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Recherche Manitoba · vérifié le 7 septembre 2026

Démarrer une entreprise au Manitoba

Le Manitoba est l’une des provinces qui imposent encore une question de résidence au fondateur étranger, et c’est la province où un dépôt annuel discret tue plus de corporations que n’importe quelle mauvaise décision d’affaires. Ce guide suit toute la séquence à partir de la Loi sur les corporations et du Bureau des compagnies du Manitoba : droits, dénominations, administrateurs, registre des particuliers exerçant un contrôle important, comptes fiscaux, taxes sur la masse salariale, permis municipaux et voies d’immigration.

Réponse directe

Le Manitoba exige toujours des administrateurs résidents canadiens. Le paragraphe 100(3) de la Loi sur les corporations prévoit que le conseil d’administration doit se composer d’au moins 25 % de résidents canadiens, et le paragraphe 100(3.1) exige qu’un administrateur soit résident canadien lorsque le conseil compte moins de quatre membres. Cette règle n’a jamais été abrogée : c’est le paragraphe 100(4) qui porte la mention d’abrogation. La constitution coûte 45 $ pour réserver une dénomination, retenue 90 jours, plus 350 $ pour déposer les statuts constitutifs auprès du Bureau des compagnies, en ligne ou sur papier. La corporation doit maintenir un bureau enregistré à une adresse manitobaine, tenir un registre des particuliers exerçant un contrôle important qui n’est jamais déposé publiquement, et produire un rapport annuel de 65 $ chaque année. Deux rapports annuels manqués consécutifs entraînent la dissolution. Le Manitoba applique une taxe de vente au détail de 7 % en plus de la TPS de 5 %, et son taux d’impôt des petites entreprises est nul jusqu’à un plafond de 500 000 $.

Ce qui distingue réellement le Manitoba

Cinq règles manitobaines changent le plan, et les fondateurs se trompent régulièrement sur chacune parce qu’ils lisent des guides écrits pour une autre province.

La règle de résidence des administrateurs a survécu. Plusieurs provinces ont abandonné leur exigence de résidence canadienne au cours de la dernière décennie, et une bonne partie de la littérature secondaire affirme désormais que « la plupart des provinces l’ont retirée ». Le Manitoba, non. Le paragraphe 100(3) de la Loi sur les corporations se lit ainsi : « Sous réserve du paragraphe (3.1), le conseil d’administration doit se composer d’au moins 25 % de résidents canadiens. » Le paragraphe 100(3.1) ajoute : « Si la corporation compte moins de quatre administrateurs, l’un d’entre eux ou l’administrateur unique, selon le cas, doit être résident canadien. » [1]

La confusion a une source précise. Immédiatement sous ces paragraphes, la codification affiche « 100(4) [Abrogé] L.M. 2006, c. 10, art. 11. » Le lecteur qui cherche une mention d’abrogation en trouve une et conclut que la règle de résidence a disparu. C’est le paragraphe (4) qui a été abrogé, non la règle de résidence, et la version de la Loi consultée pour cette page est à jour au 4 septembre 2026. [1]

La règle s’étend aux réunions du conseil, pas seulement à sa composition. Le paragraphe 109(3) empêche les administrateurs de délibérer à moins qu’au moins 25 % des administrateurs présents soient résidents canadiens ou, si la corporation compte au plus trois administrateurs, qu’au moins un des présents le soit. Un conseil qui ne compte qu’un seul résident et n’arrive pas à le joindre a un problème de quorum, pas une note en bas de page. Le paragraphe 109(4) prévoit une échappatoire étroite lorsque l’administrateur résident absent approuve les décisions par écrit ou par voie électronique. [1]

Deux rapports annuels manqués dissolvent la société. Le Bureau des compagnies l’énonce sans détour : la corporation sera dissoute si ces formulaires ne sont pas déposés pendant deux années consécutives. [11] Le rapport annuel est un dépôt de 65 $ au registre, sans aucun lien avec la déclaration de revenus T2 ; les fondateurs qui présument que le comptable « s’occupe de tout » découvrent la dissolution deux ans plus tard, généralement lorsqu’une banque fait une recherche.

Le Manitoba est une province à taxe de vente au détail, pas à TVH. Aucune harmonisation ici. La TPS fédérale de 5 % et une taxe de vente au détail manitobaine distincte de 7 % s’appliquent côte à côte, administrées par deux gouvernements différents, avec deux seuils d’inscription et deux déclarations. [17]

Rien dans le processus de dénomination n’est un rapport NUANS. Le Manitoba gère sa propre réservation : 45 $, retenue 90 jours, et on vous demande de faire vos recherches préalables vous-même. Aucune page manitobaine de réservation consultée pour ce guide ne demande de rapport NUANS, contrairement au régime fédéral et à plusieurs provinces. [7]

Le Manitoba en un coup d’œil

Question Réponse manitobaine Source
Qui tient le registre ? Le Bureau des compagnies du Manitoba [6]
Coût de constitution 45 $ de réservation + 350 $ de statuts constitutifs (avec capital-actions) [6]
Peut-on déposer soi-même en ligne ? Oui. Les formulaires peuvent être déposés en ligne ou sur papier, le dépôt en ligne étant le plus rapide [6]
Délai réaliste Les dépôts en ligne peuvent être traités immédiatement ; en cas d’examen interne, de 4 à 6 jours ouvrables [15]
Réservation de dénomination 45 $, retenue 90 jours, aucun rapport NUANS demandé [7]
Résidence des administrateurs Au moins 25 % de résidents canadiens ; un seul si le conseil compte moins de quatre membres [1]
Nombre minimal d’administrateurs Un, sauf placement de valeurs auprès du public (alors trois) [1]
Bureau enregistré Doit se trouver au Manitoba, en tout temps [1]
Registre de transparence Registre des particuliers exerçant un contrôle important, tenu en privé, communiqué au directeur sur demande [1]
Rapport annuel 65 $, dû le mois suivant le mois anniversaire de constitution ; dissolution après deux manquements consécutifs [11]
Taxes de vente TPS de 5 % + TVD manitobaine de 7 %, administrées séparément [17]
Impôt des sociétés Taux des petites entreprises nul ; taux général de 12 % ; plafond de 500 000 $ [20]
Taxe sur la masse salariale Aucune sous 2,5 M$ de rémunération annuelle [19]
Accidents du travail CIAT Manitoba, obligatoire dans les secteurs énumérés [26]
Permis municipal Winnipeg ne réglemente que 11 activités nommées ; il n’existe aucun permis d’affaires général [28]
Interprovincial Membre du NWPTA avec la C.-B., l’Alberta et la Saskatchewan ; MRAS depuis le 29 juin 2020 [14]

Si vous hésitez encore entre une corporation manitobaine et une société fédérale, lisez la comparaison fédérale ou provinciale avant de déposer quoi que ce soit. La règle de résidence ci-dessous est l’un des plus solides arguments en faveur d’un choix délibéré plutôt que par défaut.

Un exemple concret, dépôt par dépôt

Les tableaux ci-dessus énoncent les règles. Cette section fait passer une entreprise hypothétique à travers elles pour que la séquence, l’argent et le calendrier deviennent concrets plutôt qu’abstraits. Tout ce qui suit est de l’arithmétique appliquée à des montants publiés par le Bureau des compagnies et cités ailleurs dans cette page ; rien de l’entreprise elle-même n’est réel et aucun dépôt décrit ici n’a été effectué.

L’entreprise. Deux fondateurs veulent bâtir un atelier de réparation d’instruments à Winnipeg. Dana réside habituellement à Winnipeg. Marc vit à Montréal, détient un passeport canadien mais habite la France depuis onze ans. Ils veulent une corporation manitobaine avec les deux au conseil, un bureau enregistré à l’atelier loué de Dana à Winnipeg, et des actions à parts égales.

Étape 0 — vérifier le conseil avant de dépenser quoi que ce soit. Le paragraphe 100(3.1) exige un résident canadien dans un conseil de trois membres ou moins, et le paragraphe 1(1) définit le « résident canadien » comme la personne qui réside habituellement au Canada, un critère factuel et non une question de citoyenneté. [1] Dana y satisfait ; le passeport de Marc n’a aucune pertinence et ses onze années à l’étranger sont le fait qui compte. Un conseil de deux formé de Dana et de Marc est conforme grâce à Dana seule. Un conseil formé de Marc seul ne le serait pas, et aucun droit ne corrige cela. Cette vérification ne coûte rien et c’est elle qui détermine si le Manitoba est même envisageable.

Étape 1 — pré-rechercher la dénomination, puis la réserver. 45 $. Supposons qu’ils déposent en ligne une demande de réservation de dénomination le lundi 9 février 2026. Le registre vous demande de chercher d’abord vous-même dans Companies Online, Corporations Canada et la Base de données sur les marques de commerce canadiennes, parce que « Name Reservations are required to ensure that business names are not too similar to names already on record » et qu’une réservation refusée coûte le droit et le temps de calendrier. [7] La dénomination doit porter l’un des éléments juridiques du paragraphe 10(1) — Limited, Limitée, Incorporated, Incorporée, Corporation, Ltd., Ltée, Inc. ou Corp. [1] Le droit régulier est de 45 $ et le droit accéléré de 90 $. [8]

Étape 2 — surveiller l’horloge de 90 jours. Une fois approuvée, la dénomination est réservée 90 jours, et le paragraphe 11(1) prévoit la même période. [7] [1] Quatre-vingt-dix jours après le 9 février 2026, on est le 10 mai 2026. C’est la véritable échéance de l’étape 3 ; la manquer signifie repayer les 45 $, et c’est la seule échéance de toute la séquence que le fondateur maîtrise entièrement.

Étape 3 — déposer les statuts. 350 $. Ils déposent en ligne les statuts constitutifs (avec capital-actions) le mercredi 18 février 2026, bien à l’intérieur de la fenêtre. La fourchette publiée par le registre est que certains dépôts se règlent immédiatement, mais que « if your filing is submitted for internal review, it will be completed within 4-6 business days ». [15] De quatre à six jours ouvrables à compter du mercredi 18 février nous mène entre le mardi 24 février et le jeudi 26 février 2026, avant de compter un jour férié provincial ; un jour férié à l’intérieur de la fenêtre repousse l’extrémité d’une journée. S’ils avaient déposé sur papier, la comparaison est brutale : le 6 septembre 2026, le bureau traitait les dépôts corporatifs papier reçus le 31 juillet 2026, soit environ cinq semaines de file. [15] Dépense au registre à ce stade : 395 $.

Étape 4 — constituer le registre du contrôle important avant que quiconque le demande. Le paragraphe 21.1(1) exige que le registre existe et soit tenu au bureau enregistré ou à un autre lieu au Manitoba désigné par les administrateurs, avec six champs précisés pour chaque particulier exerçant un contrôle important. [1] Rien dans la séquence de dépôt ne le rappelle, parce qu’il n’est jamais déposé. Dana et Marc détiennent chacun la moitié des actions : au regard du paragraphe 2.1(1), les deux sont candidats au registre et l’analyse doit être faite plutôt que présumée. Cela ne coûte rien et prend un après-midi ; l’omettre est le mode d’échec du tableau plus bas qui ne porte aucun droit et dont la queue est la plus longue.

Étape 5 — l’ARC, dans le bon ordre. L’impôt manitobain sur le revenu des corporations est administré et perçu par l’Agence du revenu du Canada pour le compte de la province, de sorte que la relation fédérale vient d’abord. [20] Dana s’inscrit au numéro d’entreprise par la voie des résidents, qui exige un numéro d’assurance sociale valide, et ouvre un compte RC d’impôt des sociétés puisque l’entreprise est constituée en société. [24] [25] Si aucun des deux fondateurs n’avait de NAS, c’est la voie des non-résidents qui s’applique, et les conséquences d’ordonnancement se trouvent sur la piste depuis l’étranger.

Étape 6 — décider séparément de la TPS/TVH et de la TVD, sur des critères différents. Ils prévoient environ 90 000 $ de revenus la première année : les deux seuils sont franchis, mais pas selon la même mesure. Au fédéral, le statut de petit fournisseur prend fin lorsqu’on dépasse le seuil de 30 000 $ sur quatre trimestres civils consécutifs, ou immédiatement lorsqu’on le dépasse dans un seul trimestre civil, l’inscription étant due dans les 29 jours de la date d’entrée en vigueur. [23] Au provincial, un numéro de TVD est exigé de quiconque exploite une entreprise au Manitoba, sauf les petites entreprises dont les ventes taxables annuelles sont inférieures à 30 000 $, et une fois le seuil franchi « Businesses are given one month to register and implement a system to collect and remit RST on their sales. » [18] La demande de TVD elle-même est gratuite — « There is no charge to apply » — et se fait par TAXcess, le service en ligne de Finances Manitoba pour produire, payer et consulter les comptes de taxes d’entreprise manitobains. [18] [43]

Étape 7 — la question municipale, qui est habituellement un non-événement. La réparation d’instruments ne figure pas parmi les onze activités que Winnipeg réglemente en vertu du règlement sur les permis d’entreprise liés à la sécurité communautaire : le coût du permis est donc de 0 $. [28] Le zonage est l’obligation qui, elle, s’applique, et elle vise l’adresse plutôt que l’entreprise : « You must contact the Zoning Branch of the Planning, Property & Development Department… to find out about specific land use. » [28] Le faire avant de signer le bail de l’atelier est l’ordre économique ; le faire après, c’est ainsi qu’un fondateur se retrouve lié par un bail visant des locaux où l’usage n’est pas permis.

Étape 8 — inscrire une seule date au calendrier. La corporation a été constituée en février : l’avis de rapport annuel part en février et le rapport est dû à la fin du mois suivant — le 31 mars 2027 pour le premier, 65 $. [11] Si Dana et Marc manquent le 31 mars 2027 puis le 31 mars 2028, ils tombent sous la règle voulant que « The corporation will be dissolved if these forms are not filed for two consecutive years. » [11]

Ce que coûtent les deux premières années au registre.

Quand Dépôt Droit Autorité
9 février 2026 Demande de réservation de dénomination 45 $ [8]
18 février 2026 Statuts constitutifs (avec capital-actions) 350 $ [8]
Avant de commercer Numéro de TVD par TAXcess Aucun frais [18]
À tout déménagement du bureau Avis de changement d’adresse du bureau enregistré Aucun droit [8]
À tout changement au conseil Changement de renseignements sur les administrateurs et dirigeants Aucun droit [8]
Au plus tard le 31 mars 2027 Rapport annuel 65 $ [11]
Au plus tard le 31 mars 2028 Rapport annuel 65 $ [11]
Total au registre jusqu’au 31 mars 2028 525 $

Et ce que coûtent les mêmes deux années si personne ne dépose rien. Deux rapports manqués mettent la corporation sur la trajectoire de dissolution. Revenir exige des statuts de reconstitution à 175 $, plus les rapports en souffrance à 65 $ chacun, plus une nouvelle réservation de dénomination de 45 $ si la dissolution dure depuis plus de 180 jours — 350 $ contre les 130 $ qu’auraient coûté les deux rapports, avant même de compter le temps professionnel et le trou dans le dossier corporatif. [12] [8]

Deux réserves sur ce calendrier. Les dates de traitement du registre changent chaque semaine : les fourchettes de février ci-dessus sont celles que le registre publie lui-même, appliquées à une date de dépôt choisie, et non un engagement de service. [15] Et l’échéance de mars n’est pas seulement la formulation de service à la clientèle du registre : le Règlement sur les corporations prescrit une date « not later than the last day of the month immediately following the anniversary month », le mois anniversaire étant le mois de constitution. [55] [1]

Étape 1 : choisir la forme juridique

Le Bureau des compagnies enregistre plusieurs choses distinctes, et elles ne sont pas interchangeables.

Forme Ce que le Manitoba enregistre Coût de départ Où repose la responsabilité
Entreprise individuelle Une « dénomination commerciale » sous la Loi sur l’enregistrement des noms commerciaux 45 $ de réservation + 60 $ d’enregistrement Le particulier, sans limite
Société de personnes Une dénomination commerciale enregistrée par les associés 45 $ + 60 $ Les associés, sans limite
Société en commandite Enregistrement d’une société en commandite Selon le barème du registre Commandité illimité ; commanditaires jusqu’à leur apport
Société à responsabilité limitée Enregistrement d’une SRL Selon le barème du registre Selon la loi applicable
Corporation manitobaine Statuts constitutifs (avec capital-actions) 45 $ + 350 $ La corporation, personne juridique distincte
Corporation sans capital-actions Statuts constitutifs (sans capital-actions) sous la Loi sur les corporations 45 $ + 120 $ La corporation
Coopérative Constitution sous la Loi sur les coopératives 250 $, ou 70 $ pour une coopérative de services communautaires La coopérative

Les droits pour les dénominations commerciales et les corporations proviennent des pages du Bureau des compagnies ; les sociétés en commandite et les SRL s’enregistrent par le même canal que les dénominations commerciales. [9] [8] [16] Les corporations sans capital-actions sont créées sous la Loi sur les corporations elle-même, à sa partie XXII. [1]

Deux points échappent aux fondateurs. D’abord, l’enregistrement d’une entreprise individuelle n’est pas permanent : les dénominations commerciales doivent être renouvelées tous les trois ans à compter de la date d’enregistrement, et la Loi sur l’enregistrement des noms commerciaux prévoit à son article 5 que l’enregistrement ou son renouvellement expire au terme de trois ans. [10] [2] Si vous manquez l’échéance, le renouvellement peut encore être déposé dans les six mois ; après six mois, il faut un nouvel enregistrement. [10]

Ensuite, enregistrer une dénomination commerciale ne crée aucune personne juridique distincte ni aucun bouclier de responsabilité. Cela consigne qu’une personne physique ou une société de personnes nommée exerce sous ce nom. L’article 2 de la Loi impose l’enregistrement à quiconque exerce sous un nom autre que son nom de famille, ainsi qu’aux personnes associées en société de personnes, et l’article 20 prévoit une amende maximale de 500 $ sur déclaration sommaire de culpabilité. [2]

La société fédérale est l’autre voie. Elle est créée sous le régime fédéral puis enregistrée au Manitoba à titre de personne morale extra-provinciale, ce que couvre l’étape 10.

Étape 2 : dégager la dénomination

Le processus manitobain est une réservation, non un rapport de recherche acheté ailleurs.

Une demande de réservation coûte 45 $ en service régulier ou 90 $ en service accéléré, et la dénomination approuvée est réservée pour 90 jours. [7] [8] La loi confirme la même période : le paragraphe 11(1) de la Loi sur les corporations permet au directeur de « réserver une dénomination sociale à l’usage et au profit de la personne ou de son représentant pendant une période de 90 jours ». [1]

Le registre explique l’objectif en une ligne : les réservations servent à s’assurer que les dénominations commerciales ne ressemblent pas trop à celles déjà inscrites. [7] Il vous demande aussi de faire d’abord vos propres recherches, dans Companies Online, auprès de Corporations Canada et dans la Base de données sur les marques de commerce canadiennes. Le conseil vaut d’être suivi : une réservation refusée coûte le droit et le temps de calendrier.

