Réponse directe
La constitution en société au Nouveau-Brunswick se dépose en ligne auprès de Services Nouveau-Brunswick pour des droits de 262 $ et se traite en environ deux jours ouvrables. La Loi sur les sociétés par actions de la province n’impose aucune condition de résidence canadienne aux administrateurs : le paragraphe 63(1) écarte seulement les personnes de moins de dix-neuf ans, celles jugées incapables de gérer leurs affaires, celles qui ne sont pas des personnes physiques, les faillis et certaines personnes déclarées coupables. Un conseil d’administration néo-brunswickois peut donc être entièrement non résident. La société doit néanmoins maintenir un bureau enregistré à une adresse physique au Nouveau-Brunswick, et ce ne peut être une case postale. La taxe de vente est une TVH unique de 15 %. L’impôt sur le revenu des sociétés est de 14 % au taux général et de 2,5 % sur les premiers 500 000 $ de revenu d’entreprise exploitée activement. Le rapport annuel coûte 60 $ et échoit le dernier jour du mois suivant le mois anniversaire, sans rappel. La province tient un registre des particuliers ayant un contrôle important, mais à l’interne, au bureau enregistré, et non sous forme de dépôt public.
Ce qui distingue le Nouveau-Brunswick
Cinq règles changent le plan, et chacune est du genre qu’on découvre après avoir déjà décidé quelque chose.
Il n’y a aucune condition de résidence pour les administrateurs. Le paragraphe 63(1) énumère les personnes qui ne peuvent être administrateurs d’une société : celles qui n’ont pas dix-neuf ans révolus ; celles qui ont été jugées incapables de gérer elles-mêmes leurs affaires par un tribunal canadien ou étranger ; celles qui ne sont pas des personnes physiques, à moins d’être une personne morale satisfaisant au paragraphe (1.1) ; celles qui ont le statut de failli ; et celles déclarées coupables d’une infraction au Code criminel ou au droit criminel étranger relative au lancement, à la constitution ou à l’administration d’une société, ou impliquant une fraude, sous réserve d’un délai de trois ans qui cesse en cas de pardon. C’est la liste complète : aucun ratio, aucun « au moins un résident canadien », et rien d’abrogé qui en tiendrait lieu. Notez l’âge : dix-neuf ans, un an de plus qu’au fédéral. [1]
Le bureau enregistré est une véritable adresse néo-brunswickoise. Le paragraphe 17(1) exige d’en maintenir un « en permanence » et « au Nouveau-Brunswick » ; le paragraphe 17(1.1) interdit la case postale. L’absence de règle de résidence pour les personnes n’est pas l’absence de règle de présence pour la société. [1]
Le rapport annuel arrive sans rappel. Le paragraphe 187(1) l’exige « au plus tard le dernier jour du mois suivant le mois anniversaire de la société », signé par un administrateur ou un dirigeant, et envoyé sans avis. La plupart des provinces retiennent la date anniversaire ; le Nouveau-Brunswick retient le mois suivant. [1]
La dénomination sociale peut être anglaise, française, les deux ou combinée. Le paragraphe 8(3) permet d’adopter « une dénomination sociale anglaise, française ou les deux ou une combinaison des deux », et la société peut être légalement désignée sous l’une ou l’autre. Dans la seule province officiellement bilingue, c’est un outil et non une curiosité. [1]
Les appellations commerciales et les sociétés en nom collectif expirent. Sous la Loi sur l’enregistrement des sociétés en nom collectif et des appellations commerciales, un certificat d’appellation commerciale ou de société en nom collectif doit être renouvelé tous les cinq ans. Un enregistrement fait puis oublié n’est pas permanent. [2]
Le Nouveau-Brunswick en un coup d’œil
| Question | Réponse du Nouveau-Brunswick | Source |
|---|---|---|
| Registre | Registre corporatif, Services Nouveau-Brunswick | [3] |
| Un fondateur peut-il déposer lui-même ? | Oui — les documents de constitution peuvent être déposés électroniquement | [9] |
| Droits de constitution | 262 $ en ligne ; 312 $ sur papier, service ordinaire ; 362 $ sur papier, service accéléré, chacun incluant 12 $ de frais obligatoires de publication à la Gazette royale | [4] |
| Délai publié | En ligne 2 jours ouvrables ; papier 10 jours ouvrables, ou 2 avec les frais accélérés | [12] |
| Formules | Formule 1 Statuts constitutifs, Formule 2 Avis du bureau enregistré, Formule 4 Avis des administrateurs | [9] |
| Recherche de nom | Rapport NUANS des 90 derniers jours pour une dénomination ; non requis pour une société à numéro matricule | [9] |
| Réservation de nom | 90 jours, à la discrétion du Directeur | [1] |
| Nombre minimal d’administrateurs | Un ; trois pour un émetteur assujetti au sens de la Loi sur les valeurs mobilières | [1] |
| Résidence des administrateurs | Aucune | [1] |
| Bureau enregistré | Adresse physique au Nouveau-Brunswick, jamais une case postale ; changement déposé dans les 15 jours | [1] |
| Registre de transparence | Registre interne des particuliers ayant un contrôle important depuis le 10 juin 2022 ; non public, non déposé | [10] |
| Rapport annuel | 60 $ en ligne, 80 $ sur papier ; dû le dernier jour du mois suivant le mois anniversaire ; sans rappel | [4] |
| Taxe de vente | TVH de 15 % — TPS fédérale de 5 % plus composante provinciale de 10 % | [18] |
| Impôt des sociétés | 14 % au taux général, 2,5 % pour les petites entreprises jusqu’à 500 000 $, perçu par l’ARC | [17] |
| Indemnisation des accidents du travail | Travail sécuritaire NB ; obligatoire à trois travailleurs ou plus ; inscription dans les 15 jours | [21] |
| Enregistrement extraprovincial | Demande dans les 30 jours ; le représentant pour fin de signification doit résider au Nouveau-Brunswick | [1] |
| Immigration des entrepreneurs | Volet d’immigration des entrepreneurs du PCNB | [27] |
Choisir la forme juridique
Le Nouveau-Brunswick répartit ses formes d’entreprise dans trois lois distinctes, et c’est la loi qui détermine le vocabulaire, le délai et le cycle de renouvellement. Services Nouveau-Brunswick publie un assistant sur les structures d’entreprise dans PerLE pour comparer les options avant tout enregistrement. [16]
| Forme | Loi | Nom au registre | Droits | Obligation récurrente |
|---|---|---|---|---|
| Société par actions | Loi sur les sociétés par actions | Certificat de constitution en corporation, formules 1, 2 et 4 | 262 $ en ligne | Rapport annuel, 60 $ [4] |
| Entreprise individuelle sous un nom autre que celui du propriétaire | Loi sur l’enregistrement des sociétés en nom collectif et des appellations commerciales | Certificat d’appellation commerciale | 112 $ | Renouvellement tous les cinq ans, 62 $ [5] |
| Société en nom collectif | Même loi | Certificat de société en nom collectif | 112 $ | Renouvellement tous les cinq ans, 62 $ [6] |
| Société à responsabilité limitée | Même loi | Certificat de désignation — société à responsabilité limitée | 112 $ | Renouvellement de l’enregistrement sous-jacent [6] |
| Société en commandite | Loi sur les sociétés en commandite | Déclaration de société en commandite | Déclaration de changement 32 $ ; déclaration extraprovinciale 212 $ | Déclarations de changement au fil des faits [4] |
| Compagnie sans but lucratif | Loi sur les compagnies | Lettres patentes, modifiées par lettres patentes supplémentaires | Selon la valeur des biens, à partir de 62 $ | Lettres patentes supplémentaires [7] |
| Société extraprovinciale | Loi sur les sociétés par actions, partie XVII | Déclaration d’enregistrement | 212 $ ordinaire, 312 $ accéléré | Rapport annuel, 200 $ en ligne [4] |
Deux particularités comptent. Les organismes sans but lucratif néo-brunswickois sont encore créés par lettres patentes plutôt que par statuts : un plan rédigé pour une organisation fédérale à but non lucratif ne correspondra pas aux noms des documents. [7]
