Réponse directe
Sur la règle que les fondateurs non résidents demandent en premier, les quatre provinces sont identiques : ni l’Ontario, ni la Colombie-Britannique, ni l’Alberta, ni le Québec n’impose d’exigence de résidence aux administrateurs, si bien qu’un conseil entièrement composé de personnes établies hors du Canada y est licite. Les véritables écarts sont ailleurs. L’Alberta est la seule des quatre à exiger une personne détenant un statut canadien — un agent de service « resident Albertan » — et la seule dont le fondateur ne peut pas déposer lui-même la constitution, tous les dépôts passant en personne par un agent de registre privé. La Colombie-Britannique exige deux adresses provinciales accessibles au public de 9 h à 16 h les jours ouvrables. Le Québec publie les bénéficiaires ultimes, impose un nom en français et réclame une pièce d’identité de chaque administrateur, alors que les trois autres gardent la propriété privée ou n’ont aucun registre. Et partout, le taux des petites entreprises passe par le statut de société privée sous contrôle canadien, qu’une société contrôlée de l’étranger n’a pas.
Pourquoi la comparaison habituelle est la mauvaise
Presque toutes les comparaisons publiées des provinces canadiennes à l’intention des fondateurs étrangers sont des comparaisons de règles de résidence des administrateurs. Elles aboutissent à quatre provinces — Ontario, Colombie-Britannique, Alberta, Québec — puis les traitent comme interchangeables, ce qu’elles sont effectivement sur ce seul critère, chacune ayant abrogé la règle ou ne l’ayant jamais eue. L’exigence ontarienne a été abrogée avec effet au 5 juillet 2021, ne laissant que des inaptitudes liées à l’âge, à la capacité, à la qualité de personne physique et à la faillite. [1] L’Alberta a fait de même, et sa propre documentation réduit tout le test à « Directors must be adults ». [4] [15] La Colombie-Britannique n’en a jamais imposé. [2] Le Québec admet « toute personne physique » comme administrateur sous la seule réserve de la capacité, et permet un conseil d’une seule personne. [5]
La constitution fédérale est l’exception, et c’est pourquoi ces quatre provinces reviennent toujours ensemble. La Loi canadienne sur les sociétés par actions exige qu’« au moins vingt-cinq pour cent des administrateurs soient des résidents canadiens » et, « si la société compte moins de quatre administrateurs, au moins un de ceux-ci doit être un résident canadien ». [8] Un fondateur qui n’a personne au Canada prêt à siéger au conseil est exclu de la voie fédérale et renvoyé vers l’une de ces quatre provinces. La comparaison fédéral ou provincial traite cette décision au complet.
La ligne de la résidence est donc un filtre, non une comparaison : une fois les quatre provinces retenues, elle n’a plus rien à dire et le fondateur doit encore choisir. Ce qui les sépare relève d’un autre ensemble de questions — quelle présence la province exige à l’intérieur de ses frontières, qui a le droit d’appuyer sur le bouton d’un dépôt, si le nom du propriétaire devient public, ce que l’État facture pour créer et pour maintenir, et si la province offre aujourd’hui une voie vers une vie au Canada. Sur celles-là, les quatre ne sont pas proches.
La matrice maîtresse
Chaque cellule est citée d’une source officielle consultée à la date de vérification, ou signalée comme non publiée. Les tarifs sont des tarifs gouvernementaux en dollars canadiens et excluent les honoraires professionnels et les frais d’agent, sauf lorsque la source elle-même intègre les frais d’agent au prix.
| Ligne | Ontario | Colombie-Britannique | Alberta | Québec |
|---|---|---|---|---|
| Résidence des administrateurs, et la loi | Aucune. Le par. 118(3) LSA porte « Abrogé : 2020, chap. 34, annexe 1, art. 5 », en vigueur le 5 juillet 2021 [1] | Aucune. La liste d’inaptitudes de l’art. 124 ne comporte aucun critère de résidence ni de citoyenneté ; l’art. 120 exige un administrateur pour une société privée [2] | Aucune. Le par. 105(3) ABCA porte « Repealed 2020 c25 s1 » [4] | Aucune. L’art. 108 LSAQ admet « toute personne physique » sous la seule réserve de la capacité ; l’art. 106 permet un conseil d’un membre [5] |
| Siège, livres, agent de service | Siège en Ontario à l’adresse indiquée aux statuts ; livres au siège ou en un autre lieu en Ontario désigné par les administrateurs ; aucun agent de service exigé d’une société LSA [1] | Deux bureaux, siège et bureau des livres, chacun avec une adresse de livraison « for a location in British Columbia that is accessible to the public between 9 a.m. and 4 p.m. on business days » ; « must not be a post office box » [13] | Siège physique en Alberta en tout temps, accessible au public durant les heures d’affaires, jamais une case postale désignée, et un agent de service qui « is a resident Albertan » — citoyen canadien ou résident permanent résidant ordinairement en Alberta [4] | « Le siège de la société doit être situé en permanence au Québec », les livres de l’art. 31 y étant conservés ; aucun fondé de pouvoir exigé d’une société constituée au Québec [5] |
| Un non-résident peut-il y satisfaire seul ? | Non — mais seule une adresse est requise | Non — il faut une adresse en C.-B. desservie au public pendant les heures d’affaires, et deux fois | Non, et de façon unique — il faut une personne consentante détenant un statut canadien et vivant en Alberta | Non — mais seule une adresse est requise : un siège au Québec, pas une personne au Québec |
| Qui peut déposer, et à distance ? | Le fondateur, directement au Registre des entreprises de l’Ontario. L’autorité repose sur une clé d’entreprise à neuf chiffres délivrée à l’adresse courriel officielle de la société ou par la poste au siège [9] | Le fondateur, directement : « Apply using Corporate Online ». Une completing party nommée examine les statuts et la convention signés en original, puis remet les originaux au bureau des livres [11] [13] | Pas le fondateur. Les dépôts passent par « a registry agent or authorized Alberta service provider », avec le rapport NUANS, « valid identification and the fee » [15] | En ligne, cible de deux jours ouvrables pour des statuts de constitution. Chaque administrateur fournit une pièce d’identité gouvernementale indiquant nom et date de naissance [19] [21] |
