Réponse directe
L’Île-du-Prince-Édouard constitue les sociétés dans le registre en ligne des sociétés et noms commerciaux, à ocbr.princeedwardisland.ca. La Business Corporations Act, proclamée le 3 mai 2019, n’impose aucune exigence de résidence canadienne aux administrateurs : un conseil peut être entièrement non résident. Mais si aucun administrateur n’est résident de l’Île-du-Prince-Édouard, chaque avis des administrateurs doit être accompagné d’un certificat rempli par un membre en exercice du Barreau de l’Île-du-Prince-Édouard qui réside dans la province, à la constitution comme à chaque changement ultérieur du conseil. La société doit maintenir en tout temps un siège social dans l’Île, de sorte qu’une adresse du continent ne peut jouer ce rôle. Le règlement prescrit 200 $ pour le certificat de constitution et 30 $ pour la déclaration annuelle, exigible dans les 60 jours suivant l’anniversaire de la constitution. L’Î.-P.-É. applique une TVH de 15 %, un taux inférieur de 1 % et un plafond des affaires de 600 000 $.
Ce qui distingue réellement l’Île-du-Prince-Édouard
Trois faits définissent l’Île-du-Prince-Édouard, et c’est le deuxième qui piège les fondateurs.
La loi est récente. La Business Corporations Act a été adoptée sous 2018, c.22 et proclamée en vigueur le 3 mai 2019 ; les modifications sur la transparence de 2019, c.20 ont suivi le 1er septembre 2020, selon la Table of Public Acts de la province [5], qui a publié la loi en mai 2019 [8]. L’article 238 confirme la rupture : depuis l’entrée en vigueur, « aucune compagnie ne peut être constituée ou reconstituée sous la partie I de la Companies Act » [1]. Toute documentation antérieure à la mi-2019 décrit un régime mort.
L’Î.-P.-É. n’a pas de règle de résidence des administrateurs, mais exige un certificat d’avocat de l’Île. Ce sont deux tests distincts et les confondre donne la mauvaise réponse. L’article 80 énumère toutes les inhabilités — moins de 18 ans, incapacité mentale constatée par un tribunal, personne qui n’est pas un particulier, faillite — et la résidence n’y figure nulle part [1]. L’article 81(2) exige ensuite, lorsque aucun administrateur nommé dans l’avis des administrateurs n’« est résident de l’Île-du-Prince-Édouard », un certificat « rempli pour le compte des fondateurs par un membre en exercice du Barreau de l’Île-du-Prince-Édouard qui réside dans la province », « résident » signifiant une personne qui « réside dans la province pendant au moins 183 jours consécutifs par année » [1]. L’Île accueille donc un conseil étranger, mais ne peut être administrée sans conseiller juridique local.
Les chiffres fiscaux sont avantageux et ont changé récemment : taux inférieur de 1 %, taux supérieur de 15 % et plafond des affaires de 600 000 $, les deux derniers modifiés le 1er juillet 2025, avec une TVH unique de 15 %. Les détails et les dates figurent à l’étape 7.
| Question | Réponse pour l’Île-du-Prince-Édouard |
|---|---|
| Registre | Corporate and Business Names Registry, ministère de la Justice et de la Sécurité publique, Charlottetown [11] |
| Dépôt soi-même ? | Oui — en libre-service à ocbr.princeedwardisland.ca, sans monopole d’agents [16] |
| Droit prescrit | 200 $ pour le certificat de constitution [2] |
| Ce que demande le portail | 215 $, plus 40 $ de réservation de nom [16] |
| Résidence des administrateurs | Aucune [1] |
| Le piège | Certificat d’un avocat résidant à l’Î.-P.-É. si aucun administrateur n’y réside [1] |
| Siège social | Dans l’Île en tout temps [1] |
| Bénéficiaires ultimes | Registre interne des particuliers ayant un contrôle important et liste des actionnaires déposée au registre [1] |
| Déclaration annuelle | Dans les 60 jours suivant l’anniversaire de la constitution, 30 $ [2] |
| Taxe de vente | TVH de 15 %, aucune TVP [20] |
| Impôt des sociétés | 1 % inférieur, 15 % supérieur, plafond de 600 000 $ [22] |
| Accidents du travail | WCB Î.-P.-É., inscription avant le début des activités [27] |
| Société de l’extérieur qui exerce ici | Extra-Provincial Corporations Registration Act, 275 $, dans les 30 jours [3][4] |
Choisissez d’abord votre régime dans la comparaison fédérale ou provinciale. Si vous êtes à l’étranger, commencez par la piste B et la section sur l’extérieur du Canada ci-dessous ; si vous êtes au Canada, la piste A est votre pilier. Le tout relève du carrefour principal.
Étape 1 : choisir la forme juridique
Le registre décrit quatre structures courantes — entreprise individuelle, société de personnes, société par actions et coopérative [12] — mais enregistre selon un vocabulaire plus large qu’expose la recherche OCBR : Incorporated, Limited Partnership, Partnership, Sole Proprietorship, Trade Name, Unlimited Liability Corporation, Extra Provincial, Co-operative, Non-profit, Credit Union [9].
Entreprise individuelle. Vous pouvez exercer sans enregistrer de nom commercial uniquement sous votre propre nom ; ajoutez un préfixe ou un suffixe quelconque et l’enregistrement sous la Partnership Act devient obligatoire [12]. L’enregistrement vaut trois ans, au coût de 75 $ par cycle [19].
Société de personnes. Enregistrement sous la Partnership Act dans les trois mois de la formation ; les sociétés en commandite relèvent de la Limited Partnerships Act.
Société par actions. Constitution provinciale sous la Business Corporations Act ou fédérale. Un ou plusieurs particuliers ou personnes morales peuvent constituer la société, et les exclusions d’âge, de capacité et de faillite qui frappent les administrateurs écartent aussi un fondateur [1].
Société à responsabilité illimitée (ULC). C’est ce qui attire les fondateurs américains. Une ULC peut être constituée sous la loi (la partie III les régit) et la description de la province est qu’elle « est une société aux fins de l’impôt canadien mais peut être admissible au traitement d’entité intermédiaire aux fins de l’impôt des États-Unis », les actionnaires assumant une responsabilité illimitée [12][1]. Ne voyez là que la caractérisation de la province : la qualification américaine d’une ULC canadienne dépend du droit et des choix fiscaux des États-Unis, qu’aucune page de l’Île ne tranche, et la responsabilité illimitée est un coût réel.
Organisme sans but lucratif. Constitué par lettres patentes sous la partie II de la Companies Act [12] — cette loi plus ancienne demeure la voie même si la partie I est fermée aux nouvelles sociétés par actions [6].
Coopérative. Entité distincte sous la Co-operative Associations Act, un membre une voix [12].
Étape 2 : réserver le nom
L’Î.-P.-É. exige la réservation d’abord : « vous devez d’abord soumettre une demande d’approbation de nom », dans le registre en ligne, avec paiement non remboursable effectué en ligne [11]. La loi permet au directeur de réserver un nom pendant 90 jours ou d’attribuer plutôt un numéro désignatif [1]. L’examen prend « habituellement dans les 5 jours ouvrables » et l’approbation « relève de la discrétion du directeur des corporations » — une réservation n’est pas une approbation [11].
