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Recherche comparative · vérifié le 6 septembre 2026

TVH, TPS/TVP ou TPS/TVQ : les régimes de taxe de vente pour une nouvelle entreprise

Le Canada compte quatre régimes de taxe de vente, et non un seul, et le taux que vous facturez dépend de l’endroit où se trouve votre client, non de celui où se trouve votre bureau. Cette page cartographie les treize juridictions selon le taux, l’administration, le seuil d’inscription, la récupérabilité et la fréquence de déclaration.

Réponse directe

Le Canada n’a pas une taxe de vente unique : il en a quatre régimes, et le taux à facturer dépend de l’endroit où se trouve votre client, non de celui où se trouve votre entreprise. Cinq provinces — l’Ontario, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador — appliquent une taxe harmonisée unique de 13 % à 15 % que l’Agence du revenu du Canada administre au moyen d’une seule inscription et d’une seule déclaration. Trois — la Colombie-Britannique, la Saskatchewan et le Manitoba — appliquent la TPS de 5 % plus une taxe provinciale distincte ayant sa propre inscription, sa propre déclaration et son propre versement. Le Québec applique 5 % de TPS plus 9,975 % de TVQ, les deux administrées par Revenu Québec plutôt que par l’ARC. L’Alberta, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut n’appliquent que 5 %. Deux réserves tranchent la plupart des cas réels. Le seuil de petit fournisseur de 30 000 $ compte les fournitures taxables mondiales, non les ventes dans votre propre province. Et les taxes provinciales fixent leurs propres seuils — la Saskatchewan n’en fixe aucun — qu’une inscription fédérale à la TPS ne satisfait pas.

La phrase de la loi qui explique tout le système

Tout ce qui suit découle de deux paragraphes de la Loi sur la taxe d’accise. Le paragraphe 165(1) impose une taxe fédérale unique : l’acquéreur d’une fourniture taxable effectuée au Canada doit payer une taxe « calculée au taux de 5 % » sur la valeur de la contrepartie. Ce 5 % s’applique dans les treize juridictions, sans exception. Le paragraphe 165(2) ajoute ensuite une seconde taxe distincte à certains endroits : l’acquéreur d’une fourniture taxable effectuée dans une province participante doit payer, en plus de la taxe imposée par le paragraphe (1), une taxe calculée au taux de taxe applicable à cette province. [1]

Lus ensemble, ces deux paragraphes démystifient la TVH. Il n’existe pas de taxe de 15 % : il existe une taxe fédérale de 5 % et une taxe provinciale de 10 % qui partagent une assiette, une déclaration et une administration, et qu’on cite comme un seul chiffre. Le Nouveau-Brunswick le dit dans ses propres mots : « Le taux de la TVH est de 15 % et se compose d’une composante fédérale de 5 % (TPS) et d’une composante provinciale de 10 %. » [16] Terre-Neuve-et-Labrador le formule de la même façon. [17]

Ce que le paragraphe 165(2) ne fait pas, c’est vous donner le taux. Il dit « le taux de taxe applicable à cette province » et laisse le chiffre ailleurs — et c’est là que se trouve le premier piège.

Ne lisez pas les taux dans la loi

Les taux figurent à l’annexe VIII de la Loi, et l’annexe VIII n’est pas à jour. Elle inscrit l’Ontario, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador tous à 8 %, et elle ne mentionne pas du tout l’Île-du-Prince-Édouard. [3]

Trois de ces quatre chiffres sont aujourd’hui erronés. La composante provinciale de la Nouvelle-Écosse est de 9 %. [5] Celle du Nouveau-Brunswick est de 10 %. [16] Celle de Terre-Neuve-et-Labrador est de 10 %, et son ministère des Finances date le changement : la portion provinciale est passée « de 8 % à 10 % » le 1er juillet 2016. [17]

Ainsi, la personne qui raisonne à partir de la loi — la source la plus autorisée de la hiérarchie — se trompe sur trois des cinq provinces à TVH et rate complètement l’Île-du-Prince-Édouard. Les taux sont fixés par entente fédérale-provinciale et mis en œuvre par règlement ; l’annexe consolidée n’est pas l’endroit où les consulter. Utilisez le tableau de l’ARC et la page des finances de la province, et vérifiez la date des deux.

Les quatre régimes

Un : la TVH, dans cinq provinces

L’Ontario, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador sont des « provinces participantes » — cinq, et non six, un décompte qu’il vaut la peine de fixer, car la Colombie-Britannique s’est brièvement harmonisée avant de revenir en arrière et de la documentation périmée dit encore le contraire. [6]

Dans ces cinq provinces, vous facturez une taxe à un taux, produisez une déclaration et traitez avec un seul gouvernement. L’ARC « administre la TVH pour le compte de toutes les provinces participantes », comme le dit la page du Nouveau-Brunswick [16], et Terre-Neuve-et-Labrador précise que l’administration « est assurée par l’Agence du revenu du Canada ». [17]

Les énoncés de taux sont nets : « taux de TVH de 13 % si la fourniture est effectuée en Ontario » ; « taux de TVH de 14 % si la fourniture est effectuée en Nouvelle-Écosse, le 1er avril 2025 ou après » ; « taux de TVH de 15 % si la fourniture est effectuée dans une autre province participante ». [6] Le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador sont donc à 15 %, l’Ontario à 13 %, et la Nouvelle-Écosse est celle qui a bougé. C’est le régime le moins coûteux à administrer au Canada : pas de deuxième compte, pas de deuxième calendrier, pas de deuxième vérificateur.

Deux : la TPS plus une taxe de vente provinciale, dans trois provinces

La Colombie-Britannique, la Saskatchewan et le Manitoba sont des provinces non participantes : seule la TPS de 5 % s’applique au fédéral. [6] Chacune prélève ensuite sa propre taxe au stade de la vente au détail — 7 %, 6 % et 7 % respectivement — sous sa propre loi, administrée par son propre ministère, avec sa propre inscription, son propre seuil, sa propre déclaration et sa propre échéance. [4]

Ce ne sont pas des variantes de la TVH, mais une autre espèce de taxe. La TPS/TVH est une taxe sur la valeur ajoutée qui traverse les entreprises inscrites et ne se fixe qu’à la consommation finale ; une taxe de vente au détail est conçue pour se fixer au moment de la vente au détail, ce qui explique que l’allègement prenne la forme d’une exemption à l’achat pour revente plutôt que d’un crédit à la déclaration. Cette différence structurelle est la chose la plus coûteuse à mal comprendre sur cette page ; voir la récupérabilité ci-dessous.

La taxe du Manitoba mérite d’être nommée avec soin. La loi est The Retail Sales Tax Act et le ministère des Finances du Manitoba l’appelle TVD (RST en anglais), alors que le tableau de l’ARC classe le même 7 % dans une colonne intitulée « TVP » — la même taxe, deux noms. [25] [4] Le Manitoba tranche aussi une question que l’on présume souvent : il n’y a pas de cascade, car la taxe est calculée sur le prix de vente avant l’application de la TPS. [25] Sur une vente de 100 $ au Manitoba, le client paie 5 $ de TPS et 7 $ de TVD, non 7,35 $.

Trois : la TPS plus la TVQ, au Québec

Le Québec applique la TPS de 5 % plus une taxe de vente du Québec de 9,975 %. [4]

Ce qui distingue structurellement le Québec n’est pas le taux, mais l’administration : c’est la seule juridiction où la taxe fédérale est perçue par un organisme provincial de revenu. L’ARC l’énonce dans son propre guide des inscrits : au Québec, Revenu Québec administre généralement la TPS/TVH, et si l’établissement de votre entreprise est situé au Québec, vous devez produire vos déclarations auprès de Revenu Québec au moyen de ses formulaires, sauf si vous êtes une institution financière désignée particulière (IFDP) aux fins de la TPS/TVH ou de la TVQ, ou des deux. [9]

Une entreprise montréalaise a donc deux taxes et un seul interlocuteur — mieux que les deux taxes et deux interlocuteurs de la Colombie-Britannique, moins bien que l’unique taxe et l’unique interlocuteur de l’Ontario. Cela signifie aussi que tout conseil générique vous disant d’ouvrir un compte de TPS/TVH auprès de l’ARC est faux dans votre cas. Le Québec est également l’endroit où la preuve de cette page est la plus mince : Revenu Québec a refusé l’accès automatisé par six voies distinctes le 6 septembre 2026, de sorte que chaque chiffre québécois présenté ici provient de sources fédérales réellement consultées, et les règles que seul Revenu Québec publie sont signalées comme non vérifiées là où elles apparaissent. Pour le volet constitution, voir le guide de la province de Québec.

