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Recherche non-résidents · vérifié le 6 septembre 2026

Démarrer une entreprise au Canada depuis l’étranger

Un guide de recherche pour les fondateurs qui vivent à l’extérieur du Canada et veulent une société canadienne. Il cartographie les règles de résidence des administrateurs dans chaque territoire de constitution, explique les conséquences fiscales d’une constitution au Canada, et distingue ce que la propriété procure de ce qu’elle ne procure pas.

Réponse directe

Un non-résident peut détenir en totalité une société canadienne et, dans la plupart des territoires canadiens, siéger à son conseil sans jamais s’installer au Canada. Seuls deux des quatorze territoires de constitution exigent encore un administrateur résidant canadien : le régime fédéral, qui exige que vingt-cinq pour cent des administrateurs soient des résidents canadiens, et le Manitoba, qui exige la même proportion selon un critère plus souple. Les véritables contraintes sont ailleurs. Une constitution au Canada rend la société résidente fiscale du Canada de façon permanente, et aucune règle décisive d’une convention ne renversera cela. Une société contrôlée par des non-résidents n’est pas une société privée sous contrôle canadien et perd donc le taux des petites entreprises. Plusieurs provinces ont remplacé leur règle sur les administrateurs par l’obligation de nommer un agent ou un fondé de pouvoir résidant dans la province. Les banques appliquent leurs propres règles d’identification. Et rien de tout cela ne crée un droit de travailler au Canada : la propriété et le statut d’immigration sont deux questions distinctes.

Comment lire cette page

Cette page est longue parce que la question n’en est pas une seule. Un fondateur à l’extérieur du Canada pose simultanément une question de droit des sociétés (puis-je être l’administrateur ?), une question fiscale (que me coûte à jamais une constitution ici ?), une question de mécanique de registre (puis-je réellement déposer depuis là où je suis ?), une question de conformité (que devrai-je chaque année, et à qui ?), une question de lutte contre le blanchiment (qu’exigera une banque ?) et une question d’immigration (puis-je m’y rendre et l’exploiter ?). Ces six systèmes ne se parlent pas, ils emploient des mots communs pour désigner des choses différentes, et la réponse à l’un n’emporte rien pour les autres.

Si votre question est Lisez La réponse courte
Mon conseil peut-il être entièrement étranger ? La résidence des administrateurs et la section territoire par territoire Oui dans douze territoires sur quatorze — mais vérifiez l’obligation de remplacement
Constituer au Canada ou immatriculer ma société existante ? Filiale, succursale, ou ni l’une ni l’autre Ce sont deux bêtes fiscales différentes ; les deux produisent des déclarations
Que me coûte fiscalement une société canadienne ? La résidence fiscale de la société Revenu mondial, taux général, pas de taux des petites entreprises, échéance de paiement plus serrée
Puis-je faire le dépôt moi-même depuis l’étranger ? Ce que vous pouvez déposer vous-même Parfois ; en Alberta non ; plusieurs registres ne publient pas de réponse
Que demandera la banque ? L’identification CANAFE d’un propriétaire étranger Une propriété effective retracée jusqu’à des personnes physiques, et une preuve d’identité qu’une vidéoconférence seule ne suffit pas à établir
Puis-je m’y installer ? Les voies d’immigration Séparément, selon des critères distincts, et la principale voie fédérale est en pause
À quoi cela ressemble-t-il de bout en bout ? Trois profils de fondateurs Droits, formulaires et dates pour trois formes réelles de fondateur

Lisez la réponse directe et les deux tableaux qui la suivent, puis sautez à votre section. Rien plus loin ne contredit ce qui précède ; les sections ultérieures ajoutent les droits, les articles et les modes d’échec.

À qui s’adresse cette page

Ceci est le volet « hors Canada » du carrefour Démarrer une entreprise au Canada. Si vous vivez au Canada comme citoyen, résident permanent ou titulaire d’un permis de travail ou d’études, le volet depuis le Canada répond à d’autres questions : vous avez un numéro d’assurance sociale, vous pouvez vous présenter en succursale et votre statut est réglé. Rien de cela ne s’applique ici.

Trois profils utilisent cette page. Le particulier non-résident qui veut une société canadienne et n’a peut-être jamais l’intention de vivre au Canada — un consultant avec des clients canadiens, un fondateur dont le marché est canadien, un investisseur qui veut un véhicule de portefeuille canadien. L’entreprise étrangère qui s’implante au Canada, dont le choix de structure commande toute l’analyse fiscale et vient donc en premier ci-dessous. Et le fondateur qui a l’intention d’immigrer, pour qui la société et le dossier d’immigration sont deux projets à séquencer plutôt qu’un projet à deux formulaires.

Chacun des trois est traité de bout en bout plus bas, droits et dates à l’appui, dans Trois profils de fondateurs. Ce qu’aucun des trois n’obtient de cette page, c’est un conseil. Ce contenu est du matériel éducatif de planification, et non un avis juridique, fiscal, comptable, en immigration ou en services bancaires — et les trois spécialistes qui répondent à des parties différentes de la question, soit un avocat en droit des sociétés dans la province choisie, un fiscaliste transfrontalier et un consultant ou avocat réglementé en immigration, ne se remplacent pas les uns les autres non plus.

Les quatre erreurs les plus fréquentes d’un fondateur non-résident

Voici les idées fausses que cette page existe pour corriger, chacune traitée au complet plus bas.

  1. « Aucune règle de résidence des administrateurs signifie aucune présence canadienne. » L’Alberta exige un agent aux fins de signification qui soit un résident albertain pour chaque société, la Saskatchewan exige un fondé de pouvoir dès qu’aucun administrateur ni dirigeant n’y réside, et l’Île-du-Prince-Édouard exige un certificat d’un avocat résidant à l’Île à la constitution et à chaque changement d’administrateurs. La règle sur les administrateurs a été abrogée ; l’obligation d’avoir quelqu’un dans le territoire, souvent pas.
  2. « Je vais constituer au Canada pour tester le marché et déplacer la société ailleurs si ça ne marche pas. » Une constitution au Canada emporte une présomption permanente de résidence fiscale canadienne, et la règle décisive des conventions tranche en faveur de l’État de constitution. Partir coûte un impôt de départ.
  3. « Répartir les actions entre plusieurs fondateurs étrangers préserve le taux des petites entreprises. » Le critère de la société privée sous contrôle canadien agrège toute participation de non-résidents en une seule personne hypothétique. Trois non-résidents détenant un tiers chacun échouent exactement comme un seul non-résident détenant le tout.
  4. « Détenir la société est une voie d’entrée au Canada. » Ce n’est ni un statut ni un permis, et la seule catégorie d’immigration bâtie pour les propriétaires-exploitants — le Visa fédéral pour démarrage d’entreprise — est en pause, sa dernière fenêtre de dépôt déjà fermée.

Filiale, succursale, ou ni l’une ni l’autre

Nouvelle société canadienne Immatriculation de la société étrangère (succursale) Aucune entité canadienne
Ce qui existe en droit Une personne morale canadienne distincte La même personne morale étrangère, autorisée dans une province Rien de nouveau
Résidence fiscale Canadienne par la loi, du fait de la constitution au Canada [35] Demeure là où la société est gérée Inchangée
Imposition Revenu mondial en vertu de la partie I Revenu imposable gagné au Canada, sous réserve de la protection conventionnelle liée à l’établissement stable [42] Rien, sauf si elle exploite déjà une entreprise au Canada
Couche fiscale additionnelle Retenue de la partie XIII au versement des profits [39] Impôt de succursale de la partie XIV de 25 % sur les bénéfices non réinvestis, réductible par convention [40] Aucune
Déclaration de société T2 chaque année, même inactive T2 chaque année même si les profits sont réputés exonérés par convention, avec les annexes 91 et 97 [41] Aucune
Taux des petites entreprises Perdu : le contrôle non-résident écarte le statut de SPCC [37] Jamais accessible s.o.
Responsabilité Circonscrite dans la société canadienne Assumée par la société mère étrangère s.o.

On présente souvent la succursale comme plus simple. Elle ne l’est pas : elle expose directement la société mère et l’attire dans le système canadien de déclaration, et une exonération conventionnelle est une prétention formulée dans une déclaration, non une raison de ne pas en produire. Le seuil est bas : la Loi étend l’expression « exploiter une entreprise au Canada » au non-résident qui se borne à solliciter des commandes par l’entremise d’un mandataire, bien en dessous du seuil conventionnel de l’établissement stable — d’où une obligation de déclaration qui mord même quand l’impôt ne mord pas.

Les deux seuils qui déterminent si vous êtes déjà dans le système

Presque tout débat entre succursale et filiale porte en réalité sur deux lignes différentes, et elles ne sont pas tracées au même endroit.

La ligne de droit interne est fixée par la Loi de l’impôt sur le revenu. Le paragraphe 2(3) impose le non-résident qui « exploitait une entreprise au Canada » dans l’année, et l’article 115 calcule le revenu imposable gagné au Canada qui en découle [74], [75]. La ligne est tracée bien plus bas que l’expression ne le laisse croire, car l’article 253 répute un non-résident exploiter une entreprise au Canada lorsque, par l’entremise d’un mandataire ou d’un préposé, il sollicite des commandes ou offre en vente quoi que ce soit au Canada [73]. Une entreprise étrangère avec un seul agent à commission prenant des commandes canadiennes a franchi la ligne interne.

La ligne conventionnelle est plus haute. Sous la convention Canada–États-Unis, les bénéfices d’entreprise ne sont imposables au Canada que dans la mesure où ils sont imputables à un établissement stable, lequel exige une installation fixe d’affaires ou un agent dépendant exerçant habituellement le pouvoir de conclure des contrats [42]. Le même agent à commission peut fort bien rester du bon côté de cette ligne s’il est indépendant et ne conclut pas de contrats.

L’écart entre les deux lignes est l’endroit où vit la paperasse. Franchir la ligne interne crée une obligation de déclaration ; franchir la ligne conventionnelle crée une obligation d’impôt. L’ARC est explicite : une société non-résidente doit produire une T2 si elle a exploité une entreprise au Canada ou disposé d’un bien canadien imposable, et « cette exigence s’applique même si les profits ou les gains réalisés sont réputés par la société exonérés de l’impôt canadien en raison des dispositions d’une convention fiscale » [41]. C’est l’obligation la plus souvent manquée dans la structure de succursale : une société qui conclut correctement qu’elle ne doit aucun impôt canadien doit tout de même une déclaration au Canada, et avoir eu raison sur l’impôt n’ouvre droit à aucune dispense.

Le dossier de déclaration d’une succursale, en détail

Lorsqu’une société étrangère est immatriculée et exploite au Canada, la déclaration n’est pas une T2 isolée. Les indications de l’ARC pour les sociétés non-résidentes nomment les annexes [41] :

Élément Fonction
T2 La déclaration de revenus des sociétés elle-même, due six mois après la fin de l’exercice
Annexe 91 Réclame l’exonération conventionnelle — l’annexe sur laquelle la position « aucun impôt à payer » est effectivement prise
Annexe 97 Exigée de toutes les sociétés non-résidentes ; décrit l’activité de la société au Canada
Annexe 20 Calcule l’impôt de succursale de la partie XIV lorsqu’il s’applique
IGRF L’Index général des renseignements financiers, produit en dollars canadiens

Trois précisions opérationnelles tirées de la même page méritent d’être planifiées. Les sociétés non-résidentes doivent produire « en fonds canadiens seulement » et ne peuvent pas déclarer en monnaie fonctionnelle : une société mère qui présente ses états en euros ou en roupies devra convertir. Les paiements pour services rendus au Canada par un non-résident donnent lieu à une retenue à la source de 15 % en vertu du règlement 105, mécanisme distinct de la partie XIII qui capte les honoraires de services qu’un payeur canadien envoie à l’étranger. Enfin, le régime de production électronique obligatoire pour les années d’imposition commençant après 2023 exclut les sociétés non-résidentes, la pénalité de 1 000 $ ne visant que celles tenues de produire par voie électronique [81]. La production papier est donc normale dans cette voie, et non un échec.

Où l’impôt de succursale atterrit réellement

La partie XIV impose « un impôt en vertu de la présente partie pour l’année égal à 25 % » des bénéfices canadiens après impôt d’une société non-résidente, réduits des parties I, I.3 et VI et des impôts provinciaux ainsi que de l’allocation pour investissement dans des biens situés au Canada [40]. L’article 219.3 assujettit cette charge à la primauté des conventions. Sous la convention Canada–États-Unis, l’impôt de succursale est plafonné à 5 % et les premiers 500 000 $ CA de bénéfices cumulatifs sont exonérés [42].

Le point économique est que la partie XIV existe pour rendre la voie de la succursale à peu près équivalente à celle de la filiale, et non moins coûteuse. Une filiale paie l’impôt canadien puis la retenue de la partie XIII sur le dividende sortant ; une succursale paie l’impôt canadien sur le bénéfice de source canadienne puis la partie XIV sur ce qu’elle ne réinvestit pas au Canada. Le choix entre les deux devrait reposer sur le cloisonnement de la responsabilité, sur le traitement qu’accorde le pays d’origine à une succursale étrangère par rapport à une filiale étrangère, et sur l’utilité des pertes initiales pour la société mère — et non sur l’espoir que l’une des deux évite une couche.

Lire votre propre convention, et la lire en entier

Une mise en garde s’impose. Le texte consolidé de la convention Canada–États-Unis publié par Finances Canada porte l’avertissement de l’éditeur lui-même selon lequel il est fourni « à titre de référence seulement et n’a aucune sanction officielle », et il consolide la convention de 1980 avec les protocoles jusqu’en 1997 seulement [42]. Le cinquième protocole de 2007 se trouve sur une page distincte et modifie deux choses qui touchent directement ce lectorat : il ajoute un établissement stable de services, réputé exister lorsqu’un particulier est présent dans l’autre État 183 jours ou plus sur toute période de douze mois et que plus de 50 % des revenus bruts tirés d’activités d’entreprise proviennent de ces services, et il remplace l’article XI de sorte que les intérêts « ne sont imposables que » dans l’État de résidence [76]. La loi de mise en œuvre note que « le principal changement contenu dans le protocole est l’élimination de toute retenue d’impôt sur les paiements transfrontaliers d’intérêts » [77]. Une structure planifiée à partir de la seule page consolidée manquerait les deux.

Points de départ par pays ailleurs sur ce site : les fondateurs résidant aux États-Unis, en Inde, à Singapour et en France.

La résidence des administrateurs dans les quatorze territoires canadiens

C’est le tableau que la plupart des sources donnent faux, généralement en répétant une règle abrogée depuis des années. Chaque ligne cite l’article tel qu’il se lit aujourd’hui. Seuls deux territoires exigent encore un administrateur résidant canadien.

Territoire Exigence ? Article Notes
Canada (fédéral) Oui — 25 % LCSA, art. 105(3) [1] « au moins vingt-cinq pour cent des administrateurs doivent être des résidents canadiens. Toutefois, si la société compte moins de quatre administrateurs, au moins un d’entre eux doit être un résident canadien. » Une majorité dans les secteurs prescrits (art. 105(3.1)) ; un tiers pour une société de portefeuille admissible (art. 105(4))
Ontario Non LSAO, art. 118(3), abrogé [4] Abrogé par L.O. 2020, chap. 34, ann. 1, art. 5, en vigueur le 5 juillet 2021. Le registre indique que « l’exigence voulant qu’au moins 25 pour cent des administrateurs soient des résidents canadiens a été éliminée »
Colombie-Britannique Non BCA, art. 124 [5] N’en a jamais eu. L’inhabilité ne tient qu’à l’âge, à l’incapacité, à la faillite non libérée et à certaines condamnations pour fraude
Alberta Non ABCA, art. 105(3), abrogé [6] Abrogé par SA 2020, chap. 25, art. 1(6), en vigueur le 29 mars 2021 [7]. Mais l’art. 20.1 exige un agent aux fins de signification résidant en Alberta
Québec Non LSAQ, art. 108 [8] « Toute personne physique peut être administrateur d’une société, sauf les personnes inhabiles à exercer la fonction d’administrateur en vertu du Code civil ». Aucune condition de résidence, de citoyenneté ou de domicile
Saskatchewan Non BCA 2021, art. 9-6 [9] La règle du 25 % a disparu avec l’ancienne loi lors de la refonte en vigueur le 12 mars 2023. Mais l’art. 9-6(3) exige un fondé de pouvoir résidant en Saskatchewan si aucun administrateur ni dirigeant n’y réside
Manitoba Oui — 25 % Loi sur les corporations, art. 100(3), (3.1) [10] « au moins 25 % des administrateurs d’une corporation doivent être des résidents du Canada » ; un seul si le conseil compte trois membres ou moins. Un critère plus souple que le critère fédéral
Nouvelle-Écosse Non Companies Act, art. 93 à 95 [11] Muette sur la résidence. Une société immatriculée doit par ailleurs maintenir « a recognized agent resident within the Province » [12]
Nouveau-Brunswick Non LSA, art. 63 [13] Aucune dans la codification courante. L’expression « resident Canadian » ne figure nulle part dans la loi ; l’historique des modifications ne permet pas de trancher si une telle exigence a déjà été édictée
Île-du-Prince-Édouard Non BCA, art. 80 [14] Mais les art. 81(2) et 88(2) exigent une attestation d’un avocat en exercice résidant à l’Î.-P.-É. lorsque aucun administrateur désigné n’y réside
Terre-Neuve-et-Labrador Non Corporations Act, art. 174, abrogé [15] C’était 25 %. Abrogé par SNL 2021, chap. 26, art. 4, en vigueur le 1ᵉʳ avril 2022 [16]
Yukon Non LSA, art. 106 [17] Fait rare, une personne morale peut être administratrice (art. 106(1.1)). ⚠️ La ligne de mise à jour de la codification est un gabarit non rempli qui indique « is current to: currency date » ; les modifications vont jusqu’à SY 2020, chap. 10
Territoires du Nord-Ouest Non LSA, art. 106 [18] Aucun paragraphe sur la résidence
Nunavut Non LSA, art. 106 [19] ⚠️ Codification à jour au 1ᵉʳ février 2015 seulement, avec un avertissement du registre nommant cinq lois modificatives ultérieures que nous n’avons pu obtenir : fiable sur le fond, non vérifiée quant à la mise à jour

« Résident canadien » ne veut pas dire « vit au Canada »

La définition fédérale est plus stricte que l’expression ne le suggère : un citoyen canadien résidant ordinairement au Canada, un citoyen n’y résidant pas ordinairement mais appartenant à une catégorie prescrite, ou un résident permanent résidant ordinairement au Canada — à l’exclusion du résident permanent qui y réside ordinairement depuis plus d’un an après être devenu admissible à demander la citoyenneté [2]. Un ressortissant étranger vivant à Toronto avec un permis de travail n’est pas un résident canadien.

Le critère manitobain est bien plus facile à satisfaire : seulement une personne « résidant ordinairement au Canada », sans condition de citoyenneté ni de résidence permanente [10]. Le même conseil peut être conforme à Winnipeg et non conforme au fédéral.

Attendez-vous à un piège : quatre territoires définissent encore « résident canadien » dans une loi qui ne s’en sert plus pour les administrateurs — l’Alberta, l’Î.-P.-É., Terre-Neuve-et-Labrador et les Territoires du Nord-Ouest la conservent uniquement pour les dispositions sur les actions à détention contrainte, et celle de l’Ontario est orpheline, son abrogation ayant été adoptée sans jamais être proclamée. Trouver l’expression dans une loi ne prouve pas qu’une règle sur les administrateurs subsiste.

Les règles qui ont remplacé la règle sur les administrateurs

Abroger une règle de résidence n’a pas toujours supprimé le besoin d’une personne sur place.

Territoire Obligation de remplacement Article
Alberta Doit nommer un agent aux fins de signification qui est résident de l’Alberta, pour toute société ABCA, art. 20.1 [6]
Saskatchewan Si aucun administrateur ni dirigeant ne réside en Saskatchewan, nommer un fondé de pouvoir comme si la société était extraprovinciale art. 9-6(3), 20-17 [9]
Île-du-Prince-Édouard Attestation d’un avocat en exercice résidant à l’Î.-P.-É. à la constitution et à chaque changement d’administrateurs art. 81(2), 88(2) [14]
Nouvelle-Écosse Les sociétés immatriculées maintiennent un agent reconnu résidant dans la province Corporations Registration Act, art. 9(1) [12]

Si vous avez choisi un territoire pour éviter d’avoir besoin d’une personne au Canada : l’Alberta en exige une de toute façon, la Saskatchewan en exige une dans ces circonstances, et l’Î.-P.-É. exige un avocat de façon répétée. Seuls la Colombie-Britannique et le Québec n’imposent ni l’un ni l’autre à leurs propres sociétés.

L’arithmétique fédérale, et les secteurs où elle devient une majorité

Au fédéral, le ratio n’est pas une règle unique mais une petite famille de règles, et la taille du conseil détermine laquelle s’applique.

Taille du conseil Résidents canadiens exigés Disposition
1 administrateur 1 art. 105(3) — « si la société compte moins de quatre administrateurs, au moins un administrateur doit être un résident canadien » [1]
2 administrateurs 1 art. 105(3), l’art. 105(3.3) appliquant la règle sectorielle aux conseils d’un ou deux membres [1]
3 administrateurs 1 art. 105(3)
4 administrateurs 1 25 % de quatre
8 administrateurs 2 25 % de huit
Toute taille, secteur prescrit Une majorité art. 105(3.1) [1]
Société de portefeuille admissible tirant moins de 5 % de ses revenus bruts au Canada Un tiers art. 105(4) [1]

La conséquence pratique pour un fondateur étranger seul est brutale : une société fédérale à un seul administrateur doit avoir un administrateur résident canadien, de sorte que le fondateur ne peut pas être le seul administrateur. La structure la moins coûteuse qui fonctionne est un conseil de deux personnes dont une résidente canadienne, et cette personne est un véritable fiduciaire assumant une véritable responsabilité légale, et non une signature de complaisance — d’où le choix d’une province par les fondateurs qui ne trouvent personne.

Les secteurs prescrits sont plus étroits et plus étranges que les résumés habituels ne le laissent croire. Le Règlement sur les sociétés par actions de régime fédéral (2001) les énumère limitativement : « a) l’extraction de l’uranium ; b) l’édition ou la distribution de livres ; c) la vente de livres, lorsque la vente de livres constitue la partie principale de l’entreprise de la société ; d) la distribution de films ou de vidéos » [63]. L’article 105(3.1) porte aussi le ratio à une majorité pour les sociétés œuvrant dans des secteurs assujettis à des exigences légales de propriété ou de contrôle canadiens, ce par quoi entrent le transport aérien, la radiodiffusion et les télécommunications — par leurs propres lois de propriété plutôt que par ce règlement. Si votre entreprise est un distributeur de livres ou de films, une constitution fédérale avec un conseil majoritairement étranger n’est tout simplement pas possible [3].

La chronologie des abrogations, et pourquoi les vieux conseils sont dangereux ici

Quatre territoires ont supprimé une règle de 25 % en trois ans. Tout article, modèle ou note de conseiller rédigé avant la date pertinente est faux pour cette province, et Internet en regorge.

Territoire Règle supprimée Instrument En vigueur
Ontario LSAO, art. 118(3) Projet de loi 213, Loi de 2020 visant à réduire les formalités administratives, L.O. 2020, chap. 34, ann. 1, art. 5 — « Le paragraphe 118 (3) de la Loi, qui régit le nombre d’administrateurs d’une société qui doivent être des résidents canadiens, est abrogé » [64] 5 juillet 2021, par le décret 695/2021 [65]
Alberta ABCA, art. 105(3) Projet de loi 22, Red Tape Reduction Implementation Act, 2020, S.A. 2020, chap. 25, art. 1(6). La note explicative consigne le texte abrogé : « At least 1/4 of the directors of a corporation must be resident Canadians » [66] 29 mars 2021, par le décret 81/2021 [7]
Terre-Neuve-et-Labrador Corporations Act, art. 174, ainsi que la règle de quorum et la règle sur l’administrateur délégué qui en découlaient S.N.L. 2021, chap. 26, art. 4, dont l’analyse indique « S. 174 Rep. Residency requirement » [68] 1er avril 2022, selon le communiqué provincial [16]
Saskatchewan La règle de 25 % de l’ancienne loi, abandonnée lors de la refonte. Le registre de l’Imprimeur du Roi énumère lui-même parmi les changements « removing the existing rule that requires at least 25% of directors to be Canadian residents » [67] The Business Corporations Act, 2021, S.S. 2021, chap. 6 12 mars 2023 [9]

Un seul territoire de la colonne « aucune exigence » n’en a jamais eu : la loi de la Colombie-Britannique n’a jamais comporté de condition de résidence pour les administrateurs [5]. La loi néo-brunswickoise n’en comporte pas non plus — l’expression « resident Canadian » n’y figure nulle part dans la codification courante [13] — mais l’historique des modifications de l’article 63 ne permet pas de trancher si une telle exigence a déjà été édictée, de sorte que le présent guide n’énonce que la règle actuelle. La distinction compte quand on lit de vieux textes : un article exact en 2019 se trompait déjà sur la Colombie-Britannique, et s’est trompé sur quatre territoires de plus entre 2021 et 2023.

