Réponse directe
La constitution en société albertaine se dépose auprès d’un agent du registre ou d’un fournisseur de services autorisé, et non sur un site gouvernemental. Les frais gouvernementaux de constitution sont de 291,75 $, auxquels l’agent ajoute ses propres frais de service, qui ne sont pas réglementés. L’Alberta a abrogé son exigence de résidence canadienne pour les administrateurs : un conseil peut donc être entièrement non résident, mais la société doit maintenir un bureau enregistré à une adresse physique en Alberta et nommer un agent aux fins de signification qui est un résident albertain. L’Alberta ne perçoit aucune taxe de vente provinciale : seule la TPS de 5 % s’applique. Ses taux d’impôt des sociétés de 8 % (général) et 2 % (petites entreprises) sont les plus bas publiés au Canada. L’Alberta perçoit aussi son propre impôt : une déclaration AT1 distincte va à Alberta Tax and Revenue Administration plutôt qu’à l’ARC. Aucun registre albertain des bénéficiaires effectifs n’est en vigueur ; la modification en est encore au stade de la consultation.
L’Alberta en un coup d’œil
| Question | Réponse albertaine | Source |
|---|---|---|
| Qui peut déposer une constitution ? | Un agent du registre ou un fournisseur de services autorisé, pas le fondateur sur un portail | Registre des corporations de l’Alberta [3] |
| Frais gouvernementaux de constitution | 291,75 $, plus des frais de service non réglementés | Catalogue des produits pour agents du registre, 1er septembre 2026 [5] |
| Vérification du nom | Rapport NUANS albertain, valide 90 jours | Registre des corporations [3] |
| Nombre minimal d’administrateurs | Un, pour une société fermée | ABCA art. 101(2) [1] |
| Résidence des administrateurs | Aucune. L’exigence a été abrogée | ABCA art. 105(3) [1] |
| Bureau enregistré | Adresse physique en Alberta, accessible au public durant les heures d’ouverture | ABCA art. 20 [1] |
| Agent aux fins de signification | Obligatoire, doit être une personne physique résidente de l’Alberta | ABCA art. 20.1 [1] |
| Registre des bénéficiaires effectifs | Aucun en vigueur ; proposition à l’étude | Consultation albertaine [7] |
| Déclaration annuelle | Due à la fin du mois suivant le mois anniversaire ; 53,05 $ | ABCA art. 268, Règlement art. 24 [2] |
| Taxe de vente | TPS seulement, 5 %. La TVP albertaine est de 0 % | Tableau des taux de l’ARC [15] |
| Impôt des sociétés | 8 % général, 2 % petites entreprises sur les premiers 500 000 $ | Trésor et Finances de l’Alberta [12] |
| Déclaration provinciale | AT1 distincte à Alberta TRA, dans les 6 mois de la fin d’exercice | Alberta TRA [14] |
| Taxe sur la masse salariale ou prime santé | Aucune | Gouvernement de l’Alberta [16] |
| Accidents du travail | Compte WCB-Alberta dans les 15 jours du premier travailleur | WCB-Alberta [21] |
| Permis municipal | Exigé à Calgary et à Edmonton, y compris pour les entreprises à domicile | Calgary, Edmonton [23] [25] |
| Immigration entrepreneuriale | Quatre volets entrepreneurs de l’AAIP ; le visa fédéral pour démarrage d’entreprise est suspendu | AAIP, IRCC [28] [34] |
| Longueur et caractères du nom | Maximum 200 caractères ; lettres anglaises, chiffres arabes et signes énumérés seulement | Règlement art. 10 et 11 [2] |
| Bureau des dossiers | Par défaut le bureau enregistré, sauf désignation distincte | ABCA art. 20(7) [1] |
| Qui peut consulter le registre des valeurs mobilières | Toute personne, au bureau des dossiers, moyennant des frais raisonnables | ABCA art. 23(4) [1] |
| Assemblée annuelle des actionnaires | Dans les 18 mois de la constitution, puis tous les 15 mois | ABCA art. 132 [1] |
| Délai de reconstitution après dissolution | 10 ans, de façon absolue | ABCA art. 208(1.1) [1] |
| Dispense de production de l’AT1 | Offerte à une SPCC qui remplit les sept conditions publiées | Circulaire CT-2R11 [41] |
| Taux combiné des petites entreprises | 11 % fédéral et albertain réunis, sur les premiers 500 000 $ pour une SPCC | ARC, Alberta [43] [12] |
| Taux de la méthode rapide de TPS en Alberta | 3,6 % pour les services, 1,8 % pour la revente de biens, sous 400 000 $ | Guide RC4058 de l’ARC [45] |
| Couverture WCB | Obligatoire sauf si l’activité figure à l’annexe A du Règlement, qui exempte la plupart des professions de bureau | AR 325/2002 [39] |
| Taux de prime WCB moyen | 1,46 $ par tranche de 100 $ de gains assurables en 2026 ; taux sectoriels de 0,13 $ à 5,51 $ | WCB-Alberta [52] [61] |
| Salaire minimum général | 15,00 $ l’heure | Employment Standards Regulation [56] [55] |
| Dépôts NWPTA | Frais gouvernementaux de 0,00 $ et frais de service maximaux de 0,00 $ | Catalogue des produits pour agents du registre [5] |
Quatre règles albertaines expliquent l’essentiel de ce tableau : les dépôts passent par des agents du registre privés plutôt que par un portail gouvernemental ; l’exigence de résidence des administrateurs a été abrogée et remplacée par un agent aux fins de signification obligatoirement résident albertain ; il n’y a pas de taxe de vente provinciale ; et l’Alberta perçoit son propre impôt des sociétés au moyen d’une déclaration distincte. Chacune est développée ci-dessous.
Commencez par le carrefour si la province n’est pas encore choisie, par la filière depuis le Canada si vous y êtes déjà, et par la comparaison fédérale ou provinciale avant d’acheter un rapport NUANS : la voie fédérale n’élimine pas l’étape d’immatriculation albertaine.
Étape 1 : choisir la forme juridique
L’Alberta administre son registre des entreprises sous deux lois distinctes, et savoir laquelle vous vise répond déjà à la plupart des questions qui suivent. Les sociétés par actions relèvent de la Business Corporations Act : personne morale distincte, statuts, administrateurs, bureau enregistré, déclaration annuelle. Les entreprises individuelles et toutes les formes de société de personnes relèvent de la Partnership Act : aucune personne morale distincte, une déclaration plutôt que des statuts, et une responsabilité qui remonte directement aux personnes physiques.
| Forme | Nom albertain du dépôt | Loi | Frais gouvernementaux | Personne morale distincte |
|---|---|---|---|---|
| Société par actions albertaine | Incorporate Alberta corporation | Business Corporations Act | 291,75 $ | Oui |
| Société constituée ailleurs, exploitée ici | Register extra-provincial corporation | Business Corporations Act, partie 21 | 291,75 $ | Oui, dans sa juridiction d’origine |
| Société de la C.-B., de la Saskatchewan ou du Manitoba exploitée ici | Register NWPTA extra-provincial corporation | Business Corporations Act, partie 21 et partie 2 du Règlement | 0,00 $ | Oui, dans sa juridiction d’origine |
| Société transférant sa juridiction d’origine en Alberta | Continue extra-provincial corporation into Alberta | Business Corporations Act | 265,23 $ | Oui |
| Fusion de deux sociétés albertaines ou plus | Amalgamate Alberta corporations | Business Corporations Act | 291,75 $ | Oui |
| Changement de nom ou de structure du capital-actions | Change name / articles of amendment | Business Corporations Act | 53,05 $ | — |
| Reconstitution d’une société dissoute | Complete revival of Alberta corporation | Business Corporations Act | 106,09 $ | Oui, rétroactivement |
| Entreprise individuelle sous un nom autre que celui du propriétaire | Register trade name | Partnership Act | 10,61 $ | Non |
| Société de personnes générale | Register partnership | Partnership Act | 10,61 $ | Non |
| Modification d’une société de personnes immatriculée | Amend partnership | Partnership Act | 10,61 $ | — |
| Société en commandite | Register limited partnership | Partnership Act | 53,05 $ | Non |
| Modification d’une société en commandite | Amend limited partnership | Partnership Act | 15,91 $ | — |
| Société à responsabilité limitée (LLP) | Register limited liability partnership | Partnership Act | 53,05 $ | Non |
| Rapport annuel d’une LLP | File limited liability partnership annual report | Partnership Act | 0,00 $ | — |
| Organisme sans but lucratif extraprovincial | Register extra-provincial non-profit with exemption | Business Corporations Act | 79,57 $ | Oui, dans sa juridiction d’origine |
Frais tirés du catalogue des produits pour agents du registre de septembre 2026. Toutes les lignes, sauf celles du NWPTA, sont assujetties à des frais de service d’agent supplémentaires et non plafonnés ; les lignes NWPTA sont les seuls produits corporatifs que le catalogue plafonne, et il les plafonne à 0,00 $. [5]
L’entreprise individuelle, et ce que l’enregistrement d’un nom n’achète pas
Une entreprise individuelle exploitée sous le nom légal de son propriétaire n’a aucune étape à franchir au registre albertain. L’enregistrement d’un nom commercial à 10,61 $ rend seulement un nom distinct consultable, et l’Alberta est inhabituellement franche sur le peu que cela signifie : « A business name does not have a legal existence in its own right. It is simply a name used by one or more persons to represent their business to the public. That means the sole proprietor or partners are personally responsible for the debts and obligations of the business. » Elle ajoute que « Registering a business name does not grant any right of ownership of the name. It is simply proof that the name is being used by a particular business. » [37] Aucune personne morale distincte, aucune responsabilité limitée, aucun taux d’impôt des sociétés, et aucun monopole sur le nom.