Quatre : la TPS seulement, en Alberta et dans les trois territoires

L’Alberta, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut ne prélèvent aucune taxe de vente générale ; le tableau de l’ARC les affiche tous les quatre à 5 % de TPS et 0 % au provincial. [4] Une taxe, une déclaration, aucune exposition provinciale à domicile — le régime le plus simple du pays, et celui qui produit les erreurs les plus coûteuses, car la personne qui n’a jamais facturé autre chose que 5 % est celle qui continuera le plus volontiers de facturer 5 % vers l’Ontario.

Les treize juridictions, côte à côte

Le taux combiné et la composante provinciale d’abord. Tous les taux de ce tableau proviennent du tableau des taux de l’ARC, la seule page de canada.ca qui présente les treize lignes. [4] La colonne fédérale de 5 % est le paragraphe 165(1). [1]

Juridiction Combiné Fédéral Composante provinciale Régime Qui administre la part provinciale
Terre-Neuve-et-Labrador 15 % 5 % 10 % [17] TVH ARC [17]
Île-du-Prince-Édouard 15 % 5 % 10 % — arithmétique, voir la note TVH ARC [16]
Nouvelle-Écosse 14 % 5 % 9 % depuis le 1er avril 2025 [5] TVH ARC [16]
Nouveau-Brunswick 15 % 5 % 10 % [16] TVH ARC [16]
Québec 5 % + 9,975 % 5 % 9,975 % TVQ [4] TPS + TVQ Revenu Québec — qui administre aussi la TPS ici [9]
Ontario 13 % 5 % 8 % — arithmétique, voir la note TVH ARC [16]
Manitoba 5 % + 7 % 5 % 7 % TVD [25] TPS + TVD Finances Manitoba [26]
Saskatchewan 5 % + 6 % 5 % 6 % TVP [22] TPS + TVP Ministère des Finances de la Saskatchewan [22]
Alberta 5 % 5 % aucune [4] TPS seulement
Colombie-Britannique 5 % + 7 % 5 % 7 % TVP [4] TPS + TVP Ministère des Finances de la C.-B. [18]
Yukon 5 % 5 % aucune [4] TPS seulement
Territoires du Nord-Ouest 5 % 5 % aucune [4] TPS seulement
Nunavut 5 % 5 % aucune [4] TPS seulement

Note sur l’Ontario et l’Île-du-Prince-Édouard. Ce sont les deux seules cellules de composante provinciale de cette page qu’aucun éditeur n’énonce. Les pages fiscales de l’Ontario étaient inaccessibles le 6 septembre 2026 et celles de l’Île-du-Prince-Édouard ont servi une page de protection anti-robot à toutes les voies d’accès essayées. Les deux chiffres sont donc arithmétiques — le taux combiné de l’ARC moins le 5 % imposé par le paragraphe 165(1) — et sont présentés comme tels, non comme un énoncé provincial cité. L’annexe VIII se trouve à confirmer le 8 % de l’Ontario, mais cette page ne s’y appuie pas, car la même annexe est démontrablement fausse pour trois autres provinces. [3]

Seuils d’inscription, et qui doit s’inscrire

Deux seuils s’appliquent à presque toute nouvelle entreprise, et ils sont indépendants l’un de l’autre. Franchir le seuil fédéral ne vous dit rien du seuil provincial.

Juridiction Seuil fédéral TPS/TVH Seuil provincial Qui d’autre doit s’inscrire
Les cinq provinces à TVH (T.-N.-L., Î.-P.-É., N.-É., N.-B., Ont.) 30 000 $, ou 50 000 $ pour un organisme de services publics [2] [7] aucun — il n’y a pas de taxe de vente provinciale à laquelle s’inscrire [4] une seule inscription couvre les deux taxes [16]
Québec 30 000 $ [2] non vérifié — fixé par Revenu Québec [27] l’inscription et les déclarations vont à Revenu Québec, non à l’ARC [9]
Colombie-Britannique 30 000 $ [7] petit vendeur : 10 000 $ et aucun local d’affaires établi et aucune vente en gros [20] les vendeurs hors province selon quatre scénarios ; les facilitateurs de marchés en ligne [19] [18]
Saskatchewan 30 000 $ [7] aucun — « toutes les entreprises exerçant leurs activités en Saskatchewan » doivent être titulaires d’un permis ou inscrites [22] les acheteurs doivent autocotiser sur les achats auprès d’un fournisseur non titulaire d’un permis situé hors province [22]
Manitoba 30 000 $ [7] 30 000 $ de ventes taxables annuelles, avec exceptions [26] les vendeurs hors province satisfaisant au test livraison + sollicitation + commandes, ou détenant un stock au Manitoba [26]
Alberta, Yukon, T.N.-O., Nunavut 30 000 $ [2] aucun [4] rien au provincial — mais vendre dans une province à TVP peut tout de même vous rattraper [19]
Non-résident du Canada 30 000 $ de fournitures taxables mondiales [15] comme ci-dessus, par province les fournisseurs de l’économie numérique et les exploitants de plateformes au-delà de 30 000 $ CA sur 12 mois [13]

Récupérabilité et fréquence de déclaration

C’est le tableau qui détermine si une taxe est un coût ou une opération neutre.

Taxe Récupérable par une entreprise inscrite ? Mécanisme Fréquence de déclaration attribuée
TPS (5 %) Oui crédits de taxe sur les intrants, ligne 106 [11] 1,5 M$ ou moins par année → annuelle ; 1,5 M$ à 6 M$ → trimestrielle ; plus de 6 M$ → mensuelle [9]
Composante provinciale de la TVH Oui — même déclaration, même crédit [11] comme ci-dessus comme ci-dessus
TVQ (9,975 %) Non vérifié ici — confirmer auprès de Revenu Québec [27] remboursements de la taxe sur les intrants, modalités non vérifiées fixée par Revenu Québec ; non vérifiée ici [28]
TVP de la C.-B. (7 %) Aucun crédit d’intrant l’allègement est une exemption à l’achat pour les biens acquis uniquement pour revente [20] plus de 12 000 $/an à percevoir → mensuelle ; 6 000 $ à 12 000 $ → mensuelle ou trimestrielle ; 3 000 $ à 6 000 $ → trimestrielle ou semestrielle ; 3 000 $ ou moins → trimestrielle, semestrielle ou annuelle [21]
TVP de la Saskatchewan (6 %) Aucun crédit d’intrant allègement à la revente par le permis de vendeur ; autrement l’acheteur autocotise [22] 0 $ à 4 800 $ → annuelle ; 4 800 $ à 12 000 $ → trimestrielle ; plus de 12 000 $ → mensuelle [24]
TVD du Manitoba (7 %) Aucun crédit d’intrant les entreprises sous le seuil paient la taxe sur leurs achats au lieu de la percevoir [26] 5 000 $ et plus par mois → mensuelle ; 500 $ à 4 999 $ → trimestrielle ; moins de 500 $ → annuelle [26]

Un mot sur la façon dont les lignes « aucun crédit d’intrant » sont établies, car cela change le poids à leur accorder. Aucune des trois sources provinciales ne décrit de mécanisme de crédit d’intrant, et chacune décrit plutôt l’allègement dans l’autre sens : une exemption au moment de l’achat. La Colombie-Britannique dit qu’un petit vendeur est « inadmissible à certaines exemptions de TVP, telles que l’exemption pour les biens acquis uniquement pour revente », ce qui n’a de sens que dans un système où l’allègement à la revente est accordé d’avance plutôt que crédité ensuite. [20] La conclusion est donc solide, mais tirée de la structure de l’allègement et non d’une phrase disant « aucun crédit n’existe ».

La conséquence budgétaire est directe. En Ontario, une taxe de 13 % sur vos intrants est un décalage de trésorerie. En Colombie-Britannique, la TPS de 5 % est un décalage et la TVP de 7 % sur ce que vous consommez plutôt que revendez est un coût réel qui ne revient jamais.

