2727 COWORKING · MONTRÉAL

Recherche Terre-Neuve-et-Labrador · vérifié le 7 septembre 2026

Démarrer une entreprise à Terre-Neuve-et-Labrador

Terre-Neuve-et-Labrador a abrogé en 2022 son exigence de résidence canadienne des administrateurs, sans rien resserrer en échange sauf l’adresse. Ce guide suit toute la séquence à partir de la Corporations Act et du Registry of Companies de la province : formulaires, droits, dénominations, administrateurs, siège social réellement accepté, transparence, déclarations annuelles, fiscalité, indemnisation des accidents du travail et les deux volets d’immigration pour entrepreneurs.

Réponse directe

Terre-Neuve-et-Labrador est aujourd’hui l’une des provinces canadiennes les plus permissives quant à la composition du conseil : l’exigence de résidence canadienne des administrateurs prévue par la Corporations Act, fixée à 25 % par l’article 174, a été abrogée purement et simplement à compter du 1er avril 2022, de sorte que le conseil d’une société terre-neuvienne peut être entièrement composé de non-résidents. Ce que la province n’a pas assoupli, c’est l’adresse. Le paragraphe 33(1) exige un siège social situé dans la province, et le registre indique à deux endroits que les comptoirs de Postes Canada, les magasins UPS, les Mailboxes Etc. et les commerces de détail comparables ne sont pas acceptés comme siège social. La constitution coûte 300 $ sur papier ou 270 $ par voie électronique dans Companies and Deeds Online, plus 10 $ pour réserver une dénomination pendant 90 jours. La déclaration annuelle coûte 100 $ et doit être produite avant la fin du mois anniversaire, sans quoi la société passe au statut « Not in Good Standing » ; un an de défaut ouvre au registraire un motif légal de dissolution. La taxe de vente est une TVH de 15 % et le taux des petites entreprises baisse : la loi le fixe à 2 % depuis le 1er janvier 2026, alors que l’ARC et les pages fiscales provinciales publient encore 2,5 %.

Ce qui distingue réellement Terre-Neuve-et-Labrador

Cinq différences sont structurelles plutôt que cosmétiques, et chacune est développée dans son étape ci-dessous.

  1. L’exigence de résidence des administrateurs a été abrogée nommément. Ni assouplie, ni levée sur demande : rayée du recueil des lois par une disposition qui énonce « Section 174 of the Act is repealed » [1] [2].
  2. Il n’existe aucun registre des noms d’entreprise. La liste provinciale des registres compte huit entrées et aucun registre des noms commerciaux : une entreprise non constituée n’a donc aucun dépôt de nom à faire [13].
  3. La plus grande ville n’a aucun permis d’entreprise général. St. John’s délivre des permis par activité et contrôle l’occupation ; elle n’émet aucun permis d’entreprise universel [31] [32].
  4. Le registre nomme par écrit les types d’adresses qu’il refuse, sur deux pages distinctes — ce qui est plus rare qu’il n’y paraît et rend la question de l’adresse inhabituellement facile à trancher [5] [7].
  5. Le taux d’imposition des petites entreprises est au milieu d’une descente législative en quatre paliers, de 2,5 % à 1 %, et les pages administratives n’ont pas rattrapé la loi [36] [37].
Question Réponse de Terre-Neuve-et-Labrador Source
Qui tient le registre ? Registry of Companies, Digital Government and Service NL, dépôts par Companies and Deeds Online (CADO) [4]
Peut-on déposer soi-même ? Oui — CADO traite constitution, déclarations annuelles, changements d’administrateurs, réservation de dénomination, certificats de conformité [12]
Droits de constitution 300 $ papier, 270 $ électronique ; 70 $ / 63 $ sans capital-actions [11]
Délai de traitement publié Aucun. Le registre ne publie aucune norme de service [4]
Résidence des administrateurs Aucune ; art. 174 abrogé le 1er avril 2022 [1] [2]
Nombre minimal d’administrateurs Un ; trois pour une société ayant fait appel au public, dont deux non dirigeants ni employés [1]
Siège social Dans la province, adresse municipale complète ; boîtes postales commerciales refusées [1] [7]
Bénéficiaires effectifs Registre interne des PDCI depuis le 1er avril 2022 ; pas une base publique [1]
Dépôt annuel Déclaration annuelle avant la fin du mois anniversaire ; 100 $ / 90 $ [8]
Conséquence du défaut « Not in Good Standing », puis dissolution par le registraire après un préavis de 120 jours [8] [1]
Assemblée annuelle Dans les 18 mois de la constitution, puis tous les 15 mois [1]
Taxe de vente TVH de 15 % (5 % fédéral + 10 % provincial) [17]
Impôt des sociétés 15 % taux général ; taux des petites entreprises à 2 % par la loi depuis le 1er janvier 2026 (l’ARC publie encore 2,5 %) [36] [15]
Accidents du travail WorkplaceNL ; dans une société, propriétaires et administrateurs sont des travailleurs couverts [25]
Permis municipal Aucun permis d’entreprise général à St. John’s ; permis par activité et permis d’occupation seulement [31]

Étape 1 : choisir la forme juridique

La société par actions naît du dépôt de statuts. L’argumentaire du registre lui-même : l’entreprise individuelle rend son propriétaire « liable to the full extent of his or her personal assets for the liabilities of the business », tandis que la société est « an entity separate and distinct from the shareholders whose liability is limited to the extent of the money invested », avec une existence perpétuelle [10].

La société sans capital-actions — la forme sans but lucratif de la partie XXI — dépose le formulaire 1a au lieu du formulaire 1, avec l’annexe A (objets) et l’annexe B (distribution des biens), exige au moins trois administrateurs et ne peut prendre une dénomination numérique [5] [6]. Elle ne paie aucun droit pour sa déclaration annuelle, tout en devant la produire [11]. L’enregistrement comme organisme de bienfaisance est un processus distinct de l’ARC et ne découle pas de la constitution sous la partie XXI.

L’entreprise individuelle ou la société de personnes en nom collectif n’exige rien au registre : il n’existe aucun registre des noms d’entreprise [13]. Les obligations sont fédérales et sectorielles : numéro d’entreprise, TVH au-delà du seuil, WorkplaceNL s’il y a des travailleurs, et tout permis attaché à l’activité. Un dépôt de moins, pas moins de réglementation. C’est un véritable écart avec la plupart du Canada, où l’enregistrement d’un nom commercial est la première démarche d’un entrepreneur non constitué en société.

La société en nom collectif à responsabilité limitée (SENCRL) n’est ouverte qu’aux professions admissibles, et la Partnership Act la régit en détail plutôt que par renvoi aux règles corporatives. L’article 60 exige que la dénomination porte « Limited Liability Partnership » ou « LLP » à la fin. L’article 61 oblige la société, dès son enregistrement, à « immediately send to all of its existing clients a notice that advises of the registration and explains in general terms the potential changes in liability of the partners ». Le paragraphe 62(1) exige un siège social dans la province ; le paragraphe 62(3) exige que ce siège soit « the business premises of the partnership or of a person or firm that has agreed to act as the limited liability partnership’s registered office » et qu’il soit « accessible to the public during normal business hours ». L’article 63 impose une liste des associés conservée au siège et fournie sans frais sur demande. Le paragraphe 64(1) fixe une échéance annuelle différente de celle des sociétés par actions : « within 2 months after each anniversary of the date on which the partnership was registered » [35]. La page du registre ajoute les exigences pratiques : description de la profession admissible, nom et adresse résidentielle de l’associé représentant dans la province, adresse municipale complète du siège social, et lettre de consentement de l’ordre professionnel [14].

Un détail mérite d’être signalé, car il contredit la règle corporative examinée plus loin : le paragraphe 62(2) prévoit qu’« A limited liability partnership may designate a separate post office box within the province as its address for service by mail » [35]. Une case postale est expressément permise comme adresse de signification par la poste d’une SENCRL — et expressément refusée comme siège social d’une société par actions [5] [7]. Deux types d’entités, deux règles : ne transposez pas la permissive.

La société fédérale revient de toute façon ici : le registre traite une société fédérale comme « by definition, an extra-provincial company » [9]. Les arbitrages figurent dans la comparaison fédérale ou provinciale.

Forme Dépôt au registre Droits initiaux Dépôt récurrent Responsabilité
Société par actions Formulaires 1, 3, 6 300 $ / 270 $ Déclaration annuelle, mois anniversaire, 100 $ / 90 $ Limitée aux sommes investies [10]
Société sans capital-actions (partie XXI) Formulaires 1a, 3, 6 + annexes A et B 70 $ / 63 $ Déclaration annuelle, sans droits Limitée ; trois administrateurs minimum [5]
Entreprise individuelle Aucun — pas de registre des noms Aucun Aucun au provincial Responsabilité personnelle illimitée [10] [13]
Société en nom collectif Aucun au registre des sociétés Aucun Aucun au provincial Illimitée et solidaire [13]
SENCRL Demande sous la Partnership Act Droits fixés par le ministre Déclaration annuelle dans les 2 mois de l’anniversaire Limitée, professions admissibles seulement [35]
Société fédérale exerçant ici Formulaires 24, 25, 26 (extraprovincial) 560 $ / 260 $ Déclaration annuelle extraprovinciale 200 $ / 180 $ Limitée ; plus procuration de signification [9] [11]

Étape 2 : faire approuver la dénomination

À moins de vouloir une société à dénomination numérique, faites approuver le nom avant le dépôt. La politique d’approbation des dénominations, lue avec les articles 4 à 13 des Corporations Regulations, décrit trois éléments : distinctif, descriptif et juridique. L’article 17 fournit l’élément juridique — « Limited », « Limitée », « Incorporated », « Incorporée », « Corporation », ou « Ltd. », « Ltée », « Inc. », « Corp. ». Les dénominations vont jusqu’à 200 caractères et doivent commencer par une lettre ou un chiffre : « No. 1 Computer Sales Ltd. » passe, « #1 Computer Sales Ltd. » non [6].

Trois pièges. La recherche est provinciale seulement — le registre « checks for name availability within the province of Newfoundland and Labrador only » et renvoie aux autres autorités, de sorte qu’une approbation terre-neuvienne n’est pas une attestation NUANS et ne dit rien d’une marque ou d’une dénomination en conflit en Ontario, en Nouvelle-Écosse ou au registre fédéral. L’index comprend les noms éteints : il couvre les sociétés par actions, les organismes sans but lucratif, les coopératives, les sociétés en commandite et les syndicats de copropriété de la province, et « the name search includes all active and inactive names » — une société dissoute il y a quinze ans peut donc vous bloquer. Un patronyme exige un consentement, sauf si la personne a un intérêt important : un administrateur portant ce nom se qualifie [6].

La loi appuie ces règles par les pouvoirs du registraire : l’article 404 interdit les dénominations prêtant à confusion sans consentement écrit, ainsi que celles laissant croire à un lien avec la Couronne, un gouvernement, un parti politique, une université ou un ordre professionnel ; l’article 405 permet au registraire de refuser une dénomination trop générale pour être distinctive ; l’article 403 permet de réserver une dénomination pendant 90 jours moyennant 10 $ [1] [11].

Deux conséquences échappent souvent aux fondateurs. D’abord, la réservation de 90 jours est un compte à rebours, non un droit : si la constitution n’est pas déposée dans ce délai, la réservation expire et la dénomination retourne au bassin. Ensuite, une dénomination numérique est toujours disponible — le registraire attribue les numéros —, de sorte qu’un fondateur bloqué sur un nom peut se constituer immédiatement sous forme numérique et changer de nom plus tard, au coût de 100 $ pour le changement de dénomination plus 50 $ si des statuts de modification sont requis [6] [11]. Le paragraphe 279(4) confirme le mécanisme : « Where a corporation has a designating number as a name, the directors may amend the articles of the corporation to change its name to a name other than a number » [1]. Les organismes sans but lucratif, en revanche, ne peuvent être numériques [6].

Étape 3 : déposer les statuts, formulaire par formulaire

La constitution repose sur trois formulaires, et il vaut la peine de savoir ce que chacun porte, car le refus le plus courant consiste à inscrire la bonne information sur le mauvais formulaire.

Formulaire Ce que c’est Ce qu’il porte Droits
Formulaire 1 Statuts de constitution, avec capital-actions Dénomination ; la ville ou le village du siège social ; catégories et nombre maximal d’actions ; restrictions au transfert d’actions ; restrictions à l’activité ; nombre d’administrateurs ; fondateurs 300 $ / 270 $ [11]
Formulaire 1a Statuts de constitution, sans capital-actions Les mêmes éléments, sans les actions, avec l’annexe A (objets) et l’annexe B (distribution des biens) 70 $ / 63 $ [11]
Formulaire 3 Avis de siège social L’adresse municipale complète dans la province et, facultativement, une adresse postale distincte pour la correspondance du registre Inclus à la constitution ; 10 $ pour un changement [7]
Formulaire 6 Avis des administrateurs Nom et adresse de chaque administrateur ; déposé dans les 15 jours de tout changement Inclus à la constitution ; 10 $ pour un changement [7]
Formulaire 24 Déclaration d’enregistrement (extraprovincial) Renseignements de la juridiction d’origine Compris dans 560 $ / 260 $ [9]
Formulaire 25 Déclaration solennelle (extraprovincial) Assermentée devant un notaire ou un commissaire de la juridiction d’origine Comprise dans les mêmes droits [9]
Formulaire 26 Procuration (extraprovincial) Désigne un particulier résidant dans la province pour recevoir signification Comprise dans les mêmes droits ; 10 $ pour un changement [9] [11]

La séparation entre le formulaire 1 et le formulaire 3 est celle qu’il faut intégrer : les statuts ne nomment que la ville ou le village, et l’adresse municipale complète appartient au formulaire 3 [5]. Ce n’est pas une formalité : c’est pourquoi un déménagement à l’intérieur de St. John’s coûte 10 $ sur un formulaire 3, alors qu’un déménagement à Mount Pearl exige en plus 50 $ de statuts de modification, puisque les statuts eux-mêmes nommaient la municipalité [7].

