Réponse directe
Ouvrir une entreprise au Canada suppose de trancher cinq questions : une forme juridique, une compétence de constitution, les inscriptions fiscales fédérales, la couche provinciale du lieu réel d'exploitation, et une banque qui acceptera l'entité constituée. Deux questions déterminent presque tout le reste. Êtes-vous au Canada ou à l'étranger, puisque le statut d'immigration, le numéro d'assurance sociale, la résidence des administrateurs, le statut de société privée sous contrôle canadien, la résidence fiscale de la société et la vérification d'identité en dépendent tous ? Et où l'entreprise sera-t-elle réellement exploitée, puisque le registre, le régime de taxe de vente, l'organisme de paie et les permis de cette province s'appliquent quel que soit le lieu de constitution ? La constitution fédérale coûte 200 $ en ligne et prend environ une journée [1], mais elle ne remplace pas l'immatriculation provinciale là où la société exerce des activités [3], et la règle fédérale exigeant des administrateurs résidents canadiens n'a aujourd'hui plus d'équivalent dans la plupart des provinces [2].
Trois réserves encadrent tout ce qui suit. Se constituer en société au Canada n'autorise pas à y travailler. Un siège social canadien ne rend pas une société sous contrôle canadien au sens fiscal. Et aucune page, celle-ci comprise, ne peut vous garantir qu'une banque donnée ouvrira un compte donné.
Quel parcours est le vôtre
Le regroupement se scinde en deux dès le départ parce que les arbres de décision divergent réellement, et non parce qu'il fallait des catégories. Un fondateur qui vit à Montréal et un fondateur qui vit à Mumbai ne font pas la même démarche avec des formulaires différents : ils répondent à des questions différentes, dans un ordre différent.
| Fondateur au Canada | Fondateur à l'étranger | |
|---|---|---|
| Qui est visé | Citoyens, résidents permanents, titulaires d'un permis de travail ou d'études autorisant le travail | Non-résidents sans statut canadien, et résidents des pays ayant une convention fiscale avec le Canada |
| Première question | Quelle compétence et quelle forme juridique conviennent à l'entreprise | S'il faut être au Canada, et quelle sera la résidence fiscale de la société |
| Blocages habituels | Permis provinciaux, inscription à la paie, indemnisation des accidents du travail | Résidence des administrateurs, vérification d'identité, résidence fiscale, services bancaires |
| Commencer ici | Démarrer une entreprise depuis le Canada | Démarrer une entreprise depuis l'étranger |
Les sept points de divergence entre les parcours
1. Le statut d'immigration est distinct de la propriété. Détenir une société canadienne ou en être administrateur n'autorise pas à travailler. Les règles d'IRCC sur le visiteur commercial exigent que vous n'ayez pas l'intention d'intégrer le marché du travail canadien et que votre principal établissement, votre source de revenu et vos profits demeurent à l'extérieur du Canada ; quiconque prévoit rester au-delà de six mois ou travailler peut être un travailleur temporaire qui a besoin d'un permis de travail [10]. L'immigration entrepreneuriale est un parcours distinct, et ce n'est pas une voie ouverte à l'heure actuelle : IRCC indique que le Programme de visa pour démarrage d'entreprise « a été suspendu le 30 juin 2026 » et qu'il continuera de traiter les demandes acceptées avant cette date [11]. Tout guide qui présente ce visa comme une porte ouverte a été écrit avant cette date.
2. Le numéro d'assurance sociale suit le statut, pas la constitution. Le NAS est l'identifiant à neuf chiffres nécessaire pour travailler au Canada ou accéder aux programmes et prestations du gouvernement. Les résidents temporaires reçoivent un NAS commençant par 9 qui expire en même temps que leurs documents d'immigration ; un non-résident sans statut canadien n'y accède pas en constituant une société [12]. Les inscriptions et comptes qui présument qu'un administrateur détient un NAS réservent une surprise fréquente au parcours B.
