Réponse directe
Se constituer en Ontario consiste à déposer des statuts constitutifs dans le Registre des entreprises de l’Ontario pour 300 $, appuyés par un rapport de recherche de dénomination Nuans à référence ontarienne datant de 90 jours au maximum, sauf si vous optez pour une dénomination numérique. L’Ontario n’impose plus aucune exigence de résidence canadienne aux administrateurs depuis le 5 juillet 2021, date d’abrogation du paragraphe 118 (3) de la Loi sur les sociétés par actions : un conseil entièrement non-résident est donc licite. Deux contraintes ne plient pas : le siège social doit être un emplacement physique en Ontario et une simple case postale est refusée, et la société doit tenir un registre interne des particuliers ayant un contrôle important. Après la constitution, trois échéances distinctes s’enclenchent : la déclaration initiale dans les 60 jours, la déclaration annuelle dans les six mois suivant chaque fin d’année d’imposition, et tout avis de modification dans les 15 jours. L’Ontario applique la TVH à 13 %, et la masse salariale ajoute l’impôt-santé des employeurs et l’inscription à la CSPAAT dans les 10 jours suivant la première embauche.
Deux mises en garde s’y ajoutent. Le taux d’imposition ontarien des petites entreprises a changé le 1er juillet 2026, et le tableau comparatif de l’ARC n’avait pas été mis à jour à la date de vérification de cette page. Et l’Ontario n’a actuellement aucun volet d’immigration ouvert aux entrepreneurs — un fait qui renverse l’essentiel de ce qui s’écrit sur le démarrage d’une entreprise ici depuis l’étranger.
La matrice ontarienne en un coup d’œil
| Question | Réponse de l’Ontario | Source |
|---|---|---|
| Qui immatricule l’entreprise ? | Le Registre des entreprises de l’Ontario, lancé le 19 octobre 2021 | [6] |
| Coût de la constitution | 300 $, immédiat en ligne ou 15 jours ouvrables par la poste | [8] |
| Recherche de dénomination | Nuans à référence ou pondération ontarienne, daté de 90 jours au maximum ; un Nuans fédéral est refusé ; aucune recherche pour une dénomination numérique | [10] |
| Administrateurs | Au moins un pour une société non offrante ; des particuliers de 18 ans ou plus ; aucune exigence de résidence | [1] |
| Siège social | Un emplacement physique en Ontario ; une simple case postale est refusée | [10] |
| Déclaration récurrente au registre | Déclaration annuelle dans le registre, dans les six mois de la fin de l’année d’imposition, sans droit | [11] |
| Taxe de vente | TVH à 13 % sur les fournitures effectuées en Ontario | [21] |
| Impôt sur le revenu des sociétés | Taux général 11,5 % ; taux des petites entreprises 2,2 % depuis le 1er juillet 2026 (3,2 % auparavant) | [15] |
| Masse salariale | Impôt-santé des employeurs (exonération de 1 M$, taux de 0,98 % à 1,95 %) et CSPAAT dans les 10 jours de la première embauche | [16] [23] |
| Sociétés d’ailleurs | Les sociétés fédérales et d’autres provinces n’ont besoin d’aucun permis ontarien ; les sociétés étrangères en ont besoin, à 330 $ | [3] |
| Immigration entrepreneuriale provinciale | Aucune ouverte. Tous les volets du POCI sont fermés sauf celui des priorités relatives à la main-d’œuvre | [28] |
Vous soupesez l’Ontario contre une constitution fédérale ? Voyez constitution fédérale ou provinciale. Vous comparez les provinces comme non-résident ? Voyez Ontario, Colombie-Britannique, Alberta et Québec.
Étape 1 : le registre, les droits et le délai réel
Le Registre des entreprises de l’Ontario a remplacé les anciens systèmes de la province le 19 octobre 2021, offre plus de 90 types de transactions et a absorbé toutes les entités immatriculées avant cette date. L’accès ne s’obtient pas en possédant une dénomination sociale : chaque entité possède une clé d’entreprise à neuf chiffres, et c’est cette clé qui établit l’autorité de déposer. Le ministère la délivre gratuitement, par courriel à l’adresse électronique officielle de la société ou par la poste au siège social, et un intermédiaire à qui vous la communiquez réclame une autorisation déléguée. [6] Pour une nouvelle société, elle arrive dans le même courriel que le certificat. [10] La perdre est la raison la plus courante pour laquelle un fondateur ne peut plus déposer sa propre déclaration annuelle un an plus tard.
Droits publiés
Il s’agit uniquement des droits du ministère ; les intermédiaires et les fournisseurs de services autorisés ajoutent les leurs, que la province ne publie ni ne contrôle. [8]
| Dépôt | Droit | Norme de service en ligne |
|---|---|---|
| Statuts constitutifs (LSA) | 300 $ | Immédiat |
| Statuts de modification | 150 $ | Immédiat |
| Prorogation en Ontario, fusion ou reconstitution | 330 $ | Immédiat à 2 jours ouvrables |
| Statuts de dissolution | 25 $ | 2 jours ouvrables |
| Permis extraprovincial, société étrangère | 330 $ | 5 jours ouvrables |
| Déclaration initiale, avis de modification, déclaration annuelle | 0 $ | Immédiat |
| Entreprise individuelle ou société de personnes | 60 $ | Immédiat |
| Société en commandite ontarienne | 210 $ (renouvellement tardif 360 $) | Immédiat |
| Constitution sans but lucratif (LOSBL) | 155 $ | 5 jours ouvrables |
| Rapport de profil / copie de document / certificat de statut | 8 $ / 3 $ / 26 $ | Immédiat |
Un chèque retourné sans provision coûte 35 $ de plus. [8]
Ce que « immédiat » signifie, et ne signifie pas
La norme de service du registre pour une constitution en ligne est immédiate [8], et le certificat, les statuts endossés, le reçu et la clé d’entreprise arrivent par courriel. C’est le dépôt, pas l’entreprise : aucune source gouvernementale ne publie de délai de bout en bout couvrant le rapport Nuans, les comptes de programme de l’ARC, un permis municipal, la CSPAAT et un compte bancaire. Quiconque vous cite un total fait une estimation. Vous pouvez postdater les statuts jusqu’à 30 jours pour un exercice net, mais le rapport Nuans doit encore être valide le jour de l’endossement. [10]
Étape 2 : choisir la forme juridique
Les huit lois ontariennes sur les entreprises créent chacune un animal différent ; la liste de services du registre en est l’inventaire honnête. [7]
| Forme | Droit | Ce que c’est |
|---|---|---|
| Société par actions | 300 $ | Une personne morale distincte sous la LSA |
| Entreprise individuelle | 60 $ | Vous, exploitant sous un nom ; aucune personne morale distincte |
| Société de personnes | 60 $ | Des associés, solidairement responsables |
| Société à responsabilité limitée ontarienne | 60 $ | Société de personnes à responsabilité limitée pour les associés |
| Société en commandite ontarienne | 210 $ | Commandités et commanditaires |
| Personne morale sans but lucratif | 155 $ | Sous la LOSBL |
| Coopérative | 335 $ / 155 $ | Avec ou sans capital social ; poste ou courriel seulement, 35 jours ouvrables |
| Société étrangère | 330 $ | Pas une société ontarienne ; un permis pour exercer ici |
Deux points que les fondateurs se trompent régulièrement.