Territoire par territoire

Le tableau ci-dessus répond à la question « un administrateur doit-il être canadien ? ». Il ne répond pas à celle dont un fondateur à l’étranger a réellement besoin : si je choisis ce territoire, que dois-je y installer, qui a le droit d’appuyer sur « transmettre », et combien cela coûte-t-il ? Cette section reprend chacun des quatorze et répond à ces quatre questions.

Une note sur la lecture des droits. Les droits de dépôt sont fixés par territoire et changent indépendamment ; chaque montant ci-dessous est celui que publie l’organisme qui le perçoit, cité sur place, et chaque guide provincial lié à chaque entrée porte le barème complet. Lorsqu’un registre ne publie pas de réponse — et plusieurs ne publient pas si une personne hors du Canada peut obtenir le compte que leur propre portail exige — cette section le dit plutôt que d’estimer. Cette lacune n’est pas un détail : c’est la raison la plus fréquente pour laquelle une constitution depuis l’étranger s’enlise après que le fondateur a déjà choisi un territoire.

Le résumé d’un coup d’œil

Territoire Administrateur résident ? Substitut d’ancrage local Pouvez-vous déposer vous-même depuis l’étranger ? Droits de constitution Dépôt annuel
Fédéral Oui — 25 %, min. 1 — Portail, mais la vérification d’identité est obligatoire et ses options acceptées ne sont pas publiées 200 $ en ligne 12 $, dans les 60 jours de l’anniversaire
Ontario Non Agent aux fins de signification — sociétés étrangères seulement Portail, mais l’admissibilité au compte n’est pas publiée ; voie postale existante 300 $ 0 $, dans les 6 mois de la fin d’exercice
Colombie-Britannique Non Fondé de pouvoir — sociétés extraprovinciales seulement Oui — un ensemble défini de dépôts n’exige aucune ouverture de session 350 $ + 30 $ pour le nom 43,39 $, dans les 2 mois de l’anniversaire
Alberta Non Agent aux fins de signification, résident albertain — toute société Non. Agent de registre, en personne, avec pièce d’identité valide 291,75 $ + frais d’agent non plafonnés 53,05 $ + frais d’agent
Québec Non Fondé de pouvoir — assujettis sans domicile ni établissement au Québec Dépôt oui ; le contrôle continu du dossier dépend d’un code clicSÉQUR posté 397 $ 106 $, déclaration dans les 6 mois de la fin d’exercice
Saskatchewan Non Fondé de pouvoir si aucun administrateur ni dirigeant n’y réside Registre en ligne ; le compte n’exige qu’une confirmation par courriel 255 $ 60 $ à temps, 110 $ en retard
Manitoba Oui — 25 %, min. 1 (critère plus souple) Fondé de pouvoir si aucun administrateur ou dirigeant n’y réside, ou si le siège est hors province En ligne ; compte et Visa ou Mastercard 350 $ 65 $
Nouvelle-Écosse Non Agent reconnu résidant dans la province Téléversement de PDF signés 200 $ 118,35 $
Nouveau-Brunswick Non (aucune dans la codification courante) Agent aux fins de signification — extraprovincial seulement Système d’enregistrement des entreprises en ligne 262 $ par voie électronique 60 $ par voie électronique
Île-du-Prince-Édouard Non Certificat d’un avocat en exercice résidant à l’Î.-P.-É. si aucun administrateur n’y réside Portail en ligne (OCBR) ; compte gratuit 200 $ par règlement 30 $
Terre-Neuve-et-Labrador Non Procuration — extraprovincial seulement Portail en ligne (CADO) 300 $ papier / 270 $ électronique 100 $ / 90 $
Yukon Non Fondé de pouvoir — extraterritorial seulement Non, pas pour une première constitution — originaux à l’encre seulement 300 $ 100 $
Territoires du Nord-Ouest Non Aucun Non — signatures originales, par la poste ou en personne 300 $ 150 $
Nunavut Non Aucun PDF signés et numérisés par courriel — aucun portail 300 $ 70 $

Lisez ce tableau pour le motif d’ensemble plutôt que pour les lignes. Seuls deux territoires exigent un administrateur résidant canadien, et les deux sont évitables. Mais huit des quatorze exigent une personne ou une firme désignée quelque part dans le territoire à un titre ou à un autre, et quatre ne peuvent pas du tout être déposés en ligne par un fondateur à l’étranger. La contrainte s’est déplacée de la salle du conseil au comptoir de dépôt.

Canada (fédéral)

Règle 25 % des administrateurs doivent être des résidents canadiens ; au moins un s’il y en a moins de quatre ; une majorité dans les secteurs prescrits ; un tiers pour une société de portefeuille admissible — LCSA, art. 105(3), (3.1), (3.3), (4) [1]
Substitut Aucun — la règle sur les administrateurs est l’exigence d’ancrage local. Le siège social doit se trouver dans la province indiquée aux statuts et ne peut pas être une case postale [20], [22]
Dépôt Centre de dépôt en ligne ; la vérification d’identité est « obligatoire pour accéder à la majorité de nos services », options acceptées non publiées [86]
Droits 200 $ en ligne, un jour ; +100 $ pour le service accéléré en quatre heures ; rapport annuel 12 $ [23], [24]

Le fédéral est le territoire vers lequel on pousse le plus souvent les fondateurs non-résidents, et celui dont l’exigence centrale est la plus souvent hors de leur portée. Le conseil doit compter un résident canadien, et « résident canadien » signifie citoyen ou résident permanent, et non simplement une personne vivant au Canada. Une société fédérale n’échappe pas non plus à l’immatriculation provinciale : elle doit s’immatriculer extraprovincialement partout où elle exploite une entreprise. La page de comparaison sur ce point est constitution fédérale ou provinciale.

Ontario

Règle Aucune. L’art. 118(3) de la LSAO a été abrogé avec effet au 5 juillet 2021 [4], [65]
Substitut Seulement pour les sociétés étrangères (catégorie 3) : un agent aux fins de signification maintenu en tout temps, « un particulier … qui réside en Ontario ou une personne morale ayant son siège social ou son bureau enregistré en Ontario » — LPMESE, art. 19(1) [26]
Dépôt Registre des entreprises de l’Ontario, exigeant « une ouverture de session Ontario.ca » et « un compte Entreprises Ontario » — sans aucune règle d’admissibilité publiée [113], [114]. Deux voies seulement : directement, ou « par l’entremise d’un intermédiaire agissant en votre nom. Les intermédiaires facturent des frais supplémentaires » [112]
Droits Constitution 300 $ (immédiat en ligne, 15 jours ouvrables par la poste) ; permis de société étrangère 330 $ ; déclaration initiale, avis de changement et rapport annuel 0 $ [25]

Trois particularités ontariennes comptent pour un fondateur à l’étranger. D’abord, la voie postale existe réellement : le formulaire 5351, imprimé, signé et posté, au même montant de 300 $ selon une norme de quinze jours ouvrables, les documents étant retournés par courriel — c’est l’issue de secours si la question du compte ne peut pas être résolue [112]. Mais le paiement postal se fait « uniquement par chèque ou chèque personnel libellé à l’ordre du ministre des Finances », préimprimé par la banque, ce qu’un fondateur sans compte canadien ne peut pas produire [25]. Le paiement en ligne se fait par carte de débit, Visa ou Mastercard.

Ensuite, la clé d’entreprise — « un code à 9 chiffres unique à votre entreprise » — n’est transmise qu’à l’adresse courriel officielle de la société lors de la constitution, et, sur nouvelle demande, part par courriel ou, « s’il n’y a aucun courriel au dossier, à l’adresse du siège social ou de l’établissement principal » [113]. Le partage de cette clé est le mécanisme d’autorisation d’un intermédiaire. Inscrivez au dossier, dès la constitution, une adresse courriel que vous contrôlez.

Enfin, la sanction visant une société étrangère non titulaire de permis ou non conforme est sévère et proprement commerciale : elle « n’a pas la capacité d’introduire une action ni aucune autre instance devant un tribunal de l’Ontario à l’égard d’un contrat qu’elle a conclu » [26]. Elle ne peut pas poursuivre sur ses propres contrats tant qu’elle n’a pas remédié au défaut. La Loi sur les renseignements exigés des personnes morales fixe la déclaration initiale à 60 jours, les changements à 15 jours et le rapport annuel dans les six mois de la fin d’exercice, avec des amendes jusqu’à 2 000 $ pour un particulier et 25 000 $ pour une personne morale [115]. Détail complet : l’Ontario pour les non-résidents.

Colombie-Britannique

Règle Aucune, et il n’y en a jamais eu. L’art. 124 n’écarte que pour l’âge, l’incapacité, la faillite non libérée et certaines infractions [5]
Substitut Seulement pour les sociétés extraprovinciales : un ou plusieurs fondés de pouvoir, chacun « un particulier qui réside en Colombie-Britannique, ou … une société » — art. 386 [28]
Dépôt Le registre le plus accueillant au Canada pour un dépôt à distance. « Les services énumérés sous “No Login Required” … sont accessibles à tous les clients du Corporate Registry sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir une session. Lorsque vous accédez aux services sans ouvrir de session, vous devez payer par carte de crédit » [117]
Droits Demande de nom 30 $ ; constitution 350 $ ; immatriculation extraprovinciale 350 $ ; rapport annuel 43,39 $ ; service prioritaire +100 $ [123], [124]

La Colombie-Britannique est la réponse à la question que tous les autres registres refusent de trancher. Le menu sans ouverture de session comprend la demande de constitution, l’immatriculation extraprovinciale, les deux rapports annuels et les avis de changement d’adresse et d’administrateurs [118], qui accepte « Visa, Visa Débit, MasterCard, Débit MasterCard ou American Express ». Une demande de nom n’exige pas davantage de compte — « vous n’avez pas besoin d’un compte pour demander un nom et payer par carte de crédit » [125]. Lorsqu’un identifiant est souhaité, le BCeID de base est ouvert à quiconque : « L’inscription se commence et s’achève en ligne. Exigences en un coup d’œil : aucune » [121]. La carte de services de la C.-B. n’est pas une option, étant réservée aux résidents [122].

Le prix se paie du côté des adresses, et il est réel. La C.-B. est le seul territoire exigeant deux bureaux dans la province : « une société doit maintenir un siège social et un bureau des registres en Colombie-Britannique », qui peuvent partager un même lieu [27]. Les deux adresses de livraison doivent se trouver à « un endroit en Colombie-Britannique accessible au public entre 9 h et 16 h les jours ouvrables », et « ne doivent pas être une case postale » [127]. Notez aussi deux particularités structurelles : les statuts et la convention de constitution sont signés et conservés, non déposés, et doivent parvenir au bureau des registres [29] ; et un mot de passe d’entreprise oublié est envoyé « à l’adresse courriel de la société ou à l’adresse postale du siège social » [117]. Le défaut de dépôt « peut entraîner la dissolution d’une société et sa radiation du registre », après deux années consécutives manquées, l’avis partant vers cette même adresse postale du siège [126]. Qui détient cette adresse détient votre existence continue. Détail complet : la Colombie-Britannique pour les non-résidents.

Alberta

Règle Aucune. L’art. 105(3) de l’ABCA porte « Repealed 2020 c25 s1 », en vigueur le 29 mars 2021 [6], [7]
Substitut Le plus strict au Canada, et il vise chaque société. Art. 20.1(1) : « A corporation shall appoint an agent for service who is a resident Albertan » — expression définie à l’art. 1(cc.1) comme un citoyen canadien ou un résident permanent résidant ordinairement en Alberta [6]
Dépôt Vous ne pouvez pas. « Vous devez apporter vos formulaires à un agent de registre ou à un fournisseur de services albertain autorisé », avec les formulaires, un rapport NUANS, une « pièce d’identité valide » et le paiement [30]
Droits Droit gouvernemental 291,75 $ pour constituer et pour immatriculer extraprovincialement ; 53,05 $ pour le rapport annuel — plus des frais de service d’agent non plafonnés [31]

L’Alberta est le territoire dont la réputation et la réalité divergent le plus. On la recommande largement aux non-résidents comme l’option à faible imposition et à faible friction, et c’est la seule province où le public ne peut pas traiter du tout avec le registre. Les dépôts passent par des agents de registre privés, en personne, avec pièce d’identité. Le catalogue officiel classe les produits du registre corporatif sous « Uncapped Products (service charge is market dependent) » avec la mention « Maximum Service Charge determined by registry agent » [31], et l’Alberta confirme que « le fournisseur de services qui traite votre demande facturera un droit gouvernemental et des frais de service » [30]. La seule voie libre-service en ligne vise les sociétés dont le territoire d’origine est la Colombie-Britannique, le Manitoba ou la Saskatchewan [128].

Les règles d’adresse sont tout aussi physiques : le siège social « doit être un lieu physique en Alberta », l’adresse des registres doit elle aussi se trouver physiquement en Alberta, une case postale désignée aux fins de signification par la poste « ne peut pas être désignée comme bureau des registres ou siège social de la société », et les deux doivent être « accessibles au public pendant les heures normales d’ouverture » [6]. L’agent aux fins de signification « est un particulier situé en Alberta qui peut accepter les avis et documents… L’agent aux fins de signification n’a pas besoin d’être avocat » [30].

Et il existe une conséquence de déclaration propre à ce lectorat que presque personne ne signale. La dispense albertaine de produire la déclaration provinciale AT1 exige la réunion de sept conditions, dont la première est que la société « soit une société privée sous contrôle canadien (SPCC) » [130]. Une société albertaine détenue par des étrangers n’est jamais une SPCC : elle produit donc une AT1 chaque année, quel que soit son chiffre d’affaires — trois déclarations sur trois horloges dès la première année : le rapport annuel albertain, la T2 fédérale et l’AT1 albertaine. Les taux albertains vedettes de 8 % (général) et 2 % (petites entreprises) s’accompagnent de cette queue administrative [129]. Détail complet : l’Alberta pour les non-résidents.

Québec

Règle Aucune. LSAQ, art. 108 : « Toute personne physique peut être administrateur d’une société, sauf les personnes déclarées inhabiles … en vertu du Code civil ». Aucune condition de résidence, de citoyenneté ou de domicile [8]
Substitut Seulement pour les assujettis sans domicile ni établissement au Québec : « L’assujetti qui n’est ni domicilié au Québec ni n’y a d’établissement doit désigner un fondé de pouvoir qui y réside » — P-44.1, art. 26 [32]
Dépôt Le dépôt et le paiement sont envisagés sans compte clicSÉQUR ; mais le contrôle continu du dossier, non — voir ci-dessous [119]
Droits Certificat de constitution 397 $ régulier, 595,50 $ prioritaire ; réservation de nom 27 $ (90 jours) ; déclaration de mise à jour annuelle et droits annuels d’immatriculation 106 $ ; déclaration initiale tardive 106 $ / 159 $ [120]

Le Québec est, avec le régime fédéral, la seule autorité où une adresse montréalaise de 2727 peut être l’adresse statutaire de la société elle-même, puisque « le siège de la société doit être situé en permanence au Québec » et qu’une adresse montréalaise y satisfait [8]. C’est donc le territoire dont ce site est le plus proche, et celui où les réserves méritent le plus de soin.

Le mécanisme clicSÉQUR est la contrainte depuis l’étranger. L’accès à Mon bureau, l’espace authentifié où une entreprise immatriculée produit ses déclarations de mise à jour courante et annuelle, passe par clicSÉQUR Express ou clicSÉQUR Entreprises. clicSÉQUR Express exige le NEQ à dix chiffres de l’entreprise et un code d’accès de huit caractères — et les entreprises ne demandent pas ce code. Il est permanent, et il « est transmis automatiquement par la poste à toutes les entreprises immatriculées » [133]. L’adresse physique québécoise inscrite au registre est donc l’endroit où arrive l’identifiant qui commande votre dossier au registre. Quiconque traite le courrier à cette adresse se trouve structurellement dans la boucle. Aucune page consultée ne dit si le code peut être expédié à l’extérieur du Canada.

Les pièces d’identité des administrateurs sont un véritable point de contrôle. Le Registraire peut exiger une copie d’une pièce d’identité pour chaque administrateur inscrit au registre et chaque administrateur nouvellement élu — les administrateurs seulement, ni les bénéficiaires ultimes ni les actionnaires. Pour les administrateurs étrangers, un passeport ou tout autre document délivré par une autorité gouvernementale indiquant une date de naissance est accepté ; seuls les documents portant un prénom, un nom et une date de naissance sont admis ; la copie doit être lisible et non expirée ; les formats PDF, JPEG et PNG sont acceptés lorsqu’ils sont joints à la déclaration transmise par les services en ligne. Un administrateur peut transmettre lui-même sa copie, sur un formulaire papier obtenu auprès de Services Québec, et l’omission de fournir le renseignement entraîne le refus de la demande [134].

Deux horloges à la constitution. Les statuts déposés avec la déclaration initiale exigent celle-ci dans les 48 heures ; les statuts déposés avec l’avis établissant l’adresse du siège et la liste des administrateurs donnent 60 jours, la déclaration initiale étant gratuite à l’intérieur de ce délai [131]. Les cibles de traitement sont de deux jours ouvrables, un en traitement prioritaire, hors délai de livraison [137]. Et la constitution est irréversible : une fois les statuts publiés au registre, la société ne peut plus être annulée autrement que par jugement.

Le régime québécois de transparence est consultable publiquement, contrairement à celui de l’Ontario ou de la C.-B. Les bénéficiaires ultimes sont déclarés et leurs nom, domicile et date de naissance paraissent au registre [32]. Les obligations s’appliquent « quel que soit le lieu de constitution — québécois, canadien ou étranger », le critère de 25 % traverse les actionnaires personnes morales jusqu’à la personne physique qui contrôle ou détient indirectement les actions, et les entreprises doivent prendre les moyens nécessaires pour les identifier, ce qui exige une analyse juridique, documentaire et factuelle — le Registraire prévenant qu’il « ne peut pas interpréter les obligations pour les adapter à la situation particulière d’une entreprise » [135]. Une société fédérale ayant un siège au Québec fait ce travail deux fois, selon deux critères distincts, et l’analyse québécoise ne peut pas être satisfaite en recopiant le dépôt fédéral sur le contrôle important.

Et le nom doit être français. La Charte de la langue française fait d’un nom français une condition d’obtention de la personnalité juridique [138]. L’alternative est un numéro matricule attribué par le Registraire, après quoi les règles de nom tombent. Une société peut s’identifier dans une autre langue à l’extérieur du Québec [8]. Détail complet : le Québec pour les non-résidents.

Saskatchewan

Règle Aucune depuis l’entrée en vigueur de la refonte de 2021 le 12 mars 2023 — l’art. 9-6(1) n’énumère que l’âge, la capacité, la qualité de non-particulier, la faillite et les condamnations pour fraude [9]
Substitut Vise directement ce lectorat. Art. 9-6(3) : « If none of the directors or officers of a corporation reside in Saskatchewan, the corporation shall appoint an attorney pursuant to section 20-17 and comply with that section as if the corporation were an extraprovincial corporation » — une procuration déposée nommant un particulier « residing in Saskatchewan » [9]
Dépôt En ligne, par le Corporate Registry exploité par Information Services Corporation ; le compte n’exige qu’une confirmation par courriel, sans validation d’identité [139], [141]
Droits Constitution 255 $ ; réservation de nom 50 $ ; rapport annuel 60 $ à temps, 110 $ en retard ; reconstitution 255 $ ; service prioritaire 500 $ plus les droits applicables [140]

La Saskatchewan est facile à déposer et impossible à exploiter sans une personne sur place. Le déclencheur de l’art. 9-6(3) n’est pas « si vous êtes étranger » mais « si aucun des administrateurs ou dirigeants ne réside en Saskatchewan », condition qu’un conseil entièrement étranger remplit par définition. Le siège social doit être « a physical address in Saskatchewan » et « No corporation shall designate a post office box as the corporation’s physical registered office » (art. 4-1(1) et (2)). Le paiement se fait par Visa ou MasterCard ; les cartes de débit ne sont pas acceptées en ligne. La séquence de radiation court sur un avis final, puis radiation « 30 days from the date of the final notice or 60 days from the annual return due date ». Une note d’immigration, et elle est dure : les catégories Entrepreneur et Farm du SINP ont fermé définitivement le 27 mars 2025 [142]. Plus : la Saskatchewan.

Manitoba

Règle Oui — 25 %, et un si le conseil compte trois membres ou moins. Mais selon un critère plus souple : l’art. 1(1) définit « resident of Canada » comme un particulier « ordinairement résident au Canada », sans condition de citoyenneté ni de résidence permanente [10]
Substitut Art. 186(1) : une personne morale « (a) qui n’a aucun administrateur ni dirigeant résidant dans la province ; ou (b) dont le siège social est à l’extérieur de la province » doit nommer par procuration « une personne résidant dans la province pour agir comme son fondé de pouvoir aux fins d’accepter la signification de tout acte de procédure », remplacée dans les 10 jours [10]
Dépôt Companies Online ; un compte régulier est « destiné aux particuliers qui souhaitent consulter le registre ou déposer des documents pour leur ou leurs propres entreprises » ; « tous les droits sont payables en ligne par Visa ou Mastercard » [145]
Droits Constitution 350 $ régulier / 550 $ accéléré ; réservation de nom 45 $ / 90 $ (90 jours, sans NUANS) ; rapport annuel 65 $ ; reconstitution 175 $ / 350 $ plus chaque rapport en souffrance [144]

Le Manitoba est le second des deux territoires assortis d’une règle de résidence des administrateurs, et le plus facile des deux à satisfaire : un ressortissant étranger titulaire d’un permis de travail vivant à Winnipeg compte au Manitoba et ne compte pas au fédéral. Le même conseil peut passer au Manitoba et échouer sous la LCSA. Le traitement est rapide — les dépôts en ligne sont « traités immédiatement », ou « en 4 à 6 jours ouvrables » lorsqu’un examen interne est déclenché, contre un arriéré papier de plusieurs semaines [146]. Le siège social doit être au Manitoba (art. 19(1)) et « une case postale seule n’est pas acceptable ». Le défaut de dépôt est fatal sur une horloge de deux ans : « La société sera dissoute si ces formulaires ne sont pas déposés pendant deux années consécutives » [143]. Une véritable ambiguïté, signalée plutôt que tranchée : le membre (a) de l’art. 186(1) est plus large que les indications du registre lui-même, qui présentent la procuration comme une exigence extraprovinciale [147]. Savoir si une société manitobaine sans dirigeant résidant au Manitoba doit en nommer un est une question pour un avocat manitobain. Immigration : le PCM accepte encore des déclarations d’intérêt, mais « les rondes d’invitation du volet Business Investor ne sont pas menées actuellement » [148]. Plus : le Manitoba.