3. La résidence des administrateurs dépend de la loi de constitution — et les provinces l'ont pour la plupart abandonnée. Au fédéral, au moins 25 % des administrateurs doivent ordinairement être des résidents canadiens et, lorsque la société compte moins de quatre administrateurs, au moins l'un d'eux doit l'être ; les secteurs assujettis à des restrictions de propriété et certains secteurs culturels exigent une majorité [2]. Le portrait provincial va aujourd'hui en sens inverse, contrairement à ce qu'affirment la plupart des guides plus anciens. La règle ontarienne de 25 % a été abrogée en 2021, ne laissant qu'une liste d'inhabilités sans clause de résidence [15]. La règle albertaine du quart a été abrogée en 2020 [17]. La disposition britanno-colombienne n'en a jamais comporté [16]. Le Manitoba fait exception, vérification faite pour cette page : au moins 25 % des administrateurs doivent être des résidents du Canada et, si le conseil en compte trois ou moins, l'un d'eux doit l'être [18]. Pour un fondateur sans administrateur résidant au Canada, ce seul point tranche souvent entre constitution fédérale et provinciale.
4. Le statut de société privée sous contrôle canadien est un critère de contrôle, non d'adresse. L'ARC décrit la SPCC comme, de façon générale, une société privée résidant au Canada qui n'est pas contrôlée, directement ou indirectement, par une ou plusieurs personnes non résidentes ou sociétés publiques ; son propre exemple montre une société qui échoue au critère parce qu'un actionnaire à 60 % ne réside pas au Canada [8]. Comme la déduction accordée aux petites entreprises et le crédit de RS&DE bonifié dépendent de ce statut, la propriété étrangère modifie l'arithmétique fiscale avant toute autre chose.
5. La résidence fiscale de la société peut s'attacher dans les deux sens. Le paragraphe 250(4) répute résidente du Canada, pour toute l'année d'imposition, la société constituée au Canada après le 26 avril 1965. Par ailleurs, en common law, une société réside là où son centre de direction et de contrôle est effectivement exercé, habituellement là où le conseil se réunit, ce qui s'apprécie selon les faits et non selon les statuts [7]. Un fondateur à l'étranger peut donc créer une société résidente du Canada en s'y constituant, et une société étrangère peut devenir résidente du Canada parce qu'elle est dirigée d'ici. Les conventions fiscales peuvent renverser le résultat.
6. L'établissement stable détermine quelle province vous impose. Un établissement stable est habituellement un lieu d'affaires fixe, mais il naît aussi d'un employé ou mandataire ayant l'autorité générale de contracter, ou d'un stock de marchandises servant à remplir les commandes. Fait déterminant : la société qui n'aurait autrement d'établissement stable nulle part est réputée en avoir un à l'endroit désigné à titre de siège social dans son acte constitutif ou ses statuts [9]. L'adresse du siège social est donc un fait fiscal, et pas seulement une commodité postale.
7. L'ouverture d'un compte bancaire est d'abord un problème d'identité. Le CANAFE oblige les entités déclarantes, dont les banques et les coopératives de crédit, à vérifier l'identité des personnes et des entités, et fixe les méthodes admises : pièce d'identité avec photo délivrée par un gouvernement, dossier de crédit, double vérification, méthode de l'affilié ou du membre, et recours à un tiers, avec des méthodes distinctes pour les entités [13]. La méthode de la pièce d'identité avec photo suppose un document authentique, valide et à jour et, lorsqu'elle se fait en personne, le document est examiné en présence de la personne. Cette seule contrainte explique pourquoi les questions de déplacement dominent le parcours B, et pourquoi aucune page ne peut promettre une ouverture de compte à distance.
Fédéral ou provincial
La version en cinq lignes. La constitution fédérale sous le régime de la Loi canadienne sur les sociétés par actions crée une personne morale dont le nom est protégé partout au Canada, coûte 200 $ en ligne et se règle en environ une journée [1]. Elle ne dispense pas de l'immatriculation provinciale : la législation provinciale et territoriale oblige la société fédérale à s'enregistrer dans chaque compétence où elle exerce des activités, et les exemples donnés par Corporations Canada incluent le fait d'y avoir une adresse, une case postale ou un numéro de téléphone, ou d'y offrir des services ou des produits [3]. La constitution provinciale signifie un registre plutôt que deux si vous exploitez réellement dans une seule province — et, pour un fondateur sans administrateur résidant au Canada, elle peut aussi permettre d'échapper à la règle fédérale des 25 % [2]. Ce choix ne règle pas la fiscalité : la société est imposée là où elle a un établissement stable, quelle que soit l'autorité qui l'a constituée [9].
