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Recherche comparative · vérifié le 7 septembre 2026

Ontario, Colombie-Britannique, Alberta ou Québec pour un fondateur non résident

Toutes les listes de provinces canadiennes ouvertes aux fondateurs non résidents nomment les mêmes quatre, puis s’arrêtent là. C’est précisément où la comparaison utile commence : la résidence des administrateurs est la seule ligne sur laquelle l’Ontario, la Colombie-Britannique, l’Alberta et le Québec s’accordent, et presque toutes les autres les séparent.

Réponse directe

Sur la règle que les fondateurs non résidents demandent en premier, les quatre provinces sont identiques : ni l’Ontario, ni la Colombie-Britannique, ni l’Alberta, ni le Québec n’impose d’exigence de résidence aux administrateurs, si bien qu’un conseil entièrement composé de personnes établies hors du Canada y est licite. Les véritables écarts sont ailleurs. L’Alberta est la seule des quatre à exiger une personne détenant un statut canadien — un agent de service « resident Albertan » — et la seule dont le fondateur ne peut pas déposer lui-même la constitution, tous les dépôts passant en personne par un agent de registre privé. La Colombie-Britannique exige deux adresses provinciales accessibles au public de 9 h à 16 h les jours ouvrables. Le Québec publie les bénéficiaires ultimes, impose un nom en français et réclame une pièce d’identité de chaque administrateur, alors que les trois autres gardent la propriété privée ou n’ont aucun registre. Et partout, le taux des petites entreprises passe par le statut de société privée sous contrôle canadien, qu’une société contrôlée de l’étranger n’a pas.

Pourquoi la comparaison habituelle est la mauvaise

Presque toutes les comparaisons publiées des provinces canadiennes pour fondateurs étrangers sont des comparaisons de règles de résidence des administrateurs. Elles aboutissent à quatre provinces — Ontario, Colombie-Britannique, Alberta et Québec — puis les traitent comme interchangeables, parce que sur ce seul critère elles le sont, chacune ayant supprimé la règle ou ne l’ayant jamais eue. L’exigence ontarienne a été abrogée avec effet au 5 juillet 2021, ne laissant que des inhabilités tenant à l’âge, à la capacité, à la qualité de personne physique et à la faillite. [1] Celle de l’Alberta a suivi le même chemin, et l’orientation officielle albertaine réduit tout le test à « Directors must be adults ». [4] [15] La Colombie-Britannique n’en a jamais imposé. [2] Le Québec admet « toute personne physique » comme administrateur sous la seule réserve de la capacité, et permet un conseil d’une seule personne. [5]

La constitution fédérale est l’exception, et c’est pourquoi ces quatre provinces reviennent toujours ensemble. La Loi canadienne sur les sociétés par actions exige qu’« au moins vingt-cinq pour cent des administrateurs soient des résidents canadiens. Toutefois, si une société compte moins de quatre administrateurs, au moins un d’entre eux doit être un résident canadien ». [8] Un fondateur qui n’a personne au Canada disposé à siéger au conseil est exclu de la voie fédérale et poussé vers l’une de ces quatre provinces. La comparaison fédéral / provincial traite cette décision au complet.

Deux notes de bas de page sur l’abrogation comptent, parce que les deux produisent une réponse fausse qui a l’air juste. La définition ontarienne de « resident Canadian » subsiste à l’article 1(1) de la loi, assortie d’une note portant qu’elle « est abrogée » à une date fixée par proclamation — adoptée en 2020 et, à la date de vérification, jamais proclamée. [1] Une définition qui n’a plus rien à définir n’est pas une exigence, mais le lecteur qui la trouve et s’arrête là conclura l’inverse. Les formulaires ontariens renforcent l’impression : les statuts recueillent « an indication if the director is resident Canadian », et le formulaire de la Loi sur les renseignements exigés des personnes morales demande le statut de résident canadien « if applicable ». [38] Une case dans un formulaire n’est pas une condition d’admissibilité. Et l’abrogation albertaine n’a touché que la Business Corporations Act : les coopératives albertaines conservent l’ancienne règle, et la page albertaine des avis de changement énonce que, pour une coopérative, « At least 25% of the board of directors must be resident Canadians ». [56] Choisissez le mauvais véhicule et la règle que vous croyiez avoir fuie est de retour.

La ligne de la résidence est donc un filtre, pas une comparaison : une fois qu’elle a sélectionné les quatre, elle n’a plus rien à dire, et le fondateur doit encore choisir. Ce qui les sépare, c’est un autre jeu de questions — quelle présence la province exige à l’intérieur de ses frontières, qui a le droit d’appuyer sur le bouton d’un dépôt, si une personne à l’étranger peut seulement obtenir les identifiants que le portail réclame, si le nom du propriétaire devient public, ce que le gouvernement facture pour créer et pour maintenir, ce qu’une société sous contrôle étranger paie réellement en impôt, et si la province offre une voie vers une installation au Canada. Sur ces lignes-là, les quatre ne sont pas proches.

Comment lire cette page : l’arbre de décision

Neuf questions tranchent la réponse pour presque tous les fondateurs, et elles ne pèsent pas le même poids. Prenez-les dans cet ordre : un « non » précoce élimine une province quel que soit son score sur tout ce qui suit.

  1. Avez-vous un citoyen canadien ou un résident permanent, résidant habituellement en Alberta, qui consentira à être nommé agent de service ? Sinon, l’Alberta est écartée, quel que soit son taux d’imposition. C’est une exigence légale sans échappatoire dans la loi. [4]
  2. Acceptez-vous que votre nom, la condition de votre contrôle et votre pourcentage deviennent consultables publiquement ? Sinon, le Québec est écarté. C’est la seule des quatre qui publie l’information sur les bénéficiaires ultimes. [6] [20]
  3. Votre marque est-elle utilisable en français, avec un générique français ? Sinon, le Québec vous obligera à la changer : un nom français est une condition d’obtention de la personnalité juridique, non une règle d’étiquetage appliquée après coup. [7]
  4. Avez-vous besoin d’une voie vers une installation au Canada ? Si oui, l’Ontario est écarté à la date de vérification : tous les volets sauf le volet Workforce Priority, piloté par l’employeur, sont fermés, sans voie entrepreneuriale. [31] Et notez que tous les volets entrepreneuriaux ouverts dans les trois autres exigent que vous déménagiez, pas seulement que vous déteniez.
  5. Aurez-vous une adresse postale canadienne qui vous atteint réellement ? Le code d’accès du registre québécois est posté automatiquement à l’entreprise immatriculée et ne peut pas être demandé. [63] La Colombie-Britannique récupère un mot de passe perdu à l’adresse postale du siège ou au courriel de la société. [46] L’Ontario réémet la clé d’entreprise au courriel officiel, ou à défaut au siège social. [9]
  6. Vendrez-vous des logiciels, des services de télécommunication ou des biens en Colombie-Britannique ? Si oui, la taxe de vente provinciale de la C.-B. peut vous atteindre quelle que soit la province de constitution, sans seuil de revenu dans certains scénarios. [50]
  7. Exercerez-vous dans plus d’une des quatre ? Si oui, le New West Partnership change radicalement l’arithmétique en faveur d’un siège dans l’Ouest — et n’aide en rien une société fédérale. [83]
  8. La société sera-t-elle rentable ? Si oui, l’écart de taux général entre l’Alberta et la Colombie-Britannique est de quatre points de pourcentage et écrase tous les tarifs de registre de cette page. Les tarifs sont du bruit ; le taux, c’est l’argent.
  9. Seulement ensuite : comparez les tarifs, la commodité de dépôt et les délais de traitement.

Les fondateurs parcourent régulièrement cette liste à l’envers, en commençant par la neuvième question. C’est pour cela que tant d’entre eux paient un rapport NUANS albertain avant de découvrir qu’ils n’ont personne en Alberta à nommer.

La matrice maîtresse, première partie : droit des sociétés et empreinte locale

Chaque cellule est citée à une source officielle obtenue à la date de vérification ou juste avant, ou signalée comme non publiée. Les tarifs sont des droits gouvernementaux en dollars canadiens et excluent les honoraires professionnels, d’agent et d’agent de registre, sauf lorsque la source elle-même intègre la charge de l’agent au prix.

Ligne Ontario Colombie-Britannique Alberta Québec
Résidence des administrateurs, et la loi Aucune. LSAO art. 118(3) : « Repealed: 2020, c. 34, Sched. 1, s. 5 », en vigueur le 5 juillet 2021 [1] Aucune. La liste d’inhabilités de l’art. 124 ne comporte aucun critère de résidence ni de citoyenneté ; l’art. 120 exige un administrateur pour une société privée [2] Aucune. ABCA art. 105(3) : « Repealed 2020 c25 s1 » [4] Aucune. L’art. 108 LSAQ admet « toute personne physique » sous la seule réserve de la capacité ; l’art. 106 permet un conseil d’une personne [5]
Nombre minimal d’administrateurs, société privée Un ; une société faisant appel au public en compte au moins trois, dont le tiers n’est ni dirigeant ni salarié [1] Un ; une société publique au moins trois [2] Un ; un émetteur assujetti comptant plus d’un actionnaire, au moins trois, dont deux ne sont ni dirigeants ni salariés [4] Un ; trois pour un émetteur assujetti [5]
Autres inhabilités Moins de 18 ans ; personne déclarée incapable de gérer ses biens par un tribunal au Canada ou ailleurs ; personne qui n’est pas un particulier ; personne ayant le statut de failli [1] Moins de 18 ans ; incapacité judiciairement constatée ; certificat d’incapacité non annulé ; failli non libéré ; condamnation pour une infraction liée à la promotion, la formation ou la gestion d’une personne morale, ou pour fraude [2] Moins de 18 ans ; adulte représenté, patient en cure formelle ou personne d’esprit non sain ; « a person who is not an individual » ; « a person who has the status of bankrupt » [4] Inhabilité au titre du Code civil, ou incapacité déclarée par le tribunal d’une autre juridiction. Rien d’autre [5]
Consentement écrit à agir Exigé avant l’élection ou la nomination, ou dans les 10 jours suivants ; un consentement ultérieur valide quand même [1] Une copie de chaque consentement à agir doit être conservée au bureau des dossiers [41] Présence sans refus, ou consentement écrit avant ou dans les 10 jours ; un refus ou une absence de consentement fait réputer la personne jamais élue [4] Non établi comme étape distincte préalable ; la pièce d’identité de l’administrateur l’est (voir plus bas)
Siège, dossiers, agent Siège en Ontario à l’emplacement indiqué dans les statuts ; dossiers là ou dans un autre lieu en Ontario désigné par les administrateurs ; aucun agent de service exigé d’une société LSAO [1] Deux bureaux, siège et dossiers, chacun avec une adresse de livraison « for a location in British Columbia that is accessible to the public between 9 a.m. and 4 p.m. on business days » ; « must not be a post office box » ; ils peuvent partager un lieu [13] [41] Siège physique albertain « at all times », accessible au public aux heures normales et facilement identifiable, jamais une case postale désignée ; sans bureau des dossiers distinct, le siège en tient lieu ; plus un agent de service qui « is a resident Albertan » [4] « Le siège de la société doit être situé en permanence au Québec », avec les registres de l’art. 31 conservés là ; aucun fondé de pouvoir exigé d’une société constituée au Québec [5]
Une seconde adresse dans la province ? Non, mais le siège « must be a physical location in Ontario. A P.O. Box alone is not acceptable » [38] Les registres de paie exigés par les normes du travail doivent être conservés « in English at their principal place of business in B.C. for 4 years » — obligation qu’aucun des deux bureaux statutaires ne satisfait [41] Oui. « You will need a mailing address in Alberta for the corporation if you do not have mail delivered to the registered office » [15] Des livres comptables tenus hors du Québec exigent quand même des registres au Québec permettant aux administrateurs d’établir la situation financière trimestriellement [5]
Un non-résident peut-il y satisfaire seul ? Non — mais seule une adresse est requise Non — il faut une adresse en C.-B. desservie au public aux heures ouvrables, en double Non, et de façon unique — il faut une personne consentante détenant un statut canadien et vivant en Alberta Non — mais seule une adresse est requise ; un siège québécois, pas une personne québécoise
Les dossiers peuvent-ils être hors province ? Hors site permis s’ils sont consultables aux heures normales au siège par tout moyen technologique — sauf le registre des particuliers ayant un contrôle important et le registre foncier [1] Procès-verbaux, résolutions, dissidences et états financiers peuvent être ailleurs après sept ans s’ils sont produits sur préavis de 48 heures ; tout document peut être ailleurs s’il est consultable au bureau des dossiers par terminal informatique [41] Permis à quatre conditions cumulatives, dont un accès électronique « at any time » pour les administrateurs et une assistance technique ; les livres comptables exigent quand même un jeu albertain. La contravention est une infraction passible d’une amende « not exceeding $5000 » [4] Seulement s’ils sont consultables sur un support approprié aux heures normales au siège ou dans un autre lieu québécois désigné par le conseil, « avec l’assistance technique » [5]
Réunions du conseil à distance Permises par les règles ordinaires de la loi L’art. 140 permet la participation « by telephone or other communications medium » sauf disposition contraire des statuts [2] « A meeting of directors may be held entirely by electronic means » et l’administrateur « is deemed to be present in person » [4] Les administrateurs peuvent se réunir par un moyen permettant de communiquer directement si tous y consentent ; une résolution écrite signée par tous a la même valeur [5]
Lieu de l’assemblée des actionnaires Selon les règlements Selon les statuts Assemblée annuelle au plus tard 18 mois après la constitution, puis dans les 15 mois de la précédente [4] Présumée au Québec ; à l’étranger seulement si les statuts le permettent ou si tous les actionnaires votants y consentent [5]
Délai pour déclarer un changement d’administrateur 15 jours [37] 15 jours ; 20 $ plus 1,50 $ de frais de service, et « a separate notice … required for each date of change » [45] 15 jours [4] ; un changement d’agent de service doit être déclaré « forthwith » [4] 30 jours, par déclaration de mise à jour courante [6]

La matrice maîtresse, deuxième partie : accès, canaux de dépôt, tarifs et maintien

C’est la moitié de la comparaison qui décide si un fondateur à l’étranger peut réellement mener la chose à terme, et c’est presque toujours celle qu’on ne publie pas.

Ligne Ontario Colombie-Britannique Alberta Québec
Qui peut déposer Le fondateur, directement dans le Registre des entreprises de l’Ontario — ou « Through an intermediary acting on your behalf. Intermediaries charge an additional fee » [38] Le fondateur, directement. « Apply using Corporate Online » ; un avocat, notaire ou fournisseur de services de la C.-B. est proposé à qui « cannot file the application electronically » [11] Pas le fondateur. « You need to take your forms to a registry agent or authorized Alberta service provider », avec le rapport NUANS, « valid identification and the fee » [15] Le fondateur, directement, en ligne [19]
Existe-t-il un portail gouvernemental de dépôt ? Oui — le Registre des entreprises de l’Ontario, en service depuis le 19 octobre 2021, avec plus de 90 types de transactions [9] Oui — Corporate Online pour les sociétés à responsabilité limitée. « You cannot use the Business Registry to make filings for limited companies » [46] Non, pour les dépôts corporatifs. L’unique exception est le canal en ligne gratuit d’enregistrement extraprovincial pour les sociétés de la C.-B., de la Saskatchewan et du Manitoba au titre du New West Partnership [57] Oui — les services en ligne du Registraire [19]
L’identifiant qui verrouille le dossier Une clé d’entreprise à neuf chiffres, délivrée gratuitement, « sent only to the official corporation email address » ; réémise à ce courriel ou, à défaut, « to the registered or head office address or principal place of business » [9] [38] Un numéro d’incorporation et un mot de passe ; le code d’accès et la récupération du mot de passe partent vers le courriel de la société ou l’adresse postale du siège, et une adresse périmée se corrige par un avis de changement papier accompagné d’une lettre [46] Aucun publié — l’agent de registre détient la relation et demande une « valid ID » [15] Le NEQ à dix chiffres plus un code d’accès clicSÉQUR Express de huit caractères, que les entreprises « n’ont pas à demander » : il est permanent et « transmis automatiquement par la poste à toutes les entreprises immatriculées » [63]
Une personne hors du Canada peut-elle obtenir le compte exigé ? Non publié, ni dans un sens ni dans l’autre. Le registre exige « an Ontario.ca Login, an Ontario Business Account » sans énoncer de règle d’admissibilité, de test de résidence ni de liste de pièces acceptées [40] Partiellement répondu, et favorablement. Corporate Online publie un menu « No Login Required » comprenant la demande de constitution, l’enregistrement extraprovincial, les rapports annuels et les avis de changement : « you must pay by credit card » [46]. Le BCeID de base affiche « Requirements at a glance: None » ; un BCeID d’entreprise peut exiger des documents et n’est pas établi pour un non-résident [47] Sans objet — il n’existe pas de compte public. Ce qui n’est pas publié, c’est si tel agent acceptera un passeport étranger ou agira pour un client jamais rencontré Non établi. Aucune page consultée ne dit si le code d’accès clicSÉQUR peut être posté hors du Canada [63]
Paiement En ligne par « Debit, Visa or Mastercard » ; par la poste uniquement « a cheque or personal cheque made out to the Minister of Finance », plus 35 $ s’il est retourné. L’acceptation d’une carte émise à l’étranger n’est pas publiée [10] « Visa, Visa Debit, MasterCard, Debit MasterCard or American Express » ; « All payments to BC Registry Services should be made in Canadian dollars ». La nationalité de la carte n’est pas abordée [46] [12] Encaissé par l’agent de registre Le paiement doit parvenir au Registraire dans les 10 jours ouvrables de la transmission de la demande, et rien n’est traité avant [62]
Heures de dépôt Non publiées comme plage Corporate Online : 6 h à 22 h du lundi au samedi, jours fériés inclus, 13 h à 22 h le dimanche [46] Le Corporate Registry répond au téléphone de 8 h 15 à 16 h 30 en semaine [54] Non publiées comme plage
Norme de service publiée « Immediate » en ligne ; 15 jours ouvrables par la poste, au même tarif de 300 $ [10] La société « is incorporated on the date and time the application is filed » ; BC Registries ne publie aucun délai de traitement pour une constitution simple, et sa page de délais énumère huit autres dépôts [49] Aucune, pour aucun dépôt du Corporate Registry. Traitez une promesse « le jour même » comme un engagement commercial de l’agent [57] Deux jours ouvrables pour les statuts de constitution, un en traitement prioritaire ; « toute autre demande » 15 à 30 jours ouvrables ; délai de livraison exclu [19]
Voie accélérée Aucune publiée. La seule variable de vitesse est en ligne contre poste [10] Service prioritaire 100 $ en sus du tarif de dépôt ; noms et recherches en 5 jours ouvrables, tous les autres dépôts en 10 [49] Aucune publiée Constitution prioritaire 595,50 $ contre 397 $ en régime régulier [18]
Pièce d’identité exigée des administrateurs Non Non « Valid ID » présentée à l’agent de registre, norme non publiée [15] Oui. Une copie d’un document gouvernemental portant prénom, nom et date de naissance, pour chaque administrateur ; pour un administrateur étranger, un « passeport » ou tout autre document gouvernemental portant une date de naissance ; détruite après le dépôt ; « Omettre de fournir ces renseignements entraînera le refus de votre demande » [21]
Étape du nom Rapport Nuans à pondération ontarienne pour une société dénommée ; « A Canada (federal) biased Nuans name search is not acceptable » ; valide 90 jours jusqu’au dépôt des statuts ; vendu par une maison de recherche privée ; aucun prix officiel [38] Name Request 30 $ en régime standard ; 100 $ prioritaire, 1 à 2 jours ouvrables ; nom approuvé réservé 56 jours ; une société à numéro n’a besoin d’aucune approbation [48] Rapport NUANS albertain sauf société à numéro ; « reserves the proposed name for 90 days » et « must be less than 91 days old ». Ce n’est pas un produit gouvernemental et il est absent du catalogue qui liste tous les droits du registre corporatif, donc aucun prix officiel n’existe [15] [16] Aucun NUANS. Une recherche au registre québécois ; réservation facultative à 27 $, valide 90 jours [5] [18]
Droit gouvernemental pour constituer 300 $, norme de service « immediate » en ligne [10] 350 $, plus 30 $ d’approbation de nom ; 1 000 $ pour une société à responsabilité illimitée [12] 291,75 $ de droit gouvernemental, plus une charge de service d’agent non plafonnée — le catalogue classe les produits corporatifs sous « Uncapped Products », avec la note « Maximum Service Charge determined by registry agent » [16] 397 $ en régime régulier, 595,50 $ en prioritaire ; la déclaration initiale déposée dans les 60 jours est gratuite [18]
Droit gouvernemental annuel pour rester en vie 0 $. La déclaration annuelle prévue par la loi ne comporte aucun droit : « There is no statutory fee » [39] 43,39 $ de rapport annuel, plus 1,50 $ de frais BC OnLine — 44,89 $ récurrents [12] [45] 53,05 $ de déclaration annuelle, plus la charge de service non plafonnée de l’agent [16] 106 $ de droits d’immatriculation annuels pour une société par actions ; la déclaration de mise à jour annuelle est gratuite si déposée à temps [18]
Échéance annuelle, et à quoi elle se rattache Six mois après la fin de l’année d’imposition, déposée au registre — pas avec la T2, puisque l’Agence du revenu du Canada « stopped accepting corporations’ annual returns on behalf of the ministry » en mai 2021 [39] [40] Dans les deux mois de chaque anniversaire de la reconnaissance — date de constitution, de fusion ou de prorogation en C.-B. Pas la fin d’exercice [41] [45] Au plus tard le dernier jour du mois suivant le mois anniversaire, avec des données arrêtées au dernier jour du mois anniversaire. Sans lien avec l’année fiscale [53] Deux échéances : les droits d’immatriculation annuels au plus tard deux mois après la fin de l’exercice ; la déclaration de mise à jour annuelle au plus tard six mois après. Hors dépôt conjoint, une fenêtre fixe du 15 mai au 15 novembre pour les personnes morales [64]
Ce que coûte un défaut Un droit de retard prescrit ; la société « is not capable of maintaining a proceeding » devant un tribunal ontarien tant qu’elle n’a pas régularisé et payé, et le ministre peut refuser un certificat de statut. Amendes jusqu’à 2 000 $, ou 25 000 $ pour une personne morale. L’Ontario ne dissout pas pour défaut de déclaration [37] Deux rapports annuels consécutifs manqués déclenchent l’art. 422 : lettre de défaut, un mois, avis publié, un mois de plus, puis dissolution. La société « ceases to exist for any purpose » mais peut encore être poursuivie deux ans. Rétablissement 350 $, 42 jours ouvrables [43] Le registraire peut dissoudre après un an de défaut sur tout avis ou document, après un préavis de 120 jours et publication dans l’Alberta Gazette. Reconstitution complète 106,09 $, plus chaque déclaration annuelle manquée à 53,05 $ [4] [16] Deux années consécutives sans dépôt permettent la radiation d’office, et « la radiation de l’immatriculation d’une personne morale constituée au Québec entraîne sa dissolution ». Pénalité de retard de la déclaration : 50 % des droits annuels ; pénalité sur les droits : 5 % plus 1 % par mois jusqu’à 12 mois [6]
Avis de changement à 0 $ de droit Déclaration initiale, avis de changement et déclaration annuelle sont tous à 0 $, en ligne comme par la poste [10] 20 $ plus 1,50 $ pour un changement d’administrateurs ou d’adresse de l’un ou l’autre bureau [45] Droit gouvernemental de 0,00 $ pour un changement d’administrateurs, d’actionnaires, d’adresse, de siège ou d’agent de service — mais « Service providers will charge a service fee to file change notices », sans plafond [16] [56] Déclaration de mise à jour courante dans les 30 jours ; déclaration de mise à jour annuelle tardive 53 $ en régulier, 106 $ en prioritaire [18]
Certificat de statut 26 $ [10] Certificat de conformité 25 $ plus une recherche de 10 $ ; traitement du Certificate of Status en 9 jours ouvrables [12] 5,30 $ pour une recherche, un certificat de statut ou une copie certifiée, plus la charge de l’agent [16] Non établi comme poste distinct au RE-101
Modifier les statuts 150 $ [10] Non établi comme poste distinct ; les changements d’adresse et d’administrateurs sont à 20 $ + 1,50 $ [45] 53,05 $ pour des statuts de modification, d’arrangement, de réorganisation ou de refonte, ou un changement de nom [16] Certificat de modification 206 $ ; certificat de prorogation 263 $ [18]
Ranimer une société morte Reconstitution 330 $, 2 jours ouvrables en ligne [10] Rétablissement 350 $, 42 jours ouvrables ; la limite de dix ans souvent citée ne vise que les dissolutions antérieures à la loi — autrement une demande « may … be made at any time » [43] Reconstitution complète 106,09 $, plus chaque déclaration annuelle manquée à 53,05 $, plus un rapport NUANS si la dissolution remonte à plus de trois ans [16] [53] Révocation de la radiation 134 $, sur dépôt de chaque déclaration manquée plus droits et pénalités de chaque année en défaut [6] [18]