Nouvelle-Écosse

Règle Aucune. La Companies Act est muette sur la résidence ; les art. 93 à 95 régissent la nomination et la qualification, et l’art. 94 exige un consentement écrit déposé auprès du registraire [11]
Substitut Vise aussi les sociétés locales. Corporations Registration Act, art. 9(1) : toute société titulaire d’un certificat d’immatriculation « shall appoint and have a recognized agent resident within the Province », sous peine d’amende ; l’art. 10(1) exige une déclaration annuelle nommant cet agent [12]
Dépôt « Le dépôt en ligne consiste à téléverser chaque document sous forme de PDF signé » [150]. Les immatriculations extraprovinciales, fédérales et étrangères exigent un notaire, un commissaire à l’assermentation ou un avocat pour attester le formulaire [151]
Droits Constitution 200 $ ; taxe de constitution d’une unlimited company 1 144,90 $ ; réservation de nom 60,52 $ avec recherche atlantique, 15,12 $ avec votre propre NUANS ; renouvellement annuel 118,35 $ ; nomination d’agent reconnu et changement de siège sans frais [149]

La Nouvelle-Écosse est l’un des deux seuls territoires où l’exigence d’ancrage local atteint une société locale ordinaire par la loi d’immatriculation plutôt que par la loi corporative — l’agent « doit être quelqu’un qui vit en Nouvelle-Écosse ». Notez aussi l’exigence relative aux statuts : ils doivent être signés « in the presence of at least one witness, who must attest the signature » (art. 22), et la question de savoir si une notarisation étrangère ou une apostille satisfait l’exigence équivalente du formulaire extraprovincial n’est tranchée par aucune source officielle. Les délais publiés se contredisent : la constitution « devrait prendre 3 jours » tandis que l’immatriculation extraprovinciale, fédérale ou étrangère demande une à deux semaines [152]. La peine pour exploitation sans certificat en vigueur est de 50 $ par jour (Corporations Registration Act, art. 13). La TVH néo-écossaise est de 14 % depuis le 1er avril 2025. Plus : la Nouvelle-Écosse.

Nouveau-Brunswick

Règle Aucune dans la codification courante. L’art. 63 n’écarte que pour l’âge inférieur à 19 ans, l’incapacité, la qualité de non-particulier, la faillite et certaines condamnations. L’expression « resident Canadian » ne figure nulle part dans la loi [13]
Substitut Extraprovincial seulement. L’art. 193 exige un agent aux fins de signification qui soit un « individual resident in New Brunswick » ou une société néo-brunswickoise consentante [13]
Dépôt Système d’enregistrement des entreprises en ligne : « Vous pouvez déposer vos documents de constitution par voie électronique auprès du Registre corporatif », avec une voie papier tarifée séparément [153]
Droits Constitution 262 $ par voie électronique, 312 $ papier régulier, 362 $ papier accéléré (incluant chacun 12 $ pour la Gazette royale) ; déclaration d’immatriculation extraprovinciale 212 $ / 312 $ ; agent aux fins de signification 50 $ ; rapport annuel 60 $ électronique / 80 $ papier ; reconstitution 262 $ [154]

Le Nouveau-Brunswick est la province véritablement en ligne la moins chère pour un conseil entièrement étranger, sans aucune obligation de substitut pour une société néo-brunswickoise. Sa règle de siège social est explicite sur les deux volets : l’art. 17(1) exige un bureau au Nouveau-Brunswick et l’art. 17(1.1) prévoit qu’« aucune corporation ne doit désigner une case postale comme bureau enregistré ». Les délais sont publiés et courts — deux jours ouvrables en ligne, dix pour le papier régulier, deux pour le papier accéléré [155]. Le mode d’échec est inhabituel et mérite d’être nommé : l’art. 187(1) exige le rapport annuel « au plus tard le dernier jour du mois suivant le mois anniversaire », et il est expédié sans avis, la dissolution étant possible en vertu de l’art. 139 pour défaut relatif à tout droit, avis ou document. Il n’y a aucun rappel à manquer. La TVH est de 15 %. Immigration : le volet d’immigration d’affaires est ouvert, sans délais de traitement publiés [107]. Plus : le Nouveau-Brunswick.

Île-du-Prince-Édouard

Règle Aucune. L’art. 80 n’écarte que pour l’âge, l’aliénation mentale, la qualité de non-particulier et la faillite [14]
Substitut Le plus coûteux et le plus récurrent au Canada. Art. 81(2) : lorsqu’aucun administrateur nommé dans l’avis de constitution ne réside à l’Î.-P.-É., les fondateurs doivent déposer un certificat rempli par « a practising member of the Law Society of Prince Edward Island who is resident in the province ». L’art. 81(3) définit la résidence comme 183 jours consécutifs par année. L’art. 88(2) impose le même certificat à chaque avis de changement d’administrateurs [14]
Dépôt Libre-service par le portail OCBR ; un compte gratuit exige un CAPTCHA et une vérification par courriel, et le registre ne publie aucune condition de résidence ou de citoyenneté pour en détenir un [157], [158]
Droits Constitution 200 $ par règlement — bien que le portail demande 215 $, sans qu’aucune source n’explique l’écart ; réservation de nom 40 $ / 50 $ ; rapport annuel 30 $ ; reconstitution 200 $ [156]

Les droits affichés de l’Î.-P.-É. sont les plus bas du pays et son coût réel par événement est le plus élevé, parce que le certificat de l’avocat n’est pas une formalité unique. Chaque changement d’administrateurs le déclenche de nouveau, et le coût de ce certificat n’est publié nulle part. L’immatriculation extraprovinciale suit un barème distinct et bien plus élevé : 275 $ pour une société ordinaire, 1 750 $ pour une institution financière, 2 250 $ pour le pétrole et le gaz, mais 0 $ pour une société fédérale dont le siège est à l’Î.-P.-É. [159]. Le siège social doit être à l’Î.-P.-É. (art. 26), et le portail est explicite : « toutes les adresses de l’Î.-P.-É. doivent être une adresse municipale ». Le rapport annuel est dû dans les 60 jours de l’anniversaire, et le directeur peut dissoudre une société en défaut depuis un an après un préavis de 120 jours (art. 167). La TVH est de 15 %. Plus : l’Île-du-Prince-Édouard.

Terre-Neuve-et-Labrador

Règle Aucune. L’art. 174 porte désormais « [Rep. by 2021 c26 s4] », en vigueur le 1er avril 2022 ; les règles corrélatives de quorum et d’administrateur délégué ont disparu avec lui [15], [16]
Substitut Extraprovincial seulement. L’art. 440(1) exige une procuration déposée habilitant un particulier « resident in the province » à recevoir la signification des actes de procédure ; l’art. 441 en exige une nouvelle si cette personne cesse d’y résider [15]
Dépôt Companies and Deeds Online (CADO) traite la constitution, les rapports annuels, les changements d’administrateurs, la réservation de nom et les certificats de conformité, par Visa ou Mastercard, « de n’importe où » [161], [160]
Droits Constitution 300 $ papier / 270 $ électronique ; réservation de nom 10 $ (90 jours) ; rapport annuel 100 $ / 90 $ ; immatriculation extraprovinciale 560 $ avec capital-actions, 260 $ sans ; reconstitution 300 $ [162]

Terre-Neuve-et-Labrador combine un portail entièrement à distance et aucune exigence d’agent local pour ses propres sociétés, ce qui en fait structurellement l’un des choix les plus accueillants — et elle ne publie aucun délai de traitement, ce qui rend impossible d’y arrimer une date. Deux autres particularités. Les frais de retard ont été abrogés à compter de l’année de déclaration 2005, de sorte que la sanction d’un rapport annuel manqué n’est pas pécuniaire mais statutaire : radiation en vertu de l’art. 408(3), mention « Not in Good Standing », puis dissolution après un préavis de 120 jours lorsque le défaut dure un an (art. 341). Et la politique d’adresse du registre est inhabituellement explicite sur le substitut même auquel un fondateur à l’étranger songerait : « utilization of Canada Post outlets, UPS stores, Mailboxes Etc. or comparable retail outlets would not be accepted by the Registry as a adequate registered office address » [163]. L’immatriculation extraprovinciale exige les formulaires 24, 25 et 26 avec signatures attestées par un notaire ou un commissaire dans le territoire d’origine. La TVH est de 15 %. Immigration : « The Expression of Interest system is currently open » pour la catégorie International Entrepreneur [104]. Plus : Terre-Neuve-et-Labrador.

Yukon

Règle Aucune. L’art. 106 n’écarte que pour l’âge inférieur à 19 ans, la tutelle ou l’incapacité, la qualité de non-particulier et la faillite. Le Yukon est inhabituel en permettant à une personne morale d’être administratrice en vertu de l’art. 106(1.1) [17]
Substitut Extraterritorial seulement. Les art. 278(2) et 286 exigent un fondé de pouvoir aux fins de signification, remplacé « immédiatement » si la nomination prend fin ; l’art. 283(1) annule l’immatriculation s’il n’est pas remplacé [17]
Dépôt Pas pour une première constitution. « Pour les nouvelles constitutions, les signatures originales sont exigées. Nous n’acceptons que les originaux. Les copies ou les signatures électroniques ne sont pas acceptées », remises par la poste, par messagerie, par la boîte de dépôt sécurisée ou en main propre. Le registre en ligne exige une clé de dépôt privée postée au titulaire du compte et à l’entité [164], [165]
Droits Constitution 300 $ ; réservation de nom 40 $ en ligne / 60 $ papier, priorité +100 $ ; rapport annuel 100 $, sans frais de retard ; reconstitution 300 $ ; accéléré +100 $, hors heures ou le jour même +500 $ [166]

Le Yukon est un territoire à encre humide. Un nom peut être réservé en ligne pour 40 $ par carte de crédit depuis n’importe où dans le monde, mais le dossier de constitution lui-même doit arriver sur papier avec signatures originales, et le registre ne publie pas s’il accepte un envoi par messagerie depuis l’étranger ni quel délai de transit international est toléré. La constitution « peut prendre jusqu’à 10 jours ouvrables » une fois reçue. Le siège social doit être au Yukon et « une case postale ne peut pas être désignée comme siège social ou bureau des registres distinct de la société » (art. 22(4)), les deux devant être accessibles au public pendant les heures normales d’ouverture (art. 22(6)) ; une adresse postale peut être une case postale, une adresse de livraison non. Le défaut suit l’horloge territoriale usuelle : l’art. 214(1) s’applique lorsqu’une société est « in default for a period of one year », avec un préavis d’au moins 120 jours et publication à la Gazette. Le Yukon ne perçoit que la TPS, sans taxe de vente territoriale. Plus : le Yukon.

Territoires du Nord-Ouest

Règle Aucune. L’art. 106(1) n’énumère que la qualité de non-particulier, l’âge inférieur à 19 ans, certains motifs de santé mentale et de tutelle, et la faillite. Il n’existe aucun paragraphe de résidence [18]
Substitut Aucun — pour les sociétés locales comme extraterritoriales. Les T.N.-O. n’ont aucun régime de fondé de pouvoir ; le siège social dans le territoire est la totalité de l’obligation d’adresse. L’art. 19(1) en exige un « at the place within the Northwest Territories specified in its articles », et l’art. 287(1) impose la même chose aux sociétés extraterritoriales [18]
Dépôt Aucun dépôt en ligne n’existe. « Les signatures originales sont exigées ; les numérisations ou photocopies ne peuvent pas être acceptées. Les formulaires doivent être postés ou remis en personne et ne peuvent pas être transmis par télécopieur ni par courriel » [168], [167]
Droits Constitution 300 $ ; réservation de nom 25 $ (90 jours) ; immatriculation extraterritoriale 500 $ à but lucratif, 100 $ sans but lucratif ; rapport annuel 150 $ ; reconstitution 300 $ [169]

Les Territoires du Nord-Ouest offrent la situation juridique la plus nette et la situation pratique la plus difficile. Aucune résidence des administrateurs, aucun agent, aucun fondé de pouvoir — mais l’encre humide doit parvenir physiquement à Yellowknife, les dossiers incomplets sont retournés avec les droits et sans affranchissement de retour, et aucun délai de traitement n’est publié pour la constitution. Le paiement se fait en espèces, par chèque, Visa ou Mastercard. La règle sur les cases postales suit le modèle territorial : l’art. 19(4) empêche une case postale désignée aux fins de signification par la poste d’être le bureau des registres ou le siège social, et le guide du registre ajoute qu’« un numéro de case postale ne suffit pas ; une adresse physique est exigée ». Le défaut visé à l’art. 214(1) atteint une société sans siège social, celle dont un document n’a pas été reçu depuis un an, ou celle dont les droits sont impayés, sur préavis de 60 jours. TPS seulement, plus un impôt sur la masse salariale de 2 % supporté par l’employé. Plus : les Territoires du Nord-Ouest.

Nunavut

Règle Aucune selon la codification disponible — l’art. 106 n’écarte que pour la qualité de non-particulier, l’âge inférieur à 19 ans, certains motifs de santé mentale et de tutelle, et la faillite [19]
Substitut Aucun, local ou extraterritorial. Le siège social au Nunavut prévu à l’art. 19(1), et l’art. 287(1) pour les sociétés extraterritoriales, constituent la totalité de l’obligation d’adresse [19]
Dépôt PDF signés et numérisés par courriel — ainsi que télécopieur, poste ou remise en main propre. Il n’existe ni portail ni compte. Les formulaires doivent être « signés à la main par un administrateur, un dirigeant ou un avocat » et numérisés à 300 ppp. Une carte de crédit doit être mise au dossier par téléphone : « N’INCLUEZ AUCUN RENSEIGNEMENT DE CARTE DE CRÉDIT DANS UNE CORRESPONDANCE PAR COURRIEL » [171]
Droits Constitution 300 $ ; réservation de nom 25 $ (90 jours, sans NUANS) ; recherches nulles ; immatriculation extraterritoriale 300 $ à but lucratif, 100 $ sans but lucratif ; rapport annuel 70 $ ; reconstitution 300 $ [172]

Le Nunavut est, selon les règles publiées, le territoire de constitution le moins restrictif au Canada pour un fondateur à l’étranger : aucune résidence des administrateurs, aucun agent, aucun fondé de pouvoir, aucun portail dont on puisse être exclu, et un canal de dépôt — le courriel — qui fonctionne identiquement depuis Iqaluit et depuis Jakarta [170]. Prévoyez un appel téléphonique international aux Legal Registries à Iqaluit pour mettre une carte au dossier, et n’attendez aucun délai de traitement publié.

Deux réserves sérieuses, et c’est pourquoi cette entrée ne se lit pas comme une recommandation. Premièrement, l’actualité du droit n’est pas vérifiée. La codification porte « (Current to: February 1, 2015) » et le registre publie son propre avertissement nommant cinq lois modificatives ultérieures — L.Nun. 2017, ch. 22, art. 1 ; 2021, ch. 19, art. 90 ; 2023, ch. 17, art. 2 ; 2025, ch. 14, art. 10 ; 2025, ch. 15, art. 1 — qui n’ont pas pu être obtenues. Le fond ci-dessus est de haute confiance ; son actualité ne l’est pas. Deuxièmement, le Nunavut n’a aucun volet d’immigration d’affaires et n’en a jamais eu : IRCC énonce simplement que « le Québec et le Nunavut n’ont pas de programme » [173]. Un fondateur dont le plan comprend une relocalisation ne devrait pas s’y constituer sur la foi de la commodité de dépôt. La règle sur les cases postales est l’art. 19(4) doublé de la note du formulaire 2 selon laquelle « un numéro de case postale ne suffit pas », le défaut court sous l’art. 214 sur préavis de 60 jours et publication à la Gazette du Nunavut, et le territoire ne perçoit que la TPS plus un impôt sur la masse salariale de 2 % supporté par l’employé. Plus : le Nunavut.

Ce que les quatorze lignes donnent au total

Trois constats, dont aucun ne survit aux tableaux de synthèse qu’on publie d’ordinaire.

La règle sur les administrateurs n’est plus la contrainte déterminante. Douze territoires sur quatorze n’en imposent aucune, et les deux qui le font sont évitables — la fédérale en choisissant une province, celle du Manitoba par un critère assez souple pour qu’un ressortissant étranger résidant à Winnipeg y satisfasse. Tout article qui ouvre sur la résidence des administrateurs répond à une question de 2019.

La contrainte déterminante est une personne ou une signature dans le territoire. L’Alberta exige un agent aux fins de signification résident albertain pour chaque société. La Nouvelle-Écosse exige un agent reconnu résidant dans la province. La Saskatchewan exige un fondé de pouvoir dès qu’aucun administrateur ni dirigeant n’y réside — soit précisément la situation de ce lecteur. L’Î.-P.-É. exige le certificat d’un avocat résident à la constitution et de nouveau à chaque changement d’administrateurs. Cela fait quatre territoires où un conseil entièrement étranger doit retenir les services de quelqu’un sur place, de façon continue, avant toute autre chose.

La seconde contrainte déterminante est le canal de dépôt, et elle est invisible tant qu’on n’a pas essayé. L’Alberta exige un agent de registre en personne avec pièce d’identité valide. Le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest exigent des signatures originales à l’encre sur papier. Le Nunavut accepte des PDF par courriel mais veut une carte mise au dossier par téléphone. L’Ontario, la Colombie-Britannique et le registre fédéral exigent chacun un compte, et seule la Colombie-Britannique publie une voie — le menu sans ouverture de session — qu’une personne hors du Canada peut manifestement emprunter. La Colombie-Britannique est, selon la preuve publiée, le territoire où un fondateur à l’étranger peut déposer le plus sûrement sans aide ; le Québec est celui où une adresse montréalaise est véritablement l’adresse statutaire de la société ; et l’Alberta, malgré sa réputation, est celui où un non-résident a le moins d’accès direct de tous.

La résidence fiscale de la société

Une société constituée au Canada après le 26 avril 1965 « est réputée avoir résidé au Canada tout au long d’une année d’imposition » [35]. L’endroit où vous vivez, celui où siège le conseil et celui où se trouvent les clients n’y changent rien, et la résidence canadienne signifie que le revenu mondial est imposable en vertu de la partie I.

Une convention n’y remédiera généralement pas. L’ARC énonce que « les règles décisives (habituellement à l’article IV) des conventions fiscales prévoient généralement que si une société est un résident des deux États contractants, elle est réputée être un résident de l’État dans lequel elle a été créée » [36]. Pour une société constituée au Canada, cet État est le Canada. La règle de non-résidence réputée est un outil destiné à une société constituée à l’étranger qui a dérivé vers la résidence canadienne, et non une sortie pour une société canadienne. L’ARC signale aussi un impôt de départ de 25 % si une société émigre par la suite.

La gestion centrale et le contrôle jouent dans les deux sens

Le critère de common law est distinct. Les indications de l’ARC portent qu’« une société réside dans le pays où s’exerce sa gestion centrale et son contrôle », que cela « se situe habituellement là où les membres du conseil d’administration se réunissent et tiennent leurs réunions », et que ce qui compte « n’est pas le lieu où la gestion centrale et le contrôle sont exercés selon les statuts constitutifs, mais bien le lieu où ils sont effectivement exercés » [36].

La conséquence est symétrique : constituez au Canada et vous êtes résident canadien où que vous vous réunissiez, mais constituez à l’étranger et dirigez le conseil depuis le Canada — y compris depuis la table de cuisine d’un cofondateur — et vous pourriez devenir résident canadien malgré tout.

Pourquoi votre société ne sera pas une SPCC

Le statut de SPCC porte l’essentiel des avantages fiscaux canadiens réservés aux petites entreprises, et le contrôle par des non-résidents l’écarte. Les conditions de l’ARC exigent que la société « ne soit pas contrôlée, directement ou indirectement, par une ou plusieurs personnes non-résidentes », et ajoutent un critère hypothétique : si toutes les actions détenues par des non-résidents appartenaient à une seule personne, cette personne ne devrait pas en détenir assez pour contrôler la société [37].

Ce second volet compte davantage que les fondateurs ne l’anticipent. Répartir l’actionnariat entre plusieurs non-résidents n’aide en rien, car le critère agrège toutes les participations non-résidentes en une seule personne théorique. Trois cofondateurs non-résidents détenant un tiers chacun échouent tout autant.

La loi mérite d’être lue plutôt que paraphrasée, car les deux volets font un travail différent. La définition du paragraphe 125(7) exclut « a) la société contrôlée, directement ou indirectement, de quelque manière que ce soit, par une ou plusieurs personnes non-résidentes » ; et séparément « b) la société qui, si chaque action du capital-actions d’une société appartenant à une personne non-résidente … appartenait à une personne donnée, serait contrôlée par cette personne » [70]. Le volet a) capte le contrôle réel. Le volet b) est la règle anti-fragmentation, et c’est celle qui surprend : elle ne demande pas si les non-résidents agissent de concert, s’entendent sur quoi que ce soit ou se sont déjà rencontrés. Elle pose une question purement hypothétique, et si le détenteur théorique combiné contrôlerait, la société est exclue.

Le paragraphe 125(1) n’accorde la déduction accordée aux petites entreprises qu’à une société qui a été, « tout au long de l’année d’imposition, une société privée sous contrôle canadien », le paragraphe 125(2) fixe le plafond des affaires à 500 000 $, et le paragraphe 125(5.1) réduit ce plafond de 0,225 % de l’excédent du capital imposable utilisé au Canada sur 10 millions de dollars [70]. « Tout au long de l’année d’imposition » est un piège à part entière : une société sous contrôle canadien pendant onze mois qui accueille ensuite un investissement étranger franchissant la ligne de contrôle perd la déduction pour l’année entière, et non pour le dernier mois.

Ce que coûte réellement la perte du statut de SPCC

Aux taux fédéraux actuels : le taux de base de l’impôt de la partie I est de 38 %, de 28 % après l’abattement fédéral, et « après la réduction générale d’impôt, le taux net d’imposition est de 15 % », tandis que « pour les sociétés privées sous contrôle canadien qui demandent la déduction accordée aux petites entreprises, le taux net d’imposition est de 9 % » [38].

SPCC demandant la déduction Votre société
Taux fédéral sur les premiers 500 000 $ de revenu d’entreprise exploitée activement 9 % 15 %
Impôt fédéral sur 500 000 $ de revenu d’entreprise exploitée activement 45 000 $ 75 000 $
Écart fédéral — 30 000 $ par année
Taux fédéral au-delà du plafond des affaires 15 % 15 %
Date d’exigibilité du solde 3 mois après la fin de l’année 2 mois après la fin de l’année
Taux provincial Le taux réduit de la province Le taux supérieur de la province

L’arithmétique fédérale est la moitié facile. La moitié provinciale est plus lourde que la plupart des fondateurs ne l’imaginent, car chaque province applique la même structure à deux paliers et le palier des petites entreprises est réservé aux sociétés qui demandent la déduction fédérale ; la page des taux de l’ARC porte les taux réduits et supérieurs provinciaux ainsi que les plafonds des affaires à côté des taux fédéraux, et note que le Québec et l’Alberta en sont exclus faute d’ententes de perception avec l’ARC [38]. Lisez le taux combiné de la province retenue, et non la seule ligne fédérale. Les taux par province figurent dans chaque guide provincial.

Deux nuances honnêtes. D’abord, le chiffre de 30 000 $ ci-dessus est l’écart sur un plein 500 000 $ de revenu d’entreprise exploitée activement ; une société gagnant 80 000 $ voit un écart de 4 800 $, inférieur aux honoraires professionnels que la structure coûtera. Ensuite, rien de tout cela ne rend la structure mauvaise : cela en fait une structure au taux général, et une structure au taux général doit être modélisée comme telle dès le premier budget plutôt que découverte la deuxième année.

La seconde pénalité, plus discrète

Le délai de trois mois pour le solde n’est offert qu’à une société qui « est une société privée sous contrôle canadien (SPCC) tout au long de l’année d’imposition » et qui remplit d’autres conditions ; autrement, l’impôt est « exigible deux mois après la fin de l’année d’imposition » [44]. Une société contrôlée par des non-résidents paie toujours un mois plus tôt — et le paie depuis l’étranger, par un canal de paiement qu’un fondateur sans compte bancaire canadien doit avoir organisé d’avance.

La déclaration elle-même est due dans les six mois de la fin de chaque année d’imposition [82], et toute société résidente produit « chaque année d’imposition même s’il n’y a aucun impôt à payer », y compris une société inactive [81]. Une société canadienne dormante détenue depuis l’étranger n’est pas une obligation dormante. Des acomptes provisionnels deviennent exigibles à moins que l’impôt total payable des parties I, VI, VI.1 et XIII.1 pour l’année précédente ou l’année courante ne soit de 3 000 $ ou moins [83].

Sortir l’argent : la retenue de la partie XIII

Les non-résidents « doivent payer un impôt de 25 % sur les montants imposables en vertu de la partie XIII », réductible par convention [39]. C’est la couche qui détermine ce que la structure vous rapporte réellement, et c’est celle que les fondateurs planifient en dernier.