Deux niveaux de recherche sont prescrits, et l’écart compte plus que les 10 $ [2] :
| Recherche | Portée | Droit |
|---|---|---|
| Niveau 1 | Provinces de l’Atlantique, plus sociétés fédérales et marques de commerce | 40 $ |
| Niveau 2 | Tout le Canada, plus marques de commerce | 50 $ |
La recherche par défaut de 40 $ se limite à l’Atlantique. Si vous comptez exercer en Ontario, au Québec ou dans l’Ouest, elle peut approuver à l’Île un nom qui entre en conflit dans votre véritable marché. Payez les 10 $ de plus si votre marché est national.
Les noms exigent un élément distinctif, un élément descriptif et — sociétés seulement — un élément juridique (« Limited », « Limitée », « Incorporated », « Incorporée », « Corporation », ou « Ltd. », « Ltée », « Inc. », « Corp. ») qui « doit faire partie du nom et se trouver à la fin ». L’exemple du guide : « Mussel Farm » n’est pas distinctif, « John’s Mussel Farm » l’est. Un nom combiné anglais-français « doit se terminer par “Inc.” » [11]. La loi permet un nom anglais, français, les deux, une forme combinée, ou une forme dans une autre langue pour l’usage hors du Canada [1].
Les mots exigeant un consentement comprennent un cas bien local : vous ne pouvez utiliser « Anne of Green Gables », ni aucune variante, sans le consentement écrit de l’Anne Licensing Authority. Un consentement écrit est aussi requis pour « Amalgamated », « Co-operative », « Credit Union », « caisse populaire », tout lien suggéré avec un gouvernement ou la famille royale, les universités, les professions réglementées et les noms évoquant une banque, un assureur ou une société de fiducie ; les noms obscènes et trompeurs sont refusés d’emblée [11]. L’article 10 permet au directeur d’ordonner un changement puis, après 60 jours d’inexécution, de révoquer le nom et d’en attribuer un autre [1].
Une réserve propre à l’Î.-P.-É. aujourd’hui : deux registres fonctionnent en parallèle pendant la transition, et le registre prévient qu’un nom absent du nouveau peut exister dans l’ancien [9][10]. Une seule recherche n’est pas une garantie ; le guide recommande aussi de vérifier les sociétés fédérales et les marques de commerce [11].
Étape 3 : déposer la constitution dans OCBR
L’Î.-P.-É. fonctionne en libre-service — contrairement à l’Alberta, aucun monopole d’agents autorisés. Le parcours publié par le registre : créer un compte OCBR ; choisir Reserve a Name avec le type Incorporated (40 $) ; recevoir un reçu puis vos Company Pin & Key ; rechercher le nom, choisir Manage This Business ou Incorporate Now, saisir le pin et la clé ; remplir la demande et soumettre le paiement de 215 $. Le dépôt « passe ensuite en examen à notre bureau » et, après approbation, le certificat et les statuts de constitution sont envoyés par courriel à chaque personne-ressource inscrite, comme les avis de renouvellement futurs. Le système exige un ordinateur de bureau ou portable — « les appareils mobiles comme les téléphones et tablettes ne sont pas compatibles » — et Firefox ou Chrome [16].
Vous pouvez enregistrer avant l’approbation du nom — un avertissement s’affiche et vous pouvez continuer — mais si le nom est ensuite refusé, vous avez payé une demande construite sur lui [16].
Deux chiffres officiels se contredisent. Le règlement prescrit 200 $ pour un certificat de constitution, dans une codification à jour au 4 juin 2022 [2] ; la fiche d’instructions du registre indique 215 $ [16]. Aucune des deux sources n’explique l’écart de 15 $. Prévoyez environ 255 $ avec la réservation de nom et confirmez le montant demandé par OCBR au moment du dépôt.
Délais. La cible de cinq jours ouvrables ne couvre que l’examen du nom ; le registre ne publie aucun délai pour l’examen de la constitution. Quiconque vous garantit un délai à l’Î.-P.-É. ne cite pas le registre.
La demande impose de vraies décisions d’entrée de jeu : nombre minimal et maximal d’administrateurs ; capital-actions autorisé avec catégories et types ; droits de vote ; dividendes ; traitement à la dissolution ; droits et restrictions par catégorie ; restrictions au transfert d’actions et à l’activité. Le conseil du registre lui-même : « Si vous n’êtes pas certain de la réponse appropriée, veuillez consulter un avocat ou un service juridique » [16].
La province publie un Guide to Share Structure and Restrictions pour cette étape : l’article 4(1) exige que les statuts énoncent les catégories et tout nombre maximal d’actions et précisent la valeur nominale ou son absence ; avec une seule catégorie, l’article 31(2) confère des droits égaux de vote, aux dividendes et au reliquat des biens à la dissolution, et avec plusieurs catégories au moins une doit porter ces trois droits. Les restrictions au transfert d’actions comptent au-delà de la formalité : en avoir est l’une des conditions pour être un « émetteur fermé » au sens du droit des valeurs mobilières [15].
Conservez la clé de la société : elle commande l’accès ultérieur et n’est régénérée que vers les courriels des personnes-ressources inscrites [16]. Les administrateurs tiennent ensuite une assemblée d’organisation pour adopter les règlements administratifs, autoriser l’émission d’actions, nommer les dirigeants et un vérificateur, prendre les dispositions bancaires et traiter toute autre affaire, sur avis de cinq jours [1]. Les banques s’attendent à ce qu’elle ait eu lieu.
Étape 4 : administrateurs, siège social et certificat de l’avocat
Administrateurs
L’article 80 constitue tout le droit des qualités requises à l’Î.-P.-É. : sont inhabiles les personnes de moins de dix-huit ans, atteintes d’incapacité mentale constatée par un tribunal, qui ne sont pas des particuliers, ou en faillite. Sauf disposition contraire des statuts, un administrateur n’a pas à détenir d’actions [1]. Il n’y a aucun quota de résidents canadiens : la loi définit « resident Canadian » à l’article 1 mais ne s’en sert jamais pour exiger une proportion du conseil [1] — contraste avec la règle fédérale de 25 % [34].
Le certificat dont presque personne ne parle
L’article 81(1) exige un avis des administrateurs avec les statuts. L’article 81(2) ajoute que si aucun administrateur nommé dans cet avis n’est résident de l’Île-du-Prince-Édouard, les fondateurs doivent aussi transmettre un certificat, en la forme approuvée par le directeur, « rempli pour le compte des fondateurs par un membre en exercice du Barreau de l’Île-du-Prince-Édouard qui réside dans la province ». L’article 81(3) définit « résident » comme la personne qui « réside dans la province pendant au moins 183 jours consécutifs par année » [1].
Quatre conséquences en découlent :
- C’est récurrent. L’article 88 exige un avis dans les 15 jours de tout changement parmi les administrateurs, avec le même certificat chaque fois qu’aucun administrateur ne réside à l’Î.-P.-É. [1]. Chaque changement de conseil devient un mandat juridique.
- Un hivernant ne suffit pas. « 183 jours consécutifs par année » est plus strict que la résidence fiscale ou un décompte cumulatif.
- L’avocat doit être à la fois en exercice et résident — un avocat admis à l’Î.-P.-É. mais vivant à Halifax ne satisfait pas au texte.