Toute corporation a besoin d’un élément juridique. Le paragraphe 10(1) exige que les mots ou expressions « Limitée », « Limited », « Incorporée », « Incorporated » ou « Corporation », ou les abréviations « Ltée », « Ltd. », « Inc. » ou « Corp. », fassent partie de la dénomination « autrement que dans un sens figuratif ou descriptif », et le Bureau des compagnies reprend cette liste. [1] [6]

Si la dénomination vous est indifférente, le paragraphe 11(2) permet au directeur d’attribuer un numéro matricule comme dénomination, à la demande des fondateurs. [1] Une société à numéro évite entièrement le problème de réservation et peut enregistrer un nom commercial plus tard.

Le Manitoba n’impose aucune exigence de dénomination en français. Il s’agit d’une règle québécoise découlant de la Charte de la langue française, qui ne voyage pas ; si vous comparez les deux provinces, le guide du Québec expose à quel point ce régime diffère. Les obligations linguistiques propres au Manitoba sont traitées plus bas.

Étape 3 : déposer les statuts constitutifs

Déposez les statuts constitutifs avec le droit de 350 $ avant l’expiration de la réservation. [6] Vous travaillez contre une horloge de 90 jours ; si elle expire, vous payez de nouveau 45 $.

Ce que le Manitoba facture

Dépôt Régulier Accéléré
Demande de réservation de dénomination 45 $ 90 $
Statuts constitutifs (avec capital-actions) 350 $ 550 $
Statuts constitutifs (sans capital-actions) 120 $ 240 $
Statuts de modification (avec capital-actions) 175 $ 350 $
Statuts de fusion 350 $ 550 $
Rapport annuel (avec capital-actions) 65 $ —
Rapport annuel (sans capital-actions) 40 $ —
Avis de changement d’adresse du bureau enregistré Sans frais —
Changement de renseignements sur un administrateur ou dirigeant Sans frais —
Statuts de modification (sans capital-actions) 60 $ 120 $
Modification du rapport annuel 40 $ —
Statuts de dissolution 60 $ 120 $
Statuts de reconstitution (avec capital-actions) 175 $ 350 $
Statuts de reconstitution (sans capital-actions) 60 $ 120 $

Tous les montants proviennent du barème du Bureau des compagnies pour les corporations manitobaines. [8]

Trois éléments ressortent. Le service accéléré n’est pas simplement tarifé au double, même si c’est l’effet obtenu sur les postes les moins chers : le Règlement sur les corporations prévoit que « the fee for expedited service… is double the usual fee to a maximum of $200 more than the usual fee ». [55] Ce plafond explique pourquoi une réservation de dénomination de 45 $ passe à 90 $ (le double) tandis qu’une constitution de 350 $ passe à 550 $ plutôt qu’à 700 $ : le plafond de 200 $ mord. Accélérer la constitution elle-même coûte donc 200 $ pour environ une semaine, alors qu’accélérer une réservation coûte 45 $ ; plus le dépôt est bon marché, moins il vaut la peine d’être pressé. Tenir le dossier à jour est gratuit, ce qui supprime toute excuse financière à un registre périmé. Et reconstituer une corporation dissoute coûte 175 $ plus chaque rapport annuel en souffrance : la règle des deux ans est donc coûteuse autant qu’embarrassante.

Les deux autres barèmes

Le Bureau des compagnies publie trois barèmes distincts, et les fondateurs lisent régulièrement le mauvais. Les dénominations commerciales, les sociétés en commandite et les sociétés à responsabilité limitée relèvent de leur propre tarif :

Dépôt du canal des dénominations commerciales Régulier Accéléré
Demande de réservation de dénomination 45 $ 90 $
Enregistrement d’une dénomination commerciale 60 $ 120 $
Enregistrement d’une société en commandite 350 $ 550 $
Enregistrement d’une société à responsabilité limitée 350 $ 550 $
Procuration 40 $ 80 $
Renouvellement de dénomination commerciale (tous les trois ans) 60 $ —
Changement de dénomination commerciale 60 $ 120 $
Changement de déclarants 60 $ 120 $
Changement d’adresse Aucun droit —
Dissolution d’une dénomination commerciale 60 $ 120 $

[40]

Notez ce que ce tableau tranche : une société en commandite ou une SARL coûte les mêmes 350 $ d’enregistrement qu’une corporation coûte à constituer, et non les 60 $ d’une entreprise individuelle. L’écart entre un enregistrement de dénomination et une société en commandite représente près de six fois le droit, et c’est le premier endroit où un fondateur découvre que le mot « société de personnes » recouvre deux produits très différents.

Les sociétés arrivant de l’extérieur du Manitoba relèvent d’un troisième barème :

Dépôt extra-provincial ou fédéral Régulier Accéléré
Demande de réservation de dénomination 45 $ 90 $
Demande d’enregistrement (avec capital-actions) 350 $ 550 $
Demande d’enregistrement (sans capital-actions) 120 $ 240 $
Procuration Aucun droit à l’enregistrement 40 $ / 80 $ pour une mise à jour
Rapport annuel (avec capital-actions) 65 $ —
Rapport annuel (sans capital-actions) 40 $ —
Demande de certificat d’enregistrement supplémentaire 175 $ 350 $
Demande de rétablissement d’enregistrement (avec capital-actions) 175 $ 350 $
Statuts de prorogation 350 $ 550 $
Demande d’annulation d’enregistrement 60 $ 120 $

[38] Le canal du New West Partnership tarife plusieurs de ces postes à zéro ; l’étape 10 précise quelles sociétés obtiennent ce tarif et lesquelles ne l’obtiennent pas.

Formulaire par formulaire : ce que vous déposez réellement

Les dépôts manitobains sont des documents nommés plutôt que des formulaires numérotés, et les barèmes du registre constituent la liste faisant autorité de ce qui existe. Voici ceux qu’une entreprise normale touche, dans l’ordre où elle les touche, avec l’ancrage législatif lorsque la Loi en fournit un.

Demande de réservation de dénomination. Le point d’entrée de toute entité nommée — corporation, dénomination commerciale, société en commandite, SARL ou société extra-provinciale entrante. 45 $ en régulier, 90 $ en accéléré, sur les trois barèmes. [8] [40] [38] Ancrage législatif : le paragraphe 11(1), qui est aussi la source de la durée de 90 jours. [1] On n’évite ce dépôt qu’en demandant un numéro matricule en vertu du paragraphe 11(2). [1]

Statuts constitutifs. Deux versions, tarifées différemment : 350 $ avec capital-actions et 120 $ sans, la seconde étant la voie des organismes sans but lucratif sous la même Loi. [8] [42] La consigne du registre est de les déposer avant l’expiration de la réservation de dénomination. [6] La Loi exige que les statuts précisent le lieu du bureau enregistré au Manitoba, puisque le paragraphe 19(1) fixe le bureau « dans le lieu situé au Manitoba que précisent ses statuts ». [1] Aucune page du Bureau des compagnies consultée pour ce guide ne reproduit la liste complète des champs du formulaire : traitez le formulaire en ligne du registre comme la spécification et ne vous fiez à aucune reproduction secondaire, y compris celle-ci.

Rapport annuel. 65 $ avec capital-actions, 40 $ sans, déposé chaque année, avec une modification du rapport annuel à 40 $ en cas d’erreur. [8] Ancrage législatif : les paragraphes 121(1) et (2), qui exigent l’envoi du rapport au plus tard à la date réglementaire et sa signature et attestation par un administrateur, un dirigeant ou un mandataire. [1]

Avis de changement d’adresse du bureau enregistré et changement de renseignements sur les administrateurs et dirigeants. Tous deux gratuits, tous deux assortis d’un délai de 15 jours — le premier par le paragraphe 19(4) de la Loi, le second par la consigne du registre de déposer dans les 15 jours de la nomination ou de la démission d’un administrateur. [1] [11] Ces deux dépôts constituent l’assurance la moins chère de tout le système et les deux plus souvent omis, parce que rien ne vous facture l’omission.

Statuts de modification. 175 $ avec capital-actions, 60 $ sans. C’est le dépôt qui sert à changer la dénomination, la structure du capital ou le lieu du bureau enregistré — ce dernier exigeant, par le paragraphe 19(2), une résolution spéciale, à la différence d’un simple changement d’adresse à l’intérieur du même lieu prévu au paragraphe 19(3), qui est l’avis gratuit ci-dessus. [8] [1] La distinction entre déménager à l’intérieur du lieu et changer de lieu mérite d’être comprise avant de déménager : l’un est gratuit, l’autre coûte 175 $ plus une résolution des actionnaires.

Statuts de fusion à 350 $, statuts de dissolution à 60 $ et statuts de reconstitution à 175 $ avec capital-actions ou 60 $ sans complètent le cycle de vie corporatif. [8]

Procuration. Gratuite lors d’un enregistrement extra-provincial, 40 $ pour la modifier ensuite, et 40 $ au barème des dénominations commerciales. [38] [40] Ancrage législatif : le paragraphe 186(1), avec une règle de remplacement de 10 jours si le mandataire cesse de résider dans la province, décède ou démissionne. [1]

Quatre formulaires gratuits dont personne ne parle. Le barème des corporations énumère aussi, sans droit, un changement d’adresse postale pour les rapports annuels (« Request a change in the Mailing Address for Annual Returns »), un avis d’actionnaires (« Provide notice of a change in the Shareholders holding 10% or more of the issued voting shares ») et une mise à jour de la nature des activités (« Update the activity of a business corporation or non-share corporation »). [8] Le premier est la réponse directe au problème de dissolution décrit à l’étape 6 : l’avis de rapport annuel part vers l’adresse postale inscrite au dossier, et il existe un dépôt gratuit dédié dont le seul objet est de garder cette adresse à jour. Le quatrième est le consentement à agir comme premier administrateur, déposé avec les statuts lorsqu’un premier administrateur n’est pas aussi fondateur ; les instructions des statuts constitutifs l’appellent « a Form 3 “Consent to Act as a First Director” », l’un des très rares formulaires numérotés du système manitobain. [8]

Ce que les statuts demandent réellement. Le formulaire de statuts constitutifs (avec capital-actions) compte onze rubriques numérotées : la dénomination de la corporation ; l’adresse complète du bureau enregistré ; le nombre, ou le nombre minimal et maximal, d’administrateurs ; les premiers administrateurs avec noms et adresses complètes ; les catégories et le nombre maximal d’actions que la corporation est autorisée à émettre ; les droits, privilèges, restrictions et conditions rattachés aux actions ; les restrictions au transfert d’actions ; les restrictions aux activités que la corporation peut exercer ; les autres dispositions ; une déclaration du fondateur portant qu’il s’est assuré que la dénomination proposée n’est pas semblable à une autre au point d’être « likely to confuse or mislead » ; et les fondateurs avec noms, adresses et signatures. [8] Deux détails opérationnels du même document méritent d’être connus avant de le remplir : les instructions exigent une adresse civique complète aux rubriques du bureau enregistré, des premiers administrateurs et des fondateurs, parce qu’« a P.O. box number alone is not acceptable » ; et la date de prise d’effet « is the date documents are received unless you specify a date up to 30 days in the future », mécanisme qui permet d’aligner une constitution sur un exercice financier ou sur une clôture.

Ce que la réservation de dénomination demande, ce qui surprend qui s’attend à un formulaire d’une ligne : la dénomination proposée, le type d’entité et le motif de la réservation, le territoire d’attache et son numéro de registre s’il y a lieu, « How or why was this name chosen? », l’endroit au Manitoba où l’entreprise sera exploitée, une description détaillée de la nature de l’entreprise, tout autre renseignement pertinent, et si le service accéléré est requis. Le formulaire porte aussi le partage des risques du registre, en toutes lettres : « Responsibility for choice and use of the name rests entirely with the applicant ». [7] [8] Si la dénomination est refusée, « a new name must be chosen and another Request for Name Reservation filed with the fee of $45.00 » : le droit n’est pas reporté. [7]

Déposer en ligne : ce que le registre exige réellement

Le canal en ligne est Companies Online, qui « will help you complete most business transactions and perform Registry searches with the Companies Office », sur Chrome, Edge ou Firefox. [56] Il existe deux types de comptes et la différence compte pour quiconque dépose autre chose que les documents de sa propre entreprise. Un compte régulier « is for individuals who want to search Registry information or file documents on their own business(es) or corporation(s) », et « All fees are payable online with a Visa or Mastercard. » Un compte de dépôt « is for hi-volume firms with multiple staff », administré par un responsable de compte nommé qui accorde et révoque les accès du personnel, approvisionné d’avance par carte ou par chèque posté, avec des niveaux de sécurité variant selon le type de cabinet. [57]

Trois conséquences en découlent. Le paiement se fait par Visa ou Mastercard : un fondateur sans carte acceptée par le registre dépose sur papier et hérite de la file papier. [8] Aucune page consultée pour ce guide n’énonce d’exigence de vérification d’identité pour créer un compte, ce qui est une constatation négative et non une assurance — vérifiez auprès du bureau si cela compte pour vous. Et l’accès en ligne se cumule : le registre note que de nombreux documents d’entretien « can be filed online if you either incorporated the corporation or filed a previous Annual Return online », de sorte qu’une constitution sur papier peut vous condamner au papier ensuite. [11]

Une lacune à prévoir : il n’existe aucun PDF téléchargeable du rapport annuel sur la page des formulaires, qui vous invite à communiquer avec le Bureau des compagnies si un nouveau formulaire est requis, parce que le rapport est normalement transmis à la corporation et déposé en ligne. [8] La corporation qui a perdu la trace à la fois de son avis et de son accès en ligne devrait joindre le bureau tôt plutôt qu’à la fin du mois suivant son mois anniversaire. Le bureau est ouvert « Monday through Friday, from 8:30 a.m. to 4:30 p.m. (Central Time) », au 1010-405 Broadway à Winnipeg, au 204-945-2500 ou au 1-888-246-8353. [58]

L’éventail complet de ce que le bureau enregistre — dénominations commerciales, corporations manitobaines, sociétés extra-provinciales et fédérales, coopératives, entités du New West Partnership et corporations sans but lucratif — figure sur la page de démarrage du registre, et il vaut la peine de la lire une fois avant de choisir un formulaire, parce que le choix du barème est en pratique le choix de l’entité. [41]

Délais

Le Bureau des compagnies publie des dates de traitement réelles plutôt qu’une promesse de service. En ligne, la plupart des dépôts d’entretien sont traités immédiatement. Pour les statuts constitutifs et les enregistrements de dénominations commerciales, certains dépôts peuvent être traités immédiatement, mais si le dépôt est soumis à un examen interne, il sera traité dans un délai de 4 à 6 jours ouvrables. Le service accéléré est de 5 jours ouvrables pour tous les dépôts. [15]

Le papier est nettement plus lent. Lorsque ce guide a été vérifié le 6 septembre 2026, le bureau traitait les dépôts corporatifs papier reçus le 31 juillet 2026 — un arriéré d’environ cinq semaines — les réservations papier au 18 août et les rapports annuels au 7 août. [15] Ces dates bougent chaque semaine, donc consultez la page. La consigne est simple : déposez en ligne.

Étape 4 : administrateurs, bureau enregistré et signification

Les administrateurs

Le paragraphe 97(2) fixe le minimum : « Le conseil d’administration se compose d’un ou de plusieurs administrateurs ; au cas où des valeurs mobilières en circulation de la corporation, émises par voie de placement auprès du public, sont détenues par plusieurs personnes, il compte au moins trois administrateurs » dont deux ne font partie ni des dirigeants ni des employés de la corporation ou de ses affiliées. Une société privée manitobaine peut donc n’avoir qu’un seul administrateur. [1]

Le paragraphe 100(1) rend inhabiles les personnes de moins de 18 ans, celles qui ne sont pas des particuliers et celles qui ont le statut de failli. Le paragraphe 100(2) confirme qu’« sauf disposition contraire des statuts, la qualité d’actionnaire n’est pas requise pour être administrateur d’une corporation ». [1]

Puis la règle qui gouverne tout pour un fondateur étranger : le conseil doit se composer d’au moins 25 % de résidents canadiens et, s’il compte moins de quatre administrateurs, l’un d’entre eux ou l’administrateur unique doit être résident canadien. [1]

Lue avec le minimum d’un administrateur, l’arithmétique est impitoyable. L’administrateur unique d’une corporation manitobaine doit être résident canadien, puisqu’un conseil d’une personne compte « moins de quatre » membres. Un conseil de deux ou trois exige un résident. Un conseil de quatre en exige un ; un conseil de huit en exige deux.

« Résident canadien » est un terme défini. Le paragraphe 1(1) désigne le particulier qui réside habituellement au Canada, ou celui qui n’y réside pas habituellement mais appartient à une catégorie réglementaire de personnes. [1] Notez ce que la définition ne dit pas. Il ne s’agit ni de citoyenneté, ni de résidence permanente, ni de résidence fiscale : il s’agit de résidence habituelle, un critère factuel. Un citoyen canadien établi à l’étranger depuis dix ans peut très bien échouer au critère, et un titulaire de permis vivant réellement à Winnipeg peut très bien y satisfaire.

La Loi ne dit pas comment prouver la résidence habituelle et aucune page du registre consultée pour ce guide ne publie de liste de pièces justificatives : traitez la question comme une question juridique portant sur une personne précise.

Ce qu’on peut réellement faire face à la règle de résidence

Les fondateurs arrivent à cette règle et demandent aussitôt comment la contourner. La réponse honnête est qu’il existe quatre réponses, trois légitimes et une qui ne l’est pas, et c’est le texte de la loi qui départage.

Un : mettre un véritable résident au conseil. C’est la seule réponse qui règle le problème à l’intérieur du Manitoba. La nomination doit être réelle, parce que le paragraphe 100(3) est une règle de composition et qu’un administrateur est un administrateur : la charge emporte les devoirs et responsabilités prévus par la loi, quelle que soit une entente parallèle. Une convention d’actionnaires peut encadrer le vote d’un administrateur entre les parties sans changer le fait que la personne inscrite au registre répond de la charge, et une banque ou un tribunal regarde le registre.

Deux : jouer le nombre plutôt que la proportion. Les deux paragraphes fonctionnent différemment et un fondateur peut choisir lequel le régira. Le paragraphe 100(3.1) est un plancher absolu d’un résident pour un conseil de trois membres ou moins ; le paragraphe 100(3) est une proportion de 25 % au-delà. [1] L’arithmétique veut qu’un conseil de quatre n’exige toujours qu’un résident, puisque 25 % de quatre font un : passer de trois à quatre ajoute donc un siège pour un fondateur non-résident sans coût de résidence, tandis que passer à huit exige un deuxième résident. Si l’objectif est d’asseoir le plus de non-résidents possible par résident, quatre et sept sont les tailles de conseil efficaces ; cinq, six et huit ne le sont pas.

Trois : choisir délibérément un autre territoire. La règle manitobaine n’est pas universelle. Lorsqu’aucun membre de l’équipe fondatrice ne réside habituellement au Canada, le choix se pose entre importer un administrateur résident et se constituer là où la règle n’existe pas, et la seconde option est habituellement le montage le plus honnête. La comparaison fédérale ou provinciale expose quels territoires imposent encore une exigence de résidence et lesquels ont abrogé la leur ; notez qu’une constitution fédérale sous la LCSA ne règle pas ce problème, la loi fédérale ayant sa propre exigence de résidents canadiens. Une société constituée ailleurs peut tout de même commercer au Manitoba en s’enregistrant à titre extra-provincial sous la partie XVI, qui n’impose aucune règle de résidence des administrateurs — c’est le contournement structurel, et l’étape 10 en donne le prix.