Immatriculer un nom commercial n’est pas se constituer en société. L’immatriculation d’une entreprise individuelle vous donne un numéro d’identification d’entreprise (NIE) à neuf chiffres de ServiceOntario, et la province précise clairement qu’un NIE diffère du numéro d’entreprise (NE) délivré par l’ARC. [9] Confondre les deux fait échouer les demandes bancaires.
Une société peut aussi devoir immatriculer un nom commercial. Aucune personne morale ne peut exercer ses activités ni se présenter au public sous un nom autre que sa dénomination sociale sans immatriculer ce nom, et la même règle lie les particuliers qui exercent sous autre chose que leur propre nom, ainsi que les sociétés de personnes ; le nom immatriculé et le nom de la personne doivent tous deux figurer sur les contrats, factures, effets négociables et commandes. [4] Une société ontarienne à dénomination numérique exploitée sous « Griffin Analytics » a besoin des deux dépôts.
Ces immatriculations expirent après cinq ans [4], renouvelables de six mois avant l’expiration à 60 jours après. Passé 60 jours, le renouvellement est impossible : vous immatriculez le même nom de nouveau et recevez un nouveau NIE et une nouvelle clé d’entreprise, de sorte que chaque dossier en aval rattaché à l’ancien NIE doit être mis à jour. [7]
Étape 3 : la dénomination et la fenêtre Nuans
À moins d’accepter une dénomination numérique, les statuts doivent être appuyés par un rapport de recherche Nuans à référence ou pondération ontarienne. Un rapport Nuans à référence fédérale est explicitement inacceptable — c’est le dépôt refusé le plus courant chez les fondateurs qui se sont d’abord constitués au fédéral et ont réutilisé leur rapport. [9] [10]
Trois détails déterminent si votre dépôt passe :
- La fenêtre de 90 jours. Le rapport Nuans ne peut être daté de plus de 90 jours avant le dépôt des statuts. L’exemple du ministère : des statuts reçus le 28 novembre peuvent reposer sur un rapport daté du 30 août au plus tôt, jamais antérieur. S’il expire avant l’endossement, vous en achetez un autre. [10]
- Vous ne déposez pas le rapport. Vous déposez la dénomination recherchée, le numéro de référence Nuans et la date du rapport ; le ministère le récupère lui-même. Vous conservez le rapport au siège social. [10]
- Le rapport n’est pas une autorisation. La LSA interdit une dénomination identique ou semblable à celle d’une personne morale, fiducie, association, société de personnes, entreprise individuelle ou personne physique connue, lorsque son emploi serait susceptible de tromper. [1] Lire le rapport et obtenir tout consentement requis incombe au demandeur ; y manquer peut mener à une poursuite ou à une audience sous la LSA. [10]
Le ministère ne vend pas de rapports Nuans — ils proviennent de maisons de recherche privées, et aucune page officielle n’en publie le prix. [10] Prendre une dénomination identique à une dénomination déjà immatriculée est possible, mais exige un avis juridique d’un avocat conservé au siège social. Cherchez d’abord gratuitement dans le registre. [9]
Étape 4 : les administrateurs et la règle de résidence abrogée
C’est ici que l’Ontario s’écarte du régime fédéral, et là où les conseils périmés font le plus de dégâts. L’Ontario n’impose aucune exigence de résidence canadienne aux administrateurs. Le paragraphe 118 (3) de la Loi sur les sociétés par actions, qui exigeait qu’au moins 25 % des administrateurs soient des résidents canadiens, se lit ainsi dans la codification actuelle : « (3) Abrogé : 2020, chap. 34, annexe 1, art. 5 », le tableau des modifications inscrivant cette abrogation comme en vigueur le 5 juillet 2021. [1] Un conseil entièrement non-résident est licite ici. Comparez avec une société fédérale sous la LCSA, qui conserve un ratio d’administrateurs résidents canadiens, et le choix du ressort devient concret plutôt que cosmétique — voyez constitution fédérale ou provinciale.
Ce que la LSA exige toujours :
- Une société non offrante a besoin d’au moins un administrateur ; une société offrante, d’au moins trois. [1]
- Quatre inhabilités : toute personne de moins de 18 ans ; toute personne déclarée incapable de gérer ses biens en vertu de la Loi de 1992 sur la prise de décisions au nom d’autrui ou de la Loi sur la santé mentale, ou par un tribunal au Canada ou ailleurs ; toute personne qui n’est pas un particulier ; toute personne ayant le statut de faillie. [1] Une société de portefeuille ne peut siéger au conseil.
- Sauf disposition contraire des statuts, un administrateur n’a pas à détenir d’actions. [1]
- Une élection ou nomination n’est pas effective sans le consentement écrit de la personne, donné avant ou dans les 10 jours suivants. [1] Un consentement à agir comme premier administrateur est requis pour tout premier administrateur qui n’est pas fondateur, et il est conservé plutôt que déposé. [10]
Un piège résiduel : le formulaire du ministère sous la Loi sur les renseignements exigés des personnes morales recueille encore le « statut de résident canadien, le cas échéant » de chaque administrateur. [13] Un champ sur un formulaire n’est pas une condition d’éligibilité ; la LSA fait autorité, et elle n’en impose plus.
La résidence n’est pas la même question que l’impôt. Une société privée sous contrôle canadien ne doit pas être contrôlée, directement ou indirectement, par des non-résidents : une société ontarienne sous contrôle non-résident paie donc le taux général plutôt que celui des petites entreprises. Un conseil non-résident est une liberté de droit corporatif assortie d’une conséquence fiscale.