- Aucune source officielle ne publie le coût. Obtenez un devis écrit couvrant la constitution et les changements futurs de conseil.
Un seul administrateur véritablement résident de l’Île écarte l’exigence — mais cette personne assume les devoirs et responsabilités d’un administrateur, elle ne prête pas simplement une adresse.
Siège social et livres
L’article 26 est absolu : « La société doit en tout temps avoir un siège social à l’Île-du-Prince-Édouard », avec avis au directeur et 15 jours pour signaler tout changement d’adresse [1]. L’article 27 exige que les livres — statuts et règlements avec modifications, toute convention unanime des actionnaires, procès-verbaux et résolutions des actionnaires, avis des articles 81 et 88, et un registre des valeurs mobilières — soient conservés « à son siège social ou à tout autre lieu de l’Île-du-Prince-Édouard désigné par les administrateurs », donc dans l’Île de toute façon [1]. Contrevenir aux règles d’accès est une infraction passible d’au plus 5 000 $ ou six mois d’emprisonnement, ou les deux [1].
C’est ici qu’une adresse hors de l’Île s’arrête. Puisque l’article 26 exige un siège social à l’Î.-P.-É., aucune adresse à l’extérieur de la province — y compris à Montréal — ne peut être le siège social d’une société de l’Île. C’est le texte de la loi, non une politique de fournisseur.
Étape 5 : dépôts d’actionnaires et registre des particuliers ayant un contrôle important
Le régime de transparence de l’Î.-P.-É. comporte deux volets ; la plupart des provinces n’ont que le premier.
Le registre interne. L’article 28.1 exige un registre des particuliers ayant un contrôle important, conservé au siège social ou à un autre lieu de l’Île désigné par les administrateurs, indiquant les nom, date de naissance et adresse de chacun ; le ressort de résidence aux fins de l’impôt ; le début et la fin du contrôle ; la façon dont il est exercé, y compris les intérêts et droits sur les actions ; et chaque mesure prise pour tenir le registre à jour. La société doit prendre des mesures raisonnables au moins une fois par exercice et consigner ce qu’elle apprend dans les 15 jours [1].
Le contrôle important signifie des actions conférant 25 % ou plus des droits de vote ou valant 25 % ou plus de toutes les actions en circulation selon la juste valeur marchande [1]. Le registre l’étend à ceux qui détiennent conjointement ou agissent de concert pour atteindre 25 %, aux bénéficiaires derrière une société de portefeuille ou un prête-nom suivis à travers les chaînes d’intermédiaires, et aux particuliers ayant une influence sans actions, le critère étant « généralement de savoir si l’influence, si elle était exercée, entraînerait un contrôle de fait » [13].
Le registre n’est pas public : « les sociétés ne sont pas tenues de divulguer publiquement » ce registre, mais doivent le communiquer sur demande aux actionnaires et créanciers (qui doivent déclarer un usage limité), aux organismes d’enquête dont l’Island Regulatory and Appeals Commission, aux autorités fiscales, à la police et au directeur des corporations [13]. Les articles 28.2 à 28.5 traitent des particuliers non identifiables, de la communication au directeur, des organismes d’enquête et de l’infraction [1].
Le volet distinctif : une liste d’actionnaires réellement déposée. L’article 224.1 exige de toute société autre qu’une société faisant appel au public d’envoyer au directeur, avec la déclaration annuelle, la liste de tous les actionnaires à la date de la déclaration avec noms, adresses et nombre et catégorie d’actions — « et le directeur dépose la liste » — et d’une société nouvellement constituée ou prorogée de déposer une liste initiale des actionnaires dans les 60 jours de la date de son certificat [1], ce que le registre reprend en confirmant la date de départ de septembre 2020 [13].
Ce dépôt de 60 jours s’oublie facilement parce qu’il ne se rattache à aucune déclaration déjà produite : inscrivez-le à l’agenda dès la date du certificat. Et le registre et la liste déposée répondent à des questions différentes : une société détenue par une société de portefeuille inscrit celle-ci sur la liste et la personne physique derrière elle dans le registre. Le registre offre un modèle et indique que le registre consigne le comté de résidence fiscale là où l’article 28.1(b) dit ressort — suivez la loi [13].
Étape 6 : la déclaration annuelle et la voie du défaut
L’article 224 exige une déclaration annuelle « à la date prescrite » [1] et le règlement la fixe : « dans les 60 jours suivant la date anniversaire de la constitution », en indiquant l’information à cette date, pour un droit de 30 $ [2].
C’est fondé sur l’anniversaire, non sur l’année civile : une société constituée le 12 novembre doit sa déclaration à la mi-janvier chaque année, ce que les fondateurs habitués à un mois de dépôt fixe se trompent. Sur le plan opérationnel, « vous avez 6 mois à compter de la date d’expiration pour produire vos déclarations annuelles. Après cette date, votre statut passera à “inactive due to non-payment” » — un statut que la recherche OCBR affiche publiquement, visible pour toute banque, tout locateur ou tout client qui vous vérifie [14][9]. Les entités se renouvellent à des rythmes différents, source fréquente d’échéances manquées à l’Île :
| Dépôt | Fréquence | Droit |
|---|---|---|
| Déclaration annuelle d’une société | Annuelle, 60 jours après l’anniversaire de la constitution | 30 $ |
| Entreprise individuelle, société de personnes, nom commercial | Tous les 3 ans | 75 $ pour l’entreprise individuelle [19] |
| Enregistrement extraprovincial | Annuel | voir l’étape 10 |
| Réenregistrement dans OCBR | Une fois | Sans frais |
Tous bénéficient du même délai de grâce de six mois. Au bout du chemin se trouve la dissolution par le directeur : l’article 167 la permet lorsque la société n’a pas commencé ses activités dans les trois ans, ne les a pas exercées pendant trois années consécutives, est en défaut depuis un an de transmettre un droit, un avis ou un document, ou n’a aucun administrateur — après un préavis de 120 jours à la société et à chaque administrateur, plus un avis publié [1]. La reconstitution coûte 200 $, autant que la constitution [2]. Notez le piège pour les propriétaires absents : les avis vont aux adresses au dossier, de sorte que des coordonnées périmées laissent les 120 jours s’écouler sans être lus.
Étape 7 : numéro d’entreprise, TVH et impôt des sociétés
Le numéro d’entreprise. Il en faut un dès que vous avez besoin d’un compte de programme TPS/TVH, de retenues sur la paie ou autre, ou dès la constitution ; les comptes s’y rattachent, avec RC pour l’impôt des sociétés, RT pour la TPS/TVH, RP pour la paie et RM pour les importations-exportations [23]. Une société, un NE. La voie d’inscription de l’ARC se divise entre résidents titulaires d’un NAS valide et non-résidents exploitant une entreprise au Canada [24] — bifurcation lourde de conséquences selon votre piste. La fiche extraprovinciale de l’Île invite d’ailleurs à téléphoner à l’ARC au 1-800-959-5525 pour récupérer un numéro existant plutôt que d’en créer un second [17].
TVH de 15 %. L’Î.-P.-É. est harmonisée : une TVH de 15 %, aucune taxe de vente provinciale distincte [20] — une inscription, une déclaration, un taux, plus simple que la TPS plus TVQ du Québec ou une province à TPS+TVP. Voyez la comparaison des taxes de vente pour le tableau national. Ces taux ne sont pas figés : la même documentation de l’ARC consigne la baisse de la TVH de la Nouvelle-Écosse à 14 % le 1er avril 2025, raison pour laquelle chaque taux ici porte une date [21].