| Règles de dénomination | Rapport de recherche de nom à tendance ontarienne pour une société nommée, aucun pour une société numérotée. Le ministère ne le vend pas et n’en publie aucun prix — voir le guide Ontario | Name Request à 30 $ standard, « about 7 to 14 days » ; 100 $ en priorité, 1 à 2 jours ouvrables ; une société numérotée n’exige aucune approbation [11] | Rapport NUANS sauf société numérotée. Il n’est pas un produit gouvernemental et ne figure nulle part au catalogue qui énumère tous les tarifs du registre corporatif : aucun prix officiel n’existe [15] [16] | Le nom doit être en français — un nom français est une condition de la personnalité juridique, et une version non française ne peut l’accompagner que si le français figure au moins aussi en évidence. Réservation 27 $, facultative [7] [18] |
| Tarif gouvernemental de constitution | 300 $, norme de service « immédiat » en ligne [10] | 350 $, plus 30 $ d’approbation de nom ; 1 000 $ pour une unlimited liability company [12] | 291,75 $ de tarif gouvernemental, plus des frais de service d’agent non plafonnés — le catalogue classe les produits corporatifs sous « Uncapped Products (service charge is market dependent) » [16] | 397 $ au régulier, 595,50 $ en priorité ; la déclaration initiale produite dans les 60 jours est gratuite [18] |
| Tarif gouvernemental annuel de maintien | 0 $. La déclaration annuelle sous la Loi sur les renseignements exigés des personnes morales ne comporte aucun tarif prévu par la loi [10] | 43,39 $ pour le rapport annuel [12] | 53,05 $ pour le rapport annuel, plus les frais de service de l’agent sur le dépôt [16] | 106 $ de droit annuel d’immatriculation pour une société ; la déclaration de mise à jour annuelle est gratuite si elle est produite à temps [18] |
| Registre de transparence, et est-il public ? | Registre interne des particuliers ayant un contrôle important, conservé avec les livres, non déposé et non public ; communiqué sur demande à la police, au fisc et aux organismes énumérés [1] | Registre conservé « in each company's own records office » ; « There is no requirement to send the transparency register anywhere » ; consultation limitée aux administrateurs, à la police, au fisc et aux organismes nommés [14] | Aucun registre. L’ABCA n’impose aucun registre de propriété effective ni aucune déclaration de transparence ; le seul registre de propriété exigé est celui des valeurs mobilières du par. 21(1), qui n’est pas déposé [4] | Déclaré et public. Les bénéficiaires ultimes sont déclarés au Registraire ; nom, condition satisfaite et pourcentage sont consultables publiquement, et l’adresse domiciliaire est publique à défaut d’adresse professionnelle valide [6] [20] |
| Régime et taux de taxe de vente | TVH 13 %, une taxe, une inscription [27] | TPS 5 % plus une TVP distincte à « 7 % » sur le prix d’achat ou de location des biens et services, avec exceptions — une deuxième inscription et une deuxième déclaration [27] [28] | TPS 5 % seulement. Aucune taxe de vente provinciale [27] | TPS 5 % plus TVQ 9,975 %, soit 14,975 % combinés, les deux administrées par Revenu Québec [29] |
| Taux d’impôt : général / petites entreprises / plafond | 11,5 % général ; taux des petites entreprises de 2,2 % depuis le 1er juillet 2026, contre 3,2 % auparavant ; plafond de 500 000 $, réduit entre 10 M$ et 50 M$ de capital imposable [23] | 12,0 % général, 2,0 % petites entreprises, plafond de 500 000 $ [24] | 8 % général, 2 % petites entreprises, plafond de 500 000 $ — les taux provinciaux publiés les plus bas. L’Alberta perçoit aussi son propre impôt, par une déclaration AT1 distincte [25] | 11,5 % général ; le taux minimal des petites entreprises passe de 3,2 % à 2,2 % pour les années d’imposition commençant après le 29 avril 2026, sous réserve d’un test de 5 500 heures rémunérées qui décroît linéairement jusqu’à zéro à 5 000 heures [26] |
| Coût pour y enregistrer une société fédérale | 0 $ pour la déclaration initiale dans les 60 jours, et aucun agent de service [22] | 350 $ de base dans les deux mois, plus un fondé de pouvoir résidant en C.-B. [3] | 291,75 $ plus les frais d’agent non plafonnés, dans les 30 jours, plus un agent de service albertain [4] | 397 $ dans les 60 jours, plus un fondé de pouvoir résidant au Québec à défaut de domicile ou d’établissement québécois [6] |
| Immigration d’affaires, 6 septembre 2026 | Fermée — tous les volets sauf le volet des priorités relatives à la main-d’œuvre, piloté par l’employeur et sans voie entrepreneuriale ni d’investisseur [31] | Ouverte. Base, Regional et, pour les sociétés étrangères, Strategic Projects ; inscription 300 $, demande 3 500 $ ; bassin qualifié de six mois [32] | Ouverte mais rationnée. Trois volets entrepreneuriaux acceptant des déclarations d’intérêt ; allocation 2026 de 60, dont 33 délivrées, 27 restantes, 217 demandes en traitement, aucun délai publié [33] | Ouverte, avec une barrière linguistique. Trois volets, aucun plafond de demandes, français oral de niveau 7 exigé [34] |
| Obligations linguistiques | Aucune | Aucune | Aucune | Nom en français ; déclaration de la capacité de fonctionner en français au Registraire de 5 à 24 employés, en vigueur depuis le 1er juin 2025 ; inscription en francisation auprès de l’OQLF à 25 ou plus [7] [19] |
Quatre remarques appartiennent sous le tableau plutôt que dedans, parce qu’elles valent dans les quatre provinces. Le taux des petites entreprises n’atteint nulle part une société contrôlée de l’étranger : chaque taux provincial n’est offert qu’à une société privée sous contrôle canadien, et les conditions de l’ARC comprennent le fait de ne pas être contrôlée, directement ou indirectement, par des personnes non résidentes. [30] Le visa fédéral pour démarrage d’entreprise n’est pas un recours : la page d’IRCC porte la mention « en pause », indique que le programme a été mis en pause le 30 juin 2026 et qu’il est fermé à toute autre demande, et précise que le permis de travail associé n’accepte plus de nouveaux demandeurs depuis le 19 décembre 2025 — et il n’a jamais visé le Québec, étant défini comme ciblant les entreprises au Canada hors Québec. [35] Le volet bancaire n’est vérifié pour aucune des quatre : aucune source consultée ici n’engage une banque à ouvrir un compte pour une société détenue par un non-résident. Enfin, le tableau ne classe pas les provinces, ses lignes pointant dans des directions opposées : l’Alberta gagne sur le taux d’imposition et perd sur l’accès au dépôt et la présence locale, l’Ontario gagne sur le coût de maintien et perd sur l’immigration, le Québec perd sur la confidentialité et gagne en étant la seule province où une adresse montréalaise est licite pour le siège légal. Là où une cellule ne porte aucun chiffre, aucun gouvernement n’en publie.
L’empreinte locale : la ligne qui sépare vraiment les quatre
Réduisez les quatre provinces à ce que chacune exige d’exister à l’intérieur de ses frontières, et un classement net apparaît.