Étape 5 : siège social, livres et rôles d’adresse
La LSA exige un siège social en Ontario en tout temps, à l’emplacement précisé dans les statuts ou dans une résolution le modifiant [1], et le ministère ajoute la règle opérationnelle : il doit s’agir d’un emplacement physique en Ontario, une simple case postale étant inacceptable. [10] À défaut de numéro de rue, indiquez le lot et la concession ou le lot et le plan. [12] Le déplacer dans la même municipalité est une résolution des administrateurs ; le déplacer vers une autre exige une résolution spéciale des actionnaires. [1]
Les livres suivent le siège. L’article 140 exige que la société tienne, au siège social ou à un autre lieu en Ontario désigné par les administrateurs : les statuts et règlements administratifs avec leurs modifications et toute convention unanime des actionnaires connue des administrateurs ; les procès-verbaux et résolutions des actionnaires ; un registre des administrateurs avec leurs noms et adresses résidentielles ; un registre des valeurs mobilières ; un registre des intérêts sur des biens-fonds ; et le registre des particuliers ayant un contrôle important. Des documents comptables adéquats et les procès-verbaux des administrateurs sont également exigés, les premiers conservés six ans après la fin du dernier exercice auquel ils se rapportent, sauf si une autorité fiscale exige davantage, et les livres peuvent être tenus sous n’importe quelle forme. [1] Une société détenant des biens-fonds ontariens tient son registre foncier au siège social, avec les actes indiquant l’adresse municipale, le numéro d’identification du bien, la description officielle et le numéro de rôle d’évaluation. [1]
Les rôles d’adresse sont distincts et ne devraient jamais être ramenés à une seule ligne. Le siège social et le lieu de conservation des livres doivent tous deux se trouver en Ontario, et ni l’un ni l’autre ne peut être une adresse purement postale — le second ne se qualifie que si les livres y sont réellement. L’adresse aux fins de signification d’un administrateur, indiquée dans les statuts, ne fonctionne que là où des documents peuvent effectivement être acceptés ; le registre interne des administrateurs prend leur adresse résidentielle, c’est-à-dire là où la personne habite. Une adresse postale auprès de l’ARC s’établit séparément du registre et peut souvent être un service de courrier.
La majeure partie des renseignements déposés — siège social et autres adresses — figure au dossier public ; les renseignements administratifs, dont la personne-ressource et l’adresse électronique officielle, non. [6] Cette adresse électronique est le moyen par lequel le ministère vous joint, clé d’entreprise comprise : une boîte morte est donc un véritable mode de défaillance. [6]
Aucun registre ne peut vous dire de quel champ une banque parle, et les institutions acceptent des documents différents. Travaillez à partir de recherches propres à chaque institution plutôt que de suppositions — RBC, TD, BMO, Scotiabank, CIBC, Desjardins — en parallèle avec les rôles d’une adresse d’affaires, ouvrir depuis l’étranger et, si vous vous êtes constitué au fédéral, la situation de la société fédérale.
Étape 6 : transparence et registre des PCI
Depuis le 1er janvier 2023, les sociétés ontariennes doivent tenir un registre des particuliers ayant un contrôle important au siège social ou à un autre lieu en Ontario désigné par les administrateurs. [1] Le gouvernement reformule l’obligation simplement : conserver les renseignements sur la propriété effective, les fournir sur demande aux organismes d’application de la loi et aux autorités réglementaires et fiscales, prendre des mesures raisonnables pour déterminer les propriétaires effectifs, et réviser le document au moins une fois par année. [14] [7]
Pour chaque particulier, le registre consigne le nom, la date de naissance et la dernière adresse connue ; le territoire de résidence aux fins de l’impôt ; les jours où la personne a commencé et cessé de se qualifier ; la façon dont elle se qualifie, y compris ses intérêts et droits sur les actions ; et chaque mesure prise pour garder le registre exact. [1]
Trois mécanismes comptent sur le plan opérationnel : au moins une fois par exercice, la société doit prendre des mesures raisonnables pour identifier tous les particuliers ayant un contrôle important et confirmer que le registre est exact, complet et à jour ; tout nouveau renseignement doit y être consigné dans les 15 jours suivant le moment où la société en prend connaissance ; et un actionnaire à qui ces renseignements sont demandés doit répondre promptement, exactement et complètement. [1]
Le registre ontarien n’est pas public et n’est pas déposé au registre. La communication se fait sur demande d’une liste définie : les services de police et la GRC enquêtant sur une infraction ; les fonctionnaires appliquant une loi fiscale, une redevance ou un droit ; et des organismes nommés — la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario, l’Autorité ontarienne de réglementation des services financiers, le CANAFE et les organismes publics prescrits. La société doit répondre dans le délai précisé dans la demande. [1]
Les sociétés offrantes, celles qui offrent des valeurs mobilières au public, celles cotées à une bourse désignée et leurs filiales en propriété exclusive échappent à l’obligation — presque aucune jeune entreprise ne s’y qualifie. Une obligation a une longue mèche : dans l’année suivant le sixième anniversaire du moment où une personne cesse d’être un particulier ayant un contrôle important, ses renseignements personnels doivent être détruits, sauf si une loi ou une ordonnance exige une conservation plus longue. [1]
Étape 7 : les déclarations annuelles, et celle qui a quitté la T2
Si vous ne retenez qu’un fait opérationnel de cette page, retenez celui-ci. La déclaration annuelle ontarienne se dépose sous la Loi sur les renseignements exigés des personnes morales, dans le Registre des entreprises de l’Ontario, et elle ne fait pas partie de votre T2. Jusqu’en 2021, elle voyageait avec la déclaration de revenus ; l’Agence du revenu du Canada a alors cessé de l’accepter pour le compte du ministère et elle a migré vers le registre. [14] [7] Pour la plupart des sociétés, le comptable ne la dépose plus automatiquement : c’est une étape distincte, accomplie par le détenteur de la clé d’entreprise.
Un petit artéfact : le registre date ce changement au 5 mai 2021 et le ministère des Finances au 15 mai 2021. [7] [14] Rien n’en dépend, mais les pages officielles dérivent.
Les trois échéances
| Dépôt | Déclencheur | Échéance | Droit |
|---|---|---|---|
| Déclaration initiale | Constitution, fusion ou prorogation | 60 jours | 0 $ |
| Avis de modification | Toute modification des renseignements déposés | 15 jours | 0 $ |
| Déclaration annuelle | Chaque année d’imposition | 6 mois après la fin de l’exercice | 0 $ |
La déclaration initiale court à compter de la constitution, de la fusion ou de la prorogation [2] [13] ; l’avis de modification couvre les administrateurs, les dirigeants, l’adresse du siège social ou du bureau principal et les renseignements administratifs. [6] La déclaration annuelle lie les sociétés régies par la Loi sur les sociétés par actions, la Loi sur les personnes morales et la Loi de 2010 sur les organisations sans but lucratif, ainsi que les sociétés étrangères titulaires d’un permis sous la Loi sur les personnes morales extraprovinciales, et doit être attestée par un dirigeant, un administrateur ou un particulier autorisé connaissant les affaires de la société. L’exemption temporaire de dépôt prévue par l’ancien Règlement 182 a pris fin : une société qui a cessé de déposer pendant cette fenêtre sans reprendre est aujourd’hui en défaut. [11]
Ce que le défaut coûte
- Un droit de dépôt tardif est prescrit pour toute déclaration ou avis déposé en retard, et contrevenir à la Loi est une infraction passible d’une amende maximale de 2 000 $, ou de 25 000 $ pour une personne morale. Une déclaration fausse ou trompeuse entraîne le même maximum pour la société, plus jusqu’à un an d’emprisonnement pour un particulier, et les administrateurs et dirigeants qui ont autorisé ou permis l’infraction ou y ont acquiescé sont personnellement responsables jusqu’à 2 000 $. [2]
- Celle qui met fin aux débats : une société en défaut d’une obligation de dépôt, ou dont les droits ou pénalités sont impayés, n’est pas capable de soutenir une instance devant un tribunal ontarien relativement à son entreprise, sauf avec l’autorisation du tribunal. [2] Le ministère répète l’avertissement dans l’avis sur la déclaration annuelle. [11] On le découvre la semaine où l’on doit poursuivre un client qui n’a pas payé.