Autres points de rédaction tirés de la page du registre : les actions sont sans valeur nominale ; un plafond d’actions autorisées est facultatif et limite le pouvoir discrétionnaire des administrateurs d’en émettre ; les règlements administratifs ne sont pas déposés avec les statuts ; les administrateurs doivent avoir au moins 19 ans ; il n’y a aucun nombre maximal d’administrateurs ; et un fondateur qui est lui-même une personne morale doit être en règle [5].

Le dépôt passe par Companies and Deeds Online, qui traite la constitution, les déclarations annuelles, les changements d’administrateurs, la réservation de dénomination, les certificats de conformité et les déclarations en retard, et accepte Visa et Mastercard. CADO distingue les utilisateurs publics des utilisateurs licenciés ou autorisés, et permet aussi la recherche dans les actes, les privilèges des constructeurs, les copropriétés, les coopératives et les lobbyistes [12].

Le barème complet des droits

Dépôt Papier Électronique
Réserver une dénomination (90 jours) 10 $ 10 $
Certificat de constitution 300 $ 270 $
Constitution sans capital-actions (partie XXI) 70 $ 63 $
Certificat de modification (statuts de modification) 50 $ 50 $
Changement de dénomination 100 $ 100 $
Certificat de constitution mis à jour 100 $ 100 $
Certificat de fusion 300 $ 300 $
Certificat de prorogation 300 $ 300 $
Certificat de cessation de prorogation 300 $ 300 $
Certificat de reconstitution 300 $ 300 $
Certificat de conformité 10 $ 10 $
Déclaration annuelle, société locale avec capital-actions 100 $ 90 $
Déclaration annuelle, société sans capital-actions Sans droits Sans droits
Changement de siège social (formulaire 3) ou d’administrateurs (formulaire 6) 10 $ 10 $
Copies non certifiées 0,25 $ la page 0,25 $ la page
Copies certifiées 20 $ 20 $
Enregistrement extraprovincial, avec capital-actions 560 $ —
Enregistrement extraprovincial, sans capital-actions 260 $ —
Déclaration annuelle extraprovinciale 200 $ 180 $
Changement de procuration ou de siège social extraprovincial 10 $ 10 $
Droits de retard sur déclaration annuelle Abrogés depuis l’année de déclaration 2005 —

Les droits proviennent du barème prescrit par le ministre sous le régime de la loi [11], les droits de constitution de 300 $ et la déclaration annuelle de 100 $ étant confirmés indépendamment sur des pages du registre [10] [8].

Confirmez chaque montant au moment du dépôt. Le barème est un arrêté ministériel numérisé, signé en 2016 et annoté « denotes fee change effective January 1, 2017 ». C’est le document que le registre lui-même publie comme barème, mais il affiche une décennie au compteur, et plusieurs montants — les tarifs électroniques de 270 $ et 63 $, les droits extraprovinciaux de 560 $ et 260 $ — n’apparaissent sur aucune autre page et n’ont donc pu être recoupés. Traitez le tableau ci-dessus comme le barème publié, non comme une citation, et lisez le montant réel dans CADO avant de payer.

Aucun délai de traitement n’est publié, et ce guide n’en avance donc aucun. Le registre ne publie aucune norme de service et CADO n’en annonce pas ; informez-vous au 1-709-729-4834 [4] ou auprès des Business Navigation Services, la ligne provinciale d’aide sur la réglementation, les permis, les licences et les inspections [34].

Après le certificat : l’assemblée d’organisation

Le paragraphe 171(1) exige qu’après la délivrance du certificat de constitution « a meeting of the directors of the corporation shall be held », assemblée à laquelle les administrateurs peuvent adopter les règlements administratifs, arrêter les formes de certificats de valeurs mobilières et de livres, autoriser l’émission de valeurs mobilières, nommer les dirigeants, nommer un vérificateur en fonction jusqu’à la première assemblée annuelle des actionnaires, prendre les arrangements bancaires et traiter toute autre affaire. Le paragraphe 171(2) exige un préavis d’au moins cinq jours par la poste à chaque administrateur, donné par un fondateur ou un administrateur [1]. Le paragraphe 175(2) prévoit qu’un administrateur nommé dans l’avis de constitution reste en fonction « from the issue of the certificate of incorporation until the 1st meeting of shareholders » [1].

C’est cette assemblée, et non le certificat, que la banque voudra voir : le certificat prouve que la société existe, le procès-verbal de l’assemblée d’organisation prouve qui a le pouvoir de l’engager et d’administrer le compte.

Étape 3b : un exemple concret, du dépôt au premier anniversaire

Ce qui suit retrace une constitution ordinaire afin de rendre la séquence et le coût cumulatif concrets. Les dates sont les choix de la fondatrice et les échéances légales qui en découlent ; aucune date ici n’est une prévision de la rapidité du registre, puisque celui-ci ne publie aucun délai de traitement [4]. Chaque droit est le montant du barème publié [11].

Une fondatrice veut constituer une société de consultation en logiciels à deux personnes, exploitée dans des locaux loués sur Water Street à St. John’s, avec elle-même comme unique administratrice au départ et un cofondateur qui rejoindra le conseil plus tard.

Étape 1 — réserver la dénomination. Elle propose « Harbourline Analytics Ltd. » : élément distinctif (« Harbourline »), élément descriptif (« Analytics ») et élément juridique (« Ltd. »), bien en deçà de 200 caractères et commençant par une lettre [6]. Elle la réserve par CADO pour 10 $, ce qui la retient 90 jours en vertu de l’article 403 [1] [11]. Elle note deux limites : le registre n’a cherché qu’à Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui ne dit rien de la disponibilité au fédéral ou dans une autre province, et la recherche a inclus les noms inactifs, de sorte qu’un résultat favorable vaut aussi contre les sociétés dissoutes [6]. Total cumulé : 10 $.

Étape 2 — régler l’adresse avant le dépôt. Elle a un bail sur Water Street : le siège social est donc une véritable adresse municipale dans la province, ce qui satisfait le paragraphe 33(1) et l’exigence d’adresse municipale complète du registre [1] [7]. Sans locaux, c’est ici qu’elle aurait été bloquée : une boîte aux lettres en commerce de détail est refusée d’emblée, et le registre indique lui-même que les sociétés sans présence physique retiennent généralement un cabinet d’avocats local [5] [9].

Étape 3 — déposer les statuts. Le formulaire 1 nomme la société, indique St. John’s comme lieu du siège social (la municipalité seulement), prévoit une catégorie d’actions ordinaires sans valeur nominale et sans maximum, et n’impose aucune restriction d’activité. Le formulaire 3 porte l’adresse municipale complète sur Water Street. Le formulaire 6 la désigne comme unique administratrice — ce qui est permis, l’article 168 n’exigeant qu’un administrateur pour une société n’ayant pas fait appel au public, et aucun quota de résidence n’ayant à être satisfait [1]. Dépôt électronique par CADO avec une carte Visa : 270 $ [11] [12]. Total cumulé : 280 $.

Étape 4 — tenir l’assemblée d’organisation. Avec une seule administratrice, le préavis de cinq jours de l’article 171(2) est satisfait trivialement, mais l’assemblée doit tout de même avoir lieu et être consignée : adoption des règlements, autorisation des certificats d’actions, émission de la première action, nomination des dirigeants, approbation des arrangements bancaires et règlement de la question du vérificateur [1]. Sur ce dernier point, elle emprunte la voie de la dispense : l’article 266 permet aux actionnaires d’une société n’ayant pas fait appel au public de résoudre de ne pas nommer de vérificateur, mais uniquement par une résolution « consented to by all the shareholders, including shareholders not otherwise entitled to vote », et cette résolution « is valid only until the next succeeding annual meeting of shareholders » — elle doit donc être reprise chaque année, et non une seule fois [1].

Étape 5 — constituer le registre des PDCI. Avant de commencer ses activités, elle crée le registre des particuliers ayant un contrôle important exigé par l’article 45.2, conservé au bureau de Water Street. Avec deux actionnaires personnes physiques et aucune société de portefeuille, l’analyse est brève, mais le registre doit tout de même consigner pour chacun le nom, la date de naissance, la dernière adresse connue, la juridiction de résidence aux fins de l’impôt sur le revenu, les dates de début du contrôle, la manière dont il s’exerce et les mesures prises pour tenir le registre à jour [1]. Sans droits — c’est un registre interne, non un dépôt.

Étape 6 — s’inscrire au fédéral et au provincial pour l’impôt et la paie. Elle obtient un numéro d’entreprise et ouvre un compte RC (impôt des sociétés), un compte RT dès que l’inscription à la TVH est requise, et un compte RP avant la première paie [24]. Elle s’inscrit à WorkplaceNL, qui lui attribue un numéro d’entreprise (Firm Number) et un code de classification industrielle (NIC) ; parce que l’entreprise est constituée en société, elle est elle-même une travailleuse couverte même si elle est la seule, et une cotisation annuelle minimale de 50 $ s’applique [25]. Total cumulé : 330 $, plus des inscriptions fiscales sans frais.

Étape 7 — le cofondateur rejoint le conseil. À la nomination du second administrateur, le formulaire 6 doit être déposé dans les 15 jours, pour 10 $ [7]. Total cumulé : 340 $.

Étape 8 — la première assemblée annuelle. L’alinéa 217a) oblige les administrateurs à convoquer une assemblée annuelle des actionnaires « not later than 18 months after the corporation comes into existence », puis « not later than 15 months after holding the last preceding annual meeting » [1]. L’article 258 exige que des états financiers comparatifs soient soumis à cette assemblée, portant sur une période se terminant au plus six mois avant celle-ci, et l’article 262 exige que ces documents soient envoyés à chaque actionnaire au moins 21 jours avant l’assemblée [1]. Si le cofondateur est à l’étranger cette semaine-là, l’article 217.1 permet la participation « by telephone, electronic means or other method of communication that permits all participants to communicate with each other », pourvu que la société approuve et rende ce moyen disponible [1].

Étape 9 — la première déclaration annuelle. Elle est due avant la fin du mois anniversaire de l’enregistrement, non à la date anniversaire ni à la fin de l’exercice. Le registre envoie un avis 60 jours à l’avance et la fenêtre de dépôt couvre les trois mois précédant la fin de ce mois ; les droits sont de 90 $ par voie électronique [8] [11]. Total cumulé au premier anniversaire : 430 $, plus la cotisation WorkplaceNL et les honoraires professionnels.

Étape 10 — la T2, encore un autre calendrier. La société doit produire une déclaration T2 « within six months of the end of each tax year » [40], et l’ARC est explicite : « All resident corporations (except tax-exempt Crown corporations, Hutterite colonies and registered charities) have to file a corporation income tax (T2) return every tax year even if there is no tax payable » [39]. Trois obligations annuelles distinctes courent désormais sur trois calendriers distincts — mois anniversaire au registre, assemblée annuelle, et fin d’exercice plus six mois — et aucune ne libère des autres.

Étape 4 : les administrateurs et l’exigence de résidence qui n’existe plus

C’est la conclusion qui structure cette page ; elle est donc exposée intégralement plutôt que résumée.

Ce qu’était la règle

Jusqu’au 1er avril 2022, l’article 174 de la Corporations Act était intitulé « Residency requirement » et son paragraphe (1) énonçait : « At least 25% of the directors of a corporation shall be resident Canadians. » Le paragraphe (3) préservait les droits acquis de certaines sociétés prorogées sous l’ancienne Companies Act, et le paragraphe (4) écartait la règle pour une personne morale ne tirant aucun revenu du Canada. L’article portait la note d’historique « 1986 c12 s170 ; 1987 c38 s9 ; 1990 c52 s1 ; 2004 c14 s2 », montrant qu’il avait été modifié quatre fois en trois décennies avant d’être finalement supprimé [3].

Comment elle a été abrogée

An Act to Amend the Corporations Act, SNL 2021 c. 26, a été sanctionnée le 16 novembre 2021. Son propre sommaire — la table analytique que le légiste place en tête d’une loi modificative — inscrit l’élément « 4. S. 174 Rep. — Residency requirement ». La clause 4 édicte, en six mots, « Section 174 of the Act is repealed ». La clause 10 prévoit que « This Act comes into force on April 1, 2022 » [2]. La codification officielle actuelle imprime l’article, à sa place, sous la mention « [Rep. by 2021 c26 s4] », et sa table des matières le désigne de la même manière [1].

Trois documents officiels indépendants convergent donc : la codification archivée dit ce qu’était la règle, la loi modificative dit qu’elle est abrogée et à quelle date, et la codification actuelle montre le vide qu’elle a laissé. Le conseil d’une société terre-neuvienne peut donc être entièrement composé de non-résidents.

La même loi a fait autre chose le même jour

La clause 3 de cette loi a inséré les articles 45.1 à 45.5 — le registre des particuliers ayant un contrôle important — et la clause 8 a ajouté la disposition pénale de l’article 503.1. Les deux sont entrées en vigueur le 1er avril 2022 en vertu de la même clause 10 [2]. Cet appariement est le véritable fond de la réforme et il n’a rien d’une coïncidence : la province a cessé de demander où résident les administrateurs pour demander qui contrôle réellement la société. Un quota de résidence a toujours été un indicateur grossier de responsabilité — il pouvait être satisfait par un prête-nom sans intérêt économique. Un registre des bénéficiaires effectifs s’attaque directement au même problème. Lues ensemble, ces deux modifications ne traduisent pas une simple déréglementation : la province a remplacé un critère formel par un critère substantiel.