Et l’obligation liée à l’appellation commerciale est limitée dans le temps de façon inhabituelle. Le paragraphe 9(1) de la Loi sur l’enregistrement des sociétés en nom collectif et des appellations commerciales oblige toute personne qui fait des affaires « commerciales, manufacturières ou minières » autrement que comme membre d’une firme, et qui utilise une appellation autre que son propre nom — ou son propre nom suivi des mots « et compagnie » ou d’un mot indiquant une pluralité de personnes — à enregistrer un certificat dans les deux mois du début de ses affaires ; l’alinéa 3(1)a) prévoit le même délai pour une société en nom collectif. Les deux se renouvellent tous les cinq ans, et le paragraphe 9(6) exige un certificat de cessation lorsque l’appellation n’est plus utilisée. Une curiosité distincte figure au paragraphe 9(2) : la personne qui fait des affaires sous le nom d’une autre personne sans autre ajout doit faire suivre ce nom du mot « Enregistrée » ou de l’abréviation « Enrg » — à lire avant de commander l’enseigne d’une entreprise acquise. Cette formulation légale est étroite et datée, et prise à la lettre elle pourrait ne pas atteindre une entreprise purement de services ; aucune page officielle ne précise comment le registraire l’applique aujourd’hui, donc confirmez la portée auprès du Registre corporatif plutôt que de présumer dans un sens ou dans l’autre. [2]
La dénomination sociale
Services Nouveau-Brunswick indique que changer la dénomination d’une société exige un rapport NUANS (recherche de nom) effectué dans les 90 derniers jours, et qu’aucun rapport NUANS n’est requis pour une société à numéro matricule. Le registre publie cette règle dans le contexte des statuts de modification. Traitez la validité de 90 jours comme l’attente du registre pour une dénomination, et confirmez l’exigence pour une première constitution avant de payer une maison de recherche : le tarif ne contient aucuns droits gouvernementaux de recherche de nom, NUANS étant un produit commercial dont aucune page gouvernementale ne publie le prix. [9]
Trois règles légales encadrent la dénomination. Le paragraphe 8(1) exige que « Limitée », « Limited », « Incorporée », « Incorporated » ou « Corporation », ou l’abréviation « Ltée », « Ltd », « Inc » ou « Corp », en fasse partie autrement qu’au sens figuratif ou descriptif — les éléments français y figurant à égalité, non comme traductions. L’alinéa 10(1)a) interdit une dénomination qui est celle d’une autre société néo-brunswickoise, d’une personne morale enregistrée en vertu de la partie XVII, d’une compagnie régie par la Loi sur les compagnies, d’une société en commandite, d’une société extraprovinciale ayant déposé une déclaration, ou d’une firme ou personne enregistrée sous la Loi sur l’enregistrement des sociétés en nom collectif et des appellations commerciales, ou qui y est abusivement similaire, à moins que cette partie n’y consente et s’engage généralement à changer sa propre dénomination dans les six mois — l’interdiction traverse donc les quatre registres néo-brunswickois. Enfin, le paragraphe 9(2) prévoit que, sur demande, le Directeur doit assigner un numéro matricule en guise de dénomination, tandis que le paragraphe 9(1) permet une réservation de 90 jours ; une société à numéro évite entièrement le coût NUANS et le risque de collision, et peut tout de même enregistrer une appellation commerciale lisible. [1]
Cherchez d’abord. Une recherche au registre coûte 3 $ par transaction par carte de crédit, ou 50 $ par mois en accès illimité. À 3 $ la consultation, c’est l’étape la moins chère de toute la séquence. [13]
La constitution
La constitution repose sur trois formules — Formule 1 Statuts constitutifs, Formule 2 Avis du bureau enregistré, Formule 4 Avis des administrateurs — et Services Nouveau-Brunswick indique clairement qu’il est possible de déposer les documents de constitution par voie électronique auprès du Registre corporatif, au moyen de son système d’enregistrement des entreprises en ligne. [9] [14]
| Voie | Droits | Délai publié |
|---|---|---|
| En ligne | 262 $ | 2 jours ouvrables |
| Papier, service ordinaire | 312 $ | 10 jours ouvrables |
| Papier, service accéléré | 362 $ | 2 jours ouvrables |
Déposer en ligne coûte 50 $ de moins et va aussi vite que de payer la prime du service accéléré sur papier — une incitation exceptionnellement nette. Les droits marqués d’un astérisque « comprennent des frais obligatoires de publication à la Gazette royale de 12,00 $ » : les 262 $ ne sont donc pas un montant de base auquel s’ajouteraient des frais de gazette. [4] [12]
Structure du capital-actions. Les statuts doivent préciser les catégories et le nombre maximal d’actions que la société est autorisée à émettre, tout montant global maximal d’émission, les droits de chaque catégorie s’il y en a plus d’une, l’autorisation donnée aux administrateurs quant aux séries et — particularité — la valeur au pair ou une mention que les actions sont sans valeur au pair. Le Nouveau-Brunswick conserve la valeur au pair, que la plupart des lois canadiennes modernes ont abolie : un modèle rédigé pour le fédéral pourra simplement ne pas contenir ce champ. Avec une seule catégorie, le paragraphe 22(2) confère à chaque actionnaire un droit égal de vote, de dividende et de partage du reliquat lors de la dissolution ; avec plusieurs, le paragraphe 22(3) exige que ces trois droits soient rattachés à au moins une catégorie, sans devoir l’être tous à la même, et le paragraphe 22(4) interdit de désigner une catégorie comme actions privilégiées sans préférence réelle. [9]
L’émission d’actions engage le droit des valeurs mobilières. Le registre publie ses directives « de concert avec la Commission des services financiers et des services aux consommateurs » et renvoie aux dispenses du Règlement 45-106 qui conviennent à une nouvelle société — investisseur qualifié, émetteur fermé, parents, amis et partenaires, et investissement d’une somme minimale — tout en signalant les restrictions de revente du Règlement 45-102 et le fait que la dispense d’émetteur fermé dépend de restrictions au transfert effectivement inscrites dans les documents constitutifs. Cette restriction doit figurer dans les statuts, ce qui en fait une décision du jour de la constitution. Le paragraphe 13(3) retire par ailleurs la capacité, quoi que disent les statuts, d’accepter des dépôts du public, d’agir comme exécuteur, administrateur ou tuteur, de fournir des services fiduciaires de société de fiducie, d’exercer les activités d’une compagnie de prêt, de fiducie ou d’assurance, d’exercer une activité pour laquelle une autre loi prévoit la constitution, ou d’exercer une profession sauf dans la mesure permise par la loi régissant cette profession — une pratique professionnelle relève donc de son ordre avant de relever du registre. [9]
Bureau enregistré et livres
L’article 17 exige un bureau enregistré au Nouveau-Brunswick en permanence, interdit la case postale, permet aux administrateurs de le déplacer sauf disposition contraire des statuts, et impose le dépôt du changement dans les quinze jours — pour des frais de commodité de 2 $ en ligne, ou rien sur papier. Les livres constituent une question distincte avec une adresse distincte : le paragraphe 18(1) exige que les statuts, règlements administratifs et modifications, toute convention unanime des actionnaires, les procès-verbaux et résolutions des actionnaires, les avis d’administrateurs et un registre des valeurs mobilières soient tenus au bureau enregistré ou en tout autre lieu au Nouveau-Brunswick désigné par les administrateurs. Consignez ce choix dans une résolution. [1] [4]
Ce n’est pas un détail technique. L’alinéa 139(1)e) fait de la non-conformité aux articles 17, 18(1) ou (4) ou 19 un motif de dissolution par le Directeur si elle n’est pas rectifiée dans les soixante jours de l’avis — et l’alinéa 139(2)a) envoie cet avis par courrier ordinaire au bureau enregistré, avec publication dans la Gazette royale. Un bureau enregistré qui ne reçoit ni ne réachemine fiablement le courrier est donc une voie vers la dissolution sans le savoir. [1]
Tenez un tableau d’adresses avec une seule ligne véridique par rôle : bureau enregistré, lieu des livres, adresse postale auprès de l’ARC, adresse physique où l’activité se déroule réellement, adresse des livres et registres, chaque lieu d’exploitation, adresse du compte Travail sécuritaire NB et adresse propre de chaque administrateur. Inscrire une même adresse commode dans tous les champs est précisément la façon dont une société finit mal décrite dans un dépôt.