Deux conséquences échappent régulièrement aux fondateurs. D’abord, les noms commerciaux « don’t have to be unique; duplicate business names may exist » — mais si vous en choisissez un identique ou semblable à un nom commercial, une dénomination sociale ou une marque de commerce existante, « the owners could take your business to court; you may have to change your name or pay damages. » [37] Le rapport de recherche de nom qui révélerait le conflit est, selon les mots mêmes de l’Alberta, « recommended, but not mandatory » — l’inverse exact du rapport NUANS obligatoire pour une société par actions. Ensuite, un nom commercial ne peut se terminer par « limited », « incorporated » ou « corporation », ni par leurs abréviations ou leurs formes françaises, « since that would imply you are running a corporation ». [37] Une société par actions qui souhaite exercer sous une autre marque enregistre son propre nom commercial : l’Alberta définit le dépôt comme couvrant à la fois le cas où « an individual does business under a name other than their own personal name » et celui où « a corporation does business under a name other than its legal name ».
Les sociétés de personnes, et les deux boucliers albertains
Une société de personnes générale naît « when 2 or more individuals, or 2 or more corporations, do business together as partners », et la Partnership Act rend chacun d’eux « liable jointly with the other partners for debts and obligations of the firm incurred while that partner is a partner », la succession d’un associé décédé demeurant solidairement responsable des obligations contractées de son vivant. [37] [38] Il n’y a ici aucun bouclier.
La société en commandite partage la différence. L’article 57 prévoit qu’« a limited partner is not liable for the obligations of the limited partnership except in respect of the amount of property the limited partner contributes or agrees to contribute to the capital of the limited partnership », tandis que le commandité demeure pleinement exposé. [38] Les commanditaires conservent un droit de consultation des livres à l’article 58, ce qui explique la survie de cette structure dans l’immobilier et les fonds d’investissement.
La LLP albertaine est plus étroite que son nom ne le laisse croire, et c’est le piège. Elle n’est ouverte qu’à des « partners carrying on practice in one or more eligible professions », et l’article 81 définit une profession admissible comme une profession « regulated by an Act of Alberta that specifically authorizes members of the profession or discipline to carry on business through a corporation that has the words “Professional Corporation” or the abbreviation “P.C.” as part of its name » — la comptabilité, le droit et leurs pairs, pas le logiciel ni le conseil. Une société en commandite de la partie 2 « may not be registered as an Alberta LLP », et l’ordre professionnel lui-même peut interdire la forme par règle ou règlement administratif. [38] Le bouclier accordé vise la négligence, non les dettes : l’article 12(1) protège l’associé de la responsabilité « for debts, obligations or liabilities of the partnership or another partner that arise from the negligence, wrongful acts or omissions, malpractice or misconduct of another partner » ou d’un employé ou mandataire — et l’article 12(2) retire cette protection à l’associé qui connaissait la faute au moment où elle est survenue. Le résumé albertain concorde : « A partner in a limited liability partnership is not generally liable for the negligence, wrongdoing, or misconduct of a partner, employee or agent. » [38] [37] Le nom d’une LLP albertaine doit se terminer par « limited liability partnership », « LLP », « Société à Responsabilité Limitée » ou « SRL », et une LLP extraprovinciale doit fournir « proof of active registration in their home jurisdiction, and copies of their original registration documents » ainsi qu’une « permission from the Alberta governing body of the profession ». [37]
Les sociétés en commandite et les LLP établies dans d’autres provinces « must also register in Alberta when they do business here », selon la même logique que la règle extraprovinciale corporative de l’étape 10. [37]
La constitution fédérale, et pourquoi elle n’économise rien en Alberta
Immatriculer une société fédérale en Alberta coûte exactement ce que coûte une constitution ici : cela ajoute un dépôt fédéral par-dessus les mêmes 291,75 $ et exige des documents constitutifs certifiés ainsi qu’une traduction notariée lorsque la charte n’est pas en anglais. [10] Les raisons de choisir le fédéral sont la protection nationale du nom et la portabilité, non le coût albertain ; la comparaison fédérale ou provinciale expose l’arbitrage complet. Les coopératives et les sociétés sans but lucratif relèvent de lois et de formulaires distincts et sortent du cadre de ce guide, même si le tableau ci-dessus consigne le seul produit sans but lucratif qu’un fondateur risque de rencontrer.
Étape 2 : faire approuver le nom
L’Alberta exige un nom en trois parties : un élément distinctif (« a unique word or location »), un élément descriptif qui « describes what the corporation does or what the corporation is », et un élément juridique obligatoire à la fin. [3] L’article 10(1) fixe l’élément juridique : « Limited », « Limitée », « Incorporated », « Incorporée » ou « Corporation », ou les abréviations « Ltd. », « Ltée », « Inc. » ou « Corp. » [1]
La vérification repose sur un rapport NUANS albertain, qui « reserves the proposed name for 90 days » et « must be less than 91 days old » au moment du dépôt. [3] Le Règlement applique la même fenêtre aux dépôts de noms extraprovinciaux, exigeant un rapport « dated not more than 90 days prior to the date of the application ». [2]
Trois mises en garde. Le rapport NUANS n’est pas un produit gouvernemental albertain : il ne figure nulle part dans le catalogue des produits pour agents du registre, qui énumère pourtant tous les frais gouvernementaux du registre des corporations. Son prix est donc fixé par le vendeur et n’est publié dans aucune source officielle ; demandez-le comme poste distinct. [5] Ce qui s’en rapproche le plus est indirect et ne vaut que pour le canal du Nouveau Partenariat de l’Ouest : l’article 54(2) du Règlement fixe les frais de recherche de nom dans ces dépôts à « the fee required by the Government of Canada in respect of an Alberta Search Report from the NUANS plus $1 ». [2] Deuxièmement, il s’agit d’un résultat de recherche, non d’une approbation : le registraire peut toujours refuser un nom, et l’article 10(3) crée une infraction passible d’une amende maximale de 5 000 $ pour quiconque n’est pas une personne morale et exerce sous un nom contenant « Ltd. » ou « Inc. ». [1] Troisièmement, une société à numéro saute l’étape, et l’Alberta dispense également du NUANS une société hors province portant un nom à numéro ou constituée sous la Loi canadienne sur les sociétés par actions. [3] [10]
Quand un rapport NUANS est réellement exigé
L’article 17(1) du Règlement énumère les sept dépôts qui déclenchent l’exigence, et il vaut la peine de le lire avant d’acheter un rapport inutile. Un rapport est exigé pour une constitution ; un changement de nom d’une société ou d’une société extraprovinciale immatriculée ; la reconstitution d’une société « that has been dissolved for more than 3 years » ; la reconstitution d’une personne morale dont le nom change à la reconstitution ; l’immatriculation d’une société extraprovinciale ; une fusion « where the name of the amalgamated corporation is not identical to the name of one of the amalgamating corporations » ; et une prorogation en Alberta lorsque la société n’y était pas déjà immatriculée sous le nom identique. Le rapport doit être « an original Alberta Search Report from the NUANS (Newly Upgraded Automated Name Search) system maintained by the Government of Canada, dated not more than 90 days prior to the submission of the report ». Le paragraphe (2) dispense la société portant un nom à numéro désigné et la société extraprovinciale à nom à numéro. [2]
Lecture pratique : une fusion qui conserve exactement le nom d’une des sociétés fusionnantes n’exige aucun rapport, et une reconstitution à deux ans non plus. Les deux économisent de l’argent réel au moment où la trésorerie est la plus serrée.