La comparaison complète, y compris les cas où deux registres coûtent moins cher qu'un seul, se trouve dans constitution fédérale ou provinciale.
Choisir une province
Lisez ce tableau comme un outil d'orientation. La colonne du registre et celle de la taxe de vente proviennent de sources officielles consolidées qui couvrent d'un coup les treize compétences [3] [6]. La colonne de la résidence des administrateurs énonce une règle uniquement là où cette page a lu directement la loi applicable ; toute autre cellule renvoie au guide de la province, qui porte sa propre citation législative. Les frais, les délais et les taux d'impôt provinciaux sont volontairement absents ici : un chiffre par province appartient à la page de la province, où une source du registre peut le soutenir.
| Province ou territoire | Registre | Taxe de vente | Résidence des administrateurs | Fait distinctif |
|---|---|---|---|---|
| Ontario | Sociétés extraprovinciales, par le Registre des entreprises de l'Ontario | TVH 13 % | Aucune — la règle des 25 % a été abrogée en 2021 [15] | L'enregistrement extraprovincial peut se faire pendant la constitution fédérale grâce au service conjoint fédéral-provincial [3] |
| Colombie-Britannique | BC Registries and Online Services | TPS 5 % + TVP 7 % | Aucune — la disposition d'habilité ne comporte pas de clause de résidence [16] | L'enregistrement d'une société fédérale passe par un processus provincial partenaire après la constitution [3] |
| Alberta | Registre des sociétés de l'Alberta | TPS 5 %, aucune TVP | Aucune — la règle du quart a été abrogée par SA 2020, chap. 25, en vigueur le 29 mars 2021 [17] [19] | La seule province sans aucune couche de taxe de vente provinciale [6] |
| Québec | Registraire des entreprises | TPS 5 % + TVQ 9,975 % | Voir le guide de la province | Posséder une adresse, une case postale ou une ligne téléphonique au Québec déclenche à soi seul l'obligation d'immatriculation [14] |
| Saskatchewan | Saskatchewan Corporate Registry | TPS 5 % + TVP 6 % | Voir le guide de la province | Le taux de taxe de vente provinciale le plus bas parmi les provinces à TVP [6] |
| Manitoba | Companies Office | TPS 5 % + TVP 7 % | Au moins 25 % doivent résider au Canada ; un seul si le conseil compte trois administrateurs ou moins [18] | La seule des treize compétences où cette page a vérifié le maintien d'un quota de résidence [18] |
| Nouvelle-Écosse | Registry of Joint Stock Companies | TVH 14 % | Voir le guide de la province | Le taux de TVH est passé de 15 % à 14 % le 1er avril 2025 : vérifiez la date de tout taux qu'on vous a cité [6] |
| Nouveau-Brunswick | Registre corporatif | TVH 15 % | Voir le guide de la province | L'une des quatre compétences au taux de TVH de 15 % [6] |
| Île-du-Prince-Édouard | Immatriculation des entreprises, sociétés extraprovinciales | TVH 15 % | Voir le guide de la province | L'enregistrement passe par le service provincial plutôt que par un parcours fédéral conjoint [3] |
| Terre-Neuve-et-Labrador | Registry of Companies | TVH 15 % | Voir le guide de la province | L'enregistrement extraprovincial peut se faire pendant la constitution fédérale grâce au service conjoint [3] |
| Yukon | Business Corporations, Affaires corporatives du Yukon | TPS 5 % seulement | Voir le guide de la province | Aucune taxe de vente territoriale [6] |
| Territoires du Nord-Ouest | Corporate Registries | TPS 5 % seulement | Voir le guide de la province | Aucune taxe de vente territoriale [6] |
| Nunavut | Legal Registries | TPS 5 % seulement | Voir le guide de la province | Aucune taxe de vente territoriale [6] |
Une mise en garde sur la quatrième colonne : « Voir le guide de la province » signifie que ce carrefour ne disposait pas d'une citation pour cette cellule, et non qu'une exigence existe. Ne lisez pas une case vide comme un obstacle, et ne tirez pas des abrogations ontarienne et albertaine une règle générale : le Manitoba montre que le quota peut survivre.