Étape 8 : numéro d’entreprise, impôt des sociétés et TVH
L’impôt ontarien sur le revenu des sociétés est administré par l’ARC au moyen de la T2 ; il n’existe pas de déclaration provinciale distincte. Il est dû par les entreprises incorporées ayant un établissement stable en Ontario — un lieu fixe d’affaires comme un bureau, une usine, une succursale ou un entrepôt — tandis que les entreprises non incorporées paient plutôt l’impôt des particuliers. [14]
Les taux, et un écart bien réel. Le taux général ontarien est de 11,5 %. Le taux inférieur applicable aux premiers 500 000 $ de revenu d’entreprise exploitée activement d’une société privée sous contrôle canadien était de 3,2 % depuis le 1er janvier 2020 et est passé à 2,2 % le 1er juillet 2026. [15] À la date de vérification, le tableau provincial de l’ARC affichait encore 3,2 %. [19] Lorsqu’un résumé fédéral et la province qui légifère le taux se contredisent, retenez la page de la province. Au fédéral, le taux net est de 15 % et celui des SPCC de 9 %. [19]
Deux subtilités ontariennes dans la déduction accordée aux petites entreprises : l’Ontario reproduit la réduction fédérale lorsque le capital imposable d’une SPCC, avec les sociétés associées, se situe entre 10 et 50 millions de dollars, et supprime le taux inférieur à 50 millions, mais ne reproduit pas l’élimination fédérale pour les sociétés tirant de 50 000 $ à 150 000 $ de revenu de placement passif — une société peut donc perdre le taux fédéral des petites entreprises sur le revenu passif et conserver celui de l’Ontario. Les sociétés de fabrication et de transformation, de pêche, d’agriculture, d’exploitation minière et forestière peuvent obtenir un crédit ramenant le taux ontarien à 10 %. [15]
Dépôt et paiement. La T2 est due au plus tard six mois après la fin de l’année d’imposition ; le solde généralement trois mois après la fin de l’exercice pour une SPCC et deux mois sinon. [14] Notez la coïncidence sans vous y fier : la T2 et la déclaration annuelle ontarienne partagent une échéance de six mois, mais ce sont des dépôts distincts auprès de gouvernements distincts.
Numéro d’entreprise. L’ARC offre deux voies — les résidents munis d’un numéro d’assurance sociale, et les non-résidents exploitant une entreprise au Canada — exposées ci-dessous sous Si vous êtes à l’extérieur du Canada. [22]
TVH. L’Ontario est une province participante au taux de 13 %, appliqué selon le lieu de fourniture — l’exemple même de l’ARC voit un magasin de Vancouver facturer 13 % parce que le matelas est livré à un client de Toronto. [21] Une taxe, une inscription, une déclaration, plutôt que le dépôt provincial distinct qu’exige une province à TPS+TVP ou TPS+TVQ — voyez TVH, TPS+TVP ou TVQ. L’inscription suit la fin du statut de petit fournisseur, au seuil de 30 000 $ : dépassez-le dans un seul trimestre civil et vous facturez la TVH sur la fourniture qui vous a fait franchir le seuil ; dépassez-le sur quatre trimestres consécutifs ou moins et le statut cesse à la fin du mois suivant ce trimestre. Dans les deux cas, inscrivez-vous dans les 29 jours de la date d’entrée en vigueur. [20] L’inscription volontaire sous le seuil est permise et généralement indiquée lorsque les crédits de taxe sur les intrants sont importants, et la TVH perçue est détenue en fiducie jusqu’à sa remise. [21]
Étape 9 : masse salariale, ISE et CSPAAT
Embaucher en Ontario déclenche trois inscriptions distinctes, dont une seule est fédérale.
Les retenues à la source passent par un compte de programme de paie de l’ARC rattaché à votre numéro d’entreprise. [22]
L’impôt-santé des employeurs est la taxe ontarienne sur la rémunération versée aux employés qui se présentent physiquement à un établissement stable en Ontario, y sont rattachés ou sont payés par son intermédiaire. L’exonération est de 1 million de dollars, rendue permanente en 2021 et dont l’indexation est prévue le 1er janvier 2029, et il n’y a aucune exonération lorsque vous ou votre groupe associé dépassez 5 millions de dollars de masse salariale ontarienne annuelle. [16]
| Rémunération ontarienne totale | Taux d’ISE |
|---|---|
| Jusqu’à 200 000 $ | 0,98 % |
| De 200 000,01 $ à 400 000 $ | de 1,101 % à 1,829 %, en huit tranches publiées |
| Plus de 400 000 $ | 1,95 % |
Deux mécanismes prennent les gens de court. Le taux se détermine sur la masse salariale ontarienne avant déduction de l’exonération — un employeur à 1,3 million utilise 1,95 %, déduit l’exonération de 1 million et paie 1,95 % sur 300 000 $, soit 5 850 $. Et si un employeur associé manque au formulaire de répartition, ou que le formulaire n’est pas soumis, tous les employeurs du groupe perdent l’exonération. [16]
La CSPAAT est la troisième inscription et celle dont la mèche est la plus courte. La plupart des entreprises ontariennes ayant des employés — y compris des membres de la famille et des sous-traitants — doivent s’inscrire dans les 10 jours civils suivant l’embauche du premier employé [23], et la politique opérationnelle ajoute une seconde date : inscription complétée au plus tard le dernier jour du mois suivant celui où ce travailleur a commencé. [25]
L’inscription est gratuite, et ne pas s’inscrire alors qu’on le devrait peut entraîner des pénalités, une enquête, des accusations d’infraction provinciale ou le remboursement de primes rétroactives. [24] La protection n’est pas universelle — la construction, la restauration, la vente et les services, l’agriculture, la fabrication et le camionnage sont obligatoires, alors que les banques, les syndicats, les garderies privées, les agences de voyages et la plupart des salons de coiffure peuvent choisir la protection, et les propriétaires hors construction peuvent souscrire une assurance facultative. [23] La géographie n’exonère pas : la CSPAAT atteint les employeurs ayant un « lien substantiel » avec l’Ontario, y compris les entreprises établies ailleurs qui embauchent des gens pour travailler ici. [24] [25]
Les normes d’emploi lient dès le premier employé — heures, heures supplémentaires, jours fériés, vacances, congés et cessation d’emploi — et le guide provincial précise qu’il n’est pas un document juridique et qu’un contrat, une convention collective ou la common law peuvent accorder davantage. [26] Le salaire minimum général est de 17,60 $ l’heure jusqu’au 30 septembre 2026 et de 17,95 $ à compter du 1er octobre 2026, indexé à l’indice des prix à la consommation de l’Ontario. [27]
Étape 10 : les permis municipaux
Il n’existe pas de permis d’entreprise provincial en Ontario. Les permis sont municipaux, ils varient d’une ville à l’autre, et c’est la couche que l’on découvre le plus souvent trop tard.