Ce que visent les dispositions d’assujettissement. Le paragraphe 212(1) impose 25 % sur les honoraires de gestion ou d’administration, sur les intérêts avec lien de dépendance ou participatifs, et sur les loyers, redevances ou paiements semblables ; le paragraphe 212(2) l’impose sur les dividendes imposables et les dividendes en capital versés par une société résidant au Canada à un non-résident [71]. La précision compte dans les deux sens :

Paiement sortant de la société canadienne Partie XIII ?
Dividende à l’actionnaire étranger Oui — par. 212(2)
Honoraires de gestion ou d’administration à la société mère étrangère Oui — al. 212(1)a)
Loyer ou redevance Oui — al. 212(1)d)
Intérêts sur une avance d’actionnaire (avec lien de dépendance) Oui — al. 212(1)b)
Intérêts participatifs Oui — al. 212(1)b)
Intérêts ordinaires sans lien de dépendance et non participatifs Non — hors de la disposition d’assujettissement en droit interne, sans qu’une convention soit nécessaire
Salaire pour un travail accompli à l’étranger par un non-résident Hors partie XIII ; régime distinct

L’obligation est celle de la société, non du bénéficiaire. Le paragraphe 215(1) prescrit que le payeur « doit, nonobstant toute convention ou loi à l’effet contraire, en déduire ou en retenir le montant de l’impôt et le remettre sans délai au receveur général au nom de la personne non-résidente » [72]. Les mots « nonobstant toute convention » anéantissent l’arrangement vers lequel les fondateurs se tournent d’instinct : une clause d’une convention entre actionnaires prévoyant que le bénéficiaire supporte l’impôt ne déplace pas l’obligation. Le guide de l’ARC est tout aussi direct sur la conséquence : le payeur « est redevable de ce montant même si vous ne pouvez pas récupérer les sommes », en plus d’« une pénalité de 10 % du montant d’impôt de la partie XIII que vous n’avez pas déduit » [39].

Les délais sont plus serrés que les délais corporatifs. Versez « au plus tard le 15e jour du mois suivant celui où le montant a été payé ou crédité », et produisez la déclaration et les feuillets NR4 « au plus tard le dernier jour de mars suivant l’année civile » [39]. Notez « payé ou crédité » : porter un dividende au crédit d’un compte d’avance d’actionnaire déclenche l’horloge même si aucun argent n’a bougé, et c’est exactement ainsi que survient le premier manquement.

Les taux conventionnels doivent être étayés, non supposés. Le taux réduit s’obtient sur preuve de propriété effective, de résidence dans le pays conventionné et d’admissibilité à l’avantage, recueillie sur les formulaires NR301 (contribuable non-résident), NR302 (société de personnes) ou NR303 (entité hybride) [39]. Retenir au taux conventionnel sans cette documentation au dossier constitue un risque de conformité, que le taux ait été exact ou non.

Sous la convention Canada–États-Unis, la retenue sur dividendes est plafonnée à 5 % lorsque le bénéficiaire effectif est une société détenant au moins 10 % des actions avec droit de vote, et à 15 % autrement, et les redevances à 10 % [42]. Notez la forme de cette règle : le taux de 5 % vise un actionnaire personne morale, de sorte qu’un particulier américain détenant directement la société canadienne subit 15 %, et c’est l’interposition d’une société de portefeuille américaine qui déplace le taux — décision de structuration ayant ses propres conséquences américaines, qui relève d’un conseiller transfrontalier.

Cette page ne publie délibérément aucun tableau de taux par pays. La circulaire IC76-12R8 de l’ARC énonce que son information « se rapporte à la législation existante et aux conventions en vigueur ou signées mais non encore en vigueur, au 1er janvier 2022 », et l’ARC renvoie plutôt les lecteurs au calculateur d’impôt des non-résidents en direct [79], [80]. Un tableau de taux figé à une date est précisément le genre de chiffre que ce dossier refuse de répéter. Utilisez le calculateur, puis lisez votre propre convention.

« Établissement stable » a au moins quatre sens différents

« Établissement stable » est l’expression la plus surchargée de tout le sujet. Au moins quatre définitions distinctes coexistent en droit canadien, elles ont été rédigées à des fins différentes, et une conclusion tirée sous l’une n’est pas une preuve à l’égard des autres.

Définition Où elle se trouve Ce qu’elle détermine Contient-elle une présomption de siège social ?
ES conventionnel Article V de chaque convention bilatérale [42] Si le Canada peut imposer les bénéfices d’entreprise d’un résident conventionné Non
ES du règl. 400(2) Règlement de l’impôt sur le revenu, art. 400(2) [43] Comment le revenu imposable d’une société est réparti entre les provinces Oui — al. 400(2)e.1)
ES du règl. 8201 Règlement de l’impôt sur le revenu, art. 8201 [78] Un ensemble déterminé de dispositions de la Loi Non
ES aux fins de la TPS/TVH Le régime de la Loi sur la taxe d’accise, traité dans le guide RC4027 de l’ARC [47] Notamment si un inscrit doit fournir un dépôt de garantie Pas selon les mêmes termes

Le sens conventionnel est « une installation fixe d’affaires par l’intermédiaire de laquelle une entreprise d’un résident d’un État contractant exerce tout ou partie de son activité », avec une liste indicative, une règle de douze mois pour les chantiers, une règle d’agent dépendant visant la personne exerçant habituellement le pouvoir de conclure des contrats, une exception d’agent indépendant, et des exclusions pour les activités préparatoires et auxiliaires. Utilement pour une structure de filiale, l’article V(8) prévoit que le fait qu’une société contrôle une société de l’autre État ou soit contrôlée par elle ne fait pas de l’une un établissement stable de l’autre [42]. Entre le Canada et les États-Unis s’ajoute une cinquième espèce : l’établissement stable de services du cinquième protocole, réputé exister lorsqu’un particulier est présent dans l’autre État 183 jours ou plus sur toute période de douze mois et que plus de 50 % des revenus bruts tirés d’activités d’entreprise proviennent de ces services [76]. Un fondateur qui prévoit passer la moitié de l’année au Canada à servir des clients canadiens devrait lire cette disposition avant de réserver ses vols, et la lire de pair avec l’analyse d’immigration ci-dessous, car les deux régimes comptent les jours pour des motifs différents.

Le sens de la répartition provinciale contient une règle que les fondateurs lisent et appliquent à tort : « si, en l’absence du présent alinéa, une société n’avait pas d’établissement stable, la société est réputée avoir un établissement stable au lieu désigné dans ses statuts ou règlements administratifs comme son siège social ou son bureau enregistré » [43]. Lue isolément, cette phrase paraît dire qu’un siège social est un établissement stable. Elle ne dit pas cela. L’article 400 existe pour répartir le revenu imposable d’une société entre les provinces afin qu’aucune ne se retrouve sans matière imposable, et la présomption est une règle de départage à l’intérieur de cet exercice. Son effet pratique pour une société canadienne détenue par des étrangers et sans activité physique est que son revenu est attribué à la province de son siège social — ce qui détermine quel taux provincial s’applique, et non si le Canada peut imposer. Le règlement 8201, qui régit un ensemble déterminé de dispositions de la Loi, ne contient aucune présomption équivalente [78].

Ce que nous n’avons pas pu vérifier : si une adresse postale, un bureau virtuel ou une adresse de siège social, à elle seule, crée un établissement stable conventionnel. Aucune source de l’ARC, de Justice ou de Finances consultée ne tranche dans un sens ou dans l’autre, et nous n’extrapolerons ni depuis la règle de répartition provinciale, limitée à une autre fin, ni depuis le critère de la TPS/TVH, dont l’ARC dit expressément qu’il diffère de celui de l’impôt sur le revenu [47]. Si cela compte pour votre structure — et pour quiconque achète un service d’adresse, cela devrait compter — obtenez un avis professionnel ou une décision anticipée. C’est la question à laquelle un acheteur d’adresse d’affaires veut le plus une réponse, et la réponse honnête est que les sources officielles n’y répondent pas.

Siège social, bureau des registres et fondé de pouvoir

Territoire Siège social Registres Agent ou fondé de pouvoir
Fédéral « La société maintient en permanence au Canada un siège social dans la province mentionnée dans ses statuts » [20]. L’adresse « ne peut pas être une case postale » et elle est publique [22] Au siège social « ou en tout autre lieu au Canada désigné par les administrateurs » ; à l’étranger seulement s’ils sont consultables depuis le Canada par terminal informatique [21] Aucun, mais la règle des 25 % d’administrateurs résidants s’applique
Ontario Doit « à tout moment avoir un siège social en Ontario » ; le registre ajoute qu’il doit s’agir d’un « emplacement physique en Ontario. Une case postale seule n’est pas acceptable » [4] Au siège social ou ailleurs en Ontario (art. 140(1)) Aucun pour une société ontarienne ; exigé pour une société étrangère
Colombie-Britannique « a company must maintain a registered office and a records office in British Columbia » — les deux [27] Au bureau des registres ; l’adresse de livraison doit être « accessible to the public during statutory business hours » et « does not include a post office box » Aucun pour une société de la C.-B. ; exigé pour une société extraprovinciale
Alberta Doit « à tout moment avoir un siège social en Alberta » ; une case postale ne peut être le siège social ni le bureau des registres ; les deux doivent être « accessible to the public during normal business hours » [6] Au bureau des registres en Alberta (art. 21) Toujours. « A corporation shall appoint an agent for service who is a resident Albertan » (art. 20.1)
Québec « Le siège de la société doit être situé en permanence au Québec » [8] Au siège, ou ailleurs s’ils sont consultables au Québec L’assujetti sans domicile ni établissement au Québec « doit désigner un fondé de pouvoir qui réside au Québec » [32]

Ce que vous pouvez déposer vous-même

Registre Un fondateur à l’étranger peut-il déposer directement ? Paiement
Fédéral La voie publiée est le Centre de dépôt en ligne, mais la vérification d’identité est « obligatoire pour accéder à la majorité de nos services » et les options acceptées ne sont pas publiées [23] Amex, Mastercard, Visa ou chèque ; aucune règle publiée sur la nationalité de l’émetteur
Ontario Oui en principe, via un compte ServiceOntario, ou « par l’intermédiaire d’un tiers agissant en votre nom. Les intermédiaires facturent des frais supplémentaires » [25] Carte de crédit ou de débit
Colombie-Britannique Corporate Online est public ; la solution papier consiste à « ask a lawyer, notary or other service provider to submit it for you » [29] Visa, Mastercard, Amex et variantes débit
Alberta Non. « You need to take your forms to a registry agent or authorized Alberta service provider », en apportant une « valid ID » [30] Perçu par l’agent du registre
Québec Oui — le dépôt et le paiement sont prévus sans compte clicSÉQUR [34] Carte de crédit ; les cartes dites crédit/débit ne sont pas acceptées

L’Alberta mérite qu’on insiste. C’est le seul territoire où le public ne peut pas traiter directement avec le registre : les dépôts passent par des agents privés, en personne, avec pièce d’identité, et ces agents fixent leurs propres frais en sus du tarif gouvernemental — le catalogue officiel classe les produits du registre des sociétés comme non plafonnés, avec des « frais de service maximaux déterminés par l’agent du registre » [31].

Le compte fédéral, en détail

La voie fédérale mérite son propre paragraphe, car c’est celle que la plupart des non-résidents essaieront en premier. Le Centre de dépôt en ligne de Corporations Canada indique que la vérification d’identité est « obligatoire pour accéder à la majorité de nos services », et qu’une clé de société est exigée pour certains dépôts ; la création d’un compte passe par CléGC ou par un partenaire de connexion, avec nom, courriel et téléphone ainsi qu’une vérification en deux étapes [86]. La constitution en ligne « coûtera 200 $ et prendra 1 jour », plus « 100 $ pour le service accéléré en 4 heures » [23], et le rapport annuel accompagné des renseignements sur les PACI se dépose en ligne pour 12 $ dans les 60 jours de la date anniversaire de constitution, de fusion ou de prorogation [24].

Ce que la page ne dit pas, c’est quelles options ou quels documents de vérification d’identité sont acceptés. Un « partenaire de connexion » est une institution financière canadienne — d’où la circularité que rencontre un fondateur à l’étranger, puisque le compte bancaire est habituellement précisément ce que la société devait aider à obtenir. CléGC est l’alternative, mais l’étape de vérification qui la sous-tend n’est pas documentée publiquement. Nous n’allons pas la deviner.

Deux notes d’actualité sur ces montants fédéraux : la page des frais porte l’estampille du 6 mai 2025 tandis que la page du rapport annuel porte celle du 20 avril 2026 ; les montants de 200 $ et de 12 $ concordent sur les deux, et l’estampille plus ancienne est signalée plutôt que passée sous silence.

Les cinq choses que les registres ne publient pas

Ces lacunes constituent le contenu le plus important de cette section sur le plan opérationnel, car chacune est une question à laquelle un fondateur doit avoir répondu avant d’arrêter une date de dépôt — et aucun des quatre grands registres n’y répond sur la page qui impose l’exigence.

# La question sans réponse Où se situe la lacune
1 Si la vérification d’identité fédérale d’ISDE peut être complétée depuis l’extérieur du Canada Corporations Canada dit la vérification obligatoire sans jamais énumérer les options ou documents acceptés [86]
2 Si un non-résident peut obtenir l’identifiant exigé pour Corporate Online de la C.-B. Aucune page de gov.bc.ca du parcours de constitution ne nomme l’identifiant requis ; bceid.ca a renvoyé une erreur d’application lors de la consultation [29]
3 Si un non-résident peut ouvrir un compte Ontario.ca / ServiceOntario L’Ontario dit le compte requis mais ne publie aucune règle d’admissibilité [112]
4 Si l’étape albertaine obligatoire de la « pièce d’identité valide » en personne chez un agent de registre peut être satisfaite à distance alberta.ca ne l’aborde pas [30]
5 Si l’un des quatre registres accepte une carte de crédit émise à l’étranger Aucune page de paiement n’énonce de règle sur la nationalité de l’émetteur, dans un sens ou dans l’autre

Le point 5 est celui qui arrête le plus souvent un dépôt le jour même. Le Québec est le seul des quatre à publier quelque chose d’approchant : le paiement exige une carte de crédit, et « les cartes de crédit dites crédit/débit ne sont pas acceptées pour les paiements en ligne », le paiement étant dû dans les 10 jours suivant la transmission d’une demande [119]. Cette même page envisage de payer « si vous n’êtes pas authentifié (ou si vous n’avez pas de code d’utilisateur clicSÉQUR – Entreprises…) », soit l’énoncé le plus clair, parmi les quatre, qu’un compte authentifié n’est pas une condition préalable pour transiger.

La bonne réponse aux cinq est la même : demandez au registre, par écrit, avant de vous engager sur une date, un territoire ou un conseiller. Chacun répond par téléphone ou par courriel ; aucun ne répond sur sa page.

Les frais de dépôt sont détaillés par territoire dans les guides provinciaux, car ils évoluent indépendamment et chaque registre publie son propre tarif. Pour se repérer : la constitution fédérale coûte 200 $ en ligne avec une déclaration annuelle de 12 $ [23], l’Ontario 300 $ [25], la Colombie-Britannique 350 $ [29], le Québec 397 $ [33], et l’Alberta un tarif gouvernemental de 291,75 $ plus des frais d’agent non plafonnés [31]. Notez que la page des tarifs fédéraux porte une date de mise à jour plus ancienne que les pages qui la citent.

Immatriculer une société étrangère plutôt que constituer

Province Délai Agent local, et quoi d’autre
Ontario Permis avant d’exercer une activité ; déclaration initiale dans les 60 jours Oui — « an individual … who is resident in Ontario or a corporation having its head office or registered office in Ontario as its agent for service ». « No extra-provincial corporation within class 3 shall carry on any of its business in Ontario without a licence » ; 330 $ [26]
Colombie-Britannique « within 2 months after the foreign entity begins to carry on business in British Columbia » Oui, sauf si la charte place le siège en C.-B. — « an individual who is resident in British Columbia, or … a company ». Preuve d’existence de la juridiction d’origine, datée de moins d’un an [28]
Alberta « before or within 30 days after it commences carrying on business in Alberta » Oui — un agent substitut doit être « an individual who is a resident of Alberta ». Copie certifiée de la charte, avec traduction notariée si elle n’est pas en anglais [6]
Québec 60 jours suivant le début de l’activité [32] Oui lorsqu’il n’y a ni domicile ni établissement au Québec — « doit déclarer au registre des entreprises un fondé de pouvoir qui la représente au Québec… même si celle-ci déclare une adresse de domicile élu ». Une version française d’un nom non français ; 397 $ [34]

Notez la présomption québécoise si vous achetez une adresse : posséder une adresse au Québec, y avoir un établissement, une case postale ou une ligne téléphonique, ou y accomplir un acte à des fins lucratives, comptent tous comme indices d’une activité exercée au Québec. Un service d’adresse est pertinent pour l’analyse d’immatriculation, non un moyen de l’éviter.

Trois autres points déterminent si une immatriculation étrangère aboutit.

L’Ontario applique une interdiction de nom sans équivalent ailleurs. Aucun permis ne sera délivré « à une société étrangère dont le nom est identique à une dénomination sociale déjà utilisée en Ontario », et lorsqu’un tel nom n’est plus utilisé, seulement après dix ans [116]. Le même avis exige un certificat de statut du territoire de constitution, un rapport NUANS à biais ontarien, et des champs d’adresse où « une case postale n’est pas acceptable ». Une société étrangère peut, si sa charte le permet, s’identifier en Ontario sous un autre nom [26].

Le Québec applique un critère de concordance avec votre registre d’origine. Le Registraire exige que l’entreprise soit déjà publiée au registre d’une autre autorité, que les nom, adresse du domicile et date de constitution déclarés au Québec concordent avec ce registre, et que l’entreprise n’ait pas été dissoute — et il « se réserve le droit d’immatriculer ou de refuser l’immatriculation d’une entreprise si l’une de ces conditions n’est pas respectée » [132]. Conciliez les deux registres avant de déposer, et non après un refus. L’exigence de fondé de pouvoir s’applique « même si l’entreprise déclare une adresse de domicile élu », et la seule exception publiée vise les entrepreneurs en construction établis en Ontario en vertu de l’entente Québec–Ontario.

La présomption britanno-colombienne est la plus large au pays, et la publicité la déclenche. Une entité étrangère est réputée exploiter une entreprise en C.-B. si son nom figure dans un annuaire téléphonique britanno-colombien donnant une adresse ou un numéro de téléphone en C.-B., ou si son nom « paraît ou est annoncé dans une publicité où figure une adresse ou un numéro de téléphone en Colombie-Britannique », en plus des motifs ordinaires d’agent, d’entrepôt ou de bureau [28]. Publier un numéro de téléphone britanno-colombien sur un site Web peut suffire. À l’inverse, l’Ontario ne considère expressément pas qu’une société y exploite une entreprise « du seul fait qu’elle » prend des commandes ou vend des biens ou services « par des voyageurs de commerce ou au moyen de publicité ou de correspondance » [26]. La même activité de commercialisation peut franchir la ligne dans une province et pas dans une autre.

Identifiants, transparence et dossier bancaire

Il n’y a pas de numéro d’assurance sociale pour vous

Service Canada décrit le NAS comme l’identifiant nécessaire « pour travailler au Canada ou avoir accès aux programmes et prestations du gouvernement » [84], et le conditionne à l’autorisation de travail : un résident temporaire doit fournir « votre permis de travail, permis d’études ou fiche de visiteur valide d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) qui vous autorise à travailler » [48]. Les NAS délivrés aux résidents temporaires commencent par 9 et expirent avec le permis sous-jacent.

Un propriétaire non-résident sans autorisation de travail d’IRCC n’a donc aucune voie d’accès. C’est un statut à déclarer, non un problème à résoudre, et les systèmes qui comptent sont bâtis pour cela : aucune source officielle n’exige d’un administrateur qu’il détienne un NAS — la liste des conditions se limite à l’âge, à la capacité, au fait d’être une personne physique et à ne pas être en faillite [3] — et l’ARC exploite un canal distinct de numéro d’entreprise précisément pour les demandeurs qui n’en ont pas, décrit ci-dessous. Là où l’absence mord, c’est au comptoir bancaire, car le NAS est l’un des ancrages d’identité les plus commodes dont dispose une institution canadienne ; voir ouvrir un compte sans NAS.

Un piège mérite d’être nommé, car il produit une réponse fausse qui a l’air juste. La page de l’ARC sur l’inscription des résidents note qu’un particulier détenant un NAS temporaire commençant par 9 doit utiliser l’Inscription en direct des entreprises comme propriétaire unique, mais que « les administrateurs, les associés et les fiduciaires ne peuvent pas utiliser l’IDE et doivent s’inscrire en envoyant un formulaire par la poste à l’ARC » [45]. Une personne qui détient bel et bien un NAS temporaire et présume que la voie en ligne lui est ouverte en tant qu’administrateur sera refoulée.

La voie du numéro d’entreprise qui existe pour vous

L’Inscription en direct des entreprises ne fonctionnera pas. L’ARC énumère parmi ce qui ne peut y être fait : « Inscrire une entreprise canadienne dont tous les propriétaires sont des non-résidents » [45]. Les fondateurs y perdent régulièrement une semaine avant de trouver la porte qu’ils devaient emprunter.

La bonne voie est le formulaire d’inscription des entreprises non-résidentes, qui s’applique lorsque « votre entreprise est constituée en société à l’extérieur du Canada ; votre entreprise est située à l’extérieur du Canada ; votre NAS commence par 0 ; vous n’avez pas de NAS » [46]. Notez le « ou » enfoui dans cette liste : une société constituée au Canada dont les propriétaires n’ont pas de NAS est admissible par le dernier volet, de sorte que le canal des non-résidents n’est pas réservé aux entreprises constituées à l’étranger.

Compte Suffixe À quoi il sert
Numéro d’entreprise — L’identifiant à neuf chiffres de l’ARC ; un seul par entreprise, à vie
Impôt sur le revenu des sociétés RC La T2
TPS/TVH RT Inscription, déclarations et versements de la taxe de vente
Retenues sur la paie RP Retenues à la source pour les employés au Canada
Déclarations de renseignements RZ Certaines déclarations de renseignements
Importations-exportations RM Comptes douaniers lorsque des marchandises franchissent la frontière

La même page confirme que le formulaire des non-résidents peut ouvrir le NE en même temps que les comptes RT, RP, RZ, RC, RU et PT en une seule opération [46]. La solution de rechange, lorsque le formulaire en ligne ne peut pas être utilisé, est le formulaire RC1 par la poste à Inscription et garanties des non-résidents, Centre fiscal de l’Atlantique, 275, chemin Pope, Summerside (Î.-P.-É.) C1N 6A2, ou par télécopieur au 1-519-971-2011. Une note de nomenclature évite la confusion avec les documents plus anciens : les pages actuelles de l’ARC nomment le Centre fiscal de l’Atlantique et le Centre fiscal de Sudbury ; le « Bureau des services fiscaux internationaux » qui apparaît partout dans les conseils antérieurs à 2020 n’est plus l’appellation en vigueur.

Le dépôt de garantie de TPS/TVH dont personne ne parle

C’est le poste de trésorerie non budgété le plus important d’un lancement depuis l’étranger, et presque rien de ce qui est écrit à l’intention des fondateurs n’en fait mention.

S’inscrire à la TPS/TVH sans établissement stable au Canada exige généralement un dépôt de garantie. Le guide de l’ARC énonce : « En général, si vous n’avez pas d’établissement stable au Canada, ou si vous effectuez des fournitures au Canada uniquement par l’entremise de l’établissement fixe d’une autre personne, et que vous demandez à être inscrit à la TPS/TVH, vous devez fournir à l’ARC un dépôt de garantie » [47].

Élément Montant publié
Dépôt initial 50 % de votre taxe nette estimative pour la période de douze mois
Maximum 1 million de dollars
Minimum 5 000 $
Exception Fournitures taxables annuelles d’au plus 100 000 $ et taxe nette entre 3 000 $ à verser et 3 000 $ à rembourser
Seuil de petit fournisseur (fournitures taxables mondiales) 30 000 $

Trois réserves que le guide impose lui-même. Il en est à la révision 23 et renvoie les lecteurs au centre fiscal pour les exigences de garantie à jour : traitez donc chaque montant ci-dessus comme une base à confirmer plutôt qu’un devis. Il insiste sur le fait qu’exploiter une entreprise au Canada aux fins de la TPS/TVH et aux fins de l’impôt sur le revenu sont deux critères différents, tranchés séparément sur des faits différents — une société peut être à l’intérieur de l’un et à l’extérieur de l’autre. Et une entreprise physiquement située au Québec traite avec Revenu Québec plutôt qu’avec l’ARC pour la TPS/TVH, ce qui change d’interlocuteur pour un fondateur dont l’empreinte canadienne est une adresse montréalaise. Les régimes de taxe de vente eux-mêmes — TVH, TPS plus une taxe de vente provinciale, TPS plus TVQ, ou TPS seule — varient selon la province et sont comparés dans TVH, TPS+TVP ou TVQ.