Les règles de dénomination que le registraire applique vraiment
La plupart des refus ne sont pas des surprises. Le Règlement publie les critères, et ils sont plus stricts que la question « ce nom est-il pris ? » à laquelle répond un rapport NUANS.
Le critère est la similitude, non l’identité. L’article 4(1) interdit un nom « similar to the name of a corporate person » sans le consentement écrit de cette personne, et l’article 4(5) définit la similitude de façon fonctionnelle : un nom qui « would reasonably lead to the inference that the corporation … is or would be associated or affiliated » avec l’autre partie alors qu’il ne l’est pas, ou dont la similitude « would lead someone who has an interest in dealing with the corporate person … to deal with the corporation … in the mistaken belief that he or she is dealing with the corporate person ». Les sociétés dissoutes conservent leur nom un certain temps : similitude pendant trois ans, identité pendant six. [2]
Les changements cosmétiques ne créent pas un nouveau nom. L’article 5(1) refuse un nom dont la seule différence avec un nom existant tient à l’ajout ou au retrait de signes de ponctuation ou d’espaces, à l’insertion ou au retrait d’une année, à un élément juridique différent ou à l’ajout ou au retrait du mot « company », au remplacement d’un mot par son abréviation ou l’inverse, au remplacement d’un mot par son homonyme, à l’ajout ou au retrait d’un article, ou à « any other change that does not produce a phonetic difference ». [2] Ajouter « (2026) » ou « Inc. » au nom d’un concurrent est un refus, pas un contournement.
La distinctivité doit venir de quelque part. L’article 6 refuse un nom « too general », un nom « only descriptive, in any language, of the quality, function or other characteristics of the goods or services », un nom « primarily or only the name or surname of an individual who is living or has died within 30 years », et un nom qui « consists primarily or only of a geographic name » — chacun de ces cas sauf si le nom « has through use acquired a meaning that renders the name distinctive ». L’article 7 exige le consentement écrit d’une personne, ou de ses héritiers ou exécuteurs, avant que son nom de famille puisse être un élément d’une dénomination sociale. [2] « Calgary Plumbing Ltd. » est exactement le genre de nom qui échoue aux deux critères à la fois.
Limites mécaniques. Un nom ne peut dépasser « 200 characters in length, including punctuation marks and spaces » ; il ne peut contenir que des lettres de l’alphabet anglais, des chiffres arabes et une liste précise de signes de ponctuation ; son premier caractère « must be an arabic numeral or an alphabetic letter » ; et aucun nom ne peut être composé « primarily of a combination of punctuation marks ». Une année entre parenthèses n’est permise qu’à une société remplaçante, et seulement pour l’année où elle l’est devenue. [2]
Interdictions absolues. L’article 13 interdit tout nom contenant un mot ou une expression « in any language, that is obscene or connotes a business that is scandalous, obscene or immoral or that is otherwise objectionable on public grounds », ainsi que tout chiffre ou mot « that might lead to the inference that the name is a number name » quand ce n’en est pas un. L’article 14 exige un consentement écrit avant qu’un nom puisse évoquer un patronage royal, vice-royal ou gouvernemental ; une commandite, un contrôle ou une affiliation avec le gouvernement du Canada, d’une province ou d’une subdivision étrangère ; une commandite ou un contrôle par une université, un collège, un institut polytechnique ou un ordre professionnel réglementé ; ou l’activité d’« a bank, loan corporation, insurance corporation, trust corporation, financial intermediary, stock exchange or other financial institution ». Le Règlement nomme aussi des cas particuliers : le Alberta Heritage Savings Trust Fund, la station de ski Nakiska, les Jeux olympiques et le mot « Kananaskis » employé pour suggérer un lien avec les terres de la Couronne. [2]
Le pouvoir discrétionnaire du registraire est codifié. L’article 15 énumère ce que le registraire peut soupeser : la distinctivité du nom « and the extent to which the name has become known », la durée de son usage, « the nature of the business carried on under or associated with the name, including the likelihood of any competition », la nature du commerce, « the degree of similarity between the name and another name in appearance or sound », et « the geographic area in Alberta in which the name is likely to be used ». [2] Un nom qui passe le NUANS peut encore échouer à n’importe lequel de ces critères.
Une asymétrie piège les sociétés venues d’ailleurs. Une société extraprovinciale immatriculée sous un nom d’emprunt ne peut employer un nom contenant le mot « Alberta », et son nom d’emprunt doit porter un élément juridique — « Limited », « Limitée », « Incorporated », « Incorporée », « Corporation » ou « Unlimited Liability Corporation », ou « Ltd. », « Ltée », « Inc. », « Corp. » ou « ULC ». [2] Une société albertaine peut mettre « Alberta » dans son nom ; une société de passage exerçant sous pseudonyme ne le peut pas.
Étape 3 : déposer par un agent du registre
L’Alberta délègue son registre à un réseau d’agents privés — l’étape qui surprend les fondateurs venus de l’Ontario ou de la Colombie-Britannique, où un portail gouvernemental accepte directement les dépôts et annonce un seul prix. Les agents autorisés « can provide most registration services for your corporation, trade name or partnership », répartis en trois niveaux de service, la constitution se situant au niveau 2 et les fusions et changements de capital-actions au niveau 3. La séparation des frais est énoncée sans détour : « Service fees are not regulated and may vary from one agent to another. There is also a government fee for certain registrations. » [4]
Le catalogue des produits pour agents du registre, publié par Service Alberta and Red Tape Reduction et daté du 1er septembre 2026, fait autorité du côté gouvernemental. Les produits du registre des corporations figurent dans son tableau « Uncapped Products », assorti de la note « ** Maximum Service Charge determined by registry agent. » Le mot est à prendre au pied de la lettre : l’Alberta plafonne les frais de service sur certains produits du registre et pas sur les dépôts corporatifs. [5]
Le tableau complet des frais gouvernementaux
Transcrit du catalogue plutôt que paraphrasé, parce que la séparation entre un frais gouvernemental fixe et des frais de service sans limite est tout l’enjeu.
| Dépôt | Frais gouvernementaux | Frais de service maximaux |
|---|---|---|
| Constituer une société albertaine | 291,75 $ | Fixés par l’agent |
| Immatriculer une société extraprovinciale | 291,75 $ | Fixés par l’agent |
| Immatriculer la fusion de sociétés extraprovinciales | 291,75 $ | Fixés par l’agent |
| Fusionner des sociétés albertaines | 291,75 $ | Fixés par l’agent |
| Proroger une société extraprovinciale en Alberta | 265,23 $ | Fixés par l’agent |
| Reconstitution complète d’une société albertaine | 106,09 $ | Fixés par l’agent |
| Rétablir une société extraprovinciale | 106,09 $ | Fixés par l’agent |
| Immatriculer un OSBL extraprovincial avec dispense | 79,57 $ | Fixés par l’agent |
| Déclaration annuelle, albertaine ou extraprovinciale | 53,05 $ | Fixés par l’agent |
| Changement de nom, société albertaine ou extraprovinciale | 53,05 $ | Fixés par l’agent |
| Statuts de modification, d’arrangement, de réorganisation ou de mise à jour | 53,05 $ | Fixés par l’agent |
| Équivalence de nom anglais/français, ou enregistrement ou annulation d’un nom d’emprunt | 53,05 $ | Fixés par l’agent |
| Immatriculer une société en commandite ou une LLP | 53,05 $ | Fixés par l’agent |
| Modifier une société en commandite | 15,91 $ | Fixés par l’agent |
| Immatriculer une société de personnes ou un nom commercial, ou modifier une société de personnes | 10,61 $ | Fixés par l’agent |
| Copie certifiée d’une pièce jointe microfilmée | 10,60 $ | Fixés par l’agent |
| Recherche courante ou historique ; certificat de statut ; copie certifiée d’information ou de transaction | 5,30 $ | Fixés par l’agent |
| Avis de changement d’administrateurs ou d’actionnaires | 0,00 $ | Fixés par l’agent |
| Avis de changement d’adresse d’une société albertaine | 0,00 $ | Fixés par l’agent |
| Changement d’agent aux fins de signification | 0,00 $ | Fixés par l’agent |
| Avis de changement de siège d’une société extraprovinciale | 0,00 $ | Fixés par l’agent |
| Demande de statut d’une société | 0,00 $ | Fixés par l’agent |
| Déclaration d’intention de dissolution, ou sa révocation | 0,00 $ | Fixés par l’agent |
| Amorcer la reconstitution d’une société albertaine | 0,00 $ | Fixés par l’agent |
| Délivrer un certificat de dissolution | 0,00 $ | Fixés par l’agent |
| Rapport annuel d’une LLP ; dissoudre un nom commercial ou une société de personnes | 0,00 $ | Fixés par l’agent |
| Immatriculer, modifier, annuler ou changer une société extraprovinciale NWPTA, ou ajouter ou mettre à jour son procureur | 0,00 $ | 0,00 $ |
Toutes les lignes sauf la dernière portent des frais de service d’agent non plafonnés ; les lignes NWPTA figurent dans le tableau « No Government Fee & Capped Products » du catalogue, avec des frais de service maximaux imprimés à 0,00 $, ce qui en fait les seuls produits du registre des corporations albertain où l’agent ne peut rien facturer. [5]
Les lignes à 0,00 $ méritent l’attention : l’Alberta ne perçoit aucun frais gouvernemental pour inscrire un changement d’administrateurs, de bureau enregistré ou d’agent aux fins de signification, mais les frais de l’agent restent sans plafond, et « Service providers will charge a service fee to file change notices for Alberta and out-of-province corporations. » [9] Faites chiffrer ces trois dépôts au moment de choisir un agent, pas seulement la constitution. Sur cinq ans, une société ordinaire dépose bien plus d’avis à 0,00 $ de frais gouvernementaux que de constitutions à 291,75 $, et la marge de l’agent vit entièrement dans les premiers.