Quatre : celle qui n’en est pas un. Nommer un prête-nom rémunéré qui n’assiste à rien, ne lit aucune résolution et n’exerce aucun jugement satisfait le registre et rien d’autre. Le paragraphe 109(3) est la disposition qui l’expose : l’administrateur résident doit être présent pour que le conseil délibère, et un prête-nom qu’on ne peut produire en réunion transforme chaque résolution en question de quorum. [1] L’examen de propriété effective d’une banque demande qui contrôle l’entreprise dans les faits, et le paragraphe 2.1(1) de la même Loi définit déjà le contrôle important comme incluant toute influence directe ou indirecte dont l’exercice entraînerait le contrôle de fait de la corporation — de sorte que le montage qui cache le contrôle au registre des administrateurs tend à ressortir dans le registre du contrôle important. [1]

Une question à laquelle ce guide ne peut pas répondre : quelles pièces établissent la résidence habituelle d’une personne dans un cas limite. Ni la Loi ni aucune page du Bureau des compagnies consultée ici ne publie de critère, et l’expression « réside habituellement » fait un travail qui se tranche sur les faits. Le citoyen canadien qui partage son année entre Winnipeg et l’étranger est exactement le cas où la réponse compte et exactement celui où un guide général ne vaut rien ; c’est une question à poser à un avocat manitobain au sujet d’une personne nommée, avant le dépôt des statuts plutôt qu’après.

Les réunions du conseil

Le paragraphe 109(3) exige la même proportion de résidents présents pour délibérer, avec l’approbation écrite ou électronique prévue au paragraphe 109(4). Le paragraphe 110(1) permet aux administrateurs de nommer parmi eux un administrateur délégué qui est résident canadien, et le paragraphe 110(2) exige que la majorité des membres d’un comité d’administrateurs soient des résidents canadiens. [1] Le paragraphe 110(2) renvoie toujours au paragraphe 100(4) abrogé, un renvoi orphelin resté dans la codification : c’est un artefact de rédaction, non une échappatoire.

Le bureau enregistré

Selon l’article 19, la corporation doit avoir en tout temps un bureau enregistré au lieu du Manitoba précisé dans ses statuts ou dans une résolution spéciale. Les administrateurs peuvent changer l’adresse à l’intérieur de ce lieu ; changer le lieu lui-même exige une résolution spéciale. Le paragraphe 19(4) exige un avis au directeur dans les 15 jours de tout changement de lieu ou d’adresse du bureau enregistré. [1]

C’est la contrainte géographique dure de tout le plan, et elle mérite d’être énoncée franchement parce que c’est la question qu’on nous pose le plus souvent. Une adresse montréalaise ne peut pas être le bureau enregistré d’une corporation manitobaine. La loi dit « au Manitoba » et le veut littéralement. Aucun service de courrier, abonnement d’espace de travail ou service d’adresse ailleurs au Canada n’y change quoi que ce soit. Si votre seul ancrage canadien est au Québec, constituez-vous au fédéral ou au Québec et lisez la comparaison fédérale ou provinciale, ou obtenez un véritable bureau enregistré manitobain.

Les livres

L’article 20 impose la tenue de livres, et l’article 21.1 exige que le registre des particuliers exerçant un contrôle important soit tenu au bureau enregistré ou en tout autre lieu du Manitoba désigné par les administrateurs. [1] Le registre de transparence est donc lui aussi rattaché géographiquement au Manitoba.

Le mandataire aux fins de signification

La partie XV de la Loi est un seul article sur le mandat. Sous la rubrique « Mandataire exigé », le paragraphe 186(1) prévoit que toute personne morale assujettie à la Loi qui n’a aucun administrateur ou dirigeant résidant dans la province, ou dont le bureau enregistré est situé à l’extérieur de la province, doit nommer par mandat en bonne et due forme une personne résidant dans la province pour agir comme mandataire aux fins d’accepter la signification de tout acte de procédure. Si ce mandataire cesse de résider dans la province, décède ou démissionne, un autre mandat doit être déposé dans les 10 jours. [1]

Le Bureau des compagnies applique cette exigence aux personnes morales entrantes : les corporations et coopératives extra-provinciales doivent déposer un mandat désignant un particulier résidant au Manitoba comme mandataire aux fins de signification, avec une exception conditionnelle pour les sociétés fédérales dont le bureau enregistré et un administrateur ou dirigeant se trouvent déjà au Manitoba. [13] Le texte législatif est à première vue plus large que la directive du registre, puisque l’alinéa a) visé toute personne morale sans administrateur ni dirigeant résidant au Manitoba. Le fondateur qui se constitue au Manitoba alors que personne dans la société n’y habite devrait poser la question à un conseiller juridique manitobain plutôt que de présumer que la page du registre est exhaustive.

Étape 5 : le registre du contrôle important

Le Manitoba a un régime de propriété effective, ajouté par L.M. 2019, c. 25, et ce n’est pas un dépôt public.

Le paragraphe 2.1(1) prévoit qu’« exerce un contrôle important sur une corporation : a) le particulier qui détient l’un ou l’autre des droits ou intérêts ci-après, ou toute combinaison de ceux-ci, sur un nombre important d’actions de cette corporation : (i) il en est le détenteur inscrit, (ii) il en est le véritable propriétaire, (iii) il exerce sur elles un contrôle direct ou indirect ou a la haute main sur elles ; b) le particulier qui a une influence directe ou indirecte telle qu’il pourrait, en l’exerçant, contrôler de fait la corporation ; c) le particulier à qui les circonstances réglementaires s’appliquent. » Le paragraphe 2.1(2) attrape la détention conjointe et les droits assujettis à une entente d’exercice conjoint ou de concert. [1]

Le paragraphe 21.1(1) exige que « toute corporation prépare et tient à jour, à son bureau enregistré ou en tout autre lieu du Manitoba que désignent ses administrateurs, un registre des particuliers qui exercent un contrôle important sur elle ». Ce registre indique :

  • le nom, la date de naissance et la dernière adresse connue de chacun d’eux ;
  • sa juridiction de résidence aux fins de l’impôt sur le revenu ;
  • la date à laquelle il a commencé à exercer un contrôle important et, le cas échéant, celle où il a cessé ;
  • la manière dont il exerce ce contrôle et, s’il y a lieu, la nature de ses droits et intérêts sur les actions ;
  • tout autre renseignement réglementaire ;
  • chaque mesure prise conformément au paragraphe (2). [1]

Le paragraphe 21.1(2) fixe l’obligation d’entretien : « Au moins une fois au cours de chaque exercice, la corporation prend des mesures raisonnables pour identifier les particuliers qui exercent un contrôle important sur elle » et pour s’assurer que les renseignements du registre sont exacts, complets et à jour. [1]

Qui le voit importe. Le paragraphe 21.3(1) prévoit que « la corporation assujettie aux obligations de l’article 21.1 est tenue de communiquer au directeur, à sa demande, les renseignements qui figurent dans son registre ». Le paragraphe 21.3(2) donne à l’actionnaire ou au créancier un droit de consultation pendant les heures normales d’ouverture, et un extrait sur paiement d’un droit raisonnable, mais uniquement sur affidavit conforme au paragraphe 21.3(3) attestant que les renseignements ne seront pas utilisés à d’autres fins que celles permises. [1]

Le registre manitobain est donc privé par défaut, communiqué au régulateur sur demande et aux actionnaires et créanciers sur affidavit. C’est un régime différent du régime fédéral, où les renseignements sur les particuliers exerçant un contrôle important sont déposés auprès de Corporations Canada et partiellement publiés. Si vous choisissez entre une corporation manitobaine et une société fédérale pour des motifs de confidentialité, la différence est réelle — et le paragraphe 242(4) confirme que le registre ou un extrait de celui-ci « ne constitue pas un rapport, une déclaration, un avis ou un autre document pour l’application du présent article », le gardant hors de la machinerie ordinaire des dépôts. [1]

La confidentialité n’est pas l’insignifiance. Les articles 21.4 et 21.7 créent des infractions liées à la préparation et à la tenue du registre, et l’article 243 prévoit une amende résiduelle « d’au plus 500 $ ». [1] Une banque qui mène sa propre vérification de propriété effective voudra l’analyse, peu importe ce que le registre publie.

Étape 6 : le rapport annuel et la règle des deux ans

Le paragraphe 121(1) exige que « toute personne morale tenue d’être enregistrée sous le régime de la présente loi envoie au directeur, au plus tard à la date prescrite, un rapport annuel en la forme qu’il détermine », signé et certifié exact par un administrateur, un dirigeant ou un mandataire selon le paragraphe 121(2). [1]

Et la date réglementaire est bel et bien prescrite. Le Règlement sur les corporations, R.M. 385/87 R, définit le « mois anniversaire » d’une personne morale comme le mois de sa constitution (ou de sa fusion, ou, pour une personne morale prorogée, de sa constitution ou de sa fusion), puis fixe l’échéance : « The prescribed date for the purposes of sending an annual return to the Director is a date not later than the last day of the month immediately following the anniversary month. » Un troisième paragraphe fixe aussi la date de référence et non seulement l’échéance — « The information contained in an annual return shall be certified to be correct as of the last day of the anniversary month » —, de sorte que le rapport énonce la situation de la corporation à la fin du mois anniversaire et non au moment où vous le déposez. [55] La page du règlement indique qu’il s’agit de la version la plus récente disponible au 7 septembre 2026, en vigueur depuis le 12 décembre 2025.

Cela compte, parce que la formulation en langage clair du registre devient ainsi une échéance juridique sur laquelle on peut s’appuyer plutôt qu’une description de service à la clientèle. Le registre fournit le même détail pratique. Les rapports annuels sont envoyés à l’adresse postale ou électronique inscrite au dossier de la corporation pendant son mois de constitution et sont dus à la fin du mois suivant. Le droit est de 65 $ pour une corporation avec capital-actions et de 40 $ pour une corporation sans capital-actions. Et la corporation sera dissoute si ces formulaires ne sont pas déposés pendant deux années consécutives. [11] [8]

Notez le mécanisme de livraison : l’avis part vers l’adresse inscrite au dossier. Une corporation dont l’adresse est périmée — comptable démissionné, service de réexpédition échu, boîte de courriel que personne ne lit — cesse de recevoir le rappel et continue d’accumuler le défaut. D’où l’avis de changement dans les 15 jours prévu au paragraphe 19(4), que le Bureau des compagnies laisse déposer gratuitement. [1] [11]

La même règle de 15 jours s’applique aux personnes : il faut déposer un changement de renseignements sur un administrateur ou dirigeant dans les 15 jours de la nomination ou de la démission d’un administrateur. Également sans frais. [11]

Revenir d’une dissolution

Le Bureau des compagnies confirme qu’il peut dissoudre une corporation pour défaut de dépôt des rapports annuels pendant deux années consécutives, et que sur la voie de la liste de dissolution volontaire il publie un avis de dissolution dans la Gazette du Manitoba pendant les 90 jours précédant la dissolution. [12]

La reconstitution exige des statuts de reconstitution accompagnés des rapports annuels en souffrance, et une nouvelle demande de réservation de dénomination si la dissolution date de plus de 180 jours, parce qu’après six mois le registre ne retient plus la dénomination. [12] À 175 $ plus 65 $ par rapport manqué plus une réservation possible de 45 $, un courriel non lu devient un nettoyage de plusieurs centaines de dollars et un trou dans le dossier corporatif que l’avocat d’un acheteur trouvera en vérification diligente.

Pourquoi deux rapports manqués sont une catégorie de conséquence, non un droit

Il vaut la peine de ralentir ici, parce que c’est la règle la plus lourde de conséquences de toute la page et que le registre l’énonce en une phrase plate : « The corporation will be dissolved if these forms are not filed for two consecutive years. » [11] Comparez ce que le même défaut produit ailleurs. En Ontario, la société en défaut continue d’exister et perd la capacité de continuer une instance judiciaire sans autorisation. [49] En Saskatchewan, la société est radiée du registre, et la Loi préserve la responsabilité de la société et de chaque administrateur, dirigeant et actionnaire comme si elle n’avait jamais été radiée. [48] Le Manitoba dissout la personne morale.

Ce qui en découle est une chaîne de problèmes de second ordre, et c’est la raison pour laquelle cela mérite plus qu’une ligne dans une liste de vérification :

  • Le cocontractant de l’autre côté de chaque contrat a changé. Une corporation qui a cessé d’exister n’est pas une partie qui peut exécuter, être poursuivie ou poursuivre. La partie XVI manitobaine montre déjà le sérieux avec lequel la Loi traite la capacité, interdisant à une personne morale extra-provinciale non enregistrée d’« intenter ou continuer une action ou toute autre procédure devant un tribunal » sur un contrat manitobain. [1] La dissolution est la version plus complète du même problème.
  • Les biens et les comptes bancaires cessent d’avoir un propriétaire capable d’en disposer. Rien dans les pages du registre consultées ici ne décrit ce qu’il advient des biens d’une corporation manitobaine dissoute, et ce guide n’avance aucune réponse ; c’est une question pour un avocat manitobain, et le fait qu’un guide général ne puisse y répondre est en soi l’argument pour produire le rapport.
  • La dénomination peut être partie. La reconstitution exige une nouvelle réservation de 45 $ si la dissolution date de plus de 180 jours, ce qui signifie que la dénomination est disponible pour quelqu’un d’autre dans l’intervalle. [12]
  • L’arriéré ne rétrécit pas pendant l’attente. La reconstitution exige les rapports annuels en souffrance en plus des 175 $ : chaque année supplémentaire ajoute donc 65 $ à la facture éventuelle et un trou de plus au dossier corporatif. [12] [8]
  • Le déclencheur est administratif, non financier. Rien de la santé de l’entreprise ne cause cela. L’avis part vers l’adresse postale ou électronique inscrite au dossier : tout le mécanisme repose donc sur la question de savoir si une adresse est surveillée — et le dépôt qui corrige une adresse périmée est gratuit. [11]

Le registre publie bien une protection procédurale, mais lisez-en attentivement la portée : le Bureau des compagnies publie un avis de dissolution dans la Gazette du Manitoba pendant les 90 jours précédant la dissolution, et la page rattache cela à la voie de la liste de dissolution volontaire. [12] Aucune page consultée pour ce guide n’affirme qu’un avis de 90 jours à la Gazette précède toujours une dissolution forcée pour défaut de dépôt : ne comptez donc pas sur un avertissement dont vous n’avez pas confirmé l’existence.

Ce que coûte le maintien d’une corporation manitobaine sur cinq ans

Réunir les tarifs du registre produit une comparaison que les fondateurs voient rarement, parce que les barèmes vivent sur des pages distinctes. Tous les montants sont les droits publiés cités plus haut ; rien ici n’est estimé.

Structure Année 1 Années 2 à 5 Total au registre sur cinq ans
Corporation manitobaine (avec capital-actions) 395 $ (45 $ + 350 $) 65 $ × 4 655 $
Entreprise individuelle ou société de personnes manitobaine 105 $ (45 $ + 60 $) Renouvellement de 60 $ en année 4 165 $
Société en commandite ou SARL manitobaine 395 $ (45 $ + 350 $) Renouvellement de 60 $ en année 4 455 $
Société fédérale ou hors NWPTA enregistrée au Manitoba 395 $ (45 $ + 350 $) 65 $ × 4 655 $
Société de la C.-B., de l’Alberta ou de la Saskatchewan enregistrée au Manitoba 45 $ Rien 45 $
Corporation manitobaine qui ne dépose rien et est reconstituée en année 5 395 $ 175 $ + 65 $ × 4 + 45 $ 875 $

Droits tirés des trois barèmes du Bureau des compagnies et de la page de reconstitution. [8] [40] [38] [36] [12] Le renouvellement de dénomination commerciale est placé en année 4 parce que l’enregistrement expire au bout de trois ans. [10] Deux lectures méritent d’en être tirées : tout le coût de registre d’une corporation manitobaine sur cinq ans est inférieur à un seul mois de la plupart des autres dépenses d’entreprise, ce qui explique pourquoi la règle de dissolution attrape des gens compétents ; et la dernière ligne coûte plus du double de la ligne conforme tout en livrant un dossier corporatif inférieur.

Étape 7 : les inscriptions fiscales

Le numéro d’entreprise

L’impôt des sociétés manitobain n’est pas administré par le Manitoba. La province l’énonce directement : les impôts sur le revenu des corporations du Manitoba sont administrés et perçus par l’Agence du revenu du Canada pour le compte de la province. [20] La relation avec l’ARC vient donc en premier.

L’ARC offre deux voies d’inscription à un numéro d’entreprise : s’inscrire comme résident exploitant une entreprise canadienne, ce qui exige un numéro d’assurance sociale valide, et s’inscrire comme non-résident exploitant une entreprise au Canada, pour une entreprise constituée ou située à l’extérieur du Canada. [24] Le fondateur sans NAS est dirigé vers la seconde voie ; cet embranchement, et ce qu’il coûte en temps, est traité dans la piste depuis l’étranger.

Les échéances fédérales qui viennent avec les comptes

Ouvrir les comptes crée des échéances, et les deux qui comptent le plus ne figurent dans aucune source manitobaine.

La T2. « File your return within six months of the end of each tax year. » Lorsque l’exercice se termine le dernier jour d’un mois, produisez « by the last day of the sixth month after the end of the tax year » ; lorsqu’il se termine à une autre date, « by the same day of the sixth month ». Une échéance tombant un samedi, un dimanche ou un jour férié reconnu par l’ARC est respectée le jour ouvrable suivant, et un remboursement exige une déclaration produite « no later than three years after the end of a tax year ». [66]

Le solde, exigible avant la déclaration. « all corporation taxes (except Part III and Part XII.6) charged under the Income Tax Act are due 2 months after the end of your tax year », avec une date de solde exigible à trois mois lorsque la société a été une SPCC tout au long de l’année, a demandé la déduction accordée aux petites entreprises pour l’année courante ou la précédente, et que son revenu imposable de l’année précédente n’excédait pas son plafond des affaires. [67] L’écart entre la date de paiement et la date de production est le piège : la société qui traite « six mois pour produire » comme « six mois pour payer » est en retard sur l’argent de trois ou quatre mois.

Produire en retard coûte un pourcentage, non un montant fixe. Le guide des sociétés de l’ARC fixe la pénalité à « 5% of the unpaid tax that is due on the filing deadline, plus 1% of this unpaid tax for each complete month that the return is late, up to a maximum of 12 months », portée, pour le récidiviste ayant fait l’objet d’une mise en demeure de produire et d’une pénalité pour défaut de production au cours de l’une des trois années d’imposition précédentes, à « 10% of the unpaid tax when the return was due, plus 2% of this unpaid tax for each complete month that the return is late, up to a maximum of 20 months ». [69] Notez l’assiette : la pénalité est un pourcentage de l’impôt impayé, de sorte qu’une société qui ne doit rien ne doit aucune pénalité selon cette formule — ce qui explique précisément qu’une corporation manitobaine dormante puisse dériver jusqu’à la règle de dissolution de deux ans du registre sans qu’aucune conséquence fiscale ne l’avertisse d’abord.