La matrice maîtresse, troisième partie : fiscalité, transparence, langue et immigration

Ligne Ontario Colombie-Britannique Alberta Québec
Registre de transparence, et est-il public ? Registre interne des particuliers ayant un contrôle important, conservé en Ontario, non déposé et non public ; revue annuelle, changements consignés dans les 15 jours ; communiqué sur demande à la police, au fisc, à la CVMO, à l’ARSF et à CANAFE [1] Registre conservé « in each company’s own records office » ; « There is no requirement to send the transparency register anywhere » ; consultation réservée aux administrateurs, à la police, à l’ARC et au fisc de la C.-B., à la BCSC, à la BCFSA, à CANAFE et au Law Society [14] [42] Aucun registre. Une recherche plein texte de la consolidation pour « significant control » ne retourne rien ; le seul document de propriété exigé est le registre des valeurs mobilières de l’art. 21(1)(d), qui n’est pas déposé [4] Déposé et public. Les bénéficiaires ultimes sont déclarés au Registraire ; nom, condition et pourcentage sont consultables publiquement, et l’adresse domiciliaire est publique sauf déclaration d’une adresse professionnelle valide [6] [20]
Le test déclencheur Contrôle important au sens de la LSAO, avec nom, date de naissance, dernière adresse connue et territoire de résidence aux fins de l’impôt [1] 25 % ou plus des actions ou des voix, ou la faculté d’élire ou de révoquer la majorité des administrateurs — deux fondements indépendants ; consignation dans les 30 jours [42] Aucun Cinq conditions disjonctives : 25 % des droits de vote ; 25 % de la juste valeur marchande ; influence équivalant à un contrôle de fait ; commandité ; fiduciaire. La loi dit « à l’une ou l’autre des conditions suivantes » [6]
Sanction en cas d’erreur Les amendes de la loi sur les renseignements atteignent 2 000 $, ou 25 000 $ pour une personne morale ; le ministre peut autoriser des enquêtes pour faire respecter les dispositions [1] [37] Nommer une personne qui n’est pas un particulier important est une infraction au même titre qu’en omettre un ; maximum 100 000 $ pour une personne autre qu’un particulier, 50 000 $ pour un particulier, avec responsabilité des administrateurs et dirigeants [43] Sans objet Défaut de dépôt à temps ou déclaration fausse ou trompeuse : 500 $ à 5 000 $ pour une personne physique, 1 000 $ à 10 000 $ autrement ; défaut d’immatriculation 2 000 $ à 20 000 $ [6]
Un registre public s’en vient-il ? Oui, dans le recueil des lois. L’article 6.1, « Return re individuals with significant control », ajouté par 2025, chap. 15, annexe 4, art. 1, est consigné comme non en vigueur, en attente d’un décret. Aucune date d’entrée en vigueur publiée [37] Oui, dans le recueil des lois. Le projet de loi 20 – 2023 exigerait un dépôt dans les six mois de la reconnaissance, ramènerait le délai interne de 30 à 15 jours, ajouterait le NAS et le numéro d’identification fiscale, et ouvrirait une recherche publique du nom et de l’année de naissance 90 jours après le dépôt. Les articles 1 à 14 et 16 à 23 entrent en vigueur « By regulation of the Lieutenant Governor in Council » ; aucun règlement de ce type ne figure à la consolidation [44] Consulté, non rédigé. Les commentaires écrits ont été reçus du 12 août au 11 septembre 2025 ; statut « Results under review » ; page mise à jour le 17 décembre 2025. La rédaction n’est pas publiée [58] Déjà en vigueur depuis le 31 mars 2023
Régime et taux de taxe de vente TVH 13 %, une taxe, une inscription [27] TPS 5 % plus une TVP distincte de « 7% on the purchase or lease price of goods and services, with some exceptions » — une seconde inscription et une seconde déclaration [27] [28] TPS 5 % seulement. Aucune taxe de vente provinciale [27] TPS 5 % plus TVQ 9,975 %, 14,975 % combinés, les deux administrées par Revenu Québec plutôt que par l’ARC [29]
La taxe de vente atteint-elle un vendeur établi ailleurs ? Les règles du lieu de fourniture appliquent le taux de 13 % aux clients ontariens quel que soit le fournisseur [27] Oui, et le plus durement des quatre. Quatre scénarios hors province, dont deux sans aucun seuil de revenu : logiciels ou services de télécommunication fournis avec sollicitation, et détention de stocks en C.-B. Un troisième dépend de plus de 10 000 $ de revenus en C.-B. [50] Rien de provincial pour vous atteindre La TVQ atteint les fournisseurs hors Québec par un système d’inscription désignée distinct dès que le montant déterminant d’une période de douze mois dépasse 30 000 $ sur des fournitures à des consommateurs québécois désignés [29]
Taux : général / petites entreprises / plafond 11,5 % général ; taux des petites entreprises 2,2 % depuis le 1er juillet 2026, contre 3,2 % auparavant ; plafond de 500 000 $, réduit entre 10 et 50 millions de capital imposable [23] 12,0 % général depuis le 1er janvier 2018, 2,0 % petites entreprises depuis le 1er avril 2017, plafond de 500 000 $, et le taux réduit « is applicable to Canadian-controlled private corporations » [24] 8 % général, 2 % petites entreprises, plafond de 500 000 $ — les taux provinciaux publiés les plus bas. L’Alberta perçoit aussi son propre impôt par une déclaration AT1 distincte [25] 11,5 % général ; le taux minimal des petites entreprises passe de 3,2 % à 2,2 % pour les années d’imposition commençant après le 29 avril 2026, conditionné à un critère de 5 500 heures rémunérées se réduisant linéairement jusqu’à zéro à 5 000 heures [26]
Une seconde déclaration de société ? Non — l’impôt ontarien est établi par la T2 fédérale Non — l’impôt de la C.-B. est établi par la T2 Oui. Une AT1 distincte à Alberta Tax and Revenue Administration dans les six mois de la fin d’exercice ; l’Alberta n’a pas d’entente de perception avec l’ARC [25] [71] Oui. Une CO-17 distincte à Revenu Québec dans les six mois de la fin d’exercice [71]
Numéro d’entreprise délivré avec la constitution ? Oui Oui — « You will receive a BN when you register or incorporate with the following provinces: Alberta, British Columbia, … », avec un compte d’impôt sur le revenu des sociétés RC [74] Oui, par courriel [15] Non. « You do not receive a BN with the following provinces or territories and must register for a BN separately with the CRA: … Quebec » [74]
Obligations linguistiques Aucune Aucune Aucune Nom français ; déclaration de capacité à communiquer en français au Registraire de 5 à 24 employés, en vigueur depuis le 1er juin 2025 ; inscription à la francisation auprès de l’OQLF à 25 et plus, dans les six mois suivant six mois à cet effectif [7] [19]
Couche de permis municipaux Toronto délivre par type d’activité ; il n’existe aucun permis provincial [89] Aucun permis provincial général. « Any organization doing business in or from Vancouver must have a business licence », y compris une « out-of-town business » dont le bureau est hors de la ville ; expire le 31 décembre chaque année, pas à une date anniversaire [87] Municipale, par catégorie ; Calgary publie une grille tarifaire 2026 [88] Un permis d’occupation délivré par l’arrondissement, requis pour exercer une activité commerciale dans un bâtiment non résidentiel ou pour utiliser une partie du domicile à des fins professionnelles ; un nouveau permis à chaque changement d’exploitant, de superficie ou d’activité. Tarif fixé par arrondissement et non publié à l’échelle de la ville [86]
Immigration d’affaires, 6 septembre 2026 Fermée — tous les volets sauf le Workforce Priority piloté par l’employeur, qui n’a aucune voie entrepreneuriale ni d’investisseur [31] Ouverte. Base, Regional et, pour les sociétés étrangères, Strategic Projects ; inscription 300 $, demande 3 500 $ ; bassin qualifié de six mois [32] Ouverte mais rationnée. Quatre volets entrepreneuriaux, dont deux réellement accessibles depuis l’étranger ; allocation 2026 de 60, avec 33 délivrées, 27 restantes, 217 demandes en traitement, aucun délai publié [33] Ouverte, avec une barrière linguistique. Trois volets, aucun plafond de demandes, français oral de niveau 7 exigé ; cible 2026 de 100 à 200 certificats de sélection dans la catégorie des gens d’affaires [34] [66]
Cette voie peut-elle se faire depuis l’étranger ? s.o. Non. Intention de résider « within 50 kilometres of the business you intend to operate », par la route la plus courte [52] Non. « You are required to reside in Alberta and be involved in the day-to-day management of the business. You may not do this remotely, from another Canadian province or territory, or from another country » [59] Non comme résultat, mais la séquence est inversée : un avis d’intention de sélection soutient une demande de permis de travail, l’entreprise doit démarrer dans les deux ans et être immatriculée depuis au moins un an au moment de documenter le démarrage [65]
Coût pour y enregistrer une société fédérale 0 $ de déclaration initiale dans les 60 jours, et aucun agent de service [22] 350 $ de base dans les deux mois, plus un fondé de pouvoir résidant en C.-B. ; l’art. 376(2) dispense une société fédérale de la réservation de nom [3] 291,75 $ plus la charge non plafonnée de l’agent, avant ou dans les 30 jours, plus un agent de service albertain [4] [57] 397 $ dans les 60 jours, plus un fondé de pouvoir résidant au Québec à défaut de domicile, d’adresse d’affaires ou d’établissement québécois [6]
Enregistrement extraprovincial gratuit sous le New West Partnership ? Non — l’Ontario n’est pas partie Oui, pour les sociétés albertaines, saskatchewanaises et manitobaines : aucun droit de registre en C.-B. et aucun rapport annuel [85] Oui, pour les sociétés de la C.-B., de la Saskatchewan et du Manitoba : « There is no cost to register or update your corporation in Alberta », par le canal en ligne albertain [57] [84] Non — le Québec n’est pas partie [83]

Cinq remarques appartiennent sous les tableaux plutôt qu’à l’intérieur, parce qu’elles valent dans les quatre provinces. Le taux des petites entreprises n’atteint nulle part une société sous contrôle étranger : chaque taux provincial n’est offert qu’à une société privée sous contrôle canadien, et les conditions de l’ARC comprennent le fait de ne pas être contrôlée directement ou indirectement par des personnes non résidentes. [30] Se constituer dans l’une des quatre rend la société contribuable canadienne à titre permanent : une société constituée au Canada après le 26 avril 1965 « est réputée avoir résidé au Canada tout au long d’une année d’imposition ». [69] Le Visa pour démarrage d’entreprise fédéral n’est pas une solution de repli : la page d’IRCC affiche « Paused », indique que le programme « was paused on June 30, 2026 », qu’il est fermé à toute autre demande, que le permis de travail associé n’accepte plus de nouveaux demandeurs depuis le 19 décembre 2025 — et il n’a jamais visé le Québec, son champ étant défini comme le Canada hors Québec. [35] Le volet bancaire n’est vérifié pour aucune des quatre : aucune source consultée n’engage une banque à ouvrir un compte à une société détenue par des non-résidents. Et les tableaux ne classent pas les provinces, parce que leurs lignes pointent dans des directions différentes — l’Alberta gagne sur le taux et perd sur l’accès au dépôt et la présence locale, l’Ontario gagne sur le coût de maintien et perd sur l’immigration, la Colombie-Britannique gagne sur l’accès à distance et perd sur l’exigence de bureaux desservis, le Québec perd sur la confidentialité et gagne en étant la seule province où une adresse montréalaise est licite comme siège statutaire. Là où une cellule ne porte aucun chiffre, aucun gouvernement n’en publie.

L’empreinte locale : la ligne qui sépare vraiment les quatre

Réduisez les quatre à ce que chacune exige d’existant à l’intérieur de ses frontières et un classement net apparaît. Il vaut la peine d’y aller lentement, parce que c’est la ligne qui tue le plus souvent un plan après que l’argent a été dépensé.

L’Ontario et le Québec exigent une adresse

Le siège ontarien doit se trouver en Ontario à l’emplacement indiqué dans les statuts, avec les dossiers sur place ou dans un autre lieu ontarien désigné par les administrateurs. [1] La glose opérationnelle du ministère est sans détour : le siège « must be a physical location in Ontario. A P.O. Box alone is not acceptable. » [38] L’adresse doit être complète — nom et numéro de rue, municipalité, province, pays et code postal, ou le lot et la concession à défaut de rue. Le déplacer à l’intérieur d’une municipalité exige une résolution des administrateurs ; le déplacer ailleurs en Ontario exige une résolution spéciale des actionnaires, seuil plus élevé que ce que les fondateurs attendent et bonne raison de bien choisir la première adresse. [1]

La règle québécoise est plus simple encore : « Le siège de la société doit être situé en permanence au Québec », avec les registres de l’article 31 conservés là — les statuts, les règlements, toute convention unanime des actionnaires, les procès-verbaux et résolutions des actionnaires, les nom et domicile des administrateurs, et un registre des valeurs mobilières. [5] Le déplacer dans le même district judiciaire exige une résolution du conseil ; le déplacer dans un autre district judiciaire québécois exige une résolution spéciale. [5]

Ni l’une ni l’autre n’exige la présence d’une personne en particulier. Un fondateur à l’étranger contracte une adresse provinciale conforme, la déclare, et l’exigence est satisfaite — à condition que les registres s’y trouvent réellement et que les documents signifiés y soient effectivement acceptés. Désigner un lieu où les registres ne sont pas n’est pas une conformité ; c’est une fausse déclaration.

La Colombie-Britannique exige deux adresses, et toutes deux doivent être desservies

La condition citée dans la matrice n’est pas une spécification de boîte aux lettres. Pour le siège, l’adresse de livraison « must be for a location in British Columbia that is accessible to the public between 9 a.m. and 4 p.m. on business days for the delivery of records or notices. The address must not be a post office box. » Pour le bureau des dossiers, la même phrase apparaît avec « for inspection of records » à la place de la clause de livraison. [13] Deux fonctions distinctes : l’un reçoit, l’autre expose. Ils peuvent partager un lieu, mais ce sont deux désignations juridiquement distinctes. [41]

Ce qui doit physiquement se trouver au bureau des dossiers est une longue liste — le certificat de constitution et tout certificat de fusion, de prorogation, de changement de nom ou de rétablissement ; les ordonnances judiciaires et du registraire inscrites ; le registre central des valeurs mobilières ; le registre des administrateurs ; une copie de chaque consentement à agir comme administrateur et de chaque démission écrite ; les procès-verbaux de toute assemblée des actionnaires et le texte complet de chaque résolution ; les procès-verbaux et résolutions du conseil et de ses comités ; les déclarations écrites de conflits et les dissidences ; et les états financiers vérifiés ou, à défaut d’audit, les plus récents — plus les statuts, tout jeu de remplacement accompagné de celui qu’il remplace, et « the signed copy of the incorporation agreement referred to in section 15 (1) (b) ». [41]

Le détail de conception qui tranche la question est sur le formulaire lui-même. Sur les deux blocs de bureaux du formulaire 1, le champ « province » est préimprimé « BC » ; le bloc des administrateurs, lui, porte les libellés PROVINCE/STATE et COUNTRY. Une personne étrangère est contemplée par la conception du formulaire ; un bureau étranger ne l’est pas. [13]

La Colombie-Britannique légifère aussi pour le jour où l’arrangement échoue, ce qui révèle ce que la province pense de cet arrangement. Un « applicant agent » — une personne qui n’est ni administrateur ni dirigeant mais est autorisée à tenir les bureaux — peut demander au registraire de transférer le siège à « the British Columbia residence of a director or officer of the company » moyennant un préavis d’au moins 21 jours et un affidavit ; lorsque la réception ne peut être assurée, il « may apply to the court for an order of substituted service ». [41] Lorsque l’agent « is unable to locate any of the directors or officers of the company », il peut demander au tribunal de supprimer purement et simplement le siège, et le tribunal doit alors préciser « the manner in which records may be served on, and mailed, delivered, sent, provided and furnished to, the company ». [41]

Lisez ces deux articles à la lumière d’un conseil entièrement étranger et la conséquence est inconfortable : les articles 39 et 41 visent tous deux la résidence britanno-colombienne d’un administrateur ou d’un dirigeant, et une société sans administrateur ni dirigeant en C.-B. n’offre pas cette cible — de sorte que l’article 40, la suppression par ordonnance, est la voie qui reste. C’est une inférence tirée de la structure des dispositions plutôt qu’un énoncé de l’une d’elles, et elle est présentée comme telle. La version pratique est simple : un arrangement de bureau abandonné en C.-B. peut se terminer par un tribunal décidant, en votre absence, comment on vous signifiera les actes.

L’Alberta exige une personne, et cette personne doit détenir un statut canadien

L’article 20.1(1) de la Business Corporations Act tient en une phrase : « A corporation shall appoint an agent for service who is a resident Albertan. » L’article 1(cc.1) définit cette qualité comme « a Canadian citizen ordinarily resident in Alberta » ou « a permanent resident within the meaning of the Immigration and Refugee Protection Act (Canada) and ordinarily resident in Alberta ». [4] Les deux branches lient, et les deux exclusions suivent : un ressortissant étranger vivant à Calgary avec un permis de travail n’est pas un « resident Albertan », et un citoyen canadien vivant à Toronto non plus.

L’Alberta décrit le rôle en langage ordinaire : un agent de service « is an individual located in Alberta who can accept notices and documents in person or by mail on behalf of the corporation. The agent for service does not need to be a lawyer. » [57] Deux conditions supplémentaires réduisent le champ. L’agent « must be an individual and must have a physical and mailing address within Alberta » — un cabinet ne peut pas détenir la nomination — et il doit consentir. [56]

La loi est aussi asymétrique d’une façon qu’il faut chiffrer. Un agent qui entend démissionner doit à la société « not less than 60 days’ notice » ; mais si l’agent décède ou si la nomination est révoquée, la société doit aviser le registraire et « forthwith appoint a new agent for service » — aucun délai de grâce dans les termes mêmes de la loi. [4] Le chiffre d’un an que l’on cite partout est la limite extérieure avant que le registraire n’agisse, pas un droit : « Failure to appoint a new agent for service within one year of the previous agent’s revocation or resignation means your corporation can be dissolved by the Registrar of Corporations », et pour une société de l’extérieur l’enregistrement albertain « can be cancelled ». [56] L’assurance bon marché est l’article 20.2 : une société peut nommer un agent suppléant, également « resident Albertan », et les deux « do not have to be with the same firm and can be located at different addresses within Alberta ». Le droit gouvernemental pour ce dépôt est de 0,00 $. [4] [16]

Le siège doit par ailleurs être un lieu physique albertain, accessible au public aux heures normales et « readily identifiable from the address or other description given in the notice », et une case postale désignée ne peut servir ni pour l’un ni pour l’autre bureau. [4] Cela écarte trois arrangements auxquels les fondateurs pensent d’abord : une case postale peut être l’adresse de signification par la poste et rien d’autre ; un local verrouillé, non desservi ou non identifié échoue au paragraphe 20(6) même si quelqu’un y ramasse le courrier ; et un bureau des dossiers n’est pas facultatif, puisque à défaut d’en désigner un, le siège en tient silencieusement lieu par l’effet du paragraphe 20(7).

La conséquence est la conclusion la plus tranchée de cette page. Un fondateur qui n’a personne au Canada peut satisfaire l’Ontario ou le Québec par un contrat et la Colombie-Britannique par un mandat professionnel, mais ne peut pas satisfaire l’Alberta du tout sans un citoyen ou un résident permanent qui y vit réellement et consent à être nommé. L’Alberta a les taux les plus bas des quatre et la plus haute barrière de présence humaine, et ces deux faits sont d’ordinaire rapportés séparément.