Les formulaires, par numéro
L’Alberta publie les formulaires de son registre des corporations sous forme de PDF numérotés et remplissables, et connaître les numéros transforme un vague « apportez vos documents » en liste de contrôle. Une trousse de constitution comprend le REG3047 Articles of Incorporation, le REG3016 Notice of Corporation Address, le REG3017 Notice of Directors, le REG3037 Notice of Agent for Service et, si la société en adopte une, le REG3073 Notice of English/French Name Equivalency. [36] Vous les apportez à l’agent avec le rapport NUANS, une pièce d’identité valide et le paiement. [3]
| Ce que vous faites | Formulaire |
|---|---|
| Constituer une société | REG3047 Articles of incorporation |
| Déclarer le bureau enregistré | REG3016 Notice of corporation address |
| Déclarer les administrateurs | REG3017 Notice of directors |
| Nommer l’agent aux fins de signification | REG3037 Notice of agent for service |
| Adopter une équivalence de nom anglais/français | REG3073 Notice of English/French name equivalency |
| Immatriculer une entreprise individuelle | REG3018 Declaration of trade name/sole proprietorship |
| Immatriculer une société de personnes générale | REG3097 Declaration of general partnership |
| Immatriculer une société en commandite | REG11055 Application for limited partnership |
| Immatriculer une LLP | REG11058 Application for limited liability partnership |
| Signer pour le compte d’un tiers | REG11061 Special authority to execute a registration |
| Produire la déclaration annuelle | REG3062 Annual return |
| Modifier les statuts | REG3054 Articles of amendment |
| Fusionner | REG3068 Articles of amalgamation |
| Proroger en Alberta | REG3039 Articles of continuance |
| Changer l’adresse personnelle d’un administrateur | REG3220 Change of director’s address |
| Changer l’agent aux fins de signification, ou son adresse | REG3037 / REG3056 |
| Immatriculer une société extraprovinciale | REG3055 Statement of extra-provincial registration |
| Adopter ou annuler un nom d’emprunt | REG3074 Notice of assumed name |
| Reconstituer une société dissoute | REG3060 Articles of revival, avec les REG3062 des années manquées |
| Amorcer une dissolution volontaire | REG3070 Statement of intent to dissolve |
| Terminer une dissolution volontaire | REG3038 Articles of dissolution |
| Annuler un nom commercial ou une société de personnes | REG3057 / REG3035 |
| Rapport annuel d’une LLP | REG3309 Annual report for limited liability partnership |
Source : l’index des formulaires du registre des corporations de l’Alberta. [36]
Exemple travaillé : ce qu’une fondatrice de Calgary paie et fait réellement
Priya est consultante en logiciel et vit à Calgary. Elle veut une société portant le nom de sa pratique, elle est seule administratrice et seule actionnaire, elle n’a pas encore d’employés, et elle prévoit environ 180 000 $ de revenus de consultation la première année. Chaque montant ci-dessous est un frais gouvernemental publié ; les deux postes non publiés sont signalés comme tels, parce que l’Alberta ne les publie pas et que ce guide ne les inventera pas.
- Le nom. Elle écarte « Calgary Software Consulting Ltd. » après avoir lu les articles 6 et 15 du Règlement — trop général, purement descriptif et principalement un nom géographique — et retient un élément distinctif inventé, un élément descriptif et « Ltd. ». Elle achète un rapport NUANS albertain auprès d’un membre NUANS. Prix : non publié dans aucune source officielle albertaine. [5] Le rapport est valide 90 jours et doit avoir moins de 91 jours au dépôt. [3]
- L’agent aux fins de signification. Citoyenne canadienne résidant ordinairement en Alberta, elle peut être son propre agent, et elle nomme la conjointe de son associé comme agent suppléant en vertu de l’article 20.2, au cas où elle serait injoignable. Coût : nul. [1]
- Le bureau enregistré. Son domicile ne convient que s’il est accessible au public durant les heures normales d’ouverture et facilement identifiable à partir de l’adresse figurant à l’avis. Elle utilise plutôt le bureau du centre-ville de son comptable, avec consentement écrit. Coût : ce que facture le comptable ; ce n’est pas un frais gouvernemental. [1]
- Le dépôt. Elle apporte les REG3047, REG3016, REG3017 et REG3037 avec le rapport NUANS, sa pièce d’identité et le paiement chez un agent du registre autorisé. Frais gouvernementaux : 291,75 $. Frais de service de l’agent : non plafonnés et non publiés — la note du catalogue se lit « Maximum Service Charge determined by registry agent ». [5]
- Numéro d’entreprise et TPS. Ses revenus dépasseront 30 000 $, elle s’inscrit donc à la TPS. Coût : nul. [19]
- Accidents du travail. Elle n’a aucun travailleur, et « consulting services other than consulting by a professional engineer … provision of » est une industrie exemptée à l’annexe A du Workers’ Compensation Regulation : aucun compte n’est exigé. Si elle veut se couvrir elle-même, elle doit d’abord ouvrir un compte, à une prime annuelle minimale de 200 $. [39] [22]
- Municipal. Calgary l’oblige à enregistrer son entreprise et à obtenir l’approbation de son emplacement ; une profession réglementée par la province serait dispensée du permis, mais la consultation en logiciel n’en est pas une, elle obtient donc un permis. Travailler au bureau de son comptable est un emplacement commercial ; si elle avait travaillé de la maison sans visite de clients, elle relèverait de la « home occupation class 1 », accordée automatiquement avec le permis et coûtant 0 $ en frais de permis. [23] [40]
- Dépôts de la première année. Son mois anniversaire est celui de son certificat ; la déclaration annuelle est due à la fin du mois suivant, à 53,05 $ plus les frais de l’agent. Sa T2 fédérale est due six mois après la fin d’exercice. Son AT1 pourrait ne pas être exigée du tout — voir l’étape 7, car une SPCC réalisant moins de 500 000 $ de revenus bruts sans revenu imposable peut en être dispensée. [2] [41]
Coût gouvernemental publié de Priya la première année : 344,80 $ (291,75 $ pour la constitution plus 53,05 $ pour la déclaration annuelle), auxquels s’ajoutent un permis d’affaires de Calgary et deux montants que l’Alberta refuse de publier : le rapport NUANS et les frais de service de l’agent. Quiconque lui annonce un prix unique tout compris cite sa propre liste de prix, pas celle d’un gouvernement.