Toronto exige les permis et inspections appropriés avant l’ouverture, et superpose l’examen du zonage, les permis d’enseigne, les permis de construction, les exigences relatives aux établissements alimentaires et, partout où de la musique est diffusée publiquement, un permis de la SOCAN. Depuis le 1er novembre 2018, une vérification des antécédents criminels et judiciaires est obligatoire pour les demandes et les renouvellements — une simple vérification de casier judiciaire n’est pas acceptée. Toronto publie aussi ce qui n’exige aucun permis d’exploitation municipal : bureaux de comptables et d’avocats, cabinets de consultants, cabinets médicaux et dentaires, entreprises d’import-export, tutorat et entreprises de gros, entre autres. [33] Une entreprise de logiciels ou de conseil à Toronto a typiquement besoin de la conformité au zonage et d’un permis d’enseigne, pas d’un permis d’exploitation.
Ottawa délivre une liste différente, et le lieu de la demande dépend de la catégorie : lieux d’amusement, encanteurs, établissements alimentaires, animaleries, garages publics, cours de récupération, boutiques d’occasion, entrepreneurs en déneigement et détaillants de tabac dans un centre du service à la clientèle ou au Centre des permis d’affaires ; divertissement pour adultes, écoles de conduite, chenils, limousines, prêteurs sur salaire, sociétés de transport privé, maisons de chambres, locations à court terme et taxis uniquement au Centre des permis d’affaires de l’avenue Industrial. [34]
La leçon se généralise : deux villes d’une même province réglementent des activités différentes. Vérifiez la ville où vous exercerez réellement, avant de signer un bail, parce que le zonage s’évalue à l’adresse précise.
Étape 11 : exercer au-delà des frontières provinciales
La Loi sur les personnes morales extraprovinciales classe les sociétés de l’extérieur en trois catégories : catégorie 1, constituées sous une loi provinciale ; catégorie 2, fédérales ou territoriales ; catégorie 3, constituées hors du Canada. [3]
La règle que la plupart des guides inversent : une société de catégorie 1 ou 2 peut exercer ses activités en Ontario sans obtenir de permis sous cette loi. Seules les sociétés de catégorie 3 en ont besoin, et nul ne peut agir comme mandataire d’une société de catégorie 3 non titulaire d’un permis. [3] Une société fédérale sous la LCSA ou une société de Colombie-Britannique n’achète aucun permis ontarien. Ce qu’elle dépose, c’est une déclaration initiale dans les 60 jours du début de ses activités ici, sous la Loi sur les renseignements exigés des personnes morales [2] — le registre énumère précisément cette transaction. [7]
« Exercer ses activités en Ontario » est défini positivement — un mandataire résident, un représentant, un entrepôt, un bureau ou un lieu d’affaires ici, ou un intérêt autrement qu’à titre de garantie dans un bien-fonds ontarien — et négativement : une société n’exerce pas ses activités ici du seul fait qu’elle prend des commandes, achète ou vend des marchandises, ou offre des services « par l’intermédiaire de voyageurs de commerce ou au moyen de publicité ou de correspondance ». [3] Ce volet négatif aide véritablement une entreprise qui vend en Ontario à distance, et il est plus étroit qu’il n’y paraît : installez une personne, un bureau ou un entrepôt ici et il cesse de s’appliquer.
En sens inverse, une société ontarienne peut exercer ses activités hors de l’Ontario dans la mesure où les lois de ce ressort le permettent [1] — mais la capacité n’est pas l’immatriculation. Chaque province applique ses propres règles extraprovinciales, et l’Ontario n’est pas partie à l’entente de reconnaissance mutuelle de l’Ouest qui permet aux sociétés de Colombie-Britannique, d’Alberta, de Saskatchewan et du Manitoba de s’immatriculer dans les registres les unes des autres à des conditions simplifiées. Votre point de départ est l’Accord de libre-échange canadien, en vigueur depuis le 1er juillet 2017, qui couvre presque toute l’activité économique sous réserve d’exceptions identifiées. [35] Il réduit les frictions ; il n’immatricule votre société nulle part. Lisez le guide de la province visée — Québec, Colombie-Britannique, Alberta — avant de présumer qu’un dépôt est inutile.
Si vous êtes à l’extérieur du Canada
L’Ontario est inhabituellement ouvert sur le plan du droit corporatif et inhabituellement fermé sur le plan de l’immigration en ce moment. Confondre les deux est l’erreur coûteuse.
Ce que l’Ontario n’exige pas de vous. Il n’y a aucune exigence de résidence pour les administrateurs, le paragraphe 118 (3) de la LSA ayant été abrogé avec effet au 5 juillet 2021, et les inhabilités restantes — moins de 18 ans, incapacité, ne pas être un particulier, faillite — ne disent rien de la citoyenneté, de la résidence ni du statut d’immigration. [1] Aucun document de constitution consulté pour cette page n’impose de condition de résidence, de présence ou de statut à un fondateur ou à un actionnaire ; le formulaire de statuts anticipe même un administrateur ayant une adresse internationale, en vous indiquant d’inscrire « paroisse », « comté » ou l’équivalent local dans le champ Région. [10] [12]
Ce que l’Ontario exige. Le siège social doit être un emplacement physique en Ontario, une simple case postale n’est pas acceptée, et les livres doivent être conservés là ou à un autre lieu en Ontario. [1] [10] Le registre des administrateurs prend les adresses résidentielles — pour un administrateur non-résident, sa véritable adresse à l’étranger — et le registre des PCI consigne le territoire de résidence aux fins de l’impôt de chaque particulier, précisément le champ qu’une autorité fiscale ou le CANAFE demande. [1]
La contrainte pratique pour un fondateur non-résident n’est donc pas une personne, mais une adresse ontarienne capable de porter un siège légal et des livres — de véritables locaux, ou un service de siège social ontarien dûment contracté. Une adresse hors de l’Ontario ne peut remplir ce rôle, quelle que soit la qualité du traitement du courrier.