L’Ontario et le Québec exigent une adresse. Le siège ontarien doit se trouver en Ontario à l’adresse indiquée aux statuts, les livres y étant conservés ou en un autre lieu en Ontario désigné par les administrateurs. [1] La règle québécoise est plus nette encore : « Le siège de la société doit être situé en permanence au Québec », les livres y étant conservés. [5] Ni l’une ni l’autre n’exige la présence d’une personne en particulier : un fondateur à l’étranger contracte une adresse provinciale conforme, la déclare, et l’exigence est satisfaite.
La Colombie-Britannique exige deux adresses, et les deux doivent être desservies. La condition citée dans la matrice — un lieu en Colombie-Britannique « accessible to the public between 9 a.m. and 4 p.m. on business days », jamais une case postale, pour le siège et de nouveau pour le bureau des livres — n’est pas une spécification de boîte aux lettres. [13] Elle décrit un endroit où une personne peut être trouvée pendant les heures d’affaires pour accepter la signification et permettre la consultation des livres, ce qui explique que les constitutions britanno-colombiennes de non-résidents passent par un cabinet d’avocats ou de comptables — un mandat professionnel à honoraires récurrents, non un abonnement d’adresse.
L’Alberta exige une personne, et cette personne doit détenir un statut canadien. Le par. 20.1(1) ABCA tient en une phrase : « A corporation shall appoint an agent for service who is a resident Albertan », et le par. 1(cc.1) définit cette qualité comme celle d’un citoyen canadien ou d’un résident permanent, dans les deux cas résidant ordinairement en Alberta. [4] L’Alberta décrit le rôle en langage courant : un agent de service « is an individual located in Alberta who can accept notices and documents in person or by mail on behalf of the corporation. The agent for service does not need to be a lawyer. » [15] Le siège doit par ailleurs être un lieu physique albertain, accessible au public durant les heures normales d’affaires, et une case postale désignée ne peut servir ni de siège ni de bureau des livres. [4]
La conséquence est la conclusion la plus tranchée de cette page. Un fondateur qui n’a personne au Canada peut satisfaire l’Ontario ou le Québec par contrat et la Colombie-Britannique par un mandat professionnel, mais ne peut pas satisfaire l’Alberta du tout sans un citoyen ou un résident permanent qui y vit réellement et consent à être nommé. L’Alberta a les taux les plus bas des quatre et la plus haute barrière de présence humaine, et ces deux faits sont d’ordinaire rapportés séparément.
Les deux provinces de l’Ouest ajoutent un risque postal. L’Alberta poste au siège les rappels de rapport annuel et les avis de l’art. 213 qui précèdent la dissolution. [4] La Colombie-Britannique envoie à l’adresse postale du siège le rappel de rapport annuel et « any notice of dissolution … should the company fail to file its annual reports for two consecutive years ». [13] Une adresse étrangère périmée dans l’une ou l’autre est un moyen de perdre la société sans voir l’avertissement.
L’accès au dépôt : qui a le droit d’appuyer sur le bouton
Les quatre diffèrent davantage sur ce point que sur tout autre sauf l’immigration, et un fondateur qui prépare une constitution à distance devrait le lire en premier.
L’Ontario est direct et verrouillé par une clé. Le fondateur dépose lui-même au Registre des entreprises de l’Ontario, avec une norme de service « immédiat » en ligne. [10] Mais l’autorité de transiger ne découle pas de la propriété de la société : chaque entité possède une clé d’entreprise à neuf chiffres, délivrée gratuitement à son adresse courriel officielle ou par la poste au siège, et quiconque la détient peut déposer. [9] Cela coupe des deux côtés pour un fondateur à l’étranger : aucun intermédiaire n’est structurellement requis, et l’adresse courriel officielle devient un actif critique, puisque la clé n’est réémise qu’à celle-là.
La Colombie-Britannique est directe, avec une obligation papier. On dit aux fondateurs d’« Apply using Corporate Online », et la société est constituée à la date et à l’heure du dépôt, de sorte que l’attente se situe dans le Name Request. [11] Mais les statuts et la convention de constitution sont signés et conservés plutôt que déposés, et une completing party nommée les examine pour vérifier les signatures originales avant le dépôt, puis remet les originaux au bureau des livres. [13] Quelqu’un manipule des originaux papier en Colombie-Britannique : de la logistique plutôt qu’un obstacle juridique, mais pas une opération purement électronique.
L’Alberta est la seule des quatre où le fondateur ne peut pas déposer. Chaque dépôt passe par « a registry agent or authorized Alberta service provider », présenté avec le rapport NUANS, « valid identification and the fee » ; il n’existe aucun canal gouvernemental grand public. [15] Un agent doit donc être retenu avant quoi que ce soit, et sa rémunération n’est pas réglementée : le catalogue de septembre 2026 classe les produits corporatifs sous « Uncapped Products (service charge is market dependent) ». [16] Le coût total d’une constitution albertaine est donc inconnaissable à partir des sources officielles : 291,75 $ est la part de l’État, une entreprise privée chiffre le reste. Demandez à un agent sa rémunération sur la constitution et sur chaque avis de changement au tarif gouvernemental de 0,00 $, car ceux-là attirent quand même des frais de service.
Le Québec est direct, rapide, et demande des pièces d’identité. Le Registraire publie une cible de deux jours ouvrables pour des statuts de constitution, un en traitement prioritaire. [19] L’exigence distinctive est documentaire : une copie d’une pièce d’identité gouvernementale indiquant prénom, nom et date de naissance est requise pour chaque administrateur — un passeport convient — et l’obligation ne vise que les administrateurs, expressément pas les bénéficiaires ultimes, les actionnaires ou les associés. La copie est détruite après le dépôt, et son omission entraîne un refus. [21] Ayez les numérisations de passeport prêtes avant de commencer.
Classement sur ce qu’un fondateur à l’étranger peut accomplir sans mandater personne au Canada : l’Ontario et le Québec d’abord, la Colombie-Britannique ensuite, l’Alberta loin derrière.
Transparence : votre nom devient-il consultable ?
Pour beaucoup de fondateurs non résidents, c’est la ligne qui change la réponse, et les quatre occupent trois positions réellement distinctes.
Le Québec publie. Les bénéficiaires ultimes sont déclarés au Registraire selon un test disjonctif — 25 % des droits de vote ou 25 % de la juste valeur marchande, plus les cas de contrôle de fait, de commandité et de fiduciaire. [6] Ce qui atteint le registre public est le nom, la condition satisfaite et le pourcentage ; l’adresse domiciliaire d’une personne physique devient publique à défaut d’adresse professionnelle valide déclarée, et une case postale ne peut en tenir lieu. [20] Un fondateur qui compte sur la confidentialité de la propriété devrait l’apprendre avant le dépôt, pas après.