Lieu de fourniture : le taux suit votre client

C’est la règle la plus souvent mal comprise, et elle est énoncée simplement : le taux de taxe à facturer dépend du lieu de la fourniture, c’est-à-dire l’endroit où vous effectuez votre vente, votre location ou votre autre fourniture. Le lieu de fourniture est « la province ou le territoire où une vente, une location ou une autre fourniture taxable est considérée comme effectuée » et il détermine quel taux de TPS/TVH s’applique. [5]

Rien dans cette définition ne renvoie à l’endroit où se trouve votre entreprise, à celui où vous vous êtes constitué en société, à votre banque ou à l’adresse figurant sur votre papier à en-tête. Une seule inscription peut vous obliger à facturer quatre taux différents en une semaine.

Les biens sont fournis dans « la province dans laquelle les produits sont livrés » ou vers laquelle ils sont expédiés. Les services suivent l’adresse de l’acquéreur que le fournisseur obtient dans le cours normal de ses activités — pour une société de conseil, le taux est donc fixé par l’adresse du client au dossier, recueillie de façon ordinaire et non fabriquée à des fins fiscales. Les biens meubles incorporels — licences de logiciels, droits et fournitures semblables — suivent l’adresse de l’acquéreur, ou l’endroit où les droits peuvent être utilisés, à défaut de quoi la province participante « dont le taux de TVH est le plus élevé ». Les immeubles sont fournis dans « la province où l’immeuble est situé ». [6] Cette règle par défaut du taux le plus élevé est un danger réel : un lieu de fourniture non résolu ne se résout pas en votre faveur.

Les exemples chiffrés de l’ARC

Trois exemples publiés suffisent à démonter le réflexe du « je facture mon taux local ».

Un magasin de meubles de Vancouver vend un matelas livré à Toronto et facture 13 %, parce que le lieu de fourniture est l’Ontario — un vendeur de Colombie-Britannique, dans une province sans TVH, facturant la TVH ontarienne. [5]

Un détaillant d’électronique de Winnipeg vend un ordinateur portable livré en Nouvelle-Écosse : 14 %. Si le client vient plutôt chercher le même ordinateur au Manitoba, le détaillant facture 5 % de TPS plus 7 % de taxe manitobaine, car le lieu de fourniture est désormais la province non participante où le client a pris possession du bien. [5]

Même vendeur, même produit, même semaine — deux résultats fiscaux, déterminés uniquement par l’endroit où le bien a abouti. Intégrez cela à votre facturation avant votre première vente interprovinciale, non après une cotisation.

Le seuil de 30 000 $, et quand s’inscrire avant d’y être obligé

L’article 148 de la Loi sur la taxe d’accise fixe le chiffre : une personne est un petit fournisseur tant que ses fournitures taxables ne dépassent pas « 30 000 $ ou, s’il s’agit d’un organisme de services publics, 50 000 $ », mesurés sur la contrepartie devenue due ou payée au cours des « quatre trimestres civils précédant immédiatement » le trimestre en cause. Le statut est perdu si le seuil est dépassé au cours d’un seul trimestre civil. [2]

L’ARC énonce le même test de façon opérationnelle et ajoute les délais. Les organismes de bienfaisance, les institutions publiques et les organismes de services publics utilisent 50 000 $, et un organisme de bienfaisance est également admissible si son revenu brut du premier exercice est de 250 000 $ ou moins. [7] Deux dates d’entrée en vigueur en découlent, et elles diffèrent. Si vous dépassez 30 000 $ au cours d’un seul trimestre civil, votre date d’entrée en vigueur est au plus tard le jour de la fourniture qui vous a fait dépasser le seuil — la facture qui a franchi le seuil est elle-même taxable, sans période de grâce. Si vous le dépassez sur quatre trimestres, c’est au plus tard le jour de votre première fourniture après avoir cessé d’être un petit fournisseur. [7]

Le piège du mot « mondiales »

Le seuil ne se mesure pas sur vos ventes dans votre propre province, ni même au Canada. Le guide RC4027 le formule ainsi : le petit fournisseur est celui dont « le montant total de tous les revenus (avant dépenses) provenant de vos fournitures taxables mondiales » est de 30 000 $ ou moins au cours d’un seul trimestre civil et des quatre derniers trimestres civils consécutifs. [15] Le guide RC4022 retient la même base mondiale pour les inscrits en général. [9]

« Avant dépenses » est l’autre moitié du piège : le test porte sur le revenu, non sur le bénéfice. Une société de conseil qui facture 34 000 $ et dégage 9 000 $ dépasse le seuil.

Quand l’inscription volontaire est rentable

Un petit fournisseur « peut choisir de s’inscrire volontairement » s’il effectue des fournitures taxables au Canada. [7] S’inscrire tôt est souvent la bonne réponse, et l’arithmétique est simple.

C’est rentable quand vous achetez plus que vous ne vendez, ou quand vous vendez à des entreprises. Chaque dollar de TPS/TVH sur vos intrants devient récupérable, et un client commercial se soucie peu de ce que vous facturez puisqu’il récupère la taxe lui aussi. [11] Une société pré-revenus qui aménage un bureau au Nouveau-Brunswick absorbe 15 % sur chaque achat tant qu’elle n’est pas inscrite, et récupère le tout une fois inscrite.

C’est coûteux quand vous vendez à des consommateurs et achetez peu : vos prix montent effectivement du montant de la taxe ou votre marge l’absorbe, et vous prenez en charge une déclaration et un calendrier pour un crédit dont vous vous servez à peine.

Il existe aussi un cas où rester petit vous coûte de l’argent. Dans une province à taxe de vente au détail, rester hors de l’inscription provinciale peut vous faire perdre l’exemption à la revente — les petits vendeurs de la Colombie-Britannique sont « inadmissibles à certaines exemptions de TVP, telles que l’exemption pour les biens acquis uniquement pour revente ». [20] Un détaillant de la C.-B. qui achète du stock sous le seuil paie 7 % de TVP sur des biens qu’il revendra et ne peut pas la récupérer. Le statut de petit vendeur n’est pas automatiquement le moins cher.

Inscription hors province et non-résidents

Une inscription fédérale à la TPS/TVH n’est pas un permis de vendre dans une province à TVP. Chacune des trois a sa propre portée, et toutes trois atteignent des vendeurs qui n’ont ni local, ni personnel, ni présence dans la province.

Colombie-Britannique : quatre scénarios, un seul avec un seuil

Si vous êtes situé en Colombie-Britannique, vous vous inscrivez si vous vendez ou louez des biens taxables, ou fournissez des logiciels ou des services taxables, dans le cours normal de vos activités dans la province. [18] Si vous êtes situé à l’extérieur, le bulletin PST 001 énonce quatre scénarios. [19]

Scénario 1 — biens, depuis ailleurs au Canada. Inscription requise si vous faites toutes ces choses : vendre des biens taxables à des clients de la C.-B. ; accepter des commandes de clients situés en C.-B. ; livrer les biens en C.-B., y compris par messagerie ; et solliciter des personnes en C.-B. Les quatre, cumulativement. [19]

Scénario 2 — logiciels et services de télécommunication, depuis ailleurs au Canada. Aucun seuil de revenu. Fournir des logiciels taxables destinés à un appareil habituellement situé en C.-B., ou des services de télécommunication taxables à des clients de la C.-B., plus accepter des commandes et solliciter — et vous devez être inscrit avant de fournir le logiciel ou le service. [19] Une entreprise SaaS de Toronto ayant un seul client sollicité en C.-B. et 400 $ de revenus y est assujettie — l’obligation la plus souvent ratée de cette page.

Scénario 3 — biens, avec le seuil de 10 000 $. Les actes du scénario 1 plus un revenu brut provenant de clients de la C.-B. « supérieur à 10 000 $ » au cours des 12 mois précédents, ou estimé supérieur à 10 000 $ pour les 12 prochains. [19] Les vendeurs de produits de vapotage s’inscrivent même en dessous.

Scénario 4 — stock en C.-B., depuis n’importe où dans le monde. Détenez en stock en C.-B., au moment de la vente, les biens que vous vendez à des clients de la C.-B. — « p. ex. vous utilisez un centre de distribution en C.-B. » — et vous devez vous inscrire avant de les vendre. Aucun seuil, que vous soyez au Canada ou à l’étranger. [19]

Sur la sollicitation, le bulletin trace une ligne à retenir : si vous n’avez « qu’un site Web accessible de partout dans le monde, qui ne cible pas les clients de la C.-B., vous ne sollicitez pas de ventes en C.-B. », mais un site Web accompagné d’autres moyens — publicités Internet ciblées, dépliants promotionnels, annonces dans les journaux — constitue de la sollicitation. [19] Une seule campagne géociblée vers Vancouver franchit la ligne.