Le risque postal, qui est le même problème sous quatre chapeaux

Chacune des quatre envoie quelque chose de conséquent à une adresse que vous avez fournie, et chacune la répute livrée.

L’Alberta poste les rappels de déclaration annuelle et les avis de l’article 213 qui précèdent la dissolution au siège, et l’article 285(5) répute un avis reçu « at the time it would be delivered in the ordinary course of mail or electronic means despite the fact that it is returned as undeliverable ». [4] La Colombie-Britannique envoie le rappel de rapport annuel, « any notice of dissolution … should the company fail to file its annual reports for two consecutive years » et le code d’accès Corporate Online à l’adresse postale du siège. [13] [46] L’Ontario réémet la clé d’entreprise au courriel officiel et, « if there is no email on file, it will be sent to the registered or head office address or principal place of business ». [9] Le Québec poste automatiquement le code d’accès clicSÉQUR Express à chaque entreprise immatriculée, sans procédure de demande. [63]

Une adresse périmée dans l’une des quatre est un moyen de perdre la société sans voir l’avertissement — et dans trois des quatre, c’est aussi un moyen de perdre l’identifiant qui vous permettrait de corriger le tir. Décidez avant de déposer qui ouvre cette enveloppe, comment son contenu vous parvient, et ce qui arrive si elle n’arrive jamais.

Identité et accès depuis l’étranger : la ligne que personne ne publie

C’est la question dont un fondateur hors du Canada a réellement besoin — puis-je seulement entrer dans le système ? — et c’est celle à laquelle les registres répondent le moins bien. Quatre modèles distincts, et un seul est pleinement documenté.

La Colombie-Britannique est la plus permissive, et elle le publie. Corporate Online affiche un menu « No Login Required » : « The services listed under ‘No Login Required’ on the Services Menu are available to all of the Corporate Registry’s customers without the necessity of logging in. When you access services without logging in, you must pay by credit card. » Ce menu comprend la demande de constitution, l’enregistrement extraprovincial, les rapports annuels britanno-colombiens et extraprovinciaux, et les avis de changement d’adresse et d’administrateurs. [46] Il n’y a ni vérification d’identité, ni BC Services Card, ni étape en personne pour la constitution elle-même. Aucun compte non plus pour le nom : « you don’t need an account to request a name and pay by credit card ». [49] La BC Services Card est explicitement un identifiant de résidents — elle « provides access to government services for B.C. residents » — et n’est ni offerte ni exigée à un non-résident. [47]

Deux réserves britanno-colombiennes subsistent. Un profil client exige « the incorporation number and password for a BC company », donc il ne peut exister avant la société, et « There can only be one customer profile for a company ». [46] Et un BCeID d’entreprise exige d’être « an authorized representative of your organization » et avertit que « You may have to provide documentation to prove your business or organization’s identity » — la question de savoir si un non-résident peut en compléter un depuis l’étranger n’est pas établie, et figure comme non vérifiable dans la recherche britanno-colombienne. [47]

L’Ontario est le moins documenté, et c’est là la conclusion. Le registre indique que pour gérer une entité il faut « an existing registered entity, a company key, an Ontario.ca Login, an Ontario Business Account », et que « if you don’t already have an Ontario.ca Login or an Ontario Business Account, you will be prompted to create these ». [40] Ce que l’Ontario ne publie pas, c’est la moindre règle d’admissibilité à l’un ou l’autre compte : aucun test de résidence, aucune liste de pièces acceptées, aucune déclaration qu’une personne hors du Canada peut ou ne peut pas franchir l’étape. Cette page ne vous dira pas qu’un non-résident peut créer les comptes ontariens, et ne vous dira pas qu’il ne le peut pas. Renseignez-vous avant de fixer une date de dépôt.

Il existe un conflit de marque bien vivant qu’il faut connaître, parce qu’il fait paraître les instructions fausses. Les avis ministériels de dépôt, en vigueur depuis le 1er février 2025, dirigent toujours les déposants vers « a valid and up-to-date ServiceOntario online account », alors que la page du registre nomme un Ontario.ca Login et un Ontario Business Account. [38] [40] Suivez la page du registre. Et notez que l’Ontario publie une voie documentée qui contourne entièrement le compte : déposer « Through an intermediary acting on your behalf », l’intermédiaire revendiquant l’autorité déléguée au moyen de la clé d’entreprise que vous lui remettez. [38] Partager la clé est l’acte de délégation, ce qui explique l’avertissement des conditions ontariennes : « unauthorized use of the company key or delegated authority may result in suspension of access ». [40]

L’Alberta n’a aucun compte à obtenir, parce qu’elle n’a aucun portail. Chaque constitution, avis de changement et déclaration annuelle passe par un agent de registre privé, en personne, avec une pièce d’identité. [15] L’Alberta répartit les services d’agent en trois niveaux — constitution et nouvel enregistrement au niveau 2, déclarations annuelles et tout changement d’adresse, d’administrateur ou d’agent de service au niveau 1, fusions et changements de structure du capital au niveau 3 — et prévient que « Not every agent offers every level », en ajoutant la phrase qui gouverne toute la comparaison : « Service fees are not regulated and may vary from one agent to another. There is also a government fee for certain registrations. » [54] Ce que l’Alberta publie sur l’identité tient en deux mots — « valid identification » — et rien sur la question de savoir si tel agent acceptera un passeport étranger ou agira pour un client jamais rencontré. C’est la politique de cet agent, non une règle publiée.

Au Québec le dépôt est ouvert, mais le suivi passe par la poste canadienne. Le dépôt et le paiement sont envisagés sans compte authentifié, de sorte que la constitution elle-même peut se faire de n’importe où. Ce qui ne le peut pas, c’est l’accès à Mon bureau, l’espace authentifié du Registraire où une entreprise immatriculée dépose ses déclarations de mise à jour courantes et annuelles et tout autre changement. L’accès « s’effectue au moyen des services d’authentification gouvernementale clicSÉQUR Express ou clicSÉQUR Entreprises », et clicSÉQUR Express exige le NEQ à dix chiffres et un code d’accès de huit caractères. Ce code ne se demande pas : « Les entreprises n’ont pas à demander de code d’accès clicSÉQUR Express. En effet, un tel code est permanent et il est transmis automatiquement par la poste à toutes les entreprises immatriculées. » [63]

Savoir si ce code peut être posté à une adresse hors du Canada n’est pas établi — aucune page consultée pour la recherche sœur ne le dit dans un sens ou dans l’autre. Ne sont pas non plus établis ce qu’une personne physique étrangère peut obtenir comme identifiant clicSÉQUR personnel, ni les conditions d’inscription à clicSÉQUR Entreprises. Le résumé honnête est aussi le plus utile : au Québec vous pouvez déposer de n’importe où, mais l’adresse québécoise physique inscrite au registre est celle où arrivera l’identifiant qui commande votre dossier, et quiconque y traite le courrier est dans la boucle, que vous l’ayez voulu ou non.

Classement selon ce qu’un fondateur à l’étranger peut accomplir sans engager quiconque au Canada : la Colombie-Britannique d’abord, parce que la voie sans compte est publiée ; le Québec ensuite, parce que le dépôt est ouvert même si l’identifiant de suivi ne l’est pas ; l’Ontario troisième, parce que la voie existe mais la règle d’admissibilité non ; l’Alberta bonne dernière, de loin, parce qu’aucune voie ne contourne un intermédiaire albertain.

L’accès au dépôt : qui a le droit d’appuyer sur le bouton

L’Ontario est direct et verrouillé par une clé. Un fondateur dépose dans le Registre des entreprises de l’Ontario avec une norme de service « immediate » en ligne, et reçoit le certificat, les statuts endossés, le reçu et la clé d’entreprise dans un seul courriel. [10] L’autorité de transiger ne découle pas de la propriété de la société : chaque entité possède une clé à neuf chiffres, délivrée gratuitement, et quiconque la détient peut déposer. [9] La clé « is sent only to the official corporation email address », lequel est un champ des statuts et ne figure pas au registre public. [38] Un champ d’un formulaire décide qui reçoit l’identifiant de votre société. Pointez-le vers une boîte que la société possède — pas l’adresse personnelle d’un fondateur, pas celle d’un consultant sur le départ.

La voie postale ontarienne est une véritable solution de rechange plutôt qu’une punition : les mêmes 300 $, sur une norme de 15 jours ouvrables au lieu d’« immediate », et « when incorporation is completed, you will receive your documents by email ». [10] Mais le paiement par la poste est « a cheque or personal cheque made out to the Minister of Finance », préimprimé par la banque aux nom et adresse, avec 35 $ de plus s’il est retourné — et un fondateur qui n’a pas encore de société canadienne n’a pas encore de compte-chèques canadien. L’acceptation d’une carte émise à l’étranger ou d’un chèque tiré à l’étranger n’est pas publiée. [10] La voie de l’intermédiaire supprime le problème, puisque l’intermédiaire paie le ministère et vous facture.

La Colombie-Britannique est directe, immédiate, et assortie d’un devoir papier. On dit aux fondateurs « Apply using Corporate Online », et la société « is incorporated on the date and time the application is filed » — la C.-B. n’a donc aucun délai de traitement réel pour la constitution, et toute l’attente vit dans la demande de nom. [11] [41] Mais les statuts et la convention de constitution sont signés et conservés plutôt que déposés, et une completing party nommément désignée porte un devoir personnel : avant le dépôt, « examine the articles and incorporation agreement to ensure that both are endorsed » et désigner comme fondateurs « all of those persons who have endorsed both the articles and the incorporation agreement and no other persons » ; après la constitution, livrer les originaux signés à l’adresse de livraison du bureau des dossiers, ou les y poster par courrier recommandé. [41]

« Endorsed » est un terme défini, et la définition mord. Le document doit contenir « a signature line for each signatory with the name of that signatory set out legibly under the signature line », une signature originale sur chaque ligne, et aucune raison de croire qu’une signature n’est pas celle de la personne. [41] Le scan d’un bloc de signature non identifié échoue à ce test. Une personne atteste donc personnellement de l’état de documents que personne au registre ne verra jamais, et les originaux doivent parvenir en Colombie-Britannique — logistique plutôt que barrière juridique, mais pas une transaction purement électronique. Notez aussi que ce devoir de livraison postérieur n’a ni échéance ni rappel.

L’Alberta est la seule des quatre où le fondateur ne peut pas déposer. Chaque dépôt passe par « a registry agent or authorized Alberta service provider », présenté avec le rapport NUANS, une pièce d’identité valide et le droit ; il n’existe aucun canal gouvernemental grand public pour les dépôts corporatifs. [15] Un agent doit donc être retenu avant que quoi que ce soit ne se passe, et sa charge n’est pas réglementée : le catalogue de septembre 2026 classe les produits corporatifs sous « Uncapped Products », avec la note « Maximum Service Charge determined by registry agent ». [16] Les seules lignes corporatives de ce catalogue figurant au tableau « No Government Fee & Capped Products », avec une charge maximale de 0,00, sont les produits du New West Partnership — c’est-à-dire le canal gratuit réservé aux sociétés de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan et du Manitoba, qu’un fondateur non résident se constituant de novo en Alberta ne peut pas utiliser.

Le coût total d’une constitution albertaine est donc inconnaissable à partir des sources officielles : 291,75 $ est la part du gouvernement et une entreprise privée fixe le reste. L’Alberta ne publie par ailleurs aucune norme de service ni délai pour aucun dépôt du Corporate Registry, de sorte qu’une promesse « le jour même » est un engagement commercial d’agent, à obtenir par écrit. [57] Demandez à un agent sa charge sur la constitution et sur chaque avis de changement portant un droit gouvernemental de 0,00 $, car sur cinq ans une société ordinaire dépose bien plus d’avis à droit nul que de constitutions, et la marge de l’agent vit entièrement dans les premiers.

Quatre questions méritent d’être posées par écrit à un agent albertain avant tout paiement : agirez-vous aussi comme agent de service, ou seulement comme déposant ; quelle est votre charge sur chaque dépôt, détaillée ; qui reçoit physiquement le courrier au siège, et à quelle vitesse est-il réexpédié ; et quelle pièce d’identité accepterez-vous d’un administrateur hors du Canada.

Le Québec est direct, rapide, et réclame des pièces d’identité. Le Registraire publie une cible de deux jours ouvrables pour les statuts de constitution, un en traitement prioritaire — et de 15 à 30 jours ouvrables pour « toute autre demande », délai de livraison exclu et délai supplémentaire si la demande est incomplète, non signée, impayée ou incohérente avec le registre. [19]

Le Québec offre deux voies de constitution et le choix compte depuis l’étranger. Déposez les statuts avec la déclaration initiale et celle-ci doit suivre dans les 48 heures ; déposez les statuts avec l’avis établissant l’adresse du siège et la liste des administrateurs, et la déclaration initiale suit séparément dans les 60 jours, gratuite si elle est déposée dans la fenêtre. Sur plusieurs fuseaux horaires, la voie des 48 heures est peu attrayante ; celle des 60 jours est le choix par défaut le plus sûr. [19]

L’exigence distinctive est documentaire. Une copie d’une pièce d’identité délivrée par un gouvernement et portant prénom, nom et date de naissance est exigée pour chaque administrateur inscrit au registre et chaque nouvel administrateur élu — pour les administrateurs étrangers, un « passeport » ou « toute autre pièce d’identité délivrée par une autorité gouvernementale et sur laquelle figure une date de naissance ». L’obligation ne vise que les administrateurs, expressément ni les bénéficiaires ultimes, ni les actionnaires, ni les associés. Les documents doivent être lisibles et non expirés, en PDF, JPEG ou PNG ; la copie est détruite après le dépôt ; et « Omettre de fournir ces renseignements entraînera le refus de votre demande. » [21] Détail utile pour un conseil dispersé : un administrateur peut transmettre lui-même sa copie au Registraire sur un formulaire papier obtenu auprès de Services Québec, de sorte qu’aucun cofondateur n’a à manipuler le passeport d’un autre.

Un point de finalité québécois n’a pas d’équivalent dans les trois autres. Une fois la constitution publiée, « la société ne peut plus être annulée autrement que par jugement du tribunal ». [19] Réglez la structure du capital avant de déposer, pas après.

Les noms, et la seule règle linguistique qui n’existe que dans une des quatre

Trois des quatre provinces traitent le nom d’une société comme une question de confusion au registre. Seule la Colombie-Britannique en publie à la fois le tarif et le délai.

L’Ontario exige un rapport Nuans « Ontario-biased or weighted » pour une société dénommée, et précise que « A Canada (federal) biased Nuans name search is not acceptable » — le dépôt refusé le plus courant chez les fondateurs qui se sont d’abord constitués au fédéral et ont réutilisé leur rapport. [38] Le rapport « cannot be dated more than 90 days prior to the filing of the articles », et l’exemple chiffré du ministère est précis : des statuts reçus le 28 novembre peuvent s’appuyer sur un rapport daté du 30 août au plus tôt, pas avant. Le compte à rebours court jusqu’au jour du dépôt, non du début de la rédaction, et un brouillon enregistré ne le suspend pas. Vous ne déposez pas le rapport : vous déclarez le nom recherché, le numéro de référence Nuans et la date du rapport, et conservez le rapport au siège. Il « must be obtained from a private name search company. The Ministry does not provide this search », et aucune page officielle n’en publie le prix. [38] Le rapport est une recherche, non une autorisation : l’article 9(1) prohibe toujours un nom susceptible d’induire en erreur, et le lire est l’affaire du demandeur.

La Colombie-Britannique est la seule des quatre avec un tarif publié et un délai publié, et elle en publie deux différents. La page des sociétés constituées, mise à jour le 10 juin 2026, dit « about 7 to 14 days to process a name request » ; la page des délais, mise à jour le 12 août 2026 avec des chiffres datés du 11 août, dit « Review and approval — 4 business days » et renvoie le lecteur directement à Name Request pour le chiffre le plus exact. [11] [49] Les deux sont officiels et à jour ; ni l’un ni l’autre n’est réconcilié ici. Au fond, un nom britanno-colombien est une construction en trois parties — un élément distinctif, un élément descriptif et une désignation sociale — vous pouvez soumettre « a maximum of three names which will be considered in the order provided », et un nom approuvé est « reserved for 56 days », prolongeable seulement sur demande reçue avant l’expiration. [48] [41]

L’Alberta exige un rapport NUANS albertain qui « reserves the proposed name for 90 days » et « must be less than 91 days old » au dépôt. [15] Le règlement énumère sept dépôts qui en requièrent un — dont la reconstitution d’une société « that has been dissolved for more than 3 years » et une fusion dont le nom n’est pas identique à celui d’une société fusionnante — et en dispense une société à nom numérique. [53] Le rapport n’est pas un produit du gouvernement albertain : une recherche plein texte du catalogue qui liste tous les droits gouvernementaux du registre corporatif ne retourne aucune entrée NUANS, ce qui établit le « aucun prix officiel » par constat plutôt que par présomption. [16] L’Alberta prévient aussi que l’approbation n’est pas une protection : « If another corporation feels your corporation’s name is too similar to theirs, they can file an objection with the Registrar of Corporations. If the Registrar agrees with the objection, your corporation can be forced to change its name » — à 53,05 $ plus la charge de l’agent plus chaque document en aval. [15]

Pour un fondateur à l’étranger pressé par le temps, la société à numéro retire le nom du chemin critique dans les quatre, et en Alberta comme en Ontario elle retire le seul coût que personne ne vous chiffrera.

Le Québec traite plutôt le nom comme une question constitutionnelle. L’article 63 de la Charte de la langue française exige que « le nom d’une entreprise doit être en français », l’article 64 fait d’un nom français une condition d’obtention de la personnalité juridique, l’article 66 étend la règle aux noms inscrits par déclaration au registre des entreprises, et l’article 68 ne permet une version dans une autre langue que lorsque, dans son usage, « la version française figure de façon au moins aussi évidente ». [7] La règle de composition est la règle pratique : un nom québécois est un générique français plus un spécifique plus une particule juridique — Quincaillerie / Saint-Jean / Inc. Ainsi « Northwind » seul ne passera pas ; « Studio Northwind » le peut. Le Québec n’exige aucun NUANS — une recherche au registre québécois à la place — et la réservation est facultative à 27 $, valide 90 jours. [5] [18]

Les obligations linguistiques ne s’arrêtent pas au nom, et leurs seuils arrivent plus tôt que la plupart des fondateurs ne l’imaginent. Une entreprise de 5 à 24 employés doit déclarer, lors de l’immatriculation ou dans la déclaration initiale puis dans chaque déclaration de mise à jour annuelle ou courante, la proportion de ses employés incapables de communiquer en français au travail — obligation en vigueur depuis le 1er juin 2025. [19] Une entreprise employant 25 personnes ou plus pendant six mois doit s’inscrire auprès de l’Office québécois de la langue française dans les six mois suivant la fin de cette période et transmettre une analyse de sa situation linguistique dans les trois mois de son attestation d’inscription — article 139, également en vigueur depuis le 1er juin 2025, alors que le seuil antérieur était de 50. [7]

Trois autres devoirs de la Charte mordent avant le premier employé, et ce sont ceux sur lesquels trébuche une entreprise en ligne. Les contrats « d’adhésion » et les documents qui s’y rattachent doivent être rédigés en français, et les parties ne peuvent être liées par une version dans une autre langue « que si, après que la version française leur a été remise, telle est leur volonté expresse » — un sélecteur de langue sur une page de conditions d’utilisation n’y satisfait pas. Les factures, reçus et quittances doivent être rédigés en français. Et les logiciels doivent être disponibles en français à moins qu’il n’en existe aucune version française. [7]

Rien de tout cela n’est une raison d’éviter le Québec. C’est une raison de savoir avant de déposer qu’une marque déjà rattachée à un domaine peut ne pas survivre à la Charte sous la forme voulue, et qu’une entreprise de cinq personnes au Québec a une déclaration linguistique qu’une entreprise de cinq personnes dans les trois autres n’a pas. Le guide du Québec traite les deux.

Transparence : votre nom devient-il consultable ?

Pour beaucoup de fondateurs non résidents, c’est la ligne qui change la réponse, et les quatre occupent trois positions réellement distinctes — deux d’entre elles en tenant une quatrième dans le recueil des lois, pas encore en vigueur.

Le Québec publie. Les bénéficiaires ultimes sont déclarés au Registraire selon un test disjonctif à cinq branches : 25 % des droits de vote, ou 25 % de la juste valeur marchande, ou une influence qui, si elle était exercée, entraînerait un contrôle de fait, ou la qualité de commandité, ou celle de fiduciaire. La loi dit « à l’une ou l’autre des conditions suivantes », et la disjonction est le point : un fondateur détenant 10 % mais contrôlant le conseil de fait est visé. [6] Lorsque des personnes ont convenu d’exercer conjointement leurs droits de vote et atteignent ensemble 25 %, chacune est bénéficiaire ultime.

Le devoir est plus lourd que ses équivalents fédéral ou britanno-colombien, d’une manière qui compte pour une structure étrangère à étages. Les entreprises « doivent prendre les moyens nécessaires… Cela signifie qu’elles doivent faire plus que prendre les moyens raisonnables », ce qui exige une analyse juridique, documentaire et factuelle du capital-actions et de toute convention susceptible d’influencer l’exercice des droits de vote. Lorsqu’un actionnaire est lui-même une entreprise, le bénéficiaire ultime est la personne physique qui contrôle ou détient indirectement les actions visées : une société de portefeuille dans un pays tiers ne met pas fin à la recherche. Et le Registraire « ne peut pas interpréter les nouvelles obligations pour les adapter à la situation particulière d’une entreprise » — il n’existe aucune procédure de décision anticipée. [20] Les obligations visent toutes les entreprises « peu importe leur lieu de constitution (québécoise, canadienne, étrangère) ».