L’Ontario et la Colombie-Britannique tiennent un registre, et le gardent sur place. Celui de l’Ontario est conservé avec les livres, n’est déposé auprès de personne et n’est pas public ; il est communiqué sur demande à la police, au fisc et aux organismes énumérés, et doit être révisé au moins une fois par exercice, les changements étant consignés dans les 15 jours. [1] Celui de la Colombie-Britannique a la même forme, énoncée avec une clarté inhabituelle : le registre est gardé « in each company's own records office », et « There is no requirement to send the transparency register anywhere. » [14] Un registre tenu par le registraire, avec recherche publique limitée, est légiféré mais n’entre en vigueur que par règlement, et ne l’était pas à la date de vérification ; le guide Colombie-Britannique porte cette conclusion et sa citation.
L’Alberta n’a rien. L’ABCA n’impose aucun registre de propriété effective ni aucune déclaration de transparence ; le seul registre de propriété exigé est celui des valeurs mobilières du par. 21(1), qui n’est déposé auprès de personne, et la seule divulgation qui atteint le registraire — sur le rapport annuel — recense les actionnaires inscrits plutôt que les propriétaires effectifs. [4] Le guide Alberta note qu’une modification sur la propriété effective demeure au stade de la consultation, ce qui fait de cette affirmation la plus périssable de la page.
Deux mises en garde. La confidentialité provinciale n’est pas la confidentialité fédérale : une société fédérale dépose auprès de Corporations Canada les renseignements sur les particuliers ayant un contrôle important, dont une partie est publiée. Et rien de tout cela ne touche une banque — les institutions assujetties au CANAFE mènent leur propre analyse de propriété effective, quoi qu’un registre publie, de sorte que la confidentialité d’un registre n’achète rien au comptoir d’ouverture de compte. Voir la situation de la société fédérale.
Fiscalité : le taux des petites entreprises est un mirage pour une société sous contrôle étranger
La comparaison provinciale la plus répandue est une comparaison des taux des petites entreprises. Pour un fondateur non résident, elle est presque sans objet, et la raison tient à une seule condition de l’ARC : chacun des quatre taux n’est offert qu’à une société privée sous contrôle canadien, et les conditions de l’ARC comprennent le fait de ne pas être contrôlée, directement ou indirectement, par une ou plusieurs personnes non résidentes. [30] Une société contrôlée de l’étranger paie donc le taux général de chaque province dès son premier dollar de revenu d’entreprise exploitée activement. Cela rebrasse complètement le classement :
| Province | Taux des petites entreprises accessible à une SPCC sous contrôle canadien | Taux général payé par une société sous contrôle étranger |
|---|---|---|
| Alberta | 2 % [25] | 8 % [25] |
| Ontario | 2,2 % depuis le 1er juillet 2026, contre 3,2 % auparavant [23] | 11,5 % [23] |
| Québec | minimum de 3,2 %, ramené à 2,2 % pour les années commençant après le 29 avril 2026, sous réserve du test de 5 500 heures [26] | 11,5 % [26] |
| Colombie-Britannique | 2,0 % [24] | 12,0 % [24] |
Dans la colonne qui s’applique à une société sous contrôle étranger, l’écart entre la meilleure et la pire est de quatre points de pourcentage et l’avantage albertain est réel ; dans celle qui ne s’applique pas, les quatre tiennent dans 1,2 point. Deux sont par ailleurs en transition, ce qui montre pourquoi un taux doit être lu chez le gouvernement qui le fixe : le bulletin québécois, daté du 29 avril 2026, déplace son taux minimal pour les années d’imposition commençant après cette date, de sorte qu’une société québécoise à exercice civil voit 3,2 % pour 2026 et 2,2 % à partir de 2027.
Le Québec ajoute une barrière que les autres n’ont pas, même pour une SPCC : la déduction pour petite entreprise passe par un test d’heures rémunérées, plein à 5 500 heures et décroissant linéairement jusqu’à zéro à 5 000, qu’un fondateur solo sans masse salariale québécoise n’atteint pas. [26]
La ligne de la taxe de vente joue dans l’autre sens pour un vendeur en ligne. L’Ontario est une seule taxe à 13 % ; l’Alberta est 5 % de TPS et rien d’autre ; la Colombie-Britannique ajoute une TVP de 7 % administrée séparément, donc une deuxième inscription et une deuxième déclaration ; le Québec est 5 % de TPS plus 9,975 % de TVQ, soit 14,975 %, les deux administrées par Revenu Québec. [27] [28] [29] L’écart administratif compte davantage que l’écart de taux, la taxe de vente étant perçue des clients plutôt que payée à même le profit. La comparaison des régimes de taxe de vente expose les seuils et les règles applicables aux non-résidents.
Les noms, et la seule règle linguistique qui n’existe que dans une des quatre
Trois des quatre provinces traitent la dénomination comme une question de confusion au registre, et seule la Colombie-Britannique publie à la fois un tarif et une norme de service. L’Ontario et l’Alberta exigent tous deux un rapport de recherche de nom pour une société nommée et n’en publient aucun prix, le rapport y étant vendu par des maisons de recherche privées et non par l’État. [15] [16] Pour un fondateur à l’étranger pressé par une date, la voie de la société numérotée retire le nom du chemin critique dans les quatre. [11]
Le Québec en fait plutôt une question constitutionnelle. Un nom français est une condition de la personnalité juridique, et une version non française ne peut l’accompagner que si le français figure au moins aussi en évidence. [7] Les obligations ne s’arrêtent pas au nom : une entreprise de 5 à 24 employés déclare au Registraire sa capacité de fonctionner en français, lors de l’immatriculation ou de la déclaration initiale, obligation en vigueur depuis le 1er juin 2025, et l’inscription en francisation auprès de l’Office québécois de la langue française arrive à 25 employés ou plus. [19] [7] Ce n’est pas une raison d’éviter le Québec. C’est une raison de savoir, avant de déposer, qu’un nom de marque déjà rattaché à un domaine peut ne pas survivre à la Charte sous la forme voulue, et que les seuils d’effectif québécois arrivent plus tôt que la plupart des fondateurs ne l’imaginent. Le guide Québec traite les deux.
Enregistrer une société fédérale dans chacune des quatre
Un fondateur qui se constitue au fédéral doit tout de même s’enregistrer dans chaque province où la société exerce des activités ; Corporations Canada le dit directement et prévient que chaque autorité définit et administre l’enregistrement différemment. [17] La voie fédérale n’échappe pas à ces quatre provinces — elle ajoute une couche par-dessus l’une d’elles, et le coût de cette couche varie d’un ordre de grandeur.