Deux conséquences de planification. D’abord, le dépôt interagit avec la question de l’établissement stable d’une manière défavorable au fondateur : c’est l’absence d’établissement canadien qui déclenche le dépôt, de sorte que la structure la plus légère est celle qui doit immobiliser des liquidités. Ensuite, l’exception est assez étroite pour qu’une entreprise prévoyant plus de 100 000 $ de fournitures taxables canadiennes ne puisse pas s’y fier, ce qui est le cas de la plupart des entreprises qui valent la peine d’être constituées.

Les particuliers ayant un contrôle important

Depuis le 22 janvier 2024, toutes les sociétés par actions régies par la Loi canadienne sur les sociétés par actions doivent déposer des renseignements sur la propriété effective auprès de Corporations Canada [92]. Pour une société détenue par des étrangers, c’est le dépôt qui inscrit un nom et, par défaut, une adresse domiciliaire dans une base de données canadienne publique — il mérite donc plus que les deux paragraphes qu’on lui consacre habituellement.

Qui est visé. L’article 2.1 de la Loi définit le particulier ayant un contrôle important comme celui qui détient un nombre important d’actions à titre de détenteur inscrit, de propriétaire véritable, ou par contrôle ou direction directe ou indirecte ; ou qui exerce « une influence directe ou indirecte dont l’exercice aurait pour résultat le contrôle de fait » [87]. Le paragraphe 2.1(3) fixe le seuil à « 25 % ou plus des droits de vote » ou à des actions « équivalant à 25 % ou plus de l’ensemble des actions en circulation de la société selon leur juste valeur marchande ». Deux critères de 25 % distincts, et une troisième voie sans aucun pourcentage — le contrôle de fait, qui vise la personne pouvant diriger la société sans en détenir beaucoup, ce qui, pour une société fondée à l’étranger, désigne souvent le fondateur derrière une structure d’actionnariat de complaisance.

Un piège fédéral qui joue à l’inverse de la règle fiscale. Le paragraphe 2.1(2) n’agrège que les participations détenues conjointement et celles détenues en vertu d’une entente prévoyant d’agir de concert, et aucune circonstance n’a été prescrite en vertu de l’al. 2.1(1)c) [87]. Il n’existe aucune agrégation des personnes liées dans la LCSA. Des membres d’une même famille détenant 10 % chacun ne forment pas pour autant un seul PACI à 30 % au fédéral, alors que certains régimes provinciaux de transparence agrègent les personnes liées et donneraient la réponse contraire sur les mêmes faits. Notez l’asymétrie avec le critère de la SPCC examiné plus haut, qui, lui, agrège toutes les participations non-résidentes en une seule personne théorique : la même structure d’actionnariat peut être fragmentée aux fins de la transparence et consolidée aux fins de l’impôt. Aucun des deux résultats ne prédit l’autre.

Ce que le registre doit contenir, et où il doit se trouver. L’article 21.1 exige que le registre consigne, pour chaque PACI, le nom, la date de naissance, l’adresse résidentielle, l’adresse aux fins de signification si elle est fournie, la citoyenneté, les territoires de résidence fiscale, les dates auxquelles la personne l’est devenue et a cessé de l’être, une description de la manière dont le contrôle s’exerce, et « une description de chacune des mesures prises » pour identifier les PACI [88]. Le dernier élément est une trace de diligence, non un champ de données : une société qui n’a jamais cherché ne peut pas y satisfaire en n’ayant rien trouvé. Le registre est conservé au siège social « ou en tout autre lieu au Canada désigné par les administrateurs » — une société détenue par des étrangers doit donc prévoir une garde canadienne — et la contravention est passible d’une amende pouvant atteindre 100 000 $.

Les adresses domiciliaires sont publiques par défaut. C’est le point le plus souvent rapporté à tort. Le paragraphe 21.303(1) rend publics le nom du PACI, « son adresse aux fins de signification, si elle a été fournie à la société », et « son adresse résidentielle, si son adresse aux fins de signification n’a pas été fournie à la société » [89]. La page de dépôt de Corporations Canada énumère les champs publiés : nom légal complet, dates auxquelles la personne est devenue et a cessé d’être un PACI, description du contrôle important, et « adresse résidentielle (sera rendue publique si aucune adresse aux fins de signification n’est fournie) » ; la date de naissance, la citoyenneté et les territoires de résidence fiscale ne sont pas publiés, et les forces de l’ordre ainsi que CANAFE y ont accès quoi qu’il en soit [49].

La confidentialité est ici une option positive, et cette option est une adresse, non une demande. Fournir une adresse aux fins de signification est le mécanisme. Demander que des renseignements soient soustraits à la publication est une voie bien plus étroite : les personnes de moins de 18 ans sont soustraites automatiquement et publiées à leur majorité en vertu du par. 21.303(2), et autrement, « compte tenu de cette possibilité, les demandes fondées uniquement sur le fait que la mise à la disposition du public de l’adresse résidentielle présente ou présenterait une menace sérieuse pour le PACI seront généralement refusées » [91]. Les demandes devraient être présentées 30 jours avant le dépôt visé. Un fondateur à l’étranger qui ne souhaite pas voir une adresse domiciliaire étrangère dans une base de données canadienne interrogeable doit choisir l’adresse aux fins de signification avant le premier dépôt, et non après en avoir découvert le résultat.

Les délais s’empilent. Deux horloges courent l’une après l’autre plutôt qu’en parallèle : le par. 21.1(3) exige que la société consigne un changement au registre « dans les 15 jours suivant le moment où elle en prend connaissance », et l’al. 21.21(1)b) exige le dépôt « dans les 15 jours suivant la date de la consignation » [90].

Déclencheur Délai
Constitution Avec la constitution, ou dans les 30 jours d’un certificat de fusion ou de prorogation
Changement au contrôle important Consigner au registre dans les 15 jours de la prise de connaissance ; puis déposer dans les 15 jours de la consignation
Chaque année Avec le rapport annuel, dans les 60 jours de la date anniversaire [24]

Les sanctions vont du refus d’un certificat de conformité à la dissolution administrative en passant par des amendes atteignant 100 000 $ [90]. Une limite de recherche mérite d’être connue, car elle joue dans les deux sens sur la confidentialité : « Vous ne pouvez pas effectuer une recherche à l’aide du nom d’un PACI » — la base publique se consulte par société, non par personne [92].

Il n’existe aucune règle particulière pour un administrateur ou un PACI vivant à l’étranger. Nous en avons cherché une. Aucune page de Corporations Canada n’énonce de règle propre à un administrateur ou à un PACI résidant à l’étranger : une adresse résidentielle étrangère est acceptable et publiée comme n’importe quelle autre, l’option de l’adresse aux fins de signification est le même mécanisme offert aux résidents, et l’adresse d’un administrateur « ne peut pas être une case postale », qu’il vive à Ottawa ou à Osaka [93]. Les changements d’administrateurs doivent être déposés dans les 15 jours [93], et Corporations Canada confirme qu’un administrateur peut donner « soit une adresse résidentielle, soit une adresse aux fins de signification… Une adresse aux fins de signification peut être l’adresse résidentielle de l’administrateur ou une adresse d’affaires » [85]. Le siège social et le registre des PACI doivent se trouver au Canada, peu importe où vit qui que ce soit.

L’identification CANAFE d’un propriétaire étranger

C’est la section la plus susceptible de décider si le plan fonctionne, et c’est presque toujours la dernière lue. Les banques n’appliquent ni les règles du registre ni celles de l’ARC ; elles appliquent le régime canadien de lutte contre le blanchiment, et ce régime pose des questions plus difficiles à une société détenue par des étrangers qu’à une société nationale.

Retracer la propriété jusqu’à des personnes physiques

Les bénéficiaires effectifs sont « les personnes physiques qui détiennent ou contrôlent, directement ou indirectement, au moins 25 % d’une société ou d’une entité autre qu’une société », et CANAFE est explicite : ils « ne peuvent pas être d’autres sociétés, fiducies ou entités. Il doit s’agir des personnes physiques qui sont les propriétaires ou les contrôleurs de l’entité » [50]. Les directives ajoutent qu’« il pourrait être nécessaire de fouiller plusieurs couches de renseignements pour confirmer qui sont les bénéficiaires effectifs ».

Pour un fondateur à l’étranger, c’est là qu’une structure de portefeuille bien rangée devient coûteuse. Une société canadienne détenue par une société de portefeuille singapourienne détenue par une fiducie familiale n’a pas « une société de portefeuille singapourienne » comme bénéficiaire effectif : l’entité déclarante doit remonter jusqu’aux personnes physiques, et elle doit obtenir « dans tous les cas, des renseignements établissant la propriété, le contrôle et la structure de l’entité », ainsi que les noms de tous les administrateurs sans aucun seuil, et les noms et adresses des personnes détenant ou contrôlant 25 % ou plus des actions [95]. « Tous les administrateurs, sans seuil » mérite qu’on s’y arrête : le critère de 25 % vise les propriétaires, non le conseil.

Obtenir le renseignement ne suffit pas. L’entité déclarante doit en confirmer l’exactitude, et CANAFE précise que « ces mesures raisonnables ne peuvent pas être les mêmes que celles que vous avez utilisées pour obtenir les renseignements » [50]. Une déclaration signée par le client ne peut pas être vérifiée au moyen de cette même déclaration. Lorsque la propriété effective ne peut pas être établie du tout, l’entité déclarante doit « prendre des mesures raisonnables pour vérifier l’identité du premier dirigeant de l’entité ou de la personne qui exerce cette fonction » et traiter le client avec les mesures spéciales réservées au risque élevé. Cette solution de repli n’est pas une commodité : c’est la consignation formelle du fait que la chaîne de propriété n’a pas été établie, et elle suit le dossier.

Vérifier l’identité d’une personne qui n’est pas au Canada

Le régime des méthodes est l’endroit où un fondateur à distance se heurte le plus souvent à un mur. Une pièce d’identité avec photo délivrée par un gouvernement peut être « délivrée par un gouvernement étranger si elle est équivalente à un document canadien », mais les documents municipaux — canadiens ou étrangers — ne sont pas acceptables [51]. La méthode peut servir lorsque la personne n’est pas physiquement présente, mais seulement si l’entité déclarante dispose d’« un processus en place pour authentifier le document d’identification avec photo délivré par le gouvernement », et CANAFE énonce expressément qu’« il ne suffit pas de voir uniquement une personne et son document d’identification avec photo délivré par le gouvernement au moyen d’une vidéoconférence ou d’un autre type d’application virtuelle ».

Méthode Accessibilité pour un fondateur à l’étranger
Pièce d’identité avec photo délivrée par un gouvernement Accessible — un passeport étranger équivalent à un document canadien est admissible — mais l’usage à distance exige un processus d’authentification du document, et un appel vidéo seul est expressément insuffisant
Dossier de crédit Pratiquement inaccessible. Le dossier doit provenir « d’une agence d’évaluation du crédit canadienne (les dossiers de crédit d’agences étrangères ne sont pas acceptables) » et exister depuis au moins trois ans
Double processus Deux sources fiables différentes ; les médias sociaux sont exclus ; la personne elle-même et l’entité déclarante sont exclues comme sources
Agent ou mandataire Permis en vertu d’une entente écrite conclue avant le recours à l’agent, la responsabilité demeurant celle de l’entité déclarante

Deux conséquences en découlent directement. D’abord, la méthode du dossier de crédit — la plus rapide pour un client national — est fermée à quiconque n’a pas trois ans d’historique de crédit canadien, soit tout nouvel arrivant véritable. Ensuite, le plan de « l’appel vidéo » que les fondateurs tiennent pour acquis est celui que CANAFE désigne comme insuffisant à lui seul ; ce qui rend la vérification à distance possible, c’est la technologie d’authentification derrière l’appel, laquelle appartient au système de l’institution et non aux documents du fondateur. Voilà pourquoi la réponse à « puis-je ouvrir le compte depuis l’étranger ? » est une question sur l’infrastructure d’intégration de la banque, et non sur les papiers du fondateur. Commencez par la recherche sur l’ouverture depuis l’étranger et le parcours pour non-résidents.

La banque consulte désormais le registre, et vous signale s’il diverge

Depuis le 1er octobre 2025, les entités déclarantes doivent consulter la base de données de Corporations Canada pour vérifier si les sociétés régies par la LCSA qu’elles ont évaluées comme présentant un risque élevé correspondent au dossier, et « s’il existe un écart important entre les renseignements sur la propriété effective et les particuliers ayant un contrôle important inscrits dans la base de données, vous devez … déclarer l’écart à Corporations Canada dans les 30 jours » [50]. Corporations Canada tient la page correspondante pour recevoir ces déclarations [94].

L’effet pratique est nouveau et sous-estimé : votre dépôt fédéral sur les PACI et le dossier de propriété effective de votre banque sont désormais activement rapprochés par la banque, et une divergence est déclarable plutôt que simplement gênante. Une structure d’actionnariat modifiée sans dépôt, un PACI consigné au mauvais pourcentage ou une adresse périmée ne sont plus un manquement administratif privé. Mettez le registre à jour dans les 15 jours, déposez dans les 15 jours suivants, et informez la banque — dans cet ordre.

Les services bancaires depuis l’étranger

Rien de ce qui précède n’ouvre un compte. Les banques canadiennes décident indépendamment, et aucune règle n’oblige l’une d’elles à accepter une société détenue par des non-résidents. Commencez par la recherche sur l’ouverture depuis l’étranger, le parcours pour non-résidents, et les guides pour RBC, TD, BMO, Scotiabank, CIBC et Desjardins. Si votre société est fédérale, la situation de la société fédérale couvre le dossier de documents.

L’habitude la plus utile : demandez de quel champ la banque parle — siège social, adresse postale, adresse municipale, adresse d’exploitation ou nom commercial — et quel document elle accepte pour ce champ. Une voie en ligne publiée décrit la façon dont une conversation peut commencer, non une approbation.

Les voies d’immigration rattachées à une entreprise

Détenir une société canadienne ne vous permet pas de travailler au Canada. Cette section est directe parce que le paysage a changé substantiellement en décembre 2025, et parce que l’essentiel de ce qui est publié sur l’immigration d’affaires au Canada décrit un programme qui n’accepte plus de demandes.

Le tableau honnête des statuts

Chaque ligne ci-dessous donne le statut tel que publié par l’autorité responsable à la date de vérification, citation à l’appui. Rien n’est marqué « disponible » au motif que ce l’était l’an dernier.

Voie Ce qu’elle procure Statut à la date de vérification Source
Visa fédéral pour démarrage d’entreprise Résidence permanente En pause. Réception close le 31 décembre 2025 sauf pour les titulaires d’un certificat d’engagement de 2025, dont la fenêtre s’est refermée le 30 juin 2026. « Le programme est fermé à toutes les autres demandes » [52], [53]
Permis de travail facultatif du VDE Autorisation de travail temporaire pendant le traitement de la demande de RP Fermé aux nouvelles demandes depuis le 19 décembre 2025 ; prolongations seulement, pour les titulaires déjà au Canada [53]
Programme fédéral des travailleurs autonomes Résidence permanente En pause « jusqu’à nouvel ordre » [53], [99]
« Nouveau projet pilote de visa pour démarrage d’entreprise à fort impact » Inconnu Nommé dans la planification ministérielle, sans critères, mécanisme de réception ni date de lancement publiés [53]
C11 — propriétaires d’entreprise ne cherchant qu’une résidence temporaire Un permis de travail, normalement d’au plus 18 mois Ouvert, selon ses propres critères, dont le contrôle d’au moins 51 % de l’entreprise [54]
C60 — candidats d’affaires provinciaux et travailleurs autonomes du Québec Un permis de travail pour les demandeurs ayant une intention de résidence permanente sous un volet d’affaires provincial ou québécois Ouvert, mais dérivé : il présuppose une demande provinciale ou québécoise active [54]
C61 / C62 / C63 — mutations à l’intérieur d’une société Permis de travail de 1, 7 et 5 ans respectivement Ouvert, mais fermé à la première implantation étrangère d’un fondateur et aux entreprises sans locaux commerciaux physiques [55]
EIMT propriétaire-exploitant Historiquement, une voie vers un permis de travail pour un propriétaire d’entreprise Absente de toutes les pages de programme actuelles consultées. La date d’élimination du 1er avril 2021, communément répétée, n’a pas pu être vérifiée auprès d’une source officielle subsistante Voir « La catégorie EIMT propriétaire-exploitant » ci-dessous
Visiteur commercial Entrée sans permis de travail, pour de véritables activités d’affaires Ouvert, selon un critère strict qu’un fondateur exploitant sa propre société canadienne échoue structurellement [56], [58]
Volets entrepreneurs des candidats des provinces Une désignation provinciale menant à la résidence permanente Variable selon la province — un fermé, plusieurs ouverts, quatre invérifiables. Voir le tableau ci-dessous [59] et suivantes
Programmes d’affaires du Québec Un certificat de sélection du Québec menant à la résidence permanente Les trois sont ouverts, contre une cible 2026 de 100 à 200 certificats [61], [62]

La forme de ce tableau est le constat. Les voies fédérales vers la résidence permanente bâties spécifiquement pour les entrepreneurs sont toutes en pause. Ce qui demeure ouvert, ce sont des permis de travail temporaires assortis de critères qui écartent la plupart des primo-fondateurs, ainsi que des volets provinciaux et québécois fonctionnant à très faible volume. Un plan d’affaires qui dépend de la relocalisation du fondateur devrait traiter cette relocalisation comme un projet indépendant assorti d’une probabilité réelle d’échec, et non comme une étape en aval.

Le Visa pour démarrage d’entreprise est fermé

La page du programme d’IRCC porte « Statut : en pause ». Pour présenter une demande, il fallait « avoir un certificat d’engagement valide de 2025 » et « présenter une demande d’ici le 30 juin 2026 », et « le programme est fermé à toutes les autres demandes » [52].

Cette échéance est passée. À la date de vérification de cette page, aucune nouvelle demande de visa pour démarrage d’entreprise ne peut être présentée par qui que ce soit. L’avis de décembre 2025 a cessé la réception des nouvelles demandes à 23 h 59 le 31 décembre 2025 sauf pour les titulaires d’un certificat d’engagement de 2025, a mis fin aux nouvelles demandes de permis de travail facultatif du VDE le 19 décembre 2025, et a prolongé la pause du Programme fédéral des travailleurs autonomes « jusqu’à nouvel ordre » [53]. Un remplacement est nommé dans la planification ministérielle comme un « nouveau projet pilote de visa pour démarrage d’entreprise à fort impact », sans critères, mécanisme de réception ni date de lancement publiés. N’élaborez aucun calendrier autour de lui.

La réception avait déjà été plafonnée en avril 2024 à « au plus 10 entreprises en démarrage par organisme désigné » par année, avec traitement prioritaire des entreprises soutenues par du capital canadien ou par un incubateur membre du Réseau des technologies du Canada [100]. Le programme n’a par ailleurs jamais visé le Québec : la catégorie « démarrage d’entreprise » du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés exige que les demandeurs « aient l’intention de résider dans une province autre que le Québec » [97].

Les exigences de fond sont consignées ici parce qu’elles constituent la meilleure indication disponible de ce à quoi pourrait ressembler un projet pilote successeur, et non parce qu’elles sont actionnables aujourd’hui. Chaque demandeur devait détenir « 10 % ou plus de l’ensemble des droits de vote » ; les demandeurs et l’organisme désigné devaient ensemble détenir « plus de 50 % de l’ensemble des droits de vote » ; le niveau 5 des Niveaux de compétence linguistique canadiens était exigé dans les quatre habiletés ; et des fonds d’établissement de 15 263 $ étaient exigés d’un demandeur seul [96]. Un détail structurel mérite d’être retenu : les seuils de 10 % et de plus de 50 % sont fixés par exigence ministérielle en vertu du par. 98.06(3) du RIPR, avec obligation de publication au par. 98.06(6), et étaient donc modifiables sans modifier le règlement [97]. Un projet pilote successeur pourrait arriver avec des chiffres différents et sans processus législatif.

Un permis de travail pour un propriétaire : la catégorie C11

Lorsqu’un propriétaire a véritablement besoin d’être au Canada temporairement, les instructions d’IRCC visent les « propriétaires d’entreprise ne cherchant qu’une résidence temporaire ». La catégorie repose sur l’al. 205a) du RIPR, qui permet un permis de travail lorsque le travail « permettrait de créer ou de conserver des débouchés ou des avantages sociaux, culturels ou économiques importants pour les citoyens canadiens ou les résidents permanents » [98]. C’est le critère auquel la demande doit réellement satisfaire — un avantage important pour le Canada, non pour le demandeur.

La délivrance « ne devrait être envisagée que lorsque le demandeur contrôle au moins 51 % de l’entreprise en cause » ; en deçà de ce seuil, la personne est traitée comme un employé et pourrait avoir besoin d’une étude d’impact sur le marché du travail. « La période de travail au Canada ne dépasserait normalement pas 18 mois », et « les ressortissants étrangers ne peuvent pas résider en permanence au Canada du simple fait qu’ils sont propriétaires d’entreprise ». IRCC met aussi en garde contre l’usage de ce pouvoir « par simple commodité ou de toute autre manière qui minerait ou tenterait de contourner le critère du marché du travail », et note que pour les propriétaires d’entreprise, « le ressortissant étranger est à la fois l’employeur et l’employé. Il doit satisfaire aux exigences des deux rôles » [54].

Une mise en garde sur le seuil de 51 %. IRCC publie les deux positions sur cette même page d’instructions : la délivrance « should be considered only when the applicant controls at least 51% of the business in question », et, là où la page explique comment l’avantage important est évalué, que la demande est examinée « regardless of what percentage of the business in Canada is owned ». Traitez le seuil comme l’instruction opérante et la tension comme une raison de consulter, non comme une question tranchée. [54]

Trois points que les fondateurs manquent. D’abord, C11 ne vise que la résidence temporaire, et les demandeurs ayant une intention de résidence permanente sont dirigés ailleurs — vers C60 pour les candidats d’affaires provinciaux, territoriaux ou québécois, ou vers A77 pour la catégorie « démarrage d’entreprise » [54]. Déclarer une intention de s’établir en permanence dans une demande C11 ne renforce pas la demande ; c’est la mauvaise demande. Ensuite, la mention « à la fois l’employeur et l’employé » signifie que le dossier doit satisfaire les deux versants : l’entreprise doit être assez réelle pour être un employeur, et la personne doit être qualifiée pour le poste. Enfin, le seuil de contrôle de 51 % interagit mal avec les analyses SPCC et PACI ci-dessus : le niveau de participation qui rend le permis de travail accessible est confortablement supérieur au niveau qui écarte le statut de SPCC et déclenche le dépôt PACI. Aucun pourcentage d’actions n’optimise les trois à la fois.

L’ancien titre de la catégorie — « Avantage important — Entrepreneurs/candidats travailleurs autonomes » — est périmé et circule encore largement. Si une source l’appelle ainsi, elle n’a pas été vérifiée depuis la refonte des instructions.

La mutation à l’intérieur d’une société : C61, C62 et C63

Le code souvent cité comme C12 est périmé. Les mutations relèvent désormais de C61 (établissement d’une nouvelle entreprise canadienne, maximum d’un an), C62 (cadres supérieurs et gestionnaires, séjour total n’excédant pas sept ans) et C63 (connaissances spécialisées, n’excédant pas cinq ans), et la personne mutée doit avoir un an d’emploi continu à temps plein dans un poste semblable à l’étranger au cours des trois années précédentes, non cumulé à temps partiel [55]. Deux limites comptent énormément ici et sont habituellement omises des résumés commerciaux.

Les propriétaires majoritaires sont exclus de la catégorie de démarrage. « Les ressortissants étrangers ou les membres de leur famille immédiate qui détiennent une participation majoritaire dans l’entreprise étrangère et qui cherchent à entrer au Canada pour démarrer une nouvelle entreprise ne sont pas admissibles à titre de personnes mutées à moins de pouvoir démontrer que leur entreprise satisfait aux exigences d’une multinationale » — une multinationale ayant des activités génératrices de revenus dans au moins un pays autre que son pays d’origine. Et « une entreprise à l’extérieur du Canada ne peut pas devenir une multinationale en utilisant la catégorie du permis de travail pour personnes mutées afin d’établir sa première entreprise étrangère au Canada ». Cette voie vise les multinationales existantes, non la première implantation d’un fondateur.