Les facilitateurs de marchés en ligne s’inscrivent de leur propre chef, et ne pas s’inscrire n’aide en rien : si vous êtes tenu de vous inscrire et ne le faites pas, cela « ne supprime pas votre obligation » de percevoir et de verser la TVP, et vous êtes toujours considéré comme un percepteur. [18] Le traitement de l’inscription prend jusqu’à 21 jours ouvrables : ce n’est pas un correctif de dernière minute.

À venir le 1er octobre 2026. La Colombie-Britannique étend la TVP aux services de comptabilité, d’architecture, d’ingénierie et de géoscience, d’immobilier non résidentiel et de sécurité. [18] Le bulletin sur les petits vendeurs nomme déjà les cinq catégories avec la même date. [20] Si vous exercez l’une de ces pratiques auprès de clients de la C.-B., votre situation change quelques semaines après la date de vérification de cette page. Voir le guide de la Colombie-Britannique.

Saskatchewan : aucun seuil, et autocotisation par l’acheteur

La Saskatchewan est l’exception au Canada. Il n’y a aucun allègement de petit fournisseur à l’égard de la TVP : « toutes les entreprises exerçant leurs activités en Saskatchewan » doivent être titulaires d’un permis ou inscrites auprès du ministère des Finances aux fins de la TVP. [22] Selon la nature de l’entreprise, on délivre soit un numéro de permis de vendeur, soit un numéro de consommateur inscrit. [23] Ainsi, une société de conseil d’une personne facturant 20 000 $ par année peut n’avoir aucune obligation d’inscription fédérale et devoir tout de même une inscription en Saskatchewan : le seuil fédéral ne vous achète rien ici.

La Saskatchewan impose aussi un devoir à l’acheteur. Lorsque vous achetez auprès d’« un fournisseur qui n’a pas perçu la taxe, tel qu’un fournisseur non titulaire d’un permis situé à l’extérieur de la Saskatchewan », vous devez autocotiser et payer la TVP directement à la Division du revenu. [22] Un vendeur hors province non inscrit n’épargne donc aucune taxe à son client de la Saskatchewan : il ne fait que déplacer la paperasse vers lui, ce qui se remarque. Voir le guide de la Saskatchewan.

Manitoba : un test de rattachement cumulatif, ou le stock

Le Manitoba exige un numéro de TVD de toute personne exerçant une entreprise dans la province, sauf les petites entreprises dont les ventes taxables annuelles sont inférieures à 30 000 $, avant d’effectuer toute vente taxable dans la province. [26] Une fois le seuil franchi, vous avez un mois pour vous inscrire ; la demande est gratuite.

Le fait que ce 30 000 $ corresponde au chiffre fédéral est une coïncidence, non une harmonisation. Le test fédéral porte sur les fournitures taxables mondiales sur quatre trimestres civils consécutifs ; celui du Manitoba porte sur les ventes taxables annuelles. Vous pouvez être au-dessus de l’un et en dessous de l’autre.

Les entreprises manitobaines sous le seuil n’ignorent pas simplement la taxe. Elles « paient la TVD sur leurs achats et ne la perçoivent pas sur le prix de vente », doivent indiquer sur la facture que la taxe est incluse dans le prix, et « la TVD ne doit pas être détaillée sur la facture ». [26] L’exception est en outre inaccessible aux entreprises qui recourent à des fournisseurs hors province ne percevant pas la TVD manitobaine, aux vendeurs de tabac et d’alcool, et aux entreprises hors province qui n’ont pas payé la taxe sur des biens achetés pour revente au Manitoba.

Pour un vendeur hors province, l’inscription est requise lorsque le vendeur fait livrer les biens au Manitoba, et « sollicite la commande au Manitoba, directement ou par un mandataire, par publicité ou par tout autre moyen », et accepte des commandes provenant du Manitoba — ou, indépendamment de tout cela, lorsque « le vendeur détient un stock de biens taxables dans la province ». [26] Ne vendre que des biens exonérés, ou uniquement des biens destinés à la revente, vous en tient à l’écart.

Il existe un piège distinct pour les acheteurs : un vendeur manitobain qui introduit dans la province, « au cours de deux mois ou plus de la même année civile, des biens meubles corporels achetés à l’extérieur de la province d’une valeur marchande de 800 $ ou plus », doit s’inscrire et autocotiser la TVD. [26] Deux mois de commandes d’équipement depuis l’Ontario peuvent à eux seuls créer une obligation d’inscription. Voir le guide du Manitoba.

Québec : un régime distinct que cette page n’a pu vérifier

Revenu Québec administre ses propres taxes à la consommation, y compris pour les fournisseurs situés à l’extérieur du Québec. Cette page n’énonce pas les modalités de ce régime, parce qu’elle n’a pas pu les vérifier : Revenu Québec a refusé l’accès automatisé par six voies distinctes le 6 septembre 2026 et aucune copie archivée des pages visées n’était disponible. Confirmez ce qui s’applique à vous sur la page des règles de base de Revenu Québec [27] et sur sa page d’inscription. [28]

Ce que l’autorité fédérale permet d’affirmer : une entreprise dont l’établissement est situé au Québec produit ses déclarations de TPS/TVH auprès de Revenu Québec, au moyen des formulaires de Revenu Québec, sauf s’il s’agit d’une institution financière désignée particulière. [9] Si vous vendez au Québec depuis l’extérieur, traitez la TVQ comme une question ouverte et non comme une question réglée.

Non-résidents du Canada : deux portes fédérales

Pour une entreprise sans présence au Canada, la première question est factuelle et non formelle. Savoir si vous exploitez une entreprise au Canada est « une question de fait qui exige l’examen de tous les faits pertinents », en soupesant l’endroit où se trouvent vos mandataires, le lieu de livraison, le lieu de paiement, la détention de stock au Canada et l’endroit où les contrats sont conclus. [15] Il n’y a pas de ligne claire.

Inscription normale. Un non-résident qui exploite une entreprise au Canada et n’est pas un petit fournisseur s’inscrit de la manière habituelle, avec les conséquences habituelles, y compris les crédits de taxe sur les intrants, à l’égard du seuil mondial de 30 000 $. Un tel inscrit doit généralement fournir une garantie égale à « 50 % de votre taxe nette estimative » pour les 12 mois suivant l’inscription, avec un minimum de 5 000 $ et un maximum de 1 million de dollars — garantie non exigée si vous estimez des fournitures taxables au Canada « d’au plus 100 000 $ par année » et une taxe nette située entre 3 000 $ à verser et 3 000 $ à rembourser annuellement. [15] C’est un véritable événement de trésorerie, régulièrement absent des listes de vérification de constitution.

Inscription simplifiée, pour l’économie numérique. Depuis le 1er juillet 2021, un régime allégé s’applique aux fournisseurs non résidents de produits et services numériques ainsi qu’aux exploitants de plateformes de distribution et d’hébergement. [12] Quatre catégories sont visées : les produits et services numériques transfrontaliers ; la fourniture de biens admissibles au Canada ; l’hébergement de courte durée sur plateforme ; et les exploitants de plateformes de distribution facilitant l’une de ces fournitures. [13] Le seuil est de « plus de 30 000 $ CA » sur une période de 12 mois. [14] Le régime simplifié est offert pour les produits et services numériques et pour l’hébergement sur plateforme, mais non pour la fourniture de biens admissibles, et il faut choisir : on ne peut pas être inscrit sous les deux régimes en même temps. [13]

Le prix du régime le plus simple est le chiffre qui devrait trancher la décision : un inscrit au régime simplifié « ne serait pas autorisé à demander des crédits de taxe sur les intrants ». [14] Avec des coûts canadiens appréciables — hébergement, sous-traitants, agences, logistique —, l’inscription simplifiée transforme toute la taxe qui les grève en dépense permanente ; avec des coûts canadiens quasi nuls, elle est bien moins lourde à administrer. Calculez votre taxe sur les intrants canadiens avant de choisir une porte. Les fondateurs de la voie B devraient lire ceci avec la voie depuis l’étranger et /fr/adresse-affaires/non-residents/.

