions valant 25 % ou plus de la juste valeur marchande, fait partie d’un groupe d’actionnaires ayant convenu d’exercer conjointement leurs droits de vote pour atteindre 25 %, ou exerce une influence pouvant se traduire par un contrôle de fait.

La règle qui compte pour un groupe étranger est la transparence de la chaîne : si un actionnaire est une entreprise, le bénéficiaire ultime est la personne physique qui contrôle ou détient indirectement les actions conférant 25 % ou plus des droits de vote ou de la valeur. [13] Une société de portefeuille dans un pays tiers ne met pas fin à la recherche. Un prête-nom non plus, puisque le test atteint les personnes qui détiennent, contrôlent ou sont bénéficiaires des actions.

Deux éléments précisent le travail. La norme d’effort est plus exigeante que la formule habituelle : les entreprises doivent prendre les moyens nécessaires pour retracer et confirmer l’identité de leurs bénéficiaires ultimes, ce que le Québec explicite comme « faire plus que prendre les moyens raisonnables », et cela suppose une analyse juridique, documentaire et factuelle — pour une société par actions, l’analyse de son capital-actions et des conventions susceptibles d’influencer la façon dont les droits de vote sont exercés. Et le Registraire ne répondra pas à votre question : il indique qu’il « ne peut pas interpréter les nouvelles obligations pour les adapter à la situation particulière d’une entreprise ». [13] Il n’existe pas de processus de décision anticipée : une chaîne complexe est une question à poser à un conseiller québécois avant le dépôt.

La déclaration porte, pour chaque bénéficiaire ultime, son nom, son domicile et sa date de naissance, tout autre nom utilisé au Québec, la condition en vertu de laquelle il l’est devenu, le pourcentage des droits de vote ou de la juste valeur marchande, et les dates auxquelles il l’est devenu et a cessé de l’être. [2] Un détenteur étranger qui s’attendait à la confidentialité devrait lire cette liste avant de déposer, ainsi que l’exposé du guide provincial sur les champs qui deviennent publics.

Étape 5 — le code d’accès qui arrive par la poste

Tout ce qui précède peut être transmis d’un autre pays. Garder la maîtrise du dossier ensuite dépend du courrier canadien, et c’est le fait opérationnel le plus souvent ignoré par un fondateur à l’étranger.

L’accès à Mon bureau — l’espace authentifié du Registraire, où une entreprise immatriculée produit ses déclarations de mise à jour courante et annuelle et toute autre modification à son dossier — « s’effectue au moyen des services d’authentification gouvernementale clicSÉQUR Express ou clicSÉQUR Entreprises ». clicSÉQUR Express requiert le NEQ à 10 chiffres de l’entreprise et un code d’accès de 8 caractères, et les entreprises ne demandent pas ce code : « un tel code est permanent et il est transmis automatiquement par la poste à toutes les entreprises immatriculées ». [14]

Tirez la conséquence : l’adresse physique québécoise inscrite au registre est l’endroit où arrivera le code qui commande votre dossier, et la personne qui traite le courrier à cette adresse est dans la boucle, que vous l’ayez voulu ou non. Décidez avant le dépôt qui ouvre cette enveloppe, comment son contenu vous parvient et ce qui se passe si elle n’arrive jamais — et posez la question au Registraire plutôt que de présumer, car aucune page consultée pour ce guide n’indique si le code peut être expédié à l’extérieur du Canada.

Étape 6 — les numéros gouvernementaux

Le Québec n’est pas une autorité législative partenaire de l’ARC : celle-ci indique que « vous n’obtenez pas de NE » lorsque vous constituez ou inscrivez votre entreprise au Nunavut, au Québec, à Terre-Neuve-et-Labrador, dans les Territoires du Nord-Ouest ou au Yukon, et que vous devez alors vous inscrire séparément. [20] La constitution fédérale en délivre un automatiquement ; une constitution québécoise, non.

La voie conçue pour un fondateur à l’étranger est le formulaire en ligne d’inscription des entreprises non résidentes, que l’ARC dirige vers vous si « votre entreprise est constituée en société à l’étranger ; votre entreprise est située à l’extérieur du Canada ; votre NAS commence par un 0 ; vous n’avez pas de NAS ». Il ouvre le numéro d’entreprise ainsi que les comptes de TPS/TVH (RT), de retenues à la source (RP), de déclarations de renseignements (RZ) et d’impôt sur le revenu des sociétés (RC), entre autres, et le recours de rechange est le formulaire RC1 par la poste ou par télécopieur au Centre fiscal de l’Atlantique, à Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard. [21]

Les inscriptions aux taxes à la consommation et à l’impôt québécois passent par Revenu Québec, qui administre la TVQ et la TPS/TVH au Québec. Sa procédure d’inscription actuelle n’a pas pu être vérifiée : l’ensemble du domaine revenuquebec.ca a refusé chaque requête à la date de vérification, depuis cinq chemins réseau différents. Les obligations ci-dessous sont donc citées aux lois, et les étapes administratives doivent être confirmées directement auprès de Revenu Québec.

Étape 7 — ce qui exige encore une personne au Québec

Besoin Un fondateur à l’étranger peut-il y satisfaire seul ?
Siège et livres de l’article 31 Non — il faut un lieu au Québec et un arrangement réel autorisant son utilisation [1]
Livres comptables trimestriellement suffisants au Québec Non, lorsque la comptabilité est tenue à l’étranger [1]
Fondé de pouvoir résidant au Québec Pertinent seulement sur la voie de la personne morale étrangère, où il est obligatoire — et il s’agit d’une personne, non d’une adresse [2]
Administrateurs Oui. Aucune condition de résidence [1]
Décisions du conseil Oui. Les administrateurs peuvent, si tous y consentent, participer au moyen d’un équipement permettant à tous de communiquer directement entre eux et sont alors réputés présents ; une résolution écrite signée par tous les administrateurs habiles à voter a la même valeur qu’une réunion [1]
Décisions d’un actionnaire unique Oui, et plus simplement : celui à qui tous les pouvoirs du conseil sont conférés peut décider par résolution écrite, n’a pas à constituer un conseil ni à nommer un auditeur, et n’est pas tenu aux exigences de la Loi sur les règlements et les assemblées [1]
L’assemblée annuelle des actionnaires Présomption défavorable. Elle se tient au Québec, au lieu prévu par les règlements ou fixé par le conseil ; hors du Québec, il faut que les statuts le permettent ou que tous les actionnaires habiles à voter y consentent [1]
Le code d’accès clicSÉQUR Pas sans une adresse postale canadienne qui vous rejoint [14]
Un compte bancaire Jamais une question de registre. Voir la section bancaire

Le conseil de rédaction le plus utile de cette page : inscrivez dès l’étape 0, dans les statuts, la permission de tenir les assemblées hors du Québec. Cela ne coûte rien à la constitution et évite d’avoir à obtenir chaque année le consentement unanime des actionnaires dès qu’il y a des investisseurs externes.