Si votre entreprise existe déjà à l’étranger. Constituez une nouvelle filiale ontarienne sous la LSA, ou faites entrer la société étrangère elle-même comme société extraprovinciale de catégorie 3 avec un permis à 330 $. [3] [8] La voie du permis comporte une obligation permanente que la voie de la constitution n’a pas : une société de catégorie 3 doit assurer la nomination continue, en tout temps, d’un mandataire aux fins de signification en Ontario — un particulier de 18 ans ou plus résidant en Ontario, ou une personne morale ayant son siège ou son bureau enregistré en Ontario — à qui les actes de procédure peuvent être signifiés, la signification au mandataire valant signification à la société. Tout changement doit être déposé sans délai, manquer à l’article 19 est un motif exprès d’annulation du permis, au même titre que des droits impayés et un défaut de dépôt, et deux années consécutives sans exercer d’activités ici obligent la société à demander la cessation de son permis, à défaut de quoi il peut être annulé. [3]
L’impôt et les banques sont là où l’éloignement mord. Un non-résident, une entreprise constituée ou située hors du Canada, un demandeur dont le NAS commence par 0 et un demandeur sans NAS utilisent tous la voie distincte de l’ARC pour non-résidents afin d’obtenir un numéro d’entreprise, plutôt que le service en ligne pour résidents. [22] Les titulaires d’un NAS temporaire commençant par 9 — la plupart des titulaires de permis de travail ou d’études — peuvent utiliser l’Inscription en ligne aux comptes d’entreprise depuis le 17 juin 2024. [20] Le contrôle compte aussi : une société contrôlée par des non-résidents n’est pas une SPCC, de sorte que le taux général de 11,5 % s’applique plutôt que celui des petites entreprises. [15]
La banque est l’étape qu’aucun registre ne contrôle, et aucune page consultée ici ne promet à un non-résident un compte, une ouverture à distance ou un délai fixe. Lisez ouvrir un compte d’affaires depuis l’étranger et le guide des non-résidents avant de planifier un voyage, et le guide Ontario depuis l’étranger pour la séquence complète.
La situation de l’immigration au 6 septembre 2026. C’est la partie qui a changé et que la plupart des conseils publiés n’ont pas rattrapée.
Le programme ontarien lui-même déclare : le POCI change, le nouveau volet des priorités relatives à la main-d’œuvre en Ontario est lancé, et tous les autres volets sont désormais fermés. [28] Le répertoire archivé des volets le répète. [30] Le seul volet ouvert est piloté par l’employeur — un travailleur étranger qualifié titulaire d’une offre d’emploi admissible dont l’employeur amorce la démarche par le portail des employeurs, ou un médecin travailleur autonome — sans aucune voie entrepreneuriale ou d’investisseur. [29]
La catégorie des entrepreneurs subsiste dans le règlement, avec sa structure en deux étapes : déclaration d’intérêt, lettre de confirmation à l’appui d’un permis de travail, puis certificat de désignation. [5] Un règlement n’est pas une prise d’admission. À la date de vérification, le programme n’acceptait pas de demandes d’entrepreneurs, et l’Ontario n’avait publié ni critères ni date de lancement pour un remplacement.
Au fédéral, le recours habituel est fermé aussi. IRCC indique que les demandeurs doivent détenir un certificat d’engagement de 2025 valide et devaient présenter leur demande au plus tard le 30 juin 2026, et que le programme est fermé à toute autre demande ; la page d’admissibilité porte la mention « En pause … Le Programme de visa pour démarrage d’entreprise a été mis en pause le 30 juin 2026 ». [31] [32] Le permis de travail associé a cessé d’accepter de nouveaux demandeurs le 19 décembre 2025. [31]
En clair : posséder une société ontarienne ne vous confère aucun statut d’immigration, et à cette date ni l’Ontario ni le visa fédéral pour démarrage d’entreprise n’accepte de nouvelles demandes d’entrepreneurs. Vous pouvez constituer, détenir et diriger une société ontarienne depuis l’étranger ; vous ne pouvez pas, actuellement, convertir cela en résidence permanente par l’une ou l’autre de ces voies. Quiconque affirme le contraire cite une page périmée. Vérifiez la situation sur les pages du POCI et d’IRCC avant d’engager des fonds, et consultez un praticien de l’immigration autorisé — cette page est de la recherche, pas un avis en immigration.
Étape 12 : les incitatifs ontariens à modéliser
L’Ontario administre deux crédits de recherche et développement, tous deux gérés par l’ARC au moyen de la T2 et tous deux exigeant un établissement stable en Ontario, des activités de RS&DE réalisées en Ontario et un formulaire fédéral T661.
Crédit d’impôt de l’Ontario pour l’innovation (CIOI). Remboursable à 8 % pour les années d’imposition commençant après le 31 mai 2016, sur une limite de dépenses de 3 millions de dollars, soit un maximum de 240 000 $. La limite se réduit lorsque le revenu imposable fédéral de l’année précédente dépasse 500 000 $ (nulle à 800 000 $) ou que le capital imposable de l’année précédente dépasse 25 millions (nul à 50 millions), et les sociétés associées la partagent. Réclamé à l’annexe 566. [17]
Crédit d’impôt de l’Ontario pour la recherche et le développement (CIORD). Non remboursable à 3,5 %, utilisable uniquement contre l’impôt ontarien payable, reportable trois ans en arrière et vingt ans en avant. Réclamé à l’annexe 508. [18]
L’interaction se modélise facilement de travers : le CIOI compte comme aide gouvernementale qui réduit les dépenses admissibles au CIORD, de sorte que les taux ne s’additionnent pas simplement. [18] Pour une société avant revenus, seul le CIOI remboursable produit des liquidités. Notez la forme des deux : ils récompensent des travaux réalisés en Ontario par une société y ayant un établissement stable, non l’immatriculation d’une adresse.
Modes de défaillance
Les façons récurrentes dont un dossier ontarien déraille, chacune rattachée à une règle ci-dessus.