L’inscription n’est pas automatique à la constitution : elle s’impose si vous n’êtes pas un petit fournisseur et effectuez des fournitures taxables au Canada, et vous êtes petit fournisseur sous le seuil de 30 000 $ sur quatre trimestres civils consécutifs [26]. La date d’entrée en vigueur est habituellement le jour où vous cessez de l’être ; les non-résidents suivent une voie distincte [25]. Une mise en garde : la TVH suit le lieu de fourniture, non le lieu de constitution — une société de l’Î.-P.-É. qui vend en Ontario facture généralement 13 %.
Impôt sur le revenu des sociétés, selon l’ARC, page modifiée le 30 mai 2025 [22] :
| Mesure | Î.-P.-É. | Note |
|---|---|---|
| Taux inférieur (petites entreprises) | 1 % | Le plus bas taux inférieur provincial publié au Canada |
| Taux supérieur (général) | 15 % | Réduit de 16 % à compter du 1er juillet 2025 |
| Plafond des affaires | 600 000 $ | Porté de 500 000 $ à compter du 1er juillet 2025 |
Deux réserves honnêtes. Ce sont des taux provinciaux ; l’impôt fédéral s’ajoute selon ses propres règles, et un plafond provincial supérieur au plafond fédéral n’étend pas la déduction fédérale accordée aux petites entreprises — règles distinctes, question de comptable et non déduction du tableau. Et le taux inférieur suppose l’admissibilité, normalement le statut de société privée sous contrôle canadien, qui dépend du contrôle et non du lieu de constitution : un certificat de l’Île ne confère pas ce statut, et une société contrôlée par des non-résidents peut ne pas y avoir droit. L’Î.-P.-É. n’administre pas d’impôt des sociétés distinct comme l’Alberta ou le Québec, de sorte qu’une seule T2 est la voie normale — validez votre profil de déclaration avec un comptable.
Étape 8 : employés, paie et accidents du travail
L’embauche déclenche deux inscriptions : un compte de retenues sur la paie à l’ARC rattaché à votre numéro d’entreprise [23] et la couverture auprès de la Workers Compensation Board de l’Î.-P.-É.
Qui s’inscrit. Quiconque exerce à l’Île et emploie un ou plusieurs travailleurs de façon régulière, à temps partiel ou contractuelle : « Toutes les entreprises doivent s’inscrire, nouvelles comme existantes, sauf si votre entreprise appartient à un secteur exclu » [28]. Les employeurs de l’extérieur doivent s’inscrire s’ils emploient des résidents de l’Île pour toute durée, ou des non-résidents devant travailler 10 jours ou plus dans l’Île par année civile [27].
Quand. Avant le début des activités. Les employeurs qui omettent de s’inscrire « peuvent recevoir une cotisation arbitraire assortie de pénalités pour production tardive » [27].
Le point que les fondateurs manquent. La couverture protège les travailleurs, y compris temporaires, à temps partiel, saisonniers et les membres de la famille sur la paie — mais « les exploitants indépendants, propriétaires et associés d’une entreprise non constituée, et les propriétaires et administrateurs d’une société ne sont pas automatiquement couverts », bien qu’ils puissent demander une couverture personnelle volontaire offrant les mêmes protections qu’à un travailleur [28]. Un propriétaire-exploitant unique n’est pas couvert par défaut — décidez délibérément.
Des secteurs exclus existent et peuvent acheter une couverture optionnelle ; la liste se trouve sur le site de la WCB et n’a pas été récupérée pour ce guide : ne présumez pas du statut de votre secteur [28].
Sous-traitants. Obtenez une lettre de conformité avant d’embaucher tout entrepreneur ayant des travailleurs ; à défaut, « vous devriez inclure la portion main-d’œuvre du contrat dans vos cotisations ». Les exploitants indépendants sans travailleurs n’ont pas à s’inscrire, mais en embaucher un sans couverture personnelle peut vous laisser « vulnérable aux poursuites en cas d’incident lié au travail » [28].
Renouvellements et taux. Renouvelez au plus tard le 28 février chaque année, en déclarant la paie réelle de l’année précédente et une estimation pour l’année en cours ; les estimations se révisent avant le 1er novembre, celles qui sont inexactes exposent à des pénalités, et la WCB peut vérifier en tout temps [28]. Les taux se calculent par 100 $ de paie cotisable jusqu’au maximum de la rémunération cotisable de 82 900 $ pour 2025 et 89 300 $ pour 2026, par groupes d’activités semblables, avec un programme de tarification selon l’expérience pouvant réduire le taux d’une entreprise [27][29]. Aucun taux unique ou moyen n’est cité ici parce que la WCB n’en publie aucun sur ces pages — elle les fixe par groupe et communique à chaque employeur son taux annuellement.
Étape 9 : permis municipaux et couche provinciale
Le cadre provincial est clair même là où la réponse d’une ville ne l’est pas. Sous la Municipal Government Act, un conseil peut par règlement « imposer des exigences, établir des droits et prévoir un processus de perception des droits pour les permis d’entreprise, inspections, stationnement, loisirs et autres matières », et peut refuser de délivrer ou de renouveler un permis à qui n’a pas payé des frais, droits, amendes ou pénalités municipaux, intérêts compris [7]. Une facture municipale impayée peut donc bloquer un renouvellement sans lien. L’article 182(1)(c) permet en outre de « prévoir un système de permis, inspections, autorisations ou approbations », y compris des droits, l’interdiction d’exercer avant l’octroi d’un permis, des conditions, et la durée, la suspension et l’annulation des permis [7].
Un alinéa importe pour qui exploite une entreprise de l’Île depuis ailleurs : l’article 182(1)(c)(ii) autorise expressément « l’établissement de droits plus élevés pour les personnes ou entreprises qui ne résident pas ou n’ont pas d’établissement dans la municipalité » [7] — une entreprise non résidente peut légalement payer davantage pour le même permis.
Charlottetown, en toute franchise. La Ville confirme qu’elle « a le pouvoir d’adopter des règlements sous la Municipal Government Act » et publie un index alphabétique dont la liste se charge par un module JavaScript réparti sur six pages. La première page s’est affichée et a été lue en entier — elle va de « Access to Information » à « Council Size Bylaw », comprend un Business Improvement Area Bylaw et ne contient aucun règlement de permis d’entreprise précisément là où il se classerait — mais les cinq autres pages n’ont pu être énumérées [33]. C’est indicatif, non concluant. Vérifiez auprès de l’hôtel de ville au 902-566-5548. Comme un règlement peut interdire d’exercer avant l’obtention d’un permis, une hypothèse erronée ici est un risque d’exploitation, non de paperasse.
Les permis sectoriels s’ajoutent. Le guide des noms sert d’alerte précoce : si votre nom évoque une profession réglementée ou une institution financière, il faut le consentement écrit du régulateur simplement pour l’utiliser — indice que l’activité elle-même est encadrée [11].