Fiscalité : où atterrit vraiment une société québécoise dirigée de l’étranger

La résidence fiscale se décide au moment du dépôt

Constituez au Canada et la société est réputée y avoir résidé tout au long de l’année d’imposition — la Loi de l’impôt sur le revenu le prévoit pour toute société constituée au Canada après le 26 avril 1965. [16] Le critère de common law survit à côté : « une société réside dans le pays dans lequel la gestion centrale et le contrôle de la société sont exercés ». [17]

Pour une société québécoise dirigée de l’étranger, les deux critères tirent en sens contraire et la présomption l’emporte. Diriger le conseil depuis un autre pays peut rendre la société résidente de ce pays aussi, et les règles de départage des conventions fiscales tranchent généralement en faveur de l’État de constitution. [17] Gérer votre société québécoise depuis l’étranger est licite. Ce n’est pas un moyen de la rendre étrangère.

Le contrôle étranger met fin au taux réduit

Le taux général d’imposition applicable aux sociétés est de 11,5 % au Québec. Une société privée sous contrôle canadien dont le capital versé est de 10 millions de dollars ou moins et dont le revenu de placement total ajusté est de 50 000 $ ou moins bénéficie d’une réduction sur la première tranche de 500 000 $ de revenu admissible — le plafond des affaires. [15]

Deux mots font tout le dommage. Sous contrôle canadien : l’une des conditions de l’ARC pour être une SPCC est que la société « n’est pas contrôlée, directement ou indirectement, par une ou plusieurs personnes non-résidentes », et un test hypothétique traite toutes les actions détenues par des non-résidents comme détenues par une seule personne pour vérifier si celle-ci contrôlerait la société. [18] Une société québécoise contrôlée de l’étranger n’est donc pas une SPCC, et la déduction québécoise pour petite entreprise repose sur ce statut : elle est indisponible, aussi québécoise la société soit-elle par ailleurs.

Taux S’applique à Source
Fédéral : 38 % de base, 28 % après l’abattement Point de départ de la partie I [19]
Fédéral 15 % net général La couche fédérale d’une société québécoise sous contrôle étranger [19]
Fédéral 9 % avec la déduction accordée aux petites entreprises Indisponible — réservé aux SPCC [19] [18]
Québec 11,5 % général La couche provinciale d’une société québécoise sous contrôle étranger [15]
Québec 3,2 % ramené à 2,2 % sur le revenu admissible Indisponible — réservé aux SPCC, et conditionnel de surcroît [15]

Même une société sous contrôle canadien ne devrait pas présumer du taux réduit québécois : il exige aussi qu’elle soit une société des secteurs primaire et manufacturier, ou qu’elle satisfasse au critère des heures rémunérées — au moins 5 500 heures pour ses employés dans l’année, ou pour elle et les sociétés auxquelles elle est associée dans l’année précédente, réduit linéairement entre 5 500 et 5 000 heures et nul à 5 000. Une société de deux fondateurs sans masse salariale n’y arrive pas. Le Bulletin d’information 2026-3, publié le 29 avril 2026, porte la déduction de 8,3 à 9,3 points de pourcentage et abaisse le taux minimal de 3,2 % à 2,2 % pour les années d’imposition commençant après sa date de publication. [15]

La perte du statut de SPCC a aussi une conséquence de trésorerie facile à manquer : la date d’exigibilité du solde à trois mois n’est ouverte qu’à une société qui est une SPCC tout au long de l’année et qui a demandé la déduction accordée aux petites entreprises. Pour toutes les autres, l’impôt des sociétés « est payable dans les deux mois suivant la fin de l’année d’imposition ». [25]

Au Québec, le rattachement est l’établissement, non la constitution

C’est le point que la plupart des guides commerciaux manquent. La disposition d’assujettissement québécoise vise « une société qui a un établissement au Québec à un moment quelconque d’une année d’imposition ». [6] Et « établissement » a une définition légale : « un lieu fixe où le contribuable exerce son entreprise ou, s’il n’y a pas de tel lieu, le principal lieu où cette entreprise est exercée », ce qui comprend notamment un bureau, une succursale, une usine ou un entrepôt. [6] Lorsque la société a également un établissement hors du Québec, son impôt québécois est proportionné à l’entreprise exercée au Québec. [6]

La réponse honnête à « mon siège montréalais crée-t-il une présence imposable au Québec ? » est donc qu’elle dépend de faits que la loi ne tranche pas, et aucune source officielle consultée ne les tranche non plus. Trois critères coexistent et ne doivent pas être confondus :

Critère Ce qu’il décide Un siège suffit-il à lui seul ?
« Établissement » québécois, art. 12 de la Loi sur les impôts Si le Québec impose le revenu imposable de la société Aucune source consultée ne le dit. La définition repose sur un lieu fixe où l’entreprise est exercée, avec le principal lieu d’exercice comme solution de repli [6]
« Établissement stable » fédéral, art. 400(2) du Règlement de l’impôt sur le revenu La répartition du revenu imposable entre les provinces Oui, par présomption — mais à cette seule fin. L’alinéa e.1) prévoit que « la société qui n’aurait pas d’établissement stable si ce n’était le présent alinéa est réputée en avoir un à l’endroit qui est désigné à titre de siège social dans son acte constitutif ou ses statuts » [24]
Établissement stable conventionnel Si le Canada peut imposer les bénéfices d’entreprise d’un non-résident Un critère distinct, avec sa propre jurisprudence ; voir le parcours depuis l’étranger

Quiconque affirme qu’un siège constitue ou ne constitue pas un établissement stable, sans d’abord demander laquelle de ces trois questions vous posez, avance une hypothèse. Faites analyser vos propres faits.