Ce qui atteint le registre public, c’est le nom, tout autre nom utilisé au Québec, les dates de début et de fin, la condition et le pourcentage — et l’adresse professionnelle si elle est déclarée, à défaut de quoi l’adresse domiciliaire devient publique. Une case postale ne peut servir d’adresse professionnelle. Ne sont pas publics : la date de naissance, l’adresse domiciliaire lorsqu’une adresse professionnelle valide est au dossier, et certains renseignements sur un mineur. [20] Un fondateur qui compte sur la confidentialité de la propriété devrait l’apprendre avant de déposer, non après. Les pénalités vont de 500 $ à 5 000 $ pour une personne physique et de 1 000 $ à 10 000 $ autrement pour une déclaration tardive ou trompeuse, et de 2 000 $ à 20 000 $ pour défaut d’immatriculation. [6]

L’Ontario et la Colombie-Britannique tiennent un registre, et le gardent dans l’immeuble. Celui de l’Ontario se trouve avec les dossiers de la société en Ontario, n’est déposé nulle part et n’est pas public. Il consigne le nom, la date de naissance, la dernière adresse connue, le territoire de résidence aux fins de l’impôt, les dates de début et de fin du contrôle important, une description de la manière dont la personne se qualifie, et « a description of every step taken to keep the register accurate ». Il doit être revu au moins une fois par exercice, les nouveaux renseignements consignés dans les 15 jours, et communiqué sur demande à la police, au fisc, à la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario, à l’Autorité ontarienne de réglementation des services financiers et à CANAFE. [1] Lorsque la société ne peut identifier personne, elle doit néanmoins prendre des mesures raisonnables conformément aux règlements — une chaîne de propriété impossible à démêler n’excuse pas un dossier vide. Et le registre est expressément soustrait au droit d’examen ordinaire des actionnaires de l’article 145(1), par une modification entrée en vigueur le jour même que le registre.

Celui de la Colombie-Britannique a la même forme, énoncée avec une clarté inhabituelle : le registre est conservé « in each company’s own records office », et « There is no requirement to send the transparency register anywhere. The transparency register is a document that will be kept in the company’s records office. » [14] Le déclencheur repose sur deux fondements indépendants — 25 % ou plus des actions ou des voix, ou la faculté d’élire ou de révoquer la majorité des administrateurs — et les mises à jour sont dues dans les 30 jours suivant la prise de connaissance. [42] La liste de consultation est fermée : administrateurs, police et GRC, ARC et fisc britanno-colombien, BC Securities Commission, BC Financial Services Authority, CANAFE et Law Society of British Columbia, « between 9 am to 4 pm Monday through Friday » — précisément pourquoi le bureau des dossiers doit être ouvert à ces heures.

La structure de sanction britanno-colombienne comporte un piège absent des autres. Selon l’article 427.1, c’est une infraction pour le registre d’une société privée de nommer une personne qui n’est pas un particulier important, autant que d’en omettre un ou de contenir des renseignements faux ou trompeurs sur un point important — la responsabilité s’étendant aux administrateurs et dirigeants qui autorisent, permettent ou acquiescent. Le maximum est de 100 000 $ pour une personne autre qu’un particulier et de 50 000 $ pour un particulier. [43] La sur-inclusion est une infraction au même titre que l’omission : gonfler le registre par prudence n’est pas l’option sûre qu’elle paraît. Rien ne poursuit non plus le registre : aucune échéance de dépôt, aucun rappel, aucun droit, aucun avis de rejet. La première partie à le demander est d’ordinaire une banque, l’avocat d’un acquéreur ou un auditeur.

L’Alberta n’a rien. Une recherche plein texte de la consolidation courante du King’s Printer pour « significant control » ne retourne aucune occurrence ; la loi n’impose ni registre de propriété effective ni dépôt de transparence. [4] Le seul document de propriété exigé est le registre des valeurs mobilières de l’article 21(1)(d), non déposé, et la seule divulgation de propriété qui atteint le registraire — sur la déclaration annuelle — porte sur les « names; addresses; percentages of issued voting shares » des cinq principaux actionnaires, une divulgation d’actionnaires inscrits qui s’arrête à cinq noms plutôt qu’une analyse de propriété effective. [55]

Mais la confidentialité albertaine est une friction, non une confidentialité, et c’est le point que la plupart des comparaisons manquent. L’article 23(4) donne à toute personne le droit d’examiner les avis d’administrateurs déposés et le registre des valeurs mobilières au bureau des dossiers pendant les heures d’ouverture habituelles moyennant des frais raisonnables, et d’en tirer copie. [4] Ce que l’Alberta retient, c’est une base de données centrale interrogeable, pas la liste sous-jacente — de sorte que choisir un bureau des dossiers en Alberta est aussi une décision de confidentialité.

Les deux registres restants sont en attente, et aucun n’a de date. La Loi sur les renseignements exigés des personnes morales de l’Ontario contient désormais un article 6.1, « Return re individuals with significant control », qui exigerait le dépôt des renseignements auprès du ministre si les règlements l’exigent ; e-Laws consigne la modification comme non en vigueur, en attente d’un décret, et aucune date d’entrée en vigueur n’est publiée. [37] Le projet de loi 20 – 2023 de la Colombie-Britannique exigerait un dépôt dans les six mois de la reconnaissance, puis dans les 15 jours de tout renseignement nouveau ou différent, puis annuellement ; ramènerait le délai interne de mise à jour de 30 à 15 jours ; ajouterait le numéro d’assurance sociale et le numéro d’identification fiscale du particulier important aux champs consignés ; et ouvrirait une recherche publique du nom complet et de l’année de naissance, du statut de citoyen ou de résident permanent et, à défaut, de chaque pays de citoyenneté — le registraire ne pouvant publier avant 90 jours suivant le dépôt. Les articles opérants entrent en vigueur « By regulation of the Lieutenant Governor in Council », et aucun règlement de ce type ne figure à la consolidation. [44] L’Alberta a consulté du 12 août au 11 septembre 2025 sur l’obligation, pour les sociétés privées, de tenir des registres de propriété effective et de les rendre disponibles aux autorités ; le statut est « Results under review » et la rédaction n’est pas publiée. [58]

À lire ensemble : les trois provinces à registre privé se dirigent vers le dépôt, et l’une d’elles vers la publication. Un fondateur qui choisit aujourd’hui une province pour la confidentialité du registre choisit une position que trois gouvernements ont annoncé vouloir changer, selon des calendriers qu’aucun ne veut énoncer. Faites l’organigramme de propriété maintenant.

Trois mises en garde closent la section. La confidentialité provinciale n’est pas la confidentialité fédérale : une société fédérale dépose les renseignements sur les particuliers ayant un contrôle important auprès de Corporations Canada depuis le 22 janvier 2024, à la constitution, annuellement et dans les 15 jours d’un changement — et l’adresse domiciliaire est publique par défaut, « made public if no address for service is provided ». [80] Rien de tout cela ne touche une banque : les institutions assujetties à CANAFE mènent leur propre analyse quoi que publie un registre, identifiant « the individuals who directly or indirectly own or control at least 25% » et insistant sur le fait que « Beneficial owners cannot be other corporations, trusts or other entities. They must be the individuals. » Lorsqu’une institution ne peut obtenir ou confirmer ces renseignements, elle doit vérifier l’identité de « the entity’s chief executive officer or of the person performing that function » et « apply the special measures for high-risk clients, including enhanced ongoing monitoring ». [78] Échouer à cette exigence ne fait pas échouer la demande d’emblée — cela vous reclasse comme risque élevé. Et depuis le 1er octobre 2025, les entités déclarantes doivent consulter la base de Corporations Canada pour les sociétés fédérales à risque élevé et signaler tout écart important dans les 30 jours ; aucun équivalent provincial n’existe, puisque aucune des quatre n’a de registre public à consulter. Arriver avec un dossier de propriété complet et cohérent est donc la seule préparation entièrement sous votre contrôle. Voyez le scénario bancaire de la société fédérale.

Fiscalité : le taux des petites entreprises est un mirage, et le taux général est toute l’histoire

La comparaison de provinces qui circule le plus est une comparaison de taux des petites entreprises. Pour un fondateur non résident elle est presque sans objet, et la raison tient à une seule condition : chacun des quatre taux réduits n’est offert qu’à une société privée sous contrôle canadien, et les conditions de l’ARC exigent que la société « ne soit pas contrôlée, directement ou indirectement, par une ou plusieurs personnes non résidentes ». [30]

La loi fait le travail en deux branches, et la seconde est celle qui surprend. Le paragraphe 125(7) exclut « a corporation controlled, directly or indirectly in any manner whatever, by one or more non-resident persons » ; et séparément « a corporation that would, if each share of the capital stock of a corporation that is owned by a non-resident person … were owned by a particular person, be controlled by the particular person ». [68] La première branche vise le contrôle réel. La seconde est une règle anti-fragmentation qui pose une question purement hypothétique et ne se soucie ni de savoir si les non-résidents agissent de concert, ni s’ils s’entendent, ni s’ils se sont jamais rencontrés. Répartir le capital entre plusieurs non-résidents n’aide pas. Trois cofondateurs non résidents détenant un tiers chacun échouent quand même.

Deux autres conséquences découlent du même statut. Le paragraphe 125(1) n’accorde la déduction accordée aux petites entreprises qu’à une société qui a été « throughout the taxation year, a Canadian-controlled private corporation » — de sorte qu’une société sous contrôle canadien pendant onze mois qui accueille ensuite un investissement étranger franchissant la ligne du contrôle perd la déduction pour l’année entière. [68] Et le solde dû à trois mois n’est offert qu’à une société qui est une SPCC tout au long de l’année et remplit d’autres conditions ; autrement l’impôt est dû « two months after the end of the tax year ». [72] Une société sous contrôle non résident paie toujours un mois plus tôt, depuis l’étranger, par un canal de paiement qu’elle doit avoir organisé d’avance.

Ce que les quatre coûtent réellement à une société sous contrôle étranger

La couche fédérale est fixe : le taux de base de l’impôt de la partie I est de 38 %, 28 % après l’abattement fédéral, et « after the general tax reduction, the net tax rate is 15% », tandis que « for Canadian-controlled private corporations claiming the small business deduction, the net tax rate is 9% ». [71] La couche provinciale est la variable. Le tableau ci-dessous additionne les deux taux publiés ; les chiffres combinés sont une arithmétique effectuée ici sur des taux publiés séparément, non un chiffre tabulé par un gouvernement, et le tableau provincial de l’ARC exclut le Québec et l’Alberta parce que ni l’un ni l’autre n’a d’entente de perception avec l’ARC. [71]

Province Taux des petites entreprises qu’une SPCC sous contrôle résident peut atteindre Combiné avec le 9 % fédéral Taux général payé par une société sous contrôle étranger Combiné avec le 15 % fédéral
Alberta 2 % [25] 11,0 % 8 % [25] 23,0 %
Ontario 2,2 % depuis le 1er juillet 2026, contre 3,2 % [23] 11,2 % 11,5 % [23] 26,5 %
Québec minimum 3,2 %, ramené à 2,2 % pour les années d’imposition commençant après le 29 avril 2026, sous réserve du critère des 5 500 heures [26] 12,2 %, puis 11,2 % 11,5 % [26] 26,5 %
Colombie-Britannique 2,0 % [24] 11,0 % 12,0 % [24] 27,0 %

Sur la colonne qui s’applique à une société sous contrôle étranger, l’écart entre la meilleure et la pire est de quatre points de pourcentage ; sur celle qui ne s’applique pas, les quatre tiennent dans 1,2 point. Chiffré à trois niveaux de revenu, sur le revenu d’entreprise exploitée activement, aux taux combinés ci-dessus :

Revenu d’entreprise exploitée activement Alberta à 23,0 % Ontario / Québec à 26,5 % Colombie-Britannique à 27,0 % Économie annuelle de l’Alberta contre la C.-B.
100 000 $ 23 000 $ 26 500 $ 27 000 $ 4 000 $
250 000 $ 57 500 $ 66 250 $ 67 500 $ 10 000 $
500 000 $ 115 000 $ 132 500 $ 135 000 $ 20 000 $

Et la même arithmétique menée contre le statut qu’une société sous contrôle étranger ne peut pas avoir, pour mesurer ce que coûte la perte du statut de SPCC quelle que soit la province : sur 500 000 $ de revenu actif, une SPCC en Alberta ou en Colombie-Britannique paie 55 000 $, contre 115 000 $ ou 135 000 $. La province choisie déplace la facture d’au plus 20 000 $ par an au plafond des affaires ; la question du contrôle la déplace de 60 000 $ à 80 000 $. Réglez la seconde avant d’optimiser la première.

Cela corrige l’intuition que produisent la plupart des comparaisons de tarifs. L’écart de droits gouvernementaux sur cinq ans entre la moins chère et la plus chère des quatre se compte en centaines de dollars, comme le montrent les tableaux de coûts plus bas. L’écart fiscal annuel, à une rentabilité même modeste, se compte en milliers. Les tarifs sont du bruit ; le taux, c’est l’argent. L’avantage de 3,5 points de l’Alberta sur l’Ontario vaut 3 500 $ par an par tranche de 100 000 $ de revenu actif imposable, contre un écart de droits sur cinq ans d’environ 257 $ en faveur de l’Ontario — de sorte que tout coût albertain non publié inférieur à environ 700 $ par an est effacé par 20 000 $ de revenu imposable. Ce qui rend l’Alberta difficile pour un non-résident n’est pas son prix. C’est l’agent « resident Albertan », l’absence de portail, et le fait que la charge de l’agent soit le seul chiffre que personne ne publiera.

Le Québec ajoute une barrière que les autres n’ont pas, même pour une SPCC. La déduction accordée aux petites entreprises passe par un critère d’heures rémunérées : la société doit être une société des secteurs primaire et manufacturier, ou compter au moins 5 500 heures rémunérées pour ses employés dans l’année (ou pour elle et ses sociétés associées l’année précédente), réduites linéairement entre 5 500 et 5 000 heures et atteignant zéro à 5 000. [26] Une société de deux fondateurs sans autre personnel n’atteindra pas 5 500 heures payées. Le plafond des affaires québécois est en outre réduit entre 10 et 50 millions de capital versé et éliminé à 50 millions, et la déduction n’est offerte qu’à une SPCC dont le capital versé n’excède pas 10 millions et dont le revenu de placement total ajusté n’excède pas 50 000 $.

Deux des quatre taux sont en transition, raison pour laquelle un taux doit se lire chez le gouvernement qui le fixe plutôt que dans un tableau. Le bulletin québécois est daté du 29 avril 2026 et déplace son taux minimal pour les années d’imposition commençant après cette date, de sorte qu’une société québécoise à année civile voit 3,2 % pour 2026 et 2,2 % à partir de 2027. Le passage ontarien à 2,2 % a pris effet le 1er juillet 2026, et le tableau provincial de l’ARC affichait encore 3,2 % à la date de vérification — la province qui fixe le taux est la meilleure source.

Enfin, deux des quatre vous font produire deux fois. L’Alberta administre son propre impôt des sociétés et exige une déclaration AT1 distincte à Tax and Revenue Administration dans les six mois de la fin d’exercice ; le Québec exige une CO-17 distincte à Revenu Québec dans le même délai. [25] L’Ontario et la Colombie-Britannique sont établis par la T2 fédérale. C’est un coût professionnel récurrent, non un droit gouvernemental, et il appartient à la comparaison même si aucun gouvernement n’en publie le montant.

Taxe de vente : où les quatre diffèrent pour un vendeur établi ailleurs

La taxe de vente est perçue des clients plutôt que payée à même le profit, de sorte que la forme administrative compte plus que le taux. Sur cette mesure, le classement s’inverse par rapport à celui de l’impôt sur le revenu.

L’Ontario est une taxe unique à 13 %, une inscription, une déclaration. [27] L’Alberta est à 5 % de TPS et rien d’autre, l’administration de taxe de vente la plus légère au pays. La Colombie-Britannique ajoute une TVP de 7 % administrée séparément, donc une seconde inscription et une seconde déclaration. [28] Le Québec est à 5 % de TPS plus 9,975 % de TVQ, 14,975 % combinés, les deux administrées par Revenu Québec plutôt que par l’ARC — un seul interlocuteur au lieu de deux, mais un interlocuteur différent de celui de toutes les autres provinces. [29]

Le seuil fédéral est le même quelle que soit la province de constitution, et il ne se mesure pas là où les fondateurs le croient. Une personne est un petit fournisseur tant que ses fournitures taxables n’excèdent pas « $30,000 or, where the person is a public service body, $50,000 », mesurées sur « the four calendar quarters immediately preceding the particular calendar quarter » — et pour un non-résident la mesure porte sur « the total amount of all revenues (before expenses) from your worldwide taxable supplies ». [70] [76] Franchissez 30 000 $ dans un seul trimestre civil et la date d’entrée en vigueur est « no later than the day of the supply that made you exceed $30,000 » — la facture qui a fait franchir le seuil est elle-même taxable, sans délai de grâce — et vous devez vous inscrire « within 29 days of your effective date of registration ». [77]

Le poste le plus lourd et le moins budgété d’un lancement depuis l’étranger se trouve ici, et presque rien de ce qui s’écrit pour les fondateurs n’en parle. S’inscrire à la TPS/TVH sans établissement stable au Canada exige généralement un dépôt de garantie : « Generally, if you do not have a permanent establishment in Canada, or if you make supplies in Canada only through another person’s fixed place of business, and you apply to be registered for the GST/HST, you have to provide the CRA with a security deposit. » Le montant initial est de 50 % de votre impôt net estimé pour les douze mois suivant l’inscription, minimum 5 000 $, maximum 1 million de dollars, écarté seulement si vous estimez des fournitures taxables au Canada « not more than $100,000 annually and your net tax will be between $3,000 remittable and $3,000 refundable annually ». [76] Le guide en est à la révision 23 et renvoie au centre fiscal pour les exigences courantes : traitez chaque chiffre comme une base à confirmer. Notez la forme de l’incitatif : c’est l’absence d’établissement canadien qui déclenche le dépôt, de sorte que la structure la plus légère est celle qui doit immobiliser des liquidités. Prévoyez 5 000 $ de capital immobilisé tant que vous ne savez pas autrement.

La taxe provinciale britanno-colombienne est celle qui vous atteint quelle que soit la province de constitution, et c’est l’obligation la plus souvent manquée de toute cette comparaison. Le bulletin PST 001 définit d’abord quand une entreprise est située en C.-B. — présence physique telle qu’un magasin, une usine, une succursale ou un bureau, à l’exclusion d’un espace temporaire comme un stand de salon et à l’exclusion d’un contrat avec un centre de distribution ; ou des « agents or employees physically located in B.C. » ; ou lorsque « the management and control of a corporation is generally in B.C. if the members of the board of directors meet and hold most of their meetings in B.C. ». [50]

Cette définition produit une curiosité qu’il faut nommer, parce qu’elle ressemble à une contradiction sans en être une. Une société constituée en C.-B. dont tous les administrateurs se réunissent à l’étranger, sans locaux ni personnel en C.-B., n’est pas, aux fins de la TVP, située en Colombie-Britannique — tout en étant, aux fins de l’impôt sur le revenu, réputée résidente du Canada par l’alinéa 250(4)a). [69] Même société, réponses opposées, parce que les deux tests ont été écrits pour des fins différentes. C’est une lecture de deux tests cités côte à côte, non une affirmation de l’un des éditeurs sur l’autre.

Pour un vendeur situé hors de la Colombie-Britannique, quatre scénarios s’appliquent, dont deux sans aucun seuil de revenu :

Scénario Ce qui déclenche l’inscription Seuil
1 — biens, depuis ailleurs au Canada Tous les éléments : vendre des biens taxables à des clients de la C.-B. ; accepter des commandes de clients de la C.-B. ; livrer en C.-B., y compris par messagerie ; et solliciter des personnes en C.-B. Cumulatif, aucun chiffre de revenu
2 — logiciels et services de télécommunication, depuis ailleurs au Canada Fournir un logiciel taxable destiné à un appareil habituellement situé en C.-B., ou des services de télécommunication taxables à des clients de la C.-B., plus accepter des commandes et solliciter — et « you must be registered before … providing software … or providing telecommunication services » Aucun
3 — biens, avec un test de revenu Les actes du scénario 1 plus des revenus bruts de clients de la C.-B. de « more than $10,000 » au cours des 12 derniers mois, ou estimés au-delà de 10 000 $ pour les 12 prochains 10 000 $
4 — stocks en C.-B., depuis n’importe où au monde Détenir en stock en C.-B., au moment de la vente, les biens vendus à des clients de la C.-B. — « e.g. you use a B.C. fulfilment house » Aucun

Les quatre figurent au bulletin PST 001. [50] Une entreprise SaaS constituée en Ontario avec un seul client sollicité en C.-B. et 400 $ de revenus britanno-colombiens tombe carrément dans le scénario 2. Sur la sollicitation, le bulletin trace une ligne à mémoriser : « If you have only a website that is accessible from anywhere in the world, which does not target B.C. customers, you are not soliciting sales in B.C. However, if you have a website and also solicit sales in B.C. by other means, such as through targeted internet advertisements, promotional flyers or newspaper advertisements, you are soliciting sales in B.C. » Une seule campagne géociblée sur Vancouver la franchit. Et ne pas s’inscrire ne supprime pas l’obligation — vous êtes « still considered a collector ». [51]

La portée équivalente du Québec est légale, plus étroite sur un point et plus large sur un autre. La TVQ est prélevée à 9,975 % sur la valeur de la contrepartie d’une fourniture taxable effectuée au Québec, et l’obligation générale d’inscription n’atteint pas une personne qui « ne réside pas au Québec et n’y exploite pas d’entreprise » — mais un système d’inscription désignée distinct s’applique à un fournisseur étranger désigné, à un exploitant de plateforme de distribution ou à un exploitant de plateforme d’hébergement dès que son montant déterminant, pour toute période de douze mois, dépasse 30 000 $ sur des fournitures admissibles à des consommateurs québécois désignés, et cette personne perçoit alors la taxe à titre de mandataire du ministre. [29] Deux seuils de 30 000 $ différents coexistent donc dans le régime québécois, mesurés autrement sur des périodes autres, et ils ne doivent pas être confondus avec le seuil fédéral.

Une limite honnête : les pages administratives de Revenu Québec ont refusé toute requête automatisée pendant la recherche menée dans ce dépôt, depuis six chemins réseau distincts, de sorte que la procédure d’inscription désignée du Québec, la mécanique de ses remboursements de la taxe sur les intrants et ses fréquences de déclaration ne sont pas énoncées ici. Confirmez-les directement auprès de Revenu Québec avant de vous y fier. [29]

La comparaison des régimes de taxe de vente couvre les treize juridictions, les règles pour non-résidents et les calendriers de déclaration.