Les délais que l’Alberta ne publie pas
Aucune page officielle albertaine consultée pour ce guide ne publie de norme de service ou de délai de traitement pour un dépôt au registre des corporations. L’Alberta décrit la voie hors province comme une transaction au comptoir, sans énoncer de délai. [10] Traitez toute promesse de traitement le jour même comme un engagement commercial de l’agent, par écrit ; les vrais goulots d’étranglement sont le rapport NUANS et la nomination d’un agent aux fins de signification résidant en Alberta. Le registre des corporations lui-même répond au téléphone de « 8:15 am to 4:30 pm (open Monday to Friday, closed statutory holidays) », la seule plage de service publiée de quelque nature que ce soit. [37]
Étape 4 : administrateurs, bureau enregistré et agent aux fins de signification
Administrateurs
L’article 101(2) exige un ou plusieurs administrateurs, sauf pour un émetteur assujetti dont les actions sont détenues par plus d’une personne, qui en compte au moins trois, « at least 2 of whom are not officers or employees of the corporation or its affiliates » : une société albertaine fermée peut donc n’avoir qu’un seul administrateur. L’article 105(1) fournit le seul critère de qualification : sont inhabiles les personnes de moins de 18 ans, l’adulte représenté ou le patient en cure obligatoire, « a person who is not an individual » et « a person who has the status of bankrupt ». [1] L’Alberta résume cela en une phrase : « Directors must be adults. » [3]
La question de la résidence mérite de la précision, car c’est le fait périmé le plus répété au sujet de l’Alberta. L’article 105(3) de la codification courante de l’Imprimeur du Roi se lit intégralement « Repealed 2020 c25 s1 », et aucune exigence de résidence canadienne ou albertaine pour les administrateurs n’apparaît nulle part dans la Loi. [1] Toute source affirmant que 25 % d’un conseil albertain doit être composé de résidents canadiens décrit du droit abrogé.
Une personne élue ou nommée n’est pas encore administratrice : l’article 105(5) exige sa présence à l’assemblée sans refus, un consentement écrit avant la nomination ou dans les dix jours suivants, ou le fait d’avoir agi comme administrateur, et l’article 105(6) répute quiconque refuse ou omet de consentir « not to have been elected or appointed a director ». [1] Les changements d’administrateurs doivent être déclarés à un fournisseur de services « within 15 days of a change », ce que l’article 113(1) énonce comme règle légale : « Within 15 days after a change among the directors or to the contact information of a director, the corporation shall send to the Registrar a notice of the change in the form required by the Registrar. » L’article 113(2) permet à « any interested person, or the Registrar » de s’adresser à la Cour pour forcer le respect de cette obligation. [1] [9]
Deux mécanismes méritent d’être connus avant la première réunion du conseil. L’article 106(1) oblige les fondateurs à envoyer l’avis des administrateurs « at the time of sending articles of incorporation », et ces premiers administrateurs restent en fonction « from the issue of the certificate of incorporation until the first meeting of shareholders ». L’article 106(4) ne permet aux administrateurs de nommer des administrateurs supplémentaires entre les assemblées annuelles que si les statuts le prévoient, et plafonne leur nombre à « 1/3 of the number of directors who held office at the expiration of the last annual meeting ». [1] Et l’article 114(1) tranche la question de la gouvernance à distance en faveur de la société : sauf disposition expresse contraire des règlements administratifs ou des statuts, « a director may attend a meeting of directors by electronic means », « a meeting of directors may be held entirely by electronic means », et l’administrateur qui y assiste ainsi « is deemed to be present in person at that meeting ». [1] La gouvernance d’une société albertaine peut se faire de n’importe où ; la signification albertaine, non.
Bureau enregistré et bureau des dossiers
L’article 20(1) est catégorique : « A corporation shall at all times have a registered office within Alberta. » L’Alberta le traduit ainsi : le bureau enregistré « needs to be a physical location in Alberta, so that the corporation can get legal documents delivered ». [1] [3]
L’article 20 compte sept paragraphes, et chacun compte pour le fondateur qui choisit une adresse.
| Paragraphe | Effet |
|---|---|
| 20(1) | La société « shall at all times have a registered office within Alberta » |
| 20(2) | L’avis du bureau enregistré, d’un bureau des dossiers distinct s’il y a lieu, et de toute case postale désignée comme adresse de signification par la poste doit être transmis au registraire « together with the articles of incorporation » |
| 20(3) | Les administrateurs peuvent en tout temps changer l’adresse du bureau enregistré en Alberta, désigner ou révoquer un bureau des dossiers en Alberta, ou désigner ou révoquer une case postale albertaine comme adresse de signification par la poste |
| 20(4) | « A post office box designated as the corporation’s address for service by mail shall not be designated as the corporation’s records office or registered office » |
| 20(5) | « A corporation shall notify the Registrar within 15 days after any change under subsection (3) » |
| 20(6) | Le bureau enregistré et le bureau des dossiers doivent être « accessible to the public during normal business hours » et « readily identifiable from the address or other description given in the notice » |
| 20(7) | « Unless the directors designate a separate records office, the registered office of a corporation is also its records office » |
Source : la codification de la Loi par l’Imprimeur du Roi. [1]
Lus ensemble, ces sept paragraphes écartent les trois arrangements que les fondateurs proposent le plus souvent. Une case postale peut être l’adresse de signification par la poste et rien d’autre. Un local verrouillé, sans personnel ou non identifié échoue au paragraphe 20(6), même si quelqu’un y ramasse le courrier. Et le bureau des dossiers n’est pas une option accessoire qu’on peut laisser en blanc : si vous n’en désignez pas, votre bureau enregistré le devient silencieusement, avec toutes les conséquences d’accès public exposées au sous-titre suivant. Lorsque l’adresse du bureau enregistré ne reçoit pas de courrier, l’Alberta ajoute qu’« an Alberta postal address must also be supplied », et les sociétés hors province mettent à jour un siège social sur un délai de 30 jours plutôt que de 15. [9]
Ce qu’il faut conserver, où, et qui peut le consulter
L’article 21(1) oblige la société à « prepare and maintain at its records office » six catégories de documents : les statuts et règlements administratifs avec leurs modifications et toute convention unanime des actionnaires ; les procès-verbaux et résolutions des actionnaires ; les copies de tous les avis exigés par les articles 106 ou 113, c’est-à-dire les avis d’administrateurs déposés et leurs changements ; un registre des valeurs mobilières conforme à l’article 49 ; les copies des états financiers et rapports visés à l’article 155(1) ; et un registre des déclarations faites en vertu de l’article 120, soit les déclarations de conflit d’intérêts des administrateurs et dirigeants. L’article 21(5) ajoute un second palier qui n’a pas à se trouver au bureau des dossiers : « adequate accounting records and records containing minutes of meetings and resolutions of the directors and any committee of the directors », que l’article 21(7) autorise à conserver « at the registered office or records office of the corporation or at any other place the directors think fit », en tout temps raisonnable « open to examination by the directors ». [1]
Un registre central des valeurs mobilières peut être tenu au bureau albertain de l’agent des transferts de la société, et un registre de succursale « at any place in or out of Alberta designated by the directors », pourvu que la société conserve un relevé des agents et des bureaux concernés. [1] Le Règlement ajoute une règle de conservation qu’on oublie en faisant le ménage d’un registre d’actionnaires : l’information relative à un détenteur inscrite au registre des valeurs mobilières doit être conservée « for a period of at least 7 years after the security holder ceases to be a security holder ». [2]
Les documents ne peuvent être conservés hors de l’Alberta qu’en vertu de l’article 21(8), à quatre conditions cumulatives : la société « maintains accurate and reasonably updated records » ; les documents sont « available for examination by directors at any time by means of computer terminal or other electronic access » ; la société « provides the technical assistance to facilitate an examination » ; et, pour les documents comptables, elle conserve aussi en Alberta des documents comptables « adequate to enable the directors to ascertain the financial position of the corporation with reasonable accuracy », accessibles en tout temps raisonnable aux administrateurs. Contrevenir à l’article 21 sans motif raisonnable constitue une infraction passible « a fine not exceeding $5000 ». [1] Pour une société dirigée de l’étranger, le montage conforme consiste en un stockage infonuagique que les administrateurs peuvent atteindre en tout temps, doublé d’un document comptable conservé en Alberta.