TPS, TVQ et le régime conçu pour les fournisseurs hors du Québec

La TVQ est perçue au taux de 9,975 % sur la valeur de la contrepartie d’une fourniture taxable effectuée au Québec [5], la TPS s’y ajoute, et les deux sont administrées au Québec par Revenu Québec.

Deux seuils emploient le même chiffre de 30 000 $ et signifient des choses différentes. Sous le régime général, une personne est un petit fournisseur tant que les fournitures taxables effectuées au Québec ou hors du Québec par elle et ses associés ne dépassent pas 30 000 $ sur les quatre trimestres civils précédents — ou dans un seul trimestre, ce qui met fin au statut plus tôt [5] — et l’obligation générale de s’inscrire n’atteint pas la personne qui « ne réside pas au Québec et n’y exploite aucune entreprise ». [5]

C’est là que prend le relais le système d’inscription désigné. Une personne qui n’est ni un inscrit ni n’exploite d’entreprise au Québec — fournisseur désigné étranger, exploitant de plateforme de distribution, exploitant de plateforme d’hébergement — doit s’inscrire sous cette division distincte dès que son montant déterminant pour toute période de douze mois dépasse 30 000 $ au titre des fournitures admissibles effectuées à des consommateurs québécois désignés, puis perçoit la taxe auprès du consommateur à titre de mandataire du ministre. [5]

Il s’agit d’une inscription de perception et de versement, non de l’inscription ordinaire : la Loi définit « inscrit » par renvoi à la seule division générale, et une personne inscrite au système désigné cesse de l’être dès qu’elle devient inscrite sous la division générale. [5] Une entreprise étrangère qui vend des services numériques au Québec peut donc être tenue de facturer la TVQ tout en demeurant hors du mécanisme ordinaire des remboursements de taxe sur les intrants, et une filiale québécoise change entièrement l’analyse. Modélisez-le avant de choisir une structure, et confirmez les modalités auprès de Revenu Québec, dont les pages n’ont pas pu être consultées.

Sortir l’argent, et ce qui doit encore être produit

Payer un actionnaire étranger déclenche une retenue. « Les non-résidents doivent payer un impôt établi à 25 % sur les sommes visées » par la partie XIII, réductible par convention ; le payeur verse les retenues « pour que l’ARC les reçoive au plus tard le 15 du mois qui suit » le paiement ou le crédit ; la déclaration de renseignements NR4 est due au plus tard le dernier jour de mars suivant l’année civile ; le défaut de retenue expose le payeur à l’impôt et à une pénalité de 10 % ; et les taux conventionnels s’appuient sur les formulaires NR301, NR302 ou NR303. [23] Le guide porte la mention T4061(F) Rév. 25 : vérifiez l’édition courante avant de vous fier à un chiffre.

Sur la voie de la succursale, les obligations ne disparaissent pas parce qu’une convention aide. Une société non résidente doit produire une T2 dès qu’elle a exploité une entreprise au Canada ou disposé de biens canadiens imposables, et « cette exigence s’applique même si certains profits ou gains réalisés peuvent être exonérés de l’impôt canadien aux termes d’une convention fiscale » ; l’annexe 91 réclame l’exonération, l’annexe 97 est exigée des sociétés non résidentes, l’annexe 20 calcule l’impôt additionnel de la partie XIV, et la production doit se faire en dollars canadiens seulement. [22] La déclaration québécoise a sa propre horloge : dans les six mois de la fin de l’année d’imposition. [6]

Les obligations linguistiques sont un coût d’exploitation

Le guide provincial couvre les seuils d’effectif en détail. Trois obligations méritent d’être soulignées ici, parce qu’elles s’appliquent avant le premier employé québécois et parce que chacune modifie un système que l’entreprise étrangère exploite déjà dans une autre langue.

Les contrats d’adhésion. Les contrats prédéterminés par une partie et les documents qui s’y rattachent doivent être rédigés en français ; les parties ne peuvent être liées par une version dans une autre langue que si, après que la version française a été remise à l’adhérent, telle est leur volonté expresse. [3] Un sélecteur de langue sur une page de conditions d’utilisation n’y suffit pas : la version française doit d’abord être remise. Les factures, reçus, quittances et autres documents de même nature doivent également être rédigés en français [3] — une exigence qui touche le système de facturation —, et les logiciels doivent être disponibles en français à moins qu’il n’en existe aucune version française. [3]

L’affichage, si vous prenez des locaux, obéit à une règle arithmétique. Dans un même champ visuel, l’espace consacré au texte français doit être au moins deux fois plus grand que celui consacré au texte dans une autre langue, avec une lisibilité et une visibilité permanente équivalentes ; et une marque de commerce ou un nom d’entreprise affiché à l’extérieur d’un local, rédigé même partiellement dans une autre langue, doit être accompagné de termes en français — un générique, une description des produits ou services, ou un slogan. [4]

Le premier seuil d’effectif est à cinq, non à vingt-cinq. Depuis le 1er juin 2025, les entreprises comptant de 5 à 24 salariés doivent déclarer, dans leur déclaration d’immatriculation ou leur déclaration initiale, la proportion de leurs salariés qui ne sont pas en mesure de communiquer en français au travail [8], et l’Office québécois de la langue française détermine annuellement, dans les secteurs d’activité qu’il choisit, les entreprises d’au moins cinq personnes auxquelles il offrira les services d’apprentissage du français de Francisation Québec. [3] À vingt-cinq personnes pendant six mois, l’inscription auprès de l’Office suit dans les six mois de la fin de cette période. [3]

La banque est une décision distincte, prise par une institution distincte

Rien de ce qui précède n’ouvre un compte bancaire. Un NEQ, un certificat de constitution et une déclaration de bénéficiaires ultimes déposée sont des intrants au dossier d’une banque, non un droit à un compte, et aucune règle n’oblige une institution canadienne à accepter une société détenue par des non-résidents.