Les administrateurs
Une société néo-brunswickoise doit compter un ou plusieurs administrateurs, le nombre fixe, minimal ou maximal étant fixé par règlement administratif sous réserve des statuts ; un émetteur assujetti au sens de la Loi sur les valeurs mobilières ne peut en avoir moins de trois. Sur la résidence, la réponse n’exige aucune nuance : le paragraphe 63(1) ne contient aucune condition de résidence, de sorte que le conseil peut être composé entièrement de personnes vivant à l’extérieur du Canada. C’est un avantage réel sur la Loi canadienne sur les sociétés par actions, qui impose un ratio de résidents canadiens. C’est aussi plus étroit qu’il n’y paraît : cela supprime une condition de résidence pour les administrateurs et rien d’autre, puisque les permis sectoriels, les règles des ordres professionnels, l’examen des investissements, les contrats et l’analyse fiscale continuent de s’appliquer selon leurs propres termes. [1] [9]
Le paragraphe 63(3) est un piège pour les constitutions à distance : l’élection ou la nomination d’une personne ne devient effective que si elle était présente et n’a pas refusé d’agir, ou, si elle était absente, qu’elle a consenti par écrit avant sa nomination ou dans les dix jours de celle-ci, ou qu’elle a agi en cette qualité. Recueillez ces consentements. Le paragraphe 63(2) confirme que, sauf disposition contraire des statuts, la qualité d’actionnaire n’est pas requise pour être administrateur. Gardez quatre rôles distincts dans les livres — actionnaire, administrateur, dirigeant et signataire autorisé — car la constitution ne les fusionne pas, et l’absence totale d’administrateurs constitue en soi un motif de dissolution selon l’alinéa 139(1)d). [1]
Le registre des particuliers ayant un contrôle important
Le Nouveau-Brunswick a un régime de transparence de la propriété effective dont la forme est l’inverse du régime fédéral. Services Nouveau-Brunswick indique que, le 10 juin 2022, des modifications à la Loi sur les sociétés par actions sont entrées en vigueur, obligeant les sociétés du Nouveau-Brunswick à créer et tenir un registre des particuliers ayant un contrôle important. La partie IX.1 en porte le détail. [10]
Qui est visé. Le paragraphe 99.11(1) vise le particulier qui, relativement à un nombre important d’actions, en est l’actionnaire inscrit, en est le propriétaire bénéficiaire, ou exerce un contrôle direct ou indirect ou a la haute main sur celles-ci — ou toute combinaison. L’article 99.2 définit un nombre important comme tout nombre conférant 25 % ou plus des droits de vote attachés à l’ensemble des actions avec droit de vote en circulation, ou équivalant à 25 % ou plus de cet ensemble. Le paragraphe 99.11(2) vise les particuliers détenant conjointement ou agissant de concert en vertu d’un accord. [1]
Ce qui est consigné, et à quelle fréquence. L’article 99.3 exige, pour chacun, les nom, date de naissance et dernière adresse connue ; la juridiction de résidence aux fins de l’impôt sur le revenu ; les dates auxquelles la qualité a été acquise ou perdue ; une description de la manière dont le particulier a un contrôle important, y compris ses droits et intérêts dans les actions ; une description de chaque mesure prise pour l’identifier ; et tout autre renseignement prescrit. Des mesures raisonnables sont exigées au moins une fois par exercice financier, tout nouveau renseignement doit être inscrit dans les quinze jours, un actionnaire doit répondre à la demande de la société dès que possible, et les renseignements personnels d’un ancien particulier sont retirés au plus tard un an après le sixième anniversaire de la cessation. Le registre peut être « un livre, une base de données ou un tableur », et Services Nouveau-Brunswick publie un modèle. [1] [10]
Où il se trouve, et qui le voit. Le registre demeure chez la société, à son bureau enregistré ou dans tout autre lieu prescrit : il n’est ni déposé au registre ni public. L’article 99.4 exige sa communication au Directeur sur demande, et la remise d’une copie ou de renseignements précis à un organisme d’enquête prescrit sur demande — ce que Services Nouveau-Brunswick décrit comme la remise de copies aux autorités policières, fiscales et autres, telles que prévues par la législation, sur demande. La société porte donc une obligation de transparence complète sans dépôt public de la propriété : une posture de confidentialité sensiblement différente de celle d’une société fédérale. La non-conformité de la société, comme le défaut injustifié d’un actionnaire de répondre, constitue une infraction de la classe F sous le régime de la Loi sur la procédure applicable aux infractions provinciales. Un piège de vocabulaire : la page de Services Nouveau-Brunswick parle du « siège social », qui n’est pas le terme légal — suivez la Loi. [1] [10]
Numéro d’entreprise et comptes de programme
Le Nouveau-Brunswick et l’ARC ont convenu d’utiliser le numéro d’entreprise (NE) de l’ARC comme identificateur commun pour les entreprises qui traitent avec les ministères et organismes provinciaux : le numéro fédéral est donc aussi le numéro provincial. Services Nouveau-Brunswick décrit le NE du compte néo-brunswickois comme un numéro à 15 chiffres attribué de concert avec l’ARC — le NE à neuf chiffres, plus un identificateur de programme à deux lettres et un numéro de référence à quatre chiffres — et précise qu’il n’obtient pas de NE pour les associations condominiales. [11]
L’ARC décrit le NE comme un numéro unique à neuf chiffres qui identifie votre entreprise, et indique que l’inscription à un programme comme la TPS/TVH ou la paie ajoute un identificateur de programme et un numéro de référence au NE existant. La discipline consiste à n’avoir qu’un seul NE, auquel s’ajoutent des comptes. N’ouvrez que ceux que vos activités exigent : ouvrir des comptes par précaution crée des obligations de déclaration assorties de pénalités et rattachées à rien. [19]
La TVH à 15 %
Le Nouveau-Brunswick est une province participante dotée d’une taxe harmonisée unique. Finances et Conseil du Trésor indique que la TVH est composée de la TPS fédérale de 5 % et d’une composante provinciale de 10 %, qu’elle s’applique à la même assiette de biens et services que la TPS fédérale, et que le taux de la TVH est de 15 %. L’harmonisation a pris effet le 1er avril 1997 en vertu de l’Entente intégrée globale de coordination fiscale signée le 18 octobre 1996 : il n’y a donc depuis aucune taxe de vente provinciale distincte à laquelle s’inscrire. L’ARC administre la TVH pour toutes les provinces participantes, de sorte que les inscrits perçoivent une seule taxe de vente et déclarent à un seul organisme — c’est la simplification pratique d’exploiter ici plutôt que dans une province à TPS plus TVP. Comparez les régimes dans la comparaison des taxes de vente. [18]
Quand l’inscription devient obligatoire. Le critère est fédéral et ne varie pas d’une province à l’autre : vous demeurez petit fournisseur jusqu’à 30 000 $ de fournitures taxables sur quatre trimestres civils consécutifs, vous devez vous inscrire dès que vous dépassez ce seuil, et si vous le dépassez au cours d’un seul trimestre civil vous devez facturer la taxe sur la fourniture qui l’a fait franchir. L’inscription volontaire sous le seuil est possible et souvent judicieuse, car elle permet à une société sans revenus de récupérer les crédits de taxe sur intrants de ses achats néo-brunswickois à 15 % au lieu de les absorber. [20]
Le Nouveau-Brunswick prévoit aussi des allègements ciblés sur la composante provinciale de 10 % : un remboursement au point de vente pour les livres imprimés, les enregistrements sonores et les Écritures, ce qui les taxe effectivement à 5 % ; un remboursement pour les biens et services utilisés directement en recherche et développement par une université, réclamé au moyen du formulaire HST-R-02 ; et un remboursement pour un véhicule automobile spécialement équipé d’un dispositif d’accès pour fauteuil roulant ou scooter, ou de commandes de conduite auxiliaires. [18]
L’impôt sur le revenu des sociétés
Le Nouveau-Brunswick n’administre pas son propre impôt des sociétés. La province indique que son impôt sur le revenu des sociétés est administré et perçu par le gouvernement fédéral par l’intermédiaire de l’ARC, et que ses taux s’appliquent au revenu imposable néo-brunswickois défini au fédéral. Il y a une seule T2 déposée auprès de l’ARC, et non une déclaration provinciale distincte. [17]
| Taux | Nouveau-Brunswick | Notes |
|---|---|---|
| Général | 14 % | 12 % en 2014-2015 ; 14 % du 1er avril 2016 à chaque année du tableau publié |
| Petites entreprises | 2,5 % | Réduit de 4,5 % → 4 % → 3,5 % → 3 % → 2,5 % entre 2014 et le 1er avril 2018, inchangé depuis |
| Plafond des petites entreprises | 500 000 $ | Inchangé pour chaque année publiée |
La province explique que le taux des petites entreprises s’applique au revenu d’entreprise exploitée activement des sociétés privées sous contrôle canadien (SPCC), que l’avantage est réduit pour les SPCC dont le capital imposable dépasse 10 millions de dollars et ne s’applique plus au-delà de 50 millions, et que pour les années d’imposition commençant après le 6 avril 2022 la fourchette fédérale de réduction est passée à 10 à 50 millions de dollars de capital imposable. Deux mises en garde : le tableau publié s’arrête à 2025, donc confirmez l’année courante auprès de l’ARC plutôt que d’extrapoler ; et le taux de 2,5 % dépend du statut de SPCC, qui dépend du contrôle, y compris du contrôle par des non-résidents. Un certificat et un bureau enregistré néo-brunswickois ne font pas d’une société une SPCC. [17]
Travail sécuritaire NB et la paie
L’indemnisation des accidents du travail est un régime sans faute établi par la Loi sur les accidents du travail et administré par Travail sécuritaire NB : le travailleur protégé renonce au droit de poursuivre son employeur en échange de prestations et de services de réadaptation.