Le piège : une définition vivante n’est pas un quota vivant

La loi définit toujours « resident Canadian » à l’article 2(y), et la clause 1(3) de la loi de 2021 a réédicté cette définition au lieu de la supprimer [1] [2]. La définition est détaillée : un citoyen canadien résidant ordinairement au Canada ; un citoyen ne résidant pas ordinairement au Canada mais appartenant à une catégorie prescrite ; ou un résident permanent résidant ordinairement au Canada, à l’exclusion de celui qui y réside ordinairement depuis plus d’un an après être devenu admissible à demander la citoyenneté [1].

Quiconque cherche « resident Canadian » dans la loi trouve cette mécanique intacte et peut aisément conclure qu’un quota subsiste. Il n’en est rien. Dans la codification actuelle, l’expression apparaît à exactement deux endroits : la définition elle-même, et l’alinéa 280(1)a), qui permet à une société « any of the issued shares of which are or were part of a distribution to the public » de modifier ses statuts par résolution spéciale afin de restreindre « the issue or transfer of shares of a class or series to persons who are not resident Canadians » [1]. Il s’agit d’un pouvoir de restriction d’actions réservé aux sociétés ayant fait appel au public, et facultatif même dans ce cas. La définition survit pour le servir. Une société fermée à deux actionnaires ne touchera jamais à l’article 280, et plus rien dans la loi n’exige qu’un administrateur d’une société terre-neuvienne soit un résident canadien.

Ce qui continue de s’appliquer aux administrateurs

L’abrogation a retiré une condition et laissé les autres debout :

  • Nombre. Article 168 : « A corporation shall have 1 or more directors but a corporation, any of the issued securities of which are or were part of a distribution to the public, shall have no fewer than 3 directors, at least 2 of whom are not officers or employees of the corporation or its affiliates » [1]. Le registre ajoute qu’il n’y a aucun maximum et qu’une société sans capital-actions en exige au moins trois [5] [7].
  • Capacité. L’article 172 écarte quiconque n’est pas une personne physique, a moins de 19 ans, a été déclaré incapable par un tribunal ou a le statut de failli [1] [7].
  • Aucune action requise. Article 173 : un administrateur n’a pas à détenir d’actions, sauf disposition contraire des statuts [1].
  • Mandats. Le paragraphe 175(3) exige des actionnaires qu’ils élisent les administrateurs à la première assemblée et à chaque assemblée annuelle subséquente comportant une élection, « to hold office for a term expiring not later than the close of the 3rd annual meeting of shareholders following the election » ; en vertu du paragraphe 175(4), leurs mandats n’ont pas à être de durée identique [1].
  • Avis. Formulaire 6 dans les 15 jours de tout changement, pour 10 $ [7].

Et l’abrogation n’a rien changé à la fiscalité. Un conseil entièrement non résident tend à situer la direction centrale hors du Canada, et le contrôle non résident fait perdre le statut de société privée sous contrôle canadien — voir l’étape 8 et la piste du fondateur à l’étranger.

Étape 5 : le siège social que Terre-Neuve-et-Labrador acceptera

Paragraphe 33(1) : « A corporation shall have a registered office in the province in the place specified in its articles. » Les administrateurs peuvent le déplacer à l’intérieur de ce lieu ; une autre municipalité exige des statuts de modification ; le paragraphe 34(2) impose un avis de changement d’adresse dans les 15 jours. L’article 36 exige que les statuts, les règlements, les procès-verbaux des assemblées d’actionnaires, les avis déposés et les deux registres soient conservés au siège social ou en un autre lieu dans la province désigné par les administrateurs, et l’article 35 oblige la société à afficher sa dénomination à son siège et à l’indiquer sur ses contrats, factures, effets négociables et bons de commande [1].

Le registre fournit les règles qui décident si un dépôt est accepté :

  • Les statuts ne nomment que la ville ou le village ; l’adresse municipale complète va sur le formulaire 3 [5].
  • Le siège est le lieu où les livres sont tenus et « the official address where the corporation may be served » [7].
  • Les comptoirs postaux commerciaux sont refusés : « utilization of Canada Post outlets, UPS stores, Mailboxes Etc. or comparable retail outlets would not be accepted by the Registry as a adequate registered office address » — la même phrase figure sur deux pages distinctes du registre [5] [7].
  • Le changer coûte 10 $ sur un formulaire 3 dans les 15 jours, plus 50 $ de statuts de modification si le déplacement franchit une frontière municipale [7] [11].
  • Il existe exactement un rôle autorisé pour un service de courrier : « The registered office address form can also specify an alternate mailing address to receive correspondence from the Registry » — un champ de correspondance à côté du siège social, jamais un substitut [7].

Notez l’étroitesse de cette dernière permission, et la ligne différente que la province a tracée pour un autre type d’entité : une SENCRL peut désigner une case postale dans la province comme adresse de signification par la poste en vertu du paragraphe 62(2) de la Partnership Act, tandis qu’une société par actions ne peut désigner une adresse de substitution que pour la correspondance du registre et doit conserver un véritable siège social aux fins de signification [35] [7]. La province n’est pas hostile aux services de courrier : elle est précise sur la fonction juridique que remplit chaque adresse.

Pour un fondateur sans locaux sur place, l’observation du registre lui-même est le guide honnête : une société sans présence physique a besoin de quelqu’un sur le terrain, et « most corporations utilize the services of a local law firm » [9]. Budgétez-le comme des honoraires professionnels récurrents et obtenez par écrit l’engagement du prestataire d’accepter la signification des actes judiciaires, car c’est la fonction juridique de cette adresse. Voir le guide de l’adresse d’affaires pour la distinction des rôles.

Étape 6 : transparence et registre des PDCI

La province a gagné un régime de bénéficiaires effectifs le jour même où elle a perdu sa règle de résidence : la clause 3 de SNL 2021 c. 26 a inséré les articles 45.1 à 45.5, en vigueur le 1er avril 2022, et la clause 8 a ajouté la disposition pénale [2].

Où il se trouve. Au siège social ou en un autre lieu de la province désigné par les administrateurs — la même règle de garde dans la province qui régit le reste des livres sous l’article 36 [1].

Ce qu’il consigne. Pour chaque particulier ayant un contrôle important : nom, date de naissance et dernière adresse connue ; juridiction de résidence aux fins de l’impôt sur le revenu ; les dates auxquelles la personne l’est devenue et a cessé de l’être ; la manière dont elle exerce ce contrôle, y compris la description de ses intérêts et droits sur les actions ; et chaque mesure prise pour tenir le registre à jour [1].

À quelle fréquence il est actualisé. Au moins une fois par exercice, la société doit prendre des mesures raisonnables pour confirmer que tous les PDCI sont identifiés et que le registre est exact et à jour ; toute information nouvelle doit y être consignée dans les 15 jours suivant le moment où la société en prend connaissance [1].

Quand il est détruit. Les renseignements personnels doivent être détruits de façon sécuritaire dans l’année suivant le sixième anniversaire du jour où un particulier a cessé d’être un PDCI [1].

Ce qu’il en coûte de se tromper. Une contravention sans motif raisonnable entraîne une amende maximale de 5 000 $. Par ailleurs, l’article 503.1 — ajouté par la clause 8 de la loi de 2021 — expose l’administrateur ou le dirigeant qui consigne sciemment des renseignements faux ou trompeurs dans le registre, ou les fournit sciemment à autrui, à une amende maximale de 200 000 $ ou à un emprisonnement maximal de six mois, ou aux deux [1] [2]. L’écart de quarante fois entre les deux montants est révélateur : la négligence est un problème à 5 000 $, le mensonge un problème d’échelle pénale.

Qui peut le consulter. Deux points structurels. Il n’est pas public : l’article 45.4 impose la communication au registraire sur demande et ouvre l’accès aux actionnaires et aux créanciers sur affidavit — il n’existe aucune base publique consultable des bénéficiaires effectifs terre-neuviens, et rien de cela n’apparaît dans une recherche CADO. Et les émetteurs assujettis sont exemptés en vertu du paragraphe 45.2(7) : émetteurs assujettis, sociétés cotées à une bourse désignée et catégories prescrites [1]. Une société fédérale enregistrée ici conserve ses propres obligations fédérales de PDCI, distinctes et plus publiques ; s’enregistrer à titre extraprovincial à Terre-Neuve n’importe pas le régime provincial en remplacement du fédéral.

Étape 7 : la déclaration annuelle, ou comment une société meurt discrètement

Le dépôt

Le paragraphe 408(1) oblige la société, chaque année, le premier jour du mois où tombe l’anniversaire de son enregistrement, de sa fusion ou de sa reconstitution, à transmettre au registraire une déclaration annuelle accompagnée des droits exigibles. Le paragraphe 408(2) exige qu’un administrateur, un dirigeant ou un avocat en atteste le contenu. Le paragraphe 408(3) permet au registraire de radier la société du registre pour négligence ou refus de produire [1].

Sur le plan opérationnel, une société « must file an Annual Return prior to the end of month in which the date of its registration, amalgamation, or revival, whichever is later, occurs », et celles qui ne l’ont pas fait à cette échéance « will be placed in a status of “Not in Good Standing” ». L’avis part 60 jours à l’avance et la fenêtre de dépôt couvre les trois mois précédant la fin du mois anniversaire [8].

Les droits sont de 100 $ sur papier ou 90 $ par voie électronique au provincial, de 200 $ / 180 $ en extraprovincial, et nuls pour une société de la partie XXI. Les droits de retard ont été abrogés depuis l’année de déclaration 2005 : la sanction immédiate est donc le statut, non l’argent [11]. Une mise en garde : la page du registre raconte encore la transition de 2005-2006 et y cite 75 $, avant d’indiquer sur la même page que les droits « increased to $100 per year commencing in 2017 », ce que le barème confirme — lisez le 75 $ comme un fossile, non comme une option actuelle [8].

L’escalade que personne ne lit avant qu’elle n’arrive

« Not in Good Standing » est un statut, non une fin. La fin, c’est l’article 341, et il est plus large que la seule déclaration annuelle. Le registraire peut dissoudre une société qui :

  • a) « has not started business within 3 years after the date shown in its certificate of incorporation » ;
  • b) « has not carried on its business for 3 consecutive years » ;
  • c) « fails to send a return, notice, document or prescribed fee to the registrar as required under this Act » ; ou
  • d) « is in default for a period of 1 year in sending to the registrar a fee, notice or document required by this Act » [1].

Deux de ces quatre motifs n’ont rien à voir avec la paperasse : une société-coquille constituée puis jamais utilisée, et une société qui cesse ses activités pendant trois ans, sont chacune dissolubles indépendamment, même si toutes les déclarations ont été produites. Les fondateurs qui se constituent tôt « pour retenir le nom » devraient lire attentivement l’alinéa a) — et noter que retenir un nom est précisément l’objet d’une réservation à 10 $.

Le registraire n’a pas le droit d’agir en silence. Le paragraphe 341(2) prévoit qu’il « shall not dissolve a corporation under this section until the registrar has given to the corporation 120 days’ notice of the registrar’s decision to dissolve the corporation » et a publié un avis dans la Gazette [1]. Ces 120 jours aboutissent au siège social — l’adresse que la société a peut-être cessé de surveiller, ce qui est exactement la manière dont une dissolution surprend un administrateur qui a déménagé sans jamais déposer de formulaire 3.

Revenir

L’article 331 permet la reconstitution : une personne intéressée présente une demande au registraire, des statuts de reconstitution en la forme prescrite sont transmis, et le registraire délivre un certificat de reconstitution. Dès lors, la personne morale « has the rights and privileges and is liable for the obligations that it would have had if it had not been dissolved » — mais expressément « subject to the reasonable terms that may be imposed by the registrar … and to the rights acquired by a person after its dissolution » [1]. Cette dernière réserve est le véritable coût d’une dissolution : tout ce qu’un tiers a légitimement acquis dans l’intervalle — au premier chef la dénomination, qui retourne au bassin et peut être prise — survit à la reconstitution. Un certificat de reconstitution coûte 300 $, autant qu’une constitution neuve [11].

Entre-temps, le dommage pratique frappe bien avant la dissolution : une société « Not in Good Standing » ne peut produire le certificat de conformité (10 $) qu’une banque, un locateur, un prêteur ou un acquéreur demandera [11] [12].

Étape 7b : les obligations que le registre ne voit jamais

La déclaration annuelle porte sur les renseignements publics de la société. D’autres obligations annuelles existent dans la loi, sont exécutoires, et ne génèrent aucun rappel de qui que ce soit.

L’assemblée annuelle. L’alinéa 217a) oblige les administrateurs à convoquer une assemblée annuelle des actionnaires « not later than 18 months after the corporation comes into existence and subsequently not later than 15 months after holding the last preceding annual meeting » [1]. Quinze mois, et non douze — ce qui signifie qu’une assemblée peut dériver d’année en année en restant licite, jusqu’au moment où elle cesse brusquement de l’être.

Les états financiers. L’article 258 exige des administrateurs qu’ils soumettent aux actionnaires, à cette assemblée, des états financiers comparatifs portant sur une période se terminant « not more than 6 months before the annual meeting » et sur l’exercice précédent, accompagnés du rapport du vérificateur et de tout renseignement additionnel exigé par les statuts, les règlements ou une convention unanime des actionnaires [1].