Enregistrer une société fédérale dans chacune des quatre

Un fondateur qui se constitue au fédéral doit quand même s’enregistrer dans chaque province où la société exerce des activités ; Corporations Canada le dit directement et avertit que chaque juridiction définit et administre l’enregistrement différemment. [17] La voie fédérale n’échappe pas à ces quatre provinces — elle ajoute une couche par-dessus l’une d’elles, et le coût de cette couche varie d’un ordre de grandeur.

L’Ontario est gratuit. Une société d’une autre juridiction canadienne est une société extraprovinciale de catégorie 2, non une société étrangère, de sorte que le permis de la Loi sur les personnes morales extraprovinciales ne s’applique pas. Elle dépose une déclaration initiale dans les 60 jours, et « There is no statutory fee ». [22] Le devoir d’agent de service de l’article 19(1) de cette loi — « the continuing appointment, at all times » d’un particulier de 18 ans ou plus résidant en Ontario, ou d’une personne morale ayant son siège en Ontario — pèse sur les sociétés de catégorie 3, constituées hors du Canada. [36] Une société fédérale ne nomme personne.

L’Alberta facture 291,75 $ plus la charge non plafonnée de l’agent, avant ou dans les 30 jours du début des activités, et exige toujours un agent de service albertain. [4] [57] Notez une asymétrie légale préservée plutôt que fondue : l’article 20.1 exige un « resident Albertan » au sens de la loi pour une société albertaine, tandis que la règle extraprovinciale de l’article 288 parle d’un particulier qui est « a resident of Alberta » — la résidence sans la surcouche de citoyenneté ou de résidence permanente. La lecture étroite mérite d’être confirmée auprès du registraire avant qu’on s’y fie. La barre probatoire albertaine est aussi plus haute que celle des autres : les documents constitutifs « must be certified by a: company official; notary public; government official », un document non anglais provenant de l’extérieur du Canada exige « a notarized translation of the documents », et il faut fournir « proof of current corporation status in your home registration ». [57] Prévoyez des semaines pour les apostilles, pas des jours.

La Colombie-Britannique facture 350 $ de base dans les deux mois et exige un fondé de pouvoir résidant en Colombie-Britannique. L’article 375(1) est large — « A foreign entity must register as an extraprovincial company … within 2 months after the foreign entity begins to carry on business in British Columbia » — et « foreign entity » désigne une entité formée hors de la Colombie-Britannique, de sorte qu’une société ontarienne ou fédérale est tout autant une entité étrangère qu’une société du Delaware. [3] La disposition déterminative de l’article 375(2) attrape plus large que les fondateurs ne l’imaginent : une société est réputée exercer des activités si son nom « appears or is announced in any advertisement in which an address or telephone number in British Columbia is given », ou si elle figure dans un annuaire téléphonique de la C.-B. avec une adresse ou un numéro britanno-colombien, ou si elle y a un agent résident, un entrepôt, un bureau ou un lieu d’affaires. Une société étrangère qui achète un numéro de téléphone à Vancouver et l’affiche sur son site a, au vu du texte, fait le nécessaire. L’article 386 exige que la société « has one or more attorneys, or … under its charter … its head office is in British Columbia », chaque fondé de pouvoir étant « an individual who is resident in British Columbia, or … a company » avec une adresse d’affaires en C.-B. « at which the individual can usually be reached during statutory business hours ». Perdre le fondé de pouvoir sans le remplacer est un motif d’annulation, et après annulation « a foreign entity must cease carrying on business in British Columbia ». L’article 376(2) dispense une société fédérale de l’étape de réservation de nom, de sorte que les 30 $ additionnels figurant sur la page tarifaire ne devraient pas s’appliquer — les deux positions sont officielles et le lecteur doit confirmer ce qui est réellement facturé. [3] [12]

Le Québec facture 397 $ dans les 60 jours du début des activités et exige un fondé de pouvoir résidant au Québec lorsque l’entreprise n’y a ni domicile, ni adresse d’affaires, ni établissement. [6] La question que posent ensuite les fondateurs est de savoir si déclarer une adresse de signification écarte cette exigence, et le Registraire y répond en toutes lettres : « Toute entreprise qui n’a pas d’adresse de domicile, d’adresse d’affaires ou d’établissement au Québec doit déclarer un fondé de pouvoir au registre des entreprises pour agir en son nom au Québec. Cette exigence s’applique même si l’entreprise a déclaré une adresse de signification. » [62] Un service d’adresse n’est pas une nomination de fondé de pouvoir, et aucun arrangement de gestion du courrier ne peut en tenir lieu. Le déclencheur d’enregistrement québécois est par ailleurs présomptif plutôt que prouvé : l’article 25 présume l’exercice d’une activité au Québec lorsque la personne y a une adresse ou — directement ou par un représentant sous mandat général — y a un établissement, une case postale ou l’usage d’une ligne téléphonique, ou y accomplit un acte à but lucratif. [6]

Le Québec ajoute trois conditions de concordance qui attrapent les dépôts périmés : les renseignements de l’entreprise doivent déjà être publiés au registre d’une autre juridiction ; le nom, l’adresse du domicile et la date de constitution déclarés au Québec doivent correspondre à ce registre ; et l’entreprise ne doit pas avoir été dissoute. Le Registraire « se réserve le droit d’immatriculer ou de refuser l’immatriculation d’une entreprise si l’une de ces conditions n’est pas remplie ». [62] Une seule exception existe : l’exigence de mandataire ne vise pas les entrepreneurs en construction établis en Ontario, qui déposent sur papier au titre de l’entente Québec-Ontario.

Un motif s’en dégage : passer au fédéral ne dispense pas un non-résident du problème de présence locale dans trois des quatre provinces. L’Alberta veut toujours un agent albertain, la Colombie-Britannique un fondé de pouvoir y résidant, le Québec un fondé de pouvoir y résidant à défaut d’établissement québécois. Seul l’Ontario admet une société d’une autre juridiction canadienne sans nomination — asymétrie invisible dans les comparaisons qui présentent la constitution fédérale comme un contournement des règles provinciales. La comparaison fédéral / provincial couvre les treize juridictions.

Si vous exercez dans plus d’une des quatre

C’est là que le classement change le plus fortement, et là où le conseil habituel est à l’envers.

Le New West Partnership Trade Agreement lie la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba. [83] Entre ces quatre, l’enregistrement extraprovincial est gratuit et le rapport annuel dupliqué disparaît. L’Alberta le dit clairement pour les sociétés entrantes : « If your corporation’s home jurisdiction is British Columbia, Manitoba or Saskatchewan … There is no cost to register or update your corporation in Alberta », par le canal en ligne albertain plutôt que par un agent de registre. [57] La Colombie-Britannique dit la même chose dans l’autre sens : l’accord « removes the need to file multiple registrations and reports between B.C., Alberta, Manitoba and Saskatchewan », de sorte que les entreprises « don’t need to: Pay business registry fees in B.C.; File annual reports in other provinces ». [85] Dans le catalogue albertain, les produits NWPTA sont les seules lignes corporatives du tableau « No Government Fee & Capped Products », avec une charge de service maximale de 0,00 — le seul endroit où l’Alberta plafonne à zéro la charge d’un agent de registre. [16]

Trois limites empêchent d’y voir un repas gratuit. L’enregistrement lui-même n’est pas supprimé — il faut toujours chercher et réserver le nom, ce qui exige un droit, puis déposer l’enregistrement auprès du registre de l’autre province dans les deux mois du début des activités. L’exigence de fondé de pouvoir ou d’agent survit : les déposants britanno-colombiens doivent toujours « Have an attorney represent them in each province where they do business ». Et les permis municipaux sont entièrement hors de l’accord. [85]

La conséquence pour cette comparaison est concrète. Une société britanno-colombienne qui s’étend en Alberta ne paie rien et ne dépose aucune déclaration annuelle albertaine ; une société albertaine qui s’étend en Colombie-Britannique ne paie aucun droit de registre britanno-colombien et ne dépose aucun rapport annuel. Une société ontarienne ou québécoise qui fait de même paie 350 $ en Colombie-Britannique et 291,75 $ plus une charge d’agent non plafonnée en Alberta, et dépose des rapports annuels dans les deux. Et une société fédérale n’obtient aucun allègement : la voie gratuite est rattachée à un siège en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan ou au Manitoba, et une société de la LCSA n’est d’aucune de ces provinces. [84]

Une entreprise qui exercera dans deux ou trois provinces de l’Ouest revient donc moins cher constituée provincialement dans l’Ouest qu’au fédéral — l’inverse du conseil habituel. Ni l’Ontario ni le Québec n’étant partie, un fondateur dont le plan couvre Toronto et Vancouver ne tire aucun avantage de l’accord dans un sens comme dans l’autre.

Immigration d’affaires au 6 septembre 2026

Cette ligne a changé le plus récemment et c’est celle où les conseils périmés font le plus de dégâts. Trois cadrages avant le détail. Détenir une société canadienne ne confère aucun statut d’immigration dans aucune des quatre. L’immigration ne devrait jamais conditionner un dépôt corporatif — un fondateur peut détenir une société dans les quatre pendant qu’une demande suit son cours séparément, ou sans jamais en présenter. Et tous les volets entrepreneuriaux ouverts dans les trois autres exigent que vous déménagiez, pas seulement que vous déteniez ; aucun ne peut être mené depuis l’étranger.

La contraction a une cause documentée plutôt qu’inférée. L’avis supplémentaire d’IRCC sur les niveaux 2024-2026 fixait la cible des candidats des provinces à 120 000 pour 2025 ; celui de 2025-2027 la fixait à 55 000. [90] Une province dont l’allocation entière a été plus que réduite de moitié ne protège pas en premier un volet entrepreneurial à faible volume.

L’Ontario est fermé. La page du programme énonce : « The new Ontario Workforce Priority stream has now launched, and all other streams are now closed. » Le seul volet ouvert est piloté par l’employeur — un travailleur étranger avec une offre d’emploi admissible, ou un médecin travailleur autonome — sans voie entrepreneuriale ni d’investisseur. [31] Une catégorie entrepreneuriale subsiste dans le règlement ontarien, ce qui explique que de vieux guides la décrivent encore, mais un règlement n’est pas une admission de demandes, et aucun critère ni date de lancement d’un remplacement n’a été publié. Le guide de l’Ontario consigne la conclusion.

La Colombie-Britannique est ouverte, avec des seuils publiés et un bassin. WelcomeBC publie trois voies d’affaires — Base, Regional et Strategic Projects pour les sociétés étrangères qui établissent des activités dans la province — et le guide du programme, en vigueur depuis le 27 mai 2024, énonce ce qu’exige chacune :

Exigence Volet Base Volet Regional
Avoir net personnel au moins 600 000 $ au moins 300 000 $
Investissement personnel admissible au moins 200 000 $, dans les 610 jours de l’arrivée avec un permis de travail appuyé par le PCP au moins 100 000 $, même fenêtre
Expérience de propriétaire-gestionnaire 3 ans sur les 10 dernières années 3 ans sur les 5 dernières
Création d’emploi au moins un nouvel emploi permanent à temps plein équivalent pour un citoyen ou un résident permanent dans les 420 jours idem
Participation au moins un tiers au moins 51 %
Lieu de l’entreprise n’importe où en C.-B. hors du district régional du Grand Vancouver
Visite exploratoire « No, but strongly recommended » exigée, avec une recommandation communautaire valide 90 jours
Langue NCLC 4 NCLC 4
Score d’inscription requis 115 sur 200, minimum 40 sur le concept d’affaires 105 sur 200, sans minimum sur le concept

Toutes ces données proviennent du guide du programme BC PNP. [52] Un équivalent temps plein est défini comme « a position of at least 30 hours per week on average and 1,560 hours per year », et « Independent contractors will not be considered as part of your job creation requirement ». Le volet Strategic Projects exige « a minimum equity investment of at least $500,000 CAD directed towards the corporation’s operations in B.C. » et trois nouveaux emplois à temps plein par membre clé du personnel, jusqu’à un maximum de cinq.

Les droits sont de 300 $ pour l’inscription, 3 500 $ pour la demande, 500 $ pour une demande de révision et 1 000 $ par membre clé additionnel, payables uniquement dans le portail du PCP. Une inscription qualifiée « will be placed in a qualified pool where it will remain active for up to six months, or until you receive an invitation to apply » — l’inscription ne garantit aucune invitation. [32] La province publie aussi ce qu’elle ne considérera pas : « bed and breakfasts, hobby farms and home-based businesses », le courtage immobilier et d’assurance, et « goods trading businesses (e.g. import/export), unless value add is demonstrated ». Et la condition de résidence est décisive : le demandeur doit démontrer son intention de résider à moins de 50 kilomètres de l’entreprise, mesurés « by the shortest available route by road », avec un trajet qui « must not require a journey across a body of water that would require a ferry trip of more than 30 minutes ». [52] Une correction à retenir : le volet Regional n’est plus un projet pilote — le journal des modifications du guide consigne « Removed references to ‘pilot’ as the Regional stream is now an ongoing part of the BC PNP ».

L’Alberta est ouverte mais rationnée, et publie sa capacité. L’Alberta Advantage Immigration Program compte quatre volets entrepreneuriaux, et non les trois habituellement rapportés — Rural Entrepreneur, Graduate Entrepreneur, Farm et Foreign Graduate Entrepreneur — et le volet Rural Renewal souvent cité à leurs côtés est un volet de travailleurs, que l’Alberta classe avec ses volets de travailleurs. [59] Deux seulement sont réellement accessibles à un fondateur qui n’a jamais vécu au Canada :

Volet Participation Investissement Avoir net Langue Exigence distinctive
Rural Entrepreneur 51 % nouvelle entreprise, 100 % reprise 100 000 $ 300 000 $ NCLC 4 Lettre d’appui communautaire et visite exploratoire ; « rural » désigne une communauté de moins de 100 000 habitants hors des régions métropolitaines de recensement de Calgary et d’Edmonton [59]
Foreign Graduate Entrepreneur 34 % en zone urbaine, 51 % en région 100 000 $ en zone urbaine, 50 000 $ en région, investis dans les 12 premiers mois du lancement non publié NCLC 5 Un diplôme étranger obtenu dans les 10 dernières années avec évaluation des diplômes, une lettre de recommandation d’un organisme désigné agréé par l’AAIP, et une entreprise dans la technologie, l’aérospatiale, les services financiers, l’énergie, l’agriculture, le tourisme, les sciences de la vie ou la pharmaceutique [60]

Le volet Graduate Entrepreneur exige deux ans d’études à temps plein dans un établissement albertain financé par l’État et un permis de travail postdiplôme valide : il n’est donc pas ouvert à un fondateur à l’étranger. Le volet Rural exige en outre soit trois ans comme propriétaire ou gestionnaire actif d’entreprise, soit quatre ans comme cadre supérieur, au cours des dix dernières années ; une nouvelle entreprise doit créer au moins un emploi à temps plein pour un citoyen ou un résident permanent, hors parenté, pendant au moins six mois ; et il exclut l’investissement passif, les « property rental, investment, and leasing activities », le courtage immobilier et d’entreprises, les « project based or seasonal businesses » et les entreprises à domicile non zonées commercialement. L’Alberta ne vous aidera pas à visiter : « The AAIP and the community will not provide you with a letter of support to obtain a visa for the exploratory visit. » [59] Le volet Foreign Graduate ajoute la phrase qui met fin à la plupart des plans à distance : « The proposed business must have a physical place of business in Alberta at all times. » [60]

Les deux volets portent la même interdiction, dans les mêmes mots : « You are required to reside in Alberta and be involved in the day-to-day management of the business. You may not do this remotely, from another Canadian province or territory, or from another country and you are required to demonstrate residence in Alberta while on a work permit. » [59] L’AAIP n’est pas une voie vers une société canadienne qu’on visite. C’est une voie vers un déménagement.

Les droits sont de 200 $ pour une déclaration d’intérêt entrepreneuriale et 3 500 $ pour la demande d’affaires, plus 150 $ pour une lettre d’appui — 3 850 $ avant les frais professionnels. [61] Et les chiffres de capacité doivent se lire ensemble avant de traduire « ouvert » par « disponible » : l’allocation entrepreneuriale 2026 est de 60 désignations, avec 33 délivrées, 27 restantes et 217 demandes en traitement, sur une allocation AAIP totale 2026 de 6 603 toutes voies confondues — moins de un pour cent. L’Alberta refuse de publier un délai de traitement. [33]

Le Québec est ouvert, sans plafond, avec une barrière linguistique, et séquencé à l’envers. Le Québec mène sa propre sélection plutôt qu’un programme de candidats — les instructions d’IRCC consignent elles-mêmes que « While Quebec does not have a provincial or territorial nominee program, special consideration is applicable on the basis of the Canada-Quebec Accord ». Le Programme des entrepreneurs comporte trois volets — entreprise innovante, démarrage d’entreprise et repreneuriat — et chacun énonce « Vous pouvez présenter une demande en tout temps. Il n’y a pas de nombre maximal de demandes à recevoir ». [34]

Les conditions publiées diffèrent nettement d’un volet à l’autre. Le volet 1, entreprise innovante, exige au moins 10 % de participation au capital plus une offre de service d’un organisme spécialisé en innovation ayant un établissement au Québec, et ne publie aucun avoir net minimal ni seuil de dépenses de démarrage. Le volet 2, démarrage d’entreprise, exige au moins 25 % de participation, un avoir net de 600 000 $ excluant les dons reçus dans les six mois précédents, des dépenses de démarrage de 300 000 $ dans la Communauté métropolitaine de Montréal ou de 150 000 $ à l’extérieur, deux ans d’expérience en gestion d’entreprise au cours des cinq dernières années, et au plus trois partenaires d’affaires demandant aussi au programme. [65] Le volet repreneuriat est nommé sur la page du programme mais ses conditions financières n’ont pas pu être récupérées, et aucune n’est énoncée ici.

Communes aux volets : 18 ans, un diplôme d’études secondaires ou professionnelles, le français oral de niveau 7 ou plus sur l’Échelle québécoise, démontré par un résultat de test accepté de moins de deux ans et exigé même des locuteurs natifs ; un contrat d’autonomie financière ; une attestation des valeurs démocratiques et québécoises obtenue dans les 60 jours de la demande ; et des secteurs exclus — prêt sur salaire, encaissement de chèques et prêt sur gages ; pornographie et industrie du sexe ; et commerce, location, courtage, promotion ou travaux de promotion immobilière. Cette dernière exclusion met fin à quantité de plans bâtis autour d’un véhicule immobilier québécois.

La séquence est la conclusion qui compte le plus pour cette page. Un demandeur qui satisfait aux conditions générales et de profil sauf celles du démarrage et des dépenses reçoit un avis d’intention de sélection, lequel « vous permettra de faire une demande de permis de travail auprès du Gouvernement du Canada pour venir démarrer votre entreprise au Québec ». L’entreprise doit ensuite démarrer dans les deux ans de ce permis de travail, et être immatriculée depuis au moins un an au moment de documenter le démarrage. [65] L’immatriculation québécoise précède le certificat de sélection d’au moins un an. Un fondateur qui attend un statut d’immigration avant de constituer la société a l’ordre inversé.

« Ouvert » n’est toujours pas « disponible ». Le plan d’immigration 2026 du Québec vise 100 à 200 certificats de sélection dans la catégorie des gens d’affaires — « Gens d’affaires : de 100 à 200 » — pour l’année entière, contre 1 113 sélections dans cette catégorie en 2023, avec 500 à 600 admissions prévues. [66] Une admission continue sans plafond vers une cible de cent à deux cents certificats pour une province de neuf millions d’habitants est une longue file d’attente, pas un échéancier.

En clair : au 6 septembre 2026, un fondateur qui choisit une province pour des motifs d’immigration a trois options vivantes parmi les quatre — la Colombie-Britannique, l’Alberta et le Québec — et l’Ontario n’en fait pas partie, avec le Visa pour démarrage d’entreprise fédéral suspendu derrière. [35] Vérifiez la page de chaque programme avant d’engager des fonds, et consultez un praticien de l’immigration autorisé. Cette page est de la recherche, non un conseil en immigration.

Détenir une société n’est pas un droit d’y travailler

Cela mérite d’être isolé, parce que c’est le malentendu le plus répandu du sujet et qu’il est indépendant de la province. Il n’existe aucun numéro d’assurance sociale accessible à un propriétaire non résident sans autorisation de travail : un résident temporaire doit fournir « your valid work permit, study permit or visitor record from Immigration, Refugees and Citizenship Canada (IRCC) that authorizes you to work ». [75] Aucune des quatre provinces n’exige d’un administrateur qu’il en détienne un, et l’ARC exploite un canal distinct de numéro d’entreprise pour les demandeurs qui n’en ont pas — mais l’absence mord au comptoir bancaire.

Deux voies temporaires existent pour un propriétaire qui doit réellement être au Canada, et toutes deux comportent des tests qui excluent la plupart des primo-fondateurs. C11, pour les propriétaires d’entreprise ne cherchant qu’une résidence temporaire, repose sur le test de l’« avantage important » ; les instructions d’IRCC indiquent que la délivrance « should be considered only when the applicant controls at least 51% of the business in question », que « the period of work in Canada would normally not exceed 18 months », et que « foreign nationals cannot reside permanently in Canada simply because they are business owners », en ajoutant que pour un propriétaire d’entreprise « the foreign national is both employer and employee. They must meet the requirements for both roles. » [81] Une note sur ce seuil de 51 % : il figure dans les instructions C11 d’IRCC et est reproduit tel que publié, mais la recherche ontarienne et britanno-colombienne de ce dépôt consigne une autre formulation d’IRCC évaluant l’avantage important « regardless of what percentage of the business in Canada is owned ». Traitez le seuil comme l’instruction opérante et la tension comme une raison de consulter, non comme une question tranchée.