Étape 10 : l’enregistrement extraprovincial dans les deux sens
Si votre société vient d’ailleurs
L’Î.-P.-É. traite les sociétés de l’extérieur sous une loi dédiée dont la définition de l’exercice d’activités est plus large que ne l’imaginent la plupart des fondateurs. Une société exerce des activités à l’Île si son nom figure dans un annuaire téléphonique de la province ; si son nom « paraît ou est annoncé dans une publicité où une adresse dans la province est donnée » ; si elle a un mandataire ou représentant résident, ou un entrepôt, bureau ou établissement dans la province ; si elle y sollicite des affaires ; si elle est titulaire ou tenue d’être titulaire d’un permis sous une loi de l’Île ; ou si elle « exerce autrement des activités dans la province » [3]. Relisez la clause sur la publicité avant de traiter une adresse à l’Île comme un outil de marketing.
L’enregistrement doit intervenir avant ou dans les 30 jours suivant le début des activités et être maintenu pendant toute leur durée ; un certificat expire un an après sa délivrance, renouvelable avant l’expiration ou dans les six mois suivants ; la cessation exige un avis dans les 30 jours [3]. Les droits sont prescrits et ne sont pas uniformes [4] :
| Demandeur | Droit |
|---|---|
| Institution financière (banque, société de financement, fiducie, prêt, caisse) | 1 750 $ |
| Société pétrolière et gazière (grossiste en essence) | 2 250 $ |
| Toute autre société extraprovinciale | 275 $ |
| Une société canadienne (hors fiducie ou prêt) dont le siège social et le principal établissement sont à l’Î.-P.-É. | 0 $ |
| Nouveau certificat après changement de nom ou fusion | 100 $ |
| Certificat de conformité | 50 $ |
Cette ligne à 0 $ est exceptionnellement bien corroborée : la fiche du registre pour une société fédérale ayant son siège à l’Île prévient que « lorsque vous choisissez Federal comme ressort, une petite case apparaît sous Federally Incorporated with a Head office on PEI. Vous devez cocher cette case, sinon 275 $ vous seront facturés » [18]. Une société fédérale véritablement établie à l’Île s’enregistre gratuitement — si elle coche la case et si les deux conditions sont réellement remplies.
Dans OCBR : Reserve a Name comme Extra Provincial (40 $), puis Manage This Business, puis Create Extra-Provincial Registration, puis la demande (275 $) [17]. Ces enregistrements se renouvellent annuellement, avec le même délai de grâce de six mois [14].
Il n’existe aucun raccourci de reconnaissance mutuelle vers l’Î.-P.-É. Le New West Partnership Trade Agreement lie la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba et n’atteint pas l’Île.
Si votre société de l’Île exerce ailleurs
Le miroir s’applique. Corporations Canada indique que la législation provinciale « exige que vous enregistriez votre société fédérale dans chaque province et territoire où elle exercera des activités », l’exercice d’activités comprenant « typiquement le fait d’avoir une adresse, une case postale ou un numéro de téléphone dans une province ou un territoire, ou d’y offrir des services ou des produits » [34]. Chaque province applique son propre critère et ses propres droits — voyez la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador et l’Ontario. Les projets multiprovinciaux sont l’argument classique en faveur de la constitution fédérale, traité dans la comparaison fédérale ou provinciale.
Voies d’immigration liées à l’Île-du-Prince-Édouard
La voie d’affaires de l’Île est le Work Permit Stream de la catégorie Business Impact du Programme des candidats de la province, active à la date de vérification de ce guide, sur une page publiée le 1er janvier 2025 [30]. Elle visent les « ressortissants étrangers ayant une expérience de propriété d’entreprise ou de gestion approfondie qui souhaitent déménager à l’Î.-P.-É. pour y démarrer leur entreprise ». Admissibilité publiée : un avoir net personnel vérifiable minimal de 600 000 $ provenant de sources légales et légitimes qui vous appartiennent en propre ; une scolarité équivalant au secondaire ; de 21 à 59 ans au moment de la demande ; des compétences de gestion transférables et une expérience antérieure d’emploi ou de propriété ; une langue au niveau NCLC 4 ; l’intention de vivre et travailler à l’Île « tout en assurant la gestion quotidienne active et continue de votre entreprise établie à l’Î.-P.-É. » ; une entrevue ; et le respect d’une entente de rendement signée. Depuis le 18 août 2022, tout demandeur invité doit faire vérifier son avoir net par un vérificateur d’avoir net désigné.
Le mécanisme repose sur une déclaration d’intérêt : le profil reste actif six mois, un seul par personne, et une déclaration d’intérêt « n’est pas une demande, mais une indication de votre intérêt » — le Bureau « se réserve le droit de limiter les admissions ». Sur invitation, vous produisez les formulaires provinciaux B-3, B-5 et B-6 plus la trousse fédérale des candidats des provinces.
Les frais sont explicites. Créer une déclaration d’intérêt est gratuit ; en cas de sélection pour une désignation, les frais de demande sont de 10 000 $ CAD, payables à Island Investment Development Inc. La totalité est remboursée si le dossier n’est pas accepté, 7 500 $ s’il est refusé ou retiré avant l’entrevue, et rien après. Vous n’êtes pas tenu de recourir à un consultant, mais si vous recevez une aide quelconque, le dossier doit passer par un représentant d’affaires approuvé ; les demandeurs qui se représentent seuls passent l’entrevue sans interprète. Les dossiers comportant de fausses déclarations peuvent être inadmissibles pendant deux ans [30].
La suite est la partie que l’on lit mal : l’approbation apporte une lettre d’appui pour un permis de travail, non la résidence permanente. Vous présentez vous-même la demande à IRCC, déménagez à l’Île, démarrez l’entreprise, et ce n’est qu’après avoir rempli l’entente de rendement qu’un certificat de désignation est délivré — après quoi vous demandez la résidence permanente à IRCC. Cette voie exige de déménager réellement et d’exploiter réellement l’entreprise ; elle n’est pas compatible avec une constitution à l’Île depuis l’étranger. Rien de tout cela n’est un avis en immigration : faites confirmer votre admissibilité et l’état des admissions par un consultant réglementé ou un avocat.
Mesures incitatives provinciales
Le soutien de l’Île passe largement par Innovation PEI, et les conditions d’admissibilité en disent autant que l’argent. Sous le Small Business Assistance Program, l’entreprise admissible doit être située à l’Î.-P.-É. et être enregistrée pour exercer des activités à l’Î.-P.-É., être activement en exploitation à l’Île, et constituer la principale source de revenu du demandeur ou employer au moins un employé pendant un minimum de 560 heures. L’aide représente 50 % des coûts admissibles jusqu’à une subvention maximale de 2 500 $ pour les plans d’affaires, plans de marketing ou études de marché, plans de ressources humaines ou d’efficacité opérationnelle et la création d’un premier site Web ou l’ajout du commerce électronique, plus le marketing et la promotion de la première année à 50 % jusqu’à une subvention unique maximale de 2 500 $. Sont exclus les organismes sans but lucratif (sauf pour le développement Web), quiconque est en défaut envers la Province, et les entreprises dont l’activité principale est « la pêche, l’agriculture, la banque ou le financement, ou le développement immobilier (y compris les locateurs et promoteurs commerciaux ou résidentiels) » [31].