La transmission aux actionnaires. L’article 262 oblige la société, « not less than 21 days before each annual meeting of shareholders », à envoyer ces documents à chaque actionnaire, sauf celui qui a déclaré par écrit ne pas vouloir les recevoir [1].

Le vérificateur. L’article 265 exige un vérificateur ; l’article 266 permet aux actionnaires d’une société n’ayant pas fait appel au public de résoudre de ne pas en nommer — mais à l’unanimité seulement, y compris les actionnaires par ailleurs sans droit de vote, et la résolution « is valid only until the next succeeding annual meeting of shareholders » [1]. C’est la formalité récurrente la plus souvent oubliée dans les petites sociétés terre-neuviennes : la dispense est annuelle, et une dispense non reconduite place la société en contravention de l’obligation de vérification, et pas seulement sans vérificateur.

Le dépôt auprès du registraire. L’article 263 n’exige la transmission des états financiers au registraire que d’une société dont les valeurs mobilières ont fait l’objet d’un appel public à l’épargne et sont détenues par plus d’une personne [1]. Les états financiers d’une société fermée ne sont ni déposés ni publics — c’est pourquoi la déclaration annuelle, et non un dépôt financier, est le seul point de contact annuel avec le registre.

Se réunir à distance. L’article 217.1 permet à une personne habile à assister à une assemblée d’actionnaires d’y participer « by telephone, electronic means or other method of communication that permits all participants to communicate with each other during the meeting », lorsque la société approuve et rend ce moyen disponible [1]. Pour une société à actionnaires non résidents, c’est la disposition qui rend le cycle annuel praticable sans déplacement.

Étape 8 : les inscriptions fiscales, et un taux qui bouge

Numéro d’entreprise. L’ARC attribue un numéro à neuf chiffres auquel se greffent des comptes de programme : RC pour l’impôt des sociétés, RT pour la TPS/TVH, RP pour la paie, RM pour les importations-exportations. Les parcours d’inscription diffèrent pour un résident détenant un NAS — y compris un NAS temporaire commençant par 9 — et pour un non-résident, que l’ARC définit comme incluant une entreprise constituée ou située hors du Canada, un demandeur dont le NAS commence par 0 et un demandeur sans NAS [24].

La taxe de vente est une TVH de 15 % — 10 % provincial plus 5 % fédéral, la part provinciale étant passée de 8 % à 10 % le 1er juillet 2016 — et l’ARC l’administre, y compris la perception, les demandes, les décisions et les interprétations [17]. Il n’y a aucune taxe de vente provinciale distincte ni aucun numéro d’inscription provincial : un seul compte RT couvre les deux composantes, ce qui est l’avantage pratique d’une province à TVH par rapport à une province à TPS plus TVP. Voir la comparaison des taxes de vente.

L’inscription n’est pas automatique. Le seuil du petit fournisseur est de 30 000 $ sur quatre trimestres civils consécutifs : dépassez-le en un seul trimestre et vous devez vous inscrire le jour du dépassement, avec une date d’entrée en vigueur « no later than the day of the supply that made you exceed $30,000 » ; dépassez-le sur quatre trimestres et vous vous inscrivez avant la fin du mois suivant ce trimestre. Les non-résidents effectuant des ventes taxables au Canada sont soumis aux mêmes seuils, et les chauffeurs de taxi et de covoiturage doivent s’inscrire même comme petits fournisseurs [23].

Le taux des petites entreprises : la loi et les pages fiscales divergent

C’est le seul endroit de cette page où deux niveaux de source officielle se contredisent, et cette contradiction mérite d’être exposée précisément plutôt que moyennée.

Ce que dit la loi. Le paragraphe 40(1) de l’Income Tax Act, 2000 fixe le taux général : « The tax payable by a corporation for a taxation year is 15% of the corporation’s taxable income earned in the year in the province. » Le paragraphe 40(3) fixe le taux réduit pour une société admissible à la déduction fédérale accordée aux petites entreprises, et dans la codification actuelle l’alinéa 40(3)a) se lit 2 % [36].

Comment on en est arrivé là, et où cela va. An Act to Amend the Income Tax Act, 2000, SNL 2026 c. 14, sanctionnée le 2 juin 2026, réécrit l’alinéa 40(3)a) trois fois sur trois ans : la clause 4(1) remplace « 2.5% » par « 2% » ; la clause 4(2) remplace « 2% » par « 1.5% » ; la clause 4(3) remplace « 1.5% » par « 1% ». La clause d’entrée en vigueur les échelonne : la clause 5(1) fait entrer la clause 4(1) en vigueur rétroactivement, « considered to have come into force on January 1, 2026 » ; la clause 5(2) fait entrer la clause 4(2) en vigueur le 1er janvier 2027 ; la clause 5(3) fait entrer la clause 4(3) en vigueur le 1er janvier 2028 [37].

Années d’imposition Taux des petites entreprises sur le revenu actif à T.-N.-L. Autorité
Avant le 1er janvier 2024 3 % [16]
1er janvier 2024 – 31 décembre 2025 2,5 % [15] [16]
À compter du 1er janvier 2026 2 % [36] [37]
À compter du 1er janvier 2027 1,5 % [37]
À compter du 1er janvier 2028 1 % [37]

Les exercices à cheval sont calculés au prorata, par formule. Le paragraphe 40(4) traite l’année d’imposition qui comprend le 1er janvier 2026 en répartissant le revenu admissible entre les jours antérieurs à cette date, à 2,5 %, et les jours postérieurs au 31 décembre 2025, à 2 %, chacun pondéré par la proportion de jours dans l’année [36]. Les clauses 4(5) et 4(6) de la loi modificative remplacent ce paragraphe par des formules équivalentes à cheval sur le 1er janvier 2027 et le 1er janvier 2028, à mesure que chaque palier arrive [37]. Une société à exercice civil obtient donc un 2 % net pour 2026 ; une société dont l’exercice se termine, par exemple, le 30 juin obtient un mélange et ne peut appliquer simplement le taux affiché.

Ce que disent les pages administratives. Au 7 septembre 2026, le tableau des taux d’imposition des sociétés de l’ARC indique encore, pour Terre-Neuve-et-Labrador, un taux inférieur de 2,5 %, un taux supérieur de 15 % et un plafond des affaires de 500 000 $, avec la note « Reduced from 3%, effective January 1, 2024 » ; cette page porte une date de modification du 2025-05-30, antérieure à la loi modificative de juin 2026 [15]. La page de l’impôt des sociétés du ministère des Finances de la province indique elle aussi encore « Effective January 1, 2024, small business owners in the province will apply a reduced rate of 2.5% (previously 3%) » et « The reduced rate of 2.5% applies to the first $500,000 of active business income earned in the province and that qualifies for the federal small business deduction » [16].

Comment traiter cette divergence. La loi est le droit et les pages administratives en sont des descriptions : le taux de 2 % est donc celui qui a l’autorité juridique, et le décalage relève du délai ordinaire de publication plutôt que d’une contradiction de fond. Mais c’est l’ARC qui établira l’avis de cotisation — la province ne perçoit pas son propre impôt des sociétés, et « The Federal Government administers corporate income tax on behalf of the Province » [16] [22]. Ne fondez pas une position fiscale 2026 ou 2027 sur cette page : confirmez le taux que votre logiciel et l’ARC appliquent à votre fin d’exercice précise avant de produire, et soumettez la loi modificative à votre comptable si les chiffres diffèrent.

Le plafond de 500 000 $ est inchangé par la modification ; il suit le plafond fédéral des affaires et vise le revenu d’entreprise exploitée activement gagné dans la province [16] [15]. Au fédéral, le taux des petites entreprises est de 9 % et le taux général de 15 % après la réduction générale [15].

Le taux n’existe que si vous êtes une SPCC

Chacun des taux réduits ci-dessus est conditionnel à l’admissibilité à la déduction fédérale accordée aux petites entreprises, elle-même conditionnelle au statut de société privée sous contrôle canadien. L’ARC énonce les conditions à remplir à la fin de l’exercice, dont l’une est décisive pour une société à propriété étrangère : être une société privée ; résider au Canada et avoir été constituée au Canada ou y résider du 18 juin 1971 à la fin de l’année ; « not controlled directly or indirectly by one or more non-resident persons » ; ne pas être contrôlée par une ou plusieurs sociétés publiques ; et n’avoir aucune catégorie d’actions cotée à une bourse désignée [38].

Rapproché de l’étape 4, l’arbitrage devient net dans cette province. Terre-Neuve-et-Labrador enregistrera volontiers une société dont le conseil et l’actionnariat sont entièrement non résidents, puisqu’elle a abrogé la règle qui l’en empêchait. Le droit fiscal fédéral refusera ensuite d’y voir une SPCC, et les taux de 2 % au provincial et de 9 % au fédéral disparaissent avec ce statut, laissant 15 % au provincial et 15 % au fédéral sur le revenu d’entreprise exploitée activement. La facilité de constitution et le coût d’exploitation pointent ici en sens contraire, ce qui constitue le point de planification le plus important de cette page pour un fondateur étranger.

Une seule T2, aucune déclaration provinciale. Comme l’ARC administre l’impôt des sociétés de Terre-Neuve-et-Labrador, il n’existe aucune déclaration provinciale distincte [22]. La T2 est due « within six months of the end of each tax year » [40], et lorsqu’une échéance tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié reconnu par l’ARC, « your return is considered on time if the CRA receives it or if it is postmarked on or before the next business day » [40]. La production n’est pas facultative pour une société inactive : « All resident corporations (except tax-exempt Crown corporations, Hutterite colonies and registered charities) have to file a corporation income tax (T2) return every tax year even if there is no tax payable », et l’ARC vise nommément les sociétés inactives [39]. L’ARC recense les dates de solde et d’acomptes correspondantes sur sa page des dates importantes pour les sociétés [41].

Étape 9 : employés, impôt sur la masse salariale et WorkplaceNL

Paie fédérale. Embaucher signifie un compte RP, des retenues à la source d’impôt, de RPC et d’AE, et des T4 [24].

Impôt provincial sur la masse salariale. La Health and Post Secondary Education Tax est de 2 % sur la rémunération annuelle versée dans la province au-delà d’un seuil d’exemption qui « has been increased from $1.3 million to $2 million for all employers » depuis le 1er janvier 2023. Les sociétés et sociétés de personnes associées doivent produire une entente de répartition pour partager le seuil unique [18]. La plupart des petits employeurs ne paient rien — mais un groupe de sociétés liées ne peut réclamer chacune un nouveau 2 millions de dollars, et l’entente de répartition est le mécanisme qui l’en empêche : un groupe en croissance doit donc planifier avant que la masse salariale globale ne franchisse le seuil, et non après.

Accidents du travail. « All employers (a person or entity) who do business in Newfoundland and Labrador must register with WorkplaceNL », ce qui vise les entreprises individuelles, les sociétés de personnes, les sociétés par actions, les municipalités, les associations et les sociétés ayant des travailleurs à temps plein, à temps partiel ou occasionnels, et s’étend aux entreprises qui font exécuter des travaux dans la province sans employés directs. Les exceptions sont étroites : les personnes employées dans une résidence privée, la construction ou la rénovation de résidences privées, et les compétitions sportives professionnelles. L’inscription se fait par le portail MyWorkplaceNL et produit un Firm Number et un code de classification industrielle de Terre-Neuve (NIC) qui détermine la cotisation, avec une cotisation annuelle minimale de 50 $ [25].

La règle de couverture des propriétaires renverse l’intuition de la plupart des gens, et c’est un véritable coût de la constitution en société ici. Dans une société par actions, « all workers are covered, including the owners or directors, even if the owner is the only worker » [25]. Dans une entreprise non constituée, « a proprietor or partners of a non-incorporated business are not automatically covered » ; pour obtenir la couverture, ils remplissent un Independent Operator Questionnaire, qui les classe comme travailleur, employeur ou entrepreneur indépendant, puis une Optional Personal Coverage Application accompagnée du paiement intégral [26]. La constitution crée donc une relation obligatoire d’indemnisation des accidents du travail qu’une entreprise individuelle ne crée pas : une consultation à une personne qui se constitue en société acquiert un compte WorkplaceNL, un code NIC et une cotisation qu’elle ne devait pas auparavant.

WorkplaceNL ne publie pas son barème de taux de cotisation sur les pages consultées ; aucun pourcentage n’est donc cité ici — le taux découle du code NIC attribué à l’inscription. Aucune des deux pages n’énonce de sanction en cas de défaut d’inscription, et aucune n’est donc avancée.

Étape 10 : permis municipaux

Il n’existe aucun permis d’entreprise général à l’échelle de la province, et la plus grande ville n’en a pas non plus. St. John’s délivre des permis par activité — appareils d’amusement, maisons de chambres, enseignes mobiles, vente itinérante, taxis, parklets, marchands ambulants — en plus des permis de construction, d’électricité et de plomberie, puisque « different activities in our community require different approvals » [31].

Le barème confirme l’absence de permis universel et montre ce qui est réellement facturé :

Permis ou licence à St. John’s Droits
Permis de changement d’occupation 50 $
Permis d’occupation conditionnelle 500 $ minimum
Licence d’exploitant d’appareils d’amusement 500 $ par année
Licence d’établissement, appareils d’amusement 10 $ par année par appareil
Licence de maison de chambres 100 $ par année
Licence de vente mobile de 100 $ à 500 $ par année selon le type
Licence d’exploitant de taxi 100 $ par année
Licence de marchand ambulant 517,50 $ par année
Entrepreneur électricien 220 $ par année
Électricien compagnon 35 $ par année

Montants tirés de la liste publiée par la Ville [32].