Chaque guide de province contient une section « Si vous êtes à l'extérieur du Canada » qui traite de la règle de résidence des administrateurs, des exigences de siège social et de mandataire aux fins de signification, et de ce qu'un non-résident peut déposer à distance. Quatre provinces ont aussi un guide dédié aux non-résidents, parce que c'est là qu'atterrissent la plupart des fondateurs étrangers : Ontario, Colombie-Britannique, Alberta et Québec. Si vous soupesez ces quatre-là, lisez la comparaison des quatre provinces pour les non-résidents. Si c'est la colonne de la taxe de vente qui décide pour vous, lisez TVH, TPS + TVP ou TVQ.
La séquence que suit tout fondateur
L'ordre n'est pas arbitraire. Chaque étape produit un document que l'étape suivante réclame, ce qui explique pourquoi les fondateurs qui commencent par la banque doivent généralement revenir en arrière.
| Étape | Ce qui se passe | Ce que cela produit | Où les parcours diffèrent |
|---|---|---|---|
| 1. Nom | Un nom numérique est attribué, ou une dénomination composée de mots est proposée puis examinée. Au fédéral, un rapport Nuans distinct ne s'obtient plus avant une constitution en ligne avec une dénomination composée de mots : la recherche de dénomination fait partie du processus de constitution [1] | Une dénomination approuvée, ou un numéro | Le Québec applique des règles linguistiques françaises ; voir le guide du Québec |
| 2. Constitution ou immatriculation | Les statuts sont déposés auprès du registre choisi, ou une entreprise individuelle ou une société de personnes est immatriculée | Certificat et statuts, ou immatriculation d'un nom d'entreprise | La résidence des administrateurs lie à cette étape, et diffère nettement entre la loi fédérale et la plupart des provinces [2] |
| 3. NE et comptes de programme | Un seul numéro d'entreprise à neuf chiffres identifie l'entreprise ; les comptes de programme (TPS/TVH, paie et autres) s'y greffent au moyen d'un identificateur de programme [5] | Le NE et les comptes que l'activité exige réellement | Les entreprises non résidentes s'inscrivent par une voie distincte de l'ARC |
| 4. Enregistrement provincial | S'enregistrer dans chaque province ou territoire où l'entreprise exerce des activités : une adresse, une case postale, un numéro de téléphone ou une offre de services peuvent suffire [3] | Des numéros de dossier provinciaux ; au Québec, un NEQ [14] | Les non-résidents peuvent devoir désigner un mandataire ou un fondé de pouvoir |
| 5. Paie et accidents du travail | Un compte de programme de paie s'ouvre avant le premier versement à un employé ; l'indemnisation des accidents du travail relève d'un organisme provincial distinct | Compte de paie, inscriptions provinciales d'employeur | Un NAS est nécessaire pour travailler au Canada et il suit le statut d'immigration [12] |
| 6. Permis | Les permis fédéraux, provinciaux, territoriaux et municipaux s'appliquent selon l'activité et la municipalité, non selon la forme juridique | L'ensemble des permis correspondant à l'entreprise réelle | Identique pour les deux parcours : c'est l'activité qui décide, non le lieu du fondateur |
| 7. Banque et adresse | La banque vérifie l'entité et les personnes derrière elle selon les méthodes du CANAFE [13] | Un compte d'exploitation et un dossier d'adresses cohérent | C'est ici que le parcours B bloque ; voir ouvrir depuis l'étranger |
| 8. Registres et transparence | Les sociétés régies par la LCSA tiennent un registre des particuliers ayant un contrôle important et déposent cette information auprès de Corporations Canada, en la mettant à jour au moins annuellement et dans les 15 jours suivant la connaissance d'un changement [4] | Un registre tenu à jour, une information de propriété déposée | La propriété détenue par des entités étrangères doit être remontée jusqu'aux particuliers |
Le parcours A déroule cette séquence dans démarrer une entreprise depuis le Canada. Le parcours B suit les mêmes huit étapes en y appliquant les points de divergence, dans démarrer une entreprise depuis l'étranger.