Mécanique de la première année

Le numéro d’entreprise et le compte RT

L’inscription produit un seul numéro d’entreprise, la taxe de vente y étant portée comme compte de programme. Si vous avez déjà un NE, il est réutilisé ; sinon, vous en obtenez un en même temps que votre inscription au compte de TPS/TVH. [8] La TPS/TVH relève de l’identificateur de programme RT : un premier compte de taxe de vente est donc votre NE à neuf chiffres suivi de RT 0001.

Décidez trois choses avant de commencer, car le formulaire les demande et les réponses ont des conséquences : votre date d’entrée en vigueur, votre exercice aux fins de la TPS/TVH et votre revenu annuel total. [8] Le chiffre du revenu fixe votre période de déclaration ; la date d’entrée en vigueur détermine la première facture sur laquelle vous devez facturer la taxe.

Au Québec, vous êtes dans une autre file

Une entreprise établie au Québec n’ouvre pas son compte de TPS/TVH auprès de l’ARC. Elle s’inscrit, produit et verse auprès de Revenu Québec, au moyen des formulaires de Revenu Québec. [9] Il vous faudra tout de même un NE de l’ARC pour les comptes que Revenu Québec n’administre pas — impôt sur le revenu des sociétés, retenues à la source, importation-exportation. Prévoyez deux interlocuteurs même avec un seul administrateur de la taxe de vente.

Les comptes provinciaux sont toujours distincts

Il n’y a pas de guichet unique. En Colombie-Britannique, vous vous inscrivez auprès de la province, recevez un numéro de la forme PST-1234-5678 et devez compter jusqu’à 21 jours ouvrables de traitement. [18] En Saskatchewan, vous vous inscrivez par SETS, par le formulaire en ligne de nouvelle entreprise, depuis une session SETS existante ou par la poste. [23] Au Manitoba, vous vous inscrivez par TAXcess ou sur papier, gratuitement, et détiendrez deux numéros non interchangeables : un numéro de TVD à 7 chiffres et un numéro de compte à 15 chiffres sur la déclaration. [26]

Périodes de déclaration et échéances

Votre période fédérale est attribuée selon la taille : 1,5 million de dollars ou moins de fournitures taxables annuelles donnent une période annuelle, avec mensuelle ou trimestrielle sur demande ; de 1,5 à 6 millions, une période trimestrielle avec mensuelle disponible ; au-delà de 6 millions, mensuelle sans option. [9] La plupart des nouvelles entreprises tombent en annuel et beaucoup devraient demander le trimestriel : une position de remboursement produite une fois par année, c’est une année de financement offerte gratuitement au gouvernement.

Les déclarations mensuelles et trimestrielles sont dues un mois après la fin de la période ; les déclarants annuels produisent et paient généralement trois mois après la fin de l’exercice ; une institution financière désignée dispose de six mois ; et un travailleur autonome dont l’exercice se termine le 31 décembre paie au plus tard le 30 avril mais produit au plus tard le 15 juin. [10] Notez cet écart : la date de paiement et la date de production diffèrent, et c’est la date de paiement qui porte l’argent. La production électronique est obligatoire pour la plupart des inscrits depuis le 1er janvier 2024. [9]

Aucun calendrier provincial ne correspond au calendrier fédéral. La Colombie-Britannique attribue selon la TVP à percevoir par année, avec échéance « au plus tard le dernier jour du mois suivant la fin de la période de déclaration » ; deux détails mordent — si vous étiez tenu de vous inscrire et ne l’avez pas fait, « votre période de production est mensuelle », et vous devez verser toute la TVP facturée « que vous l’ayez ou non réellement perçue de votre client », y compris la taxe facturée à un taux erroné, de sorte qu’une mauvaise créance et une erreur de tarification sont tous deux votre problème. Produire à temps donne droit à une commission pouvant atteindre 198 $ par période, pour un seul compte. [21] La Saskatchewan est due le 20 du mois suivant sur papier, ou le dernier jour de ce mois si vous produisez et payez par voie électronique, et « s’il n’y a aucune taxe à déclarer pour la période, vous devez tout de même produire une déclaration “NIL” ». [24] Le Manitoba est dû « au plus tard à 16 h 30 le 20e jour du mois suivant » la période, le jour ouvrable suivant si le 20 tombe une fin de semaine ou un jour férié, les déclarations annuelles étant dues le 20 janvier — l’heure fait partie de la règle. [26]

Récupérer ce que vous avez payé

Vous récupérez la TPS/TVH sur vos achats en demandant des crédits de taxe sur les intrants à la ligne 106, et cinq conditions doivent toutes être remplies : l’achat visait la consommation, l’utilisation ou la fourniture dans le cadre de vos activités commerciales ; vous étiez un inscrit pendant la période où la taxe a été payée ou est devenue payable ; la taxe a été payée ou était payable par vous ; vous détenez une preuve documentaire suffisante ; et vous demandez le crédit dans les délais. La dépense doit aussi être « raisonnable quant à la qualité, à la nature et au coût compte tenu de la nature de votre entreprise ». [11]

Le délai est généreux mais fini : la plupart des inscrits doivent demander le crédit au plus tard à la date d’échéance de la déclaration de la dernière période se terminant dans les quatre ans suivant la période où le crédit aurait pu être demandé pour la première fois, tandis que les institutions financières désignées et les personnes dépassant 6 millions de dollars au cours de l’exercice courant et du précédent disposent de deux ans. [11] En pratique, c’est la documentation qui fait défaut, non l’échéance : conservez les numéros d’inscription des fournisseurs sur les factures dès le premier jour.

Trois profils de vente, passés au crible des règles

Une entreprise de services montréalaise qui vend partout au Canada

Vous avez un seul interlocuteur pour les deux taxes : Revenu Québec administre la TPS/TVH au Québec, et une entreprise qui y est physiquement établie produit auprès de Revenu Québec au moyen de ses formulaires. [9] Ignorez toute liste de vérification qui vous envoie ouvrir un compte de TPS/TVH auprès de l’ARC.

Côté taux, vous ne facturez pas 14,975 % à tout le monde. Les services suivent l’adresse de l’acquéreur obtenue dans le cours normal des activités. Une société de conseil montréalaise qui facture un client de Toronto facture donc 13 % ; un client de Halifax, 14 % ; un client de Fredericton, 15 % ; un client de Calgary, 5 %. [6] Une inscription, quatre taux, en un mois.

Votre exposition provinciale hors Québec est la partie à vérifier. Vendre des services en Colombie-Britannique échappe généralement à la TVP, sauf si vous fournissez des logiciels ou des services de télécommunication — et dans ce cas le scénario 2 n’a aucun seuil de revenu. [19] À partir du 1er octobre 2026, l’élargissement de la C.-B. atteint la comptabilité, l’architecture, l’ingénierie et la géoscience, l’immobilier non résidentiel et la sécurité. [18] Et la TVP de la Saskatchewan atteint les services « consommés ou utilisés en Saskatchewan », avec un permis universel et aucun seuil : un seul client de Regina vaut donc une vérification, non une présomption. [22]

La récupérabilité de la TVQ sur vos propres intrants est fixée par Revenu Québec et n’est pas vérifiée ici — confirmez-la avant de bâtir un modèle de trésorerie dessus. [27]

Un vendeur en ligne albertain qui expédie partout

Vous vivez dans le régime le plus simple : 5 % et rien d’autre à domicile. [4] C’est ce qui vous rend le plus exposé à la règle du lieu de fourniture, parce que votre réflexe est calibré sur un seul chiffre.