L’article 24 régit la forme de ces documents. Ils peuvent être « in a bound or loose-leaf form or in a photographic film form, or … entered or recorded by any system of mechanical or electronic data processing or any other information storage device that is capable of reproducing any required information in legible written form within a reasonable time » — un livre des minutes entièrement numérique est donc licite, pourvu que quiconque a le droit de le consulter puisse en obtenir une reproduction écrite lisible « within a reasonable time » ou les installations pour le lire. L’article 24(3) exige des « reasonable precautions » contre la perte, la destruction et la falsification et pour « facilitate detection and correction of inaccuracies », et une contravention constitue une infraction passible de 5 000 $, de six mois d’emprisonnement, ou des deux. [1]
Vient maintenant la partie que presque personne n’anticipe. L’article 23 ouvre ces documents à des personnes extérieures à l’entreprise.
| Qui | Ce qu’il peut consulter | À quelles conditions |
|---|---|---|
| Administrateurs et actionnaires, leurs mandataires et représentants légaux | Tout ce que vise l’article 21(1) | « During the usual business hours of the corporation free of charge » |
| Un actionnaire | Statuts, règlements administratifs et toute convention unanime des actionnaires, avec leurs modifications | « On request and without charge to one copy » |
| Créanciers, leurs mandataires et représentants légaux | Les alinéas 21(1)a), c) et d) — statuts et règlements, avis d’administrateurs déposés et registre des valeurs mobilières — mais pas une convention unanime des actionnaires | Heures normales d’ouverture, « on payment of a reasonable fee », avec droit de copie |
| Toute personne | Les alinéas 21(1)c) et d) — les avis d’administrateurs déposés et le registre des valeurs mobilières | Heures normales d’ouverture, « on payment of a reasonable fee », avec droit de copie |
Source : les paragraphes 23(1) à 23(4) de la Loi. [1]
C’est la quatrième ligne qu’il faut méditer. L’Alberta ne tient aucun registre des bénéficiaires effectifs et ne dépose aucune liste d’actionnaires au-delà des cinq principaux de la déclaration annuelle, mais le registre des valeurs mobilières — la liste des détenteurs inscrits — peut être consulté au bureau des dossiers par tout membre du public qui s’y présente durant les heures d’ouverture et paie des frais raisonnables. La confidentialité, en Alberta, vient de l’absence d’une base de données publique, pas d’un secret. Si votre bureau des dossiers est la table de votre cuisine, c’est là que pointe ce droit.
Les émetteurs assujettis relèvent en outre d’un régime supplémentaire aux paragraphes 23(5) à (11) : une « basic list » d’actionnaires fournie dans les 10 jours d’une déclaration solennelle, des listes supplémentaires sur demande, et une restriction légale d’usage — une liste « must not be used by any person except in connection with an effort to influence the voting of shareholders », « an offer to acquire shares », ou « any other matter relating to the affairs of the corporation ». L’usage abusif constitue une infraction passible de 5 000 $, de six mois d’emprisonnement, ou des deux. [1]
La gouvernance exigée même d’une société à un seul actionnaire
Deux obligations survivent même lorsque l’actionnaire unique et l’administrateur unique sont la même personne, et toutes deux sont discrètement exécutoires. L’article 132(1)a) oblige les administrateurs à convoquer une assemblée annuelle des actionnaires « not later than 18 months after the date of its incorporation … and subsequently not later than 15 months after holding the last preceding annual meeting », la Cour pouvant proroger ce délai sur demande. [1] L’article 155(1) oblige les administrateurs à présenter des états financiers aux actionnaires à chaque assemblée annuelle, et l’article 159(1) exige que ces documents soient envoyés à chaque actionnaire « not less than 21 days before each annual meeting », ou avant une résolution écrite tenant lieu d’assemblée — une infraction passible de 5 000 $ en cas de manquement sans motif raisonnable, les actionnaires pouvant toutefois y renoncer par résolution unanime. [1]
La conséquence de les ignorer n’est pas théorique. L’article 214(1) permet au registraire ou à toute personne intéressée de demander à la Cour la dissolution d’une société qui « failed for 2 or more consecutive years to comply with the requirements of this Act with respect to the holding of annual meetings of shareholders », ou qui a contrevenu à l’article 23 — celui de l’accès aux documents — ou aux articles 157 ou 159. [1] Signer une résolution annuelle et la classer au livre des minutes est une réponse de quinze minutes à un risque de dissolution judiciaire.
Agent aux fins de signification
Article 20.1(1) : « A corporation shall appoint an agent for service who is a resident Albertan. » L’article 1(cc.1) définit le résident albertain comme un citoyen canadien résidant ordinairement en Alberta, ou un résident permanent au sens de la législation fédérale sur l’immigration qui réside ordinairement en Alberta. [1] L’Alberta décrit le rôle : « An agent for service is an individual located in Alberta who can accept notices and documents in person or by mail on behalf of the corporation. The agent for service does not need to be a lawyer. » [10]
L’agent est une personne physique, pas un cabinet — « The agent or alternative agent must be an individual and must have a physical and mailing address within Alberta » — et doit consentir à sa nomination. [9] [10] Les obligations légales entourant la nomination sont serrées, et elles vont dans les deux sens.
| Disposition | Obligation |
|---|---|
| 20.1(1) | « A corporation shall appoint an agent for service who is a resident Albertan » |
| 20.1(2) | L’avis de nomination va au registraire « together with the articles of incorporation » |
| 20.1(3) | L’adresse de l’agent doit être un bureau « accessible to the public during normal business hours » et « readily identifiable from the address or other description given in a notice under this section » |
| 20.1(4) | La société avise « forthwith » le registraire de tout changement de nom ou de coordonnées de l’agent |
| 20.1(5) | L’agent qui entend démissionner « shall give not less than 60 days’ notice to the corporation at its registered office », et la société en transmet copie au registraire |
| 20.1(6) | Si l’agent décède ou si sa nomination est révoquée, la société doit aviser le registraire et « forthwith appoint a new agent for service » |
| 20.2(1) à (5) | La société peut nommer un agent suppléant, lui aussi résident albertain, doit aviser le registraire sans délai de la nomination et de tout changement, et la démission du suppléant emporte le même préavis de 60 jours |
Source : les articles 20.1 et 20.2 de la Loi. [1]
Notez l’asymétrie des délais. L’agent doit 60 jours de préavis à la société avant de démissionner, mais la société doit au registraire une nomination forthwith si l’agent décède ou est révoqué — aucun délai de grâce dans le texte même de la Loi. Le chiffre d’un an que tout le monde cite est la limite extérieure avant l’intervention du registraire, non un délai auquel vous avez droit : « Failure to appoint a new agent for service within one year of the previous agent’s revocation or resignation means your corporation can be dissolved by the Registrar of Corporations », et pour une société hors province l’immatriculation albertaine « can be cancelled ». [9] La même architecture d’un an figure dans la disposition transitoire de la Loi, l’article 25.1, qui accordait à toute société existante lors de l’entrée en vigueur du régime un an pour déposer un avis de nomination « or the Registrar may dissolve the corporation ». [1]
L’article 20.2 permet un agent suppléant, également résident albertain, qui « do[es] not need to be part of the same firm » — l’assurance la moins chère de cette page pour un fondateur dont le seul contact albertain est une personne. [1] [10]
Les sociétés extraprovinciales relèvent d’un régime parallèle et légèrement plus souple à l’article 288. Si leur agent décède, démissionne ou est révoqué, elles doivent elles aussi transmettre « forthwith » au registraire la nomination d’une personne physique comme agent ; elles peuvent nommer comme suppléant « an individual who is a resident of Alberta » — la résidence en Alberta, sans la surcouche de citoyenneté ou de résidence permanente que porte l’expression « resident Albertan » pour les sociétés albertaines ; et le même préavis de démission de 60 jours et les mêmes règles d’accessibilité publique s’appliquent à l’adresse de l’agent. [1] Les sociétés immatriculées par le canal du Nouveau Partenariat de l’Ouest sont entièrement soustraites à l’article 288 par l’article 55 du Règlement, et leur agent suppléant doit plutôt être un associé du cabinet de l’agent ou un directeur adjoint lorsque l’agent est le directeur albertain de la société. [2]
Étape 5 : transparence et propriété effective
L’Alberta se distingue réellement du reste du Canada ici, et la réponse honnête est qu’il n’y a rien à déposer.