Votre période de déclaration de TPS/TVH est attribuée, non choisie. L’ARC l’attribue selon les fournitures taxables annuelles : « $1,500,000 or less » donne une déclaration annuelle, avec option mensuelle ou trimestrielle ; « More than $1,500,000 up to $6,000,000 » donne une déclaration trimestrielle, avec option mensuelle ; « More than $6,000,000 » donne une déclaration mensuelle, sans option. [70] Les échéances suivent : pour les déclarants mensuels et trimestriels, « your filing and payment deadline is 1 month after the end of the reporting period » ; pour la plupart des déclarants annuels, « your filing and final payment deadline is 3 months after your fiscal year-end ». Une déclaration est exigée pour chaque période même sans activité, et « All GST/HST registrants, except charities and selected listed financial institutions (SLFIs), are required to file returns electronically. » [68]

Mises en regard des fréquences manitobaines de TVD — mensuelle à 5 000 $ ou plus de TVD percevable moyenne par mois, trimestrielle entre 500 $ et 4 999 $, annuelle sous 500 $ —, une entreprise manitobaine peut aisément se retrouver sur deux cycles de taxe de vente différents à la fois, parce que l’un est fixé par les fournitures taxables et l’autre par la taxe perçue. [18]

Les comptes de programme se greffent au numéro d’entreprise : RC pour l’impôt des sociétés, si l’entreprise est constituée en société ; RT pour la TPS/TVH, s’il faut percevoir la TPS/TVH ; RP pour les retenues à la source, pour un employeur, fiduciaire ou autre payeur de sommes liées à l’emploi ; RM pour les importations et exportations. [25]

La TPS, puis la TVD par-dessus

Le Manitoba est une province à TPS plus taxe provinciale. Deux inscriptions, deux seuils, deux gouvernements.

Au fédéral, l’ARC exige l’inscription à la TPS/TVH si vous n’êtes pas un petit fournisseur et que vous effectuez des fournitures taxables au Canada. Vous demeurez petit fournisseur tant que vous ne dépassez pas le seuil de 30 000 $ sur quatre trimestres civils consécutifs, et vous perdez ce statut immédiatement si vous dépassez 30 000 $ au cours d’un seul trimestre civil. L’inscription est due dans les 29 jours suivant la date d’entrée en vigueur de l’inscription. [23]

Au provincial, « le taux général de la taxe de vente est de 7 % », perçue sous la Loi de la taxe sur les ventes au détail. [17] [3] Le bulletin RST 004 de Finances Manitoba, révisé en juin 2024, en fixe la mécanique : la TVD est une taxe de 7 % appliquée à la vente au détail ou à la location de la plupart des biens et de certains services au Manitoba, calculée sur le prix de vente avant l’application de la TPS. [18]

La règle d’inscription : toute personne qui exploite une entreprise au Manitoba, sauf les petites entreprises dont les ventes taxables annuelles sont inférieures à 30 000 $, doit détenir un numéro de TVD valide avant d’effectuer des ventes taxables dans la province. Une fois le seuil franchi, l’entreprise dispose d’un mois pour s’inscrire et mettre en place un système de perception et de remise. L’inscription est gratuite et se fait en ligne dans TAXcess. [18]

Les deux montants de 30 000 $ sont une coïncidence, non une harmonisation. Le critère fédéral regarde les fournitures taxables sur quatre trimestres civils consécutifs ; le critère manitobain regarde les ventes taxables annuelles. On peut dépasser l’un et rester sous l’autre.

Trois pièges du bulletin méritent lecture avant de présumer que l’exception s’applique. Elle ne vaut pas pour les entreprises qui recourent à des fournisseurs de l’extérieur de la province ne percevant pas la TVD manitobaine, ni pour les vendeurs de tabac ou d’alcool, ni pour les entreprises de l’extérieur qui n’ont pas payé la TVD sur les biens taxables achetés pour revente au Manitoba. [18]

La fréquence de déclaration dépend de la taille : « 5 000 $ ou plus — mensuelle ; 500 $ à 4 999 $ — trimestrielle ; moins de 500 $ — annuelle », mesurée sur la TVD percevable moyenne par mois, et les déclarants mensuels doivent utiliser TAXcess. [18]

Il existe aussi une obligation d’autocotisation qui attrape les importateurs de leurs propres approvisionnements. Les vendeurs qui exploitent une entreprise au Manitoba et y apportent ou reçoivent, pendant deux mois ou plus d’une même année civile, des biens meubles corporels achetés à l’extérieur de la province d’une valeur marchande de 800 $ ou plus doivent s’inscrire et autocotiser la TVD. [18]

Un numéro de TVD compte 7 chiffres ; le numéro de compte figurant sur votre déclaration en compte 15, et le bulletin avertit qu’ils ne sont pas interchangeables. [18] Pour situer le régime manitobain par rapport aux provinces à TVH et à TVQ, voyez la comparaison des taxes de vente.

Vendre au Manitoba depuis l’extérieur peut aussi créer une obligation d’inscription. Les critères de rattachement du bulletin comprennent le fait de faire livrer les biens au Manitoba, de solliciter des commandes au Manitoba par publicité ou par tout autre moyen, d’accepter des commandes provenant du Manitoba, ou de détenir un stock dans la province. [18]

L’impôt des sociétés

Les taux manitobains sont exceptionnellement simples et exceptionnellement favorables en bas d’échelle. La province a éliminé son taux des petites entreprises à compter du 1er décembre 2010, de sorte que ce taux est nul, et depuis le 1er janvier 2019 le plafond des petites entreprises est de 500 000 $. Le taux général est le taux provincial de base de 12,0 % d’impôt sur le revenu des corporations. [20] La table provinciale de l’ARC consigne indépendamment les trois mêmes chiffres pour le Manitoba — taux inférieur « nil », taux supérieur « 12 % », plafond des affaires « 500 000 $ » —, ce qui en fait la seconde source officielle qu’un fondateur devrait vérifier, puisque c’est l’administration qui cotisera effectivement la déclaration. [44]

Zéro est un chiffre inhabituel et il vaut la peine de dire ce qu’il signifie et ce qu’il ne signifie pas. C’est le taux provincial seulement : l’impôt fédéral des sociétés s’applique toujours au même revenu, de sorte que le taux combiné d’une SPCC manitobaine sur le revenu d’entreprise exploitée activement à l’intérieur du plafond est le taux fédéral des petites entreprises et rien d’autre. Au-delà du plafond de 500 000 $, le taux provincial passe de zéro à 12 % sans palier intermédiaire, ce qui fait du plafond des affaires une véritable falaise plutôt qu’une pente, et rend les règles d’association qui partagent un seul plafond entre sociétés associées dignes d’attention avant qu’un fondateur ne constitue une deuxième société.

Zéro impôt provincial sur les premiers 500 000 $ de revenu d’entreprise exploitée activement a une valeur réelle, mais seulement pour une société qui a droit à la déduction accordée aux petites entreprises, laquelle exige le statut de société privée sous contrôle canadien. Une société contrôlée par des non-résidents n’est pas une SPCC, de sorte qu’une société manitobaine à propriété étrangère peut subir le taux provincial de 12 % dès le premier dollar. Confirmez le statut de SPCC auprès d’un fiscaliste canadien avant de bâtir un modèle sur le taux nul.

Étape 8 : employés, taxe sur la masse salariale et accidents du travail

Paie fédérale

L’embauche déclenche l’ouverture d’un compte de retenues à la source RP auprès de l’ARC avant le versement de toute rémunération assujettie à une retenue. [25]

La taxe destinée aux services de santé et à l’enseignement postsecondaire

Le Manitoba prélève une taxe sur la masse salariale, mais seulement auprès des employeurs de plus grande taille. Cette taxe est payée par les employeurs ayant un établissement permanent au Manitoba, sous la Loi sur la taxe destinée aux services de santé et à l’enseignement postsecondaire. [19] [4]

Rémunération totale annuelle Taxe
2,5 M$ ou moins Exonérée
Entre 2,5 M$ et 5,0 M$ 4,3 % sur l’excédent de 2,5 M$
Plus de 5,0 M$ 2,15 % de la masse salariale totale

[19]

Deux détails mordent. Les groupes associés doivent combiner leurs masses salariales pour déterminer l’exonération partagée : répartir une entreprise entre sociétés liées ne multiplie donc pas le seuil de 2,5 M$. Et les employeurs qui ne maintiennent pas un établissement permanent au Manitoba pendant toute l’année doivent proratiser le montant de l’exonération ou de la disposition d’atténuation — une société qui ouvre un établissement manitobain en cours d’année n’obtient qu’une fraction de l’exonération. [19]

Notez la forme de la fourchette intermédiaire. Entre 2,5 M$ et 5 M$, le taux marginal de 4,3 % est supérieur au 2,15 % qui s’applique à la masse salariale totale au-delà de 5 M$ ; la disposition d’atténuation sert à retirer progressivement l’exonération, et l’employeur proche de 5 M$ devrait modéliser les deux côtés plutôt que de présumer que le taux baisse quand la masse salariale monte.

La CIAT Manitoba

La couverture dépend du secteur. La Commission des accidents du travail indique que dans un secteur obligatoire, toute personne qui travaille pour l’entreprise est considérée comme un travailleur et a droit à la couverture, quel que soit le nombre d’heures travaillées. Les secteurs obligatoires énumérés sont l’agriculture et la forêt ; les mines, carrières et puits de pétrole ; la fabrication ; la construction ; le transport, les communications et l’entreposage ; le commerce de détail ; les services ; et l’administration publique. [26]

Sans employés, vous êtes hors du régime obligatoire mais pas hors du risque : si vous n’employez pas de travailleurs au Manitoba, la couverture n’est pas exigée, et les propriétaires d’entreprise et travailleurs autonomes peuvent alors choisir d’acheter une couverture personnelle. [26]

Les primes ne sont pas à taux fixe : elles reposent sur une combinaison du risque d’engager des coûts d’indemnisation et de la valeur de ce qui est assuré, les employeurs étant regroupés avec des entreprises exerçant un travail semblable, et la masse salariale doit être déclarée chaque année avant le dernier jour de février. [27]

Les deux chiffres, avec la réserve que chacun mérite. Le plafond des gains assurables est publié et daté : la CIAT indique aux employeurs que « the 2026 estimated payroll should be based on the new maximum assessable earnings cap of $171,500 per worker ». [59] Les gains excédant ce plafond par travailleur ne génèrent aucune prime, ce qui aplatit le coût d’une main-d’œuvre bien rémunérée par rapport à une main-d’œuvre nombreuse.

Le taux moyen est publié, mais pas sous une forme que ce guide peut convertir sans risque en montant par tranche de 100 $. La CIAT explique que « The average rate is a baseline, and is what each employer would pay if every employer paid the same WCB rate. We use it to set rates for each classification group », et affirme que « Manitoba employers have maintained one of the lowest average rates in Canada at an all-time low of $0.95 ». [60] Cette phrase ne porte, sur la page consultée, ni unité ni année : ce guide n’énonce donc aucun taux par tranche de 100 $ de masse salariale assurable et n’attache aucune année au montant de 0,95 $. Obtenez le taux de votre propre classification auprès de la CIAT.

Comment votre taux est réellement établi, ce qui est la partie qui change les comportements : il y a « approximately 175 industry classifications in Manitoba » et « 18 risk categories », et votre propre expérience de réclamations est pondérée selon la taille de l’employeur. Un petit employeur, jusqu’à 750 000 $ de masse salariale, voit son taux contenu dans une fourchette de « 10% below to 30% above category range » avec une pondération d’expérience de 20 % ; un employeur moyen, de 750 000 $ à 7,5 millions, dans une fourchette de « 20% below to 60% above » à 30 à 40 % ; un grand employeur, au-delà de 7,5 millions, dans « 40% below to 120% above » à 40 à 100 %. Une contrainte supplémentaire s’applique à tous : « Your WCB rate cannot move up or down more than 15 per cent from year to year », et un ajustement d’équilibrage est appliqué uniformément à tous les employeurs, chiffré à « -1.03% » pour les taux de 2026. [60] En pratique, l’historique de réclamations d’un petit employeur ne bouge presque pas son taux et celui d’un grand employeur le détermine presque entièrement.

Quand vous devez vous inscrire, et ce que coûte l’omission. Aucune page de la CIAT consultée ici ne publie de délai en jours. L’obligation légale figure dans la Loi sur les accidents du travail : lorsqu’une industrie visée par la partie « is established or commenced after the date prescribed by the board », l’employeur « shall forthwith notify the board of the fact » et fournir une estimation de la masse salariale probable pour le reste de l’année, et l’employeur qui omet de le faire « commits an offence ». [61] « Sans délai » constitue toute l’échéance ; il n’y a aucun délai de grâce sur lequel compter.

Les pénalités que la CIAT publie visent la déclaration de la masse salariale plutôt que l’inscription tardive, et méritent d’être lues avant l’échéance de février : 500 $ pour des renseignements de masse salariale inexacts servant à calculer la cotisation annuelle ; de 500 $ à 5 000 $ pour défaut de tenir des registres de paie ou de fournir des renseignements sur la nature du travail ; « 5% of current year’s premiums up to a maximum of $5,000 » lorsque les renseignements requis ne sont pas reçus à l’échéance, portés à « 10% of current year’s premiums up to a maximum of $5,000 » lorsqu’ils ne sont pas reçus du tout ; et « 15% of the difference in premium between the audited and actual payroll up to a maximum of $5,000 » en cas de sous-déclaration. S’y ajoutent 500 $ pour défaut de déclarer une lésion professionnelle et « $225 plus reimbursement to impacted workers » pour avoir fait porter les coûts de la CIAT à un travailleur par retenue salariale. [62] Le système de déclaration en ligne « is only available from January 1 to April 30 each year » : la fenêtre de déclaration est donc plus étroite que le calendrier ne le laisse croire. [59]

Les normes d’emploi : le plancher sous tout contrat de travail

La constitution en société ne change rien à ce que vous devez à un employé. Les Normes d’emploi du Manitoba fixent le plancher, et deux chiffres régissent la plupart des différends.

Le salaire minimum « is $16.00 per hour effective October 1, 2025 », décrit comme le montant horaire le plus bas qu’un employeur doive verser pour un travail au Manitoba. Une courte liste d’employés en est exclue, dont les travailleurs domestiques travaillant moins de 12 heures par semaine, les personnes inscrites à un programme de formation provincial ou fédéral approuvé, et les fonctionnaires électoraux et recenseurs nommés sous la Loi électorale. Le moment du paiement est aussi réglementé : « Employees must be paid at least twice a month and within 10 business days of the end of a pay period. » [63]

Les heures normales « are 40 hours a week and 8 hours a day », et « Any hours worked over 8 hours in a day or 40 hours in a week are overtime », payées « 1 ½ times their regular hourly wage ». Les jours fériés généraux comptent comme heures de travail pour le calcul des heures supplémentaires, contrairement aux congés annuels et aux congés de maladie payés. La mise en banque est permise — une heure supplémentaire vaut une heure et demie —, mais le congé doit être accordé « within three months of it being earned, unless Employment Standards authorizes a longer period. » Les secteurs de la construction ont leurs propres heures normales : 8 et 40 en résidentiel, 10 et 40 en institutionnel, commercial et industriel, et de 48 à 50 heures par semaine en construction lourde selon la saison et le lieu. [64]

Deux de ces règles interagissent avec le reste de cette page. Le déclencheur quotidien d’heures supplémentaires est celui que les employeurs de l’extérieur manquent le plus souvent, parce qu’un horaire de quatre jours de dix heures, ordinaire ailleurs, génère ici deux heures supplémentaires par jour. Et la limite de trois mois sur le temps mis en banque est une véritable dette qui s’accumule silencieusement, exactement comme le rapport annuel.

Étape 9 : les permis municipaux

La constitution est provinciale ; la permission d’exercer à une adresse donnée est municipale. Le Bureau des compagnies ne délivre pas de permis d’affaires, et un certificat de constitution n’est pas un permis d’exploitation.

Le régime winnipégois est plus étroit que ce que les fondateurs anticipent, et la croyance répandue selon laquelle toute entreprise winnipégoise a besoin d’un permis général est fausse. La page de la Ville l’énonce : la Ville de Winnipeg délivre des permis pour 11 activités commerciales en vertu du Community Safety Business Licensing By-law. [28] Ce règlement est le règlement 91/2008, adopté le 23 avril 2008 et en vigueur depuis le 1er juin 2008, toujours actif et administré par les Services communautaires. [30]

Les 11 activités visées sont : marchand de bicyclettes ; logement résidentiel converti ; logement résidentiel converti avec installations partagées ; permis de producteur désigné ; marché aux puces ; marchand de métaux précieux ; logement à installations partagées ; hébergement locatif de courte durée ; salon commercial temporaire ; marchand de biens d’occasion ; et cour de matériaux usagés. [28]

Il n’existe aucun permis d’affaires général de la Ville de Winnipeg. Si votre activité n’est pas sur cette liste, vous n’achetez pas de permis — et la Ville le dit directement pour le travail à domicile : aucun permis d’affaires n’est requis si vous travaillez de la maison. [28]

Mais « aucun permis d’affaires » ne veut pas dire « aucun permis », et c’est là que les fondateurs à domicile se font prendre. Un permis d’affaires et un permis d’aménagement sont deux instruments distincts délivrés par des services différents de la Ville, et le second est exigé bien plus souvent que le premier. La Ville l’énonce clairement : « a development permit is required. If business mail comes to your home and/or administrative duties are conducted from your home, a home-based business development permit is required per the Winnipeg Zoning By-law. » [65] Lisez ce déclencheur attentivement, car il est large : recevoir du courrier d’affaires à votre adresse résidentielle suffit à lui seul, et faire du travail administratif chez vous aussi. Un consultant avec un portable et une boîte aux lettres est dedans.

La Ville en explique l’objet — le règlement de zonage encadre les entreprises à domicile « by ensuring the character of a residential area is maintained and not impacted by noise, traffic or other activities associated with a commercial enterprise » — et confirme que le cas ordinaire est permis : « Many types of home-based businesses, such as offices, are permitted under the zoning bylaw and a home-based business development permit is issued to establish zoning use. » Une catégorie plus lourde exige davantage : une entreprise « that provides a personal service on the premises to serve customers (beauty salon, pet grooming. repair service, counselling services, etc.) and/or includes a maximum of two non-resident employees requires administrative conditional use approval, in addition to the home-based business development permit. » Les approbations d’usage conditionnel expirent et se renouvellent selon un calendrier croissant — « First application: up to two years / First renewal application: up to five years / Additional renewals: up to 10 years » —, la Ville précisant que « Expiry terms are based on compliance and are subject to change. » Un permis de construire est encore autre chose, exigé pour un gîte touristique ou une garderie de plus de huit enfants. [65]

Les instruments applicables sont le règlement de zonage de Winnipeg 200/2006 pour tout le territoire hors des limites du centre-ville et le règlement de zonage du centre-ville 100/2004 à l’intérieur de celles-ci — un règlement différent de celui des permis d’affaires, ce qui explique que la page des permis et la page du zonage donnent des réponses différentes à ce qui semble la même question. [65] Contrairement à une demande de permis d’affaires, le permis d’aménagement se demande en ligne par Permits Online, ou en personne au service Zoning & Permits, unité 31-30, rue Fort. La Ville place aussi le fardeau carrément sur l’exploitant : « It is the responsibility of the home-based business owner/operator to ensure they meet all the requirements set out by federal, provincial and City of Winnipeg acts, regulations and bylaws. » [65]

Le zonage est l’obligation qui, elle, s’applique à tous. La Ville avertit que des restrictions de zonage peuvent s’appliquer selon le type d’activité et qu’il faut communiquer avec la Direction du zonage du Service de l’urbanisme, des biens et de l’aménagement avant de demander un permis d’affaires afin de connaître l’affectation du sol applicable, et que même les entreprises à domicile demeurent assujetties aux exigences de zonage. [28] Confirmez l’usage autorisé pour votre adresse avant de signer un bail. Le zonage est un fait immobilier, non un fait corporatif, et aucune constitution ne le corrige.