- Un rapport Nuans à référence fédérale — l’Ontario le refuse. [9]
- Un rapport Nuans périmé — les 90 jours courent jusqu’au dépôt, non jusqu’au début de la rédaction. [10]
- Une case postale comme siège social — refusée ; il faut un emplacement physique ontarien. [10]
- Présumer que le comptable dépose la déclaration annuelle avec la T2 — dépôt distinct au registre depuis 2021. [14]
- Perdre la clé d’entreprise, ou laisser mourir l’adresse électronique officielle — plus personne ne peut alors déposer, et la clé n’est réémise qu’à cette adresse. [6]
- Manquer l’avis de modification de 15 jours après la démission d’un administrateur ou un déménagement du siège. [2]
- Découvrir l’irrecevabilité en pleine dispute — une société en défaut de dépôt ne peut soutenir d’instance ontarienne sans autorisation. [2]
- Ne jamais ouvrir le registre des PCI — exigé depuis le 1er janvier 2023, révisé annuellement, mis à jour dans les 15 jours. [1]
- Laisser un nom commercial expirer au-delà de 60 jours — vous réimmatriculez et obtenez un nouveau NIE. [7]
- Embaucher avant de s’inscrire à la CSPAAT, ou manquer le formulaire de répartition de l’ISE, tout le groupe associé perdant alors l’exonération. [23] [16]
- Acheter un permis extraprovincial inutile — seules les sociétés étrangères en ont besoin. [3]
- Signer un bail avant de vérifier le zonage — il s’évalue à l’adresse précise. [33]
- Planifier autour d’un volet d’immigration fermé — vérifiez l’état du POCI et du visa pour démarrage d’entreprise le jour où vous planifiez. [28] [32]
Le calendrier d’entretien ontarien
| Quand | Quoi | Autorité |
|---|---|---|
| Dans les 60 jours de la constitution | Déposer la déclaration initiale | [2] |
| Dans les 15 jours de toute modification | Déposer un avis de modification | [2] |
| Dans les 10 jours civils de la première embauche | S’inscrire à la CSPAAT | [23] |
| Dans les 29 jours de la date d’entrée en vigueur TPS/TVH | S’inscrire à la TVH | [20] |
| Chaque exercice, et dans les 15 jours de tout nouveau renseignement | Réviser et mettre à jour le registre des PCI | [1] |
| Annuellement avec la déclaration d’ISE | Déposer le formulaire de répartition des employeurs associés, s’il y a lieu | [16] |
| Dans les 6 mois de la fin de l’année d’imposition | Déposer la déclaration annuelle ontarienne et, séparément, la T2 | [11] [14] |
| Tous les 5 ans | Renouveler tout nom commercial immatriculé | [4] |
| Annuellement | Renouveler les permis municipaux détenus | [33] [34] |
| En continu, sociétés de catégorie 3 | Maintenir un mandataire aux fins de signification en Ontario | [3] |
Liste de vérification
- Rapport Nuans à référence ontarienne, daté de 90 jours au maximum avant le dépôt prévu, conservé au siège social
- Adresse physique de siège social en Ontario obtenue, avec autorisation écrite et protocole de signification
- Au moins un administrateur de 18 ans ou plus, avec consentement écrit à agir, et adresses résidentielles recueillies pour le registre interne
- Statuts déposés avec le droit de 300 $ ; certificat, reçu et clé d’entreprise conservés là où votre comptable les trouvera, et adresse électronique officielle active et contrôlée par la société
- Déclaration initiale inscrite à l’agenda pour le jour 60 ; règlements administratifs, émission d’actions, dirigeants et résolution bancaire complétés
- Analyse des PCI remontée jusqu’aux personnes physiques, registre ouvert avec les territoires de résidence fiscale, révision annuelle agendée
- Nom commercial immatriculé si l’exploitation se fait sous autre chose que la dénomination sociale ; renouvellement quinquennal agendé
- Numéro d’entreprise, et uniquement les comptes de programme que votre activité exige
- Position TVH arrêtée : inscrite, ou surveillance du seuil de 30 000 $ avec un déclencheur écrit
- Paie, ISE et CSPAAT évalués avant la première embauche, non après
- Zonage et permis municipaux vérifiés pour l’adresse d’exploitation exacte
- Position extraprovinciale analysée pour chaque province où vous aurez des personnes, des locaux ou des biens
- Si vous êtes hors du Canada, position d’immigration confirmée sur les pages du POCI et d’IRCC le jour où vous planifiez
Ce que 2727 peut et ne peut pas soutenir
2727 Coworking est un espace de cotravail à Griffintown, Montréal, Québec. Cette géographie règle ce qu’il peut et ne peut pas faire pour une société ontarienne.
Une adresse 2727 ne peut pas être le siège social d’une société ontarienne. La LSA exige que le siège social soit en Ontario, et le ministère exige un emplacement physique ontarien. [1] [10] Une adresse montréalaise est hors province, et aucune entente de service n’y change quoi que ce soit. Pour la même raison, elle ne peut pas être le lieu de conservation des livres ontariens prévu à l’article 140, ni le mandataire ontarien aux fins de signification qu’une société étrangère de catégorie 3 doit maintenir sous l’article 19 de la LSEP. [1] [3]
Ce qu’elle peut légitimement être, c’est une adresse postale et de correspondance, et — pour une entreprise qui travaille réellement ici — un véritable lieu d’affaires au Québec. Si vos plans comportent une présence québécoise, une adresse 2727 est une option de siège social pour une société fédérale ou québécoise, une question différente de celle de cette page : voyez le guide de l’adresse d’affaires et le guide du Québec.
Nous n’affirmons pas qu’un registre, une banque ou un organisme gouvernemental « accepte » une adresse 2727. Là où nous sommes utiles à un fondateur ontarien : des postes de travail et des salles de réunion lorsque vous êtes à Montréal, une adresse postale pour la correspondance que vous préférez ne pas acheminer chez vous, et la recherche publiée ici — le carrefour, le parcours depuis le Canada et le parcours depuis l’étranger — écrite pour être vérifiée plutôt que crue.
Méthode de recherche et limites
Cette page a été recherchée et vérifiée le 6 septembre 2026. La découverte est passée par Exa, et chaque fait retenu a ensuite été lu sur la page de l’éditeur lui-même : quatre lois ontariennes et le Règl. de l’Ont. 421/17 tels que codifiés sur Lois-en-ligne ; le Registre des entreprises de l’Ontario, les pages de droits de ServiceOntario, les avis de dépôt du ministère et les instructions de formulaires ; les pages du ministère des Finances sur l’imposition des sociétés, l’impôt sur le revenu des sociétés, l’impôt-santé des employeurs et les deux crédits de R-D ; les pages de l’ARC sur les taux d’imposition des sociétés, la TPS/TVH et l’inscription au numéro d’entreprise ; les pages d’inscription et le manuel des politiques opérationnelles de la CSPAAT ; le guide de la Loi sur les normes d’emploi ; les pages du POCI et d’IRCC ; et les pages de permis des villes de Toronto et d’Ottawa.
Une note d’accès pour quiconque souhaite reproduire ce travail : le site Lois-en-ligne de l’Ontario est une application rendue côté client, de sorte qu’une requête simple vers ontario.ca/laws/statute/90b16 ne renvoie que la coquille de la page. Les lois ont été lues au moyen du point d’accès JSON public que l’application Lois-en-ligne appelle elle-même, qui renvoie le même texte codifié que le site affiche, et la copie CanLII de la Loi sur les personnes morales extraprovinciales a servi de contre-vérification indépendante.
Deux écarts entre sources officielles sont énoncés plutôt qu’aplanis : le ministère des Finances fixe le taux des petites entreprises à 2,2 % à compter du 1er juillet 2026, alors que le tableau de l’ARC affichait encore 3,2 % à la date de vérification, et les pages du gouvernement se contredisent sur la date — 5 ou 15 mai 2021 — à laquelle l’ARC a cessé d’accepter les déclarations annuelles.
Non vérifié : aucune demande de constitution, d’immatriculation, fiscale, de CSPAAT, de permis ou d’immigration n’a été déposée ni testée ; aucun rapport Nuans n’a été acheté ; aucune banque n’a été approchée ; aucun droit de permis municipal n’a été confirmé, les deux villes les publiant derrière des pages par catégorie non consultées ; et aucun délai de bout en bout n’est avancé, parce qu’aucun n’est publié. L’Ontario n’est pas partie au New West Partnership Trade Agreement, et aucune source de cette entente n’a été consultée : ses mécanismes ne sont donc pas décrits ici.
Il s’agit de matériel éducatif de planification, non d’un avis juridique, fiscal, comptable, en immigration ou bancaire. Les droits, taux, seuils et états de programme changent — plusieurs de ceux qui figurent ici ont changé au cours des douze derniers mois — donc confirmez ce sur quoi vous êtes sur le point d’agir auprès de la source liée à côté, le jour où vous agissez.