Le transfert intra-entreprise — désormais C61, C62 et C63, et non le C12 obsolète encore cité dans le contenu commercial — est fermé à la première expansion étrangère d’un fondateur : les personnes qui « own a controlling interest of the foreign enterprise … are not eligible as an ICT unless they are able to demonstrate that their enterprise meets the requirements of an MNC », et « an enterprise outside of Canada cannot become an MNC by using the ICT work permit category to establish their first foreign enterprise in Canada ». [82]

Ces mêmes instructions contiennent la seule règle d’immigration qui parle directement d’une adresse, et il vaut la peine de la citer exactement parce qu’elle est régulièrement mal rapportée : « Business operations with no physical commercial premises (i.e., businesses operating from a non-commercial/residential location or virtual businesses using a mailing address in commercial locations such as malls) are not eligible to transfer ICTs to Canada. » Pour des locaux partagés, les agents évaluent une réception partagée, le nom de la société au répertoire de l’immeuble, une ligne téléphonique directe répondue par le personnel, l’adresse publiée sur le site, un espace dédié où les employés travaillent et où l’on rencontre les clients, un permis d’exploitation, et l’accessibilité au public. [82] L’exclusion ne vise pas le travail partagé comme tel ; elle vise une entreprise virtuelle utilisant une adresse postale.

Il reste une limite honnête, que chaque guide provincial de ce dépôt consigne à l’identique : aucune source officielle n’affirme qu’une personne hors du Canada peut détenir ou diriger une société canadienne sans statut d’immigration. Ce que le dossier établit est plus étroit — qu’aucune de ces quatre provinces n’impose de condition de résidence à un administrateur ou à un actionnaire, et que les règles d’immigration régissent le travail au Canada plutôt que la détention d’une société canadienne. Cette page ne pousse pas l’inférence plus loin.

Cinq profils de fondateurs, chacun chiffré sur cinq ans dans les quatre provinces

Chaque tableau ci-dessous ne compte que les droits gouvernementaux, en dollars canadiens, pour cinq ans d’existence. Honoraires professionnels, arrangements de siège et de bureau des dossiers, nominations d’agent de service et de fondé de pouvoir, charges d’agent de registre et comptabilité sont exclus, parce qu’aucun gouvernement ne les publie — et les postes exclus sont précisément là où les quatre diffèrent le plus. Chaque tableau est suivi de la ligne non chiffrée, parce qu’un total qui l’omet n’est pas un total.

Profil 1 — Fondateur seul, vente en ligne à distance, aucun personnel canadien, aucun projet de déménagement

Le cas le plus courant : un non-résident, actionnaire et administrateur unique, société dénommée, une province, aucun employé, maintenue cinq ans.

Poste Ontario Colombie-Britannique Alberta Québec
Étape du nom Rapport Nuans exigé ; aucun prix officiel [38] 30 $ de Name Request [48] NUANS exigé ; aucun prix officiel [16] 0 $ ; réservation facultative à 27 $ [18]
Créer la société 300 $ [10] 350 $ [12] 291,75 $ [16] 397 $ [18]
Dépôt annuel × 5 0 $ × 5 = 0 $ [39] 44,89 $ × 5 = 224,45 $ [45] 53,05 $ × 5 = 265,25 $ [16] 106 $ × 3 = 318 $ — aucun droit l’année suivant l’immatriculation [18]
Total gouvernemental sur cinq ans 300 $ plus un rapport Nuans non chiffré 604,45 $ 557,00 $ plus un rapport NUANS non chiffré et six charges de service d’agent non plafonnées 715 $
Postes non chiffrés que vous paierez quand même Un arrangement de siège et de dossiers en Ontario Deux bureaux desservis en C.-B., généralement un mandat professionnel Agent de registre sur la constitution et chaque déclaration annuelle ; l’agent de service « resident Albertan » Un arrangement de siège au Québec
Pouvez-vous déposer vous-même Oui, sous réserve d’une règle d’admissibilité non publiée Oui, publiquement — la voie sans compte Non Oui pour déposer ; l’identifiant de suivi arrive par la poste canadienne

Par défaut : l’Ontario si la société sera marginalement rentable et que la confidentialité compte ; l’Alberta si elle le sera vraiment et que vous avez un Albertain ; la Colombie-Britannique si la certitude de déposer à distance prime. Le raisonnement est l’arithmétique de la section fiscale : l’écart de 627 $ sur cinq ans entre l’Ontario et le Québec est réel mais petit, et l’écart de 3,5 points de taux combiné entre l’Ontario et l’Alberta vaut 3 500 $ par an par tranche de 100 000 $ de revenu imposable. Les tarifs ne tranchent ce profil que tant qu’il ne gagne rien.

Profil 2 — Le même fondateur, mais avec une société à numéro

Faits identiques, sauf que la société prend un nom numérique. Cela supprime la seule ligne que personne ne vous chiffrera.

Poste Ontario Colombie-Britannique Alberta Québec
Étape du nom 0 $, Nuans non exigé [38] 0 $ — « name approval is not required » [48] 0 $, NUANS écarté pour un nom numérique [53] 0 $, désignation numérique selon l’art. 23 LSAQ [5]
Créer la société 300 $ 350 $ 291,75 $ 397 $
Dépôt annuel × 5 0 $ 224,45 $ 265,25 $ 318 $
Total gouvernemental sur cinq ans 300 $ — entièrement chiffré, sans inconnue 574,45 $ — entièrement chiffré 557,00 $ plus six charges d’agent non plafonnées 715 $ — entièrement chiffré

C’est le tableau le plus utile de la page pour un fondateur pressé. Prendre un nom numérique rend complets trois des quatre totaux : l’Ontario à 300 $, la Colombie-Britannique à 574,45 $ et le Québec à 715 $ constituent l’intégralité du coût gouvernemental de cinq ans d’existence, sans aucune inconnue résiduelle. Celui de l’Alberta reste incomplet pour la même raison que toujours. Un nom commercial pourra être enregistré plus tard, une fois la marque arrêtée.

Base du total québécois sur cinq ans retenue dans ce guide. L’année de la constitution plus quatre années, droits de registre seulement, tout produit à temps. La note 5 du RE-101 dispense du droit annuel d’immatriculation l’année suivant celle de l’immatriculation : le droit de 106 $ est donc exigible trois années sur cinq et non cinq : 397 $ + 0 $ + 106 $ × 3 = 715 $. La réservation de nom est facultative et ajoute 27 $. [18]

Profil 3 — Société mère étrangère ouvrant une filiale canadienne

Une société étrangère constitue une filiale canadienne qu’elle contrôle, avec l’intention d’activités réelles — personnel, locaux, clients — dans la province choisie d’ici un an ou deux.

Le tableau de tarifs est identique à celui du profil 1, et c’est la partie la moins importante de la décision. Quatre éléments dominent à la place :

  • Le statut de SPCC disparaît dans les quatre, de sorte que le taux des petites entreprises ne fait pas partie de la comparaison et que le taux général en fait partie. Sur 500 000 $ de revenu actif, le choix de province déplace la facture d’au plus 20 000 $ par an. [30]
  • L’emplacement des activités décide de la province, parce que c’est un établissement stable qui déclenche de toute façon l’impôt provincial. La règle déterminative fédérale de l’article 400(2)(e.1) du Règlement — « if, but for this paragraph, a corporation would not have a permanent establishment, the corporation is deemed to have a permanent establishment at the place designated in its incorporating documents or bylaws as its head office or registered office » — n’existe que pour répartir le revenu imposable entre provinces au sens du paragraphe 124(4), et ne dit rien de l’établissement stable au sens d’une convention fiscale. [73]
  • Immatriculer la société mère elle-même est une solution de rechange au Québec, qui traite une personne morale non constituée au Québec comme la même personne morale plutôt que d’en créer une nouvelle — mais seulement avec un fondé de pouvoir y résidant. [62]
  • La Colombie-Britannique a une voie conçue pour cette forme : le volet Strategic Projects, pour les sociétés étrangères qui établissent des activités dans la province, avec un investissement en capitaux propres minimal de 500 000 $ et trois nouveaux emplois à temps plein par membre clé du personnel, jusqu’à cinq. [52]

Par défaut : décidez l’empreinte d’abord, puis prenez la province où les activités se trouveront. Si l’empreinte est réellement indécise, la Colombie-Britannique est la seule des quatre dotée d’une voie d’immigration conçue pour une société étrangère.

Profil 4 — Fondateur qui compte immigrer et exploiter l’entreprise en personne

Poste Ontario Colombie-Britannique Alberta Québec
Total gouvernemental corporatif sur cinq ans (dénommée) 300 $ + Nuans non chiffré 604,45 $ 557,00 $ + postes non chiffrés 715 $
Droits de la demande d’immigration Sans objet — aucune voie entrepreneuriale ouverte [31] 300 $ d’inscription + 3 500 $ de demande = 3 800 $ [32] 200 $ de DI + 3 500 $ de demande + 150 $ de lettre d’appui = 3 850 $ [61] Non énoncés sur les pages retenues ici
Capital à engager — 200 000 $ (Base) ou 100 000 $ (Regional), plus un avoir net de 600 000 $ ou 300 000 $ [52] 100 000 $, plus un avoir net de 300 000 $ (Rural) [59] 300 000 $ dans la communauté métropolitaine de Montréal ou 150 000 $ à l’extérieur, plus un avoir net de 600 000 $ (volet 2) [65]
Langue — NCLC 4 NCLC 4 (Rural) ou 5 (Foreign Graduate) Français oral niveau 7, même pour un locuteur natif [34]
Capacité publiée — Non publiée ; bassin qualifié de six mois [32] 60 pour 2026, 33 délivrées, 27 restantes, 217 en traitement [33] 100 à 200 certificats de sélection pour toute la catégorie des gens d’affaires [66]
Faisable depuis l’étranger ? — Non — résider à moins de 50 km de l’entreprise Non — « You may not do this remotely » Non — mais la société est immatriculée d’abord, au moins un an avant que le démarrage soit documenté

Par défaut : la Colombie-Britannique, l’Alberta ou le Québec — jamais l’Ontario. Au-delà, le choix se fait par les trois barrières plutôt que par préférence : le français de niveau 7 tranche le Québec à lui seul ; l’allocation albertaine publiée de 60 contre 217 demandes en traitement peut faire du bassin britanno-colombien la file la plus rapide ; et la définition albertaine de « rural » — une communauté de moins de 100 000 habitants hors des régions métropolitaines de Calgary et d’Edmonton — décide si sa voie la moins chère est même géographiquement accessible à votre entreprise. Notez que les tarifs corporatifs sont une erreur d’arrondi face aux engagements de capital ; sur ce profil, ne laissez pas un écart de 627 $ influencer quoi que ce soit.

Profil 5 — Exercer dans les quatre provinces dès le départ

Une société unique qui exercera en Ontario, en Colombie-Britannique, en Alberta et au Québec. Cinq ans, droits gouvernementaux seulement. C’est là que le New West Partnership réécrit la réponse.

Siège Mise en place : siège + trois enregistrements Annuel, les quatre Total sur cinq ans
Ontario 300 $ + C.-B. 350 $ + AB 291,75 $ + QC 397 $ = 1 338,75 $ 0 $ + 44,89 $ + 53,05 $ + 106 $ = 203,94 $ 2 358,45 $ plus un rapport Nuans et des charges d’agent albertain
Québec 397 $ + C.-B. 350 $ + AB 291,75 $ + ON 0 $ = 1 038,75 $ 106 $ + 44,89 $ + 53,05 $ + 0 $ = 203,94 $ 2 058,45 $ plus des charges d’agent albertain
Colombie-Britannique 380 $ + AB 0 $ + ON 0 $ + QC 397 $ = 777,00 $ 44,89 $ + AB 0 $ + 0 $ + 106 $ = 150,89 $ 1 531,45 $
Alberta 291,75 $ + C.-B. 0 $ + ON 0 $ + QC 397 $ = 688,75 $ 53,05 $ + C.-B. 0 $ + 0 $ + 106 $ = 159,05 $ 1 484,00 $ plus un rapport NUANS et des charges d’agent
Fédéral 200 $ + ON 0 $ + C.-B. 350 $ + AB 291,75 $ + QC 397 $ = 1 238,75 $ 12 $ + 44,89 $ + 53,05 $ + 106 $ = 215,94 $ 2 318,45 $ plus des charges d’agent albertain

Les droits fédéraux proviennent de la grille publiée par Corporations Canada ; les zéros du NWPTA, des pages albertaine et britanno-colombienne. [67] [57] [85]

Deux conclusions, et la seconde n’est publiée nulle part. D’abord, un siège dans l’Ouest revient environ 800 $ moins cher sur cinq ans qu’un siège dans l’Est ou au fédéral pour une empreinte de quatre provinces, entièrement grâce au New West Partnership. Ensuite, la constitution fédérale n’est pas la réponse économique multiprovinciale — à 2 318,45 $ elle est la deuxième option la plus chère du tableau, parce qu’elle n’achète aucun allègement NWPTA et paie plein tarif en Colombie-Britannique comme en Alberta. Cela inverse le conseil habituellement donné à un fondateur multiprovincial.

Trois réserves gardent l’exercice honnête. L’obligation de rapport annuel extraprovincial britanno-colombien de l’article 380 court à compter de l’anniversaire de l’enregistrement ; un tarif distinct pour ce rapport n’est pas vérifié ici, et les 44,89 $ ci-dessus sont le rapport annuel d’une société britanno-colombienne. La composante de 30 $ de nom dans la mise en place britanno-colombienne peut ne pas s’appliquer à une société fédérale au titre de l’article 376(2), ce qui fait de la ligne fédérale une fourchette en pratique. Et dans chaque ligne, la part albertaine est un droit gouvernemental rattaché à une charge d’agent non publiée.

Profil 6 — Société de portefeuille sensible à la confidentialité, sans activités canadiennes

Inclus parce qu’on le demande sans arrêt et que la réponse honnête est courte. La confidentialité au registre diffère nettement entre les quatre — l’Alberta n’a aucun registre de propriété effective, l’Ontario et la Colombie-Britannique en tiennent un, interne et privé, le Québec publie — mais trois faits aplatissent la différence.

La banque ne se soucie pas de ce que publie le registre. Les institutions assujetties à CANAFE identifient les bénéficiaires effectifs à 25 % et doivent remonter jusqu’aux personnes physiques quoi qu’il arrive. [78] La confidentialité albertaine est une friction, non une confidentialité : toute personne peut examiner le registre des valeurs mobilières au bureau des dossiers moyennant des frais raisonnables. [4] Et les trois provinces à registre privé ont annoncé un mouvement vers le dépôt, l’une d’elles vers la publication, selon des calendriers qu’aucune ne veut énoncer. [37] [44] [58]

Par défaut : choisissez sur les faits d’exploitation, non sur la confidentialité, et présumez la position actuelle temporaire. Si la publicité de la propriété est réellement inacceptable, la seule conclusion ferme disponible à la date de vérification est négative : pas le Québec.

Quand la constitution fédérale bat les quatre

Trois situations, et trois seulement. Lorsque la société a besoin d’un nom unique utilisable partout au pays, l’approbation provinciale n’ayant aucune portée hors de sa province. Lorsque le fondateur veut que la juridiction d’origine soit indépendante du lieu du bureau. Et lorsque la société exercera dans trois provinces ou plus hors du groupe du New West Partnership — car à l’intérieur, comme le montre le profil 5, une constitution provinciale dans l’Ouest revient moins cher. Dans les trois cas, le conseil fédéral a toujours besoin d’au moins un résident canadien sur un conseil de moins de quatre membres [8], de sorte que pour un fondateur qui n’a personne, le fédéral n’est pas une option du tout.

Le calendrier de maintien, dans les quatre

Deux calendriers : ce qui échoit la première année, et ce qui se répète. Chaque date ci-dessous est celle de la province, et les lignes fédérales s’appliquent quelle que soit la province de constitution.

Première année

Quand Ontario Colombie-Britannique Alberta Québec
Au dépôt Nuans de moins de 90 jours ; courriel corporatif officiel correctement réglé La completing party examine les originaux endossés ; réservation de nom encore valide NUANS de moins de 91 jours ; agent de service nommé avec les statuts Pièces d’identité des administrateurs jointes ; nom français conforme
Immédiatement après La clé d’entreprise arrive par courriel — conservez-la comme un identifiant Livrer les statuts et la convention de constitution signés en original au bureau des dossiers — sans échéance ni rappel [41] L’agent de registre retourne les documents ; le numéro de compte corporatif albertain est le Corporate Access Number Le code d’accès clicSÉQUR est posté à l’adresse inscrite
Dans les 15 jours Avis de changement pour toute donnée déclarée qui change [37] Avis de changement d’administrateurs [45] Avis de changement d’administrateurs ou de siège [4] —
Dans les 30 jours — Consigner un changement au registre de transparence [42] — Déclaration de mise à jour courante pour tout changement [6]
Dans les 48 heures ou 60 jours Déclaration initiale dans les 60 jours [37] — — Déclaration initiale : 48 heures sur une voie, 60 jours et gratuite sur l’autre [19]
Avant la première vente Tester le seuil mondial de 30 000 $ du petit fournisseur ; s’inscrire dans les 29 jours de la date d’entrée en vigueur [77] Tester aussi les quatre scénarios hors province de la TVP britanno-colombienne [50] Même test fédéral ; aucune couche provinciale S’inscrire auprès de Revenu Québec pour les deux taxes [29]
Avant ou avec la première inscription à la TPS/TVH Provisionner le dépôt de garantie du non-résident : 50 % de l’impôt net estimé, minimum 5 000 $ [76] Idem Idem Idem, avec Revenu Québec comme interlocuteur
Numéro d’entreprise Délivré avec la constitution Délivré avec la constitution Délivré par courriel Non délivré — inscription distincte auprès de l’ARC par le canal des non-résidents [74]

Chaque année ensuite

Quand Quoi
Ontario — six mois après la fin de l’année d’imposition Déclaration annuelle de la Loi sur les renseignements exigés des personnes morales, 0 $, déposée au registre avec la clé d’entreprise. Pas avec la T2 [39]
Colombie-Britannique — dans les deux mois de l’anniversaire de la reconnaissance Rapport annuel, 44,89 $. La reconnaissance est la constitution, la fusion ou la prorogation en C.-B. — une société fusionnée obtient un nouvel anniversaire [41] [45]
Alberta — dernier jour du mois suivant le mois anniversaire Déclaration annuelle, 53,05 $ plus la charge de l’agent, avec des données arrêtées au dernier jour du mois anniversaire. Constituée en mars : données au 31 mars, dépôt au 30 avril [53]
Québec — deux mois après la fin d’exercice, puis six Droits d’immatriculation annuels de 106 $ à deux mois ; déclaration de mise à jour annuelle à six. Une déclaration tardive coûte 50 % des droits annuels [6] [64]
Les quatre — annuellement Revoir la position de transparence ou de bénéficiaire ultime : l’Ontario au moins une fois par exercice ; la C.-B. dans les 30 jours de la prise de connaissance ; le Québec à chaque déclaration de mise à jour ; l’Alberta, tenez l’organigramme de propriété de toute façon [1]
Les quatre — six mois après la fin d’exercice T2 fédérale, produite même si la société est inactive ou exonérée par convention
Alberta et Québec seulement — six mois après la fin d’exercice Une seconde déclaration de société : l’AT1 à Alberta TRA, la CO-17 à Revenu Québec [25]
Les quatre — deux mois après la fin d’exercice Solde d’impôt des sociétés. Deux mois, jamais trois, pour une société sous contrôle non résident [72]
Les quatre — trimestriellement Retester le seuil mondial de 30 000 $ du petit fournisseur, et tout lien de taxe de vente provinciale nouvellement créé [70]
Les quatre — à chaque changement Mettre à jour le registre, l’ARC et la banque, chacun selon son propre délai ; renouveler les nominations d’agent, de fondé de pouvoir et de mandataire avant qu’elles n’expirent
Vancouver seulement — 31 décembre Le permis municipal expire à date fixe, non à un anniversaire ; les avis de renouvellement partent en novembre [87]

La forme de ce calendrier est elle-même une comparaison. L’Ontario rattache son dépôt annuel à l’année d’imposition, la Colombie-Britannique et l’Alberta à l’anniversaire de constitution, et le Québec à deux dates différentes. Un fondateur qui exploite des sociétés dans plus d’une de ces provinces exploite plus d’un calendrier, et ceux fondés sur l’anniversaire sont les plus faciles à oublier parce que rien dans le cycle comptable ne les rappelle.

Résidence fiscale de la société, et ce que le choix d’une province ne corrige pas

Une question sous-tend les quatre colonnes et n’est pas provinciale du tout. Une société constituée au Canada après le 26 avril 1965 « est réputée avoir résidé au Canada tout au long d’une année d’imposition ». [69] Ni votre lieu de résidence, ni le lieu des réunions du conseil, ni celui des clients n’y changent quoi que ce soit, et la résidence canadienne signifie que le revenu mondial est imposable sous la partie I. Une convention fiscale ne défera généralement pas cela non plus : l’ARC énonce que « the tiebreaker rules (usually within Article IV) in tax treaties generally provide that if a corporation is a resident of both contracting states, it is deemed to be a resident of the state in which the corporation was created » — soit, pour l’une quelconque de ces quatre, le Canada. [91]

Le test de common law fonctionne en parallèle et tranche dans les deux sens. La position de l’ARC est qu’« a company is resident in the country in which its central management and control is exercised », que cela réside d’ordinaire là où les administrateurs se réunissent, et que ce qui compte « is not where central management and control is exercised according to the articles of incorporation, but where it is actually exercised ». [91] Constituez-vous dans l’une de ces quatre et vous êtes résident canadien où que vous vous réunissiez ; constituez-vous à l’étranger et dirigez le conseil depuis le Canada et vous pourriez devenir résident canadien quand même. Les quatre provinces permettent expressément les réunions du conseil à distance, et le faire est licite — mais ce n’est pas une porte de sortie. Tenez des procès-verbaux propres sur le lieu réel des réunions, et n’essayez pas d’avoir l’air étranger.

L’expression « établissement stable » porte au moins trois sens distincts dans ce domaine, et une conclusion tirée sous l’un n’est pas une preuve sur les autres : la règle fédérale de répartition provinciale de l’article 400(2)(e.1) du Règlement, confinée par son propre paragraphe 400(1) à la définition du revenu imposable gagné dans une province au sens du paragraphe 124(4) [73] ; la disposition d’assujettissement propre à chaque province, comme la Loi sur les impôts du Québec, qui vise une société « ayant un établissement au Québec à un moment quelconque de l’année d’imposition » ; et l’établissement stable au sens d’une convention, qui est un test distinct avec sa propre jurisprudence. La question de savoir si un arrangement de siège ou de gestion du courrier crée à lui seul un établissement stable au sens d’une convention n’est résolue par aucune source officielle consultée dans ce dépôt, et cette page ne généralise pas à partir d’une règle déterminative écrite pour une autre fin. Quiconque y répond sans d’abord demander laquelle des trois questions vous posez devine.