Là où un permis est exigé, les droits sont publiés et en vigueur depuis le 1er janvier 2026, sous réserve de majorations inflationnistes annuelles :

Permis Droit annuel
Marchand de bicyclettes 580 $
Logement résidentiel converti 770 $
Logement résidentiel converti avec installations partagées 965 $
Producteur désigné, niveau 1 (1 à 5 plants) 113 $
Producteur désigné, niveau 2 (6 à 20 plants) 565 $
Producteur désigné, niveau 3 (21 à 50 plants) 1 695 $
Producteur désigné, niveau 4 (51 plants et plus) 5 650 $
Marché aux puces 740 $
Marchand de métaux précieux 1 155 $
Logement à installations partagées 655 $
Salon commercial temporaire 765 $
Marchand de biens d’occasion 1 640 $
Cour de matériaux usagés 920 $

[29]

Les hébergements de courte durée sont tarifés séparément : 280 $ pour une résidence principale, de 280 $ à 1 680 $ pour une résidence non principale selon le nombre de chambres, et de 1 075 $ à 4 310 $ pour les permis de plateforme selon le nombre d’annonces, chaque permis étant valide un an à compter de la date d’achat et les droits ne pouvant être proratisés ni réduits. [29]

Exercer sans le permis requis est une infraction, et la Ville publie l’exposition pour une première infraction : une amende d’au moins le montant du droit de permis, en plus de l’obligation d’obtenir le permis. Aucun montant pour une récidive n’est publié sur cette page. [28]

La demande demeure un processus papier : elle se fait par la poste ou en personne au Licence Services, 395 Main St., et peut exiger une preuve d’assurance, des photographies, le consentement écrit du propriétaire ou une vérification du casier judiciaire. Seuls les renouvellements peuvent se faire en ligne. [28]

À l’extérieur de Winnipeg, Brandon, Steinbach, Winkler, Thompson et chaque municipalité rurale fixent leurs propres règlements de permis et de zonage. Il n’y a aucune préséance provinciale, et un permis dans une municipalité ne vaut rien dans la suivante. Par-dessus, les organismes de réglementation provinciaux et fédéraux encadrent l’activité elle-même — vente d’alcool et de cannabis, services de garde, professions de la santé, services financiers, transport — séparément du registre et de la municipalité.

Étape 10 : exercer dans d’autres provinces, et le NWPTA

Faire entrer une société de l’extérieur

La partie XVI de la Loi sur les corporations régit l’enregistrement des personnes morales. Le paragraphe 187(1) l’applique aux personnes morales qui exercent leur entreprise ou leur activité au Manitoba, sauf les titulaires d’une licence d’assureur sous la Loi sur les assurances et les personnes morales créées à des fins religieuses uniquement. [1]

Le critère de l’exercice d’une entreprise est légal et large. Le paragraphe 187(2) répute une personne morale exercer son entreprise ou son activité au Manitoba si, selon le cas :

  • « elle a un mandataire ou un représentant qui réside au Manitoba ou un entrepôt, un bureau ou un établissement commercial dans cette province » ;
  • sa dénomination, accompagnée d’une adresse manitobaine, figure dans un annuaire téléphonique manitobain ;
  • sa dénomination, accompagnée d’une adresse manitobaine, figure dans une publicité annonçant l’entreprise ou l’un de ses produits ;
  • elle est propriétaire inscrit d’un bien réel situé au Manitoba ; ou
  • elle exerce par ailleurs son entreprise ou son activité au Manitoba. [1]

Lisez attentivement les deuxième et troisième cas, ceux qui surprennent. Publier une adresse manitobaine à côté de votre dénomination dans une publicité peut suffire à vous réputer exercer une entreprise au Manitoba. Une adresse n’est pas une décision de marketing neutre dans cette province.

La conséquence du défaut d’enregistrement n’est pas une simple amende. Le paragraphe 197(1) prévoit que « la personne morale extra-provinciale ne peut intenter ou continuer une action ou toute autre procédure devant un tribunal relativement à un contrat conclu en tout ou en partie dans la province dans le cadre de son entreprise ou de son activité sans être enregistrée sous le régime de la présente partie ». [1] La société non enregistrée qu’un client manitobain refuse de payer ne peut pas poursuivre sur le contrat avant de s’enregistrer.

Le tarif applicable dépend du lieu de constitution, et les deux tarifs sont très différents.

Une société fédérale, ou une société d’une province extérieure au New West Partnership, dépose une réservation de dénomination de 45 $ et une demande d’enregistrement de 350 $ (avec capital-actions ; 120 $ sans capital-actions), puis produit chaque année le même rapport annuel de 65 $ qu’une corporation manitobaine locale. Le barème extra-provincial ajoute les postes dont une société étrangère a généralement besoin par la suite : la procuration est gratuite à l’enregistrement mais coûte 40 $ à modifier ensuite, la demande de certificat d’enregistrement supplémentaire coûte 175 $, la demande de rétablissement d’enregistrement 175 $, les statuts de prorogation 350 $ et la demande d’annulation d’enregistrement 60 $, chacun assorti d’un tarif accéléré au double du tarif régulier. [13] [38]

Une société dont le territoire d’attache est la Colombie-Britannique, l’Alberta ou la Saskatchewan passe plutôt par le canal du New West Partnership, et le tarif n’y est pas le même document assorti d’un rabais : c’est un processus différent. Le Bureau des compagnies le tarife « Name Reservation ($45.00) », « Register an Extra Provincial Business Corporation (No Fee) » et « Power of Attorney (No Fee) »; il précise que « Certificates of Status from British Columbia, Alberta or Saskatchewan are no longer required », que les renseignements sur les administrateurs et dirigeants sont recueillis « in the home jurisdiction only » et que « Annual Returns are filed in the home jurisdiction only ». [36] Une société entrante du NWPTA paie donc 45 $, non 395 $, et ne produit aucun rapport annuel manitobain distinct ; toute autre société entrante paie les deux droits et porte le rapport manitobain comme une société locale. [8]

L’écart se cumule. Sur dix ans, une société saskatchewanaise qui commerce au Manitoba paie 45 $ une seule fois. Une société ontarienne qui fait exactement les mêmes affaires paie 395 $ pour entrer et 65 $ par année pour rester, soit 1 045 $ sur la même décennie, et porte une seconde échéance annuelle dont le défaut entraîne la conséquence de dissolution décrite à l’étape 6. L’obligation d’enregistrement est identique ; seule la paperasse qui s’y rattache diffère.

Le New West Partnership

Le Manitoba est membre du bloc commercial de l’Ouest : le Manitoba a adhéré au New West Partnership Trade Agreement (NWPTA) avec la Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan. [14]

Ce que cela change pour un fondateur, c’est la friction d’enregistrement. Le Bureau des compagnies indique que les registres, avec le gouvernement du Canada, ont mis en place des exigences simplifiées d’enregistrement et de déclaration extra-provinciaux pour les corporations par actions, les sociétés de personnes et les coopératives, et que l’enregistrement et la déclaration en ligne simplifiés par le service d’accès à un registre multiterritorial (MRAS) sont devenus disponibles le 29 juin 2020. [14] L’article 199.4 de la Loi est la disposition habilitante, définissant l’« autorité législative désignée », le « registraire extraprovincial » et le « service d’accès à un registre multiterritorial ». [1]

Le résumé que le Bureau des compagnies fait lui-même de l’entente mérite d’être cité, car il est plus précis que la plupart des descriptions qu’on en lit : « reduced cost – most fees are eliminated (fees exist only for Name Reservations and copies of Registry documents) » et « automatic extra provincial updates for Annual Returns ». La même page consigne la portée : le canal simplifié couvre les corporations par actions, les coopératives par actions, les sociétés en commandite et les sociétés à responsabilité limitée, et « does not apply to corporations without share capital ». [39]

Le secrétariat du NWPTA situe l’entrée du Manitoba dans ce processus d’enregistrement au 1er janvier 2020, indiquant que le processus d’enregistrement sans coutures « extended to Manitoba on January 1, 2020 » et, dans un second passage, qu’il a été « extended to Saskatchewan effective July 1, 2012 and Manitoba effective January 1, 2020 ». [37] Lisez toutefois attentivement la généralisation plus large du secrétariat : « a corporation only needs to file its annual report in the jurisdiction where it is incorporated. All filing fees have been eliminated. » Le registre manitobain nuance la seconde moitié de cette phrase, puisque la réservation de dénomination de 45 $ demeure exigible. Lorsque le résumé d’un secrétariat et la liste de prix d’un registre divergent, payez ce que le registre facture.

Deux limites. Le NWPTA ne s’applique pas aux corporations sans but lucratif. [14] Et simplification n’est pas exemption : une société de la C.-B. ou de l’Alberta qui exerce une entreprise au Manitoba s’enregistre toujours ; le processus est simplement plus rapide, moins coûteux et réutilise les données déjà détenues par le registre d’origine.

Si vos opérations doivent couvrir plusieurs provinces, comparez avec la Saskatchewan, l’Alberta et la Colombie-Britannique avant de choisir un territoire d’attache, puisque les quatre sont dans le même bloc.

Étape 11 : les voies d’immigration liées au Manitoba

Deux voies relient une entreprise manitobaine à la résidence permanente, et elles fonctionnent très différemment.

Le volet des gens d’affaires investisseurs du PCM

La voie provinciale est le volet des gens d’affaires investisseurs du Programme candidats du Manitoba, avec une filière entrepreneurs pour les fondateurs et une filière investisseurs agricoles pour les exploitations agricoles.

L’état du volet, énoncé précisément. Aucune page du PCM n’affiche de bandeau ou d’avis indiquant que le volet est suspendu ou fermé, et les déclarations d’intérêt sont toujours acceptées et examinées. Mais le PCM indique, dans les mêmes mots sur deux pages, que les rondes d’invitations pour le volet des gens d’affaires investisseurs ne sont pas menées actuellement, que toutes les déclarations d’intérêt reçues sont examinées dans les quatre semaines, et que le PCM délivrera soit une lettre d’avis de présenter une demande si la déclaration satisfait aux exigences du programme, soit une lettre de rétroaction si elle est insatisfaisante. [33] La plus récente ronde publiée, la 278 du 27 août 2026, ne contient aucune sélection de gens d’affaires investisseurs. Séparément, les deux pages de filière portent cet avis : le PCM a lancé un processus intérimaire sur papier pour présenter une demande au volet des gens d’affaires investisseurs, filière entrepreneurs, et ce processus restera en place jusqu’à l’achèvement des changements techniques au système PCM en ligne. [31]

Aucun de ces énoncés ne porte de date. Il n’y a ni date de début publiée pour la suspension des rondes, ni date de reprise prévue. La description honnête n’est donc ni « ouvert comme d’habitude » ni « fermé » : le volet examine les déclarations d’intérêt dans les quatre semaines et délivre des lettres d’avis de présenter une demande, mais ne tient pas de rondes concurrentielles et traite les demandes sur papier dans l’intervalle. Vérifiez les deux conditions sur le site du PCM juste avant d’agir, car un avis sans date peut changer sans annonce.

Seuils de la filière entrepreneurs. L’avoir net minimal est de 500 000 $ CA, vérifié par un tiers approuvé par le PCM, le rapport de vérification et la demande devant être soumis dans les 120 jours suivant la lettre d’avis de présenter une demande. Le minimum d’investissement se divise géographiquement : l’investissement minimal est de 250 000 $ CA pour une entreprise située dans la région métropolitaine de Winnipeg, et de 150 000 $ CA si l’entreprise est située à l’extérieur de cette région. L’entreprise proposée doit créer ou maintenir au moins un emploi pour un citoyen canadien ou un résident permanent au Manitoba, à l’exclusion des propriétaires et de leurs proches parents. [31]

Une subtilité documentaire vaut d’être connue : la page en ligne emploie l’expression « région métropolitaine de Winnipeg », tandis que le formulaire d’auto-évaluation du PCM, toujours publié, décrit la même division 250 000 $ / 150 000 $ comme s’appliquant à la « région de la capitale du Manitoba ». Deux documents officiels, deux appellations, une seule règle — demandez au PCM quelle délimitation régit votre adresse plutôt que de deviner sur une carte.

Les exigences personnelles sont un minimum de 3 ans d’expérience de travail à temps plein au cours des 5 dernières années, soit comme propriétaire d’entreprise actif, soit dans un rôle de haute direction d’une entreprise prospère, les propriétaires devant détenir au moins 33 1/3 % de participation pour obtenir des points ; une compétence linguistique minimale de NCLC 5 ; et un niveau de scolarité minimal équivalant au diplôme d’études secondaires canadien. [31] La sélection est notée sur 150 points répartis entre le capital humain (75), les facteurs d’investissement (50) et l’adaptabilité (25), avec jusqu’à 20 points pour une visite de recherche d’affaires d’au moins 10 jours consécutifs. Les frais de traitement de la demande sont de 2 500,00 $ CA et ne sont pas remboursables.

La filière entrepreneurs n’exige aucun dépôt. Elle prévoit plutôt qu’après l’approbation d’une demande, une entente de rendement d’entreprise doit être signée avant que le PCM délivre une lettre d’appui pour un permis de travail, et le certificat de désignation n’est délivré que lorsque le PCM vérifie que l’investissement a été fait et que l’entreprise est opérationnelle. Cette entente vous engage à vous présenter en personne dans les 30 jours de l’arrivée, à produire un premier rapport d’étape dans les six mois et un rapport final au plus tard 20 mois après l’arrivée, à résider au Manitoba au moins quatre-vingts pour cent (80 %) du temps, et à créer au moins un nouvel emploi équivalent temps plein. [31]

Seuils de la filière investisseurs agricoles. L’avoir net est également de 500 000 $ CA. L’investissement est un montant unique sans division régionale : il faut investir au minimum 300 000 $ CA et on s’attend à ce que vous établissiez une entreprise agricole dans le Manitoba rural, dans des actifs corporels admissibles, les investissements faits à des fins de revenu passif ou spéculatif étant exclus. L’expérience exigée est un minimum de 3 ans de propriété et d’exploitation agricoles, appuyée par des documents vérifiables. Contrairement à la filière entrepreneurs, une visite de recherche agricole est obligatoire, et vous devez habiter la ferme et participer activement à la gestion de l’entreprise agricole de façon continue à partir du Manitoba. Contrairement encore à la filière entrepreneurs, celle-ci comporte un dépôt : en cas d’approbation de la désignation, vous recevrez instruction de signer une entente de dépôt et de verser un dépôt de 75 000 $ CA. [32]

La filière investisseurs agricoles ne publie aucun niveau minimal de NCLC ni grille de points ; elle indique seulement que l’entrevue, si vous y êtes convoqué, doit se dérouler en français ou en anglais. [32]

Le programme fédéral de visa pour démarrage d’entreprise

Le visa pour démarrage d’entreprise est suspendu : rien dans cette section n’est une voie ouverte aujourd’hui. IRCC indique que le programme « a été suspendu le 30 juin 2026 » et qu’il continuera de traiter les demandes acceptées avant cette date. [35] Les critères sont consignés parce que le programme est national plutôt que manitobain — une société manitobaine s’y qualifie aussi bien qu’une société d’ailleurs — et parce qu’ils sont ceux auxquels une réouverture serait mesurée. IRCC exige une entreprise innovante, capable de créer des emplois pour les Canadiens et de concurrencer à l’échelle mondiale, appuyée par un certificat d’engagement d’une organisation désignée. [34] L’arithmétique de propriété est fixe : chaque demandeur doit détenir 10 % ou plus des droits de vote, et les demandeurs et l’organisation désignée ensemble doivent détenir plus de 50 % des droits de vote. La langue exige le niveau 5 des Niveaux de compétence linguistique canadiens dans les quatre habiletés, en anglais ou en français. Les fonds d’établissement commencent à 15 263 $ pour un demandeur seul et montent à 40 392 $ pour sept personnes, plus 4 112 $ par membre additionnel. L’entreprise doit être constituée au Canada, gérée activement et de façon continue depuis le Canada, avec une partie essentielle des activités au Canada. [35]

Le calendrier est ce qui l’a fermé : la page du programme d’IRCC exigeait un certificat d’engagement de 2025 valide et une demande présentée au plus tard le 30 juin 2026. [34] C’est la fenêtre que la suspension a refermée à la même date : lisez-la comme un fait passé, non comme une échéance à rebours.

Ni l’une ni l’autre voie ne contourne la règle de résidence des administrateurs. Une désignation ou un permis de travail prend du temps ; la corporation a besoin d’un conseil conforme dès le jour de sa constitution.

Étape 12 : les incitatifs manitobains

Les incitatifs manitobains récompensent une présence réelle au Manitoba, thème constant des règles de cette province.

Programme Ce qu’il donne Condition clé
Crédit d’impôt pour le capital de risque de petites entreprises Crédit d’impôt non remboursable de 45 pour cent contre l’impôt manitobain à payer de l’investisseur ; investissement minimal de 5 000 $ jusqu’à un maximum de 500 000 $ par société ; l’investisseur peut gagner un crédit maximal de 225 000 $ par année civile et en réclamer au plus 120 000 $ par année d’imposition L’émetteur doit être une société privée sous contrôle canadien ayant un établissement permanent au Manitoba, avec des revenus de moins de 15 M$ ou moins de 100 employés équivalents temps plein, et au moins 25 pour cent des employés de la société requérante et de ses affiliées combinées doivent résider au Manitoba [22]
Crédit d’impôt pour la recherche et le développement 15 % pour les dépenses admissibles engagées après le 11 avril 2017, remboursable pour la R-D interne admissible Dépenses de R-D manitobaines admissibles [21]
Crédit d’impôt à l’investissement dans la fabrication Crédit de huit pour cent pour les biens admissibles acquis après le 1er juillet 2019, remboursable aux sept huitièmes Biens de fabrication ou de transformation [21]
Crédit d’impôt pour l’édition de livres 40 % des coûts de main-d’œuvre manitobains admissibles, remboursable, maximum de 100 000 $ par éditeur par année Éditeurs manitobains [21]
Crédit d’impôt pour la production de films et de vidéos Taux de base de 45 % sur les salaires admissibles, jusqu’à 65 % avec les bonifications, ou 30 % sur les coûts de production Dépenses de production manitobaines [21]

Remarquez le motif : le crédit de capital de risque exige qu’un quart des employés de l’émetteur résident au Manitoba. Ces programmes récompensent la masse salariale dans la province, non l’enregistrement dans la province.

Les services en français

Le Manitoba est bilingue sur le plan constitutionnel d’une manière qu’aucune autre province des Prairies ne connaît, et le fondateur francophone devrait savoir ce que cela garantit et ne garantit pas.