Une recherche plein texte de la codification courante de l’Imprimeur du Roi ne renvoie aucune disposition exigeant un registre des particuliers ayant un contrôle important, aucun registre des bénéficiaires effectifs et aucun dépôt de transparence pour les sociétés albertaines fermées. Le seul relevé de propriété exigé par la Loi est le registre des valeurs mobilières de l’alinéa 21(1)d), qui consigne les actionnaires inscrits plutôt que les personnes physiques derrière eux, et il n’est pas déposé auprès du registraire. [1] La déclaration annuelle en révèle un peu : l’Alberta demande les « names; addresses; percentages of issued voting shares » des « top 5 shareholders » — une divulgation d’actionnaires inscrits qui s’arrête à cinq noms, et non une analyse de propriété effective. [8]
L’Alberta a consulté sur un changement. Les modifications proposées à la Business Corporations Act « would require private companies in Alberta to keep records about who owns or controls them, known as their beneficial owners, and make this information available to government authorities if needed ». Les commentaires écrits ont été reçus du 12 août au 11 septembre 2025 ; l’état est « Completed » avec « Results under review » ; la page a été mise à jour le 17 décembre 2025. [7]
Trois mises en garde, dans des directions différentes. La proposition est vivante et son libellé n’est pas publié : construisez l’organigramme de propriété dès maintenant. L’absence est une règle de registre, pas une absence de contrôle : une banque applique les règles de propriété effective de CANAFE quel que soit ce que recueille le registre provincial, et une société fédérale immatriculée ici à titre extraprovincial conserve son propre registre fédéral des particuliers ayant un contrôle important. Le scénario bancaire de la société fédérale expose ce dossier de preuve.
La troisième mise en garde contredit la lecture habituelle voulant qu’« aucun registre » signifie « confidentialité ». Le registre des valeurs mobilières albertain n’est pas déposé auprès du registraire et ne figure dans aucune base publique — mais l’article 23(4) permet à toute personne de consulter le registre des valeurs mobilières et les avis d’administrateurs déposés au bureau des dossiers « during the usual business hours of the corporation on payment of a reasonable fee », et d’en tirer des copies. [1] Ce que l’Alberta retient, c’est un registre central consultable, pas la liste sous-jacente. La confidentialité obtenue ici tient à la friction, non au secret, et le choix d’un bureau des dossiers est donc aussi une décision de confidentialité.
Par rapport au reste du pays, l’Alberta occupe une extrémité d’un éventail que la comparaison fédérale ou provinciale cartographie juridiction par juridiction : une société fédérale dépose auprès de Corporations Canada les renseignements sur les particuliers ayant un contrôle important, plusieurs provinces exigent un registre interne jamais déposé, et un petit groupe — dont l’Alberta — n’a rien en vigueur. La leçon de planification reste la même où que vous atterrissiez : se constituer en Alberta pour éviter un registre de transparence ne fonctionne que jusqu’à ce que vous vous immatriculiez dans une province qui en a un, ou que vous ouvriez un compte bancaire n’importe où — et les deux surviennent la première année.
Étape 6 : la déclaration annuelle et la voie du défaut
L’article 268(1) oblige chaque société à « send to the Registrar an annual return in the form required by the Registrar » à la date prescrite. [1] Le Règlement fournit cette date. Article 24(1) : « The prescribed date … is a date not later than the last day of the month immediately following the anniversary month. » L’article 24(2)a) définit le mois anniversaire comme le mois de délivrance du certificat de constitution, et l’article 24(3) exige que les renseignements soient « up to date as of the last day of the anniversary month ». [2]
Une société constituée en mars déclare donc les faits arrêtés au 31 mars et dépose au plus tard le 30 avril — un délai plus court et de forme différente de la règle fédérale des 60 jours suivant l’anniversaire, et sans lien avec l’exercice fiscal.
Le Règlement définit le mois anniversaire séparément pour quatre autres cas, et se tromper est une cause fréquente de défaut involontaire :
| Société | Mois anniversaire |
|---|---|
| Société albertaine ordinaire | Le mois de délivrance du certificat de constitution, « whether under the Companies Act or the Business Corporations Act » |
| Compagnie albertaine fusionnée prorogée sous la Loi | Le mois de délivrance du certificat de fusion |
| Société issue d’une fusion | Le mois de délivrance du certificat de fusion |
| Société reconstituée en vertu de l’article 208 | Le mois du certificat de constitution d’origine, et non la date de reconstitution |
| Société extraprovinciale prorogée en Alberta | Le mois de sa constitution ou de sa fusion dans l’autre juridiction |
Source : article 24(2) du Règlement. [2]
Les deux dernières lignes piègent. Une société reconstituée hérite de son ancien mois anniversaire : reconstituée en novembre avec un certificat délivré en février, elle dépose au plus tard le 31 mars, et non à la fin de décembre. Une société prorogée en Alberta conserve le mois de sa fondation dans son ancienne juridiction, et non le mois où l’Alberta a délivré son certificat de prorogation.
La déclaration passe par le canal habituel — « You must submit an annual return to an authorized Corporate Registry service provider » — avec un rappel envoyé « to your corporation’s registered office one month before the anniversary of incorporation », et « Directors of Alberta corporations receive copies of the outstanding annual return notice by regular mail. » [8] [6] Les frais gouvernementaux sont de 53,05 $, plus les frais de l’agent. [5]
Une exemption nette : « If your corporation’s home province is British Columbia, Manitoba or Saskatchewan, you do not have to file an annual return in Alberta », alors qu’une société « from another province or country » doit le faire. [8]
Les trois voies de dissolution par le registraire
Le défaut a une conséquence définie — « If you do not file the annual return, your corporation may be dissolved. » [8] L’article 213(1) donne en fait au registraire trois motifs indépendants, dont un seul concerne la paperasse :
- 213(1)a) — la société « has not commenced business within 3 years after the date shown in its certificate of incorporation ». Une société de réserve laissée dormante est exposée sur ce seul motif, si diligemment que ses déclarations annuelles soient produites.
- 213(1)b) — la société « has not carried on its business for 3 consecutive years ».
- 213(1)c) — la société « is in default for a period of one year in sending to the Registrar any notice or document required by this Act ». Notez l’ampleur : tout avis ou document, pas seulement la déclaration annuelle. Un avis de changement d’administrateurs manquant suffit.
Dans tous les cas, l’article 213(2) oblige le registraire à donner « 120 days’ notice of the Registrar’s decision to dissolve the corporation to the corporation and to each director of the corporation » et à publier un avis « in the Registrar’s periodical or The Alberta Gazette » avant de délivrer un certificat de dissolution, l’article 213(4) prévoyant que « the corporation ceases to exist on the date shown in the certificate of dissolution ». [1]
L’article 214 ajoute une voie judiciaire fondée sur des motifs sans rapport avec les dépôts : deux années consécutives ou plus sans assemblée annuelle des actionnaires, une contravention à l’article 23 (accès aux documents), 157 ou 159, ou l’obtention d’un certificat « by misrepresentation ». Le registraire ou « any interested person » peut présenter la demande — ce qui, en pratique, signifie un actionnaire minoritaire mécontent ou un créancier. [1]
La reconstitution, et la falaise des dix ans
Le remède n’est ni bon marché ni indéfini. Une reconstitution complète coûte 106,09 $ en frais gouvernementaux, et l’Alberta exige une déclaration annuelle « for each year in which an annual return was not submitted before and after the corporation’s dissolution », plus un rapport NUANS albertain si la dissolution remonte à trois ans ou plus. [5] [8] Une société dissoute depuis six ans paie donc 106,09 $ plus six déclarations annuelles à 53,05 $ chacune — 424,30 $ de frais gouvernementaux avant les frais de l’agent — et achète un rapport NUANS par-dessus.
L’article 208 fixe la limite extérieure : « any interested person may apply to the Registrar within 10 years after the date of dissolution to have the corporation revived », et le paragraphe (1.1) est catégorique — « A corporation may not be revived after the expiry of 10 years from the date of dissolution. » Lorsque la reconstitution réussit, la société « is deemed to have continued in existence as if it had not been dissolved », sous réserve des conditions raisonnables imposées par le registraire et des droits acquis par des tiers avant la reconstitution. [1] C’est cette présomption qui rend la reconstitution utile : elle rétablit la chaîne de titres sur les contrats, la propriété intellectuelle et les immeubles qui auraient autrement été perdus. Après dix ans, il n’y a plus de chaîne à rétablir.