Quand la protection est obligatoire. Tous les employeurs comptant trois travailleurs ou plus à un moment quelconque de l’année doivent s’inscrire pour une protection obligatoire, et ces travailleurs peuvent être à temps plein, à temps partiel, occasionnels, ou des entrepreneurs, sous-traitants ou courtiers non inscrits — le seuil se compte donc sur l’année entière et à travers les ententes de sous-traitance, non à une date de paie unique. L’inscription est exigée dans les quinze jours du début de l’entreprise, avec une estimation des gains assurables. Les employeurs de l’industrie de la pêche s’inscrivent à 25 travailleurs ou plus. Sous trois travailleurs, une protection volontaire peut être demandée si l’employeur a deux contrats de travail ou plus, mais non si ces travailleurs travaillent exclusivement pour un seul client principal, qui en est alors responsable. Une protection personnelle peut être demandée pour un dirigeant non salarié d’une compagnie constituée, pour les propriétaires, associés et leurs conjoints, et pour les travailleurs autonomes ayant deux contrats ou plus ; elle ne peut être inférieure à 12 000 $ ni supérieure au salaire assurable maximum annuel. Les fondateurs oublient souvent ce dernier point : un propriétaire-dirigeant d’une société qui se verse des dividendes plutôt qu’un salaire n’est pas automatiquement protégé. [21]
Ce que cela coûte. Les primes sont établies par 100 $ de gains assurables. Le taux de cotisation moyen de 2026 est de 1,10 $ par 100 $ de masse salariale, annoncé le 2 octobre 2025 comme inchangé et maintenant le taux le plus bas de l’histoire de la province, en baisse par rapport à 1,18 $ en 2024 et censé demeurer le deuxième plus bas au pays, avec 53,2 millions de dollars de remboursements de rendement. Le salaire assurable maximum de 2026 est de 85 800 $, en hausse par rapport à 84 200 $ en 2025. Les employeurs dont les primes tombent sous 150 $ paient la cotisation minimale de 150 $. [24] [23] [21]
Comment votre taux est fixé. Travail sécuritaire NB classe les employeurs par secteur plutôt que par profession de chaque travailleur, au moyen de codes fondés sur le SCIAN, les répartit en 76 groupes d’industries selon les coûts d’accidents sur cinq ans et le risque, puis attribue un groupe de taux. La tarification selon l’expérience est automatique à partir d’une prime annuelle moyenne de 2 000 $ ou plus et peut réduire le taux jusqu’à 40 % ou l’augmenter jusqu’à 80 %, en vertu des politiques 23-600 et 23-605. Une réserve honnête : les deux pages de Travail sécuritaire NB divergent sur le nombre de codes de classification — la page sur la protection indique 789, celle sur le taux 804 — donc tirez votre classification de votre avis de cotisation, puisque le code détermine le taux. [22]
Un employeur avec du personnel a aussi besoin d’un compte de paie de l’ARC rattaché au NE de la société pour les retenues d’impôt, du RPC et de l’assurance-emploi. [19]
Permis et licences, provinciaux et municipaux
Le Nouveau-Brunswick n’a pas de licence d’entreprise provinciale générale, et ses trois plus grandes villes n’en publient pas non plus de municipale générale. Ce qui existe, c’est une couche de permis propres à l’activité, et la réponse de la province pour trouver les vôtres est PerLE.
Fredericton énumère les permis de construction, les permis et licences d’entreprise, les licences d’alcool, les permis de plomberie, les permis de café-terrasse, les permis d’enseigne et le permis de chauffeur de taxi, oriente les fondateurs vers PerLE pour obtenir la liste des permis et licences propres à leurs activités, et attribue clairement le risque : il revient à la personne en affaires de s’assurer que tous les permis et licences requis sont obtenus. [31]
Moncton organise ses permis autour des festivals et événements, des travaux routiers et services publics, des licences et de la construction, décrivant le déclencheur comme l’incidence sur les infrastructures et les événements : des licences et permis sont requis pour toute fermeture de rue ou déviation et pour les travaux de construction touchant les rues, trottoirs, aqueducs et égouts municipaux. [32] Saint John classe ses permis par sujet — animaux, démolition, permis de rue et de trottoir, et planification, bâtiment, infrastructures et conservation du patrimoine. [33]
Lisez bien ce constat. Il ne signifie pas qu’une entreprise néo-brunswickoise n’a aucune obligation municipale : le zonage et le changement d’usage, les permis de construction et d’occupation, l’enseigne, la terrasse, les établissements alimentaires, l’alcool et le taxi sont bien réels, et sont déclenchés par ce que vous faites et où vous le faites. Il signifie qu’aucune licence unique n’acquitte la couche municipale. Fixez donc les lieux et l’activité, passez PerLE pour cette activité et cette municipalité, puis appelez la ville avant de signer un bail. [16]
L’enregistrement extraprovincial
Le Nouveau-Brunswick a l’un des critères d’« exercice d’activité » les plus concrètement rédigés au Canada, ce qui rend la question exceptionnellement facile à trancher honnêtement. Le paragraphe 194(1) vise la société extraprovinciale si : sa dénomination apparaît dans une publicité où une adresse au Nouveau-Brunswick est indiquée ; elle a un mandataire ou représentant résidant, ou un entrepôt, bureau ou établissement dans la province ; elle y sollicite une activité ; elle est propriétaire de biens ou titulaire d’un droit dans un bien-fonds néo-brunswickois ; elle est titulaire d’un permis ou enregistrée, ou requise de l’être, en vertu d’une loi provinciale l’autorisant à exercer son activité ; elle détient un certificat d’immatriculation sous la Loi sur les véhicules à moteur ou un permis sous la Loi sur les transports routiers ; ou elle exerce par tout autre moyen son activité dans la province. Le paragraphe 194(2) ajoute qu’une inscription à un annuaire téléphonique du Nouveau-Brunswick fait présumer, jusqu’à preuve contraire, l’exercice d’une activité. Les paragraphes 194(2.1) et (2.2) écartent le seul fait d’être commandité ou commanditaire d’une société en commandite, ou membre d’une société à responsabilité limitée, et l’article 195 soustrait entièrement à la partie XVII les assureurs, les personnes morales visées par la Loi sur les personnes morales étrangères résidantes, les compagnies extraprovinciales de prêt et de fiducie titulaires d’un permis, et les banques. [1]
Le délai et la conséquence. Le paragraphe 196(1) exige la demande d’enregistrement « au plus tard dans les trente jours du début de son activité au Nouveau-Brunswick ». Le défaut est une infraction de la classe E, et le paragraphe 196(1.2) l’étend personnellement : même si la société n’a été ni poursuivie ni condamnée, tout administrateur ou dirigeant qui sciemment l’autorise, la permet ou l’approuve commet la même infraction. Les administrateurs qui glissent vers une activité néo-brunswickoise portent une exposition personnelle pour l’omission. Le paragraphe 196(3) permet l’enregistrement volontaire. [1]
Le représentant pour fin de signification. L’article 193 le définit comme le particulier résidant au Nouveau-Brunswick, ou la société constituée ou prorogée sous le régime de la Loi, qui consent à agir et est nommé — une personne ou une entité, non une simple adresse. Le tarif, lui, facture 50 $ pour une « nomination ou changement de procureur pour fin de signification » : c’est le même dépôt sous une autre étiquette, non une seconde exigence. [1] [4]
Ce que cela coûte. La déclaration d’enregistrement est de 212 $ au service ordinaire ou 312 $ au service accéléré, le rétablissement de 112 $, la désignation d’un mois anniversaire de 25 $. L’élément à remarquer est récurrent : le rapport annuel extraprovincial est de 200 $ en ligne contre 60 $ pour une société néo-brunswickoise — plus du triple, chaque année. Ce calcul appartient à la comparaison entre constitution fédérale et provinciale. [4]
Dans l’autre sens. Une société néo-brunswickoise qui exerce dans une province voisine s’y enregistre selon les règles de cette province. Le Nouveau-Brunswick n’est pas partie au New West Partnership Trade Agreement, une entente de l’Ouest, et aucune source officielle consultée ici n’établit non plus de raccourci de reconnaissance mutuelle en Atlantique. Prévoyez un enregistrement distinct partout où vous exercez réellement, et consultez les guides de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard, de Terre-Neuve-et-Labrador et du Québec.