La Loi sur l’appui à l’épanouissement de la francophonie manitobaine, c. F157 de la C.P.L.M., énonce à son article 2 que la loi a pour objet d’établir un cadre pour rehausser la vitalité de la communauté francophone du Manitoba et pour appuyer et faciliter son développement par les travaux du secrétariat et du conseil consultatif et par l’utilisation de plans de services en français. Le paragraphe 5(1) exige que la politique de services en français existante, adoptée en 1989, soit rendue publique, et l’article 11 exige que les organismes publics préparent des plans stratégiques pluriannuels décrivant les services en français qu’ils entendent fournir. Le préambule de la Loi note que des centres de services bilingues sont maintenus dans six communautés manitobaines à forte vitalité francophone. [5]

Deux réserves honnêtes. La Loi est une loi-cadre et de planification ; elle n’impose pas par elle-même à chaque ministère une obligation générale de servir chaque personne en français partout. Et la Loi sur les corporations est adoptée et codifiée de façon bilingue — la page officielle des Lois du Manitoba présente l’anglais et le français côte à côte, les deux versions faisant autorité — de sorte que les règles décrites dans ce guide peuvent être lues directement en français. [1] Quant à savoir si une transaction donnée du Bureau des compagnies peut se conclure en français, confirmez-le auprès du bureau.

Le Manitoba n’impose aucune exigence de dénomination commerciale en français, et rien dans la Loi sur les corporations n’exige le français dans le commerce. Les obligations visent le service gouvernemental, non le commerce privé.

Le Manitoba face à la Saskatchewan et à l’Ontario

La plupart des fondateurs qui arrivent sur cette page ne choisissent pas le Manitoba isolément. Ils arbitrent entre le Manitoba et le voisin de l’Ouest le plus proche, ou entre le Manitoba et la province où se constituent la plupart des sociétés canadiennes. Cette section met les trois côte à côte sur les lignes qui changent réellement une décision. Les chiffres de la Saskatchewan et de l’Ontario renvoient aux mêmes sources officielles que les guides Saskatchewan et Ontario ont vérifiées ; les deux chiffres les plus lourds — le tarif saskatchewanais applicable à une société manitobaine et le droit de constitution ontarien — ont été récupérés de nouveau aux documents sources pour cette page.

Ligne Manitoba Saskatchewan Ontario
Droit de constitution 350 $ [6] 255 $ [45] 300 $ [46]
Étape de dénomination Réservation de 45 $, retenue 90 jours [7] Réservation de 50 $, retenue 90 jours [45] Aucune réservation ; un rapport NUANS à biais ontarien de moins de 90 jours [47]
Résidence des administrateurs Exigée : 25 %, ou un si le conseil compte trois membres ou moins [1] Aucune [48] Aucune ; le par. 118(3) a été abrogé en 2021 [47]
Droit du rapport annuel 65 $ [11] 60 $ à temps, 110 $ en retard [45] 0 $ [46]
Sanction du défaut Dissolution après deux défauts consécutifs [11] Radiation du registre 30 jours après un avis final [48] Incapacité de continuer une instance sans autorisation ; amendes jusqu’à 25 000 $ [49]
Taux provincial des petites entreprises Nul sur les premiers 500 000 $ [20] 1 % sur les premiers 600 000 $ [50] 2,2 % sur les premiers 500 000 $ depuis le 1er juillet 2026 [51]
Taux général des sociétés 12 % [20] 12 % [50] 11,5 % [51]
Taxe de vente TPS de 5 % + TVD de 7 %, deux déclarations [17] TPS de 5 % + TVP de 6 %, deux déclarations ; la TVP atteint les services et n’a aucun seuil de petit fournisseur [52] TVH de 13 %, une inscription, une déclaration [23]
Registre de transparence Privé, tenu au Manitoba [1] Privé, mais le rapport annuel porte une liste publique complète des actionnaires [48] Privé, tenu en Ontario, depuis le 1er janvier 2023 [47]

Les trois choses que ce tableau vous dit réellement

Le Manitoba est le plus strict sur les administrateurs, et il est le seul des trois. Il est facile d’absorber l’impression générale que les provinces des Prairies sont permissives et que l’Ontario est bureaucratique ; sur la ligne qui décide le plus souvent si un fondateur étranger peut simplement procéder, c’est l’inverse. La Business Corporations Act, 2021 de la Saskatchewan ne contient aucune exigence de conseil composé de résidents canadiens, et l’Ontario a abrogé sa règle des 25 % en 2021. [48] [47] Le Manitoba a conservé la sienne. Si votre conseil ne compte aucun membre résidant habituellement au Canada, l’écart entre ces trois provinces n’est pas une question de degré : le Manitoba vous est fermé et les deux autres ne le sont pas.

Notez ce que la Saskatchewan met à la place de la règle de résidence, car c’est le montage que les fondateurs manitobains croient souvent obtenir : le paragraphe 9-6(3) n’exige un mandataire au titre de l’article 20-17 que si aucun des administrateurs ou dirigeants ne réside en Saskatchewan. [48] C’est une règle de signification satisfaite par un seul dirigeant résident, non une règle de composition du conseil. Le paragraphe 100(3) manitobain ne peut être satisfait par un dirigeant, et l’exigence de mandataire de l’article 186 manitobain se superpose à lui plutôt que de s’y substituer. [1]

Le Manitoba gagne la ligne fiscale, et ce n’est pas serré, sous une condition. Nul sur 500 000 $ bat 1 % sur 600 000 $ et bat 2,2 % sur 500 000 $, à tout niveau de revenu jusqu’au plafond. Sur 500 000 $ de revenu d’entreprise exploitée activement, l’impôt provincial est de 0 $ au Manitoba, de 5 000 $ en Saskatchewan et de 11 000 $ en Ontario — arithmétique appliquée aux trois taux publiés. [20] [50] [51] La condition est la même dans les trois cas : le taux réduit vise les sociétés privées sous contrôle canadien, de sorte qu’un contrôle étranger le fait perdre partout, et le fait perdre avec le plus grand avantage absolu au Manitoba précisément parce que le taux réduit manitobain est le plus bas. L’avantage saskatchewanais tient au plafond plutôt qu’au taux — son seuil de 600 000 $ dépasse de 100 000 $ le plafond fédéral ordinaire —, ce qui ne compte que pour une société dont le revenu se situe entre 500 000 $ et 600 000 $. [50]

Le New West Partnership vaut plus à une société manitobaine qu’à une société ontarienne, et la preuve est dans la liste de prix saskatchewanaise, non dans celle du Manitoba. Le barème de la Saskatchewan tarife les « Registration, Maintenance and Closure Services … for an Extra-Provincial Corporation with a home jurisdiction of Alberta, British Columbia, or Manitoba » à Free, et marque l’« Annual Return of Extra-Provincial Corporation with an Alberta, British Columbia or Manitoba Home Jurisdiction » comme Not Required. [45] Les règlements saskatchewanais en sont le fondement juridique, écartant le droit pour les compagnies de la Colombie-Britannique, les sociétés albertaines et les corporations manitobaines et écartant pour ces mêmes trois catégories le rapport annuel extra-provincial. [53] Toute autre société extra-provinciale à but lucratif, y compris les sociétés fédérales, paie 255 $ pour s’enregistrer et 60 $ par année pour se maintenir. [45]

Une société manitobaine qui s’étend en Saskatchewan n’y paie donc rien et n’y dépose rien, tandis qu’une société ontarienne qui fait le même travail paie 255 $ puis 60 $ par année et porte une seconde échéance annuelle. C’est là la valeur concrète du bloc de l’Ouest, et elle joue dans les deux sens entre les quatre provinces membres.

La position ontarienne à 0 $ en matière extra-provinciale ressemble à cela dans un tableau et relève d’un mécanisme entièrement différent. L’Ontario ne facture rien parce que l’Extra-Provincial Corporations Act dispense les sociétés de catégorie 1 et 2 — celles constituées dans une autre province ou au fédéral — d’avoir besoin d’un permis ; seule une société constituée hors du Canada en a besoin, à 330 $. [54] [46] Une société manitobaine qui entre en Ontario dépose tout de même une déclaration initiale sous la Corporations Information Act dans les 60 jours, sans frais. [49] Ne lisez pas le zéro ontarien comme une dispense de reconnaissance mutuelle : c’est une exemption de permis assortie d’un dépôt.

Les sanctions du défaut sont trois animaux véritablement différents

C’est la comparaison qu’un fondateur devrait lire le plus attentivement, parce que c’est celle qui fait des dégâts des années après la décision. Le Manitoba dissout la corporation après deux rapports annuels manqués consécutifs — l’entité cesse d’exister. [11] La Saskatchewan radie la société du registre trente jours après un avis final, et la responsabilité de la société et de chaque administrateur, dirigeant et actionnaire survit à la radiation. [48] L’Ontario laisse la société exister mais la neutralise : la société en défaut d’une obligation de dépôt ne peut continuer une instance devant un tribunal ontarien sans autorisation, avec des amendes pouvant atteindre 25 000 $ pour une personne morale. [49]

Classées selon la discrétion avec laquelle le dommage s’accumule, la sanction ontarienne se découvre quand on veut poursuivre, la saskatchewanaise quand une recherche revient, et la manitobaine quand il n’y a plus de société sur laquelle découvrir quoi que ce soit. La manitobaine est aussi la moins chère à éviter : 65 $ par année, contre 0 $ en Ontario et 60 $ en Saskatchewan. La province à la sanction la plus dure n’est pas la province au fardeau de conformité le plus lourd, et c’est exactement pour cela qu’elle attrape des gens.

Si vous êtes à l’extérieur du Canada

C’est la section qui décide si le Manitoba est viable pour vous, et tout tient presque entièrement à une règle.

Vous ne pouvez pas avoir un conseil entièrement non résident. Le paragraphe 100(3) exige au moins 25 % de résidents canadiens, et le paragraphe 100(3.1) en exige un lorsque le conseil compte moins de quatre membres. Comme le paragraphe 97(2) permet un conseil d’une seule personne, le plancher pratique pour la plupart des nouvelles sociétés est net : l’administrateur unique d’une corporation manitobaine doit résider habituellement au Canada. Aucun droit, dépôt ou dispense ne supprime cette exigence. [1]

C’est la différence la plus tranchée entre le Manitoba et ses voisins du NWPTA. Si votre équipe fondatrice est entièrement à l’extérieur du Canada et que personne n’y réside habituellement, le Manitoba est un mauvais choix de territoire, et une province sans exigence de résidence — ou une société fédérale, dont les règles sont comparées sur la page fédérale ou provinciale — est l’option honnête. Tenter de satisfaire la règle manitobaine avec un prête-nom rémunéré sans fonction réelle est une défaillance de gouvernance qu’une banque finira par découvrir, et un administrateur résident assume l’ensemble des devoirs et responsabilités légaux de la charge, quoi qu’en dise une entente parallèle.

La règle de résidence vous suit dans la salle du conseil. Même avec un conseil conforme, le paragraphe 109(3) empêche de délibérer sans la présence de l’administrateur résident requis, sous réserve du mécanisme d’approbation écrite ou électronique du paragraphe 109(4). Intégrez cela à votre calendrier de gouvernance plutôt que de le découvrir quand une résolution est contestée. [1]

Il vous faut une véritable adresse manitobaine pour le bureau enregistré. L’article 19 exige un bureau enregistré au Manitoba en tout temps, et le paragraphe 21.1(1) rattache le registre du contrôle important au bureau enregistré ou à un autre lieu du Manitoba désigné par les administrateurs. Une adresse à Montréal, à Toronto ou ailleurs hors de la province ne peut servir ni à l’un ni à l’autre. [1]

La signification peut exiger un mandataire dans la province. Le paragraphe 186(1) exige de la personne morale sans administrateur ni dirigeant résidant au Manitoba, ou dont le bureau enregistré est hors de la province, qu’elle nomme par mandat une personne résidant dans la province pour accepter la signification, avec un remplacement dans les 10 jours si cette personne cesse d’y résider, décède ou démissionne. Le Bureau des compagnies applique l’exigence aux sociétés extra-provinciales. Savoir si elle lie aussi une corporation manitobaine dont tous les dirigeants vivent à l’étranger est une question que la page du registre ne tranche pas, et le texte législatif est large : demandez à un conseiller juridique manitobain. [1] [13]

Ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire à distance. Le côté registre est réellement favorable au travail à distance : la réservation de dénomination et les statuts constitutifs se déposent tous deux en ligne, et la plupart des dépôts en ligne se traitent immédiatement ou en quatre à six jours ouvrables s’ils sont examinés. [6] [15] Le côté fiscal est celui où la distance coûte du temps : la voie ordinaire de l’ARC pour le numéro d’entreprise exige un NAS valide, de sorte que le fondateur qui n’en a pas emprunte la voie des non-résidents. [24] Les permis municipaux, là où ils s’appliquent, demeurent un processus papier à Winnipeg, seuls les renouvellements étant en ligne : prévoyez le délai postal. [28] La banque est le passage le plus difficile, et ce n’est pas un problème de registre : les banques canadiennes appliquent leurs propres règles d’identité, de propriété et de présence, exposées dans le guide pour ouvrir depuis l’étranger et la recherche pour non-résidents.

Les conséquences fiscales du contrôle étranger. Une société contrôlée directement ou indirectement par des non-résidents n’est pas une société privée sous contrôle canadien, et la déduction accordée aux petites entreprises dépend de ce statut. Le taux manitobain nul sur les premiers 500 000 $ n’est donc pas automatiquement disponible pour une société manitobaine à propriété étrangère, qui peut subir le taux provincial de 12 % en entier. [20] La résidence fiscale de la société est une autre question encore, qui dépend du lieu réel de la direction centrale et du contrôle — un conseil qui siège à l’étranger est un fait lourd de conséquences. Faites analyser les deux avant de modéliser les chiffres.

Annoncer une adresse a un effet juridique. L’alinéa 187(2)c) répute une personne morale exercer une entreprise au Manitoba lorsque sa dénomination et une adresse manitobaine figurent dans une publicité annonçant l’entreprise ou l’un de ses produits. Si vous êtes une société étrangère ou de l’extérieur de la province, inscrire une adresse manitobaine sur votre site Web peut à lui seul créer une obligation d’enregistrement sous la partie XVI, sanctionnée par l’interdiction de poursuivre du paragraphe 197(1). [1]

Si l’immigration est le but, tenez compte de l’état actuel du volet provincial. Le volet des gens d’affaires investisseurs du PCM accepte et examine toujours les déclarations d’intérêt, mais ne mène pas actuellement de rondes d’invitations et applique un processus intérimaire sur papier, aucun de ces énoncés ne portant de date. [33] Le visa fédéral pour démarrage d’entreprise n’est plus la voie de rechange qu’il a été : IRCC l’a suspendu le 30 juin 2026 et ne traite que les demandes acceptées avant cette date. [35]

La séquence complète pour un fondateur à l’étranger — statut, NAS, résidence des administrateurs, résidence fiscale, établissement stable et passage bancaire — est exposée dans la piste depuis l’étranger. Si vous êtes déjà au Canada comme citoyen, résident permanent ou titulaire de permis, la piste depuis le Canada est le bon point de départ.

Modes d’échec courants

Mode d’échec Pourquoi cela arrive Correctif
Présumer la règle de résidence abrogée La codification affiche « 100(4) [Abrogé] » juste en dessous Lire les paragraphes 100(3) et (3.1) eux-mêmes ; ce sont des textes en vigueur
Conseil entièrement non résident Guides écrits pour une province qui a retiré la règle Nommer un administrateur résidant habituellement au Canada, ou changer de territoire
Conseil incapable d’adopter des résolutions Le paragraphe 109(3) exige la présence de l’administrateur résident Utiliser l’approbation écrite ou électronique du paragraphe 109(4), ou restructurer le conseil
Bureau enregistré hors du Manitoba Le fondateur réutilise une adresse d’une autre province L’article 19 exige une adresse manitobaine ; en obtenir une véritable
Corporation dissoute en silence Deux rapports annuels manqués, rappels envoyés à une adresse périmée Déposer l’avis de changement gratuit du paragraphe 19(4) ; calendrier le rapport ; reconstituer avec les arriérés
Dénomination commerciale jamais renouvelée L’expiration de trois ans s’oublie facilement Renouveler dans les trois ans ; après six mois de retard, il faut un nouvel enregistrement
TVD non inscrite Le fondateur présume que la TPS couvre le Manitoba Un numéro de TVD distinct est requis dès que les ventes taxables annuelles dépassent 30 000 $
Taux nul présumé pour une société à propriété étrangère Le taux dépend du statut de SPCC Confirmer le statut de SPCC auprès d’un fiscaliste canadien
Vendre au Manitoba sans s’enregistrer Le paragraphe 187(2) répute de nombreuses activités comme l’exercice d’une entreprise S’enregistrer à titre extra-provincial ; le paragraphe 197(1) interdit autrement de poursuivre
Acheter un « permis d’affaires » winnipégois qui n’existe pas Seules 11 activités sont visées ; les entreprises à domicile n’en ont pas besoin Vérifier la liste des activités ; régler le zonage avec la Direction du zonage de toute façon
Registre du contrôle important jamais créé Il est privé, donc rien ne le rappelle Constituer le registre dès la constitution ; le rafraîchir au moins une fois par exercice
Planifier autour d’une ronde du PCM Les rondes ne sont « pas menées actuellement », sans date Vérifier le site du PCM ; le visa fédéral pour démarrage d’entreprise est suspendu et n’est pas une solution de rechange

Les mêmes modes d’échec, avec la conséquence légale rattachée

Le tableau ci-dessus dit quoi faire. Celui-ci dit ce qui arrive si vous ne le faites pas, parce que la différence entre un désagrément et un événement qui tue l’entreprise ne ressort pas de la mesure corrective.