Innovation PEI gère aussi un Innovation Fund qui, selon la fiche de service de la province, aide les entreprises à « amener un nouveau produit, service ou procédé sur le marché » en finançant la commercialisation d’un produit « ayant démontré un potentiel d’adoption sur les marchés d’exportation », par des volets Nouveau produit et Diversification de produit [32] ; aucun montant n’est indiqué ici, la page du programme n’ayant pas été récupérée.
Le schéma mérite d’être nommé : les incitatifs de l’Île exigent d’être enregistré et activement en exploitation, avec un critère d’effectif ou de revenu principal. Un enregistrement sans activités n’est pas admissible.
Si vous êtes à l’extérieur du Canada
Voici le détail propre à l’Île derrière la piste B : fonder depuis l’étranger, qui couvre ce qui est commun à toutes les provinces — statut d’immigration, NAS, résidence fiscale de la société, établissement stable, ouverture de compte bancaire.
Ce que l’Île permet. Aucune exigence de résidence canadienne pour les administrateurs : les inhabilités de l’article 80 portent sur l’âge, la capacité mentale, la qualité de personne physique et la faillite, et rien sur le lieu de résidence [1]. Un conseil peut être entièrement non résident, et un ou plusieurs particuliers ou personnes morales peuvent constituer la société [1]. Sur la question de droit des sociétés qui bloque les non-résidents ailleurs, l’Île dit oui.
Ce qu’elle exige en échange. Deux éléments structurels.
D’abord, le certificat de l’avocat de l’Île. Lorsque aucun administrateur nommé dans l’avis des administrateurs n’est résident de l’Île-du-Prince-Édouard, les fondateurs doivent déposer un certificat rempli par un membre en exercice du Barreau de l’Île-du-Prince-Édouard qui réside dans la province, « résident » signifiant au moins 183 jours consécutifs par année dans l’Île [1] — et l’exigence identique s’attache à l’avis dû dans les 15 jours de tout changement parmi les administrateurs [1]. Pour un conseil entièrement étranger, c’est une relation permanente avec un cabinet de l’Île, non un coût unique, et aucune source officielle n’en publie le prix. C’est l’élément le plus important à connaître sur l’Île pour un non-résident, et celui qui manque le plus souvent aux comparaisons qui la présentent comme « sans exigence de résidence ».
Ensuite, le siège social doit se trouver à l’Île-du-Prince-Édouard en tout temps, avec 15 jours pour déclarer tout changement, et les livres doivent être conservés à ce siège ou à un autre lieu de l’Île désigné par les administrateurs [1]. Il faut donc un véritable arrangement d’adresse à l’Île, capable de recevoir des documents juridiques et de conserver les livres. Une adresse à Montréal, à Toronto ou à l’étranger ne peut être le siège social d’une société de l’Île.
Ce qui se fait ou non à distance. La mécanique du dépôt s’y prête : création du compte OCBR, réservation du nom, demande et paiement en ligne, certificats par courriel [16], et le registre ne publie aucune condition de résidence ou de citoyenneté pour détenir un compte. Ce qui n’est pas à distance : le certificat de l’avocat, qui exige de mandater quelqu’un dans l’Île, et le siège social et le lieu des livres, qui exigent une présence sur place.
Où les dépôts de transparence mordent. Une société nouvelle doit déposer une liste initiale des actionnaires dans les 60 jours de la date de son certificat, nommant chaque actionnaire avec adresse et participation, puis une liste à jour avec chaque déclaration annuelle [1]. Séparément, le registre interne doit remonter le contrôle jusqu’aux personnes physiques à travers sociétés de portefeuille, prête-noms et fiducies, au seuil de 25 % [13]. Si votre structure passe par des entités extraterritoriales, faites cette analyse avant de déposer.
La fiscalité, honnêtement. Le taux inférieur de 1 % est conditionnel : il dépend généralement du statut de société privée sous contrôle canadien, qui repose sur le contrôle, et une société contrôlée par des non-résidents peut ne pas y avoir droit [22]. L’inscription au numéro d’entreprise de l’ARC sépare les résidents titulaires d’un NAS des non-résidents [24] et les non-résidents suivent une voie distincte pour la TPS/TVH [25]. Un certificat de l’Île ne produit pas un taux d’imposition de 1 %.
Banques et adresses. Aucune source officielle consultée ici n’affirme qu’une banque canadienne ouvrira à distance un compte pour une société de l’Île contrôlée par des non-résidents. Les banques fixent leurs propres exigences d’identification, de présence et de documentation, et un dépôt au registre ne les lie pas. La préparation se trouve à /fr/adresse-affaires/ et /fr/adresse-affaires/situations/ouvrir-depuis-etranger/, avec des notes par institution pour RBC, TD, BMO, Scotiabank, CIBC et Desjardins, plus /fr/adresse-affaires/non-residents/.
La comparaison honnête. Si votre motif est l’absence de règle de résidence, vérifiez si une société fédérale ou une autre province y parvient avec moins de frictions récurrentes, car un certificat d’avocat à chaque changement de conseil pèse plus lourd qu’une règle de proportion du conseil. Si votre motif est le taux de 1 %, confirmez d’abord le statut de SPCC. Si vous déménagez réellement dans l’Île, l’Î.-P.-É. est un choix solide et le Work Permit Stream est fait pour vous. Voyez la comparaison des provinces pour non-résidents pour le traitement des mêmes questions par les quatre grandes.
Modes de défaillance courants et correctifs
| Défaillance | Correctif |
|---|---|
| Conseil modifié sans le certificat de l’avocat | L’art. 88(2) l’exige à chaque changement tant qu’aucun administrateur ne réside à l’Î.-P.-É. [1] |
| Déclaration annuelle manquée, échéance civile présumée | Exigible dans les 60 jours de l’anniversaire de la constitution [2] |
| Liste initiale des actionnaires oubliée | Exigible dans les 60 jours de la date du certificat [1] |
| Société fédérale facturée 275 $ inutilement | Cochez la case du siège social ; le droit est de 0 $ si les deux conditions tiennent [18] |
| Propriétaire blessé sans couverture | Propriétaires et administrateurs ne sont pas couverts d’office ; demandez la couverture personnelle [28] |
| Cotisation arbitraire et pénalités de la WCB | Inscrivez-vous avant le début des activités [27] |
| Main-d’œuvre du sous-traitant ajoutée à votre cotisation | Obtenez d’abord une lettre de conformité [28] |
| Dissolution administrative | Un an de défaut la déclenche ; tenez les adresses à jour — la reconstitution coûte 200 $ [1] |
Calendrier d’entretien après la constitution
| Quand | Obligation | Droit |
|---|---|---|
| Dans les 60 jours du certificat | Liste initiale des actionnaires [1] | — |
| Immédiatement après la constitution | Assemblée d’organisation : règlements, actions, dirigeants, banque [1] | — |
| Avant le début des activités | Inscription à la WCB si vous employez quelqu’un [27] | — |
| Annuellement, 60 jours après l’anniversaire | Déclaration annuelle plus liste des actionnaires à jour [2] | 30 $ |
| Au moins une fois par exercice | Mise à jour du registre des particuliers ayant un contrôle important [1] | — |
| Au plus tard le 28 février | Renouvellement WCB avec paie réelle et estimée [28] | cotisation |
| Avant le 1er novembre | Dernière date pour réviser l’estimation de paie [28] | — |
| Annuellement (extraprovincial) | Renouvellement du certificat d’enregistrement [3] | selon la catégorie |
| Tous les 3 ans | Renouvellement d’entreprise individuelle, société de personnes ou nom commercial [14] | 75 $ |
| Dans les 15 jours | Changement de siège social ; changement de conseil (avec certificat d’avocat au besoin) ; consignation d’information nouvelle au registre [1] | — |
| Dans les 30 jours | Avis de cessation d’activités, sociétés extraprovinciales [3] | — |
| Chaque exercice | T2 à l’ARC ; déclarations de TVH selon votre fréquence [23] | — |
Liste de vérification complète
- Choisir entre une société de l’Î.-P.-É., une société fédérale enregistrée ici, une ULC, une entreprise individuelle ou une société de personnes [12]
- Si aucun administrateur ne résidera à l’Île 183 jours consécutifs par année, mandater un membre du Barreau en exercice et résident, avec un devis écrit couvrant la constitution et les changements futurs de conseil [1]
- Organiser un siège social à l’Île pouvant recevoir des documents juridiques et décider où les livres seront conservés dans la province [1]
- Chercher dans les deux registres de l’Île, les sociétés fédérales et les marques ; choisir le niveau 1 ou 2 selon votre marché réel [11]
- Arrêter les catégories d’actions, droits de vote, dividendes et restrictions de transfert avant d’ouvrir la demande [15]
- Déposer la liste initiale des actionnaires dans les 60 jours et constituer le registre des particuliers ayant un contrôle important [1][13]
- Confirmer le NE et le compte RC ; ajouter RT, RP ou RM seulement au besoin et tester le seuil de 30 000 $ [23][26]
- S’inscrire à la WCB avant les activités ; décider de la couverture personnelle des propriétaires et administrateurs [28]
- Confirmer la situation des permis municipaux — à Charlottetown, l’hôtel de ville au 902-566-5548 [33]
- Énumérer chaque province où vous exercez des activités et vous y enregistrer au besoin [34]