L’obstacle qui rattrape les entreprises ordinaires est l’occupation, non la licence. Un permis de changement d’occupation coûte 50 $ et un permis d’occupation conditionnelle comporte un minimum de 500 $ reflétant les éléments en suspens [32]. Emménager dans des locaux dont l’usage approuvé ne correspond pas à l’usage prévu est l’échec classique ici, et c’est une question d’urbanisme et non de licence : communiquez avec le comptoir des permis (709-576-8565, [email protected], édifice John J. Murphy, troisième étage) avant de signer un bail, non après [31].

À l’extérieur de St. John’s, chaque municipalité fixe son propre régime, et une licence sectorielle provinciale peut s’y superposer. Les Business Navigation Services existent précisément pour cartographier cela : accompagnement individuel sur « provincial government regulations and programming », « required licenses and permits and inspection requirements », la fiscalité, le financement, la dotation et l’immigration, sur formulaire d’admission, au 1-833-404-2283 ou à [email protected], du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 [34]. Leur page n’indique pas si le service est gratuit ; ce guide ne l’affirme donc pas.

Étape 11 : exercer des activités d’une province à l’autre

Entrer dans la province

Le paragraphe 433(1) est une interdiction, non une formalité : « A domestic company or extra-provincial company shall not begin or carry on an undertaking in this province until it is registered under this Act » [1]. L’enregistrement doit précéder le début des activités, et non le suivre [9].

La liste du registre de ce qui constitue l’exercice d’activités est plus large que ne le supposent la plupart des fondateurs :

  • détenir un intérêt foncier autrement qu’à titre de garantie ;
  • maintenir un bureau ou un entrepôt ;
  • être titulaire d’une licence ou devoir l’être en vertu d’une loi provinciale ;
  • détenir un certificat d’immatriculation sous la Highway Traffic Act ;
  • exercer autrement une entreprise de quelque manière ; et
  • avoir un numéro de téléphone inscrit à l’annuaire [9].

Ce dernier critère est inhabituellement facile à remplir par accident. Une société sans locaux, sans personnel et sans biens dans la province peut franchir la ligne en annonçant un numéro local inscrit.

L’enregistrement exige le formulaire 24 (déclaration d’enregistrement), le formulaire 25 (déclaration solennelle) et le formulaire 26 (procuration), avec les documents constitutifs de la juridiction d’origine, des signatures attestées par un notaire ou un commissaire de cette juridiction, et des droits de 560 $ avec capital-actions ou 260 $ sans [9] [11].

Deux obligations continues en découlent. La société doit maintenir une adresse de siège social à Terre-Neuve-et-Labrador [9]. Et le paragraphe 440(1) exige une procuration désignant un particulier résidant dans la province pour recevoir la signification des actes de procédure et tous les avis légaux, l’article 441 imposant une nouvelle procuration si cette personne cesse d’y résider [1]. Le mandataire est une personne assujettie à des obligations continues, non une boîte aux lettres, et l’obligation de remplacement impose de surveiller l’arrangement plutôt que de le déposer et de l’oublier. La déclaration annuelle extraprovinciale coûte ensuite 200 $ sur papier ou 180 $ par voie électronique, et changer la procuration ou le siège social coûte 10 $ [11].

Une société fédérale est ici une société extraprovinciale — le registre le dit expressément : « For example, a federal company is, by definition, an extra-provincial company » [9]. Corporations Canada le confirme de l’autre côté : « Provincial and territorial legislation requires you to register your federal corporation in each province and territory in which it will conduct business », l’exercice d’activités incluant « having an address, a post office box or a phone number in a province or territory » ou « offering services or products in a province or territory » [33]. La constitution fédérale achète une protection nationale de la dénomination, non un enregistrement national — voir la comparaison fédérale ou provinciale.

Sortir, et l’absence de raccourci

Il n’existe aucun raccourci de reconnaissance mutuelle dans un sens ou dans l’autre. Terre-Neuve-et-Labrador n’est pas partie aux ententes du New West Partnership de l’Ouest qui simplifient l’enregistrement entre l’Alberta, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan et le Manitoba : une société qui circule dans un sens ou dans l’autre dépose un enregistrement extraprovincial complet et paie les droits entiers. Une société terre-neuvienne exerçant au Québec s’immatricule auprès du Registraire des entreprises pour obtenir un NEQ (guide du Québec) ; la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard fixent chacun leurs propres règles d’agent et de mandataire aux fins de signification, traitées dans ces pages.

Comparaison avec la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick

Les fondateurs qui choisissent une juridiction atlantique comparent habituellement ces trois provinces, et les différences ne sont pas là où on les attend. Toutes trois sont permissives quant aux administrateurs ; elles diffèrent sur la manière dont elles imposent une présence locale, sur le prix et sur la fiscalité.

Terre-Neuve-et-Labrador Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick
Résidence des administrateurs Aucune — art. 174 abrogé le 1er avril 2022 [1] [2] Aucune — « There are no residency requirements for directors of a Nova Scotia company » [42] Aucune dans la codification actuelle ; les inhabilités de l’art. 63 visent l’âge, la capacité, la faillite et certaines condamnations [50]
Nombre minimal d’administrateurs 1 (3 si appel public à l’épargne) [1] Au moins 1 [46] 1 (3 pour un émetteur assujetti) [50]
Le point d’ancrage local Siège social dans la province, adresse municipale complète ; boîtes commerciales refusées par politique [1] [7] Un agent reconnu qui « needs to live in Nova Scotia », plus un siège social dans la province [43] [42] Siège social au N.-B., et par la loi « No corporation shall designate a post office box as a registered office » [50]
Droits de constitution 300 $ papier / 270 $ électronique [11] 200,00 $ [45] 262,00 $ en ligne ; 312,00 $ papier régulier, 362,00 $ accéléré [48]
Droits annuels 100 $ / 90 $ [11] 118,35 $ de renouvellement [45] 60,00 $ en ligne / 80,00 $ papier [48]
Déclaration annuelle extraprovinciale 200 $ / 180 $ [11] Varie selon la forme ; aucun montant publié [44] 200,00 $ en ligne / 220,00 $ papier [48]
Délai publié Aucun [4] « It should take 3 days to get the Certificate of Incorporation » [45] 10 jours ouvrables en service normal ; 2 jours en service accéléré [48]
Taux général des sociétés 15 % [36] 14 % [44] 14 % (2016-2025) [51]
Taux et plafond des petites entreprises 2 % par la loi depuis le 1er janv. 2026 sur 500 000 $ (l’ARC publie encore 2,5 %) [36] [37] 1,5 % sur un plafond de 700 000 $, depuis avril 2025 [44] 2,5 % sur 500 000 $ (2018-2025) [51]
Registre des bénéficiaires effectifs Interne, depuis le 1er avril 2022 ; non public [1] Registre exigé par la Companies Act ; non extrait ici Interne, depuis le 10 juin 2022 ; non public [49]

Quatre observations exploitables.

Personne au Canada atlantique n’exige d’administrateurs résidents ; ce n’est donc pas un facteur de différenciation. La Nouvelle-Écosse le dit en clair sur sa propre page de service : « There are no residency requirements for directors of a Nova Scotia company, meaning some or all of the directors can live outside of Canada » [42]. La loi néo-brunswickoise sur les corporations commerciales n’en impose pas davantage : l’article 60 exige « one or more directors », l’article 63 n’écarte que les personnes de moins de dix-neuf ans, les personnes incapables, les non-personnes physiques, les faillis et certaines personnes condamnées, et le mot « resident » n’y figure que dans la définition de l’agent aux fins de signification d’une société extraprovinciale — « the individual resident in New Brunswick who … according to the Director’s records » [50]. Si vous avez lu que le Nouveau-Brunswick exige qu’un quart des administrateurs soient des résidents canadiens, cette exigence ne figure pas dans la codification actuelle.

Le schéma des trois formulaires est en revanche partagé. Le Nouveau-Brunswick constitue ses sociétés au moyen des « Form 1 - Articles of Incorporation / Form 2 - Notice of Registered Office / Form 4 - Notice of Directors » [47], soit le même trio statuts-siège-administrateurs que les formulaires 1, 3 et 6 de Terre-Neuve-et-Labrador, et il utilise la même liste d’éléments juridiques (« Limited », « Limitée », « Incorporated », « Incorporée », « Corporation », « Ltd. », « Ltée », « Inc. », « Corp. ») que celle de l’article 17 d’ici. La seule différence de procédure à signaler est la recherche de dénomination : le Nouveau-Brunswick exige un rapport NUANS « done within the last 90 days » [47], alors que le registre terre-neuvien ne cherche que dans cette province et n’exige aucun NUANS [6].

Chaque province impose la présence locale ailleurs, et les écarts sont pratiques. Terre-Neuve-et-Labrador le fait par le siège social et refuse les boîtes commerciales par politique publiée. La Nouvelle-Écosse le fait par une personne : « All businesses and non-profits need a recognized agent, except sole proprietors who live in Nova Scotia and co-operatives », et « A recognized agent needs to live in Nova Scotia. They can be a partner, employee or other trusted representative. They don’t have to be a lawyer or an accountant » — et la nomination ou le changement ne coûte rien [43]. Le Nouveau-Brunswick le fait dans la loi elle-même, en interdisant purement et simplement la case postale comme siège social, plutôt que par une politique de registre [50]. Notez l’asymétrie qui compte pour un non-résident : l’agent néo-écossais peut être toute personne de confiance résidant dans la province et la nomination est gratuite, tandis que le registre terre-neuvien oriente les fondateurs sans locaux vers un cabinet d’avocats, au tarif que ce cabinet fixe.

La Nouvelle-Écosse est sensiblement moins chère à l’entrée et moins imposée au bas de l’échelle. 200 $ pour se constituer contre 300 $ à Terre-Neuve, un taux des petites entreprises de 1,5 % contre 2 %, et — l’écart le plus important — un plafond des affaires de 700 000 $ contre les 500 000 $ retenus tant par Terre-Neuve que par le Nouveau-Brunswick [44] [45]. Le Nouveau-Brunswick est le moins coûteux à entretenir, à 60 $ par année contre 90 $ à Terre-Neuve et 118,35 $ en Nouvelle-Écosse [48]. Aucun de ces écarts n’est assez grand pour justifier de se constituer ailleurs que là où l’entreprise est réellement exploitée, et les trois provinces exigeront de toute façon l’enregistrement extraprovincial d’une société qui y exerce des activités, quel que soit son lieu de constitution.

Seule Terre-Neuve-et-Labrador ne publie aucun délai de traitement. La Nouvelle-Écosse annonce trois jours pour le certificat, le Nouveau-Brunswick publie une norme de dix jours ouvrables avec une option accélérée à deux jours et en chiffre l’écart à 50 $ [45] [48]. Terre-Neuve ne publie ni norme ni service accéléré, raison pour laquelle ce guide n’en avance aucun. Comparez les trois au reste du pays sur la page fédérale ou provinciale, et lisez intégralement les guides de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard.

Volets d’immigration liés à Terre-Neuve-et-Labrador

Le Programme des candidats de la province compte cinq volets — Express Entry Skilled Worker, Skilled Worker, International Graduate, International Entrepreneur et International Graduate Entrepreneur — dont deux pour entrepreneurs [27]. Dans les deux volets d’entrepreneuriat, on bâtit l’entreprise d’abord et on est désigné ensuite : la désignation récompense l’exploitation, elle n’autorise pas le démarrage.

Volet International Entrepreneur

Déclaration d’intérêt, puis invitation à présenter une demande. La province indique que « The Expression of Interest system is currently open », que le candidat doit démarrer ou acheter une entreprise et la gérer activement au quotidien, et qu’il doit « Run the business for at least one full year » avant la désignation. Il n’y a « No fee to apply under this category », bien que les frais du gouvernement du Canada s’appliquent aux demandes de permis de travail et de résidence permanente [28].

Exigence Seuil
Âge 21 à 59 ans
Scolarité Diplôme d’études secondaires canadien ou équivalent, EDE des 5 dernières années
Valeur nette 600 000 $ CA en actifs personnels et commerciaux transférables au Canada
Investissement 200 000 $ CA avec au moins 33,3 % de propriété, ou 1 000 000 $ CA en capitaux propres
Expérience 2 ans et plus de propriété et de gestion à 25 % et plus dans les 5 dernières années, ou 5 ans et plus en gestion supérieure
Langue NCLC 5 ou plus en anglais ou en français (CELPIP, IELTS ou TEF)
Création d’emploi Au moins un emploi à temps plein pour un citoyen canadien ou un résident permanent
Visite exploratoire Requise si la demande est présentée de l’extérieur de la province

Critères tels que publiés [29].

Notez l’interaction des calendriers corporatif et migratoire. Un candidat doit exploiter pendant une année complète avant la désignation, et la résidence permanente suit la désignation : la société produira donc au moins une déclaration annuelle, tiendra sa première assemblée annuelle et produira sa première T2 alors que le fondateur est encore résident temporaire. Le calendrier de conformité ci-dessous n’est pas une préoccupation post-immigration : il commence dès le premier jour.