Si vous êtes à l’extérieur du Canada
Sur le seul plan du droit des sociétés, le Nouveau-Brunswick est parmi les territoires les plus accessibles au Canada pour un fondateur qui vit à l’étranger. Cette accessibilité est réelle, et plus étroite qu’il n’y paraît. L’arbre de décision complet des non-résidents se trouve dans la piste du fondateur à l’étranger.
Résidence des administrateurs : aucun obstacle. Le paragraphe 63(1) ne contient aucune condition de résidence, de sorte qu’un conseil néo-brunswickois peut être composé entièrement de particuliers résidant hors du Canada. Vous n’avez besoin d’aucun prête-nom canadien et d’aucun montage autour d’un ratio de résidents canadiens comme celui qu’impose la loi fédérale. Deux conditions demeurent : les administrateurs doivent avoir au moins dix-neuf ans, et selon le paragraphe 63(3) une personne nommée en son absence n’est pas administratrice avant d’avoir consenti par écrit avant sa nomination ou dans les dix jours, ou d’avoir agi en cette qualité. Une constitution à distance qui néglige ces consentements a un conseil qui n’existe pas juridiquement. [1]
Bureau enregistré : un véritable obstacle, et le premier à régler. Le paragraphe 17(1) exige un bureau enregistré au Nouveau-Brunswick en permanence et le paragraphe 17(1.1) interdit la case postale. Cela n’est satisfait ni par une adresse à Montréal, à Toronto ou ailleurs hors de la province, ni par un numéro de boîte postale. Il vous faut une adresse physique néo-brunswickoise autorisée à servir de bureau enregistré et qui reçoit et réachemine fiablement le courrier juridique. Deux dispositions expliquent pourquoi la fiabilité est le mot opérant : l’alinéa 139(1)e) fait de la non-conformité non rectifiée à l’article 17 un motif de dissolution si elle n’est pas corrigée dans les soixante jours de l’avis, et l’alinéa 139(2)a) envoie cet avis par courrier ordinaire au bureau enregistré. Un fondateur non résident dont l’adresse néo-brunswickoise ne réachemine pas le courrier peut être dissoute sans jamais voir l’avertissement. Le paragraphe 18(1) exige par ailleurs que les livres soient à ce bureau ou en un autre lieu au Nouveau-Brunswick désigné par les administrateurs : la question des livres exige donc aussi une réponse néo-brunswickoise. [1]
Ce que vous pouvez déposer à distance. L’essentiel. La constitution se dépose électroniquement à 262 $ avec un délai publié de deux jours ouvrables, et les rapports annuels se déposent en ligne à 60 $. Rien dans la séquence de constitution n’exige une présence au Nouveau-Brunswick. [9] [14] [12]
Ce que vous ne pouvez pas présumer. Trois choses. D’abord, la résidence fiscale et le statut de SPCC sont distincts de la constitution : le taux de 2,5 % s’applique aux sociétés privées sous contrôle canadien, et le contrôle par des non-résidents est précisément ce que ce critère examine, tandis qu’une direction et un contrôle exercés à l’étranger soulèvent des questions de résidence de la société qu’aucun dépôt au registre ne règle. Prenez conseil avant de modéliser le taux réduit. [17]
Ensuite, le registre de transparence s’applique à vous intégralement. La partie IX.1 l’exige quel que soit le lieu de résidence des propriétaires et exige la juridiction de résidence de chacun aux fins de l’impôt. Comme il ne s’agit pas d’un dépôt public, la propriété étrangère demeure hors d’une base de données publique — mais l’article 99.4 oblige la société à le remettre au Directeur ou à un organisme d’enquête prescrit sur demande, et l’actionnaire qui ne répond pas à la société commet une infraction. Une propriété par l’intermédiaire d’une société de portefeuille étrangère n’arrête pas l’analyse : elle se poursuit à travers les paliers jusqu’aux particuliers visés. [1]
Enfin, le compte bancaire ne fait pas partie de la constitution et c’est l’étape la plus susceptible d’exiger votre présence. Aucune source officielle consultée ici ne promet à une société néo-brunswickoise une ouverture de compte à distance. Les directives du CANAFE expliquent pourquoi les questions deviennent ardues : l’ouverture d’un compte crée une relation d’affaires réglementée dont l’institution doit consigner et conserver l’objet et la nature envisagée, d’où les questions posées à une société de deux semaines sur l’activité prévue, les pays, les habitudes de transactions et la provenance des fonds. Demandez à votre institution sa liste de documents à jour pour le produit visé et sa position sur les signataires non résidents avant de réserver un voyage ou de poster des originaux. La situation d’ouverture depuis l’étranger et les indications pour non-résidents expliquent comment préparer le dossier, et les pages bancaires comme celle de RBC consignent ce que chaque institution publie. Un certificat de fait ou de statut du registre, à 20 $, est souvent le document que le vérificateur veut réellement. [30] [8]
L’immigration est une quatrième question, entièrement distincte. La constitution ne confère aucun statut, aucune autorisation de travail et aucun droit d’entrée. Si vous entendez déménager et exploiter l’entreprise vous-même, la voie est le volet d’immigration des entrepreneurs décrit ci-dessous, qui commence par un permis de travail et se termine — si l’entreprise performe — par une désignation. La province évalue l’entrepreneur, non l’enregistrement de la société.