Pour les biens, le lieu de fourniture est l’endroit de la livraison. [6] L’exemple de l’ARC est celui d’un magasin de Vancouver facturant 13 % sur une livraison à Toronto — un vendeur d’une province sans TVH qui facture la TVH. [5] Remplacez Vancouver par Calgary et la réponse est identique : expédiez en Ontario, facturez 13 % ; en Nouvelle-Écosse, 14 % ; au Nouveau-Brunswick, à l’Île-du-Prince-Édouard ou à Terre-Neuve-et-Labrador, 15 % ; en Alberta ou vers la Saskatchewan, le Manitoba, la C.-B. et les territoires, 5 % au fédéral. [6]

Vient ensuite la couche provinciale, contre laquelle votre base albertaine ne vous protège en rien. En Colombie-Britannique, vendre des biens taxables à des clients de la province, plus accepter leurs commandes, plus livrer sur place, plus solliciter, vous place dans le scénario 1 ou 3, et le scénario 3 dépend d’un revenu de plus de 10 000 $ en C.-B. sur les 12 mois précédents ou suivants ; un centre de distribution en C.-B. vous place dans le scénario 4, sans aucun seuil. [19] Un simple site Web qui ne cible pas la C.-B. n’est pas de la sollicitation ; une campagne géociblée en est. Au Manitoba, la livraison plus la sollicitation « par publicité ou par tout autre moyen » plus l’acceptation de commandes manitobaines déclenchent l’inscription, tout comme la détention d’un stock sur place ; ne vendre que des biens destinés à la revente vous en tient à l’écart. [26] En Saskatchewan, si vous ne vous inscrivez pas, vos clients doivent autocotiser eux-mêmes la TVP — un problème commercial autant que fiscal. [22]

Si un facilitateur de marché en ligne encaisse les paiements de vos clients, la C.-B. met l’obligation d’inscription sur lui plutôt que sur vous. [18] Vérifiez ce que fait réellement votre plateforme. Voir le guide de l’Alberta.

Un consultant de la Colombie-Britannique avec des clients québécois

Vous êtes inscrit au fédéral et, selon ce que vous fournissez, au provincial en C.-B. Vos clients québécois soulèvent trois questions distinctes.

Le taux de TPS/TVH. Le Québec est une province non participante : un service fourni à un client québécois attire 5 % de TPS, non 13 % ni 15 %, et la règle de l’adresse de l’acquéreur situe le lieu de fourniture au Québec. [6]

Où produire ce 5 %. Vous êtes établi en Colombie-Britannique, non au Québec : la règle du guide RC4022 qui renvoie les entreprises établies au Québec vers Revenu Québec ne s’applique pas à vous, et vous produisez auprès de l’ARC comme d’habitude. [9] Le critère est l’endroit où se trouve votre entreprise, non celui où se trouve votre client.

La TVQ. Savoir si le Québec exige que vous vous inscriviez et facturiez la TVQ sur des services fournis dans la province depuis l’extérieur est précisément la question que cette page n’a pu vérifier, et elle n’est pas mineure. Ne la déduisez pas de la réponse fédérale — posez-la à Revenu Québec avant de facturer. [27] [28]

Votre situation à l’égard de la TVP de la C.-B., par ailleurs, dépend de ce que vous fournissez plutôt que de la personne à qui vous le fournissez. Les logiciels et les services de télécommunication vous placent dans les règles de la C.-B. quel que soit votre revenu ; à partir du 1er octobre 2026, cinq catégories de services professionnels s’y ajoutent. [20]

Modes de défaillance

Facturer à tout le monde le taux de sa propre province. L’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse. Le taux suit le lieu de fourniture, et l’exemple même de l’ARC montre un magasin de Vancouver facturant 13 % de TVH ontarienne. [5] Sous-facturer vous laisse la différence à payer ; sur-facturer est pire en Colombie-Britannique, où vous devez verser ce que vous avez facturé même à un taux erroné. [21]

Croire qu’une inscription à la TPS couvre la taxe provinciale. Elle ne couvre rien en dehors des cinq provinces à TVH. La Colombie-Britannique, la Saskatchewan et le Manitoba exigent chacune une inscription, une déclaration et un versement distincts auprès d’un autre gouvernement. [18] [22] [26]

Ignorer la TVP en tant que vendeur hors province. Être en Alberta ou en Ontario ne vous exonère pas. La C.-B. atteint les fournisseurs de logiciels et de télécommunications sans aucun seuil et les détenteurs de stock où qu’ils soient dans le monde ; le Manitoba atteint les vendeurs qui livrent, sollicitent et acceptent des commandes. [19] [26] Ne pas s’inscrire ne supprime pas l’obligation : vous restez « considéré comme un percepteur ». [18]

Rater le régime québécois d’inscription désignée, et traiter le Québec comme une province ordinaire à TPS. Une entreprise établie au Québec produit auprès de Revenu Québec, non de l’ARC. [9] Et si vous vendez au Québec depuis l’extérieur, Revenu Québec applique son propre régime d’inscription aux fournisseurs situés hors de la province, dont cette page n’a pu vérifier les modalités — une question ouverte, non une question absente. [27] Présumer qu’il ne s’applique pas à vous, voilà l’erreur.

Croire que la Saskatchewan a un seuil de petit fournisseur. Elle n’en a pas : « toutes les entreprises exerçant leurs activités en Saskatchewan » doivent être titulaires d’un permis ou inscrites. [22] Franchir le test fédéral de 30 000 $ ne vous dit rien ici.

Mesurer les 30 000 $ sur les ventes locales ou sur le bénéfice, et rater le dépassement en un seul trimestre. Le test porte sur les fournitures taxables mondiales, avant dépenses. [15] Dépassez 30 000 $ en un trimestre et la fourniture qui a franchi le seuil est elle-même taxable, à effet le jour même. [7] Un seul gros contrat peut rendre taxable, rétroactivement, une facture déjà envoyée.

Choisir l’inscription simplifiée avec de vrais coûts canadiens. Un inscrit au régime simplifié ne peut pas demander de crédits de taxe sur les intrants. [14] Si vous dépensez de façon appréciable au Canada, l’économie administrative est écrasée par les crédits perdus.

Lire les taux dans l’annexe VIII, ou budgéter la TVP comme récupérable. Trois des chiffres pertinents de l’annexe sont erronés et l’Île-du-Prince-Édouard y est absente. [3] Et la TPS/TVH revient, alors que la TVP de la C.-B., la TVP de la Saskatchewan et la TVD du Manitoba ne reviennent pas. [11] Modélisez les taxes provinciales comme un coût sur tout ce que vous consommez plutôt que revendez.

Oublier les déclarations nulles et les heures de tombée. La Saskatchewan exige une déclaration nulle quand il n’y a aucune taxe à déclarer ; l’échéance manitobaine est 16 h 30 le 20. [24] [26] Les deux pénalisent les entreprises qui croyaient n’avoir rien à faire.

Votre calendrier d’entretien annuel

Quand Quoi Pourquoi
À chaque facture Déterminer le lieu de fourniture avant de fixer le taux — la livraison pour les biens, l’adresse de l’acquéreur pour les services Le taux est une détermination par opération, non un réglage d’entreprise [5]
À chaque trimestre Refaire les tests des 30 000 $ sur quatre trimestres glissants et sur un seul trimestre, sur les fournitures mondiales Le statut de petit fournisseur peut cesser en milieu de trimestre, sur une facture précise [2]
Selon la période attribuée Produire et payer la TPS/TVH — un mois après la période, ou trois mois après la fin de l’exercice pour les déclarants annuels La production électronique est obligatoire pour la plupart des inscrits [10] [9]
Selon votre période provinciale Produire la TVP de la C.-B. au plus tard le dernier jour du mois suivant ; la Saskatchewan le 20, ou à la fin du mois si produite et payée en ligne ; le Manitoba à 16 h 30 le 20 Trois calendriers distincts, aucun ne correspondant au fédéral [21] [24] [26]
Chaque année Revoir la période attribuée par rapport au revenu réel, balayer les CTI non demandés avant le délai de quatre ans, et produire les déclarations nulles requises Les périodes sont attribuées à 1,5 M$ et 6 M$ et modifiables sur demande ; les crédits expirent ; la Saskatchewan exige une déclaration nulle même sans taxe [9] [11] [24]
Chaque année, et à toute annonce de taux Revérifier chaque taux facturé contre le tableau de l’ARC et la page de la province La Nouvelle-Écosse a bougé le 1er avril 2025 et la C.-B. s’élargit le 1er octobre 2026 [4] [18]
En entrant dans une nouvelle province Refaire les tests d’inscription hors province de cette province avant la première vente Les scénarios 2 et 4 de la C.-B. et le test du stock au Manitoba n’ont aucun seuil de revenu [19] [26]

Liste de vérification

  • Vous pouvez nommer le régime de chaque province où vous vendez, et le taux de chacune. [4]
  • Votre système de facturation fixe le taux d’après l’adresse de livraison ou de service du client, non d’après la vôtre. [6]
  • Vous avez arrêté votre date d’entrée en vigueur, votre exercice aux fins de la TPS/TVH et votre revenu annuel total avant de vous inscrire. [8]
  • Si vous êtes au Québec, vous vous inscrivez auprès de Revenu Québec, non de l’ARC. [9]
  • Vous avez appliqué les tests hors province de la C.-B., de la Saskatchewan et du Manitoba à votre profil de vente réel. [19] [22] [26]
  • Vous savez si un facilitateur de marché encaisse pour vous, et donc qui doit s’inscrire. [18]
  • Votre budget traite la TPS/TVH comme récupérable et la TVP ou la TVD comme un coût. [11]
  • Si vous êtes non-résident, vous avez chiffré la garantie et choisi entre l’inscription simplifiée et normale d’après votre taxe sur les intrants canadiens. [15] [14]
  • Vous avez une entrée de calendrier pour chaque déclaration, fédérale et provinciale, avec l’heure exacte là où elle s’applique. [26]
  • Vous avez posé vos questions de TVQ à Revenu Québec plutôt que de les déduire des règles fédérales. [27]

Ce que 2727 peut et ne peut pas soutenir

2727 Coworking est un espace de travail et un fournisseur d’adresse d’affaires à Griffintown, à Montréal. En matière de taxe de vente, la portée honnête est étroite, et il vaut la peine de l’énoncer avec précision, car les fournisseurs d’adresse sont souvent commercialisés comme s’ils changeaient les résultats fiscaux.