L’Ontario est gratuit : une société d’une autre autorité canadienne produit une déclaration initiale sous la Loi sur les renseignements exigés des personnes morales dans les 60 jours, sans tarif prévu par la loi. L’Ontario ne délivre de permis qu’aux sociétés constituées hors du Canada, de sorte qu’une société fédérale n’attire ni permis ni agent de service ontarien. [22] L’Alberta facture 291,75 $ plus les frais d’agent non plafonnés, avant ou dans les 30 jours, et exige quand même un agent de service albertain. [4] [16] La Colombie-Britannique facture 350 $ de base dans les deux mois et exige un fondé de pouvoir résidant en Colombie-Britannique ; le par. 376(2) BCBCA dispense une société fédérale de l’étape de réservation du nom, de sorte que les 30 $ additionnels figurant à la page des tarifs ne devraient pas s’appliquer — faites confirmer quelles composantes sont facturées. [3] [12] Le Québec facture 397 $ dans les 60 jours du début des activités et exige un fondé de pouvoir résidant au Québec lorsque l’entreprise n’y a ni domicile, ni adresse d’affaires, ni établissement — exigence qui s’applique même si une adresse de signification a été déclarée. [6]
Un motif s’en dégage : passer au fédéral ne libère pas un non-résident du problème de présence locale dans trois des quatre provinces. L’Alberta veut toujours un agent albertain, la Colombie-Britannique un fondé de pouvoir y résidant, le Québec un fondé de pouvoir y résidant à moins que l’entreprise n’y ait un établissement. Seule l’Ontario admet une société d’une autre autorité canadienne sans nomination — une asymétrie invisible dans les comparaisons qui présentent la constitution fédérale comme un contournement des règles provinciales.
Immigration d’affaires au 6 septembre 2026
Cette ligne est celle qui a changé le plus récemment et celle où les conseils périmés font le plus de dégâts. Deux cadrages : posséder une société canadienne ne confère aucun statut d’immigration dans aucune des quatre, et l’immigration ne devrait jamais bloquer un dépôt corporatif — un fondateur peut détenir une société dans les quatre pendant qu’une demande chemine séparément, ou sans jamais en présenter.
L’Ontario est fermé. La page du programme provincial l’énonce : « The new Ontario Workforce Priority stream has now launched, and all other streams are now closed. » Le seul volet ouvert est piloté par l’employeur — un travailleur étranger avec une offre d’emploi admissible, ou un médecin autonome — sans voie entrepreneuriale ni d’investisseur. [31] Une catégorie entrepreneuriale subsiste dans le règlement ontarien, ce qui explique que de vieux guides la décrivent encore, mais un règlement n’est pas une prise de demandes, et le guide Ontario note qu’aucun critère ni date de lancement n’a été publié pour un remplacement.
La Colombie-Britannique est ouverte, avec un bassin. WelcomeBC publie trois voies d’affaires — Base, Regional et Strategic Projects pour les sociétés étrangères qui établissent des activités dans la province. L’inscription coûte 300 $ et la demande 3 500 $, et une inscription qualifiée « will be placed in a qualified pool where it will remain active for up to six months, or until you receive an invitation to apply ». La province publie aussi ce qu’elle ne considérera pas : gîtes touristiques, fermes d’agrément et entreprises à domicile, courtage immobilier et d’assurance, et négoce de marchandises comme l’import-export « unless value add is demonstrated ». [32] Les seuils d’avoir net, d’investissement et de création d’emplois par volet figurent au guide non-résident de la Colombie-Britannique.
L’Alberta est ouverte mais rationnée, et publie sa capacité. Trois volets entrepreneuriaux acceptaient des déclarations d’intérêt à la date de vérification. L’allocation entrepreneuriale 2026 est de 60, dont 33 nominations délivrées, 27 restantes et 217 demandes en traitement, et l’Alberta refuse de publier un délai. [33] Lisez ces quatre chiffres ensemble avant de traiter « ouvert » comme « disponible ». Le guide non-résident de l’Alberta expose les seuils de chaque volet et la règle, commune à tous, qui interdit la gestion à distance et exige la résidence en Alberta.
Le Québec est ouvert, sans plafond, et conditionné par la langue. Le Québec mène sa propre sélection plutôt qu’un programme de candidats : le Programme des entrepreneurs compte trois volets, les demandes sont reçues en tout temps sans maximum, et chaque volet exige le français oral de niveau 7 ou plus sur l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français — une barrière sans équivalent dans les trois autres. [34] Une réception ouverte n’est pas une file courte ; le guide non-résident du Québec couvre les conditions financières et le séquencement.
En clair : au 6 septembre 2026, un fondateur qui choisit une province pour des motifs d’immigration a trois options vivantes parmi les quatre — Colombie-Britannique, Alberta et Québec — et l’Ontario n’en fait pas partie, le visa fédéral pour démarrage d’entreprise étant lui aussi en pause derrière. [35] Vérifiez la page de chaque programme avant d’engager des fonds et consultez un praticien de l’immigration autorisé. Cette page est de la recherche, non un avis en immigration.
Profils de fondateurs et ce que chacun devrait faire
La matrice répond à une question différente selon le type de fondateur. Ce sont des choix par défaut, et la quatrième colonne indique ce qui les renverserait.
| Profil | Choix par défaut | Pourquoi | Ce qui changerait la réponse |
|---|---|---|---|
| Fondateur solo qui vend en ligne, sans personnel canadien, sans projet de déménager | Ontario | Le moins cher à créer à 300 $ et gratuit à maintenir ; une seule taxe à 13 % plutôt que deux inscriptions ; le fondateur dépose lui-même avec la clé d’entreprise ; seule une adresse est exigée dans la province [10] [1] | Une véritable attache albertaine, qui échangerait un tarif de 291,75 $, des frais d’agent non plafonnés et un agent résident albertain contre 3,5 points de taux général |
| Société mère étrangère qui ouvre une filiale canadienne | Décider selon l’empreinte, puis prendre la province des opérations | Le contrôle étranger retire le statut de SPCC dans les quatre, donc le taux des petites entreprises ne fait pas partie de la décision ; reste où le personnel, les locaux et les clients se trouveront [30] | Une empreinte britanno-colombienne, pour laquelle la voie Strategic Projects est conçue [32] ; ou l’immatriculation de la société mère elle-même, que le Québec admet comme la même personne morale mais seulement avec un fondé de pouvoir y résidant [6] |
| Fondateur qui compte immigrer et exploiter l’entreprise en personne | Colombie-Britannique, Alberta ou Québec — jamais l’Ontario | La voie entrepreneuriale ontarienne est fermée et le visa pour démarrage d’entreprise en pause : une constitution ontarienne n’achète aucune voie d’immigration aujourd’hui [31] [35] | Le français de niveau 7 tranche à lui seul pour ou contre le Québec [34] ; l’allocation albertaine de 60 contre 217 demandes en traitement peut faire du bassin britanno-colombien la file la plus rapide [33] |
| Fondateur qui a besoin d’un seul nom utilisable partout au Canada | Constitution fédérale, puis enregistrements provinciaux | L’approbation provinciale ne tranche la confusion qu’au registre de cette province ; une dénomination fédérale en mots donne un droit d’usage national — mais le conseil fédéral exige un résident canadien [8] | N’avoir personne au Canada prêt à être administrateur, ce qui ferme la voie fédérale et ramène la réponse à ces quatre provinces |
Quand le fédéral bat les quatre
Trois situations, et trois seulement. Quand la société a besoin d’un nom unique utilisable à l’échelle nationale, l’approbation provinciale ne portant pas au-delà de cette province. Quand elle exercera dès le départ dans trois provinces ou plus, les enregistrements extraprovinciaux étant de toute façon inévitables. Et quand le fondateur veut que l’autorité d’origine soit indépendante du lieu du bureau. Dans les trois cas, le conseil fédéral exige quand même au moins un résident canadien sur un conseil de moins de quatre membres [8] : pour un fondateur qui n’a personne, le fédéral n’est pas une option. La comparaison fédéral ou provincial porte l’arithmétique complète.