Les voies d’immigration liées au Nouveau-Brunswick
Le Nouveau-Brunswick exploite son programme des candidats par l’intermédiaire d’Immigration Nouveau-Brunswick, aux côtés du Programme d’immigration au Canada atlantique fédéral-provincial. La province sélectionne et désigne ; IRCC prend la décision finale sur la résidence permanente. Les volets du PCNB sont le volet des travailleurs qualifiés, le volet Entrée express, l’Initiative stratégique et le volet d’immigration des entrepreneurs, auxquels s’ajoutent les projets pilotes des travailleurs essentiels et des diplômés de collèges privés. Chaque volet commence par une déclaration d’intérêt gratuite dans un compte INB, et la province est explicite : soumettre une déclaration d’intérêt ne garantit pas de recevoir une invitation, même si vous répondez aux critères. [25] [26]
Le volet d’immigration des entrepreneurs
C’est la voie entrepreneuriale, et à la date de vérification de cette page elle est ouverte, aucun avis n’en restreignant ni n’en suspendant l’accès sur la page des avis importants d’Immigration Nouveau-Brunswick. Elle s’adresse aux entrepreneurs qui veulent démarrer ou acheter une entreprise au Nouveau-Brunswick, l’entrepreneur devant exploiter l’entreprise et participer à sa gestion quotidienne.
| Exigence | Seuil |
|---|---|
| Âge | 19 à 59 ans |
| Langue | Niveau 4 des Niveaux de compétence linguistique canadiens dans les quatre habiletés |
| Scolarité | Au moins un diplôme d’études secondaires canadien ou l’équivalent étranger |
| Avoir net personnel | Au moins 500 000 $, ou 300 000 $ en investissant dans le secteur agricole |
| Expérience | Deux ans dans les cinq dernières années : propriété d’une entreprise privée (51 % ou plus) ou poste de cadre supérieur dans une entreprise à but lucratif, gestion des opérations quotidiennes et supervision d’au moins deux employés |
| Plan d’affaires | Au moins 150 000 $ d’investissements admissibles, créant au moins un emploi à temps plein |
| Points | 65 sur 100 à la grille des facteurs de sélection |
| Frais | Déclaration d’intérêt gratuite ; demande de désignation 2 000 $, non remboursables |
La séquence compte, car le permis de travail vient tôt et la désignation en dernier : déclaration d’intérêt, invitation, demande complète, puis permis de travail. À l’arrivée, signalez-la dans un mois (NBBIS-004), demandez au besoin une mise à jour du plan d’affaires dans trois mois sous réserve d’approbation (NBBIS-007), et signalez l’ouverture de l’entreprise dans neuf mois (NBBIS-005). Après six mois d’exploitation conformément à l’entente de rendement de l’entreprise, vous pouvez demander une désignation (NBBIS-006), puis la résidence permanente. Prévoyez une réalité : Immigration Nouveau-Brunswick est incapable de fournir des délais de traitement pour les demandes individuelles et ne peut garantir qu’une demande sera évaluée ou approuvée avant l’expiration d’un permis de travail, et le maintien de votre autorisation de travail vous incombe. [27] [28]
Si vous embauchez plutôt que de fonder
Le Programme d’immigration au Canada atlantique est piloté par l’employeur : les employeurs néo-brunswickois doivent être désignés par Immigration Nouveau-Brunswick pour y participer, après quoi ils peuvent embaucher des candidats pour des postes qu’ils n’ont pu combler localement et demander l’approbation de chaque offre d’emploi et candidat, ce qui appuie une demande de résidence permanente. La désignation vient d’abord : commencez tôt. [29]
Les volets pour travailleurs sont actuellement restreints. À compter du 4 mai 2026, les invitations au titre du parcours Expérience Nouveau-Brunswick du volet des travailleurs qualifiés se limitent aux soins de santé, à l’éducation et à la construction, en raison de l’allocation restante limitée. À compter du 3 février 2026, aucune déclaration d’intérêt n’est considérée dans les volets des travailleurs qualifiés et Entrée express pour les candidats du secteur de l’hébergement et des services de restauration (SCIAN 72), ainsi que pour une liste de codes CNP exclus quel que soit le secteur — ces candidats pouvant toutefois postuler s’ils sont employés par une entreprise hors de ce secteur. [28]
Les incitatifs, et ce qui n’est pas publié
Trois éléments vérifiés jouent le rôle d’incitatifs pour une petite société néo-brunswickoise : le taux de 2,5 % sur les premiers 500 000 $ de revenu d’entreprise exploitée activement, parmi les plus bas taux provinciaux publiés [17] ; les remboursements de la composante provinciale de 10 % prévus par la Loi sur la taxe de vente harmonisée pour les livres imprimés, les enregistrements sonores et les Écritures, la recherche et le développement universitaires au moyen du formulaire HST-R-02, et les véhicules spécialement équipés [18] ; et les 53,2 millions de dollars de remboursements de rendement de Travail sécuritaire NB annoncés avec le taux de 2026, un véritable élément de trésorerie pour un employeur au bon dossier de réclamations [24].
Au-delà, soyez prudent. D’autres programmes provinciaux et d’Opportunités NB existent, mais aucune page consolidée et à jour des incitatifs aux entreprises n’a été vérifiée pour ce guide : aucun autre programme, montant ou crédit n’y figure donc. Vérifiez directement plutôt que de vous fier à un agrégateur, et ne modélisez jamais un incitatif que vous n’avez pas confirmé auprès de son administrateur cette année.
Modes de défaillance
- Manquer le rapport annuel parce que rien n’est arrivé. Le paragraphe 187(1) l’exige « sans avis », et le défaut d’envoyer tous droits, avis ou documents exigés est un motif de dissolution. L’échéance est le dernier jour du mois suivant le mois anniversaire, régulièrement confondu avec la date anniversaire elle-même. Les rappels du registre et le dépôt en ligne à 60 $ éliminent ce risque à peu de frais. [1] [15]
- Un bureau enregistré qui ne réachemine pas le courrier. Les avis de dissolution y sont envoyés par courrier ordinaire : la défaillance est silencieuse par construction. [1]
- Laisser expirer une appellation commerciale. Les appellations commerciales et les certificats de société en nom collectif se renouvellent tous les cinq ans, sur une horloge distincte de celle du rapport annuel. [2]
- Traiter une adresse néo-brunswickoise comme du marketing. Une publicité indiquant une adresse au Nouveau-Brunswick est elle-même une branche du critère d’exercice d’activité, et une inscription à l’annuaire le fait présumer. Mettre cette adresse sur un site Web déplace la question de l’enregistrement, sans y répondre. [1]
- Franchir le seuil de trois travailleurs sans s’en apercevoir. Le seuil compte trois travailleurs ou plus « à un moment quelconque de l’année », y compris les occasionnels et les entrepreneurs non inscrits. Une pointe saisonnière crée une obligation qu’un décompte de fin d’année masque. [21]
- Un registre des particuliers ayant un contrôle important qui existe mais n’est jamais rafraîchi. L’obligation est de prendre des mesures raisonnables chaque exercice, d’inscrire les changements dans les quinze jours et de pouvoir le produire sur demande — un registre créé à la constitution et jamais touché y échoue. [1]
- Un conseil jamais valablement nommé. Le paragraphe 63(3) invalide la nomination d’un administrateur absent qui n’a ni consenti par écrit dans les dix jours ni agi — ce qui ressort quand une banque ou un acheteur examine le livre des procès-verbaux. [1]
- Présumer le taux de 2,5 %. Il dépend du statut de SPCC, qui dépend du contrôle. [17]
Calendrier d’entretien annuel
| Quand | Quoi | Coût |
|---|---|---|
| Dernier jour du mois suivant le mois anniversaire | Déposer le rapport annuel, signé par un administrateur ou un dirigeant. Aucun rappel n’est envoyé | 60 $ en ligne, 80 $ sur papier [1] |
| Au moins une fois par exercice financier | Confirmer que le registre des particuliers ayant un contrôle important est exact, exhaustif et à jour, et consigner les mesures prises | Interne [1] |
| Dans les 15 jours de la connaissance | Inscrire tout changement au registre | Interne [1] |
| Dans les 15 jours d’un changement | Déposer l’avis de changement de bureau enregistré ou d’administrateurs | 2 $ en ligne, rien sur papier [4] |
| Annuellement, selon le calendrier de l’ARC | Déposer la T2 ; l’impôt néo-brunswickois y est établi | ARC [17] |
| Selon la fréquence attribuée | Déclarer et remettre la TVH à 15 % | ARC [18] |
| À chaque période de paie, plus les déclarations annuelles | Remettre les retenues à la source au compte de paie | ARC [19] |