Défaut La disposition qui mord La conséquence, telle que la source l’énonce
Deux rapports annuels consécutifs non déposés Pratique du registre sous l’art. 121 « The corporation will be dissolved if these forms are not filed for two consecutive years. » La personne morale cesse d’exister ; la reconstitution coûte 175 $ plus chaque rapport de 65 $ en souffrance, plus 45 $ pour une nouvelle réservation après 180 jours [11] [12]
Conseil sans le résident canadien requis Par. 100(3) et 100(3.1) Une exigence de composition sans mécanisme de dispense dans la Loi. Le paragraphe 109(3) empêche séparément le conseil de délibérer en l’absence de l’administrateur résident [1]
Bureau enregistré hors du Manitoba Par. 19(1) La corporation doit en maintenir un « en permanence » ; une adresse hors Manitoba ne satisfait pas la disposition et aucun service d’adresse ailleurs ne la corrige [1]
Changement de bureau ou d’administrateur non signalé en 15 jours Par. 19(4) et pratique du registre Les deux dépôts sont gratuits : le seul coût du défaut est le dossier périmé qui empêche l’avis de rapport annuel d’arriver — le premier maillon de la chaîne de dissolution [1] [11]
Registre du contrôle important absent ou périmé Art. 21.1, 21.4, 21.7 et 243 Des infractions se rattachent à l’établissement et à la tenue du registre, avec une amende résiduelle « ne dépassant pas 500 $ » à l’art. 243 ; par ailleurs le par. 21.3(1) exige la communication au directeur sur demande, de sorte que la lacune devient visible sur demande plutôt qu’à une échéance planifiée [1]
Exercer une entreprise au Manitoba sans enregistrement Par. 187(2) et 197(1) La société « ne peut intenter ou continuer une action ou toute autre procédure devant un tribunal » sur un contrat manitobain tant qu’elle n’est pas enregistrée. Elle peut toujours être poursuivie ; elle ne peut simplement pas poursuivre [1]
Dénomination commerciale non renouvelée en trois ans Loi sur l’enregistrement des noms commerciaux et pratique du registre L’enregistrement expire. « The renewal can be filed within six months of expiry. After six months, a new Registration must be filed. » Contrevenir à la Loi emporte une amende « ne dépassant pas 500 $ » [10] [2]
Commercer sans numéro de TVD après avoir franchi 30 000 $ Loi de la taxe sur les ventes au détail et bulletin RST 004 Un numéro de TVD valide est exigé « before making any taxable sales in the province », avec un mois pour s’inscrire après le franchissement. La taxe est due sur les ventes, que le vendeur l’ait perçue ou non [18] [3]
Inscription tardive à la TPS/TVH Règles de l’ARC L’inscription est exigée « within 29 days of your effective date of registration », et la date d’entrée en vigueur est fixée par le moment où vous avez cessé d’être un petit fournisseur, non par celui où vous l’avez remarqué [23]
Exploiter une activité visée à Winnipeg sans permis Community Safety Business Licensing By-law 91/2008 « a fine no less than the amount of the licence fee (in addition to being required to obtain a licence) ». Aucun montant de récidive n’est publié [28] [30]
Présumer que le taux nul des petites entreprises s’applique Définition fédérale de la SPCC Le taux provincial n’est nul que pour une société ayant droit à la déduction accordée aux petites entreprises. Le contrôle étranger fait perdre le statut de SPCC, et le taux général de 12 % s’applique alors dès le premier dollar [20] [44]

Un motif mérite d’être nommé. Les deux défauts aux conséquences les plus lourdes — la corporation dissoute et le conseil qui ne peut plus agir légalement — ne coûtent rien à prévenir ni à détecter. Chaque autre ligne de cette page porte un droit qui force quelqu’un à y penser une fois par année. Ces deux-là n’en portent aucun, et c’est exactement pour cela qu’elles surviennent.

Le calendrier de conformité

Les obligations d’une corporation manitobaine se répartissent en trois groupes, et les confondre est la façon dont on manque des échéances : les échéances ponctuelles qui courent à partir d’un événement, les échéances récurrentes qui courent à partir d’une date, et les échéances conditionnelles qui n’existent que si quelque chose est vrai de votre entreprise.

Échéances ponctuelles, comptées à partir d’un événement

Déclencheur Délai Dépôt ou obligation Autorité
Réservation de dénomination approuvée 90 jours Déposer les statuts, ou repayer 45 $ Loi sur les corporations, par. 11(1) [1]
Constitution Aucun délai publié ; à faire immédiatement Établir le registre du contrôle important et le conserver au Manitoba Loi sur les corporations, par. 21.1(1) [1]
Déménagement du bureau enregistré 15 jours Avis de changement d’adresse du bureau enregistré — aucun droit Loi sur les corporations, par. 19(4) [1]
Nomination ou démission d’un administrateur 15 jours Changement de renseignements sur les administrateurs et dirigeants — aucun droit Bureau des compagnies [11]
Perte du statut de petit fournisseur aux fins de la TPS/TVH 29 jours S’inscrire à la TPS/TVH ARC [23]
Ventes taxables annuelles dépassant 30 000 $ Un mois Obtenir un numéro de TVD et bâtir le système de perception Bulletin RST 004 [18]
Le mandataire aux fins de signification cesse de résider au Manitoba, décède ou démissionne 10 jours Déposer une nouvelle procuration Loi sur les corporations, par. 186(1) [1]
Début d’exploitation dans une autre province Régi par cette province Évaluer l’enregistrement extra-provincial sur place Bureau des compagnies [14]
Embauche d’un premier travailleur dans une industrie visée « Forthwith » S’inscrire auprès de la CIAT et fournir une estimation de la masse salariale Loi sur les accidents du travail, art. 98 [61]

Échéances récurrentes, comptées à partir d’une date

Quand Quoi Autorité
Le mois suivant le mois anniversaire de constitution Produire le rapport annuel de 65 $ Bureau des compagnies [11]
Au moins une fois par exercice Prendre des mesures raisonnables pour identifier tous les particuliers exerçant un contrôle important et mettre le registre à jour Loi sur les corporations, par. 21.1(2) [1]
Dans les 15 jours du changement Avis de changement d’adresse du bureau enregistré — sans frais Loi sur les corporations, par. 19(4) [1]
Dans les 15 jours de la nomination ou de la démission Changement de renseignements sur un administrateur ou dirigeant — sans frais Bureau des compagnies [11]
Tous les trois ans Renouveler l’enregistrement d’une dénomination commerciale, 60 $ Bureau des compagnies [10]
Mensuellement, trimestriellement ou annuellement selon la taille Déclarer et remettre la TVD par TAXcess Bulletin RST 004 [18]
Selon la fréquence fixée par l’ARC Déclarer et remettre la TPS/TVH ARC [23]
Dans les six mois de la fin de l’exercice Produire la déclaration T2, qui porte l’impôt manitobain ARC [66] [20]
Deux mois après la fin de l’exercice, ou trois pour une SPCC admissible Payer le solde d’impôt des sociétés ARC [67]
Un mois après chaque période mensuelle ou trimestrielle ; trois mois après la fin de l’exercice pour la plupart des déclarants annuels Produire et remettre la TPS/TVH ARC [68]
Avant le dernier jour de février Déclarer la masse salariale à la CIAT Manitoba CIAT [27]
Annuellement, là où un permis s’applique Renouveler le permis d’affaires winnipégois (les renouvellements se font en ligne) Ville de Winnipeg [28]
Quand la masse salariale approche 2,5 M$ Évaluer la taxe sur la masse salariale, y compris les masses salariales associées Finances Manitoba [19]
En entrant dans une autre province Évaluer l’enregistrement extra-provincial ; utiliser MRAS dans le NWPTA Bureau des compagnies [14]

La couche conditionnelle

Aucune de ces obligations ne vise toutes les corporations, ce qui est précisément pourquoi chacune est manquée par celle qu’elle vise.

  • Vous employez quelqu’un. Un compte RP de retenues à la source est requis avant tout versement de rémunération assujettie à une retenue. [25] Si vous êtes dans une industrie obligatoire de la CIAT, toute personne qui travaille pour votre entreprise est un travailleur couvert peu importe le nombre d’heures, et la masse salariale se déclare « each year before the last day in February ». [26] [27]
  • Vous n’employez personne mais travaillez à votre compte. La couverture obligatoire ne s’applique pas, et la CIAT offre plutôt une couverture personnelle — un choix, non une échéance, mais un choix à faire délibérément plutôt que par omission. [26]
  • Votre masse salariale approche 2,5 millions. L’exemption de la taxe destinée aux services de santé se partage entre sociétés associées, et un employeur sans établissement permanent manitobain toute l’année doit proratiser l’exemption ou la disposition d’atténuation. L’évaluation doit donc porter sur les chiffres du groupe et sur des faits d’année partielle, non sur la masse salariale annuelle d’une seule société. [19]
  • Vous importez vos propres approvisionnements. Le vendeur qui exploite une entreprise au Manitoba et y fait entrer des biens de l’extérieur « in each of two or more months, within the same calendar year… with a fair value of $800 or more » doit s’inscrire et autocotiser la TVD. C’est un critère par année civile qui ne devient visible que si quelqu’un le surveille. [18]
  • Votre activité fait partie des onze de Winnipeg. Le permis est annuel, les renouvellements se font en ligne, et les droits sont « subject to annual inflationary increases » : le montant budgété l’an dernier n’est pas celui exigible cette année. [28] [29]
  • Vous travaillez de la maison. Le permis d’aménagement pour entreprise à domicile se déclenche dès que du courrier d’affaires arrive chez vous ou que des tâches administratives y sont faites, et une approbation d’usage conditionnel, lorsqu’elle est requise, expire au bout de deux ans à la première demande. [65]
  • Vous avez enregistré une dénomination commerciale plutôt que de vous constituer. L’expiration triennale est la seule échéance récurrente de cette structure, et aucun dépôt annuel ne vient vous la rappeler. [10]

Les deux dates à inscrire au calendrier dès aujourd’hui

Si un fondateur ne lit rien d’autre dans cette section : la fin du mois suivant son mois anniversaire de constitution, chaque année, pour le rapport annuel de 65 $ ; et une date par exercice pour réviser le registre du contrôle important selon le paragraphe 21.1(2). [11] [1] La première empêche la dissolution et la seconde empêche les infractions des articles 21.4 et 21.7. Tout le reste de cette page est soit conditionnel, soit assorti d’un droit qui force quelqu’un à le remarquer.

Liste de vérification

Avant le dépôt

  • Un administrateur résidant habituellement au Canada est identifié et a accepté d’agir.
  • La composition du conseil respecte le paragraphe 100(3) ou 100(3.1), selon le cas.
  • Une véritable adresse manitobaine est disponible pour le bureau enregistré.
  • La dénomination proposée comporte un élément juridique et a fait l’objet de recherches préalables.
  • 45 $ de réservation et 350 $ de statuts budgétés, plus les droits accélérés si le délai est serré.
  • La forme juridique a été choisie délibérément, non par défaut.

À la constitution

  • Statuts déposés à l’intérieur de la fenêtre de réservation de 90 jours.
  • Bureau enregistré et premiers administrateurs correctement consignés.
  • Registre du contrôle important créé et conservé au Manitoba.
  • Résolutions d’organisation, émission d’actions et registres complétés.

Fiscalité, paie et locaux

  • Numéro d’entreprise et compte RC confirmés auprès de l’ARC.
  • TPS/TVH évaluée selon le critère des 30 000 $ sur quatre trimestres ; TVD selon le critère des ventes taxables annuelles de 30 000 $ et ses exceptions.
  • Statut de SPCC confirmé avant de compter sur le taux nul des petites entreprises.
  • Compte de paie RP ouvert avant tout versement de rémunération ; couverture CIAT évaluée.
  • Taxe sur la masse salariale modélisée si la masse salariale peut approcher 2,5 M$, sociétés associées comprises.
  • Vérifié si l’activité fait partie des 11 activités visées à Winnipeg, et zonage réglé pour l’adresse.

En continu

  • Rapport annuel inscrit au calendrier pour le mois suivant le mois anniversaire de constitution.
  • L’adresse de contact au registre est surveillée par un être humain.
  • Révision du registre du contrôle important planifiée à chaque exercice.
  • Enregistrement extra-provincial réexaminé chaque fois qu’une activité traverse une frontière.

Glossaire des termes employés au Manitoba

Le vocabulaire manitobain diffère de celui des provinces dont traite la plupart de la littérature d’affaires canadienne, et plusieurs des mots ci-dessous y ont un sens plus étroit que ce à quoi un fondateur s’attend. Les définitions sont celles de la loi ou du registre lorsqu’il en existe une ; lorsqu’un terme est une description de travail plutôt qu’un terme défini, cela est indiqué.

Rapport annuel. Un dépôt au registre en vertu de l’article 121 de la Loi sur les corporations, 65 $ avec capital-actions, confirmant les renseignements de la corporation pour l’année. Ce n’est pas une déclaration de revenus et cela n’a aucun lien avec la T2. En manquer deux consécutifs dissout la corporation. [1] [11] La confusion la plus fréquente et la plus coûteuse de toute cette page oppose ce dépôt à la déclaration fiscale.

Statuts constitutifs. Le document qui crée la corporation, 350 $ avec capital-actions et 120 $ sans, déposé contre la réservation de dénomination de 90 jours. Le lieu au Manitoba nommé dans les statuts fixe où doit se trouver le bureau enregistré. [8] [1]

Mandataire aux fins de signification. Une personne résidant au Manitoba nommée par procuration pour accepter la signification des actes de procédure, exigée d’une personne morale dont aucun administrateur ou dirigeant ne réside dans la province ou dont le bureau enregistré est à l’extérieur. Ce n’est ni un avocat au sens ordinaire ni un service d’adresse : c’est une personne nommée, à remplacer dans les 10 jours si elle cesse de résider au Manitoba, décède ou démissionne. [1]

Personne morale. Le terme général de la Loi pour une société de toute origine, employé dans toute la partie XVI afin que les règles d’enregistrement atteignent les sociétés constituées n’importe où, et non seulement les manitobaines. [1]

Dénomination commerciale. Un enregistrement sous la Loi sur l’enregistrement des noms commerciaux, 60 $, consignant qu’une personne ou une société de personnes commerce sous un nom. Cela ne crée aucune personne morale distincte et aucun écran de responsabilité, et cela expire au bout de trois ans. [9] [10] [2]

Exercer une entreprise au Manitoba. Un critère légal de présomption, non un jugement commercial. Le paragraphe 187(2) attrape un agent ou représentant résident, un entrepôt ou un bureau, une adresse manitobaine inscrite dans un annuaire téléphonique ou incluse dans toute publicité, la propriété d’un immeuble manitobain, ou le fait d’exercer autrement son entreprise ici. [1]

SPCC — société privée sous contrôle canadien. Un statut fiscal fédéral, non un statut de registre manitobain. Le taux nul manitobain des petites entreprises en dépend, et une société contrôlée directement ou indirectement par des non-résidents ne l’a pas. Rien de ce qui se dépose au Bureau des compagnies ne l’établit ni ne le fait perdre. [20] [44]

Bureau des compagnies. Le registre corporatif du Manitoba, qui reçoit tous les dépôts décrits dans cette page. Il ne délivre pas de permis d’entreprise, n’administre aucune taxe et ne certifie aucune adresse. [6]

Numéro matricule. Un numéro que le directeur peut attribuer comme dénomination de la corporation sur demande, en vertu du paragraphe 11(2) — la voie de la société à numéro, qui supprime entièrement le problème de la réservation. [1]

Directeur (avec la majuscule). Dans la Loi sur les corporations, le fonctionnaire provincial qui applique la Loi — celui à qui les dépôts sont envoyés et à qui le registre du contrôle important doit être communiqué sur demande. À distinguer d’un administrateur de la corporation ; les deux apparaissent dans des phrases voisines tout au long de la loi. [1]

Service accéléré. Le palier prioritaire payant du Bureau des compagnies, tarifé au double du droit régulier jusqu’à un plafond de 200 $ au-dessus de celui-ci, avec une norme publiée de « All filings - 5 business days ». [15] [55]

Taxe destinée aux services de santé et à l’enseignement postsecondaire. La taxe manitobaine sur la masse salariale, payée uniquement par les employeurs ayant un établissement permanent au Manitoba et uniquement au-delà de 2,5 millions de dollars de rémunération annuelle. [19] [4]

Particulier exerçant un contrôle important. Défini à l’article 2.1 par la détention inscrite, la propriété effective ou le contrôle ou la direction d’un nombre important d’actions, ou par toute influence directe ou indirecte dont l’exercice entraînerait le contrôle de fait de la corporation. [1]

MRAS — service d’accès à un registre multiterritorial. La plomberie de registre partagée derrière l’enregistrement extra-provincial simplifié du New West Partnership, disponible au Manitoba depuis le 29 juin 2020. [14]

Réservation de dénomination. Le préapprobation manitobaine d’une dénomination proposée, 45 $, retenue 90 jours. Ce n’est pas un rapport NUANS : aucune page du Bureau des compagnies consultée pour ce guide n’en demande un, et le registre vous demande de pré-chercher vous-même. [7]

NWPTA — New West Partnership Trade Agreement. L’entente entre la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba en vertu de laquelle une société entrante des trois autres s’enregistre sans droit d’enregistrement et produit son rapport annuel uniquement dans son territoire d’attache. Elle ne supprime pas l’obligation de s’enregistrer et ne s’applique pas aux corporations sans but lucratif. [36] [14]

Bureau enregistré. L’adresse, dans un lieu au Manitoba précisé aux statuts, que la corporation doit maintenir « en permanence ». C’est là que vit le registre du contrôle important, sauf si les administrateurs désignent un autre lieu au Manitoba. Un bureau enregistré est un fait juridique relatif à un territoire, non un service de courrier. [1]

Résident canadien. Défini au paragraphe 1(1) comme le particulier qui réside habituellement au Canada, ou qui appartient à une catégorie réglementaire sans y résider habituellement. Ni citoyenneté, ni résidence permanente, ni résidence fiscale. Le texte anglais de la même loi bilingue emploie « resident of Canada ». [1]

Reconstitution. Le dépôt qui ramène une corporation dissoute, 175 $ avec capital-actions, exigeant les rapports annuels en souffrance et une nouvelle réservation de dénomination si la dissolution dure depuis plus de 180 jours. [12] [8]

TVD — taxe de vente au détail. La taxe de vente provinciale manitobaine de 7 % sous la Loi de la taxe sur les ventes au détail, calculée sur le prix de vente avant l’application de la TPS, administrée par Finances Manitoba et entièrement distincte de la TPS. Le numéro de TVD compte 7 chiffres ; le numéro de compte sur la déclaration en compte 15. [17] [18]

TAXcess. Le service en ligne de Finances Manitoba pour produire, payer et consulter les comptes de taxes d’entreprise manitobains, et le canal par lequel la TVD s’inscrit et, pour les déclarants mensuels, se remet. [43] [18]

Ce que 2727 peut et ne peut pas soutenir

2727 Coworking est à Griffintown, à Montréal. Cette géographie règle l’essentiel de ce que cette section a à dire sur le Manitoba.

Une adresse 2727 n’est pas, et ne peut pas être, le bureau enregistré d’une corporation manitobaine. L’article 19 de la Loi sur les corporations exige que le bureau enregistré soit dans un lieu situé au Manitoba, et le paragraphe 21.1(1) exige que le registre du contrôle important soit tenu au bureau enregistré ou en un autre lieu du Manitoba. Une adresse montréalaise échoue aux deux critères, en droit et non par politique commerciale. [1]

Une adresse 2727 ne peut pas davantage fournir un mandataire aux fins de signification au Manitoba, satisfaire la règle de résidence des administrateurs, ni créer un établissement permanent manitobain aux fins de la taxe sur la masse salariale. Aucun de ces éléments n’est un service d’adresse : deux sont des personnes et un est une substance opérationnelle réelle.

Ce qu’un service d’adresse d’affaires 2727 peut être, c’est une adresse postale et de correspondance montréalaise, plus un espace de travail, selon les termes de sa propre entente — utile à une société dont l’activité réelle du côté québécois le justifie. Une adresse 2727 est un bureau enregistré légitime uniquement pour une société fédérale ou une société québécoise, et une adresse postale ou de correspondance pour quiconque. Si votre entreprise est établie au Manitoba, son bureau enregistré appartient au Manitoba.

Deux de ces pages valent tout de même la lecture. Si vous choisissez un territoire plutôt que d’être engagé au Manitoba, le guide de la société fédérale explique comment le bureau enregistré d’une société fédérale et les enregistrements provinciaux interagissent. Si vous êtes à l’extérieur du Canada, le guide pour ouvrir depuis l’étranger et la recherche pour non-résidents couvrent les questions d’identité, de propriété et de présence que les banques canadiennes posent réellement.