Coût gouvernemental sur trois ans pour un profil chiffré
Tout est tenu constant : un seul non-résident, actionnaire et administrateur unique, constituant une société nommée dans une province, sans employés, sans deuxième province, maintenue trois ans. Seuls les tarifs gouvernementaux sont comptés ; les honoraires professionnels et les frais de siège, d’agent de service et d’agent de registre sont exclus, aucun gouvernement ne les publiant.
| Poste | Ontario | Colombie-Britannique | Alberta | Québec |
|---|---|---|---|---|
| Créer la société | 300 $ [10] | 350 $ [12] | 291,75 $ [16] | 397 $ [18] |
| Étape du nom | Rapport de recherche exigé ; aucun prix officiel | 30 $ d’approbation de nom [11] | Rapport NUANS exigé ; aucun prix officiel [16] | 0 $ ; réservation facultative à 27 $ [18] |
| Dépôt annuel, trois ans | 0 $ × 3 = 0 $ [10] | 43,39 $ × 3 = 130,17 $ [12] | 53,05 $ × 3 = 159,15 $ [16] | 106 $ × 3 = 318 $ [18] |
| Total gouvernemental sur trois ans | 300 $ plus un rapport de recherche non tarifé | 510,17 $ | 450,90 $ plus un rapport NUANS non tarifé et quatre frais d’agent non plafonnés | 715 $ |
| Postes non tarifés qui seront payés de toute façon | Entente de siège et de livres en Ontario | Deux bureaux desservis en C.-B., généralement un mandat professionnel | Un agent de registre sur la constitution et sur chaque rapport annuel ; l’agent de service résident albertain | Entente de siège au Québec |
L’Ontario est la moins chère des quatre sur les tarifs gouvernementaux publiés, d’un facteur de plus de deux face au Québec. Mais la dernière ligne renverse le classement : le poste non tarifé de l’Ontario et du Québec est une adresse, celui de la Colombie-Britannique un mandat professionnel pour deux bureaux desservis, et celui de l’Alberta un agent de registre sur chaque dépôt à un tarif déterminé par le marché, plus une personne détenant un statut canadien. Les 450,90 $ albertains sont le chiffre le moins complet du tableau, et le seul qu’aucune source officielle ne permet de compléter.
Le corollaire : choisir sur les tarifs publiés favorise l’Ontario, et choisir sur le coût total de conformité pour un fondateur sans présence canadienne favorise l’Ontario ou le Québec. L’avantage fiscal albertain doit dépasser ces frais, et pour une société qui gagne moins que le plafond des petites entreprises — où une société sous contrôle étranger paie de toute façon 8 % plutôt que 2 % — il n’y parvient généralement pas.
L’angle québécois : un siège montréalais
Un fait ici est propre à l’emplacement de 2727 Coworking. Une adresse montréalaise peut légalement être le siège légal d’une société québécoise, la LSAQ n’exigeant que le siège soit situé en permanence au Québec avec les livres qui y sont conservés [5], et elle peut être le siège d’une société fédérale dont les statuts indiquent le Québec. C’est la totalité de l’affirmation, et c’est ce que 2727 vend.
Il s’ensuit, et cela compte davantage, qu’une adresse montréalaise n’est pas et ne peut pas devenir un siège ontarien, un siège ou un bureau des livres britanno-colombien, ni un siège albertain : l’Ontario exige le siège et les livres en Ontario [1], la Colombie-Britannique exige les deux bureaux à des lieux britanno-colombiens accessibles au public durant les heures d’affaires [13] et l’Alberta exige un lieu physique albertain plus un agent de service résident albertain [4]. Un fondateur qui inscrit une adresse montréalaise dans l’un de ces trois registres a déclaré ce que la loi ne permet pas, et le remède est de changer l’adresse, non d’en débattre.
Pour une société de l’Ontario, de la Colombie-Britannique ou de l’Alberta, une adresse montréalaise reste une adresse postale et de correspondance, et un espace de travail lorsque le forfait en comprend un. Elle n’est ni un siège, ni un bureau des livres, ni un agent de service, ni un établissement stable, ni la résidence de qui que ce soit.
Modes de défaillance
| Mode de défaillance | Pourquoi cela tourne mal | Correctif |
|---|---|---|
| Choisir l’Alberta pour le taux de 2 % comme société sous contrôle étranger | Le taux de 2 % exige le statut de SPCC, que le contrôle non résident écarte ; le taux applicable est 8 % [30] | Comparer les taux généraux, non ceux des petites entreprises, et faire valider la résidence de la société avant le dépôt |
| Choisir l’Alberta sans personne en Alberta | Le par. 20.1(1) ABCA exige un agent de service résident albertain, et la loi ne prévoit aucun contournement [4] | Identifier un résident albertain et obtenir son consentement avant de payer quoi que ce soit, ou choisir une autre province |
| Traiter un siège britanno-colombien comme une boîte aux lettres | Les deux bureaux exigent une adresse de livraison ouverte au public de 9 h à 16 h les jours ouvrables et ne peuvent être une case postale [13] | Mandater un cabinet britanno-colombien qui acceptera réellement la signification et conservera les livres, et budgéter des honoraires récurrents |
| Attendre la confidentialité de la propriété au Québec | Les bénéficiaires ultimes sont déclarés et consultables publiquement ; l’adresse domiciliaire est publique à défaut d’adresse professionnelle valide [20] | Décider avant le dépôt si une propriété publique est acceptable ; ne déclarer une adresse professionnelle que si elle existe vraiment |
| Se constituer en Ontario pour des motifs d’immigration | Tous les volets du POCI sauf celui piloté par l’employeur sont fermés, et le visa pour démarrage d’entreprise est en pause [31] [35] | Séparer la décision corporative de la décision d’immigration, et choisir la province dont la voie est réellement ouverte |
| Supposer que le fédéral évite le problème de présence locale | Une société fédérale a quand même besoin d’un agent albertain, d’un fondé de pouvoir britanno-colombien, ou d’un fondé de pouvoir québécois à défaut d’établissement [3] [4] [6] | Chiffrer la couche provinciale avant de choisir le fédéral, en notant que seule l’Ontario n’exige aucune nomination |
| Perdre la clé d’entreprise ontarienne ou laisser mourir le courriel officiel | L’autorité de déposer repose sur la clé, et celle-ci n’est réémise qu’à l’adresse courriel officielle ou au siège [9] | Utiliser une boîte contrôlée par la société qui survit à toute personne, et ranger la clé là où le comptable la trouvera |
Ce que 2727 peut et ne peut pas soutenir
2727 Coworking est à Griffintown, Montréal. Un service d’adresse d’affaires 2727 retenu peut fournir une adresse montréalaise, la gestion du courrier et un accès aux espaces selon les termes de son entente, et cette entente atteste la relation commerciale qu’elle décrit réellement.