| Annuellement | Déclarer la masse salariale assurable à Travail sécuritaire NB et payer la cotisation ; salaire assurable maximum 2026 de 85 800 $, cotisation minimale de 150 $ | Selon le taux [23] |
| Tous les cinq ans | Renouveler toute appellation commerciale ou société en nom collectif enregistrée | 62 $ [5] |
| Annuellement, si enregistré à l’extérieur | Déposer la déclaration de ce territoire ; celle du Nouveau-Brunswick est de 200 $ en ligne | Variable [4] |
| Au fil des changements d’activité | Repasser PerLE et revérifier les permis municipaux pour la nouvelle activité ou les nouveaux lieux | Variable [16] |
Liste de vérification
- La forme juridique est choisie délibérément, et vous savez quelle loi la régit. [16]
- La dénomination est vérifiée au registre à 3 $, un rapport NUANS de 90 jours est en main pour une dénomination, et l’élément juridique est présent — ou vous avez choisi un numéro matricule. [13]
- Un bureau enregistré physique au Nouveau-Brunswick est en place, n’est pas une case postale, est autorisé par écrit et réachemine le courrier juridique ; le lieu des livres est désigné par résolution. [1]
- Chaque administrateur a au moins dix-neuf ans, n’est pas inhabile selon le paragraphe 63(1), et a consenti par écrit dans le délai de dix jours s’il était absent. [1]
- La structure du capital-actions précise les catégories, les maximums et la valeur au pair ou son absence, et toute restriction au transfert requise pour une dispense figure dans les statuts. [9]
- Les formules 1, 2 et 4 sont déposées en ligne à 262 $. [12]
- L’analyse du contrôle important traverse chaque palier de propriété, le registre existe au bureau enregistré avec ses six champs, et une revue annuelle est agendée. [10]
- Le NE est repéré, et seuls les comptes de programme réellement nécessaires sont ouverts. [11]
- La position en TVH est tranchée au regard du seuil de 30 000 $, y compris l’intérêt d’une inscription volontaire à 15 %. [20]
- La position auprès de Travail sécuritaire NB est réglée — protection obligatoire, volontaire ou personnelle — dans les quinze jours du démarrage. [21]
- PerLE a été passé pour l’activité et la municipalité réelles, et la ville a été appelée avant la signature du bail. [32]
- Chaque province où la société exercera réellement est analysée, la règle des trente jours étant comprise dans les deux sens, et la date du rapport annuel est à l’agenda plutôt que dans une mémoire. [1]
Ce que 2727 peut et ne peut pas soutenir
2727 Coworking est un espace de travail et un fournisseur d’adresse d’affaires à Griffintown, Montréal, au Québec. La précision compte davantage ici que sur la plupart des pages, car la réponse légale sur le point central est un non catégorique.
Une adresse montréalaise ne peut pas être le bureau enregistré d’une société néo-brunswickoise. Le paragraphe 17(1) exige le bureau enregistré au Nouveau-Brunswick et le paragraphe 17(1.1) interdit la case postale ; aucune entente ni aucun niveau de service n’y change quoi que ce soit. Le paragraphe 18(1) place de même les livres à ce bureau ou en un autre lieu néo-brunswickois désigné par les administrateurs. Et une adresse montréalaise ne peut pas être le représentant pour fin de signification prévu à l’article 193, qui exige un particulier résidant dans la province ou une société constituée sous le régime de la Loi. [1]
Une adresse 2727 est un bureau enregistré légitime seulement pour une société fédérale dont les statuts indiquent le Québec comme province du bureau enregistré, ou pour une société québécoise, et une adresse postale ou de correspondance pour quiconque. Là où elle est véritablement pertinente pour un plan néo-brunswickois, c’est dans une autre structure : une société établie à Montréal qui s’enregistre à titre extraprovincial au Nouveau-Brunswick parce qu’elle a franchi une des branches de l’article 194. Le volet québécois est alors le lieu de la question d’adresse, et le volet néo-brunswickois exige un représentant pour fin de signification résidant dans la province et une déclaration d’enregistrement de 212 $. La situation de la société fédérale et l’aperçu de l’adresse d’affaires exposent les rôles d’adresse.
Le risque inverse mérite d’être nommé, car une décision d’adresse peut le créer : l’alinéa 194(1)a) considère qu’une société exerce son activité au Nouveau-Brunswick si sa dénomination apparaît dans une publicité indiquant une adresse néo-brunswickoise, et le paragraphe 194(2) le fait présumer d’une inscription à l’annuaire. Les choix d’adresse sont des faits aux conséquences d’enregistrement ; ne présentez jamais une adresse comme une présence que vous n’avez pas, dans l’une ou l’autre province.
Rien ici n’affirme que Services Nouveau-Brunswick, l’ARC, Travail sécuritaire NB, Immigration Nouveau-Brunswick, une banque ou une municipalité accepte un document de 2727 à quelque fin que ce soit. Chacun décide pour lui-même selon ses propres règles courantes, et une entente de service ne prouve que le service qu’elle décrit. Si vous soupesez où vous constituer depuis l’étranger, commencez par la piste du fondateur à l’étranger, la piste du résident et le carrefour, non par une adresse.
Méthode de recherche et limites
Date de vérification : 6 septembre 2026. Chaque fait provient des lois du Nouveau-Brunswick sur le site provincial de la législation, du Registre corporatif de Services Nouveau-Brunswick, de Finances et Conseil du Trésor, de l’ARC, de Travail sécuritaire NB, d’Immigration Nouveau-Brunswick, du CANAFE, de PerLE et des trois villes. Aucune page de cabinet d’avocats, de comptable, de service de constitution ou d’agrégateur n’a été utilisée à quelque étape que ce soit, y compris la découverte.
Méthode : les outils de recherche n’étaient pas disponibles pour cette session, de sorte que la découverte s’est faite par exploration du graphe de liens à partir de racines officielles connues. Les deux lois ont été téléchargées intégralement dans leur consolidation officielle bilingue et lues localement, de sorte que chaque citation légale provient de la consolidation complète plutôt que d’un résumé ; le site de la législation indique qu’elle est à jour au 1er janvier 2024, et l’en-tête du chapitre porte la référence de modification 2023, ch. 2. Les pages du registre, de la fiscalité, de Travail sécuritaire NB, de l’immigration et des municipalités ont été récupérées directement et leurs chiffres transcrits mot à mot. CanLII a refusé les requêtes automatisées : le site provincial de la législation a donc fourni le texte légal. Chaque URL française citée ici provient du sélecteur de langue de la page anglaise correspondante et a été confirmée comme fonctionnelle. Le journal complet des consultations se trouve dans le fichier de recherche de cette page.
Ce qui n’a pas été testé : aucune constitution déposée, aucun rapport NUANS commandé, aucun rapport annuel soumis, aucun compte ouvert auprès de Travail sécuritaire NB, aucune inscription à la TVH ou à la paie, aucune déclaration d’intérêt soumise, aucun permis municipal demandé et aucune banque sollicitée pour ouvrir un compte. Rien ici ne rapporte des délais vécus ; les chiffres de deux jours ouvrables et de dix jours ouvrables du registre sont des énoncés de service publiés, non des garanties.
Limites connues des sources : le tableau des taux d’impôt des sociétés s’arrête à 2025, donc confirmez l’année courante auprès de l’ARC. Les pages de Travail sécuritaire NB divergent sur le nombre de codes de classification et sur le nombre d’employeurs : tirez votre classification de votre avis de cotisation. Services Nouveau-Brunswick énonce l’exigence NUANS de 90 jours dans le contexte d’un changement de nom plutôt que d’une première constitution, et décrit le registre des particuliers ayant un contrôle important comme tenu au « siège social » là où la Loi dit le bureau enregistré ou un autre lieu prescrit. L’obligation d’appellation commerciale est formulée autour des affaires « commerciales, manufacturières ou minières », et aucune source officielle ne précise l’application de cette formulation datée à une entreprise de services moderne. Aucune page consolidée et à jour des incitatifs n’a été vérifiée : aucun incitatif au-delà des taux d’imposition, des remboursements de TVH et du remboursement de Travail sécuritaire NB n’est mentionné. Aucune source officielle n’établit de raccourci de reconnaissance mutuelle en Atlantique pour l’enregistrement extraprovincial, et le Nouveau-Brunswick n’est pas partie au New West Partnership Trade Agreement : aucun raccourci n’est donc allégué.