Volet International Graduate Entrepreneur

Lié à deux établissements nommés. Le candidat doit avoir terminé un diplôme d’au moins deux ans, à temps plein et en présentiel, au cours des deux dernières années, à la Memorial University ou au College of the North Atlantic ; détenir un permis de travail postdiplôme valide ; avoir 21 ans ou plus ; obtenir NCLC 7 ou plus dans les quatre habiletés ; détenir au moins 33,3 % de propriété avec gestion active ; et soit exploiter l’entreprise pendant une année complète, soit reprendre une entreprise existante exploitée par le même propriétaire depuis cinq ans, avec un plan de continuité et des documents financiers vérifiés [30]. Aucun montant de valeur nette ni d’investissement minimal n’est publié pour ce volet, et aucun n’est avancé ici.

Deux mises en garde honnêtes. Aucun avis daté de suspension, de plafond ou de contingent pour 2025 ou 2026 ne figure sur les pages officielles du NLPNP consultées ; aucun n’est donc énoncé ici. Les admissions des programmes de candidats changent sans préavis : revérifiez les deux pages le jour de votre demande. Et constituer une société terre-neuvienne ne confère aucun statut d’immigration.

Mesures incitatives provinciales

La plupart des mesures arrivent sous forme de crédits d’impôt par la T2, non de subventions, et la province recense neuf crédits pour sociétés [16] [22]. Trois comptent surtout pour une nouvelle société en exploitation.

Crédit d’impôt à la RS&DE. La province le décrit comme remboursable, à 15 % des dépenses admissibles de R-D, offert aux particuliers, aux sociétés et aux associés de sociétés de personnes menant de la RS&DE dans la province, prévu à l’article 42 de l’Income Tax Act, 2000 et administré par l’ARC, les dépenses devant être admissibles au fédéral [19].

La loi montre la mécanique derrière cette description, et elle comporte deux conditions que la page sommaire omet. L’alinéa 42(1)b) définit le crédit comme « 15% of the total of all amounts each of which is an eligible expenditure », et l’alinéa 42(1)a) exige que la dépense vise de la recherche scientifique effectuée dans la province par un contribuable ayant un établissement stable dans la province. Le paragraphe 42(3) est ce qui le rend véritablement remboursable : l’excédent du crédit sur l’impôt par ailleurs payable peut être affecté par le ministre à l’impôt, aux intérêts ou aux pénalités, aux cotisations au Régime de pensions du Canada et aux cotisations d’assurance-emploi dues — « and the part of the amount not so applied shall be paid to the taxpayer ». Une société pré-revenus sans impôt à compenser reçoit donc de l’argent, mais seulement après que les arriérés de RPC et d’AE ont été prélevés. Deux limites en découlent : le paragraphe 42(2.1) écarte entièrement la déduction lorsque le contribuable « does not file for the deduction on or before the day that is one year after the taxpayer’s filing due date » pour l’année visée, et le paragraphe 42(2.2) interdit de réclamer à la fois ce crédit et un crédit de l’article 46.3 pour la même dépense [36]. La règle d’un an est un délai absolu sur un crédit remboursable, et c’est l’oubli le plus coûteux de cette page.

Crédit d’impôt sur les capitaux propres (Direct Equity Tax Credit). Un crédit à l’investisseur, non à la société : 35 % pour les activités admissibles hors de la région du North East Avalon, 20 % à l’intérieur, au prorata lorsque les deux s’appliquent, offert aux particuliers et aux sociétés sans lien de dépendance qui investissent dans des petites entreprises nouvelles ou en expansion, et réclamé en joignant un reçu officiel à la T1 ou à la T2 [20]. Le crédit maximal, les plafonds d’actif et d’effectif et les secteurs exclus ne figurent pas sur cette page — elle renvoie à des lignes directrices distinctes, qui n’ont pas été vérifiées pour ce guide. Obtenez-les avant de promettre quoi que ce soit à un investisseur.

Crédit d’impôt à l’investissement dans la fabrication et la transformation. 10 % du coût en capital des biens admissibles, pour les sociétés ayant un établissement stable dans la province, dont jusqu’à 40 % est remboursable pour une SPCC. Les biens doivent satisfaire aux exigences du crédit d’impôt à l’investissement de l’Atlantique, être situés dans la province et acquis pour y être utilisés, à l’exclusion des biens de ressources admissibles ; le crédit n’est pas offert pour une année d’imposition se terminant avant le 7 avril 2022 ; report prospectif de 20 ans, rétrospectif de 3 ans [21]. Notez la condition de SPCC attachée au caractère remboursable — le même statut que le contrôle non résident fait perdre, comme le montre l’étape 8.

Si vous êtes à l'extérieur du Canada

Sur papier, c’est l’une des provinces les plus accueillantes pour un fondateur vivant à l’étranger, et la raison est assez étroite pour être énoncée précisément.

Ce que l’abrogation vous donne. Depuis le 1er avril 2022, il n’existe aucune exigence de résidence canadienne des administrateurs ; l’ancienne règle — au moins 25 % d’administrateurs résidents canadiens — a été abrogée nommément [1] [2] [3]. Un non-résident peut être unique administrateur et unique actionnaire sans recruter un Canadien au conseil, ce qui élimine l’obstacle structurel le plus courant dans les provinces à quota, comme le Manitoba, et au fédéral.

Ce qu’elle ne vous donne pas. Cinq éléments subsistent, chacun avec un coût.

Le siège social. Le paragraphe 33(1) l’exige dans la province, à une adresse municipale complète, et le registre refuse explicitement les « Canada Post outlets, UPS stores, Mailboxes Etc. or comparable retail outlets » [7]. Sans locaux sur place, il vous faut un véritable arrangement local, et le registre indique lui-même que les sociétés sans présence physique recourent généralement à un cabinet d’avocats local [9]. Traitez-le comme des honoraires professionnels continus et obtenez par écrit l’engagement du prestataire d’accepter la signification des actes judiciaires — c’est la fonction juridique de cette adresse.

Les livres. Les articles 36 et 45.2 exigent que les livres de la société et le registre des PDCI soient conservés au siège social ou en un autre lieu dans la province désigné par les administrateurs. Un livre de procès-verbaux conservé uniquement à Londres ou à Dubaï ne satisfait pas à cette exigence : réglez la garde des livres dans la lettre de mandat du prestataire d’adresse [1].

Le registre des PDCI. Vous devez identifier chaque particulier ayant un contrôle important et consigner nom, date de naissance, dernière adresse connue, juridiction de résidence aux fins de l’impôt sur le revenu, les dates de début et de fin du contrôle et la manière dont il s’exerce ; actualiser au moins annuellement ; consigner les changements dans les 15 jours [1]. Les structures de portefeuille étrangères n’arrêtent pas l’analyse : elle les traverse jusqu’aux personnes physiques. Le registre n’est pas publié, mais « non public » ne signifie pas « non exigé », et les inscriptions sciemment fausses valent jusqu’à 200 000 $ ou six mois en vertu de l’article 503.1 [1].

La résidence fiscale et le statut de SPCC. C’est ici que l’abrogation peut nuire. Un conseil entièrement non résident tend à situer la direction centrale hors du Canada, ce qui influe sur la résidence fiscale de la société ; et les conditions de SPCC de l’ARC exigent que la société ne soit « not controlled directly or indirectly by one or more non-resident persons » [38]. Perdre le statut de SPCC fait perdre ensemble le taux provincial de 2 % et le taux fédéral de 9 % [36] [15]. Facile à constituer peut être coûteux à exploiter : prenez conseil avant de choisir la structure, non après la première déclaration.

Le mandataire aux fins de signification, si vous enregistrez au lieu de constituer. Si vous amenez ici une société étrangère ou d’une autre province au lieu d’en constituer une nouvelle, l’article 440 exige en outre qu’un particulier résidant dans la province détienne la procuration de signification, remplacé en vertu de l’article 441 dès qu’il cesse d’y résider [1].

Ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire à distance. Vous pouvez réserver une dénomination et déposer des statuts par CADO depuis n’importe où, en payant par Visa ou Mastercard [12] ; obtenir un numéro d’entreprise par le parcours non-résident de l’ARC, qui vise expressément une entreprise constituée ou située hors du Canada, un demandeur dont le NAS commence par 0 ou un demandeur sans NAS [24] ; vous inscrire à la TPS/TVH selon le même seuil de 30 000 $ que les résidents [23] ; et tenir les assemblées d’actionnaires par moyens électroniques en vertu de l’article 217.1 [1]. Ce que vous ne pouvez pas faire à distance, c’est faire apparaître l’adresse dans la province, le lieu de conservation des livres dans la province, ou le mandataire de signification dans la province.

La banque est le véritable obstacle, et ce n’est pas un problème de droit des sociétés. Aucune banque canadienne n’est tenue d’ouvrir un compte à une société dont les administrateurs et les signataires sont tous à l’étranger, et aucune des sources consultées pour ce guide ne promet une ouverture à distance. Attendez-vous à une vérification d’identité pour chaque administrateur, dirigeant, signataire et bénéficiaire effectif, à un exposé cohérent de l’entreprise et de l’origine des fonds, et possiblement à une présence en personne. Préparez-vous tôt : ouvrir un compte d’affaires depuis l’étranger et le guide de l’adresse pour non-résidents, avec les listes de vérification par banque pour RBC, TD, BMO, Scotiabank, CIBC et Desjardins.

Et constituer une société n’est pas immigrer. Une société terre-neuvienne n’autorise personne à entrer, vivre ou travailler au Canada ; les deux volets d’entrepreneuriat exigent d’exploiter l’entreprise avant la désignation [28] [30]. Commencez par la piste du fondateur à l’étranger, ou par la piste résidente si vous détenez déjà un statut.

Modes d’échec

Chacun de ces cas comporte une conséquence légale ou publiée, ce qui justifie sa présence dans la liste.

  • Présumer qu’un quota de résidence subsiste. La loi définit encore « resident Canadian » à l’article 2(y) et l’emploie une seule fois, à l’alinéa 280(1)a), pour les actions à transfert restreint d’une société ayant fait appel au public. L’article 174 est abrogé. Conséquence : recruter un administrateur prête-nom inutile, avec tous les risques de gouvernance associés, pour satisfaire une règle qui n’existe pas [1].
  • Utiliser une boîte aux lettres comme siège social. Le registre énonce le refus par écrit sur deux pages. Conséquence : un dépôt rejeté, non une zone grise [5] [7].
  • Inscrire l’adresse municipale dans les statuts. Les statuts portent la municipalité ; le formulaire 3 porte l’adresse. Conséquence : 50 $ de statuts de modification inutiles à chaque déménagement dans la même municipalité, au lieu d’un formulaire 3 à 10 $ [5] [7].
  • Manquer le mois anniversaire. Conséquence : statut « Not in Good Standing » immédiat, donc aucun certificat de conformité pour une banque, un locateur, un prêteur ou un acheteur ; et, après un an de défaut, un motif légal de dissolution par le registraire en vertu de l’alinéa 341(1)d) [8] [1].
  • Se constituer tôt pour retenir un nom, puis ne pas exercer. Conséquence : l’alinéa 341(1)a) fait du défaut de démarrer dans les trois ans du certificat un motif autonome de dissolution. Réservez plutôt la dénomination pour 10 $ [1] [11].
  • Laisser une société dormante trois ans. Conséquence : alinéa 341(1)b), dissolution pour absence d’activité pendant trois années consécutives, indépendamment des dépôts [1].
  • Ne pas surveiller le siège social après un déménagement. Conséquence : le préavis de 120 jours du registraire est envoyé au siège social. Le manquer, c’est apprendre la dissolution après coup, alors que la reconstitution est « subject to … the rights acquired by a person after its dissolution » — y compris votre dénomination [1].
  • Traiter la dispense de vérificateur comme permanente. Conséquence : le paragraphe 266(2) ne rend la résolution valide que jusqu’à la prochaine assemblée annuelle ; une dispense non reconduite place la société en contravention de l’obligation de vérification de l’article 265 [1].
  • Laisser l’assemblée annuelle dériver au-delà de 15 mois. Conséquence : contravention à l’alinéa 217a), et impossibilité de soumettre valablement à temps les états financiers exigés par les articles 258 et 262 [1].
  • Ne produire aucune T2 parce que la société était dormante. Conséquence : l’ARC exige une déclaration « every tax year even if there is no tax payable » et vise nommément les sociétés inactives [39].
  • Manquer la fenêtre de réclamation RS&DE. Conséquence : le paragraphe 42(2.1) écarte purement et simplement la déduction si elle n’est pas demandée dans l’année suivant la date d’échéance de production — un crédit remboursable perdu en totalité, non reporté [36].
  • Annoncer un numéro de téléphone local inscrit sans s’enregistrer. Conséquence : un numéro inscrit à l’annuaire figure sur la liste du registre de ce qui constitue l’exercice d’activités, et le paragraphe 433(1) interdit d’exercer avant l’enregistrement [9] [1].
  • Présumer qu’une SENCRL d’une autre province est protégée ici. Conséquence : l’article 66 de la Partnership Act traite une société de personnes ayant le statut de SENCRL ailleurs comme une société en nom collectif ordinaire quant aux droits et obligations contractés dans la province pendant qu’elle y exerce sans être enregistrée — autrement dit, la responsabilité limitée ne s’applique tout simplement pas [35].
  • Présumer que la constitution évite WorkplaceNL. Conséquence : c’est l’inverse. Dans une société, tous les travailleurs sont couverts « including the owners or directors, even if the owner is the only worker », avec une cotisation minimale de 50 $ [25].
  • Signer un bail avant de vérifier l’occupation. Conséquence : un permis de changement d’occupation à 50 $, ou un permis d’occupation conditionnelle à 500 $ minimum, et un usage qui pourrait ne pas être approuvé du tout [32].
  • Fonder une position fiscale 2026 sur un tableau de taux publié. Conséquence : la loi fixe 2 % depuis le 1er janvier 2026, alors que le tableau de l’ARC (modifié le 2025-05-30) et les Finances provinciales affichent encore 2,5 % ; une fin d’exercice à cheval est calculée au prorata par la formule du paragraphe 40(4) et ne correspond à aucun des deux taux affichés [36] [37] [15].