Une adresse postale ne détermine pas à elle seule le lieu de fourniture. Les règles publiées par l’ARC reposent sur autre chose : les biens sont fournis là où ils sont livrés, les services dans la province de l’adresse de l’acquéreur obtenue dans le cours normal des activités, les immeubles là où ils sont situés. [6] Notez le sens de cette règle sur les services : elle regarde l’adresse de l’acquéreur, celle de votre client et non la vôtre. Cette page traite de vos obligations comme fournisseur, et l’ARC ne publie aucune règle faisant de l’adresse postale d’un fournisseur un élément déterminant du lieu de fourniture. Aucune adresse, chez 2727 ou ailleurs, ne fixe donc le taux que vous facturez : ce sont l’emplacement de vos clients et vos modalités de livraison qui le font.

Rien dans une adresse ne crée ni n’écarte une obligation d’inscription. Le seuil fédéral porte sur les fournitures taxables mondiales [15] et les tests provinciaux sur la livraison, la sollicitation, les commandes, le stock et le revenu dans la province visée. [19] [26] Aucun ne demande où va votre courrier.

Ce que l’espace soutient réellement. Un véritable lieu pour rencontrer des clients et recevoir du courrier à Montréal ; une adresse postale québécoise pour une entreprise qui a décidé, sur la base de ses propres conseils, d’être une entreprise québécoise ; et, pour une société fédérale ou québécoise, une adresse de siège social légitime. Ce n’est pas un siège social dans une autre province, et aucun registre, aucune banque et aucune autorité fiscale n’est présenté comme « acceptant » cette adresse. Savoir où vous devriez exercer vos activités, et ce que cela implique fiscalement, est une question pour votre comptable et votre conseiller juridique.

Pour le volet corporatif de ce choix, voir constitution fédérale ou provinciale ; depuis l’étranger, commencez par /fr/demarrer-une-entreprise-au-canada/depuis-letranger/ et /fr/adresse-affaires/non-residents/ ; pour les rôles de l’adresse elle-même, /fr/adresse-affaires/, /fr/adresse-affaires/situations/societe-federale/ et /fr/adresse-affaires/situations/ouvrir-depuis-etranger/.

Où aller ensuite dans cette recherche

Méthode de recherche et limites

Date de vérification : 6 septembre 2026. Chaque taux, seuil, échéance et montant en dollars a été extrait d’une source officielle à cette date et y est cité. Rien ne provient de la mémoire et rien n’a été estimé.

Sources et hiérarchie. Vingt-six des vingt-huit références ci-dessous ont été consultées directement pour cette page : la Loi sur la taxe d’accise sur le site Lois du Canada (palier 1), l’Agence du revenu du Canada (palier 3), et les ministères des Finances de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan, du Manitoba, du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador (palier 3). Aucune page de cabinet d’avocats, de comptables, de service de constitution ou de blogue n’a été citée, et aucune n’était nécessaire. Les quatre bulletins en PDF ont été lus avec pdftotext, non résumés depuis une page d’accueil.

Outils utilisés. WebFetch pour canada.ca et laws-lois.justice.gc.ca, qui refusent curl ; curl avec un agent utilisateur de navigateur pour gov.bc.ca, saskatchewan.ca et gov.mb.ca, qui refusent ou tronquent WebFetch ; pdftotext -layout pour les bulletins. Les budgets de recherche par moteur étaient épuisés avant cette page : la découverte s’est donc faite par un balayage des douze guides provinciaux déjà publiés de cette grappe et de leurs fichiers de preuve, puis par des extractions directes d’URL officielles connues. Lorsqu’une URL de canada.ca renvoyait une erreur 404, la page parente a été extraite et interrogée sur ses propres liens sortants plutôt que devinée — quatre URL mémorisées se sont révélées fausses et ont été remplacées ainsi. Journal complet : sales-tax-regimes-source-pack.md ; correspondance affirmation par affirmation : sales-tax-regimes-evidence.md.

Langue des citations. Neuf références portent une URL française vérifiée sur cette page : les trois articles de la Loi sur la taxe d’accise, le tableau des taux de l’ARC, la page du lieu de fourniture, la page « quand s’inscrire », la page de l’économie numérique, la page du Nouveau-Brunswick et celle de Finances Manitoba. Les autres conservent leur URL anglaise, parce que deux chemins français construits ont été testés et renvoyaient une erreur 404 (le guide RC4022 et la page des crédits de taxe sur les intrants) : la convention de miroir de canada.ca n’est donc pas fiable, et livrer une URL française devinée mettrait un lien mort dans une liste de références. Là où la source n’existe qu’en anglais, la citation est rendue en français et n’est pas présentée comme une transcription littérale ; les passages entre guillemets tirés des pages françaises vérifiées sont, eux, littéraux. La numérotation des références est identique dans les deux langues.

Ce qui n’a pu être vérifié, et n’est donc pas affirmé.

  • Revenu Québec était inaccessible. Six voies ont été essayées le 6 septembre 2026 — curl direct, WebFetch sur l’URL anglaise et sur l’URL française, le rendu de navigateur Cloudflare, une adresse IP résidentielle québécoise et Chromium piloté par Playwright — toutes renvoyant le même refus de protection anti-robot. La Wayback Machine ne détient aucun instantané des pages visées et était elle-même hors service. Après six tentatives, le site a été laissé tranquille plutôt que matraqué. Par conséquent, le régime québécois d’inscription désignée pour les fournisseurs situés hors du Québec, les remboursements de la taxe sur les intrants de TVQ et les fréquences de déclaration propres au Québec ne sont pas énoncés ici. Chaque chiffre québécois présenté — le taux de 9,975 %, la TPS de 5 % et le rôle de Revenu Québec comme administrateur des deux taxes — provient de documents de l’ARC réellement consultés. Les références 27 et 28 sont des endroits où confirmer le reste, non le fondement d’un chiffre.
  • Les composantes provinciales de l’Ontario et de l’Île-du-Prince-Édouard ne sont énoncées par aucun éditeur. Trois URL d’ontario.ca renvoyaient une erreur 404 et princeedwardisland.ca a servi une page anti-robot à toutes les voies. Le 8 % de l’Ontario et le 10 % de l’Île-du-Prince-Édouard sont arithmétiques — le taux combiné de l’ARC moins le 5 % de la loi — et signalés comme tels.
  • « La TVP et la TVD ne sont pas récupérables » est une conclusion, non une citation. Aucune source provinciale ne dit « il n’existe aucun crédit d’intrant » ; la conclusion découle du fait que les quatre décrivent l’allègement comme une exemption au moment de l’achat, comme exposé ci-dessus afin que vous puissiez en juger.
  • Non testé. Aucune inscription n’a été déposée, aucune déclaration produite, aucune décision anticipée demandée. Les délais de traitement et les pratiques de cotisation sont ceux publiés, non ceux observés.
  • Deux changements de taux sont déjà datés. La composante provinciale de la Nouvelle-Écosse a baissé le 1er avril 2025 et la Colombie-Britannique étend la TVP à cinq catégories de services professionnels le 1er octobre 2026, après la date de vérification de cette page.