Comment cette recherche a été produite
Ce regroupement repose sur une échelle de sources, et cette échelle est la raison d'accorder ou non foi à une phrase donnée. Le palier 1 est la loi ou le règlement lui-même. Le palier 2 est le registre qui l'administre. Le palier 3 est l'autorité fiscale, le palier 4 l'autorité en immigration, le palier 5 le CANAFE. Les pages de cabinets d'avocats, les synthèses de comptables et les tableaux comparatifs de services de constitution servent à trouver une règle et jamais à l'appuyer ; plusieurs sont apparues dans les recherches derrière cette page, avec des tableaux de frais et des résumés de résidence qui ne sont pas repris ici parce qu'aucun registre ne les a confirmés.
Chaque page porte une date de vérification, et chaque frais, taux, seuil et échéance a été tiré d'une page officielle à cette date plutôt que de mémoire. Lorsqu'une valeur n'a pu être vérifiée, la page le dit au lieu d'estimer. Chaque page a un dossier de sources énumérant chaque URL consultée, ainsi qu'un fichier de preuves reliant chaque affirmation à sa source et consignant les écarts. Les citations sont revérifiées chaque mois, parce que les règles des registres, les taux de taxe et les programmes d'immigration changent à leur propre rythme. Trois faits de cette seule page auraient été erronés il y a peu : les abrogations ontarienne et albertaine sur la résidence des administrateurs, la baisse de la TVH en Nouvelle-Écosse, et la suspension du Programme de visa pour démarrage d'entreprise.
La méthode complète, les dossiers de sources et les questions ouvertes sont publiés dans l'index de recherche du regroupement.
Ce que 2727 peut et ne peut pas soutenir
2727 Coworking est un espace de cotravail situé dans Griffintown, à Montréal. Il vend des bureaux privés, des postes de travail, des salles de réunion et un service d'adresse d'affaires. C'est là tout ce qu'il peut offrir à un fondateur, et il vaut la peine d'être précis sur la limite.
Une adresse 2727 peut être un siège social légitime pour une société fédérale ou une société québécoise, parce que le siège social de celles-ci se trouve au Québec. Elle est une adresse postale et de correspondance pour quiconque. Elle n'est pas un siège social pour une société constituée en Ontario, en Colombie-Britannique, en Alberta ou dans toute autre province : ces lois exigent que le siège social soit situé dans la province, et aucun service de courrier n'y change quoi que ce soit.
2727 ne constitue pas de sociétés, ne dépose rien auprès d'un registre, ne donne aucun conseil juridique, fiscal ou en immigration et n'ouvre pas de comptes bancaires. Personne ici ne peut vous dire qu'un registre, une banque ou l'ARC acceptera un document donné, et cette page ne le prétend pas. Notez aussi qu'une adresse n'est pas un choix neutre : une adresse, une case postale ou une ligne téléphonique au Québec figure parmi les éléments déclencheurs de l'obligation d'immatriculation au Québec [14], et un siège social peut constituer l'établissement stable réputé qui détermine quelle province impose la société [9]. Choisissez une adresse pour ce qu'elle est, non pour sa commodité.
Le contenu sur les rôles d'adresse se trouve dans adresse d'affaires, la recherche banque par banque dans recherche sur les exigences bancaires, les deux situations pertinentes dans société fédérale et ouvrir depuis l'étranger, et le survol pour non-résidents dans non-résidents.