Le calendrier annuel de conformité

Terre-Neuve-et-Labrador fait fonctionner une société sur quatre horloges indépendantes : le mois anniversaire au registre, le cycle des assemblées en droit des sociétés, la fin d’exercice et les périodes de paie et de taxe de vente. Rien ne les synchronise, et satisfaire à l’une n’acquitte jamais l’autre.

Horloge 1 — le mois anniversaire au registre

Quand Quoi Droits
60 jours avant la fin du mois anniversaire L’avis du registre arrive au siège social [8] —
Les trois mois précédant la fin du mois anniversaire Fenêtre de dépôt de la déclaration annuelle [8] —
Avant la fin du mois anniversaire Produire la déclaration annuelle, attestée par un administrateur, un dirigeant ou un avocat [1] [8] 100 $ / 90 $ local ; 200 $ / 180 $ extraprovincial [11]
Le lendemain « Not in Good Standing » si non produite [8] —
Un an de défaut Motif légal de dissolution par le registraire, après 120 jours d’avis et publication à la Gazette [1] Reconstitution 300 $ [11]

Horloge 2 — les événements de droit des sociétés

Quand Quoi
Dans les 18 mois de la constitution, puis tous les 15 mois Assemblée annuelle des actionnaires [1]
Au moins 21 jours avant chaque assemblée annuelle Envoyer les états financiers et le rapport du vérificateur à chaque actionnaire [1]
À l’assemblée annuelle Soumettre des états financiers comparatifs portant sur une période se terminant au plus 6 mois plus tôt ; élire les administrateurs ; reprendre la dispense de vérificateur si elle est utilisée [1]
Au moins une fois par exercice Prendre des mesures raisonnables pour confirmer que le registre des PDCI est complet et exact [1]
Dans les 15 jours de l’événement Consigner les changements de PDCI ; déposer le formulaire 6 pour un changement d’administrateur ou le formulaire 3 pour un changement d’adresse [1] [7] — 10 $ chacun, plus 50 $ de statuts de modification si le siège change de municipalité
Dans l’année suivant le sixième anniversaire de la fin du statut de PDCI Détruire de façon sécuritaire les renseignements personnels [1]

Horloge 3 — l’exercice financier

Quand Quoi
Dans les 6 mois de la fin de l’exercice Produire la T2, même sans impôt à payer et même si la société est inactive [39] [40]
Dates de solde et d’acomptes Selon les dates publiées par l’ARC ; une SPCC demandant la déduction accordée aux petites entreprises et les autres sociétés sont traitées différemment [41]
Dans l’année suivant la date d’échéance de production Délai absolu pour réclamer le crédit RS&DE de T.-N.-L. pour cette année [36]
Annuellement, si la rémunération dans la province dépasse 2 000 000 $ Health and Post Secondary Education Tax à 2 % au-delà du seuil ; entente de répartition si sociétés associées [18]
Annuellement Déclaration et cotisation d’employeur WorkplaceNL ; minimum de 50 $ ; taux selon le code NIC [25]

Horloge 4 — les dépôts périodiques

Quand Quoi
Mensuellement, trimestriellement ou annuellement, selon l’attribution Déclarations et versements de TPS/TVH au compte RT, à 15 % [17] [23]
À chaque période de paie, avec versements selon le calendrier de l’ARC Retenues à la source au compte RP ; T4 annuels [24]
Sous surveillance continue Le seuil de 30 000 $ du petit fournisseur sur quatre trimestres civils consécutifs [23]
Au besoin Permis d’activité et permis d’occupation municipaux [32]

Glossaire

Termes employés par le registre et la loi qui ne signifient pas ce qu’un fondateur venu d’une autre province pourrait supposer.

Déclaration annuelle (annual return). Un dépôt au registre portant sur les renseignements de la société, dû avant la fin du mois anniversaire de l’enregistrement. Ce n’est pas une déclaration fiscale et cela n’a aucun lien avec l’exercice financier [1] [8].

Mois anniversaire. Le mois où tombe la date d’enregistrement, de fusion ou de reconstitution — la plus tardive. L’échéance est la fin de ce mois, non la date anniversaire [8].

CADO — Companies and Deeds Online. Le système électronique de dépôt et de recherche du registre, couvrant sociétés, copropriétés, coopératives, actes, privilèges des constructeurs et lobbyistes, et distinguant les utilisateurs publics des utilisateurs licenciés ou autorisés [12].

Société ayant fait appel au public. Raccourci employé dans ce guide pour une société dont les valeurs mobilières émises « are or were part of a distribution to the public ». Ce statut déclenche le minimum de trois administrateurs de l’article 168, le dépôt des états financiers de l’article 263 et le pouvoir de restriction d’actions de l’article 280 [1].

Société extraprovinciale. Toute personne morale non constituée à Terre-Neuve-et-Labrador — ce qui inclut expressément toute société fédérale [9].

PDCI — particulier ayant un contrôle important. L’objet du registre exigé par les articles 45.1 à 45.5 depuis le 1er avril 2022. Tenu à l’interne, non publié [1].

Élément juridique. La dernière partie obligatoire d’une dénomination sociale sous l’article 17 — Limited, Limitée, Incorporated, Incorporée, Corporation, ou Ltd., Ltée, Inc., Corp. [1] [6].

Code NIC — Newfoundland Industrial Classification. Attribué par WorkplaceNL à l’inscription ; il détermine le taux de cotisation de l’employeur [25].

Not in Good Standing. Le statut appliqué à une société qui n’a pas produit sa déclaration annuelle avant la fin de son mois anniversaire. Réversible par le dépôt, mais il bloque entre-temps le certificat de conformité [8].

Société de la partie XXI. Une société sans capital-actions — la forme sans but lucratif. Dépose le formulaire 1a avec les annexes A et B, exige trois administrateurs, ne peut être numérique et ne paie aucuns droits de déclaration annuelle [5] [11].

Procuration (formulaire 26). Ce n’est pas une procuration financière générale. C’est l’acte par lequel une société extraprovinciale désigne un particulier résidant dans la province pour recevoir la signification des actes de procédure, exigé par l’article 440 et remplacé en vertu de l’article 441 [1] [9].

Siège social. L’adresse municipale dans la province où les livres sont conservés et où la société peut recevoir signification. À distinguer de l’« adresse postale de substitution » facultative pour la correspondance du registre [1] [7].

Resident Canadian. Terme défini à l’article 2(y) qui n’impose plus aucune exigence aux administrateurs ; il survit pour servir le pouvoir de restriction d’actions de l’article 280 [1].

Reconstitution (revival). Rétablissement d’une société dissoute en vertu de l’article 331, sur statuts de reconstitution et droits de 300 $ — sous réserve des droits acquis par des tiers pendant la dissolution [1] [11].

Liste de préparation

  • La forme juridique est choisie ; s’il s’agit d’une société par actions, vous savez si elle fait appel au public (trois administrateurs) ou non (un).
  • La dénomination comporte les éléments distinctif, descriptif et juridique, fait moins de 200 caractères, commence par une lettre ou un chiffre, et est réservée pour 10 $ si le dépôt n’est pas immédiat — avec une recherche distincte hors de la province si vous y exercerez, puisque le registre ne cherche qu’à Terre-Neuve-et-Labrador.
  • Une véritable adresse municipale complète dans la province est arrangée — pas une boîte commerciale — avec un engagement écrit d’accepter la signification des actes judiciaires, et le lieu de conservation des livres dans la province est convenu dans le même mandat.
  • Les administrateurs sont des personnes physiques de 19 ans et plus, saines d’esprit et non faillies ; aucun quota de résidence ne s’applique ; les formulaires 1 (ou 1a), 3 et 6 sont complets, la municipalité sur le formulaire 1 et l’adresse municipale sur le formulaire 3.
  • Les droits sont confirmés en direct dans CADO le jour du dépôt plutôt que repris du barème numérisé, et l’assemblée d’organisation de l’article 171 est convoquée avec cinq jours d’avis.
  • L’analyse des PDCI traverse chaque palier corporatif jusqu’aux personnes physiques, le registre est rédigé avant le début des activités, et le mois anniversaire figure dans un calendrier partagé avec un rappel 60 jours à l’avance.
  • Une entrée récurrente existe pour l’assemblée annuelle (18 mois, puis 15), l’envoi des états financiers 21 jours avant, et la reconduction annuelle de la dispense de vérificateur le cas échéant.
  • Le numéro d’entreprise et les comptes RC, RT et RP requis sont ouverts ; le seuil de 30 000 $ de TVH est surveillé sur quatre trimestres civils consécutifs ; l’inscription à WorkplaceNL est faite ou une exception est confirmée par écrit ; l’occupation est réglée avant la signature du bail.
  • Le taux d’imposition des sociétés a été confirmé pour votre fin d’exercice précise auprès de la loi et de l’ARC, compte tenu de la divergence 2 % / 2,5 % et de la formule des exercices à cheval.
  • Si un propriétaire est hors du Canada, la résidence fiscale et le statut de SPCC ont été examinés par un conseiller avant la première déclaration, et non après.

Ce que 2727 peut et ne peut pas soutenir

2727 Coworking est situé dans Griffintown, à Montréal. Rien ici ne prétend qu’un registre, une banque ou un organisme gouvernemental « accepte » une adresse 2727.

Une adresse 2727 n’est pas un siège social à Terre-Neuve-et-Labrador et ne peut pas le devenir. Elle échoue doublement : le paragraphe 33(1) exige que le siège social soit dans la province, ce qu’une adresse montréalaise n’est pas ; et séparément, le registre refuse les adresses de traitement du courrier commercial de toute nature à cette fin [5] [7]. 2727 ne peut pas davantage être le particulier résidant dans la province qui doit détenir la procuration de signification d’une société extraprovinciale en vertu de l’article 440 [1] — c’est une personne assujettie à des obligations continues, non une adresse. Pour une société terre-neuvienne, la suggestion du registre lui-même, le cabinet d’avocats local, est la voie à suivre [9].

Terre-Neuve-et-Labrador est en fait le cas le plus net de cette série contre l’utilisation d’une adresse montréalaise pour un dépôt provincial, et ce guide le dit sans l’adoucir.

Ce qu’une adresse montréalaise peut légitimement être : un siège social pour une société fédérale ou québécoise, où le rôle et la province concordent (situation de la société fédérale) ; une adresse postale ou de correspondance pour quiconque — la province fournit elle-même le champ, puisque le formulaire de siège social « can also specify an alternate mailing address to receive correspondence from the Registry » [7] ; et une adresse de travail et de réunion pour une société dont les activités se déroulent effectivement à Montréal.

Si l’entreprise est véritablement à Terre-Neuve-et-Labrador, organisez l’adresse là-bas. Si elle est à Montréal et qu’une constitution terre-neuvienne séduit par la permissivité de ses règles de conseil, lisez d’abord la comparaison fédérale ou provinciale — et retenez de l’étape 8 que la permissivité du conseil et le statut de SPCC tirent en sens contraire. Le guide de l’adresse d’affaires garde chaque rôle véridique ; le carrefour Démarrer une entreprise relie les deux pistes.

Méthode de recherche et limites

Vérifié le 7 septembre 2026, en prolongement d’une recherche menée d’abord le 6 septembre 2026. Chaque droit, taux, seuil, échéance et article de loi de cette page a été lu sur la page ou le document de l’éditeur lui-même à l’une de ces deux dates.

Outils. Les outils de découverte privilégiés par le mandat étaient indisponibles lors de la recherche initiale : les points d’accès Exa retournaient des erreurs HTTP 402 de limite de crédits et le budget de recherche Web de la session était épuisé. La découverte a donc été faite en récupérant des pages d’index officielles et en suivant leurs propres listes de liens, et toute la lecture par récupération directe des pages : chaque URL citée a donc été atteinte en naviguant depuis une page d’accueil officielle — assembly.nl.ca, gov.nl.ca, workplacenl.ca, stjohns.ca, canada.ca, ised-isde.canada.ca — et aucune ne repose sur un extrait de moteur de recherche. CanLII a retourné HTTP 403 tant à la récupération automatisée qu’à curl : la Corporations Act, la Partnership Act et l’Income Tax Act, 2000 ont donc été téléchargées intégralement depuis la codification de l’Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador et parcourues article par article, plutôt que lues via un outil de résumé.

Sur l’abrogation de l’article 174. Le texte de l’article 174 avant l’abrogation est cité d’après une capture d’Internet Archive de la codification officielle prise le 29 juillet 2020, et sert uniquement à énoncer ce que disait la disposition abrogée. Le fait et la date de l’abrogation reposent sur deux documents officiels vivants : la codification actuelle, qui imprime l’article sous « [Rep. by 2021 c26 s4] », et la loi modificative elle-même.

Sur le taux d’imposition des sociétés. Cette page énonce un taux des petites entreprises de 2 % sur l’autorité de l’alinéa 40(3)a) de l’Income Tax Act, 2000 tel que modifié par SNL 2026 c. 14, tous deux lus sur le site de l’Assemblée législative. Le tableau des taux de l’ARC (date de modification 2025-05-30) et la page de l’impôt des sociétés du ministère des Finances provincial publiaient toujours 2,5 % lorsqu’ils ont été relus le 7 septembre 2026. La divergence est rapportée plutôt que tranchée, car l’avis de cotisation du lecteur sera émis par l’ARC ; la loi est citée comme autorité juridique et les pages administratives pour ce qu’elles indiquent actuellement.