Les locaux sont évalués, et les adresses postales échouent. « Les activités d’entreprise sans locaux commerciaux physiques (c’est-à-dire les entreprises exploitées depuis un lieu non commercial ou résidentiel, ou les entreprises virtuelles utilisant une adresse postale dans des lieux commerciaux comme des centres commerciaux) ne sont pas admissibles à muter des personnes au Canada. » L’entité canadienne doit « faire des affaires de façon régulière et systématique », ce qui « ne comprend pas la simple présence ou l’établissement d’un mandataire ou d’un bureau au Canada » — formulation qui écarte la structure vers laquelle un fondateur à l’étranger se tourne le plus naturellement.

Pour les espaces de travail partagés en particulier, les instructions énumèrent les critères qu’un agent apprécie [55] :

Critère Ce à quoi cela ressemble en pratique
Réceptionniste partagé Une personne qui répond au nom de l’entreprise à l’adresse
Nom de l’entreprise au répertoire de l’immeuble Une inscription physique, non une étiquette de boîte aux lettres
Ligne téléphonique directe répondue par le personnel de l’entreprise Non un numéro de renvoi
Adresse publiée sur le site Web de l’entreprise La même adresse que l’entreprise annonce publiquement
Un espace dédié où des employés travaillent et où des clients sont reçus Un espace occupé, non théorique
Un permis d’exploitation Détenu par l’entreprise pour ce lieu
Accessible au public Quelqu’un peut s’y présenter et trouver l’entreprise

Lisez cette liste honnêtement. Elle décrit une entreprise qui occupe véritablement des locaux et y a du personnel. Un abonnement fournissant une adresse postale et des réservations de salles occasionnelles n’y satisfait pas, et présenter l’un comme l’autre est exactement le schéma que l’exclusion vise à capter. Un bureau dédié où du personnel travaille réellement est une autre affaire — mais alors les locaux sont réels, ce qui est précisément le point.

Une incohérence interne à connaître. La même page d’instructions, à la même date, énonce à la fois que C61 a un « maximum d’un an. Aucune prolongation n’est offerte sous ce code de dispense » et, dans sa section sur les prolongations, qu’une période additionnelle de six mois peut être accordée pour des retards indépendants de la volonté du demandeur. Cette page suit la règle énoncée — un an, sans prolongation — et signale la tension plutôt que de la résoudre, car seul IRCC le peut.

La catégorie EIMT propriétaire-exploitant

Le volet de l’étude d’impact sur le marché du travail pour propriétaire-exploitant ne figure nulle part dans les pages actuelles du Programme des travailleurs étrangers temporaires, et sa page dédiée renvoie une erreur. On rapporte largement qu’il a été éliminé le 1er avril 2021, mais nous n’avons pu vérifier ni cette date ni l’élimination elle-même auprès d’aucune source officielle subsistante. Douze pages fédérales actuelles ont été vérifiées et aucune ne mentionne la catégorie — une absence, non une annonce. Traitez la catégorie comme indisponible en pratique et planifiez autour de C11, mais ne répétez pas la date de 2021 comme un fait.

Les visiteurs commerciaux

Les séjours brefs sont la seule chose qui fonctionne clairement sans permis. Un visiteur commercial exerce des activités commerciales internationales « sans intégrer directement le marché du travail canadien », mais le critère est strict : la personne ne se qualifie « que si a) la source principale de sa rémunération pour les activités commerciales se situe à l’extérieur du Canada ; et b) le lieu principal de son entreprise et le lieu où ses profits sont réalisés se situent principalement à l’extérieur du Canada » [56]. IRCC décrit des séjours « de quelques jours ou de quelques semaines », jusqu’à six mois [58]. Assister à une réunion du conseil, négocier un contrat ou se rendre à un rendez-vous bancaire peut relever de cette catégorie. Exploiter votre société canadienne depuis le Canada, non.

Sur l’affirmation centrale, nous sommes explicites quant à notre raisonnement. Aucune page d’IRCC n’énonce en toutes lettres que détenir une société canadienne ne confère aucun droit de travailler au Canada ; nous en avons cherché une. La conclusion découle de trois sources réunies : « il est interdit à l’étranger de travailler ou d’étudier au Canada sans y être autorisé aux termes de la présente loi » [57] ; le critère du visiteur commercial exige que les profits soient réalisés principalement à l’extérieur du Canada, ce à quoi une personne dont l’entreprise est la société canadienne échoue structurellement ; et le remède d’IRCC pour un propriétaire qui veut travailler est un permis de travail assorti de ses propres critères. C11 existe précisément parce que la propriété seule ne suffit pas.

L’immigration d’affaires provinciale

Les volets entrepreneurs se sont contractés fortement, et la cause est documentée plutôt que déduite. L’avis supplémentaire des niveaux d’immigration d’IRCC pour 2024-2026 fixait une cible de 120 000 candidats des provinces pour 2025 [101] ; l’avis pour 2025-2027 l’a fixée à 55 000 [102]. Une province dont toute l’enveloppe de désignation a été plus que réduite de moitié ne protège pas d’abord un volet entrepreneurs à faible volume.

Programme Statut, tel que publié Source
Ontario Fermé. « Le POCI change. Le nouveau volet Priorité à la main-d’œuvre de l’Ontario est maintenant lancé, et tous les autres volets sont désormais fermés » [59]
Colombie-Britannique Entrepreneur Immigration Ouvert. « L’inscription au volet de base est ouverte à tout entrepreneur intéressé qui satisfait aux critères du volet » ; le volet régional exige une recommandation communautaire [60]
Nouvelle-Écosse Entrepreneur Ouvert, sur invitation seulement. « La demande au volet se fait sur invitation seulement » [103]
Terre-Neuve-et-Labrador International Entrepreneur Ouvert. « Le système de déclaration d’intérêt est actuellement ouvert » [104]
Territoires du Nord-Ouest volet Affaires Ouvert, premier arrivé premier servi. « Les volets Francophone et Affaires ne fonctionnent pas selon le système de déclaration d’intérêt et continuent d’évaluer les demandes selon le principe du premier arrivé, premier servi » [105]
Alberta (volets entrepreneurs de l’AAIP) Semble ouvert — déduit. Les pages des volets rural, diplômés et agricole ne portent aucun avis de fermeture, mais aucune mention affirmative d’ouverture non plus [106]
Nouveau-Brunswick Immigration d’affaires Semble ouvert — déduit. Le volet s’appelle désormais Immigration d’affaires plutôt qu’« Entrepreneurial » [107]
Saskatchewan, Manitoba, Île-du-Prince-Édouard, Yukon Non vérifié. Les quatre domaines gouvernementaux ont renvoyé un code HTTP 403 ou un mur anti-robot à chaque requête automatisée ; les blocages de la Saskatchewan et du Yukon ont été reconfirmés indépendamment. Consultez la page du programme directement dans un navigateur —

Deux mises en garde pour lire ce tableau. « Semble ouvert » est déduit de l’absence d’avis de fermeture, ce qui est une preuve plus faible qu’un énoncé affirmatif, et cela est signalé délibérément. Et « non vérifié » signifie exactement cela — non pas « fermé ». Quatre provinces n’ont pas pu être vérifiées depuis cet environnement de recherche, et la réponse honnête est de le dire plutôt que de remplir les cases.

Le Québec

Le Québec exerce sa propre sélection en vertu de son entente avec le Canada : « Le Québec a conclu une entente particulière en matière d’immigration avec le gouvernement du Canada. Cela signifie que vous devez présenter une demande au Québec avant de demander la résidence permanente » [111]. C’est cette structure en deux étapes qui explique que des pauses fédérales et des ouvertures québécoises puissent coexister, et pourquoi on les confond constamment.

Contrairement à ce qu’on rapporte largement, les trois programmes d’affaires du Québec sont ouverts :

Programme Statut Source
Programme des entrepreneurs, trois volets — Entreprise innovante, Démarrage d’entreprise, Repreneuriat Ouvert. Chaque volet énonce « Vous pouvez présenter une demande en tout temps. Il n’y a pas de nombre maximal de demandes à recevoir » [61]
Programme des investisseurs Ouvert. « Vous pouvez présenter une demande en tout temps. Il n’y a pas de nombre maximal de demandes à recevoir » [108]
Programme des travailleurs autonomes Ouvert, avec des droits 2026 de 1 272 $ pour le demandeur principal et de 201 $ pour un époux et pour chaque enfant à charge [109]

Le programme auquel les gens pensent lorsqu’ils disent « le programme des travailleurs autonomes est suspendu » est le programme fédéral des travailleurs autonomes, dont la page d’IRCC porte « Statut : en pause » [99]. Ce sont des programmes différents administrés par des gouvernements différents. Nous avons aussi vérifié la négative directement : le registre public des décisions de gestion des demandes en vigueur du MIFI ne contient aucune décision restreignant, suspendant ou fermant la réception pour les entrepreneurs, les investisseurs ou les travailleurs autonomes [110].

Mais « ouvert » n’est pas « disponible », et c’est ce chiffre qui devrait gouverner la planification. Le plan d’immigration 2026 du Québec vise 100 à 200 certificats de sélection dans la catégorie des gens d’affaires — « Gens d’affaires : de 100 à 200 » — pour l’année entière, contre 1 113 délivrés en 2023, avec 450 à 550 admissions prévues [62]. Une réception ouverte vers une cible de cent à deux cents certificats pour une province de neuf millions d’habitants est une loterie avec une longue file d’attente, non une voie assortie d’un échéancier. Planifiez l’entreprise pour ses propres mérites et traitez le certificat comme un gain éventuel.

Trois profils de fondateurs, de bout en bout

Les règles ci-dessus sont les mêmes pour tous ; ce qui change, c’est lesquelles mordent, et dans quel ordre. Voici trois profils suivis en séquence, avec les droits, le dépôt et l’échéance rattachés à chaque étape. Chaque montant est celui que publie l’organisme qui le perçoit, cité sur place. Ce qui n’a pas pu être vérifié est nommé comme non vérifié plutôt qu’estimé. Rien de tout cela n’est un devis pour votre situation : un registre peut modifier un tarif entre la date de vérification et le jour de votre dépôt, et aucune de ces séquences n’a été testée par un dépôt réel.

Les dates ci-dessous sont calculées à partir d’un dépôt théorique le 1er octobre 2026 avec une fin d’exercice au 31 décembre, afin que les horloges de conformité tombent sur des dates réelles plutôt que d’être décrites dans l’abstrait.

Profil 1 — la fondatrice seule, à distance

Une consultante en logiciel vivant à Lisbonne, avec des clients canadiens, sans cofondateur canadien, sans intention de s’installer au Canada et sans personne au Canada pouvant agir comme administrateur. Elle veut une société canadienne pour facturer et prévoit environ 180 000 $ la première année.

La décision qui commande tout le reste est le territoire, et elle est forcée. La constitution fédérale lui est inaccessible : une société fédérale à un seul administrateur doit avoir un administrateur résident canadien, et elle n’a aucun candidat [1]. L’Alberta est inaccessible en pratique, les dépôts passant par un agent de registre en personne avec pièce d’identité valide [30]. La Saskatchewan l’obligerait à nommer un fondé de pouvoir puisqu’aucun administrateur ni dirigeant n’y réside [9]. L’Î.-P.-É. exigerait le certificat d’un avocat résident maintenant et de nouveau à chaque changement d’administrateurs [14]. Elle choisit la Colombie-Britannique, seul registre à publier une voie de dépôt qu’elle peut manifestement emprunter sans compte [117].

# Étape Coût et délai Source
1 Demande de nom par le menu sans ouverture de session, jusqu’à trois noms par ordre de préférence, réservé 56 jours 30 $ ; priorité +100 $ pour une décision en 1 à 2 jours ouvrables [124]
1b Solution de rechange : prendre une société à numéro (0123456 B.C. Ltd.) et sauter l’étape du nom 0 $ [29]
2 Obtenir un siège social et un bureau des registres en Colombie-Britannique — les deux, à un endroit « accessible au public entre 9 h et 16 h les jours ouvrables », ni l’un ni l’autre une case postale. Ils peuvent partager une adresse Entente commerciale ; non un droit gouvernemental [27], [127]
3 Signer la convention de constitution et les statuts, puis les conserver — ils ne sont pas déposés, et les originaux vont au bureau des registres — [29]
4 Déposer la demande de constitution sur Corporate Online, par carte (Visa, Visa Débit, MasterCard, Débit MasterCard ou American Express), en dollars canadiens 350 $ [118], [123]
5 Numéro d’entreprise et comptes de programme — pas par l’Inscription en direct des entreprises, qui ne peut pas « inscrire une entreprise canadienne dont tous les propriétaires sont des non-résidents ». Elle utilise le formulaire des non-résidents, admissible par le volet « vous n’avez pas de NAS », et ouvre les comptes RC et RT Gratuit [45], [46]
6 Inscription à la TPS/TVH — et c’est ici qu’arrive le dépôt de garantie, puisqu’elle n’a pas d’établissement stable au Canada et prévoit bien plus de 100 000 $ de fournitures taxables : la petite exception ne l’atteint pas 50 % de la taxe nette estimative ; minimum 5 000 $ [47]
7 TVP — elle n’a aucune présence physique, aucun agent ni employé en C.-B., et son conseil se réunit à Lisbonne : elle n’est donc pas « située en C.-B. » ; elle vend des services, non des biens détenus en stock en C.-B. À confirmer au bulletin [123]
8 Banque — l’étape sans réponse publiée. La propriété effective est simple (une personne physique à 100 %), mais la vérification d’identité ne l’est pas : la méthode du dossier de crédit exige un dossier canadien de trois ans qu’elle n’a pas, et « il ne suffit pas de voir uniquement une personne et son document d’identification avec photo … au moyen d’une vidéoconférence » Inconnu ; demandez avant de planifier [51]

Son calendrier de première année, aux dates théoriques. Constitution le 1er octobre 2026. Première année d’imposition close le 31 décembre 2026. Solde d’impôt exigible le 28 février 2027 — deux mois, non trois, puisqu’elle n’est pas une SPCC [44]. T2 due le 30 juin 2027, même si la société n’a rien fait [82]. Rapport annuel de la C.-B. dû au plus tard le 1er décembre 2027, dans les deux mois de la date anniversaire de reconnaissance, à 43,39 $ [126].

Ce que ce profil démontre. Son coût gouvernemental de première année est faible — 30 $ plus 350 $ — et ses coûts réels sont trois choses qu’aucun barème n’énumère : le dépôt de garantie de TPS/TVH, poste de trésorerie à cinq chiffres ; l’entente d’adresse en C.-B., qui doit satisfaire un critère d’accessibilité au public et non seulement recevoir du courrier ; et la banque, qui peut simplement refuser. Elle perd aussi environ 30 000 $ par année d’avantage fiscal fédéral par rapport à une société canadienne identique détenue par des Canadiens et gagnant 500 000 $, parce qu’elle ne pourra jamais être une SPCC. Et l’élément le plus dangereux est le plus discret : la récupération de son mot de passe et son avis de dissolution partent tous deux vers l’adresse postale du siège social en C.-B. [117], [126]. Si cette entente prend fin pendant qu’elle a la tête ailleurs, elle pourrait n’apprendre la nouvelle qu’en constatant que la société n’existe plus.

Profil 2 — la société mère étrangère qui constitue une filiale canadienne

Une entreprise manufacturière allemande, génératrice de revenus en Allemagne et en Autriche, ouvre une activité de vente au Canada avec deux employés à Toronto et un bureau loué. La société mère détiendra 100 % de l’entité canadienne.

Le choix de structure vient en premier, et c’en est un véritable plutôt qu’un choix forcé. Une succursale conserve une seule personne morale et expose directement la société mère ; une filiale cloisonne la responsabilité au Canada. Les deux produisent des déclarations canadiennes. La société mère a franchi la ligne interne de « l’exploitation d’une entreprise » dès qu’elle sollicite des commandes au Canada par l’entremise d’un mandataire [73], et, avec un bureau loué et deux employés, elle a aussi un établissement stable conventionnel : aucune version de ce plan n’évite l’impôt canadien. Elle constitue donc une filiale.

# Étape Coût et délai Source
1 Territoire : l’Ontario, là où se trouvent le bureau et le personnel. Aucune exigence de résidence des administrateurs depuis le 5 juillet 2021 : le conseil peut être composé des dirigeants allemands de la société mère — [4], [65]
2 Rapport NUANS à biais ontarien d’une société de recherche privée. Un rapport à biais fédéral « n’est pas acceptable », et le rapport « ne peut pas être daté de plus de 90 jours avant le dépôt » Prix non publié — produit commercial [112]
3 Siège social en Ontario — il « doit être un emplacement physique en Ontario. Une case postale seule n’est pas acceptable ». Le bureau loué de Toronto convient Couvert par le bail [112]
4 Statuts constitutifs par le Registre des entreprises de l’Ontario, exigeant une ouverture de session Ontario.ca et un compte Entreprises Ontario — ou par un intermédiaire, qui « facture des frais supplémentaires ». La capacité d’un administrateur allemand à ouvrir le compte n’est pas publiée ; la voie de l’intermédiaire existe précisément pour cela 300 $ immédiat en ligne, ou 300 $ sur une norme de 15 jours ouvrables par la poste [25], [114]
4b Récupérer la clé d’entreprise, transmise uniquement à l’adresse courriel officielle de la société lors de la constitution. Inscrivez au dossier une adresse que vous contrôlez — [113]
5 Déclaration initiale ontarienne dans les 60 jours ; changements ultérieurs dans les 15 jours 0 $ [115], [25]
6 Numéro d’entreprise et comptes RC, RT et RP par la voie des non-résidents — la filiale est constituée au Canada mais aucun propriétaire n’a de NAS Gratuit [46]
7 TVH à 13 % sur les fournitures ontariennes, selon la règle du lieu de fourniture. Comme la filiale a un établissement stable au Canada — un bureau loué et du personnel —, le déclencheur du dépôt de garantie du RC4027 ne s’applique pas à elle Inscription gratuite [47]
8 Retenues sur la paie (RP) avant la première date d’exigibilité du versement, pour les deux employés torontois Gratuit [46]
9 Registre et dépôt des PACI. La société mère est une personne morale : elle n’est donc pas le particulier ayant un contrôle important — l’analyse doit remonter aux personnes physiques derrière elle, à 25 % des droits de vote ou de la juste valeur marchande, ou au contrôle de fait Déposé avec la constitution ou dans les 30 jours [87], [90]
10 Banque. CANAFE exige que la chaîne soit retracée jusqu’à des personnes physiques — les bénéficiaires effectifs « ne peuvent pas être d’autres sociétés, fiducies ou entités » — en plus des noms de tous les administrateurs, sans seuil Délai inconnu [50], [95]

Où l’argent sort réellement. La filiale paie l’impôt canadien au taux général — 15 % au fédéral plus le taux ontarien, sans déduction pour petites entreprises puisque la société mère est non-résidente [37], [38]. Ensuite, chaque voie de sortie vers l’Allemagne est un événement de la partie XIII : les dividendes en vertu du par. 212(2), les honoraires de gestion ou d’administration facturés par la société mère en vertu de l’al. 212(1)a), les redevances sur la propriété intellectuelle de la société mère en vertu de l’al. 212(1)d), et les intérêts sur toute avance d’actionnaire, ces intérêts étant avec lien de dépendance [71]. Le taux légal est de 25 %, réduit par la convention Canada–Allemagne sur preuve recueillie au formulaire NR301, versé au plus tard le 15 du mois suivant, déclaré sur un NR4 au plus tard le 31 mars [39]. Cette page ne publie pas les taux de la convention allemande ; utilisez le calculateur de l’ARC et lisez la convention [80].

Le piège d’immigration de ce profil est précis et coûteux. La société mère voudra envoyer un gestionnaire allemand diriger l’activité canadienne, et se tournera vers la mutation à l’intérieur d’une société. Elle est admissible — mais seulement parce qu’elle est véritablement une multinationale ayant des activités génératrices de revenus en Autriche en plus de l’Allemagne. S’il s’était agi de la première implantation étrangère du groupe, C61 lui aurait été fermé : « une entreprise à l’extérieur du Canada ne peut pas devenir une multinationale en utilisant la catégorie du permis de travail pour personnes mutées afin d’établir sa première entreprise étrangère au Canada » [55]. Le bureau loué de Toronto compte ici d’une manière qu’une adresse postale n’aurait pas : les entreprises « sans locaux commerciaux physiques » ne sont pas du tout admissibles à muter des personnes.

Charge de conformité, en régime permanent : un rapport annuel ontarien dans les six mois de la fin d’exercice à 0 $, un avis de changement ontarien dans les 15 jours de tout mouvement, une T2 dans les six mois, un solde d’impôt à deux mois, des versements mensuels de la partie XIII, un NR4 chaque mars, des versements de paie sur leur propre cycle, et une revue annuelle des PACI. Sept horloges, dont cinq sur des cycles différents.

Profil 3 — le fondateur qui a l’intention d’immigrer

Un fondateur indien qui veut bâtir l’entreprise au Canada et s’y installer éventuellement avec sa famille. C’est le profil le plus mal servi par le contenu commercial, parce que la réponse honnête suppose de séquencer deux projets que la plupart des conseillers présentent comme un seul.

Commencez par ce qui est fermé. Le Visa fédéral pour démarrage d’entreprise — le programme conçu exactement pour cette personne — est en pause, et sa dernière fenêtre, réservée aux titulaires d’un certificat d’engagement valide de 2025, s’est refermée le 30 juin 2026 [52], [53]. Le Programme fédéral des travailleurs autonomes est en pause « jusqu’à nouvel ordre » [99]. Un successeur est nommé dans la planification ministérielle comme un « nouveau projet pilote de visa pour démarrage d’entreprise à fort impact », sans critères ni date. Il n’existe aujourd’hui aucune voie fédérale de résidence permanente à laquelle un entrepreneur puisse présenter une demande.

Ce qui demeure, et ce que chacune exige réellement.

Voie Ce qu’il faut Vérification de réalité
Un volet entrepreneur provincial, puis C60 Un dossier de désignation provinciale actif ; C60 est le permis de travail qui s’y rattache Les volets ontariens sont fermés [59] ; ceux de la Saskatchewan ont fermé définitivement le 27 mars 2025 [142] ; le Manitoba accepte des déclarations d’intérêt mais « les rondes d’invitation du volet Business Investor ne sont pas menées actuellement » [148] ; la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse (sur invitation), Terre-Neuve-et-Labrador et les Territoires du Nord-Ouest sont ouverts [60], [103], [104], [105]
Les programmes québécois des entrepreneurs, des investisseurs ou des travailleurs autonomes La sélection du Québec, puis la résidence permanente fédérale — un processus en deux étapes en vertu de l’Accord Canada–Québec [111] Les trois sont ouverts sans plafond de demandes [61], [108], [109] — contre une cible 2026 de 100 à 200 certificats pour toute la catégorie [62]
C11, un permis de travail temporaire Le contrôle d’au moins 51 % de l’entreprise, et une démonstration d’« avantage important » en vertu de l’al. 205a) du RIPR Expressément pas une voie pour rester. « Les ressortissants étrangers ne peuvent pas résider en permanence au Canada du simple fait qu’ils sont propriétaires d’entreprise », et la période « ne dépasserait normalement pas 18 mois » [54], [98]
Visiteur commercial De véritables activités commerciales internationales, « le lieu principal de son entreprise et le lieu où ses profits sont réalisés » demeurant principalement à l’extérieur du Canada Fonctionne pour des réunions du conseil, des négociations et un rendez-vous bancaire. Échoue dès l’instant où la société canadienne est son entreprise [56]

Le séquencement qui en découle. Puisque C11 ne vise que la résidence temporaire et que les demandeurs ayant une intention de résidence permanente sont dirigés vers C60 ou A77 [54], il ne peut pas utiliser C11 comme tremplin en déclarant l’intention qu’il a réellement. L’ordre praticable est le suivant : choisir une province dont le volet est ouvert et s’y constituer, pour que l’entreprise et le dossier de désignation pointent vers la même autorité ; développer l’entreprise jusqu’au niveau qu’exige ce volet ; présenter une demande au volet ; et prendre C60 si et quand la province l’appuie. L’entreprise vient d’abord non pas parce qu’elle aide mécaniquement la demande, mais parce que les volets encore ouverts veulent tous une entreprise réelle.