Méthode de recherche et limites
Cette page a été recherchée et vérifiée le 6 septembre 2026. La découverte s'est faite par recherche sémantique et par mots-clés avec Exa ; chaque fait retenu a ensuite été tiré de la page officielle qui l'établit : Corporations Canada, l'Agence du revenu du Canada, IRCC, Service Canada, le CANAFE, le gouvernement du Québec et les lois sur les sociétés publiées par les sites législatifs des provinces. Le dossier de sources énumère chaque URL consultée.
Ce qui n'a pas été fait compte tout autant. Aucune constitution n'a été déposée, aucun compte de registre n'a été ouvert, aucune demande bancaire n'a été présentée et aucune demande d'immigration n'a été soumise : rien ici n'est éprouvé sur un dossier réel. Le carrefour n'énonce volontairement ni frais de constitution provinciaux, ni délais de traitement, ni taux d'impôt provinciaux ; ceux-ci vivent dans les guides de province, où une page de registre peut soutenir chacun d'eux. La résidence des administrateurs a été recherchée pour les treize compétences, mais elle n'est énoncée ici que pour les quatre dont la loi est citée ci-dessus, parce qu'une affirmation au niveau du carrefour exige une citation au niveau du carrefour. Les volets entrepreneuriaux des programmes provinciaux, les permis municipaux et la réglementation sectorielle sont nommés comme considérations, sans être énumérés. Deux réserves de mise à jour méritent d'être répétées : la refonte albertaine consultée est à jour au 7 décembre 2023, et la refonte du Nunavut disponible est à jour à 2015, les lois modificatives ultérieures ayant été vérifiées séparément.
Il s'agit de matériel éducatif de planification, et non d'un avis juridique, fiscal, comptable, en immigration ou bancaire.
Foire aux questions
Faut-il être citoyen ou résident canadien pour détenir une société canadienne ?
La propriété et le statut d'immigration sont deux questions distinctes. Ce que la propriété par des non-résidents touche, c'est la résidence des administrateurs selon la loi de constitution, et le statut de société privée sous contrôle canadien aux fins fiscales, que l'ARC décrit comme exigeant que la société ne soit pas contrôlée, directement ou indirectement, par des personnes non résidentes ou des sociétés publiques [8].
Ai-je besoin d'un administrateur résidant au Canada ?
Au fédéral, oui dans la plupart des cas : au moins 25 % des administrateurs doivent ordinairement être des résidents canadiens, et au moins un lorsque le conseil en compte moins de quatre [2]. Au provincial, généralement non : l'Ontario a abrogé sa règle en 2021 [15], l'Alberta en 2020 [17], et la Colombie-Britannique n'en a jamais eu [16]. Le Manitoba exige toujours 25 % [18]. Vérifiez le guide de la province pour toute autre compétence.
Puis-je travailler dans ma propre société canadienne depuis le Canada ?
Pas automatiquement. Le visiteur commercial ne doit pas avoir l'intention d'intégrer le marché du travail canadien et doit démontrer que son principal établissement, sa source de revenu et ses profits demeurent à l'extérieur du Canada ; qui entend rester au-delà de six mois ou travailler peut avoir besoin d'un permis de travail [10]. Détenir des actions ne crée aucune autorisation de travail.
Le visa pour démarrage d'entreprise est-il encore une option ?
Pas pour de nouveaux demandeurs. IRCC indique que le programme « a été suspendu le 30 juin 2026 » et qu'il continuera de traiter les demandes acceptées avant cette date [11]. Comme les programmes rouvrent et changent sans préavis, relisez cette page avant de vous fier à quoi que ce soit d'écrit à ce sujet, y compris la présente phrase.
Faut-il se constituer au fédéral ou au provincial ?
Au fédéral si vous voulez un nom unique partout au Canada ou prévoyez exploiter dans plusieurs provinces ; au provincial si vous exploiterez réellement dans une seule, ou si la règle fédérale de résidence du conseil pose problème. Dans les deux cas, vous vous enregistrez dans chaque province où vous exercez des activités, et Corporations Canada considère qu'avoir une adresse, une case postale ou un numéro de téléphone dans une province constitue l'exercice d'activités [3]. Le guide comparatif détaille les cas.