Modes de défaillance

Mode de défaillance Pourquoi cela tourne mal Correctif
Choisir l’Alberta pour le taux de 2 % en tant que société sous contrôle étranger Le taux de 2 % exige le statut de SPCC, que le contrôle non résident défait ; le taux combiné applicable est de 23,0 %, non de 11,0 % [30] Comparer les taux généraux, non ceux des petites entreprises, et obtenir un avis sur la résidence de la société avant de déposer
Répartir le capital entre plusieurs non-résidents pour conserver le statut de SPCC Le paragraphe 125(7) agrège toutes les participations non résidentes en une personne notionnelle ; trois cofondateurs à un tiers chacun échouent quand même [68] Modéliser le taux général dès le premier budget
Choisir l’Alberta sans Albertain L’art. 20.1(1) ABCA exige un agent de service « resident Albertan » — citoyen canadien ou résident permanent y résidant habituellement. Aucune échappatoire dans la loi [4] Identifier un « resident Albertan » et obtenir son consentement avant tout paiement, et nommer un agent suppléant à une autre adresse — le droit gouvernemental est de 0,00 $
Compter sur « un an » pour remplacer l’agent albertain Un an est la limite extérieure avant l’action du registraire, non un droit ; la société doit une nomination « forthwith » si l’agent décède ou est révoqué, et peut être dissoute [56] Traiter le préavis de 60 jours d’un agent démissionnaire comme la véritable échéance
Traiter un siège britanno-colombien comme une boîte aux lettres Les deux bureaux exigent une adresse de livraison ouverte au public de 9 h à 16 h les jours ouvrables, jamais une case postale ; le champ « province » du formulaire 1 est préimprimé « BC » [13] Engager un cabinet britanno-colombien qui acceptera réellement la signification et conservera les dossiers, et budgéter cela comme un honoraire récurrent
Abandonner l’arrangement de bureau britanno-colombien Les articles 39 et 41 transfèrent les bureaux à la résidence britanno-colombienne d’un administrateur ou dirigeant — qu’un conseil entièrement étranger n’a pas — ne laissant que l’art. 40, la suppression par ordonnance, la signification se faisant ensuite selon ce qu’un tribunal a ordonné en votre absence [41] Ne jamais laisser le mandat expirer en silence ; remplacer avant de résilier
Oublier le devoir postérieur de la completing party Les statuts et la convention de constitution signés en original doivent parvenir au bureau des dossiers, sans échéance ni rappel [41] L’inscrire au calendrier au moment du dépôt ; le scan d’un bloc de signature non identifié ne satisfait pas la définition d’« endorsed »
Espérer la confidentialité de la propriété au Québec Les bénéficiaires ultimes sont déclarés et consultables publiquement ; l’adresse domiciliaire est publique à défaut d’adresse professionnelle valide, et une case postale ne peut en tenir lieu [20] Décider avant de déposer si la publicité de la propriété est acceptable ; ne déclarer une adresse professionnelle que si elle existe réellement
Recopier un dépôt fédéral de PACI dans la déclaration québécoise Le test québécois est propre, disjonctif sur cinq branches et inclut le contrôle de fait ; le devoir est de prendre les moyens nécessaires, non raisonnables, et il n’existe aucune décision anticipée [6] Refaire l’analyse québécoise séparément, en remontant chaque étage de détention
Gonfler par prudence un registre de transparence britanno-colombien Nommer une personne qui n’est pas un particulier important est une infraction au même titre qu’en omettre un, jusqu’à 100 000 $ pour une société et 50 000 $ pour un particulier [43] Consigner l’analyse, pas un sur-ensemble
Réutiliser un rapport Nuans fédéral en Ontario « A Canada (federal) biased Nuans name search is not acceptable » — le rapport doit être à pondération ontarienne [38] Acheter le bon rapport, ou prendre un nom numérique
Laisser un rapport de nom expirer en cours de rédaction Le Nuans ontarien court 90 jours jusqu’au dépôt des statuts, et un brouillon enregistré ne suspend pas le compte à rebours ; la réservation britanno-colombienne dure 56 jours ; le NUANS albertain « must be less than 91 days old » [38] [48] Commander le rapport de nom après avoir verrouillé les arrangements de présence locale, pas avant
Perdre la clé d’entreprise ontarienne ou laisser mourir le courriel officiel La clé n’est envoyée qu’au courriel corporatif officiel ; sans courriel au dossier, elle part au siège — un immeuble qu’un mandat expiré ne contrôle plus [9] Pointer le courriel officiel vers une boîte que la société possède, et traiter la clé comme un identifiant de signature
N’avoir aucun plan pour le code d’accès clicSÉQUR Il est posté automatiquement à l’entreprise immatriculée et il n’existe aucune demande en libre-service [63] Décider qui ouvre cette enveloppe avant de déposer, et confirmer les modalités de livraison avec le Registraire
Omettre la pièce d’identité d’un administrateur au Québec « Omettre de fournir ces renseignements entraînera le refus de votre demande » [21] Rassembler les copies de passeport de tous les administrateurs avant de commencer ; un administrateur peut envoyer lui-même sa copie sur formulaire papier
Déposer les statuts québécois avant d’arrêter la structure du capital Une fois publiée, « la société ne peut plus être annulée autrement que par jugement du tribunal » [19] Arrêter la structure d’abord ; une modification coûte 206 $
Croire que le dépôt annuel voyage avec la déclaration de revenus Le registre ontarien ne les reçoit plus par l’ARC depuis mai 2021 ; ceux de la C.-B. et de l’Alberta se rattachent à l’anniversaire de constitution, non à l’exercice [40] Inscrire l’échéance du registre à un calendrier distinct de celui du comptable
Manquer deux dépôts consécutifs La C.-B. dissout après lettre de défaut, un mois, avis publié et un mois de plus ; le Québec radie d’office et, pour une personne morale québécoise, la radiation « entraîne sa dissolution » ; l’Alberta peut dissoudre après un an de défaut [43] [6] Noter que seul l’Ontario ne dissout pas pour une déclaration annuelle manquée — il vous barre l’accès aux tribunaux à la place
Découvrir la barre judiciaire ontarienne en plein litige Une société en défaut de dépôt ou avec des droits impayés « is not capable of maintaining a proceeding » devant un tribunal ontarien tant qu’elle n’a pas régularisé, et le ministre peut refuser un certificat de statut [37] Déposer et payer avant d’avoir besoin du certificat, pas quand un cocontractant le demande
Se constituer en Ontario pour des motifs d’immigration Tous les volets du POCI sauf le Workforce Priority piloté par l’employeur sont fermés, et le Visa pour démarrage d’entreprise est suspendu [31] [35] Séparer la décision corporative de la décision migratoire
Vouloir détenir depuis l’étranger et être désigné Les deux volets albertains ouverts exigent la résidence en Alberta et interdisent la gestion à distance ; la C.-B. exige de résider à moins de 50 km de l’entreprise [59] [52] Traiter le déménagement comme un projet distinct avec une réelle probabilité d’échec
Attendre un statut d’immigration avant de se constituer Le volet 2 québécois exige l’entreprise immatriculée depuis au moins un an au moment de documenter le démarrage [65] Constituer la société sur ses propres mérites et traiter le certificat comme un bonus
Croire que le fédéral évite le problème de présence locale Une société fédérale a toujours besoin d’un agent albertain, d’un fondé de pouvoir britanno-colombien, ou d’un fondé de pouvoir québécois à défaut d’établissement [3] [4] [6] Chiffrer la couche provinciale avant de choisir le fédéral ; seul l’Ontario n’exige aucune nomination
Croire que le fédéral est la voie multiprovinciale économique Une société de la LCSA n’obtient aucun allègement du New West Partnership et paie plein tarif en C.-B. comme en Alberta [57] Comparer une constitution provinciale dans l’Ouest pour une empreinte occidentale
Annoncer un numéro de téléphone britanno-colombien sans s’y enregistrer L’art. 375(2) BCBCA répute une société exerçant des activités en C.-B. lorsque son nom « appears or is announced in any advertisement in which an address or telephone number in British Columbia is given » [3] S’enregistrer dans les deux mois du premier acte déclencheur, et nommer le fondé de pouvoir
Ignorer la TVP britanno-colombienne parce qu’on n’est pas en C.-B. Le scénario 2 (logiciels et services de télécommunication) et le scénario 4 (stocks en C.-B.) n’ont aucun seuil de revenu, et une seule campagne géociblée compte comme sollicitation [50] Passer les quatre scénarios contre votre schéma de vente réel avant la première vente en C.-B.
S’inscrire à la TPS/TVH sans provisionner la garantie Sans établissement stable canadien, prévoir 50 % de l’impôt net estimé, minimum 5 000 $, sauf si les fournitures taxables canadiennes annuelles restent sous 100 000 $ [76] Budgéter le dépôt avant de choisir une date de lancement
Tenter d’obtenir un numéro d’entreprise par Inscription en direct des entreprises L’ARC énumère « Register a Canadian business with only non-resident owners » parmi ce que le service ne peut pas faire [79] Utiliser le formulaire d’inscription des entreprises non résidentes, ou le formulaire RC1 par la poste ou par télécopieur [74]
Attendre un numéro d’entreprise avec une constitution québécoise « You do not receive a BN with the following provinces or territories … Quebec » [74] S’inscrire séparément auprès de l’ARC, et s’attendre à ce que la banque demande les deux identifiants
Croire qu’un appel vidéo satisfera la banque CANAFE : « It is not enough to only view a person and their government-issued photo identification document through a video conference or another type of virtual application » [92] Faire confirmer par écrit, par une personne nommée dans une institution nommée, ce qu’il faut et si cela peut se faire à distance

Liste de vérification

Parcourez-la dans l’ordre ; les quatre premiers points sont ceux qui échouent après que l’argent a été dépensé.

  • L’arrangement de présence locale existe et est contracté — une adresse ontarienne ou québécoise, deux bureaux desservis en Colombie-Britannique, ou un agent de service « resident Albertan » consentant plus un siège albertain.
  • Pour l’Alberta, un agent de service suppléant est nommé à une autre adresse. Le droit gouvernemental est de 0,00 $.
  • Vous savez qui reçoit physiquement le courrier du registre, à quelle vitesse il vous parvient, et ce qui arrive s’il est retourné non livrable.
  • La question de l’immigration a été séparée de la question corporative, et rien du plan ne dépend d’un volet ouvert l’an dernier.
  • La décision du nom est prise : un nom français conforme pour le Québec, un rapport Nuans à pondération ontarienne, une demande de nom britanno-colombienne, un NUANS albertain — ou un nom numérique dans l’une quelconque, qui supprime l’étape.
  • Le rapport ou la réservation de nom sera encore valide le jour du dépôt des statuts, non le jour de leur rédaction.
  • Les copies de passeport des administrateurs sont prêtes si la province est le Québec.
  • Le courriel corporatif officiel pointe vers une boîte que la société possède.
  • Vous avez demandé au registre, ou à votre intermédiaire, si une personne hors du Canada peut obtenir le compte ou l’identifiant exigé par le portail — parce que trois des quatre ne publient pas la réponse.
  • Pour l’Alberta, vous détenez un devis écrit et détaillé couvrant la constitution, chaque déclaration annuelle et chaque avis de changement à 0,00 $ de droit.
  • Le modèle fiscal utilise le taux général, non celui des petites entreprises, et une date d’exigibilité du solde à deux mois.
  • La seconde déclaration de société est budgétée si la province est l’Alberta ou le Québec.
  • Le seuil mondial de 30 000 $ du petit fournisseur a été testé, et le dépôt de garantie TPS/TVH provisionné.
  • Les quatre scénarios hors province de la TVP britanno-colombienne ont été passés contre votre schéma de vente réel.
  • L’organigramme de propriété remonte aux personnes physiques à travers chaque étage, parce qu’une banque l’exigera quoi que publie le registre.
  • L’échéance du registre figure à un calendrier distinct de celui du comptable, rattachée au bon événement — l’année d’imposition en Ontario, l’anniversaire de constitution en C.-B. et en Alberta, deux dates différentes au Québec.

Glossaire

Termes que les quatre provinces emploient pour la même idée, ou le même mot pour des idées différentes.

  • Agent for service (Alberta) — un particulier situé en Alberta qui accepte avis et documents en personne ou par la poste, qui doit être un « resident Albertan », être une personne physique et non un cabinet, et consentir. Ce n’est pas une exigence d’avocat. [57]
  • Annual report (Colombie-Britannique) — le dépôt annuel au registre, dû dans les deux mois de chaque anniversaire de la reconnaissance. Ce n’est pas un état financier, ni la annual return ontarienne, qui suit le cycle de l’année d’imposition. [41]
  • Annual return (Ontario, Alberta) — celle de l’Ontario est un dépôt de la Loi sur les renseignements exigés des personnes morales, dû six mois après la fin de l’année d’imposition et sans droit ; celle de l’Alberta est due le dernier jour du mois suivant le mois anniversaire, à 53,05 $. Mêmes mots, lois différentes, horloges différentes.
  • Attorney (Colombie-Britannique) — un particulier résidant en Colombie-Britannique, ou une société, nommé par une société extraprovinciale pour recevoir la signification. Sans rapport avec une procuration. [3]
  • Bénéficiaire ultime (Québec) — la personne physique satisfaisant à l’une quelconque de cinq conditions disjonctives ; nom, condition et pourcentage sont consultables publiquement. [6]
  • clicSÉQUR / Mon bureau (Québec) — le service d’authentification gouvernemental et l’espace authentifié du Registraire. L’accès Express exige le NEQ à dix chiffres plus un code de huit caractères posté automatiquement et impossible à demander. [63]
  • Clé d’entreprise (Ontario) — un code à neuf chiffres, délivré gratuitement au courriel corporatif officiel, qui établit l’autorité de déposer. Un identifiant de signature, non un numéro de référence ; le partager est la façon dont un intermédiaire obtient l’autorité déléguée. [9]
  • Completing party (Colombie-Britannique) — le particulier qui examine les statuts et la convention de constitution endossés avant le dépôt, désigne les fondateurs, et livre ensuite les originaux au bureau des dossiers. [41]
  • Constitution et immatriculation (Québec) — la constitution crée une nouvelle personne morale sous la LSAQ et l’immatricule automatiquement ; l’immatriculation inscrit une forme juridique déjà existante, y compris une société fédérale ou étrangère, qui « demeure la même personne morale ».
  • Delivery address et mailing address (Colombie-Britannique) — l’adresse de livraison est un lieu physique britanno-colombien ouvert au public de 9 h à 16 h et jamais une case postale ; l’adresse postale est celle où partent le rappel de rapport annuel, l’avis de dissolution et le code d’accès.
  • Catégories extraprovinciales (Ontario) — la catégorie 1 vise une société d’une autre province, la 2 une société fédérale ou territoriale, la 3 une société constituée hors du Canada. Seule la catégorie 3 exige un permis ontarien et un agent de service ontarien. [36]
  • Foreign entity (Colombie-Britannique) — sous la partie 11, toute entité formée hors de la Colombie-Britannique, y compris une société fédérale ou d’une autre province. Pas seulement une entité formée hors du Canada. [3]
  • Siège (Québec) — le bureau de la LSAQ qui doit être « situé en permanence au Québec », où sont conservés les registres de l’article 31. L’Ontario, la C.-B. et l’Alberta appellent leur équivalent un registered office.
  • NEQ (Québec) — le numéro d’entreprise du Québec à dix chiffres attribué à l’immatriculation ou à la constitution, et l’une des deux entrées de clicSÉQUR Express.
  • Nuans / NUANS — un rapport de recherche de nom issu du système fédéral Newly Upgraded Automated Name Search. L’Ontario en exige un à pondération ontarienne ; l’Alberta un albertain ; la Colombie-Britannique et le Québec n’en exigent aucun. Vendu par le privé en Ontario et en Alberta, sans prix publié.
  • Nom numérique / désignation numérique — un nom de société attribué sous forme de numéro. Supprime l’étape du nom et son rapport non chiffré dans les quatre.
  • Records office (Colombie-Britannique, Alberta) — la seconde désignation de bureau. En Colombie-Britannique elle est obligatoire et peut partager un lieu avec le siège ; en Alberta elle est facultative, et à défaut de désignation le siège en tient silencieusement lieu. [4]
  • Recognition date (Colombie-Britannique) — la date de constitution, de fusion ou de prorogation en C.-B., d’où court l’anniversaire du rapport annuel. Une société fusionnée en obtient une nouvelle.
  • Registry agent (Alberta) — l’intermédiaire privé autorisé par lequel passe chaque dépôt corporatif albertain. Niveaux de service 1 à 3 ; « Service fees are not regulated and may vary from one agent to another. » [54]
  • Resident Albertan (Alberta) — un citoyen canadien résidant habituellement en Alberta, ou un résident permanent au sens de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés résidant habituellement en Alberta. Distinct du simple « resident of Alberta » employé pour l’agent suppléant d’une société extraprovinciale. [4]
  • Significant individual (C.-B.) / particulier ayant un contrôle important (Ontario, fédéral) / bénéficiaire ultime (Québec) — trois noms pour des tests qui se recoupent sans être identiques. Ne transportez pas l’analyse d’une province dans le dépôt d’une autre.
  • Petit fournisseur et small seller — le « petit fournisseur » est un statut TPS/TVH mesuré sur des fournitures taxables mondiales de 30 000 $ ; le « small seller » est un statut de TVP britanno-colombienne exigeant moins de 10 000 $ de revenus de détail, aucun local commercial établi, et d’être situé en C.-B. Sans rapport.
  • Uncapped product (Alberta) — un produit d’agent de registre pour lequel l’Alberta fixe le droit gouvernemental et ne place aucun plafond sur la charge de service de l’agent. Tous les produits du registre corporatif sont non plafonnés, sauf les lignes du New West Partnership. [16]

L’angle québécois : un siège montréalais

Un fait ici est propre au lieu où se trouve 2727 Coworking. Une adresse montréalaise peut licitement être le siège statutaire d’une société québécoise, parce que la LSAQ exige seulement que le siège soit situé en permanence au Québec avec les registres conservés là [5], et elle peut être le siège d’une société fédérale dont les statuts indiquent le Québec. C’est là toute la prétention, et c’est ce que 2727 vend.

Il s’ensuit, et cela compte davantage, qu’une adresse montréalaise n’est pas et ne peut pas devenir un siège ontarien, un siège ou un bureau des dossiers britanno-colombien, ou un siège albertain : l’Ontario exige le siège et les dossiers en Ontario et le ministère ajoute qu’il « must be a physical location in Ontario » [1] [38], la Colombie-Britannique exige les deux bureaux à des emplacements britanno-colombiens ouverts au public aux heures ouvrables, le champ « province » du formulaire 1 étant préimprimé « BC » [13], et l’Alberta exige un lieu physique albertain plus un agent de service « resident Albertan » [4]. Un fondateur qui inscrit une adresse montréalaise à l’un de ces trois registres a déposé quelque chose que la loi ne permet pas, et le remède est de changer l’adresse plutôt que d’argumenter.

Deux mises en garde propres au Québec s’attachent même là où le rôle d’adresse est licite. D’abord, l’article 25 de la Loi sur la publicité légale des entreprises présume une activité au Québec à partir d’une adresse, d’un établissement, d’une case postale ou d’une ligne téléphonique québécoise, ou de tout acte à but lucratif — de sorte qu’une entreprise hors province qui acquiert une adresse montréalaise peut avoir créé une obligation d’immatriculation québécoise non voulue. [6] Ensuite, la question de savoir si une entreprise n’utilisant qu’une adresse postale ou de siège, sans activité physique, a besoin d’un permis d’occupation montréalais n’est pas publiée : les pages de la Ville sont construites autour de l’occupation de locaux, le permis est délivré par l’arrondissement, et le tarif est fixé par arrondissement plutôt qu’à l’échelle de la ville, les montants publiés variant sensiblement d’un arrondissement à l’autre. Demandez à l’arrondissement plutôt que d’inférer une réponse dans un sens ou dans l’autre. [86]

Pour une société ontarienne, britanno-colombienne ou albertaine, une adresse montréalaise demeure une adresse postale et de correspondance, et un espace de travail lorsque le plan en comprend un. Ce n’est pas un siège, un bureau des dossiers, un agent de service, un fondé de pouvoir, un établissement stable ni la résidence de qui que ce soit.

Ce que 2727 peut et ne peut pas soutenir

2727 Coworking est situé dans Griffintown, à Montréal. Un service d’adresse d’affaires 2727 retenu peut fournir une adresse montréalaise, la gestion du courrier et l’accès aux espaces selon les conditions de son entente, et cette entente atteste la relation commerciale qu’elle décrit réellement.

Pour une société québécoise, et pour une société fédérale dont les statuts nomment le Québec comme province de son siège, une adresse montréalaise peut licitement occuper le rôle de siège statutaire — sous réserve que le forfait permette cet usage et que les registres soient réellement conservés là où la société le déclare. Pour une société en Ontario, en Colombie-Britannique ou en Alberta, elle ne le peut pas, ces provinces exigeant le bureau à l’intérieur de leurs propres frontières et l’Alberta exigeant en outre un agent de service détenant un statut canadien et y vivant.

2727 ne certifie pas qu’une adresse constitue un siège valide, un bureau des dossiers, un agent de service, un fondé de pouvoir, un établissement stable, une adresse physique auprès de l’ARC ou la résidence d’une personne. 2727 ne nomme pas de fondé de pouvoir québécois, n’agit pas comme agent albertain, ne réalise pas d’immatriculation extraprovinciale, ne détermine ni la résidence fiscale ni le statut de SPCC, et ne garantit la décision d’aucune banque ni d’aucun registre. Aucun registre, aucune banque et aucun organisme gouvernemental n’est décrit nulle part sur cette page comme acceptant un document de 2727 — et sur la question bancaire le dossier est négatif : aucune source officielle ou institutionnelle consultée n’engage une banque à ouvrir un compte à une société détenue par des non-résidents, à distance ou autrement, et les directives de CANAFE énoncent qu’« It is not enough to only view a person and their government-issued photo identification document through a video conference or another type of virtual application ». [92]

Les fondateurs à l’étranger devraient commencer par le parcours fondateur hors du Canada et la recherche pour non-résidents, puis lire ouvrir un compte d’affaires depuis l’étranger avant de réserver un voyage ; les fondateurs déjà au Canada relèvent du parcours fondateur au Canada. Le détail de chaque ligne se trouve dans les guides de l’Ontario, de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et du Québec, avec la séquence pour non-résidents dans les guides Ontario, Colombie-Britannique, Alberta et Québec. La taxe de vente a sa propre comparaison dans TVH, TPS+TVP ou TPS+TVQ, et la question fédérale dans constitution fédérale ou provinciale. Le carrefour du dossier indexe l’ensemble.