Et la conséquence fiscale d’un mauvais ordre est permanente. S’il se constitue au Canada maintenant, la société est résidente fiscale canadienne pour toujours, et aucune règle décisive d’une convention ne renversera cela [35], [36]. Si le projet d’immigration échoue ensuite — ce qui, avec 100 à 200 certificats québécois par année et quatre volets provinciaux fermés ou en pause, est un résultat réaliste —, il se retrouve propriétaire d’une société résidente canadienne imposée sur son revenu mondial au taux général, produisant une T2 chaque année, avec un impôt de départ s’il tente de la déplacer. Constituez parce que la société canadienne se justifie par elle-même, ou attendez. Ne constituez pas comme étape d’un plan d’immigration dont l’étape suivante n’existe pas actuellement.

Une chose s’améliore avec le temps dans ce profil : s’il devient éventuellement résident permanent résidant ordinairement au Canada, il devient un résident canadien au sens de la LCSA, la constitution fédérale s’ouvre, et — s’il contrôle alors la société — celle-ci peut devenir une SPCC. Ces trois éléments découlent du statut, non de la structure corporative, ce qui est tout le propos de cette page.

Choisir un territoire comme non-résident

La comparaison complète se trouve dans Ontario, Colombie-Britannique, Alberta et Québec pour les non-résidents, et la question fédérale dans constitution fédérale ou provinciale.

Guides dédiés aux non-résidents : Ontario, Colombie-Britannique, Alberta, Québec. Chaque guide provincial comporte aussi une section pour les non-résidents : Ontario, Colombie-Britannique, Alberta, Québec, Saskatchewan, Manitoba, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut. Les taxes de vente sont un axe distinct : TVH, TPS+TVP et TVQ.

L’entretien depuis l’étranger

La conformité est l’endroit où les structures depuis l’étranger échouent, et elles échouent pour une raison structurelle plutôt que par négligence : les obligations relèvent de quatre organismes sans lien entre eux — un registraire des sociétés, l’ARC, un registre de transparence et une banque — sur quatre horloges sans lien entre elles, dont aucune ne vous rappelle à l’ordre et dont plusieurs envoient leur rappel à une adresse canadienne que vous ne consultez pas personnellement.

La première année, étape par étape

Calculée aux mêmes dates théoriques que les profils ci-dessus : constitution le 1er octobre 2026, fin d’exercice le 31 décembre.

Échéance Ce qui est dû Conséquence d’un manquement
À la constitution Renseignements fédéraux sur les PACI déposés avec la constitution, ou dans les 30 jours d’un certificat de fusion ou de prorogation [90] Refus d’un certificat de conformité ; dissolution administrative ; amendes jusqu’à 100 000 $
Dans les 15 jours de tout changement Changements d’administrateurs, changements de siège social ; le registre des PACI mis à jour dans les 15 jours de la prise de connaissance, puis le dépôt des PACI dans les 15 jours de cette consignation [88], [93] Les deux horloges courent l’une après l’autre, non en parallèle
Dans les 60 jours de la constitution (Ontario) Déclaration initiale ontarienne, 0 $ [115] Amendes jusqu’à 2 000 $ pour un particulier, 25 000 $ pour une personne morale
Dans les 60 jours du début d’activité ailleurs Immatriculation extraprovinciale dans chaque province où vous exercez — Québec 60 jours, Alberta 30 jours, C.-B. 2 mois En Ontario, incapacité de poursuivre sur vos propres contrats [26]
Avant le premier paiement à l’étranger Un processus de partie XIII, et la documentation NR301/NR302/NR303 étayant tout taux conventionnel [39] La société est redevable de l’impôt non retenu, plus 10 %
28 février 2027 Solde d’impôt des sociétés — deux mois après la fin de l’année, jamais trois [44] Intérêts à compter de la date d’exigibilité
31 mars 2027 Déclaration et feuillets NR4 pour l’année civile 2026 [39] Pénalités sur la déclaration de renseignements
30 juin 2027 T2 — six mois après la fin de l’année, même si la société était inactive ou réclame une exonération conventionnelle [82], [41] Pénalités pour production tardive ; une exonération conventionnelle n’excuse pas la déclaration
Selon la règle d’anniversaire propre au registre Le rapport annuel — fédéral dans les 60 jours de l’anniversaire à 12 $ [24] ; C.-B. dans les 2 mois à 43,39 $ ; Ontario dans les 6 mois de la fin d’exercice à 0 $ ; déclaration de mise à jour annuelle du Québec dans les 6 mois de la fin d’exercice, les droits annuels d’immatriculation de 106 $ étant dus à 2 mois [136] Radiation, puis dissolution

Le régime permanent, et le piège qu’il recèle

Cycle Obligation
Mensuel, au plus tard le 15 Versement de la partie XIII pour tout montant payé ou crédité à un non-résident le mois précédent
Mensuel ou trimestriel Versements de paie si vous avez des employés au Canada ; déclarations de TPS/TVH selon la période de déclaration attribuée
Annuel, au plus tard le 31 mars Déclaration et feuillets NR4
Annuel, à l’anniversaire de constitution Rapport annuel du registre, dans chaque autorité où vous êtes immatriculé — d’origine et extraprovinciale
Annuel, à la fin d’exercice T2 à six mois, solde à deux mois ; déclaration provinciale là où la province administre la sienne (AT1 de l’Alberta, CO-17 du Québec)
Annuel Revue des PACI ou des bénéficiaires ultimes ; le Québec l’exige séparément du dépôt fédéral et selon un critère différent
À chaque changement Registre, ARC et dossiers bancaires — chacun selon sa propre échéance ; et renouvelez les nominations d’agent, de fondé de pouvoir, de mandataire et de siège social avant qu’elles ne prennent fin

Le piège est la dernière ligne, et elle mérite d’être nommée clairement. Votre siège social, votre agent, votre fondé de pouvoir ou votre mandataire est une entente commerciale qui peut prendre fin. Lorsque cela arrive, le registre ne vous en informe pas — il écrit à l’adresse qui vient de cesser de fonctionner. La Colombie-Britannique envoie à l’adresse postale du siège social tant le rappel du rapport annuel que « tout avis de dissolution … si la société omet de déposer ses rapports annuels pendant deux années consécutives » [127]. Le Québec envoie par la poste le code d’accès clicSÉQUR qui commande votre dossier au registre [133]. L’Ontario envoie la clé d’entreprise à l’adresse courriel officielle de la société [113]. Un fondateur qui n’est pas physiquement au Canada est singulièrement exposé à une défaillance silencieuse ici, et le correctif ne coûte rien : inscrivez à l’agenda le renouvellement de l’entente d’adresse avant l’échéance du registre, et gardez au dossier une adresse courriel que vous contrôlez personnellement.

Modes d’échec

Chaque ligne ci-dessous est une manière réelle dont les structures depuis l’étranger se brisent, avec la disposition qui en fournit la conséquence.

Échec Pourquoi il survient Conséquence légale À faire plutôt
Se fier à une règle abrogée sur les administrateurs Quatre territoires ont abrogé la leur entre 2021 et 2023 ; la Colombie-Britannique n’en a jamais eu. La plupart des textes publiés sont antérieurs aux changements Aucune directement — mais le plan repose sur un fait qui est faux, souvent doublé d’un avis payé Lisez l’article actuel, non un vieil article [64], [66]
Trouver « resident Canadian » dans une loi et présumer qu’une règle survit L’Alberta, l’Î.-P.-É., Terre-Neuve-et-Labrador et les T.N.-O. conservent la définition uniquement pour les dispositions sur les actions à détention restreinte ; celle de l’Ontario est entièrement orpheline, son abrogation adoptée mais jamais proclamée Aucune — mais des fondateurs abandonnent sur cette mélecture des territoires viables Vérifiez quel article emploie la définition, non si elle existe
Présumer qu’aucune règle sur les administrateurs signifie aucun Canadien requis L’Alberta, la Saskatchewan, la Nouvelle-Écosse et l’Î.-P.-É. ont substitué des exigences d’agent, d’agent reconnu ou d’avocat Alberta : agent aux fins de signification obligatoire pour chaque société, art. 20.1 [6]. Nouvelle-Écosse : amende pour défaut d’agent reconnu, et 50 $ par jour d’exploitation sans certificat en vigueur [12] Vérifiez l’obligation de remplacement avant de choisir
Choisir un territoire avant de vérifier le canal de dépôt Les registres publient les droits bien en vue et les règles d’accès à peine L’Alberta ne peut pas être déposée à distance ; le Yukon et les T.N.-O. exigent de l’encre humide ; l’Ontario, la C.-B. et le registre fédéral exigent chacun un compte Confirmez le canal d’abord, les droits ensuite [30], [168]
Constituer pour « tester le marché » Le coût de constitution paraît faible La résidence canadienne réputée est permanente ; la règle décisive tranche en faveur de l’État de constitution ; partir coûte un impôt de départ de 25 % [35], [36] Arrêtez la structure avant de déposer
Diriger depuis le Canada le conseil d’une société constituée à l’étranger Personne ne voit la table de cuisine d’un cofondateur comme une salle du conseil La gestion centrale et le contrôle peuvent rendre une société étrangère résidente canadienne ; ce qui compte est « le lieu où ils sont effectivement exercés » [36] Décidez, documentez et tenez les réunions du conseil délibérément
Répartir les actions entre non-résidents pour conserver le statut de SPCC Cela ressemble à un critère de contrôle, alors la fragmentation paraît une solution L’al. 125(7)b) agrège toute participation non-résidente en une seule personne hypothétique. Trois fondateurs à un tiers chacun échouent tout comme un seul détenant le tout [70] Modélisez l’impôt au taux général dès le premier budget
Accueillir un investissement étranger en cours d’année et garder le taux réduit La déduction semble devoir se proratiser Le par. 125(1) exige le statut de SPCC « tout au long de l’année d’imposition ». Onze mois conformes perdent l’année entière [70] Positionnez la ronde par rapport à la fin d’exercice délibérément
Verser un dividende sans retenue Le bénéficiaire est le contribuable, alors l’obligation paraît la sienne Le par. 215(1) la met sur le payeur « nonobstant toute convention ou loi à l’effet contraire » ; le payeur est redevable même s’il ne peut pas récupérer, plus une pénalité de 10 % [72], [39] Bâtissez le processus de partie XIII avant la première distribution
Créditer un dividende à un compte d’avance en croyant qu’aucune horloge n’a démarré Aucun argent n’a bougé La partie XIII mord sur les montants « payés ou crédités » ; le versement est dû au plus tard le 15 du mois suivant [39] Traitez une écriture comptable comme une date de paiement
Retenir au taux conventionnel sans documentation Le taux est public, il paraît donc s’appliquer de lui-même Les avantages conventionnels exigent une preuve de propriété effective, de résidence et d’admissibilité sur les formulaires NR301, NR302 ou NR303 [39] Recueillez le formulaire avant le paiement, non lors d’une vérification
Sauter la T2 parce qu’une convention exonère les profits L’impôt est nul, la déclaration paraît inutile L’exigence « s’applique même si les profits ou les gains réalisés sont réputés … exonérés de l’impôt canadien en raison des dispositions d’une convention fiscale » [41] Produisez, et réclamez l’exonération à l’annexe 91
Ne prévoir aucune trésorerie pour l’inscription à la TPS/TVH Aucun guide destiné aux fondateurs n’en parle Sans établissement stable au Canada, un dépôt de garantie de 50 % de la taxe nette estimative s’applique, minimum 5 000 $, maximum 1 million de dollars [47] Budgétez-le avant d’arrêter une date de lancement
Tenter d’utiliser l’Inscription en direct des entreprises C’est la porte d’entrée évidente Elle ne peut pas « inscrire une entreprise canadienne dont tous les propriétaires sont des non-résidents », et les administrateurs ne peuvent pas l’utiliser même avec un NAS temporaire [45] Utilisez le formulaire des non-résidents, ou le formulaire RC1 [46]
Présumer qu’un dépôt PACI garde une adresse domiciliaire privée La confidentialité paraît être la règle par défaut L’adresse résidentielle « sera rendue publique si aucune adresse aux fins de signification n’est fournie », et les demandes fondées uniquement sur une menace pour la personne « seront généralement refusées » [49], [91] Choisissez l’adresse aux fins de signification avant le premier dépôt
Laisser le dépôt PACI diverger du dossier bancaire La paperasse d’actionnariat bouge plus lentement que 15 jours Depuis le 1er octobre 2025, une entité déclarante doit comparer les deux et déclarer un écart important à Corporations Canada dans les 30 jours [50], [94] Mettez à jour le registre, puis le dépôt, puis la banque — dans cet ordre
Recopier un dépôt fédéral PACI dans une déclaration québécoise de bénéficiaires ultimes Cela ressemble à la même divulgation Le Québec applique son propre critère, ses champs déclarés sont consultables publiquement, et le Registraire « ne peut pas interpréter les obligations pour les adapter à la situation particulière d’une entreprise » [135] Faites l’analyse québécoise séparément
Perdre silencieusement l’entente de siège social ou d’agent C’est une relation fournisseur, non un dépôt Les avis de dissolution, la récupération de mot de passe et les codes d’accès partent tous vers cette adresse ; deux rapports annuels manqués consécutifs dissolvent une société de la C.-B. [126] Inscrivez le renouvellement à l’agenda avant l’échéance du registre
Annoncer un numéro de téléphone britanno-colombien sans s’immatriculer Cela se lit comme du marketing, non comme une présence La C.-B. répute une entité étrangère exploiter une entreprise si son nom « paraît ou est annoncé dans une publicité où figure une adresse ou un numéro de téléphone en Colombie-Britannique » [28] Vérifiez la présomption de chaque province que vous démarchez
Planifier autour du Visa pour démarrage d’entreprise C’est le programme que décrit chaque article commercial Il est en pause ; la dernière fenêtre s’est refermée le 30 juin 2026 ; le successeur n’a ni critères ni date [52] Traitez l’immigration comme un projet distinct et incertain
Utiliser la mutation pour une première implantation étrangère On la présente comme le permis d’expansion standard « Une entreprise à l’extérieur du Canada ne peut pas devenir une multinationale en utilisant la catégorie du permis de travail pour personnes mutées afin d’établir sa première entreprise étrangère au Canada », et les propriétaires majoritaires sont exclus [55] N’utilisez la mutation que si vous êtes déjà une multinationale
Utiliser une adresse postale comme locaux pour une mutation L’adresse est réelle, elle paraît donc suffisante IRCC exclut les « entreprises virtuelles utilisant une adresse postale », et exige des affaires « de façon régulière et systématique », ce qui « ne comprend pas la simple présence ou l’établissement d’un mandataire ou d’un bureau au Canada » [55] Satisfaites véritablement aux critères de locaux physiques, ou n’utilisez pas la mutation
Déclarer une intention de résidence permanente dans une demande C11 C’est la réponse honnête à une question que C11 ne pose pas C11 ne vise que la résidence temporaire ; les demandeurs ayant une intention de RP sont dirigés vers C60 ou A77 [54] Présentez la demande sur la voie qui correspond à votre intention

Glossaire

Le vocabulaire est aussi souvent l’obstacle que les règles, parce que quatre systèmes réemploient les mêmes mots pour des choses différentes.

Terme Ce qu’il signifie ici
Adresse aux fins de signification Adresse à laquelle un administrateur ou un particulier ayant un contrôle important accepte les documents juridiques, publiée à la place de son adresse résidentielle. Le seul mécanisme fédéral fiable de confidentialité, et il faut le demander [89]
Agent aux fins de signification / fondé de pouvoir / mandataire / agent reconnu Personne ou firme désignée résidant dans le territoire, à qui les actes de procédure peuvent être signifiés pour la société. Exigé en Alberta de chaque société, en Saskatchewan lorsqu’aucun administrateur ni dirigeant n’y réside, en Nouvelle-Écosse des sociétés immatriculées, et ailleurs généralement des seules sociétés de l’extérieur [6], [9], [12]
Bénéficiaire ultime Le concept québécois de transparence. Seuils de 25 % semblables à ceux du PACI fédéral, mais analyse distincte, transparence jusqu’aux personnes physiques, et champs consultables publiquement [135]
Bureau des registres Une seconde adresse statutaire, exigée en Colombie-Britannique à côté du siège social, où les registres de la société peuvent être consultés [27]
clicSÉQUR Le service d’authentification du Québec. clicSÉQUR Express exige le NEQ et un code d’accès de huit caractères posté à l’adresse québécoise de l’entreprise, jamais demandé [133]
Clé d’entreprise Le code ontarien à neuf chiffres propre à chaque société, transmis uniquement à l’adresse courriel officielle, et mécanisme par lequel un intermédiaire est autorisé à agir [113]
Date d’exigibilité du solde Le moment où l’impôt des sociétés doit être payé. Deux mois après la fin de l’année pour une société contrôlée par des non-résidents ; le délai de trois mois est réservé aux SPCC [44]
Dépôt de garantie (TPS/TVH) Les liquidités qu’un inscrit sans établissement stable au Canada doit fournir : 50 % de la taxe nette estimative, minimum 5 000 $, maximum 1 million de dollars [47]
Établissement stable Au moins quatre définitions différentes — conventionnelle, règl. 400(2) pour la répartition provinciale, règl. 8201 pour des dispositions déterminées, et un critère TPS/TVH. Non interchangeables, et seule la deuxième contient une présomption de siège social [43], [78]
Exploiter une entreprise au Canada Deux lignes différentes. Celle du droit interne est basse : solliciter des commandes par un mandataire suffit [73]. Celle des conventions est plus haute et exige un établissement stable. Franchir la première crée une obligation de déclaration ; franchir la seconde, une obligation d’impôt
Gestion centrale et contrôle Le critère de résidence de common law, distinct de la présomption légale. Elle se situe habituellement là où le conseil se réunit réellement — « non … selon les statuts constitutifs, mais bien le lieu où ils sont effectivement exercés » [36]
Immatriculation extraprovinciale ou extraterritoriale Immatriculer une société d’une autorité pour exercer une activité dans une autre. Exigée dans chaque province où vous exercez, selon la présomption propre à cette province
Impôt de la partie XIII La retenue de 25 % sur les dividendes, loyers, redevances, honoraires de gestion et intérêts avec lien de dépendance ou participatifs versés à un non-résident. Obligation du payeur, réductible par convention [71]
Impôt de succursale (partie XIV) Une charge de 25 % sur les bénéfices canadiens non réinvestis d’une société non-résidente, réductible par convention — l’équivalent, pour la succursale, de la retenue sur dividendes [40]
NEQ Le numéro d’entreprise du Québec, à dix chiffres, et la moitié de l’identifiant clicSÉQUR Express
NR4 La déclaration de renseignements visant les montants payés ou crédités à des non-résidents et l’impôt de la partie XIII retenu. Due le 31 mars pour l’année civile précédente [39]
NR301 / NR302 / NR303 Les déclarations qu’un contribuable non-résident, une société de personnes ou une entité hybride signe pour étayer un taux de retenue réduit par convention [39]
NUANS Un produit privé de recherche de noms, biaisé par territoire. L’Ontario exige un rapport à biais ontarien de moins de 90 jours et n’accepte pas un rapport à biais fédéral ; les prix ne sont publiés nulle part [112]
Numéro d’entreprise (NE) L’identifiant à neuf chiffres de l’ARC. Un seul par entreprise, à vie, auquel se rattachent les comptes de programme [46]
PACI Particulier ayant un contrôle important — 25 % ou plus des droits de vote, ou des actions selon la juste valeur marchande, ou le contrôle de fait. Doit être une personne physique [87]
Rapport annuel Un dépôt de droit corporatif auprès d’un registraire confirmant que la société existe toujours et que ses renseignements sont à jour. Ce n’est pas une déclaration fiscale, elle n’est pas produite auprès de l’ARC, et elle suit une horloge différente [24]
Résidence réputée Al. 250(4)a) de la LIR : une société constituée au Canada après le 26 avril 1965 réside au Canada tout au long de l’année. Permanent, et non renversé par une règle décisive conventionnelle [35]
Résident canadien La catégorie de la LCSA pour le ratio de 25 % des administrateurs : citoyenneté ou résidence permanente plus résidence ordinaire. Un ressortissant étranger vivant à Toronto avec un permis de travail n’en est pas un. Le « resident of Canada » plus souple du Manitoba n’exige que la résidence ordinaire [2], [10]
Siège social L’adresse statutaire dans le territoire où les documents sont signifiés et les registres conservés. Jamais une case postale, et elle doit être dans la bonne province — d’où le fait qu’une adresse montréalaise sert une société fédérale ou québécoise et aucune autre [20], [22]
SPCC Société privée sous contrôle canadien. Un critère de contrôle, non de lieu de constitution. Le contrôle non-résident l’écarte, et le critère agrège toutes les participations non-résidentes en une seule personne hypothétique [70]

Liste de vérification

  • La structure est choisie : société canadienne, société étrangère immatriculée, ou ni l’une ni l’autre.
  • Le territoire est choisi en fonction du tableau de résidence des administrateurs et de ses obligations de remplacement.
  • Au fédéral, un administrateur résidant canadien est identifié et la définition a été vérifiée.
  • Un siège social existe dans la bonne province, n’est pas une case postale et est autorisé par écrit.
  • Le cas échéant, un bureau des registres, un agent aux fins de signification, un fondé de pouvoir ou un mandataire est nommé et résident au bon endroit, et le registre a confirmé si vous pouvez déposer depuis l’étranger.
  • La position fiscale est modélisée au taux général, non au taux des petites entreprises.
  • Un processus de la partie XIII existe avant tout paiement à un non-résident, et le numéro d’entreprise, les comptes de programme et tout dépôt de garantie de TPS/TVH passent par la voie des non-résidents.
  • L’analyse des PCI atteint les personnes physiques à travers chaque palier, et les adresses aux fins de signification sont arrêtées.
  • La banque a nommé le champ d’adresse exact et le document exact qu’elle accepte.
  • L’immigration est un projet distinct, et un seul calendrier de conformité couvre le registre, la fiscalité, la transparence et les renouvellements d’agents.

Ce que 2727 peut et ne peut pas soutenir

2727 Coworking est un espace de cotravail dans Griffintown, à Montréal. Un service d’adresse d’affaires fournit l’adresse, la gestion du courrier et l’accès à l’espace de travail prévus à son contrat, et rien de plus.

Ce que l’adresse peut être. Une adresse montréalaise peut servir de siège social à une société fédérale dont les statuts désignent le Québec, et de siège d’une société québécoise, puisque les deux exigent une adresse au Québec. Elle peut être une adresse postale ou de correspondance pour quiconque.

Ce qu’elle ne peut pas être. Elle n’est pas un siège social pour une société de toute autre province ou territoire — Ontario, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, Yukon, Territoires du Nord-Ouest ou Nunavut. Chaque loi exige que le siège social soit dans ce territoire ; aucune adresse montréalaise ne les satisfait et aucun forfait n’y change quoi que ce soit.

Ce que 2727 ne fait pas. Il n’agit pas comme votre agent aux fins de signification, fondé de pouvoir ou mandataire — ce sont des désignations légales d’une personne ou d’un cabinet résidant dans la province concernée. Il ne fournit pas d’administrateur résidant canadien, ne rend pas une société SPCC, ne change pas sa résidence fiscale, ne crée ni n’empêche un établissement stable, n’émet pas de factures de services publics ou de taxes foncières, et ne confère aucun statut d’immigration.

Deux limites honnêtes. D’abord, la question de savoir si une adresse postale ou de siège social crée à elle seule un établissement stable conventionnel n’est tranchée par aucune source officielle que nous avons trouvée, et nous ne prétendrons pas le contraire dans un sens ou dans l’autre. Ensuite, IRCC exclut expressément les « entreprises virtuelles utilisant une adresse postale » des mutations à l’intérieur d’une société, et applique les critères de cotravail cités plus haut. Un abonnement à un poste de travail ou à un bureau peut aider à établir certains de ces faits si vous l’utilisez réellement ainsi ; un forfait de courrier seul, non — et présenter l’un comme l’autre est précisément le mode d’échec que IRCC cherche à dépister.

Nous n’affirmons jamais qu’un registre, une banque, l’ARC ou IRCC accepte une adresse 2727. Demandez à l’organisme destinataire de quel champ il s’agit et quel document il accepte, puis choisissez un forfait seulement si le service réel correspond à cet usage.