Commencez par la situation de la société québécoise sous contrôle étranger, qui traite la preuve de la chaîne de détention, la certification des documents et les problèmes de concordance des noms propres à ce montage ; puis l’ouverture depuis l’étranger, le parcours des non-résidents et, pour l’institution la plus souvent pertinente dans un dossier québécois, Desjardins. Si vous n’avez pas de numéro d’assurance sociale, lisez ouvrir un compte sans NAS.

Une règle du côté de la lutte contre le blanchiment mérite d’être emportée dans chaque conversation, parce qu’elle explique pourquoi une ouverture entièrement à distance est difficile plutôt que simplement inconfortable. Une pièce d’identité avec photo doit être délivrée par un gouvernement — ou par un gouvernement étranger si elle est l’équivalent d’un document canadien —, vous devez disposer d’un processus pour en authentifier la validité, et le CANAFE écrit que « le fait de voir une personne munie de son document d’identité avec photo délivré par un gouvernement dans une séance de clavardage vidéo ou au moyen d’un autre type d’application virtuelle n’est pas suffisant en soi ». [35] C’est une contrainte imposée à la banque, non une politique négociable.

Demandez à chaque institution de quel champ elle parle — siège, postal, civique, d’exploitation ou nom commercial — et quel document elle accepte pour ce champ. Une voie en ligne publiée décrit la façon dont une conversation peut commencer, non une approbation.

Immigration : le Québec sélectionne lui-même, et la séquence part du dépôt corporatif

Détenir une société québécoise ne donne aucun droit de travailler au Canada, et aucun statut d’immigration canadien n’est requis pour en détenir ou en diriger une. Ces deux phrases résument toute la relation. Ce qui est proprement québécois, c’est la mécanique.

Le visa fédéral pour démarrage d’entreprise n’a jamais été offert ici

La page d’IRCC affiche « Statut : en pause », exige un certificat d’engagement de 2025 valide et une demande au plus tard le 30 juin 2026 — date désormais passée — et décrit le programme comme visant les entrepreneurs immigrants qui souhaitent mettre sur pied une entreprise au Canada « (hors Québec) ». [30] Les deux moitiés comptent : il est fermé, et il n’a jamais couvert le Québec.

Le Québec n’a pas non plus de Programme des candidats des provinces. Les instructions d’IRCC applicables aux candidats d’affaires sélectionnés par le Québec le disent simplement : « Même si le Québec n’a pas de programme de candidats, ces cas peuvent faire l’objet d’une exception en vertu de l’Accord Canada-Québec. » [32]

Les trois voies d’affaires du Québec, et le seul chiffre qui compte

Les trois acceptent des demandes en tout temps. Leurs seuils diffèrent énormément, et la différence n’est pas celle que l’on suppose.

Voie Participation au capital d’apport Avoir net Dépenses de démarrage Autres conditions
Entrepreneurs, volet 1 — entreprise innovante Au moins 10 % Aucun minimum publié Aucun seuil publié Une offre de service d’un organisme spécialisé en innovation ayant un établissement au Québec, et un plan d’affaires [27]
Entrepreneurs, volet 2 — démarrage d’entreprise Au moins 25 % 600 000 $ CA, excluant les donations reçues dans les six mois précédents 300 000 $ dans la Communauté métropolitaine de Montréal, 150 000 $ à l’extérieur Deux ans d’expérience en gestion d’entreprise dans les cinq années précédentes ; au plus trois partenaires d’affaires présentant aussi une demande [26]
Travailleurs autonomes s.o. 100 000 $ CA Un dépôt de démarrage de 50 000 $ dans la CMM ou de 25 000 $ à l’extérieur, auprès d’une institution financière ayant un établissement au Québec Deux ans d’expérience à son compte dans la profession, dans les cinq années précédentes [28]

L’absence de seuil d’avoir net et de dépenses au volet 1 est le fait le moins connu de l’immigration d’affaires québécoise, et il recadre le choix : le volet de l’entreprise innovante est un test d’accompagnement, non un test de capital. Ce qu’il exige à la place, c’est qu’un organisme spécialisé en innovation ayant un établissement au Québec s’engage par écrit, sur le formulaire du ministère, à soutenir votre projet. [27]

Trois conditions traversent les voies et prennent les gens au dépourvu : une connaissance du français à l’oral correspondant au moins au niveau 7 de l’Échelle québécoise, démontrée par un résultat de test accepté datant de deux ans ou moins, exigée même des personnes de langue maternelle française ; une attestation d’apprentissage des valeurs démocratiques et des valeurs québécoises, obtenue dans les 60 jours de la demande ; et des secteurs inadmissibles — prêts sur salaire, encaissement de chèques ou prêts sur gage, pornographie et industrie du sexe, ainsi que commerce, location, courtage, développement ou aménagement dans le domaine de l’immobilier. [26] Cette exclusion immobilière met fin à bien des projets construits autour d’un véhicule immobilier québécois.

Puis le chiffre qui commande tout : le plan du Québec prévoit de 100 à 200 certificats de sélection dans la catégorie des gens d’affaires pour toute l’année 2026, contre 1 113 délivrés dans cette catégorie en 2023. [29] Une réception de demandes ouverte et sans maximum n’est pas une file courte.

La séquence : le dépôt corporatif vient en premier

Au volet 2, la personne qui satisfait aux conditions générales et de profil à l’exception des conditions de démarrage et de dépenses reçoit un avis d’intention de sélection. Le Québec écrit que cet avis « vous permettra de faire une demande de permis de travail auprès du Gouvernement du Canada pour venir démarrer votre entreprise au Québec », des permis étant aussi offerts aux membres de la famille inclus dans la demande. L’entreprise doit ensuite avoir été démarrée dans les deux ans suivant le permis de travail obtenu avec cet avis, et être immatriculée depuis au moins un an au moment où la documentation de démarrage est transmise — le Certificat de sélection du Québec suit donc le démarrage démontré au lieu de le précéder. [26] L’immatriculation québécoise précède ainsi le CSQ d’au moins un an : le fondateur qui attend un statut d’immigration avant de constituer la société a l’ordre inversé.