Ceci est du matériel éducatif de planification, et non un avis juridique, fiscal, comptable, en immigration ou bancaire. La taxe de vente dépend de ce que vous vendez, à qui et où, et le lieu de fourniture comme l’exploitation d’une entreprise au Canada sont des déterminations de fait. Confirmez votre situation avec un fiscaliste canadien et, s’il y a lieu, directement auprès de l’ARC ou de Revenu Québec.

Foire aux questions

Quel taux dois-je facturer à un client d’une autre province ?

Celui du lieu de fourniture, qui se situe du côté du client et non du vôtre. Les biens sont fournis là où ils sont livrés ; les services suivent l’adresse de l’acquéreur que vous obtenez dans le cours normal de vos activités. [6] L’exemple même de l’ARC montre un magasin de Vancouver facturant 13 % de TVH ontarienne sur une livraison à Toronto. [5]

Le seuil de 30 000 $ ne compte-t-il que mes ventes dans ma province ?

Non — les fournitures taxables mondiales, avant dépenses. [15] Le test légal examine les quatre trimestres civils précédant immédiatement le trimestre courant, et séparément tout trimestre unique. [2] Une entreprise qui facture 34 000 $ répartis sur plusieurs provinces et pays dépasse le seuil même si ses ventes locales sont faibles.

Si je m’inscris à la TPS/TVH, suis-je couvert pour la taxe de vente provinciale ?

Seulement dans les cinq provinces à TVH, où une inscription porte les deux taxes. [16] La Colombie-Britannique, la Saskatchewan et le Manitoba exigent chacune une inscription, une déclaration et un versement provinciaux distincts. [18] [22] [26]

N’y a-t-il vraiment aucun seuil de petit fournisseur en Saskatchewan ?

C’est exact, aux fins de la TVP : « toutes les entreprises exerçant leurs activités en Saskatchewan » doivent être titulaires d’un permis ou inscrites auprès du ministère des Finances. [22] Le seuil fédéral de 30 000 $ régit toujours votre obligation de TPS, mais n’a aucun effet sur l’obligation provinciale : une très petite entreprise saskatchewanaise peut devoir une inscription à la TVP et aucune à la TPS.

Dois-je m’inscrire à la TVP de la C.-B. si je n’y ai aucun local ?

Possiblement, et dans deux situations sans aucun seuil de revenu : fournir des logiciels ou des services de télécommunication taxables à des clients sollicités en C.-B. oblige à s’inscrire avant la première fourniture, et détenir un stock en C.-B. au moment de la vente — un centre de distribution compte — oblige à s’inscrire avant de le vendre, que vous soyez au Canada ou à l’étranger. Pour les biens livrés en C.-B., c’est plutôt un seuil de 10 000 $ de revenu provincial qui s’applique. [19]

Avoir un site Web signifie-t-il que je sollicite des clients dans une province ?

Pas à lui seul en Colombie-Britannique : si vous n’avez « qu’un site Web accessible de partout dans le monde, qui ne cible pas les clients de la C.-B. », vous ne sollicitez pas de ventes dans la province. Un site Web accompagné de publicités ciblées, de dépliants ou d’annonces dans les journaux, en revanche, constitue de la sollicitation. [19] La formulation manitobaine est plus large, visant la sollicitation « par publicité ou par tout autre moyen ». [26]

Puis-je récupérer la taxe de vente provinciale comme je récupère la TPS ?

Non. La TPS et la composante provinciale de la TVH se récupèrent par crédits de taxe sur les intrants dans votre déclaration. [11] Les trois taxes de vente au détail provinciales n’ont pas de crédit équivalent ; l’allègement prend la forme d’une exemption lorsque vous achetez des biens uniquement pour revente, ce qui explique l’avertissement de la C.-B. selon lequel les petits vendeurs sont « inadmissibles à certaines exemptions de TVP, telles que l’exemption pour les biens acquis uniquement pour revente ». [20] La récupérabilité de la TVQ est fixée par Revenu Québec et n’a pas été vérifiée ici. [27]

Une entreprise numérique non résidente devrait-elle choisir l’inscription simplifiée ?

Tout dépend presque entièrement de votre taxe sur les intrants canadiens, car un inscrit au régime simplifié « ne serait pas autorisé à demander des crédits de taxe sur les intrants ». [14] Avec des dépenses canadiennes importantes d’hébergement, de sous-traitance ou d’agence, l’inscription normale l’emporte généralement malgré l’administration plus lourde et la garantie exigée. [15] Avec des coûts canadiens quasi nuls, le régime simplifié est moins cher. On ne peut pas détenir les deux inscriptions à la fois. [13]

Pourquoi mon entreprise québécoise traite-t-elle avec Revenu Québec plutôt qu’avec l’ARC ?

Parce que le Québec administre la taxe fédérale sur son territoire : au Québec, Revenu Québec administre généralement la TPS/TVH, et si l’établissement de votre entreprise y est situé, vous devez produire vos déclarations auprès de Revenu Québec au moyen de ses formulaires, sauf si vous êtes une institution financière désignée particulière aux fins de la TPS/TVH ou de la TVQ, ou des deux. [9] La règle repose sur l’emplacement physique de votre entreprise, non sur celui de vos clients.

Les taux de cette page vont-ils changer ?

Deux changements sont récents ou prévus. La Nouvelle-Écosse a ramené sa composante provinciale à 9 % le 1er avril 2025, donnant 14 %. [5] La Colombie-Britannique étend la TVP à cinq catégories de services professionnels le 1er octobre 2026. [18] Et ne lisez pas les taux dans l’annexe VIII de la Loi sur la taxe d’accise, qui affiche encore quatre provinces à 8 % et omet l’Île-du-Prince-Édouard. [3]

Références officielles

  1. Site Web de la législation (Justice) : Loi sur la taxe d’accise, article 165 (assujettissement)
  2. Site Web de la législation (Justice) : Loi sur la taxe d’accise, article 148 (petit fournisseur)
  3. Site Web de la législation (Justice) : Loi sur la taxe d’accise, annexe VIII (provinces participantes et taux)
  4. Agence du revenu du Canada : calculatrice et taux de la TPS/TVH par province et territoire
  5. Agence du revenu du Canada : quel taux de TPS/TVH facturer et le lieu de fourniture
  6. Agence du revenu du Canada : règles sur le lieu de fourniture et taux de la TPS/TVH
  7. Agence du revenu du Canada : quand s’inscrire à la TPS/TVH et commencer à la facturer
  8. Agence du revenu du Canada : ouvrir ou gérer un compte de TPS/TVH et s’inscrire
  9. Agence du revenu du Canada : RC4022, Renseignements généraux sur la TPS/TVH pour les inscrits
  10. Agence du revenu du Canada : exigences de déclaration et échéances de la TPS/TVH
  11. Agence du revenu du Canada : calculer les crédits de taxe sur les intrants
  12. Agence du revenu du Canada : la TPS/TVH et l’économie numérique
  13. Agence du revenu du Canada : déterminer si vous devez vous inscrire à la TPS/TVH comme entreprise de l’économie numérique
  14. Agence du revenu du Canada : se préparer à s’inscrire à la TPS/TVH comme entreprise de l’économie numérique
  15. Agence du revenu du Canada : RC4027, Faire des affaires au Canada – Renseignements sur la TPS/TVH pour les non-résidents
  16. Gouvernement du Nouveau-Brunswick, Finances et Conseil du Trésor : taxe de vente harmonisée
  17. Ministère des Finances de Terre-Neuve-et-Labrador : taxe de vente harmonisée
  18. Province de la Colombie-Britannique : s’inscrire pour percevoir la taxe de vente provinciale
  19. Ministère des Finances de la Colombie-Britannique : Bulletin PST 001, Registering to Collect PST
  20. Ministère des Finances de la Colombie-Britannique : Bulletin PST 003, Small Sellers
  21. Province de la Colombie-Britannique : déclarer et payer la taxe de vente provinciale
  22. Gouvernement de la Saskatchewan : taxe de vente provinciale
  23. Gouvernement de la Saskatchewan : demander un numéro de TVP
  24. Gouvernement de la Saskatchewan : produire sa déclaration de TVP
  25. Finances Manitoba : taxe de vente au détail
  26. Finances Manitoba : Bulletin RST 004, Information for Vendors
  27. Revenu Québec : règles de base relatives à l’application de la TPS/TVH et de la TVQ
  28. Revenu Québec : inscription aux fichiers de la TPS et de la TVQ
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