Méthode de recherche et limites

Cette page a été recherchée et vérifiée le 6 septembre 2026. La découverte a utilisé la recherche et la récupération Exa ; chaque affirmation retenue a ensuite été confrontée à une source officielle réellement consultée — la loi ou le règlement sur le site officiel de la législation, les pages propres au registre, l’Agence du revenu du Canada, le ministère des Finances, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, Service Canada, les gouvernements provinciaux et territoriaux, et CANAFE. Les pages de cabinets d’avocats, de comptables et de services de constitution n’ont servi qu’à repérer une règle, jamais à l’appuyer.

Des contraintes d’accès ont façonné le sourçage. CanLII a renvoyé un défi anti-robot à chaque requête, de sorte qu’aucune affirmation ici ne repose sur lui ; chaque loi est citée d’après la codification officielle de son assemblée législative ou de son gouvernement, une source plus forte. Le site e-Laws de l’Ontario ne renvoie qu’une coquille aux requêtes simples et le site législatif du Québec rejette les requêtes non issues d’un navigateur : les deux ont été obtenus autrement. Quatre sites provinciaux d’immigration ont entièrement bloqué l’accès automatisé, et ces lignes sont marquées comme non vérifiées plutôt que devinées. Lorsqu’une adresse française vérifiée n’a pu être établie pour une page fédérale, l’adresse anglaise est citée telle qu’elle a été consultée, plutôt que d’en construire une par déduction.

Quatre éléments n’ont pu être vérifiés et sont présentés comme tels dans le corps du texte plutôt que lissés : si une adresse postale ou de siège social crée à elle seule un établissement stable conventionnel ; l’élimination de la catégorie EIMT propriétaire-exploitant et sa date de 2021 largement répétée ; la mise à jour des codifications du Yukon et du Nunavut ; et le statut des volets pour entrepreneurs de la Saskatchewan, du Manitoba, de l’Île-du-Prince-Édouard et du Yukon. Par ailleurs, aucune source officielle n’énonce que détenir une société canadienne ne confère aucun droit de travailler au Canada — cette conclusion est construite à partir de trois dispositions citées, et le corps du texte le dit.

Cinq éléments n’ont pas pu être vérifiés et sont présentés comme tels dans le corps du texte plutôt que lissés : si une adresse postale ou de siège social seule crée un établissement stable conventionnel ; l’élimination de la catégorie EIMT propriétaire-exploitant et la date de 2021 largement répétée ; l’actualité des codifications du Yukon et du Nunavut ; le statut de quatre volets provinciaux d’entrepreneurs dont les sites ont bloqué l’accès automatisé ; et les diverses questions de registre énumérées à les cinq choses que les registres ne publient pas, principalement celle de savoir si une personne hors du Canada peut obtenir le compte qu’exige chaque portail. Par ailleurs, aucune source officielle n’énonce que détenir une société canadienne ne confère aucun droit de travailler au Canada — cette conclusion est construite à partir de trois dispositions citées, et le texte le dit.

Deux réserves d’actualité méritent d’être répétées ici parce qu’elles touchent des sections entières. La ligne d’actualité de la codification du Yukon est un espace réservé de gabarit non rempli qui porte « is current to: currency date » ; le seul repère fiable est sa liste de modifications, qui court jusqu’à L.Y. 2020, ch. 10. Et la codification du Nunavut porte « (Current to: February 1, 2015) », le registre publiant son propre avertissement nommant cinq lois modificatives ultérieures — L.Nun. 2017, ch. 22, art. 1 ; 2021, ch. 19, art. 90 ; 2023, ch. 17, art. 2 ; 2025, ch. 14, art. 10 ; 2025, ch. 15, art. 1 — qui n’ont pas pu être obtenues [69]. Le fond des deux lignes sur la résidence des administrateurs est de haute confiance ; l’actualité des deux ne l’est pas, et aucune de ces lignes ne devrait être invoquée sans vérifier les lois modificatives.

Cette passe d’approfondissement s’est en outre appuyée sur les quatre guides provinciaux dédiés aux non-résidents et sur les treize guides provinciaux et territoriaux publiés avec cette page dans la même grappe, chacun ayant vérifié la mécanique de registre, les droits, les régimes d’agent et les canaux de dépôt de sa propre autorité auprès des sources de cette autorité les 6 ou 7 septembre 2026. Lorsque cette page énonce un droit, une échéance ou une règle de dépôt provinciale, elle cite la même URL officielle que ce guide, et les sections par territoire renvoient au traitement complet. Les faits consignés comme non vérifiés dans un guide voisin le demeurent ici ; aucun n’a été rehaussé par simple répétition. Rien ici n’a été éprouvé par un dépôt : aucune constitution, immatriculation, ouverture de compte fiscal, demande bancaire, vérification d’identité ni demande d’immigration n’a été soumise. Les frais et les délais changent, parfois sans que la page soit redatée. Ce contenu est du matériel éducatif de planification, et non un avis juridique, fiscal, comptable, en immigration ou en services bancaires ; un avocat en droit des sociétés, un fiscaliste transfrontalier et un consultant réglementé en immigration répondent à des parties différentes de la question.

Foire aux questions

Un non-résident peut-il détenir 100 % d’une société canadienne ?

Aucune loi examinée pour cette page n’impose de limite générale de résidence à la détention d’actions, sous réserve des règles sectorielles dans les industries réglementées comme la radiodiffusion, les télécommunications et le transport. La contrainte qui mord porte sur les administrateurs, non sur les actionnaires, et seulement au fédéral et au Manitoba.

Ai-je besoin d’un administrateur canadien ?

Seulement au fédéral ou au Manitoba. Au fédéral, au moins 25 % des administrateurs doivent être des résidents canadiens et, s’il y en a moins de quatre, au moins un doit l’être [1]. Le Manitoba exige la même proportion selon un critère plus souple. Toutes les autres provinces et territoires n’ont aucune exigence.

Ma société canadienne paiera-t-elle le taux de 9 % des petites entreprises ?

Non si des non-résidents la contrôlent. Ce taux appartient aux sociétés privées sous contrôle canadien, et la définition exclut une société contrôlée directement ou indirectement par des personnes non-résidentes [37]. Attendez-vous au taux fédéral général de 15 % [38], plus l’impôt provincial, et à une date d’exigibilité un mois plus tôt.

Ai-je besoin d’un numéro d’assurance sociale pour constituer une société ou être administrateur ?

Aucune source officielle trouvée n’exige qu’un administrateur en détienne un ; la liste des qualités requises se limite à l’âge, la capacité, être une personne physique et ne pas être en faillite [3]. Vous ne pouvez pas obtenir de NAS sans autorisation de travail d’IRCC [48], d’où la voie distincte de l’ARC pour le numéro d’entreprise des non-résidents.

Puis-je effectuer la constitution moi-même depuis un autre pays ?

Les registres publient une voie en ligne mais, en général, ne publient pas si une personne à l’extérieur du Canada peut obtenir le compte ou compléter la vérification d’identité exigée. L’Alberta est l’exception claire en sens inverse : les dépôts passent par un agent du registre, en personne, avec une pièce d’identité valide [30]. Renseignez-vous auprès du registre avant de fixer une date de dépôt.

Détenir une société canadienne me permet-il de m’installer ou de travailler au Canada ?

Non. « Il est interdit à l’étranger de travailler ou d’étudier au Canada sans y être autorisé aux termes de la présente loi » [57], et la voie du visiteur commercial exige que les profits soient réalisés principalement hors du Canada [56]. Travailler dans votre propre société canadienne exige un permis de travail selon ses propres critères. IRCC ne le dit pas en une phrase ; la conclusion découle de ces dispositions et de l’existence du C11.

Puis-je encore demander le Visa pour démarrage d’entreprise ?

Non. La page d’IRCC indique « Statut : en pause », et le dernier délai — pour les titulaires d’un certificat d’engagement de 2025 valide — a expiré le 30 juin 2026 [52]. Un projet pilote de remplacement est nommé dans la planification ministérielle, sans critères ni date de lancement [53]. Les demandes déjà déposées continuent d’être traitées.

Les programmes québécois d’immigration d’affaires sont-ils encore ouverts ?

Oui. Les programmes des entrepreneurs, des investisseurs et des travailleurs autonomes indiquent chacun qu’on peut présenter une demande en tout temps, sans plafond [61]. Le programme en pause auquel on pense souvent est le programme fédéral des travailleurs autonomes. Notez le volume : le Québec prévoit 100 à 200 certificats de sélection dans la catégorie des gens d’affaires pour toute l’année 2026 [62].

Une adresse virtuelle ou postale posera-t-elle problème ?

Cela dépend entièrement de ce que vous prétendez qu’elle est. Comme adresse postale, elle n’a rien de remarquable. Comme siège social, elle ne fonctionne que là où l’adresse est dans la bonne province. Pour les mutations à l’intérieur d’une société, IRCC exclut expressément les « entreprises virtuelles utilisant une adresse postale » et évalue les espaces de cotravail selon des critères précis [55]. Et la question de savoir si une telle adresse crée à elle seule un établissement stable conventionnel n’est tranchée par aucune source officielle que nous avons trouvée.

Quel territoire est le plus facile pour se constituer depuis l’étranger ?

Selon la preuve publiée, la Colombie-Britannique, car c’est le seul registre qui énonce une voie qu’un non-résident peut manifestement emprunter : un ensemble défini de dépôts, dont la demande de constitution, n’exige aucune ouverture de session et se paie par carte de crédit [117]. La contrepartie est que la C.-B. exige deux bureaux dans la province, un siège social et un bureau des registres, chacun accessible au public durant les heures d’ouverture et ni l’un ni l’autre une case postale [27]. L’Alberta est la plus difficile malgré sa réputation : les dépôts passent par un agent de registre en personne, avec pièce d’identité valide [30].

Dois-je fournir un dépôt de garantie de TPS/TVH ?

En général oui, si vous vous inscrivez à la TPS/TVH sans établissement stable au Canada : 50 % de la taxe nette estimative, minimum 5 000 $, maximum 1 million de dollars. L’exception est étroite — des fournitures taxables annuelles d’au plus 100 000 $ et une taxe nette entre 3 000 $ à verser et 3 000 $ à rembourser [47]. Le guide en est à la révision 23 et renvoie au centre fiscal pour les exigences à jour : confirmez le montant avant de l’inscrire au budget. Notez la perversité : la structure la plus légère est celle qui doit immobiliser les liquidités.

Mon adresse domiciliaire sera-t-elle publiée si je détiens une société canadienne ?

Au fédéral, oui par défaut. L’adresse résidentielle d’un particulier ayant un contrôle important « sera rendue publique si aucune adresse aux fins de signification n’est fournie », tandis que la date de naissance, la citoyenneté et les territoires de résidence fiscale ne le sont pas [49]. La confidentialité s’obtient en fournissant une adresse aux fins de signification, décidée avant le premier dépôt ; les demandes fondées uniquement sur une menace pour la personne « seront généralement refusées » [91]. Le Québec publie de son côté les nom, domicile et date de naissance des bénéficiaires ultimes, selon un critère distinct [32].

Références officielles

  1. Justice Canada : Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 105
  2. Justice Canada : Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 2 (définitions)
  3. Corporations Canada : administrateurs et dirigeants
  4. Lois-en-ligne de l’Ontario : Loi sur les sociétés par actions, L.R.O. 1990, chap. B.16
  5. BC Laws : Business Corporations Act, SBC 2002, chap. 57, partie 5 (administrateurs)
  6. Imprimeur du Roi de l’Alberta : Business Corporations Act, RSA 2000, chap. B-9
  7. Imprimeur du Roi de l’Alberta : décret 81/2021
  8. Publications Québec : Loi sur les sociétés par actions, RLRQ chap. S-31.1
  9. Imprimeur du Roi de la Saskatchewan : The Business Corporations Act, 2021
  10. Gouvernement du Manitoba : Loi sur les corporations, C.P.L.M. chap. C225
  11. Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse : Companies Act, RSNS 1989, chap. 81
  12. Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse : Corporations Registration Act, RSNS 1989, chap. 101
  13. Gouvernement du Nouveau-Brunswick : Loi sur les corporations commerciales, LN-B 1981, chap. B-9.1
  14. Gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard : Business Corporations Act, RSPEI 1988, chap. B-6.01
  15. Assemblée de Terre-Neuve-et-Labrador : Corporations Act, RSNL 1990, chap. C-36
  16. Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador : suppression de l’exigence de résidence des administrateurs
  17. Bureau du conseiller législatif du Yukon : Loi sur les sociétés par actions, LRY 2002, chap. 20
  18. Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest : Loi sur les sociétés par actions, LTN-O 1996, chap. 19
  19. Gouvernement du Nunavut : codification de la Loi sur les sociétés par actions
  20. Justice Canada : Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 19 (siège social)
  21. Justice Canada : Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 20 (livres et registres)
  22. Corporations Canada : instructions pour remplir le formulaire 2
  23. Corporations Canada : services, frais et délais de traitement
  24. Corporations Canada : déclaration annuelle des sociétés par actions
  25. Gouvernement de l’Ontario : coûts et délais pour immatriculer une société
  26. Lois-en-ligne de l’Ontario : Extra-Provincial Corporations Act, L.R.O. 1990, chap. E.27
  27. BC Laws : Business Corporations Act, partie 2 (bureaux et registres)
  28. BC Laws : Business Corporations Act, partie 11 (sociétés extraprovinciales)
  29. Gouvernement de la Colombie-Britannique : sociétés constituées
  30. Gouvernement de l’Alberta : constituer une société albertaine
  31. Service Alberta and Red Tape Reduction : catalogue des produits des agents du registre
  32. Publications Québec : Loi sur la publicité légale des entreprises, RLRQ chap. P-44.1
  33. Registraire des entreprises du Québec : tarifs pour une société par actions
  34. Registraire des entreprises du Québec : immatriculer une personne morale étrangère
  35. Justice Canada : Loi de l’impôt sur le revenu, article 250 (résidence)
  36. Agence du revenu du Canada : statut de résidence d’une société
  37. Agence du revenu du Canada : genre de société
  38. Agence du revenu du Canada : taux d’impôt des sociétés
  39. Agence du revenu du Canada : guide T4061, NR4 — retenue d’impôt des non-résidents, versements et déclaration
  40. Justice Canada : Loi de l’impôt sur le revenu, article 219 (impôt de la partie XIV)
  41. Agence du revenu du Canada : renseignements sur l’impôt pour les sociétés non-résidentes
  42. Ministère des Finances Canada : convention fiscale Canada–États-Unis, version codifiée
  43. Justice Canada : Règlement de l’impôt sur le revenu, article 400
  44. Agence du revenu du Canada : date d’exigibilité du solde
  45. Agence du revenu du Canada : s’inscrire à titre de résident exploitant une entreprise canadienne
  46. Agence du revenu du Canada : s’inscrire à titre de non-résident faisant des affaires au Canada
  47. Agence du revenu du Canada : guide RC4027, renseignements sur la TPS/TVH pour les non-résidents
  48. Service Canada : numéro d’assurance sociale pour les résidents temporaires
  49. Corporations Canada : déposer les renseignements sur les particuliers ayant un contrôle important
  50. CANAFE : exigences relatives à la propriété effective
  51. CANAFE : méthodes de vérification de l’identité des personnes et des entités
  52. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : Programme de visa pour démarrage d’entreprise
  53. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : mise à jour des mesures d’immigration pour les entrepreneurs
  54. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : propriétaires d’entreprise cherchant uniquement la résidence temporaire, R205a) C11
  55. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : personnes mutées à l’intérieur d’une société, R205a) C61, C62, C63
  56. Justice Canada : Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés, article 187
  57. Justice Canada : Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, article 30
  58. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : visiteurs commerciaux assistant à des réunions, événements et conférences
  59. Gouvernement de l’Ontario : Programme ontarien des candidats à l’immigration
  60. WelcomeBC : entrepreneurs et entreprises
  61. Gouvernement du Québec : immigrer comme gens d’affaires
  62. Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration : Plan annuel d’immigration 2026
  63. Justice Canada : Règlement sur les sociétés par actions de régime fédéral (2001), article 16 (secteurs prescrits)
  64. Assemblée législative de l’Ontario : projet de loi 213, Loi de 2020 visant à réduire les formalités administratives
  65. Gouvernement de l’Ontario : décret 695/2021
  66. Assemblée législative de l’Alberta : projet de loi 22, Red Tape Reduction Implementation Act, 2020
  67. Imprimeur du Roi de la Saskatchewan : fiche produit, The Business Corporations Act, 2021
  68. Assemblée de Terre-Neuve-et-Labrador : S.N.L. 2021, ch. 26, An Act to Amend the Corporations Act
  69. Nunavut Legislation : Loi sur les sociétés par actions, codification (avertissement d’actualité)
  70. Justice Canada : Loi de l’impôt sur le revenu, article 125 (déduction accordée aux petites entreprises et définition de SPCC)
  71. Justice Canada : Loi de l’impôt sur le revenu, article 212 (dispositions d’assujettissement de la partie XIII)
  72. Justice Canada : Loi de l’impôt sur le revenu, article 215 (obligation de retenir et de verser)
  73. Justice Canada : Loi de l’impôt sur le revenu, article 253 (sens élargi d’exploiter une entreprise)
  74. Justice Canada : Loi de l’impôt sur le revenu, article 2 (assujettissement à l’impôt)
  75. Justice Canada : Loi de l’impôt sur le revenu, article 115 (revenu imposable gagné au Canada)
  76. Ministère des Finances du Canada : convention fiscale Canada–États-Unis, cinquième protocole (2007)
  77. Justice Canada : Lois du Canada 2007, chapitre 32
  78. Justice Canada : Règlement de l’impôt sur le revenu, article 8201 (établissement stable)
  79. Agence du revenu du Canada : taux de l’impôt de la partie XIII
  80. Agence du revenu du Canada : calculateur d’impôt des non-résidents
  81. Agence du revenu du Canada : déclaration de revenus des sociétés
  82. Agence du revenu du Canada : quand produire la déclaration de revenus des sociétés
  83. Agence du revenu du Canada : guide T4012, Guide T2 – Déclaration de revenus des sociétés
  84. Emploi et Développement social Canada : numéro d’assurance sociale
  85. Corporations Canada : étapes suivant la constitution de votre entreprise
  86. Corporations Canada : Centre de dépôt en ligne
  87. Justice Canada : Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 2.1 (particuliers ayant un contrôle important)
  88. Justice Canada : Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 21.1 (registre des particuliers ayant un contrôle important)
  89. Justice Canada : Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 21.303 (divulgation publique)
  90. Corporations Canada : particuliers ayant un contrôle important
  91. Corporations Canada : ne pas publier les renseignements sur un particulier ayant un contrôle important
  92. Corporations Canada : comment trouver des renseignements sur les particuliers ayant un contrôle important
  93. Corporations Canada : divulgation publique des renseignements sur les sociétés
  94. Corporations Canada : déclaration des écarts de propriété effective
  95. Justice Canada : Règlement sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, article 138
  96. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : visa pour démarrage d’entreprise, qui peut présenter une demande
  97. Justice Canada : Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés, article 98.01 (catégorie démarrage d’entreprise)
  98. Justice Canada : Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés, article 205
  99. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : Programme des travailleurs autonomes
  100. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : modifications aux programmes de visa pour démarrage d’entreprise et des travailleurs autonomes
  101. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : niveaux d’immigration supplémentaires 2024-2026
  102. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : niveaux d’immigration supplémentaires 2025-2027
  103. Gouvernement de la Nouvelle-Écosse : programme des candidats, volet Entrepreneur
  104. Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador : catégorie International Entrepreneur
  105. Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest : enveloppes du programme des candidats portées à 300
  106. Gouvernement de l’Alberta : volet Rural Entrepreneur de l’AAIP
  107. Gouvernement du Nouveau-Brunswick : volet d’immigration d’affaires
  108. Gouvernement du Québec : Programme des investisseurs, présenter une demande
  109. Gouvernement du Québec : Programme des travailleurs autonomes, présenter une demande
  110. Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration : décisions de gestion des demandes
  111. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : travailleurs qualifiés sélectionnés par le Québec
  112. Ministère des Services au public et aux entreprises : avis — Loi sur les sociétés par actions — constituer une société par actions
  113. ServiceOntario : Registre des entreprises de l’Ontario
  114. ServiceOntario : Registre des entreprises de l’Ontario — tous les services
  115. Lois-en-ligne de l’Ontario : Loi sur les renseignements exigés des personnes morales, L.R.O. 1990, chap. C.39
  116. Ministère des Services au public et aux entreprises : avis — Loi sur les personnes morales extraprovinciales — permis et dépôts
  117. BC Registries : foire aux questions de Corporate Online
  118. BC Registries : Corporate Online
  119. Registraire des entreprises du Québec : effectuer un paiement
  120. Registraire des entreprises du Québec : tarifs et modalités de paiement (RE-101), édition 2026-01
  121. Province de la Colombie-Britannique : types de BCeID
  122. Province de la Colombie-Britannique : carte de services de la C.-B.
  123. BC Registries : formulaires, droits et trousses d’information
  124. BC Registries : demander l’approbation d’un nom d’entreprise
  125. BC Registries : vérifier les délais de traitement
  126. BC Registries : Maintaining Your B.C. Company (INFO 36)
  127. BC Registries : instructions du formulaire 1, demande de constitution et avis de statuts
  128. Gouvernement de l’Alberta : immatriculer une société de l’extérieur de la province
  129. Gouvernement de l’Alberta : rapports annuels des sociétés, coopératives et organisations
  130. Alberta Treasury Board and Finance : circulaire d’information CT-2R11, exigences de production et de paiement de l’impôt des sociétés
  131. Gouvernement du Québec : constituer une société par actions
  132. Gouvernement du Québec : immatriculer une personne morale non constituée au Québec
  133. Gouvernement du Québec : accéder à Mon bureau au Registraire des entreprises
  134. Gouvernement du Québec : fournir une copie d’une pièce d’identité pour chaque administrateur
  135. Gouvernement du Québec : trouver et identifier un bénéficiaire ultime
  136. Gouvernement du Québec : déclaration de mise à jour annuelle
  137. Registraire des entreprises du Québec : déclaration de services aux citoyens
  138. LégisQuébec : Charte de la langue française, RLRQ chap. C-11
  139. Saskatchewan Registry Services : Corporate Registry
  140. Information Services Corporation : barème des droits du Corporate Registry, en vigueur le 15 avril 2026
  141. Saskatchewan Registry Services : créer un compte en ligne au Corporate Registry
  142. Gouvernement de la Saskatchewan : catégorie Entrepreneur du SINP
  143. Manitoba Companies Office : démarrer une société par actions manitobaine
  144. Manitoba Companies Office : barème des droits pour une société manitobaine
  145. Manitoba Companies Office : créer un compte Companies Online
  146. Manitoba Companies Office : dates de traitement
  147. Manitoba Companies Office : immatriculation extraprovinciale et procuration
  148. Programme des candidats du Manitoba : rondes d’invitation
  149. Gouvernement de la Nouvelle-Écosse : Registry of Joint Stock Companies
  150. Gouvernement de la Nouvelle-Écosse : constituer une limited company
  151. Gouvernement de la Nouvelle-Écosse : immatriculer une société extraprovinciale, fédérale ou étrangère
  152. Gouvernement de la Nouvelle-Écosse : dates de traitement du Registry of Joint Stock Companies
  153. Service Nouveau-Brunswick : Registre corporatif
  154. Service Nouveau-Brunswick : barème des droits, sociétés provinciales et extraprovinciales
  155. Service Nouveau-Brunswick : délais de traitement du Registre corporatif
  156. Gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard : Business Corporations Regulations, barème des droits
  157. Gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard : OCBR, nouvelle entreprise constituée
  158. Gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard : OCBR, créer un compte
  159. Gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard : règlement sur les droits de la Extra-Provincial Corporations Registration Act
  160. Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador : Registry of Companies
  161. Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador : Companies and Deeds Online (CADO)
  162. Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador : barème des droits sous la Corporations Act
  163. Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador : Registry of Companies, immatriculation extraprovinciale
  164. Gouvernement du Yukon : constituer une société par actions du Yukon
  165. Gouvernement du Yukon : utiliser le registre corporatif en ligne du Yukon
  166. Gouvernement du Yukon : droits applicables aux sociétés par actions
  167. Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest : Corporate Registries, sociétés des T.N.-O.
  168. Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest : comment constituer une entreprise
  169. Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest : Règlement sur les sociétés par actions, annexe B
  170. Nunavut Legal Registries : Corporate Registries
  171. Nunavut Legal Registries : guide de transmission des Corporate Registries
  172. Nunavut Legal Registries : barème des droits de la Loi sur les sociétés par actions
  173. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : Programme des candidats des provinces
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