Sur les sources comparatives. Les pages de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick citées dans la section comparative ont été récupérées et lues pour ce guide ; novascotia.ca refuse la récupération automatisée standard et a exigé curl avec un agent utilisateur de navigateur. La Companies Act de la Nouvelle-Écosse et la Loi sur les corporations commerciales du Nouveau-Brunswick ont été téléchargées intégralement et parcourues par recherche de texte, ce qui est la base de l’énoncé selon lequel aucune des deux n’impose d’exigence de résidence aux administrateurs.

Non testé. Aucune constitution n’a été déposée, aucune dénomination réservée, aucuns droits payés, aucun compte CADO créé, aucune inscription à WorkplaceNL soumise, aucune déclaration d’intérêt déposée, aucun permis de St. John’s demandé et aucune banque approchée. L’exemple de l’étape 3b est une construction à partir des règles et des droits publiés, non un dépôt observé ; ses dates sont des échéances légales et des choix de fondatrice, jamais des prévisions de délai de traitement.

Explicitement non vérifié. Le registre ne publie aucun délai de traitement ni norme de service, et aucun n’est estimé ici. CADO n’indique pas quelles recherches sont gratuites. Les Corporations Regulations auxquelles renvoie la politique d’approbation des dénominations n’ont pu être récupérées : trois chemins candidats sur le site des règlements de l’Assemblée législative ont retourné le gabarit « page could not be found » du site ; les règlements ne sont donc décrits que comme la page de politique les décrit, et ne sont pas cités. Le crédit maximal, les plafonds d’actif, les seuils d’effectif et les secteurs exclus du Direct Equity Tax Credit figurent dans des lignes directrices distinctes qui n’ont pas été obtenues. Aucun avis daté de suspension, de plafond ou de contingent 2025-2026 du NLPNP ne figure sur les pages officielles consultées. WorkplaceNL ne publie ni son barème de taux de cotisation ni de sanction pour défaut d’inscription. La gratuité des Business Navigation Services n’est pas indiquée sur leur page. Le barème des droits est un arrêté ministériel numérisé de 2016 annoté comme modifié en dernier lieu le 1er janvier 2017, et plusieurs de ses montants ne figurent sur aucune autre page : confirmez chaque droit dans CADO au moment du dépôt. Enfin, aucun montant de droits annuels extraprovinciaux n’est publié par la Nouvelle-Écosse sur les pages consultées.

Sur la langue des sources. Terre-Neuve-et-Labrador, WorkplaceNL et la Ville de St. John’s ne publient aucune version française des pages utilisées ici ; la page française cite donc les mêmes URL anglaises réellement récupérées et reproduit les passages cités dans leur langue d’origine, afin que chaque citation corresponde encore mot pour mot au texte officiel. Les pages de l’ARC et de Corporations Canada existent en français, mais les versions anglaises sont citées parce que ce sont celles qui ont été récupérées et vérifiées : citer un miroir français non consulté contreviendrait à la règle voulant qu’aucune citation ne repose sur une page non lue.

Il s’agit de matériel éducatif de planification — et non d’un avis juridique, fiscal, comptable, en immigration ou bancaire, et il ne crée aucune relation professionnelle. Confirmez chaque chiffre auprès du Registry of Companies, de l’ARC, du ministère des Finances, de WorkplaceNL, du Bureau de l’immigration ou de vos propres conseillers avant d’agir.

Foire aux questions

Terre-Neuve-et-Labrador exige-t-elle des administrateurs résidents canadiens ?

Non. L’article 174 de la Corporations Act, qui exigeait qu’au moins 25 % des administrateurs soient des résidents canadiens, a été abrogé par SNL 2021 c. 26 à compter du 1er avril 2022. Un conseil peut désormais être entièrement non résident. La loi définit toujours « resident Canadian » à l’article 2(y), mais cette définition ne sert plus que le pouvoir de restriction d’actions de l’article 280. [1] [2]

Combien coûte la constitution, et combien de temps prend-elle ?

300 $ sur papier ou 270 $ par voie électronique dans CADO, plus 10 $ pour réserver une dénomination pendant 90 jours ; 70 $ ou 63 $ sans capital-actions. Le registre ne publie aucun délai de traitement ni norme de service : ce guide n’avance donc aucune estimation — informez-vous au 1-709-729-4834 ou auprès des Business Navigation Services. [11] [4] [34]

Le taux des petites entreprises est-il de 2 % ou de 2,5 % ?

La loi dit 2 %. L’alinéa 40(3)a) de l’Income Tax Act, 2000 a été modifié par SNL 2026 c. 14 pour remplacer 2,5 % par 2 %, réputé en vigueur depuis le 1er janvier 2026, avec des paliers subséquents à 1,5 % en 2027 et 1 % en 2028. Le tableau de l’ARC et la page des Finances provinciales publiaient encore 2,5 % le 7 septembre 2026. Une année à cheval sur le 1er janvier 2026 est calculée au prorata par la formule du paragraphe 40(4) : confirmez le taux pour votre fin d’exercice précise. [36] [37] [15]

Puis-je utiliser un service de boîte postale comme siège social ?

Non. Le registre indique sur deux pages distinctes que les comptoirs de Postes Canada, les magasins UPS, les Mailboxes Etc. et les commerces de détail comparables ne sont pas acceptés, et le paragraphe 33(1) exige que le siège soit dans la province à une adresse municipale complète. Vous pouvez séparément indiquer une adresse postale de substitution pour la correspondance du registre — un champ différent avec une fonction différente. [5] [7]

Dois-je enregistrer un nom d’entreprise pour une entreprise individuelle ?

Pas auprès du Registry of Companies — la liste provinciale compte huit registres et aucun registre des noms d’entreprise. Vos obligations sont plutôt fédérales et sectorielles : numéro d’entreprise, TVH dès le franchissement de 30 000 $, WorkplaceNL si vous avez des travailleurs, et tout permis lié à votre activité. [13] [23]

Quand la déclaration annuelle est-elle due et que se passe-t-il si je la manque ?

Avant la fin du mois où tombe l’anniversaire de l’enregistrement, de la fusion ou de la reconstitution. La manquer place la société en « Not in Good Standing », ce qui bloque le certificat de conformité. Les droits de retard ont été abrogés depuis l’année 2005 : la vraie sanction est l’escalade, un an de défaut étant un motif de dissolution par le registraire en vertu de l’article 341, après un préavis de 120 jours. [8] [1]

Ma société a été dissoute faute de dépôt. Puis-je la récupérer ?

Oui, en déposant des statuts de reconstitution en vertu de l’article 331 moyennant 300 $. Mais la reconstitution est expressément assujettie aux « rights acquired by a person after its dissolution » : tout ce qu’un tiers a légitimement pris entre-temps — au premier chef la dénomination, qui retourne au bassin disponible — ne vous est pas restitué. [1] [11]

Ai-je besoin d’un vérificateur pour une petite société fermée ?

L’article 265 en exige un, mais l’article 266 permet aux actionnaires d’une société n’ayant pas fait appel au public de résoudre de ne pas en nommer. La résolution doit être consentie par tous les actionnaires, y compris ceux qui n’ont autrement pas le droit de vote, et elle « is valid only until the next succeeding annual meeting » — elle doit donc être reprise chaque année. [1]

Quelle taxe de vente s’applique et quand dois-je m’inscrire ?

Une TVH de 15 % — 5 % fédéral plus 10 % provincial, la part provinciale étant passée de 8 % le 1er juillet 2016 — administrée par l’ARC. L’inscription est requise dès que vous dépassez 30 000 $ de fournitures taxables sur quatre trimestres civils consécutifs, ou immédiatement si vous le dépassez en un seul trimestre. Un seul compte RT couvre les deux composantes. [17] [23] [22]

Ma société fédérale doit-elle s’enregistrer ici, et ai-je besoin de WorkplaceNL ?

Si elle exerce une entreprise dans la province, oui — une société fédérale est par définition une société extraprovinciale, l’enregistrement coûte 560 $ avec capital-actions, et il faut une procuration désignant un particulier résidant dans la province. Séparément, dans une entité constituée, WorkplaceNL couvre tous les travailleurs, y compris les propriétaires et les administrateurs, même un propriétaire unique travailleur, avec une cotisation minimale de 50 $. [9] [33] [25] [26]

Si ma société est dormante, dois-je tout de même produire quelque chose ?

Oui, sur deux fronts. L’ARC exige une T2 « every tax year even if there is no tax payable », en visant nommément les sociétés inactives. Et au provincial, la dormance est elle-même dangereuse : l’article 341 permet au registraire de dissoudre une société qui n’a pas démarré ses activités dans les trois ans de sa constitution, ou qui n’a pas exercé pendant trois années consécutives. [39] [1]

Se constituer ici peut-il m’aider à immigrer ?

Pas en soi — la constitution ne confère aucun statut d’immigration. Les deux volets d’entrepreneuriat exigent d’exploiter l’entreprise avant la désignation, une année complète dans le volet International Entrepreneur, en plus des critères de valeur nette, d’investissement, de propriété, de langue et de création d’emploi. Les admissions changent sans préavis : revérifiez le jour de votre demande. [27] [29]

Références officielles

  1. Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador : Corporations Act, RSNL 1990 c. C-36
  2. Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador : An Act to Amend the Corporations Act, SNL 2021 c. 26
  3. Capture Internet Archive de la codification de la Corporations Act, 29 juillet 2020 (art. 174 avant l’abrogation)
  4. Digital Government and Service NL : Registry of Companies
  5. Registry of Companies : constituer une société
  6. Registry of Companies : politique d’approbation des dénominations
  7. Registry of Companies : avis de siège social et d’administrateurs
  8. Registry of Companies : déclarations annuelles
  9. Registry of Companies : enregistrement extraprovincial
  10. Registry of Companies : avantages de la constitution
  11. Service NL : barème des droits prescrits sous la Corporations Act
  12. Companies and Deeds Online (CADO)
  13. Digital Government and Service NL : index des registres
  14. Registre des sociétés à responsabilité limitée : enregistrement d’une SENCRL
  15. Agence du revenu du Canada : taux d’imposition des sociétés
  16. Ministère des Finances de Terre-Neuve-et-Labrador : impôt sur le revenu des sociétés
  17. Ministère des Finances de Terre-Neuve-et-Labrador : taxe de vente harmonisée
  18. Ministère des Finances de Terre-Neuve-et-Labrador : Health and Post Secondary Education Tax
  19. Ministère des Finances de Terre-Neuve-et-Labrador : crédit d’impôt à la recherche scientifique et au développement expérimental
  20. Ministère des Finances de Terre-Neuve-et-Labrador : Direct Equity Tax Credit
  21. Ministère des Finances de Terre-Neuve-et-Labrador : crédit d’impôt à l’investissement dans la fabrication et la transformation
  22. Ministère des Finances de Terre-Neuve-et-Labrador : programmes fiscaux des entreprises
  23. Agence du revenu du Canada : quand s’inscrire à la TPS/TVH et commencer à la facturer
  24. Agence du revenu du Canada : inscrire votre entreprise
  25. WorkplaceNL : inscrire mon entreprise
  26. WorkplaceNL : types de couverture
  27. Bureau de l’immigration et du multiculturalisme de Terre-Neuve-et-Labrador : aperçu du NLPNP
  28. NLPNP : aperçu du volet International Entrepreneur
  29. NLPNP : critères d’admissibilité du volet International Entrepreneur
  30. NLPNP : critères d’admissibilité du volet International Graduate Entrepreneur
  31. Ville de St. John’s : demander un permis ou une licence
  32. Ville de St. John’s : droits de permis et de licences
  33. Corporations Canada : enregistrer une société fédérale dans une province ou un territoire
  34. Business Navigation Services de Terre-Neuve-et-Labrador
  35. Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador : Partnership Act, RSNL 1990 c. P-3
  36. Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador : Income Tax Act, 2000, SNL 2000 c. I-1.1
  37. Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador : An Act to Amend the Income Tax Act, 2000, SNL 2026 c. 14
  38. Agence du revenu du Canada : type de société
  39. Agence du revenu du Canada : déclaration de revenus des sociétés
  40. Agence du revenu du Canada : quand produire la déclaration de revenus des sociétés
  41. Agence du revenu du Canada : dates importantes pour les sociétés
  42. Nouvelle-Écosse : exigences applicables aux sociétés du Registry of Joint Stock Companies
  43. Nouvelle-Écosse : nommer ou changer l’agent reconnu d’une entreprise ou d’un organisme sans but lucratif
  44. Nouvelle-Écosse : taux d’imposition du revenu des sociétés
  45. Nouvelle-Écosse : constituer une limited company
  46. Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse : Companies Act, RSNS 1989 c. 81
  47. Registre des corporations de Service Nouveau-Brunswick : corporations commerciales
  48. Registre des corporations de Service Nouveau-Brunswick : droits des corporations provinciales et extraprovinciales
  49. Registre des corporations de Service Nouveau-Brunswick : registre des bénéficiaires effectifs
  50. Nouveau-Brunswick : Loi sur les corporations commerciales, LRN-B c. B-9.1
  51. Ministère des Finances du Nouveau-Brunswick : taux d’imposition du revenu des sociétés
Vérification avant abonnement

Dites-nous ce que votre institution demande.

Nous confirmerons le document que nous pouvons émettre avant votre achat.

Besoin d’une adresse montréalaise pour le dossier?

Confirmez d’abord ce que le registre exige, puis choisissez le service d’adresse qui y correspond.

Voir les forfaitsParler à une personne