Du côté d’IRCC, la même séquence comporte une tension réelle, et les deux phrases sont reproduites ici parce que les deux figurent sur sa page : « Un permis de travail peut être délivré aux entrepreneurs et aux travailleurs autonomes qui prévoient s’établir au Québec (s’ils ont obtenu un CSQ), mais qui ne sont pas encore résidents permanents », et, ailleurs sur la même page, que les entrepreneurs soutenus par le Québec peuvent demander un permis de travail avant de recevoir leur CSQ. La page note aussi que, pendant la période initiale — trois ans pour le Québec contre deux ailleurs —, le candidat d’affaires n’est pas désigné par une province. [32] Lues avec le mécanisme québécois de l’avis d’intention, les deux se réconcilient, mais la formulation n’est pas nette : la question est à poser à un conseiller en immigration au Québec plutôt qu’à une page Web.

Si vous devez seulement être ici temporairement

  • C11, propriétaires d’entreprise demandant uniquement la résidence temporaire. « La délivrance d’un permis de travail à un propriétaire d’entreprise ne doit être envisagée que lorsque le demandeur contrôle au moins 51 % de l’entreprise en question », « la période de travail au Canada ne devrait normalement pas dépasser 18 mois », et les propriétaires d’entreprise ne peuvent pas résider en permanence au Canada du seul fait qu’ils sont propriétaires. [31]
  • Mutation à l’intérieur d’une société, C61, C62 et C63. L’étranger qui détient une participation majoritaire dans l’entreprise étrangère et cherche à entrer au Canada pour démarrer une nouvelle entreprise n’est pas admissible à moins que l’entreprise ne réponde aux exigences d’une multinationale ; et « les activités opérationnelles sans locaux commerciaux physiques (c’est-à-dire les entreprises évoluant à partir de locaux résidentiels/non commerciaux ou des entreprises virtuelles utilisant une adresse postale dans des locaux commerciaux, comme les centres commerciaux) ne sont pas admissibles » à la mutation de personnes à l’intérieur d’une société au Canada. Pour un espace de cotravail, l’agent soupèse la présence d’une réception partagée, le nom de la société au répertoire de l’immeuble, une ligne téléphonique directe répondue par le personnel de la société, l’adresse publiée sur le site Web, un espace dédié où travaillent des employés et où l’on reçoit des clients, un permis d’exploitation et l’accessibilité au public. [33] Une adresse postale ne franchit pas ce test, et ce guide ne suggère pas le contraire.
  • Les visiteurs commerciaux ne couvrent que les courts séjours, et le critère est structurel : la principale source de rémunération doit se trouver hors du Canada, et « le principal établissement de l’étranger et le lieu où il réalise ses bénéfices demeurent principalement à l’extérieur du Canada ». [34] La personne dont l’entreprise est la société québécoise échoue à ce second volet par construction. Assister à une réunion du conseil ou à un rendez-vous bancaire peut y entrer ; diriger la société depuis Montréal, non.

Maintenir la société depuis l’étranger

Déclencheur Action
Toute modification aux informations inscrites Produire une déclaration de mise à jour courante dans les 30 jours [2] — par Mon bureau, qui requiert le code clicSÉQUR [14]
Deux mois après la fin de l’exercice financier Payer les droits annuels d’immatriculation — 106 $ pour une personne morale à but lucratif à compter de 2026 [11] [7]
Deux mois après la fin de l’année d’imposition Solde d’impôt des sociétés — toujours deux mois, jamais trois, pour une société qui n’est pas une SPCC [25]
Six mois après la fin de l’exercice financier Produire la déclaration de mise à jour annuelle et la déclaration de revenus québécoise [11] [6]
Chaque mois où un dividende, un intérêt ou une redevance est versé à l’étranger Verser l’impôt de la partie XIII au plus tard le 15 du mois suivant [23]
31 mars Déclaration de renseignements NR4 pour l’année civile précédente [23]
Toute modification de la chaîne de détention à l’étranger Refaire l’analyse québécoise des bénéficiaires ultimes à chaque palier [13]
Tout nouvel administrateur ou administrateur réélu Préparer la pièce d’identité ; le passeport d’un administrateur étranger convient [12]
Chaque trimestre Confirmer que les livres comptables tenus au Québec permettent encore aux administrateurs de connaître la situation financière [1]
Une fois l’an Tenir l’assemblée annuelle des actionnaires — au Québec, sauf permission dans les statuts ou consentement unanime [1]
Deux années consécutives de défaut L’immatriculation peut être radiée d’office, et pour une personne morale constituée au Québec la radiation entraîne la dissolution [2]

L’horloge fédérale de la T2, le calendrier des déclarations sur les particuliers ayant un contrôle important et les échéances du rapport annuel d’une société fédérale figurent dans le parcours depuis l’étranger.

Modes d’échec

Mode d’échec Pourquoi il se produit Correctif
Déposer un nom uniquement en anglais Un nom français est une condition d’obtention de la personnalité juridique, non une formalité ultérieure [3] Accompagner un spécifique non francophone d’un générique français, ou prendre une désignation numérique et déclarer un autre nom
Traiter un service d’adresse comme le fondé de pouvoir résidant au Québec L’article 26 exige une personne, et le Registraire précise que l’exigence s’applique même avec une adresse de domicile élu déclarée [2] [9] Désigner un véritable fondé de pouvoir résidant au Québec et documenter le mandat
Croire qu’une adresse évite l’obligation d’immatriculation Le Québec présume l’activité en présence d’une adresse, d’un établissement, d’une case postale ou d’une ligne téléphonique au Québec, ou de tout acte pour en tirer profit [2] Faire l’analyse d’immatriculation sur les faits, et s’immatriculer si elle s’applique
N’avoir aucun plan pour le code clicSÉQUR Il est expédié automatiquement par la poste à l’entreprise immatriculée et ne se demande pas en ligne [14] Décider avant le dépôt qui ouvre l’enveloppe, et confirmer les modalités d’acheminement avec le Registraire
Omettre la pièce d’identité d’un administrateur Le Québec indique que la demande sera refusée [12] Recueillir les passeports dès l’étape 0 ; un administrateur peut aussi transmettre lui-même sa copie sur formulaire papier
Arrêter la recherche des bénéficiaires à une société de portefeuille étrangère La transparence de la chaîne atteint la personne physique qui contrôle ou détient indirectement les actions [13] Cartographier chaque palier jusqu’aux personnes physiques et documenter l’analyse
Budgéter le taux réduit des petites entreprises Le contrôle étranger met fin au statut de SPCC, et la réduction québécoise exige en outre le critère sectoriel ou celui des 5 500 heures [18] [15] Modéliser 11,5 % au Québec plus 15 % au fédéral, et une exigibilité du solde à deux mois
Attendre un numéro d’entreprise avec le NEQ Le Québec n’est pas une autorité législative partenaire de l’ARC [20] Utiliser la voie d’inscription des entreprises non résidentes [21]
Immatriculer la société mère sur des données périmées du registre d’origine La déclaration québécoise doit correspondre au registre de l’autre autorité, sinon l’immatriculation peut être refusée [9] Mettre à jour le registre d’origine d’abord, puis déposer au Québec
Attendre un statut d’immigration avant de constituer Le volet 2 exige que l’entreprise soit immatriculée depuis au moins un an au moment de documenter le démarrage [26] Placer le dépôt corporatif en premier et faire valider le calendrier du permis de travail