Se constituer au Canada fait-il de ma société un contribuable canadien ?
En général oui, et peut-être plus que vous ne le vouliez. Le paragraphe 250(4) répute résidente du Canada pour l'année la société constituée au Canada après le 26 avril 1965 et, par ailleurs, une société réside en common law là où son centre de direction et de contrôle est effectivement exercé [7]. Une convention fiscale peut modifier le résultat : c'est une question pour un fiscaliste, non pour une liste de contrôle.
Quelle province m'impose si je n'ai de bureau nulle part ?
La société qui n'a d'établissement stable nulle part ailleurs est réputée en avoir un au siège social désigné dans son acte constitutif ou ses statuts [9]. Autrement dit, l'adresse choisie par commodité peut être celle qui détermine votre impôt provincial.
Ai-je besoin d'un compte bancaire canadien, et puis-je l'ouvrir à distance ?
La plupart des entreprises en ont besoin pour être payées et pour remettre les taxes. La possibilité de l'ouvrir sans se déplacer dépend du processus propre à l'institution, à l'intérieur des méthodes de vérification d'identité du CANAFE, qui comprennent des voies en personne et à distance [13]. Aucune page ne peut promettre une ouverture à distance : posez la question à l'institution nommée avant de réserver un voyage ou de présumer pouvoir l'éviter.
Que dois-je continuer de déposer après la constitution ?
Au minimum : la déclaration annuelle du registre, la déclaration de revenus des sociétés, les déclarations de TPS/TVH et de paie rattachées à vos comptes de programme [5] et, pour les sociétés régies par la LCSA, le registre des particuliers ayant un contrôle important et son dépôt, mis à jour au moins annuellement et dans les 15 jours suivant la connaissance d'un changement [4]. Chaque guide de province indique la déclaration annuelle de la compétence et les conséquences d'un défaut.
Puis-je utiliser une adresse de cotravail ou de boîte postale comme siège social ?
Seulement là où la loi le permet, et seulement dans la bonne province. Une adresse montréalaise peut servir de siège social à une société fédérale ou québécoise, et d'adresse postale à quiconque, mais elle n'est pas un siège social pour une société ontarienne, britanno-colombienne ou albertaine. Au-delà, aucun fournisseur ne peut vous dire ce qu'un registre ou une banque acceptera pour un champ donné — et au Québec, posséder une adresse ou une ligne téléphonique déclenche à soi seul l'obligation d'immatriculation [14].
Références officielles
- Corporations Canada : services, frais et délais d'exécution
- Corporations Canada : administrateurs et dirigeants
- Corporations Canada : enregistrer une corporation fédérale dans une province ou un territoire
- Corporations Canada : particuliers ayant un contrôle important
- Agence du revenu du Canada : numéro d'entreprise et comptes de programme de l'ARC
- Agence du revenu du Canada : calculatrice de la TPS/TVH et tableau des taux
- Agence du revenu du Canada : statut de résidence d'une société
- Agence du revenu du Canada : comment certains liens affectent la déduction accordée aux petites entreprises et les CII pour la RS&DE
- Agence du revenu du Canada : établissement stable
- Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : visiteurs commerciaux qui assistent à des réunions, à des événements et à des conférences
- Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : admissibilité et état du Programme de visa pour démarrage d'entreprise
- Service Canada : numéro d'assurance sociale
- CANAFE : méthodes pour vérifier l'identité de personnes et d'entités
- Gouvernement du Québec : à propos de l'immatriculation d'une entreprise
- Gouvernement de l'Ontario : Loi sur les sociétés par actions, L.R.O. 1990, chap. B.16, art. 118
- Gouvernement de la Colombie-Britannique : Business Corporations Act, S.B.C. 2002, ch. 57, art. 124
- King's Printer Alberta : Business Corporations Act, R.S.A. 2000, ch. B-9, art. 105
- Gouvernement du Manitoba : Loi sur les corporations, C.P.L.M. c. C225, art. 100
- King’s Printer Alberta : décret 81/2021