Ce que 2727 peut et ne peut pas soutenir
2727 Coworking est un espace de cotravail à Griffintown, Montréal, Québec. La limite compte plus que de paraître utile.
Ce qu’une adresse montréalaise ne peut pas être. Elle ne peut pas être le siège social d’une société de l’Île-du-Prince-Édouard. L’article 26 exige un siège social à l’Île en tout temps et l’article 27 exige les livres à ce siège ou à un autre lieu de l’Île désigné par les administrateurs [1]. Aucun service n’y change rien. Si vous vous constituez à l’Île, il vous faut un arrangement d’adresse à l’Île, et cette page n’en est pas un.
Ce qu’elle peut être. Une adresse 2727 est un siège social légitime pour une société fédérale ou québécoise, et une adresse postale ou de correspondance pour quiconque. Si votre intérêt pour l’Île relevait de la souplesse corporative plutôt que d’un projet d’exploitation sur place, une société fédérale avec siège social au Québec convient peut-être mieux — voyez /fr/adresse-affaires/situations/societe-federale/, ou /fr/adresse-affaires/situations/ouvrir-depuis-etranger/ et /fr/adresse-affaires/non-residents/ si vous êtes à l’étranger. /fr/adresse-affaires/ explique pourquoi siège social, adresse postale, lieu des livres, adresse physique de l’ARC et adresse d’exploitation bancaire sont des champs distincts aux critères de vérité distincts.
Ce que nous n’affirmons jamais. Nous n’affirmons pas qu’un registre, une banque ou un gouvernement « accepte 2727 ». Les registres appliquent leurs lois, l’ARC ses propres définitions d’adresse, les banques leurs propres politiques. Et sous l’Extra-Provincial Corporations Registration Act de l’Île, avoir une adresse dans la province — ou faire de la publicité avec une adresse locale — est un indice que vous y exercez des activités, non un contournement [3]. Une adresse crée des obligations aussi facilement qu’elle en satisfait. Si vous exploitez depuis Montréal, une présence québécoise a ses propres conséquences — voyez le guide du Québec.
Méthode de recherche et limites
Date de vérification : 6 septembre 2026. Chaque chiffre, droit, taux, seuil et délai a été lu ce jour-là dans la source citée à côté.
Sources. Les lois et règlements de l’Île-du-Prince-Édouard tels que codifiés par son Legislative Counsel Office (Business Corporations Act, à jour au 30 juin 2026 ; Business Corporations Regulations, au 4 juin 2022 ; Extra-Provincial Corporations Registration Act et son règlement sur les droits, au 3 mai 2019 ; Companies Act, au 2 décembre 2015 ; Municipal Government Act, au 29 novembre 2023 ; Table of Public Acts) ; les guides du registre de l’Île et les fiches d’instructions OCBR ; l’ARC et Corporations Canada ; la WCB de l’Î.-P.-É. ; le Bureau de l’immigration de l’Île ; Innovation PEI ; et la Ville de Charlottetown. Aucune page de cabinet d’avocats, de comptables, de service de constitution ou d’encyclopédie n’est citée.
Langue des sources. L’Île-du-Prince-Édouard publie ses codifications législatives, ses guides de registre et ses fiches OCBR en anglais seulement, et le Bureau de l’immigration, la WCB et la Ville de Charlottetown de même ; ces références conservent donc leur URL anglaise. Les deux pages de l’ARC les plus citées ont été vérifiées dans leur version française et portent ici l’URL française (références 20 et 22), avec des chiffres identiques. L’URL française de la page de Corporations Canada renvoyait une erreur 404 et deux adresses françaises présumées de l’ARC également : plutôt que de citer des URL jamais réellement récupérées, ces références gardent l’adresse anglaise effectivement consultée. La numérotation est identique dans les deux langues.
Outils. Les URL officielles ont été récupérées directement. Comme princeedwardisland.ca est protégé contre les robots, ces pages ont été rendues dans un navigateur sans interface ; les PDF législatifs et les publications de la province ont été téléchargés puis convertis en texte localement. CanLII a renvoyé une erreur HTTP 403 tout au long, de sorte que le texte législatif provient des codifications de la province, qui portent une date « à jour au ».
Ce qui n’a pas été testé. Rien n’a été vérifié par un dépôt : nous n’avons pas constitué de société, réservé de nom, payé de droit, inscrit d’employeur à la WCB, demandé de permis, soumis de déclaration d’intérêt ni ouvert de compte bancaire. Les délais de traitement du registre et la décision d’une institution sur votre dossier dépassent ce que cette page peut établir.
Lacunes connues. Le droit de constitution paraît sous deux chiffres différents (200 $ par règlement, 215 $ par les instructions du portail), inexpliqués par l’une ou l’autre source — à confirmer au dépôt. Aucun délai de constitution n’est publié ; les cinq jours ne couvrent que l’examen du nom. La question de savoir si Charlottetown exige un permis d’entreprise général n’a pu être tranchée — vérifiez au 902-566-5548. Aucun taux de cotisation de la WCB n’est cité, faute de publication sur les pages consultées, et la liste des secteurs exclus n’a pas été récupérée. Aucune affirmation n’est faite sur une taxe provinciale sur la masse salariale. Le coût du certificat de l’avocat n’est publié nulle part officiellement ; la grille de points du PCP de l’Île et les montants de l’Innovation Fund ne sont pas décrits, ces documents n’ayant pas été récupérés.