Liste de vérification

Avant le dépôt

  • Le nom est français, accompagne un spécifique non francophone d’un générique français, ou une désignation numérique a été choisie.
  • Le registre des entreprises a été consulté, et un numéro de réservation ou un rapport de recherche est prêt si vous avez réservé.
  • Un véritable arrangement de siège au Québec existe, en autorise l’utilisation et nomme le détenteur des livres de l’article 31.
  • L’arrangement trimestriel de livres comptables au Québec est décidé si la comptabilité est tenue à l’étranger.
  • La pièce d’identité de chaque administrateur est recueillie et lisible, en PDF, JPEG ou PNG.
  • La chaîne de détention est cartographiée jusqu’aux personnes physiques, avec les pourcentages et la condition d’admissibilité de chacune.
  • La structure du capital-actions est finale, puisque la constitution ne se défait pas administrativement.
  • Les statuts permettent les assemblées d’actionnaires hors du Québec, si c’est ce que vous voulez.
  • Le coût linguistique des contrats, des factures et des logiciels est budgété.

Immédiatement après

  • La déclaration initiale est produite dans son délai de 48 heures ou de 60 jours.
  • La déclaration des bénéficiaires ultimes est complète et l’analyse est documentée.
  • Une personne est désignée pour recevoir et relayer le code d’accès clicSÉQUR.
  • Un numéro d’entreprise et les comptes de programme requis sont obtenus par la voie des non-résidents.
  • Revenu Québec a été contacté directement au sujet des inscriptions à la TVQ, à la TPS et à l’impôt des sociétés.

En continu

  • Les droits annuels d’immatriculation et la déclaration de mise à jour annuelle sont inscrits séparément au calendrier.
  • La retenue de la partie XIII et la déclaration NR4 figurent au calendrier de paiement.
  • L’effectif est suivi par rapport aux seuils linguistiques de cinq et de vingt-cinq salariés.
  • Toute modification de la chaîne de détention à l’étranger déclenche une nouvelle analyse québécoise des bénéficiaires.

Ce que 2727 peut et ne peut pas faire

2727 Coworking est situé au 2727, rue Saint-Patrick, dans Griffintown, à Montréal, donc au Québec. Cela compte davantage sur cette page que partout ailleurs dans cet ensemble, parce que le Québec est la seule province — à côté du régime fédéral — où une adresse chez 2727 peut être un siège.

L’article 29 exige que le siège d’une société québécoise soit situé en permanence au Québec, et l’article 31 que les livres de la société y soient constitués et maintenus. [1] Une adresse montréalaise est géographiquement capable d’être ce lieu pour une société constituée au Québec, à condition que la société soit véritablement autorisée à l’utiliser, que les livres y soient réellement tenus ou véritablement consultables, et que l’arrangement soit réel plutôt que nominal. Lorsque la comptabilité est tenue à l’étranger, l’article 36 exige tout de même des livres comptables au Québec permettant aux administrateurs de connaître la situation financière sur une base trimestrielle — une décision de garde des livres, non une décision d’adresse. [1]

2727 peut donc être un espace de travail, un lieu de réunion pour un conseil ou un rendez-vous bancaire, une adresse postale et de correspondance, et — pour une société québécoise ou fédérale — un lieu candidat pour le siège prévu par la loi, sur la base d’un arrangement réel.

Ce que 2727 n’est pas, et ce que cette page n’affirmera pas :

  • Ce n’est pas le fondé de pouvoir résidant au Québec que l’article 26 exige d’un assujetti sans domicile ni établissement au Québec. C’est une personne titulaire d’un mandat, non une adresse. [2]
  • Ce n’est pas une attestation qu’une société donnée satisfait à l’article 29. 2727 ne le décide pas, et aucun fournisseur d’adresse ne le décide non plus.
  • Ce n’est pas une preuve de locaux commerciaux physiques pour le test d’IRCC applicable aux personnes mutées à l’intérieur d’une société. Ces instructions excluent les entreprises virtuelles utilisant une adresse postale et énumèrent les facteurs soupesés pour un espace de cotravail. [33]
  • Ce n’est pas un moyen de contourner la présomption québécoise d’immatriculation. Une adresse au Québec est l’un des indices qui l’alimentent. [2]

Et aucun registre, aucune banque, aucune administration fiscale ni aucun organisme gouvernemental n’a déclaré accepter 2727 pour un champ quelconque. Le Registraire, Revenu Québec, l’ARC, IRCC, un comptoir d’arrondissement et une institution financière définissent chacun leurs propres champs, leurs propres preuves et leurs propres décisions. Demandez à chacun ce qu’il exige, et consultez la recherche sur l’adresse d’affaires pour comprendre en quoi ces champs diffèrent.

Méthode de recherche et limites

Date de vérification : 6 septembre 2026. Chaque tarif, taux, seuil, échéance et statut de programme figurant sur cette page a été lu à cette date sur la page de l’éditeur lui-même, et le journal des consultations — y compris les échecs — est publié dans ce dépôt à côté de l’article.