Méthode de recherche et limites

Cette page a été vérifiée le 7 septembre 2026. C’est une synthèse plutôt qu’une passe de recherche neuve : chaque fait provient d’une source officielle obtenue et consignée lors des recherches provinciales, non résidentes et de parcours menées dans ce dépôt les 6 et 7 septembre 2026, et chaque affirmation est reliée à la ligne de preuve sœur dont elle provient dans research/non-resident-province-comparison-source-pack.md et research/non-resident-province-comparison-evidence.md. Les sources sont limitées aux niveaux un à cinq — lois et règlements sur les sites législatifs officiels, pages et formulaires des quatre registres, ARC, Revenu Québec, Alberta Tax and Revenue Administration et ministères des Finances provinciaux, IRCC, MIFI et les programmes d’immigration provinciaux, et CANAFE. Aucune page de cabinet d’avocats, de comptables ou de service de constitution n’a servi à appuyer une affirmation.

S’agissant d’une synthèse, les dossiers sœurs ont d’abord été confrontés, et la consigne ne permettait une nouvelle obtention directe que là où deux d’entre eux divergeaient sur un fait dont dépend cette page. Trois divergences ont été trouvées et sont traitées ici plutôt qu’aplanies. L’adresse du New West Partnership Trade Agreement s’écrit .htm dans certains guides sœurs et .asp dans d’autres ; les deux ont été obtenues directement le 7 septembre 2026 et renvoient toutes deux un code HTTP 200, de sorte que la forme .htm est retenue et qu’aucune question de fond ne se pose. La page de traitement de l’AAIP est datée du 12 août 2026 dans un guide sœur et du 25 août 2026 dans un autre, avec des chiffres identiques ; la date la plus récente est retenue, comme le fait la recherche albertaine pour non-résidents. Et le seuil de 51 % de contrôle du volet C11 est reproduit tel qu’IRCC le publie dans ses instructions C11, tandis que la page consigne qu’une autre formulation d’IRCC évalue l’avantage important « regardless of what percentage of the business in Canada is owned » — la tension est divulguée plutôt que tranchée.

Deux conflits internes au dossier officiel sont reportés pour la même raison. La page tarifaire britanno-colombienne affiche une composante d’approbation de nom de 30 $ à côté des 350 $ d’enregistrement extraprovincial, alors que l’article 376(2) BCBCA dispense une société fédérale de l’étape de réservation ; les deux sont énoncés et le lecteur est invité à confirmer ce qui est facturé. Et la Colombie-Britannique publie deux chiffres courants pour une demande de nom standard — « about 7 to 14 days » sur la page des sociétés constituées mise à jour le 10 juin 2026, et « Review and approval — 4 business days » sur la page des délais mise à jour le 12 août 2026. Les deux sont cités avec leur date et aucun n’est préféré.

Plusieurs éléments sont absents parce qu’aucune source officielle ne les publie. Il n’existe aucun prix pour le rapport de recherche de nom ontarien ou albertain, ni l’un ni l’autre n’étant un produit gouvernemental — établi pour l’Alberta par constat négatif, en cherchant dans le catalogue qui liste tous les droits gouvernementaux du registre corporatif et n’y trouvant aucune entrée NUANS. Il n’existe aucune charge de service d’agent de registre albertain, cette charge n’étant ni réglementée ni plafonnée sur tous les produits corporatifs sauf les lignes du New West Partnership. L’Alberta ne publie aucune norme de service ni délai pour aucun dépôt du Corporate Registry, et la Colombie-Britannique n’en publie aucun pour une constitution simple. Aucun échéancier de bout en bout, de la constitution à un compte bancaire fonctionnel, n’existe, et aucune banque ne s’engage à ouvrir un compte à une société détenue par des non-résidents. L’Ontario ne publie pas si une personne hors du Canada peut créer l’Ontario.ca Login et l’Ontario Business Account exigés par son registre ; le Québec ne publie pas si le code d’accès clicSÉQUR peut être posté hors du Canada ; la Colombie-Britannique ne publie pas si un non-résident peut compléter un BCeID d’entreprise, quoique sa voie de dépôt sans compte rende la question évitable. L’acceptation d’une carte de paiement émise à l’étranger ou d’un chèque tiré à l’étranger n’est pas publiée en Ontario et n’est pas abordée en Colombie-Britannique. Les pages administratives de Revenu Québec ont refusé toute requête automatisée pendant la recherche sœur, de sorte que la procédure d’inscription désignée du Québec, la mécanique de ses remboursements de la taxe sur les intrants et ses fréquences de déclaration ne sont pas énoncées ici. Et aucune source officielle n’affirme qu’une personne hors du Canada peut détenir ou diriger une société canadienne sans statut d’immigration — le dossier est plus étroit, n’établissant que l’absence, dans ces quatre provinces, de condition de résidence pour un administrateur ou un actionnaire, et le fait que les règles d’immigration régissent le travail au Canada plutôt que la détention d’une société canadienne.

Chaque taux combiné fédéral-provincial de cette page, et chaque montant qui en découle, est une arithmétique effectuée ici sur deux taux publiés séparément. Aucun gouvernement ne tabule de taux combiné, et le tableau provincial de l’ARC exclut le Québec et l’Alberta faute d’entente de perception. Les tableaux de coûts sur cinq ans sont de même une arithmétique sur des droits gouvernementaux publiés, et chacun est suivi des postes non chiffrés qu’il omet nécessairement.

Rien ici n’a été testé. Aucune constitution, réservation de nom, immatriculation extraprovinciale, ouverture de compte fiscal, demande d’immigration ou demande bancaire n’a été déposée, de sorte que chaque délai cité est une cible de service publiée par un registre plutôt qu’un résultat observé. Les positions d’immigration sont le contenu le plus périssable de la page et n’étaient vraies qu’au 6 septembre 2026 ; les registres de transparence en attente en Ontario, en Colombie-Britannique et en Alberta sont les affirmations les plus susceptibles d’expirer ensuite.

Sur les adresses françaises : BC Laws, BC Registries, Corporate Online, BCeID, WelcomeBC, alberta.ca, Service Alberta, le King’s Printer de l’Alberta, les avis ministériels ontariens en PDF, CANAFE et les villes de Vancouver, Calgary et Toronto publient en anglais seulement, et plusieurs pages fédérales n’ont pas d’équivalent français vérifié par une passe sœur. Ces références citent donc l’original anglais vérifié, ici comme sur la page anglaise, et les citations légales de la Colombie-Britannique et de l’Alberta conservent les termes anglais de la loi. Aucune adresse française n’a été déduite par analogie : la recherche sœur consigne que sept adresses françaises canada.ca déduites sur huit renvoyaient une erreur 404. Ceci est du matériel éducatif de planification, non un avis juridique, fiscal, comptable, migratoire ou bancaire.

Foire aux questions

Dans laquelle des quatre est-il le plus simple pour un non-résident de se constituer ?

La Colombie-Britannique, sur la ligne qui décide si vous pouvez agir du tout : c’est la seule des quatre à publier une voie de dépôt sans compte, en énonçant que les services sous « No Login Required » sont « available to all of the Corporate Registry’s customers without the necessity of logging in » et que le paiement se fait par carte de crédit [46]. L’Ontario et le Québec suivent de près — les deux n’exigent qu’une adresse dans la province plutôt qu’une personne, et l’Ontario est le moins cher à 300 $ pour créer et 0 $ par an pour maintenir [10]. L’Alberta est bonne dernière, parce qu’aucune voie ne contourne un intermédiaire albertain.

L’une des quatre exige-t-elle un administrateur canadien ?

Non. L’Ontario et l’Alberta ont abrogé leurs exigences, la Colombie-Britannique n’en a jamais eu, et l’article 108 québécois admet toute personne physique sous la seule réserve de la capacité [1] [4] [2] [5]. La constitution fédérale est celle qui l’exige, avec au moins 25 % de résidents canadiens et au moins un sur un conseil de moins de quatre [8]. Un piège : l’abrogation albertaine n’a touché que la Business Corporations Act — les coopératives albertaines exigent toujours qu’« At least 25% of the board of directors must be resident Canadians » [56].

Pourquoi l’Alberta est-elle plus difficile que les autres si ses taux sont les plus bas ?

Parce que l’Alberta est la seule des quatre à exiger une personne plutôt qu’une adresse. L’article 20.1(1) exige un agent de service « resident Albertan », défini comme un citoyen canadien ou un résident permanent résidant habituellement en Alberta — un ressortissant étranger avec un permis de travail albertain ne se qualifie donc pas, ni un citoyen canadien à Toronto [4]. C’est aussi la seule où le fondateur ne peut pas déposer : chaque dépôt corporatif passe par un agent de registre dont la charge n’est pas réglementée, et l’Alberta ne publie aucun délai pour aucun de ces dépôts [15] [54].

Puis-je utiliser une boîte postale comme siège dans l’une des quatre ?

Non. L’Alberta interdit une case postale désignée pour le siège comme pour le bureau des dossiers et exige l’accessibilité au public aux heures normales [4]. La Colombie-Britannique énonce pour ses deux bureaux que l’adresse de livraison « must not be a post office box » et doit être ouverte au public de 9 h à 16 h les jours ouvrables [13]. L’Ontario exige le siège et les dossiers en Ontario et ajoute qu’il « must be a physical location in Ontario. A P.O. Box alone is not acceptable » [38], et le Québec exige le siège en permanence au Québec avec les registres sur place [5].

Aurai-je le taux des petites entreprises comme propriétaire étranger ?

Non, et répartir les actions n’aide pas. Les quatre taux réduits exigent le statut de société privée sous contrôle canadien, et le paragraphe 125(7) exclut à la fois une société contrôlée par des personnes non résidentes et une société qui le serait si chaque action détenue par un non-résident était détenue par une seule personne notionnelle [68] [30]. Une société sous contrôle étranger paie le taux général — 8 % en Alberta, 11,5 % en Ontario et au Québec, 12,0 % en Colombie-Britannique — par-dessus les 15 % fédéraux [25] [71]. Elle paie aussi un mois plus tôt : le solde à trois mois exige le statut de SPCC tout au long de l’année [72].

Combien coûtent réellement cinq ans d’existence dans chacune ?

Pour une société à numéro sans employés, les droits gouvernementaux sont complets et comparables : Ontario 300 $, Colombie-Britannique 574,45 $, Québec 715 $, et Alberta 557,00 $ plus six charges de service d’agent non plafonnées qu’aucune source officielle ne chiffre [10] [12] [18] [16]. Prenez une société dénommée et l’Ontario comme l’Alberta acquièrent un rapport de recherche de nom non chiffré. Aucun de ces écarts ne devrait trancher quoi que ce soit pour une société rentable : l’écart de taux combiné entre l’Alberta et la Colombie-Britannique vaut 20 000 $ par an au plafond des affaires de 500 000 $.

Mon nom d’entreprise doit-il être en français au Québec ?

Oui. L’article 63 de la Charte de la langue française exige un nom d’entreprise en français, l’article 64 fait d’un nom français une condition d’obtention de la personnalité juridique, et l’article 68 ne permet une version non française que si la version française figure de façon au moins aussi évidente dans son usage [7]. En pratique l’élément générique doit être français : « Northwind » seul ne passera pas, « Studio Northwind » le peut. Aucune des trois autres provinces n’a de règle linguistique — et les obligations québécoises se poursuivent au-delà du nom, avec une déclaration de capacité en français de 5 à 24 employés depuis le 1er juin 2025 et une inscription à la francisation auprès de l’OQLF à 25 [19].

Puis-je tout faire depuis l’extérieur du Canada, ou devrai-je voyager ?

Déposer, probablement oui dans trois des quatre ; garder la maîtrise du dossier ensuite est la moitié la plus difficile. La Colombie-Britannique publie une voie de constitution sans compte [46] ; le Québec envisage le dépôt et le paiement par carte sans compte authentifié, mais l’identifiant qui ouvre ensuite Mon bureau est « transmis automatiquement par la poste » à l’entreprise immatriculée, sans demande en libre-service [63] ; l’Ontario exige des comptes dont il ne publie pas les règles d’admissibilité, avec la voie de l’intermédiaire comme solution documentée [40] ; et l’Alberta exige un intermédiaire dans tous les cas [15]. Aucune source consultée n’exige la présence physique du fondateur dans l’une des quatre, et aucune ne promet qu’un compte bancaire puisse être ouvert sans se déplacer.

Si je me constitue au fédéral, dois-je quand même traiter avec ces quatre provinces ?

Oui, partout où la société exerce des activités, et le problème de présence locale ne disparaît pas. L’Alberta exige toujours un agent de service albertain, la Colombie-Britannique un fondé de pouvoir résidant dans la province, et le Québec un fondé de pouvoir y résidant lorsque l’entreprise n’a ni domicile, ni adresse d’affaires, ni établissement québécois — exigence qui « s’applique même si l’entreprise a déclaré une adresse de signification » [4] [3] [62]. L’Ontario fait exception : une société d’une autre juridiction canadienne dépose une déclaration initiale sans droit prévu et ne nomme personne [22].

Laquelle des quatre choisir si je veux m’installer au Canada ?

Pas l’Ontario, à la date de vérification. L’Ontario énonce que tous les volets sauf le Workforce Priority piloté par l’employeur sont fermés, sans voie entrepreneuriale [31], et le Visa pour démarrage d’entreprise fédéral a été suspendu le 30 juin 2026 [35]. Les voies britanno-colombiennes sont ouvertes avec des seuils publiés — 600 000 $ d’avoir net et 200 000 $ d’investissement pour le volet Base, 300 000 $ et 100 000 $ pour le volet Regional — et un bassin qualifié de six mois [52]. Celles de l’Alberta sont ouvertes mais plafonnées à 60 désignations pour 2026 contre 217 demandes en traitement [33]. Celles du Québec sont sans plafond mais exigent le français oral de niveau 7 et visent 100 à 200 certificats pour toute la catégorie des gens d’affaires [34] [66]. Toutes les voies ouvertes exigent un déménagement : les volets albertains disent « You may not do this remotely », et ceux de la C.-B. exigent une résidence à moins de 50 kilomètres de l’entreprise [59].

Laquelle des quatre garde ma propriété confidentielle ?

L’Alberta aujourd’hui, et dans un sens limité seulement. L’Alberta n’a aucun registre de propriété effective [4] ; l’Ontario et la Colombie-Britannique exigent un registre interne non déposé et non public [1] [14] ; le Québec publie le nom, la condition et le pourcentage, ainsi que l’adresse domiciliaire à défaut d’adresse professionnelle déclarée [20]. Deux réserves comptent. La confidentialité albertaine est une friction plutôt qu’une confidentialité : toute personne peut examiner le registre des valeurs mobilières au bureau des dossiers moyennant des frais raisonnables [4]. Et les trois provinces à registre privé ont légiféré ou consulté sur un passage au dépôt, l’une d’elles vers la publication, sans date d’entrée en vigueur publiée [37] [44] [58].

Une adresse montréalaise peut-elle être mon siège ?

Seulement pour une société québécoise, ou une société fédérale dont les statuts indiquent le Québec comme province de son siège, parce que la LSAQ exige seulement que le siège soit situé en permanence au Québec [5]. Elle ne peut pas être un siège ontarien, un siège ou un bureau des dossiers britanno-colombien, ni un siège albertain, chacune de ces provinces exigeant le bureau à l’intérieur de ses propres frontières [1] [13] [4]. Pour ces trois, c’est une adresse postale et de correspondance seulement. Notez aussi qu’une adresse québécoise peut elle-même créer une obligation d’immatriculation québécoise pour une entreprise hors province, l’article 25 présumant une activité au Québec à partir d’une adresse, d’un établissement, d’une case postale ou d’une ligne téléphonique [6].

Références officielles

  1. Lois-en-ligne de l’Ontario : Loi sur les sociétés par actions, L.R.O. 1990, chap. B.16
  2. BC Laws: Business Corporations Act, Part 5 — Directors and officers
  3. BC Laws: Business Corporations Act, Part 11 — Extraprovincial companies
  4. Alberta King's Printer: Business Corporations Act, RSA 2000 c B-9
  5. LégisQuébec : Loi sur les sociétés par actions, RLRQ c. S-31.1
  6. LégisQuébec : Loi sur la publicité légale des entreprises, RLRQ c. P-44.1
  7. LégisQuébec : Charte de la langue française, RLRQ c. C-11
  8. Justice Canada : Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 105
  9. ServiceOntario : Registre des entreprises de l’Ontario
  10. ServiceOntario: cost and time required to register, change or search for a business name, corporation or not-for-profit
  11. BC Registries: incorporated companies
  12. BC Registries: forms, fees and information packages
  13. BC Registries: Form 1 incorporation application and notice of articles instructions
  14. Province of British Columbia: transparency register
  15. Alberta: incorporate an Alberta corporation
  16. Service Alberta and Red Tape Reduction: registry agent product catalogue, September 2026
  17. Corporations Canada : enregistrer une société de régime fédéral dans une province ou un territoire
  18. Registraire des entreprises : Tarifs et modalités de paiement (RE-101), 2026
  19. Québec : constituer une société par actions
  20. Québec : renseignements à déclarer sur les bénéficiaires ultimes
  21. Québec : pièces d’identité des administrateurs
  22. Ontario: Notice — Corporations Information Act — filing an initial return and notice of change, extra-provincial corporations
  23. Ministère des Finances de l’Ontario : impôt sur le revenu des sociétés
  24. BC Ministry of Finance: corporate income tax rates
  25. Alberta: corporate income tax
  26. Ministère des Finances du Québec : Bulletin d’information 2026-3
  27. Agence du revenu du Canada : facturer et percevoir la TPS/TVH
  28. Province of British Columbia: provincial sales tax
  29. Revenu Québec : règles de base relatives à l’application de la TPS/TVH et de la TVQ
  30. Agence du revenu du Canada : genre de société
  31. Gouvernement de l’Ontario : Programme ontarien des candidats à l’immigration
  32. WelcomeBC: BC PNP for entrepreneurs and businesses
  33. Alberta: AAIP processing information
  34. Québec : programme des entrepreneurs
  35. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : Visa pour démarrage d’entreprise
  36. Ontario e-Laws: Extra-Provincial Corporations Act, R.S.O. 1990, c. E.27
  37. Ontario e-Laws: Corporations Information Act, R.S.O. 1990, c. C.39
  38. Ministry of Public and Business Service Delivery and Procurement: Notice — Business Corporations Act — incorporating a business corporation
  39. Ministry of Public and Business Service Delivery and Procurement: Notice — Corporations Information Act — filing an annual return
  40. ServiceOntario: Ontario Business Registry — all services
  41. BC Laws: Business Corporations Act, Part 2 — Incorporation, company offices and company records
  42. BC Laws: Business Corporations Act, Part 4.1 — Transparency register
  43. BC Laws: Business Corporations Act, Part 12 — Administration, offences and penalties
  44. BC Laws: Bill 20 – 2023, Business Corporations Amendment Act, 2023
  45. BC Registries: Maintaining Your B.C. Company (INFO 36)
  46. BC Registries: Corporate Online frequently asked questions
  47. Province of British Columbia: about BCeID
  48. BC Registries: approval of a business name
  49. BC Registries: processing times
  50. BC Ministry of Finance: Bulletin PST 001, registering to collect PST
  51. Province of British Columbia: register to collect provincial sales tax
  52. BC PNP: Entrepreneur Immigration program guide
  53. Alberta King's Printer: Business Corporations Regulation, AR 118/2000
  54. Alberta: find a business registry
  55. Alberta: annual returns for corporations, cooperatives and organizations
  56. Alberta: change notices for corporations, cooperatives and organizations
  57. Alberta: register an out-of-province corporation
  58. Alberta: beneficial ownership engagement
  59. Alberta: AAIP Rural Entrepreneur Stream eligibility
  60. Alberta: AAIP Foreign Graduate Entrepreneur Stream eligibility
  61. Alberta: AAIP fee schedule
  62. Québec : immatriculer une personne morale étrangère
  63. Québec : accéder à Mon bureau au Registraire des entreprises
  64. Québec: annual updating declaration
  65. Québec : conditions, Programme des entrepreneurs — volet démarrage d’entreprise
  66. Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration : Plan annuel d’immigration 2026
  67. Corporations Canada: services, fees and processing times
  68. Justice Canada: Income Tax Act, section 125
  69. Justice Canada: Income Tax Act, section 250
  70. Justice Canada: Excise Tax Act, section 148
  71. Canada Revenue Agency: corporation tax rates
  72. Canada Revenue Agency: balance-due day
  73. Justice Canada: Income Tax Regulations, section 400
  74. Canada Revenue Agency: register as a non-resident doing business in Canada
  75. Service Canada: Social Insurance Number for temporary residents
  76. Canada Revenue Agency: Guide RC4027, doing business in Canada — GST/HST information for non-residents
  77. Canada Revenue Agency: when to register for and start charging the GST/HST
  78. FINTRAC: beneficial ownership requirements
  79. Canada Revenue Agency: register as a resident with a Canadian business
  80. Corporations Canada: file your individuals with significant control information
  81. Immigration, Refugees and Citizenship Canada: business owners seeking only temporary residence, R205(a) C11
  82. Immigration, Refugees and Citizenship Canada: intra-company transferees, R205(a) C61, C62, C63
  83. New West Partnership Trade Agreement: the agreement
  84. Alberta: register a corporation in British Columbia, Saskatchewan or Manitoba
  85. BC Registries: New West Partnership Trade Agreement
  86. Ville de Montréal : obtenir un permis d’occupation pour une activité commerciale, industrielle ou professionnelle
  87. City of Vancouver: get a business licence
  88. City of Calgary: 2026 business licence fee schedule
  89. City of Toronto: business regulations, licences and permits
  90. Immigration, Refugees and Citizenship Canada: update on immigration measures for entrepreneurs
  91. Canada Revenue Agency: residency of a corporation
  92. FINTRAC: methods to verify the identity of persons and entities
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