Pour une société québécoise, et pour une société fédérale dont les statuts indiquent le Québec comme province de son siège, une adresse montréalaise peut légalement occuper le rôle de siège légal — sous réserve que le forfait permette cet usage et que les livres soient véritablement conservés là où la société le déclare. Pour une société de l’Ontario, de la Colombie-Britannique ou de l’Alberta, elle ne peut pas, ces provinces exigeant le siège à l’intérieur de leurs frontières et l’Alberta exigeant en outre un agent de service détenant un statut canadien et y vivant.
2727 ne certifie pas qu’une adresse constitue un siège valide, un bureau des livres, un agent de service, un fondé de pouvoir, un établissement stable, une adresse physique auprès de l’ARC ou une résidence personnelle. 2727 ne nomme pas de fondé de pouvoir québécois, n’agit pas comme agent albertain, ne réalise pas l’enregistrement extraprovincial, ne détermine ni la résidence de la société ni son statut de SPCC, et ne garantit la décision d’aucune banque ni d’aucun registre. Aucun registre, aucune banque et aucun organisme gouvernemental n’est présenté nulle part sur cette page comme acceptant un document de 2727.
Les fondateurs à l’étranger devraient commencer par le parcours fondateur hors du Canada et la recherche non-résidents, puis lire ouvrir un compte d’affaires depuis l’étranger avant de réserver un déplacement ; les fondateurs déjà au Canada relèvent du parcours fondateur au Canada. Le détail derrière chaque ligne se trouve dans les guides Ontario, Colombie-Britannique, Alberta et Québec, et le séquencement pour non-résidents dans les guides Ontario, Colombie-Britannique, Alberta et Québec. Le carrefour du dossier en fait l’index.
Méthode de recherche et limites
Cette page a été vérifiée le 6 septembre 2026. C’est une synthèse plutôt qu’une nouvelle campagne de recherche : chaque fait provient d’une source officielle consultée et consignée lors des recherches provinciales et de parcours de ce dépôt à la même date, et chaque affirmation est reliée à la ligne de preuve sœur d’où elle vient dans research/non-resident-province-comparison-source-pack.md et research/non-resident-province-comparison-evidence.md. Les sources se limitent aux niveaux un à cinq : lois et règlements sur les sites législatifs officiels, pages des quatre registres, ARC, Revenu Québec et ministères des Finances provinciaux, IRCC et programmes d’immigration provinciaux. Aucune page de cabinet d’avocats, de comptables ou de service de constitution n’a servi à appuyer une affirmation.
S’agissant d’une synthèse, les dossiers sœurs ont d’abord été comparés à la recherche de divergences. Sur les faits utilisés ici, ils concordent : les tarifs, les quatre positions sur la résidence des administrateurs, la date de mise en pause du visa pour démarrage d’entreprise et les transitions de taux des petites entreprises au Québec et en Ontario sont énoncés de façon identique dans la recherche provinciale et dans la comparaison fédéral ou provincial. Un conflit interne au corpus officiel est reporté plutôt que tranché : la page des tarifs britanno-colombienne montre une composante d’approbation de nom de 30 $ à côté de l’enregistrement de 350 $, alors que le par. 376(2) BCBCA dispense une société fédérale de l’étape de réservation du nom ; les deux sont énoncés et le lecteur est invité à confirmer les composantes facturées.
Plusieurs éléments sont absents parce qu’aucune source officielle ne les publie : un prix pour le rapport de recherche de nom ontarien ou albertain, ni l’un ni l’autre n’étant un produit gouvernemental ; des frais de service d’agent de registre albertain, ceux-ci étant non réglementés et non plafonnés sur les produits corporatifs ; tout délai de bout en bout entre la constitution et un compte bancaire fonctionnel ; et tout engagement bancaire d’ouvrir un compte pour une société détenue par un non-résident. Aucune source officielle n’affirme non plus qu’une personne hors du Canada peut détenir ou diriger une société canadienne sans statut d’immigration : le corpus est plus étroit et n’établit que l’absence, dans ces quatre provinces, de condition de résidence pour un administrateur ou un actionnaire, et le fait que les règles d’immigration régissent le travail au Canada plutôt que la propriété d’une société canadienne.
Sur les URL : la Colombie-Britannique et l’Alberta — BC Laws, BC Registries, alberta.ca, Service Alberta, WelcomeBC — ne publient qu’en anglais, de sorte que les références 2, 3, 4, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 24, 25, 28, 32 et 33 renvoient aux originaux anglais vérifiés, et les citations statutaires britanno-colombiennes et albertaines conservent les termes anglais de la loi. Les avis ministériels ontariens en format PDF n’ont été vérifiés qu’en anglais. Toutes les autres références renvoient à la version française officielle.
Rien ici n’a été mis à l’épreuve. Aucune constitution, réservation de nom, immatriculation extraprovinciale, ouverture de compte fiscal, demande d’immigration ni demande bancaire n’a été produite, de sorte que chaque délai cité est une cible de service publiée par un registre plutôt qu’un résultat observé. Les positions en immigration sont le contenu le plus périssable de la page et n’étaient vraies qu’à la date de vérification. Ceci est du matériel éducatif de planification, non un avis juridique, fiscal, comptable, d’immigration ou bancaire.
Foire aux questions
Dans laquelle des quatre provinces est-il le plus simple pour un non-résident de se constituer ?
L’Ontario et le Québec, sur les deux lignes qui comptent le plus pour une personne sans présence canadienne : l’exigence légale dans la province est une adresse plutôt qu’une personne, et le fondateur peut déposer directement. L’Ontario est aussi la moins chère, à 300 $ pour créer et 0 $ par an pour maintenir [10], tandis que le Québec est le plus rapide avec une cible de deux jours ouvrables [19].
L’une des quatre exige-t-elle un administrateur canadien ?
Non. L’Ontario et l’Alberta ont abrogé leur exigence, la Colombie-Britannique n’en a jamais eu, et l’article 108 québécois admet toute personne physique sous la seule réserve de la capacité [1] [4] [2] [5]. C’est la constitution fédérale qui en exige, avec au moins 25 % de résidents canadiens et au moins un sur un conseil de moins de quatre [8].