Ce document est du matériel éducatif de planification, et non un avis juridique, fiscal, comptable, en immigration ou bancaire. Les droits, taux, seuils, échéances et portails changent, parfois annuellement : vérifiez chaque chiffre à la source officielle liée, dans sa version courante, avant d’agir. Lorsqu’une décision porte sur les devoirs des administrateurs, la structure du capital-actions, les dispenses en valeurs mobilières, le statut de SPCC, la résidence de la société ou l’admissibilité en immigration, consultez un avocat du Nouveau-Brunswick, un fiscaliste canadien ou un consultant réglementé en immigration.
Foire aux questions
Une société néo-brunswickoise a-t-elle besoin d’un administrateur canadien ?
Non. Le paragraphe 63(1) énumère toutes les inhabilités — moins de dix-neuf ans, incapacité constatée par un tribunal, ne pas être une personne physique, la faillite et certaines condamnations criminelles — et la résidence n’y figure pas. Un conseil néo-brunswickois peut être entièrement non résident. [1]
Combien coûte la constitution au Nouveau-Brunswick ?
262 $ par voie électronique, 312 $ sur papier, ou 362 $ sur papier au service accéléré, chacun incluant 12 $ de frais obligatoires de Gazette royale. Le rapport NUANS s’achète séparément auprès d’une maison de recherche privée, à un prix qu’aucune page gouvernementale ne publie. [4]
Combien de temps cela prend-il ?
Services Nouveau-Brunswick publie deux jours ouvrables en ligne, et dix jours ouvrables sur papier ou deux sur réception des frais accélérés. Ce sont des niveaux de service publiés, non des garanties pour un dossier précis. [12]
Le bureau enregistré peut-il être une boîte postale ou une adresse hors province ?
Non, dans les deux cas. Le paragraphe 17(1) exige un bureau enregistré au Nouveau-Brunswick en permanence, et le paragraphe 17(1.1) prévoit qu’une société ne peut désigner une case postale à titre de bureau enregistré. [1]
Quand le rapport annuel est-il dû, et serai-je avisé ?
Au plus tard le dernier jour du mois suivant le mois anniversaire, et la Loi précise qu’il est envoyé sans avis. Il coûte 60 $ en ligne. Le défaut d’envoyer des droits, avis ou documents exigés est un motif de dissolution par le Directeur. [1]
Le registre néo-brunswickois de la propriété effective est-il public ?
Non. Exigé depuis le 10 juin 2022, il est tenu par la société à son bureau enregistré et n’est pas déposé au registre. Il doit être communiqué au Directeur, et remis à un organisme d’enquête prescrit, sur demande. [10]
Quelle taxe de vente s’applique au Nouveau-Brunswick ?
Une taxe de vente harmonisée unique de 15 % — la TPS fédérale de 5 % plus une composante provinciale de 10 % — sur la même assiette que la TPS fédérale, administrée par l’ARC. Il n’y a aucune taxe de vente provinciale distincte. [18]
Dois-je m’inscrire à la TVH immédiatement ?
Pas nécessairement. Le seuil du petit fournisseur est de 30 000 $ sur quatre trimestres civils consécutifs ; l’inscription devient obligatoire dès que vous le dépassez, et le dépasser en un seul trimestre oblige à facturer la taxe sur la fourniture qui l’a fait franchir. L’inscription volontaire est possible et souvent avantageuse à 15 %. [20]
Ma société d’une seule personne a-t-elle besoin d’une protection de Travail sécuritaire NB ?
La protection obligatoire commence à trois travailleurs ou plus à un moment quelconque de l’année : une société d’une seule personne est donc habituellement sous le seuil. Mais un dirigeant non salarié d’une compagnie constituée n’est pas automatiquement protégé et peut demander une protection personnelle, d’au moins 12 000 $. [21]
Ai-je besoin d’une licence d’entreprise de Moncton, Fredericton ou Saint John ?
Aucune des trois ne publie de licence générale que toute entreprise devrait détenir — seulement des permis propres à l’activité pour la construction, l’enseigne, les cafés-terrasses, l’alcool, le taxi, la démolition, la voirie et les événements, les fondateurs étant orientés vers PerLE. Ce n’est pas la même chose qu’une absence d’obligations municipales : passez PerLE et appelez la ville avant de signer un bail. [31] [33]
Quand une société hors province doit-elle s’enregistrer au Nouveau-Brunswick ?
Dans les trente jours du début de son activité, selon un critère qui comprend la publicité indiquant une adresse néo-brunswickoise, un mandataire résidant ou un établissement, la sollicitation d’activité ou la propriété d’un bien-fonds. Le défaut est une infraction de la classe E, et l’administrateur ou le dirigeant qui sciemment l’autorise, la permet ou l’approuve commet la même infraction. [1]
Se constituer au Nouveau-Brunswick aide-t-il à immigrer ?
Non. Un certificat ne confère aucun statut, aucune autorisation de travail et aucun droit d’entrée. Le volet d’immigration des entrepreneurs évalue l’entrepreneur, délivre un permis de travail avant toute désignation, et ne désigne qu’après environ six mois d’exploitation réelle sous une entente de rendement — et c’est IRCC, non la province, qui décide de la résidence permanente. [26] [27]
Références officielles
- Gouvernement du Nouveau-Brunswick : Loi sur les sociétés par actions, L.R.N.-B. ch. B-9.1
- Gouvernement du Nouveau-Brunswick : Loi sur l’enregistrement des sociétés en nom collectif et des appellations commerciales, L.R.N.-B. ch. P-5
- Services Nouveau-Brunswick : Registre corporatif
- Services Nouveau-Brunswick : tarif, sociétés provinciales et extraprovinciales
- Services Nouveau-Brunswick : tarif, appellations commerciales
- Services Nouveau-Brunswick : tarif, sociétés en nom collectif
- Services Nouveau-Brunswick : tarif, compagnies sans but lucratif
- Services Nouveau-Brunswick : tarif, copies et certificats
- Services Nouveau-Brunswick : constituer une société par actions
- Services Nouveau-Brunswick : registre des véritables propriétaires
- Services Nouveau-Brunswick : numéro d’entreprise de l’ARC
- Services Nouveau-Brunswick : délais de traitement du Registre corporatif
- Services Nouveau-Brunswick : recherche au Registre corporatif
- Services Nouveau-Brunswick : système d’enregistrement des entreprises en ligne
- Services Nouveau-Brunswick : déposer un rapport annuel en ligne
- PerLE : assistant sur les structures d’entreprise du Nouveau-Brunswick
- Gouvernement du Nouveau-Brunswick, Finances et Conseil du Trésor : impôt sur le revenu des sociétés
- Gouvernement du Nouveau-Brunswick, Finances et Conseil du Trésor : taxe de vente harmonisée
- ARC : numéro d’entreprise et comptes de programme de l’ARC
- ARC : quand s’inscrire et commencer à facturer la TPS/TVH
- Travail sécuritaire NB : comptes et protection
- Travail sécuritaire NB : comprendre votre taux
- Travail sécuritaire NB : salaire assurable maximum
- Travail sécuritaire NB : taux de cotisation 2026 et remboursement de rendement, 2 octobre 2025
- Gouvernement du Nouveau-Brunswick : Immigration
- Gouvernement du Nouveau-Brunswick : Programme des candidats du Nouveau-Brunswick
- Gouvernement du Nouveau-Brunswick : volet d’immigration des entrepreneurs
- Gouvernement du Nouveau-Brunswick : avis importants en immigration
- Gouvernement du Nouveau-Brunswick : Programme d’immigration au Canada atlantique
- CANAFE : exigences relatives aux relations d’affaires
- Ville de Fredericton : permis et licences d’entreprise
- Ville de Moncton : licences et permis
- Ville de Saint John : permis, licences et demandes de services