2727 ne certifie aucune adresse comme bureau enregistré, bureau des livres ou adresse de mandataire aux fins de signification valide dans quelque territoire que ce soit, ne détermine ni la résidence corporative ni le statut de SPCC, n’effectue pas d’enregistrement extra-provincial, et ne prétend pas qu’un registre, une banque ou un organisme gouvernemental accepte un document particulier. Demandez à l’organisme destinataire de nommer le champ et la preuve qu’il accepte, puis décidez.

Méthode de recherche et limites

Cette page a été recherchée et vérifiée le 6 septembre 2026, puis étendue, avec une seconde série de consultations officielles, le 7 septembre 2026. Les deux dates figurent ici parce qu’il s’est agi de deux exercices distincts, menés avec des outils différents.

Les outils de découverte étaient dégradés pour cette page et la méthode a changé en conséquence. Exa a renvoyé une erreur HTTP 402 de limite de crédits au premier appel de recherche, et le budget de recherche Web de la session était déjà épuisé par des agents parallèles travaillant dans le même dépôt. Aucun moteur de recherche par mots-clés n’a été utilisé. Chaque source a été atteinte par consultation directe d’une URL officielle ou en naviguant lien par lien dans des pages d’index officielles : l’index du Bureau des compagnies vers chaque page de droits et de procédure, l’index de la fiscalité de Finances Manitoba vers chaque page de taxe, et le site de la CIAT vers ses pages employeurs. Deux hôtes qui refusent les consultations simples — le site du PCM et la Ville de Winnipeg — ont été rendus par un navigateur sans affichage. La Loi sur les corporations a été téléchargée intégralement depuis la codification officielle des Lois du Manitoba (1,9 Mo de HTML bilingue) et citée à partir du texte brut plutôt que d’un résumé ; le bulletin RST 004 a été extrait du PDF officiel ; le numéro du règlement winnipégois a été confirmé dans le registre des règlements de la Ville.

Conséquence à énoncer : comme les sources ont été assemblées par navigation plutôt que par recherche, une page officielle non liée depuis un index visité lors de cette recherche a pu être manquée. CanLII a renvoyé une erreur HTTP 403 et n’a pas été utilisé ; la codification officielle des Lois du Manitoba, à jour au 4 septembre 2026, a été utilisée à sa place et constitue le texte faisant autorité.

Convention de citation propre à cette version française. Les passages entre guillemets français de la Loi sur les corporations, de la Loi sur l’enregistrement des noms commerciaux et des autres lois manitobaines proviennent de la version française officielle et bilingue des Lois du Manitoba, dont les URL portent le paramètre ?lang=fr. En revanche, les pages du Bureau des compagnies, de Finances Manitoba, de la CIAT, de la Ville de Winnipeg, du PCM, de l’ARC et d’IRCC ont été consultées en anglais ; leur contenu est ici rendu en français sans être présenté comme une citation textuelle, et les liens pointent vers les URL réellement consultées plutôt que vers des adresses françaises non vérifiées. Cette prudence est délibérée : inventer une URL française plausible mais non consultée serait une atteinte à l’intégrité des sources.

La passe d’expansion du 7 septembre 2026. La page est passée d’environ 8 300 à plus de 25 000 mots. Rien de ce qui s’y trouvait n’a été retiré, et le nouveau contenu repose sur vingt-six sources officielles supplémentaires consultées ce jour-là, plus dix sources saskatchewanaises et ontariennes décrites plus bas. Trois des éléments auparavant consignés comme invérifiables ont été résolus par cette passe et sont désormais énoncés avec citation. D’abord, la date réglementaire du rapport annuel : le Règlement sur les corporations, R.M. 385/87 R, a été repéré par l’index des règlements des Lois du Manitoba, et son article 8(1) à (3) prescrit le mois anniversaire, l’échéance du « last day of the month immediately following » et la date de certification. [55] L’annexe C du même règlement confirme indépendamment chaque droit de registre cité dans cette page et fournit la règle du service accéléré — le double, plafonné à 200 $ au-dessus du droit habituel —, ce qui corrige une description antérieure du service accéléré comme un simple doublement. Ensuite, le maximum de gains assurables de la CIAT : 171 500 $ par travailleur pour 2026, tiré de la page de déclaration de la masse salariale. [59] Enfin, le permis d’aménagement pour entreprise à domicile de Winnipeg, que la page des permis d’affaires ne révèle pas et que les pages de zonage de la Ville énoncent. [65]

Les sources de comparaison saskatchewanaises et ontariennes. La section de comparaison cite dix documents officiels de la Saskatchewan et de l’Ontario qui ont été consultés et cités à l’origine par les guides frères de ces provinces plutôt que découverts de façon indépendante ici. Chacun des dix a été revérifié — HTTP 200 en direct — le 7 septembre 2026 avant d’être cité, et les deux chiffres sur lesquels la comparaison s’appuie le plus ont été récupérés de nouveau aux documents sources et lus directement : le barème saskatchewanais, qui tarife l’enregistrement d’une société albertaine, britanno-colombienne ou manitobaine à « Free » et marque son rapport annuel « Not Required » sous l’en-tête « Effective April 15, 2026 » ; et la page de coûts ontarienne, qui tarife la constitution à 300 $, le permis extra-provincial à 330 $ et le rapport annuel de la Corporations Information Act à 0 $. [45] [46] Les huit autres sont citées sur la foi de la recherche des guides frères, ce qui est divulgué ici plutôt que présenté comme une consultation de première main.

Une réserve d’outillage sur les citations de l’ARC. canada.ca a refusé les consultations en ligne de commande depuis la machine utilisée le 7 septembre 2026, et les pages de l’ARC ont été lues au moyen d’un outil de rendu. Le fond des citations est de haute confiance et chaque URL renvoie un HTTP 200, mais la ponctuation exacte devrait être revérifiée dans un navigateur avant que quiconque s’appuie sur la formulation plutôt que sur la règle. Quatre URL de l’ARC auxquelles un lecteur pourrait s’attendre sont mortes et ont été remplacées par les équivalents actifs cités ci-dessus.

Éléments qui n’ont pas pu être vérifiés, et qui ne sont donc affirmés nulle part ci-dessus : le taux de cotisation moyen de la CIAT exprimé par tranche de 100 $ de masse salariale assurable, et l’année visée — la page de la CIAT énonce « an all-time low of $0.95 » sans unité ni année, de sorte que ce guide cite la phrase et refuse de la convertir ; tout délai d’inscription à la CIAT exprimé en jours, aucun n’étant publié et la loi ne disant que « forthwith » ; toute pénalité propre à une inscription tardive à la CIAT, non publiée ; toute date rattachée à la suspension des rondes du PCM ou à son processus papier provisoire, les deux avis n’étant pas datés ; le niveau linguistique minimal et la grille de points de la filière investisseurs agricoles, que le PCM ne publie pas ; l’amende de récidive de la Ville de Winnipeg, non publiée sur sa page des permis ; le seuil d’acomptes provisionnels de taxe nette de TPS/TVH, que l’extraction du guide de l’ARC n’a pas atteint ; et la liste complète des champs du formulaire en ligne de statuts constitutifs manitobains, seules les rubriques du formulaire papier ayant été lisibles — le formulaire en ligne du registre fait foi.

Deux constatations négatives sont consignées comme telles plutôt que comme des règles. Aucune page du Bureau des compagnies consultée lors de l’une ou l’autre passe ne demande de rapport NUANS, et aucune n’énonce d’exigence de vérification d’identité pour créer un compte Companies Online. Dans les deux cas, l’affirmation honnête est que les pages consultées ici n’en font pas mention, non qu’aucune exigence n’existe.

Un conflit documenté entre deux sources officielles est rapporté plutôt que tranché : la page en ligne de la filière entrepreneurs du PCM décrit la division de l’investissement par référence à la « région métropolitaine de Winnipeg », tandis que le formulaire d’auto-évaluation publié par le PCM emploie « région de la capitale du Manitoba » pour les mêmes montants de 250 000 $ et 150 000 $.

Rien n’a été testé de bout en bout. Aucune constitution n’a été déposée, aucune dénomination réservée, aucun compte fiscal ouvert, aucun permis demandé et aucune banque approchée. Les droits, dates de traitement, taux d’imposition, seuils et conditions de programme changent, souvent chaque année et parfois en cours d’année ; les dates de traitement du registre bougent chaque semaine, et les avis du PCM pourraient changer sans annonce. Cette page est du matériel éducatif de planification, et non un avis juridique, fiscal, comptable, en immigration ou bancaire.

Foire aux questions

Le Manitoba exige-t-il encore des administrateurs résidents canadiens ?

Oui. Le paragraphe 100(3) de la Loi sur les corporations exige que le conseil se compose d’au moins 25 % de résidents canadiens, et le paragraphe 100(3.1) exige un résident lorsque le conseil compte moins de quatre membres. La mention d’abrogation visible à proximité concerne le paragraphe 100(4), non la règle de résidence. Le paragraphe 1(1) définit le résident canadien comme le particulier qui réside habituellement au Canada, ou qui appartient à une catégorie réglementaire de personnes — un critère factuel de résidence, non de citoyenneté, de résidence permanente ou de résidence fiscale. [1]

Un seul non-résident peut-il être l’unique administrateur d’une corporation manitobaine ?

Non. Le paragraphe 97(2) permet un conseil d’une personne, mais un conseil d’une personne compte « moins de quatre » membres au sens du paragraphe 100(3.1), de sorte que cet administrateur doit être résident canadien. Ajouter des administrateurs non résidents ne corrige rien, puisque le plancher de 25 % s’applique toujours. [1]

Combien coûte une constitution au Manitoba ?

45 $ pour la réservation de dénomination et 350 $ pour les statuts constitutifs avec capital-actions, ou 120 $ sans capital-actions. Le service accéléré coûte respectivement 90 $ et 550 $. Changer le bureau enregistré ou les administrateurs par la suite est gratuit. [6] [8]

Ai-je besoin d’un rapport NUANS ?

Aucune page manitobaine consultée pour ce guide n’en demande. Le Manitoba gère sa propre réservation à 45 $, retient une dénomination approuvée pendant 90 jours, et vous demande de faire vos propres recherches préalables dans Companies Online, auprès de Corporations Canada et dans la Base de données sur les marques de commerce canadiennes. [7]

Quelle est la rapidité d’une constitution au Manitoba ?

En ligne, certains dépôts peuvent être traités immédiatement, mais un dépôt soumis à un examen interne est traité dans un délai de 4 à 6 jours ouvrables. Le service accéléré est de cinq jours ouvrables pour tous les dépôts. Les dépôts papier accusaient environ cinq semaines de retard lors de la vérification de cette page. [15]

Que se passe-t-il si j’oublie le rapport annuel ?

La corporation sera dissoute si ces formulaires ne sont pas déposés pendant deux années consécutives. La reconstitution exige des statuts de reconstitution à 175 $ plus chaque rapport de 65 $ en souffrance, et une nouvelle réservation de dénomination si la société a été dissoute depuis plus de 180 jours. [11] [12]

Le registre manitobain de propriété effective est-il public ?

Non. Le registre des particuliers exerçant un contrôle important est tenu par la corporation à son bureau enregistré ou en un autre lieu du Manitoba, communiqué au directeur sur demande, et montré à un actionnaire ou à un créancier uniquement sur affidavit. Il n’est pas déposé publiquement comme le sont les renseignements fédéraux sur le contrôle important. [1]

Dois-je m’inscrire à la TVD manitobaine en plus de la TPS ?

Généralement oui, dès que vous franchissez le seuil. Ce sont deux régimes distincts : la TPS/TVH est fédérale, à 5 % au Manitoba, et la TVD est provinciale, à 7 %, sous la Loi de la taxe sur les ventes au détail. L’inscription à la TVD est exigée de quiconque exploite une entreprise au Manitoba, sauf les petites entreprises dont les ventes taxables annuelles sont inférieures à 30 000 $, sous réserve de plusieurs exceptions. [17] [18]

L’impôt des sociétés manitobain est-il vraiment nul pour les petites entreprises ?

Le taux provincial des petites entreprises est nul sur le revenu d’entreprise exploitée activement jusqu’au plafond de 500 000 $, avec un taux général de 12 % au-delà. Mais la déduction accordée aux petites entreprises dépend du statut de société privée sous contrôle canadien, de sorte qu’une société contrôlée par des non-résidents peut ne pas y avoir droit. Confirmez le statut de SPCC avant de compter sur le taux nul. [20]

Ai-je besoin d’un permis d’affaires de la Ville de Winnipeg ?

Probablement pas. La Ville délivre des permis pour 11 activités commerciales en vertu du Community Safety Business Licensing By-law et il n’existe aucun permis d’affaires général ; elle précise aussi qu’aucun permis n’est requis si vous travaillez de la maison. Les exigences de zonage s’appliquent néanmoins à toute entreprise, y compris à domicile. [28]

Le volet des gens d’affaires investisseurs du PCM est-il ouvert ?

Il accepte les déclarations d’intérêt et les examine dans les quatre semaines, mais le PCM indique que les rondes d’invitations pour ce volet ne sont pas menées actuellement et qu’un processus intérimaire sur papier est en place. Aucun de ces avis n’est daté : confirmez la situation courante auprès du PCM avant d’engager des fonds. [33]

Puis-je utiliser une adresse montréalaise comme bureau enregistré manitobain ?

Non. L’article 19 exige que le bureau enregistré se trouve dans un lieu situé au Manitoba en tout temps, et le registre du contrôle important doit également être tenu au Manitoba. Aucun service d’adresse hors de la province ne peut satisfaire l’une ou l’autre exigence. [1]

Références officielles

  1. Lois du Manitoba : Loi sur les corporations, c. C225 de la C.P.L.M.
  2. Lois du Manitoba : Loi sur l’enregistrement des noms commerciaux, c. B110 de la C.P.L.M.
  3. Lois du Manitoba : Loi de la taxe sur les ventes au détail, c. R130 de la C.P.L.M.
  4. Lois du Manitoba : Loi sur la taxe destinée aux services de santé et à l’enseignement postsecondaire, c. H24 de la C.P.L.M.
  5. Lois du Manitoba : Loi sur l’appui à l’épanouissement de la francophonie manitobaine, c. F157 de la C.P.L.M.
  6. Bureau des compagnies du Manitoba : constituer une corporation manitobaine
  7. Bureau des compagnies du Manitoba : réservations de dénomination
  8. Bureau des compagnies du Manitoba : formulaires et droits des corporations manitobaines
  9. Bureau des compagnies du Manitoba : dénominations commerciales
  10. Bureau des compagnies du Manitoba : mise à jour d’une dénomination commerciale
  11. Bureau des compagnies du Manitoba : mise à jour d’une corporation manitobaine
  12. Bureau des compagnies du Manitoba : fermer ou relancer une corporation manitobaine
  13. Bureau des compagnies du Manitoba : corporations extra-provinciales et fédérales
  14. Bureau des compagnies du Manitoba : New West Partnership
  15. Bureau des compagnies du Manitoba : dates de traitement
  16. Bureau des compagnies du Manitoba : coopératives du Manitoba
  17. Finances Manitoba : taxe de vente au détail
  18. Finances Manitoba : bulletin RST 004, renseignements pour les vendeurs
  19. Finances Manitoba : taxe destinée aux services de santé et à l’enseignement postsecondaire
  20. Finances Manitoba : impôt sur le revenu des corporations
  21. Finances Manitoba : crédits d’impôt des sociétés
  22. Manitoba : crédit d’impôt pour le capital de risque de petites entreprises
  23. ARC : quand s’inscrire à la TPS/TVH et la percevoir
  24. ARC : s’inscrire à un numéro d’entreprise
  25. ARC : comptes de programme dont vous pourriez avoir besoin
  26. CIAT Manitoba : inscrire une entreprise à la couverture
  27. CIAT Manitoba : primes et masse salariale
  28. Ville de Winnipeg : permis d’affaires
  29. Ville de Winnipeg : droits de permis et d’application des règlements
  30. Ville de Winnipeg : Community Safety Business Licensing By-law 91/2008
  31. PCM : volet des gens d’affaires investisseurs, admissibilité à la filière entrepreneurs
  32. PCM : volet des gens d’affaires investisseurs, admissibilité à la filière investisseurs agricoles
  33. PCM : rondes d’invitations pour les déclarations d’intérêt
  34. IRCC : programme de visa pour démarrage d’entreprise
  35. IRCC : admissibilité au visa pour démarrage d’entreprise
  36. Bureau des compagnies du Manitoba : New West Partnership — sociétés par actions
  37. New West Partnership Trade Agreement : foire aux questions entreprises et investisseurs
  38. Bureau des compagnies du Manitoba : barème des sociétés extra-provinciales et fédérales
  39. Bureau des compagnies du Manitoba : à propos du New West Partnership
  40. Bureau des compagnies du Manitoba : barème des dénominations commerciales
  41. Bureau des compagnies du Manitoba : ce que vous pouvez enregistrer
  42. Bureau des compagnies du Manitoba : corporations sans but lucratif
  43. Finances Manitoba : Division des taxes et TAXcess
  44. ARC : taux d’impôt des sociétés par province
  45. ISC Saskatchewan : barème des droits du registre corporatif, en vigueur le 15 avril 2026
  46. Ontario : coûts et délais pour enregistrer ou modifier une entreprise ou une société
  47. Lois-en-ligne de l’Ontario : Business Corporations Act, L.R.O. 1990, chap. B.16
  48. Publications Saskatchewan : The Business Corporations Act, 2021, SS 2021, c 6
  49. Lois-en-ligne de l’Ontario : Corporations Information Act, L.R.O. 1990, chap. C.39
  50. Gouvernement de la Saskatchewan : impôt sur le revenu des sociétés
  51. Ministère des Finances de l’Ontario : impôt sur le revenu des sociétés
  52. Gouvernement de la Saskatchewan : taxe de vente provinciale
  53. Publications Saskatchewan : The Business Corporations Regulations, 2023
  54. Lois-en-ligne de l’Ontario : Extra-Provincial Corporations Act, L.R.O. 1990, chap. E.27
  55. Lois du Manitoba : Règlement sur les corporations, R.M. 385/87 R
  56. Bureau des compagnies du Manitoba : Companies Online
  57. Bureau des compagnies du Manitoba : créer un compte Companies Online
  58. Bureau des compagnies du Manitoba : coordonnées et heures
  59. CIAT Manitoba : déclaration de la masse salariale
  60. CIAT Manitoba : établissement des primes et de votre taux
  61. Lois du Manitoba : Loi sur les accidents du travail, c. W200 de la C.P.L.M.
  62. CIAT Manitoba : enquêtes et pénalités
  63. Normes d’emploi du Manitoba : salaire minimum
  64. Normes d’emploi du Manitoba : heures supplémentaires
  65. Ville de Winnipeg : entreprise à domicile
  66. ARC : quand produire votre déclaration de revenus des sociétés
  67. ARC : dates des acomptes provisionnels et du solde exigible des sociétés
  68. ARC : exigences et échéances de déclaration de TPS/TVH
  69. ARC : guide T2 des sociétés, avant de commencer
  70. ARC : RC4022, renseignements généraux sur la TPS/TVH pour les inscrits
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