Pourquoi l’Alberta est-elle plus difficile que les autres si ses taux sont les plus bas ?
Parce que l’Alberta est la seule des quatre à exiger une personne plutôt qu’une adresse : le par. 20.1(1) ABCA impose un agent de service « resident Albertan », soit un citoyen canadien ou un résident permanent résidant ordinairement en Alberta [4]. C’est aussi la seule où le fondateur ne peut pas déposer : chaque dépôt corporatif passe par un agent de registre dont la rémunération n’est pas réglementée [15] [16].
Puis-je utiliser une boîte postale comme siège dans l’une des quatre ?
Non. L’Alberta interdit la case postale désignée comme siège ou bureau des livres et exige l’accessibilité au public durant les heures normales d’affaires [4]. La Colombie-Britannique énonce pour ses deux bureaux que l’adresse de livraison « must not be a post office box » et doit être ouverte au public de 9 h à 16 h les jours ouvrables [13]. L’Ontario exige le siège en Ontario à l’adresse des statuts et les livres en Ontario [1], et le Québec exige le siège en permanence au Québec avec les livres sur place [5].
Aurai-je le taux des petites entreprises comme propriétaire étranger ?
Non. Les quatre taux exigent le statut de société privée sous contrôle canadien, et les conditions de l’ARC comprennent le fait de ne pas être contrôlée directement ou indirectement par des personnes non résidentes [30]. Une société sous contrôle étranger paie le taux général : 8 % en Alberta, 11,5 % en Ontario et au Québec, 12,0 % en Colombie-Britannique [25] [23] [26] [24].
Mon nom d’entreprise doit-il être en français au Québec ?
Oui. La Charte de la langue française exige un nom d’entreprise en français et fait du nom français une condition de la personnalité juridique ; une version non française ne peut l’accompagner que si le français figure au moins aussi en évidence [7]. Aucune des trois autres provinces n’a de règle linguistique.
Si je me constitue au fédéral, dois-je quand même traiter avec ces quatre provinces ?
Oui, partout où la société exerce des activités, et le problème de présence locale ne disparaît pas. L’Alberta exige toujours un agent de service albertain, la Colombie-Britannique un fondé de pouvoir y résidant, et le Québec un fondé de pouvoir y résidant lorsque l’entreprise n’y a ni domicile ni établissement [4] [3] [6]. L’Ontario est l’exception : une société d’une autre autorité canadienne produit une déclaration initiale sans tarif prévu par la loi et ne nomme personne [22].
Laquelle des quatre choisir si je veux m’installer au Canada ?
Pas l’Ontario, à la date de vérification. L’Ontario indique que tous les volets sauf celui des priorités relatives à la main-d’œuvre, piloté par l’employeur, sont fermés, sans voie entrepreneuriale [31], et le visa fédéral pour démarrage d’entreprise a été mis en pause le 30 juin 2026 [35]. Les voies britanno-colombiennes sont ouvertes avec un bassin de six mois [32], celles de l’Alberta sont ouvertes mais plafonnées à 60 nominations pour 2026 contre 217 demandes en traitement [33], et celles du Québec sont sans plafond mais exigent le français oral de niveau 7 [34].
Combien coûte réellement une constitution albertaine ?
Aucune source officielle ne permet d’en faire le total. Le tarif gouvernemental albertain est de 291,75 $ et le rapport annuel de 53,05 $, mais chaque dépôt corporatif porte en plus des frais de service d’agent que le catalogue de septembre 2026 range sous « Uncapped Products (service charge is market dependent) », et le rapport NUANS n’est pas un produit gouvernemental et n’a aucun prix publié [16]. Obtenez un devis écrit couvrant la constitution, les rapports annuels et les avis de changement avant de comparer l’Alberta aux trois autres.
Une adresse montréalaise peut-elle être mon siège ?
Seulement pour une société québécoise, ou pour une société fédérale dont les statuts indiquent le Québec comme province de son siège, la LSAQ n’exigeant que le siège soit situé en permanence au Québec [5]. Elle ne peut être un siège ontarien, un siège ou un bureau des livres britanno-colombien, ni un siège albertain, chacune de ces provinces exigeant le bureau à l’intérieur de ses frontières [1] [13] [4]. Pour ces trois, elle demeure une adresse postale et de correspondance.
Références officielles
- Lois-en-ligne Ontario : Loi sur les sociétés par actions, L.R.O. 1990, chap. B.16
- BC Laws : Business Corporations Act, partie 5 — Administrateurs et dirigeants
- BC Laws : Business Corporations Act, partie 11 — Sociétés extraprovinciales
- Imprimeur du Roi de l’Alberta : Business Corporations Act, RSA 2000 c B-9
- LégisQuébec : Loi sur les sociétés par actions, RLRQ c. S-31.1
- LégisQuébec : Loi sur la publicité légale des entreprises, RLRQ c. P-44.1
- LégisQuébec : Charte de la langue française, RLRQ c. C-11
- Justice Canada : Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 105
- ServiceOntario : Registre des entreprises de l’Ontario
- ServiceOntario : coût et temps requis pour enregistrer, modifier ou rechercher un nom commercial, une personne morale ou un organisme sans but lucratif
- BC Registries : sociétés constituées
- BC Registries : formulaires, frais et trousses d’information
- BC Registries : instructions du formulaire 1, demande de constitution et avis de statuts
- Province de la Colombie-Britannique : registre de transparence
- Alberta : Incorporate an Alberta corporation
- Service Alberta and Red Tape Reduction : Registry agent product catalogue, septembre 2026
- Corporations Canada : enregistrer une corporation fédérale dans une province ou un territoire
- Registraire des entreprises : Tarifs et modalités de paiement (RE-101), 2026
- Québec : constituer une société par actions
- Québec : renseignements à déclarer sur les bénéficiaires ultimes
- Québec : pièces d’identité des administrateurs
- Ontario : avis — Loi sur les renseignements exigés des personnes morales — déclaration initiale et avis de modification, personnes morales extraprovinciales
- Ministère des Finances de l’Ontario : impôt sur le revenu des sociétés
- Ministère des Finances de la Colombie-Britannique : taux d’impôt sur le revenu des sociétés
- Alberta : Corporate income tax
- Ministère des Finances du Québec : Bulletin d’information 2026-3
- Agence du revenu du Canada : facturer et percevoir la TPS/TVH
- Province de la Colombie-Britannique : taxe de vente provinciale
- Revenu Québec : règles de base relatives à l’application de la TPS/TVH et de la TVQ
- Agence du revenu du Canada : genre de société
- Gouvernement de l’Ontario : Programme ontarien des candidats à l’immigration
- WelcomeBC : BC PNP pour les entrepreneurs et les entreprises
- Alberta : AAIP processing information
- Québec : Programme des entrepreneurs
- Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : Visa pour démarrage d’entreprise