Foire aux questions
Les sociétés ontariennes ont-elles besoin d’un administrateur résidant au Canada ?
Non. Le paragraphe 118 (3) de la Loi sur les sociétés par actions, qui imposait l’exigence de résident canadien, a été abrogé par 2020, chap. 34, annexe 1, art. 5, en vigueur le 5 juillet 2021. Un conseil entièrement non-résident est licite. [1]
Combien de temps un rapport Nuans reste-t-il valide en Ontario ?
Il ne peut être daté de plus de 90 jours avant le dépôt des statuts et doit encore être valide au moment de l’endossement. Il doit aussi être à référence ou pondération ontarienne ; un rapport à référence fédérale n’est pas accepté. [10]
Puis-je utiliser une boîte postale comme siège social ontarien ?
Non. Ce doit être un emplacement physique en Ontario, et le ministère précise qu’une simple case postale est inacceptable. Les livres doivent aussi y être conservés, ou à un autre lieu désigné en Ontario. [10] [1]
La déclaration annuelle ontarienne fait-elle partie de ma T2 ?
Plus depuis 2021. L’ARC a cessé de l’accepter pour le compte du ministère, et elle se dépose désormais directement dans le Registre des entreprises de l’Ontario dans les six mois suivant la fin de l’année d’imposition, sans droit prescrit. La plupart des comptables ne la déposent plus automatiquement. [14] [11]
Le registre ontarien de la propriété effective est-il public ?
Non. Le registre des PCI se tient à l’interne, au siège social ou à un autre lieu désigné en Ontario, et n’est pas déposé au registre. Il est communiqué sur demande à la police, aux fonctionnaires du fisc et à des organismes nommés, dont la CVMO, l’ARSF et le CANAFE. [1]
Une société fédérale a-t-elle besoin d’un permis extraprovincial ontarien ?
Non. Les sociétés de catégorie 1 (autres provinces) et de catégorie 2 (fédérales et territoriales) peuvent exercer en Ontario sans permis ; seules celles de catégorie 3, constituées hors du Canada, en ont besoin. Une société fédérale dépose néanmoins une déclaration initiale dans les 60 jours du début de ses activités ici. [3] [2]
Quand dois-je m’inscrire à la TVH, et à quel taux ?
Le taux ontarien est de 13 %, appliqué selon le lieu de fourniture. L’inscription suit le seuil de petit fournisseur de 30 000 $ : dépassez-le dans un trimestre civil et vous facturez la TVH sur la fourniture qui vous a fait franchir le seuil ; dépassez-le sur quatre trimestres ou moins et le statut cesse à la fin du mois suivant. Inscrivez-vous dans les 29 jours de la date d’entrée en vigueur. [21] [20]
Quand dois-je m’inscrire à la CSPAAT ?
Dans les 10 jours civils suivant l’embauche du premier employé, pour la plupart des entreprises ontariennes, l’inscription devant être complétée au plus tard le dernier jour du mois suivant. C’est gratuit ; ne pas s’inscrire expose à des pénalités, des accusations d’infraction provinciale et des primes rétroactives. [23] [25] [24]
Un entrepreneur étranger peut-il immigrer en Ontario en démarrant une entreprise ?
Pas par l’une ou l’autre des voies habituelles à la date de vérification. L’Ontario indique que tous les volets du POCI autres que celui des priorités relatives à la main-d’œuvre, piloté par l’employeur, sont fermés, et IRCC indique que le visa fédéral pour démarrage d’entreprise a été mis en pause le 30 juin 2026. Vous pouvez toujours constituer, détenir et diriger une société ontarienne depuis l’étranger ; cela ne confère simplement aucun statut. Vérifiez les deux pages le jour où vous planifiez, et consultez un praticien autorisé. [28] [29] [32]
Références officielles
- Lois-en-ligne Ontario : Loi sur les sociétés par actions, L.R.O. 1990, chap. B.16
- Lois-en-ligne Ontario : Loi sur les renseignements exigés des personnes morales, L.R.O. 1990, chap. C.39
- Lois-en-ligne Ontario : Loi sur les personnes morales extraprovinciales, L.R.O. 1990, chap. E.27
- Lois-en-ligne Ontario : Loi sur les noms commerciaux, L.R.O. 1990, chap. B.17
- Lois-en-ligne Ontario : Règl. de l’Ont. 421/17, approbations dans le cadre du Programme ontarien des candidats à l’immigration
- ServiceOntario : Registre des entreprises de l’Ontario
- ServiceOntario : Registre des entreprises de l’Ontario — tous les services
- ServiceOntario : coût et temps requis pour enregistrer, modifier ou rechercher un nom commercial, une personne morale ou un organisme sans but lucratif
- Gouvernement de l’Ontario : enregistrer votre entreprise en ligne
- Ministère des Services au public et aux entreprises : avis — Loi sur les sociétés par actions — constituer une société par actions
- Ministère des Services au public et aux entreprises : avis — Loi sur les renseignements exigés des personnes morales — déposer une déclaration annuelle
- Ministère des Services au public et aux entreprises : instructions pour remplir les statuts constitutifs (LSA)
- Ministère des Services au public et aux entreprises : instructions pour la déclaration initiale, l’avis de modification et la déclaration annuelle
- Ministère des Finances de l’Ontario : l’imposition des sociétés
- Ministère des Finances de l’Ontario : impôt sur le revenu des sociétés
- Ministère des Finances de l’Ontario : impôt-santé des employeurs
- Ministère des Finances de l’Ontario : crédit d’impôt de l’Ontario pour l’innovation
- Ministère des Finances de l’Ontario : crédit d’impôt de l’Ontario pour la recherche et le développement
- Agence du revenu du Canada : taux d’impôt des sociétés
- Agence du revenu du Canada : quand s’inscrire à la TPS/TVH et commencer à la facturer
- Agence du revenu du Canada : facturer ou percevoir la TPS/TVH
- Agence du revenu du Canada : comment s’inscrire pour obtenir un numéro d’entreprise
- CSPAAT : comment inscrire votre entreprise
- CSPAAT : questions et réponses — inscription
- CSPAAT : manuel des politiques opérationnelles — inscription
- Gouvernement de l’Ontario : votre guide de la Loi sur les normes d’emploi
- Gouvernement de l’Ontario : salaire minimum
- Gouvernement de l’Ontario : Programme ontarien des candidats à l’immigration
- Gouvernement de l’Ontario : volet des priorités relatives à la main-d’œuvre en Ontario
- Gouvernement de l’Ontario : volets archivés du Programme ontarien des candidats à l’immigration
- Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : Programme de visa pour démarrage d’entreprise
- Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : visa pour démarrage d’entreprise — qui peut présenter une demande
- Ville de Toronto : règlements, permis et licences d’affaires
- Ville d’Ottawa : entreprises nécessitant un permis municipal
- Secrétariat de l’Accord de libre-échange canadien : l’Accord de libre-échange canadien