Sources utilisées. Les lois et règlements québécois sur LégisQuébec, l’éditeur officiel — Loi sur les sociétés par actions, Loi sur la publicité légale des entreprises, Charte de la langue française et Règlement sur la langue du commerce et des affaires, Loi sur la taxe de vente du Québec et Loi sur les impôts —, chacun portant la mention « à jour au 7 avril 2026 ». Les pages du Registraire des entreprises et de Québec.ca pour les modalités de dépôt, les tarifs, les délais, les pièces d’identité, les bénéficiaires ultimes et l’accès à Mon bureau. Le bulletin du ministère des Finances pour les taux d’imposition des sociétés. L’ARC et Justice Canada pour la fiscalité fédérale. Les pages françaises de programme du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et son plan annuel d’immigration, ainsi que les pages de programme et les instructions d’exécution d’IRCC. Le CANAFE pour la vérification d’identité.

Outils. curl et WebFetch ; pdftotext pour les quatre PDF ; Chromium sans interface graphique et deux adresses de sortie résidentielles québécoises comme solutions de rechange. Aucun moteur de recherche n’a servi à la découverte : cette page a été construite à partir des pages officielles elles-mêmes et de la recherche déjà versée derrière le guide de la province de Québec et le parcours depuis l’étranger.

Ce qui n’a pas pu être vérifié. Quatre éléments, dits clairement :

  1. Aucune page de Revenu Québec n’a pu être consultée. L’ensemble du domaine revenuquebec.ca a retourné un code HTTP 403 à chaque tentative depuis cinq chemins réseau, avec un message indiquant un refus temporaire d’accès. Tous les chiffres de taxes à la consommation et d’impôt des sociétés sont donc cités à la Loi sur la taxe de vente du Québec, à la Loi sur les impôts ou au bulletin du ministère des Finances, et aucune directive administrative de Revenu Québec ne figure sur cette page. Confirmez la procédure d’inscription, les exigences de garantie et les formulaires directement auprès de Revenu Québec.
  2. Si un siège crée à lui seul une présence imposable au Québec. La Loi sur les impôts définit l’établissement ; elle ne règle pas le cas d’un siège sans activités, et aucune source officielle consultée ne le règle non plus. La présomption fédérale de l’alinéa 400(2)e.1) du Règlement de l’impôt sur le revenu ne s’applique qu’à la répartition du revenu entre les provinces.
  3. Si un fondateur hors du Canada peut accomplir chaque étape du registre à distance, et si le code d’accès clicSÉQUR peut parvenir à une adresse hors du Canada. Le Registraire publie les services et les délais, mais non la réponse à l’une ou l’autre de ces questions.
  4. Le jugement de la Cour d’appel du 11 juillet 2024 que le Registraire lie depuis sa page sur la personne morale étrangère, au sujet de l’exigence applicable aux entreprises sans adresse au Québec. CanLII a refusé l’accès automatisé : aucune conclusion ne lui est donc attribuée ici.

Ce qui n’a pas été testé. Aucun dépôt n’a été produit, aucun compte n’a été ouvert, aucun registre ni organisme n’a été appelé, et aucune institution n’a révisé cette page. Rien ici n’a été validé contre une demande réelle.

Il s’agit de matériel de planification à valeur éducative, et non d’un avis juridique, fiscal, comptable, en immigration ou en matière bancaire. Les règles, les tarifs et les statuts de programme changent : confirmez chacun auprès de son éditeur avant d’agir.

Foire aux questions

Puis-je détenir et diriger une société québécoise si je n’ai jamais été au Canada ?

Vous pouvez la détenir et la diriger. L’article 108 de la Loi sur les sociétés par actions permet à toute personne physique d’être administrateur, sans condition de résidence ni de citoyenneté, et l’article 106 autorise un conseil d’un seul administrateur. [1] Ce que vous ne pouvez pas faire sans autorisation, c’est travailler au Canada : c’est une question distincte, tranchée par le droit de l’immigration et non par le droit corporatif.

Le nom de ma société doit-il être en français ?

Oui, sauf si vous prenez une désignation numérique. L’article 63 de la Charte exige que le nom d’une entreprise soit en français et l’article 64 fait d’un nom français une condition d’obtention de la personnalité juridique. [3] Une expression tirée d’une autre langue ne peut spécifier le nom que si elle est employée avec un terme générique français. [4] Une société à numéro peut ensuite exercer sous un autre nom déclaré.

Ma société québécoise obtiendra-t-elle le taux réduit des petites entreprises ?

Presque certainement pas si elle est sous contrôle étranger. Le taux réduit québécois repose sur le statut de société privée sous contrôle canadien, et l’une des conditions est que la société ne soit pas contrôlée, directement ou indirectement, par une ou plusieurs personnes non-résidentes. [18] [15] Prévoyez les taux généraux et une exigibilité du solde à deux mois. [25]

Si je gère la société depuis mon pays, demeure-t-elle un contribuable canadien ?

Oui. Une société constituée au Canada après le 26 avril 1965 est réputée avoir résidé au Canada tout au long de l’année. [16] La gérer de l’étranger peut la rendre aussi résidente de votre pays, et les règles de départage conventionnelles tranchent généralement en faveur de l’État de constitution. [17]

Dois-je m’inscrire à la TVQ si je vends au Québec depuis l’étranger ?

Peut-être, mais pas sous le régime ordinaire. L’obligation générale d’inscription n’atteint pas la personne qui ne réside pas au Québec et n’y exploite aucune entreprise. [5] Le système d’inscription désigné, lui, l’atteint : l’inscription devient obligatoire dès que le montant déterminant pour toute période de douze mois dépasse 30 000 $ au titre des fournitures admissibles à des consommateurs québécois, et le fournisseur désigné étranger perçoit alors la taxe à titre de mandataire du ministre. [5]

Mon nom et mon adresse personnelle deviendront-ils publics ?

Votre nom, oui. Les bénéficiaires ultimes sont déclarés avec leur nom, leur domicile, leur date de naissance, la condition d’admissibilité et le pourcentage détenu [2], et l’obligation s’applique peu importe le lieu de constitution. [13] Les domiciles des administrateurs sont également déclarés. Les champs que le public voit, et l’effet d’une adresse professionnelle, sont exposés dans le guide de la province de Québec.