Ceci est du matériel éducatif de planification, et non un avis juridique, fiscal, comptable, d’immigration ou bancaire. Les dépôts à l’Île, le certificat de l’avocat, le statut de SPCC, les obligations de TVH, la couverture des accidents du travail, les permis municipaux et l’admissibilité au programme de candidats dépendent de faits qui vous sont propres. Mandatez un avocat de l’Î.-P.-É., un comptable canadien et, pour l’immigration, un consultant réglementé ou un avocat. Droits, taux, seuils et conditions de programme changent — revérifiez chaque chiffre à sa source avant d’agir.
Foire aux questions
L’Île-du-Prince-Édouard exige-t-elle un administrateur résident canadien ?
Non. L’article 80 n’écarte que les personnes de moins de dix-huit ans, atteintes d’incapacité mentale constatée par un tribunal, qui ne sont pas des particuliers, ou en faillite : un conseil peut donc être entièrement non résident. Mais ce n’est que la moitié de la règle — l’Île y attache une condition de dépôt que la plupart des comparaisons omettent, traitée ci-dessous.
Qu’est-ce que le certificat de l’avocat de l’Î.-P.-É. et quand est-il exigé ?
Lorsque aucun administrateur nommé dans votre avis des administrateurs n’est résident de l’Île-du-Prince-Édouard, vous devez déposer un certificat rempli par un membre en exercice du Barreau de l’Île qui y réside — « résident » signifiant au moins 183 jours consécutifs par année sur place. Le même certificat accompagne l’avis déposé dans les 15 jours de tout changement de conseil : pour un conseil entièrement étranger, il est récurrent.
Combien coûte la constitution à l’Île-du-Prince-Édouard ?
Le règlement prescrit 200 $ pour un certificat de constitution, mais les instructions OCBR du registre demandent 215 $, et aucune source n’explique l’écart. Ajoutez 40 $ pour la réservation de nom obligatoire, prévoyez environ 255 $ et confirmez le montant exact dans OCBR au moment du dépôt.
Quand la déclaration annuelle est-elle due, et si je la manque ?
Dans les 60 jours suivant la date anniversaire de la constitution, en indiquant l’information à cette date, pour 30 $ — fondée sur l’anniversaire, non sur l’année civile. OCBR accorde six mois après l’expiration, après quoi votre statut public devient « inactive due to non-payment » ; une société en défaut depuis un an peut être dissoute après un préavis de 120 jours, et la reconstitution coûte 200 $.
L’Île-du-Prince-Édouard a-t-elle un registre public des bénéficiaires ultimes ?
Non public. Le registre des particuliers ayant un contrôle important est interne et « les sociétés ne sont pas tenues de le divulguer publiquement », mais il doit être communiqué sur demande aux actionnaires et créanciers, aux organismes d’enquête dont l’Island Regulatory and Appeals Commission, aux autorités fiscales, à la police et au directeur. Fait inhabituel toutefois : une liste complète des actionnaires est déposée au registre avec chaque déclaration annuelle, plus une liste initiale dans les 60 jours de la constitution.
Ai-je besoin d’une couverture d’accidents du travail si je suis seul dans ma société ?
Vous devez vous inscrire à la WCB de l’Î.-P.-É. si vous employez un ou plusieurs travailleurs de façon régulière, à temps partiel ou contractuelle, avant le début des activités. Les propriétaires et administrateurs ne sont pas automatiquement couverts par la Workers Compensation Act mais peuvent demander une couverture personnelle volontaire offrant les mêmes protections qu’à un travailleur — une décision à prendre délibérément pour un propriétaire-exploitant unique.
Charlottetown exige-t-elle un permis d’entreprise ?
Ce guide n’a pu le trancher. La Municipal Government Act permet clairement aux conseils de l’Île de délivrer des permis d’entreprise, d’imposer des droits, d’interdire l’exercice avant l’obtention d’un permis et même de facturer davantage aux entreprises qui ne résident pas ou n’ont pas d’établissement dans la municipalité. L’index des règlements de la Ville est un module JavaScript paginé ; la page couvrant la plage alphabétique pertinente n’en contient aucun, mais le reste n’a pu être énuméré — vérifiez au 902-566-5548.
Ma société est enregistrée ailleurs : quand doit-elle s’enregistrer à l’Île ?
Avant ou dans les 30 jours suivant le début de ses activités sur place. Le critère légal est large : une inscription dans un annuaire téléphonique de l’Île, une publicité donnant une adresse locale, un mandataire résident ou un établissement, la sollicitation d’affaires dans la province, ou l’assujettissement à un permis sous une loi de l’Île. Le droit est de 275 $ pour la plupart des sociétés, 1 750 $ pour les institutions financières et 2 250 $ pour les grossistes en essence.
Références officielles
- Î.-P.-É. Legislative Counsel Office : Business Corporations Act
- Î.-P.-É. Legislative Counsel Office : Business Corporations Regulations
- Î.-P.-É. Legislative Counsel Office : Extra-Provincial Corporations Registration Act
- Î.-P.-É. Legislative Counsel Office : Extra-Provincial Corporations Registration Act Fees Regulations
- Î.-P.-É. Legislative Counsel Office : Table of Public Acts
- Î.-P.-É. Legislative Counsel Office : Companies Act
- Î.-P.-É. Legislative Counsel Office : Municipal Government Act
- Île-du-Prince-Édouard : page législative de la Business Corporations Act
- Registre de l’Î.-P.-É. : PEI Business / Corporate Registry
- Registre de l’Î.-P.-É. : PEI Corporate Registry – Original
- Justice et Sécurité publique Î.-P.-É. : Guide to Corporate and Business Name Rules
- Justice et Sécurité publique Î.-P.-É. : Types of Businesses
- Justice et Sécurité publique Î.-P.-É. : Corporate Transparency Requirements
- Justice et Sécurité publique Î.-P.-É. : OCBR Help and Instructions
- Justice et Sécurité publique Î.-P.-É. : Guide to Share Structure and Restrictions
- Registre de l’Î.-P.-É. : instructions OCBR — New Incorporated Business
- Registre de l’Î.-P.-É. : instructions OCBR — New Extra-Provincial Registration
- Registre de l’Î.-P.-É. : instructions OCBR — New Federal Corporation with Head Office in PEI
- Registre de l’Î.-P.-É. : instructions OCBR — New Sole Proprietorship
- ARC : taux de la TPS/TVH par province et territoire
- ARC : facturer et percevoir le bon taux de TPS/TVH
- ARC : taux d’impôt des sociétés
- ARC : quand vous avez besoin d’un numéro d’entreprise et de comptes de programme
- ARC : demander un numéro d’entreprise
- ARC : s’inscrire à un compte de TPS/TVH
- ARC : quand s’inscrire et commencer à facturer la TPS/TVH
- Workers Compensation Board de l’Î.-P.-É. : inscription de l’employeur
- Workers Compensation Board de l’Î.-P.-É. : Information for Employers
- Workers Compensation Board de l’Î.-P.-É. : taux de cotisation
- Bureau de l’immigration de l’Î.-P.-É. : Work Permit Stream du PCP
- Innovation PEI : Small Business Assistance Program
- Innovation PEI : Innovation Fund
- Ville de Charlottetown : index des règlements
- Corporations Canada : enregistrer une société fédérale dans une province ou un territoire