Une société de portefeuille étrangère met-elle fin à la recherche des bénéficiaires ?

Non. Si un actionnaire est une entreprise, le bénéficiaire ultime est la personne physique qui contrôle ou détient indirectement des actions conférant 25 % ou plus des droits de vote ou de la juste valeur marchande, et l’entreprise doit prendre les moyens nécessaires — plus que les moyens raisonnables — pour la retracer. [13]

Le Québec est-il vraiment plus ouvert que le fédéral aux administrateurs étrangers ?

Sur ce point précis, oui : le Québec n’impose aucune résidence aux administrateurs, alors que le régime fédéral exige que 25 % d’entre eux soient des résidents canadiens. Mais le Québec exige un lieu que le fédéral n’exige pas au même degré, soit un siège situé en permanence au Québec avec les livres de l’article 31 [1], et l’article 400(2) du Règlement fédéral rappelle qu’un siège peut être réputé un établissement stable aux fins de la répartition interprovinciale du revenu. [24]

Constituer au Québec m’aide-t-il à immigrer ?

Pas en soi, mais les voies québécoises s’articulent autour de la constitution. Au volet du démarrage d’entreprise du Programme des entrepreneurs, un avis d’intention de sélection appuie une demande de permis de travail canadien, l’entreprise doit être démarrée dans les deux ans suivant ce permis, et elle doit être immatriculée depuis au moins un an au moment de documenter le démarrage : le dépôt corporatif vient donc en premier et le Certificat de sélection du Québec en dernier. [26] Notez que 2026 ne prévoit que de 100 à 200 certificats de sélection dans la catégorie des gens d’affaires. [29]

Puis-je utiliser le visa fédéral pour démarrage d’entreprise pour un projet québécois ?

Non, pour deux motifs indépendants. La page d’IRCC affiche « Statut : en pause », et la dernière fenêtre de dépôt — pour les titulaires d’un certificat d’engagement de 2025 valide — s’est refermée le 30 juin 2026. Le programme se décrit par ailleurs comme visant des entreprises au Canada « hors Québec ». [30] Le Québec n’a pas non plus de Programme des candidats des provinces : il sélectionne en vertu de l’Accord Canada-Québec. [32]

Puis-je ouvrir le compte bancaire avant de voyager ?

C’est la décision de la banque, non celle du registre, et aucune règle n’oblige une institution à accepter une société détenue par des non-résidents. Les règles d’identification du CANAFE expliquent en partie la difficulté : une pièce d’identité étrangère avec photo ne convient que si elle est l’équivalent d’un document canadien, l’institution doit pouvoir l’authentifier, et voir la personne et sa pièce par clavardage vidéo n’est expressément pas suffisant. [35] Commencez par l’ouverture depuis l’étranger et la société québécoise sous contrôle étranger.

Un permis de travail C11 est-il une solution de rechange ?

C’est une solution temporaire, encadrée. IRCC indique que la délivrance d’un permis à un propriétaire d’entreprise « ne doit être envisagée que lorsque le demandeur contrôle au moins 51 % de l’entreprise en question » et que « la période de travail au Canada ne devrait normalement pas dépasser 18 mois ». [31] Pour les courts séjours sans permis, le critère du visiteur commercial exige que le principal établissement et le lieu de réalisation des bénéfices demeurent principalement hors du Canada. [34]

Références officielles

  1. LégisQuébec : Loi sur les sociétés par actions, RLRQ c. S-31.1
  2. LégisQuébec : Loi sur la publicité légale des entreprises, RLRQ c. P-44.1
  3. LégisQuébec : Charte de la langue française, RLRQ c. C-11
  4. LégisQuébec : Règlement sur la langue du commerce et des affaires, C-11, r. 9
  5. LégisQuébec : Loi sur la taxe de vente du Québec, RLRQ c. T-0.1
  6. LégisQuébec : Loi sur les impôts, RLRQ c. I-3
  7. Registraire des entreprises : Tarifs et modalités de paiement (RE-101), édition 2026-01
  8. Québec : constituer une société par actions
  9. Québec : immatriculer une personne morale non constituée au Québec
  10. Registraire des entreprises : déclaration de services aux citoyens
  11. Québec : déclaration de mise à jour annuelle
  12. Québec : fournir une copie d’une pièce d’identité pour chaque administrateur
  13. Québec : trouver et identifier un bénéficiaire ultime
  14. Québec : accéder à Mon bureau au Registraire des entreprises
  15. Ministère des Finances du Québec : Bulletin d’information 2026-3
  16. Justice Canada : Loi de l’impôt sur le revenu, article 250
  17. Agence du revenu du Canada : statut de résidence d’une société
  18. Agence du revenu du Canada : genre de société
  19. Agence du revenu du Canada : taux d’impôt des sociétés
  20. Agence du revenu du Canada : quand avez-vous besoin d’un NE
  21. Agence du revenu du Canada : inscription à titre de non-résident faisant des affaires au Canada
  22. Agence du revenu du Canada : renseignements fiscaux à l’intention des sociétés non résidentes
  23. Agence du revenu du Canada : guide T4061, NR4 — retenue d’impôt des non-résidents, versements et déclaration
  24. Justice Canada : Règlement de l’impôt sur le revenu, article 400
  25. Agence du revenu du Canada : date d’exigibilité du solde
  26. Québec : conditions, Programme des entrepreneurs — volet 2, démarrage d’entreprise
  27. Québec : conditions, Programme des entrepreneurs — volet 1, entreprise innovante
  28. Québec : conditions, Programme des travailleurs autonomes
  29. Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration : Plan annuel d’immigration 2026
  30. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : Programme de visa pour démarrage d’entreprise
  31. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : propriétaires d’entreprise demandant uniquement la résidence temporaire, R205a) C11
  32. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : candidats entrepreneurs des provinces et territoires ou travailleurs autonomes dont la demande de Certificat de sélection du Québec a été approuvée, R205a) C60
  33. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : personnes mutées à l’intérieur d’une société, R205a) C61, C62, C63
  34. Justice Canada : Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés, article 187
  35. CANAFE : méthodes pour vérifier l’identité de personnes et d’entités
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