Étape 7 : les inscriptions fiscales
Numéro d’entreprise et comptes de programme
L’ARC identifie chaque entreprise par un numéro d’entreprise de neuf chiffres assorti de comptes de programme : « A CRA program account number consists of: Your unique 9-digit BN, A 2-letter program identifier to indicate the program account type, A 4-digit reference number », ce qui donne des formes comme 123456789 RT 0001 pour la TPS/TVH et 123456789 RP 0001 pour la paie. [18] L’Alberta alimente le système fédéral pour les enregistrements de noms commerciaux : un courriel confirme le numéro d’entreprise fédéral « unless one has previously been assigned to you as an individual or corporation ». [6]
La TPS, et rien que la TPS
L’Alberta ne perçoit aucune taxe de vente provinciale générale. Le tableau des taux de l’ARC inscrit l’Alberta à 5 % de TPS et 0 % de TVP pour toutes les périodes depuis le 1er avril 2013. [15] L’Alberta dit la même chose de son côté — « no provincial sales tax, payroll tax or health premium » — et sa liste des taxes et redevances comprend un impôt des sociétés, des taxes sur le carburant, le tabac et le vapotage, la redevance touristique, une taxe sur les primes d’assurance et une redevance 911, et aucune taxe de vente générale. [16] [13]
Une entreprise albertaine perçoit donc une seule taxe à la consommation, à 5 %, et produit une déclaration plutôt que deux — une économie permanente par rapport à l’Ontario, au Québec, à la Colombie-Britannique, à la Saskatchewan et au Manitoba, que la comparaison des régimes de taxe de vente met côte à côte.
Le déclencheur est fédéral. L’ARC fixe le seuil du petit fournisseur à 30 000 $ de fournitures taxables : dépassez-le sur quatre trimestres civils consécutifs et vous cessez d’être un petit fournisseur ; dépassez-le dans un seul trimestre et votre date d’entrée en vigueur de l’inscription est « no later than the day of the supply that made you exceed $30,000 », l’inscription devant se faire « within 29 days of your effective date of registration ». Lorsque le seuil est franchi sur quatre trimestres plutôt que dans un seul, la date d’entrée en vigueur est « no later than the day of the first supply you make after you are no longer a small supplier ». [19] L’inscription volontaire sous le seuil est souvent le bon choix pour une nouvelle société ayant de véritables crédits de taxe sur les intrants.
Périodes de déclaration et échéances
L’inscription vous attribue une période de déclaration selon la taille, et cette attribution fait la différence entre une déclaration par année et douze.
| Fournitures taxables annuelles | Période attribuée | Périodes optionnelles |
|---|---|---|
| 1 500 000 $ ou moins | Annuelle | Mensuelle, trimestrielle |
| Plus de 1 500 000 $ jusqu’à 6 000 000 $ | Trimestrielle | Mensuelle |
| Plus de 6 000 000 $ | Mensuelle | Aucune |
Les déclarants mensuels et trimestriels produisent et versent au plus tard le dernier jour du mois suivant la période. Un déclarant annuel dont l’exercice se termine le 31 décembre produit au plus tard le 15 juin et paie au plus tard le 30 avril — deux dates différentes, et la date de paiement vient en premier, ce qui est l’erreur d’échéancier de TPS la plus fréquente chez une nouvelle société albertaine. Un déclarant annuel dont la taxe nette atteint 3 000 $ ou plus dans l’exercice courant ou un exercice antérieur doit aussi verser des acomptes trimestriels. [44]
Presque toute nouvelle société albertaine tombe dans la première ligne et se voit attribuer la déclaration annuelle. C’est habituellement le mauvais choix pour une entreprise en année d’investissement : une société qui dépense en équipement, en logiciels et en honoraires avant d’avoir des revenus est en position de remboursement, et un déclarant annuel attend jusqu’à quinze mois pour l’encaisser. Choisir la période mensuelle ou trimestrielle convertit ce remboursement en fonds de roulement.
La méthode rapide, et pourquoi le taux albertain est celui à connaître
Comme l’Alberta n’a pas de TVP, ses taux de versement selon la méthode rapide sont les plus bas publiés au pays, et pour une petite entreprise de services l’arithmétique mérite d’être vérifiée avant de s’en tenir à la comptabilité ordinaire. La méthode est ouverte à l’entreprise dont les revenus « y compris la TPS/TVH » tirés des fournitures taxables annuelles mondiales « n’ont pas dépassé 400 000 $ » pour la période pertinente. Un inscrit ayant un établissement stable dans une province non participante comme l’Alberta verse 1,8 % des ventes taxes incluses s’il achète des biens pour les revendre, ou 3,6 % s’il fournit des services, au lieu des 5 % perçus — et ne demande aucun crédit de taxe sur les intrants sur ses dépenses d’exploitation, les acquisitions d’immobilisations demeurant réclamées séparément. S’y ajoute « un crédit de 1 % sur la première tranche de 30 000 $ » de revenus provenant des fournitures admissibles, taxes incluses. [45]
Les exclusions comptent, car elles frappent précisément les professions qui en profiteraient le plus. La méthode est fermée aux personnes qui fournissent des services de tenue de livres, de consultation financière ou fiscale ou de préparation de déclarations, ainsi qu’aux personnes qui fournissent des services juridiques, comptables ou actuariels, en plus des institutions financières désignées, des organismes de bienfaisance, de la plupart des OSBL financés par l’État, des municipalités, des collèges et universités publics et des administrations hospitalières. Le choix se fait par Mon dossier d’entreprise ou sur le formulaire GST74, et le moment est fixé : un déclarant annuel doit choisir « by the first day of your second fiscal quarter », un déclarant mensuel ou trimestriel « by the due date of the return for the reporting period in which you begin using the quick method ». [45]
Une société de conseil facturant 150 000 $ plus TPS en Alberta perçoit 7 500 $ de TPS. Selon la méthode rapide, elle verse 3,6 % de 157 500 $, soit 5 670 $, moins le crédit de 1 % sur la première tranche de 30 000 $, et garde la différence — mais renonce aux crédits de taxe sur les intrants sur son loyer, ses logiciels et ses honoraires. Le gagnant dépend entièrement du volume de TPS que l’entreprise paie réellement, ce qui en fait une question de calcul sur vos propres chiffres et non une règle générale.
La redevance qui survit à l’absence de taxe de vente
Une redevance albertaine attrape les entreprises d’hébergement. Avant le 1er avril 2026, la redevance touristique s’élevait à 4 % du prix d’achat de l’hébergement ; depuis cette date, elle est de 6 %, et la définition albertaine du prix d’achat est assez large pour englober les « booking, service, administration or similar fees paid by the purchaser of the accommodation, including fees charged by an online broker », les frais de ménage et d’entretien, les frais pour animaux, les commodités additionnelles et les pénalités pour usage du tabac. [12] [46]
Trois catégories doivent s’inscrire : l’« operator » exploitant un établissement commercial traditionnel ; l’« accommodation host » qui loue une unité résidentielle ; et l’« online broker » qui exploite une place de marché facilitant des transactions d’hébergement de courte durée en Alberta. Depuis le 1er octobre 2024, l’obligation suit l’argent — exploitants et hôtes s’inscrivent lorsqu’ils « collect full or partial payment from the purchaser », et seuls les courtiers en ligne qui « collect or facilitate full or partial payment » doivent percevoir, déclarer et remettre. Les entités ayant cessé d’encaisser à cette date « may contact TRA to request their account be cancelled ». [46] Un fondateur qui achète une location de courte durée à Canmore ou à Banff a un compte fiscal albertain à ouvrir même si la province n’a pas de taxe de vente.
Impôt des sociétés et déclaration AT1
Les taux publiés par l’Alberta sont les plus bas au pays : 8 % général et 2 % pour les petites entreprises, tous deux en vigueur depuis le 1er juillet 2020, avec une déduction accordée aux petites entreprises de 6 points de pourcentage et un plafond des affaires de 500 000 $. [12] L’Alberta qualifie son taux général de « the lowest among Canadian provinces ». [13] La déduction est offerte aux « Canadian-controlled private corporations not in an associated group … up to the small business threshold of $500,000 », les sociétés associées se partageant un seul plafond. [14]
Cette réserve est le piège de la société albertaine détenue par des étrangers. Le taux de 2 % dépend du statut de société privée sous contrôle canadien, et le critère de l’ARC porte sur le contrôle et non sur le lieu de constitution : une SPCC doit, à la fin de l’exercice, être une société privée, résider au Canada et y avoir été constituée ou y résider depuis le 18 juin 1971, ne pas être « contrôlée, directement ou indirectement, par une ou plusieurs personnes non-résidentes », ne pas être contrôlée par des sociétés publiques ni par une combinaison des deux, et n’avoir aucune catégorie d’actions cotée à une bourse de valeurs désignée. [42] Un certificat albertain ne satisfait à rien de tout cela ; une société contrôlée par des non-résidents paie le taux général de 8 %. Modélisez 8 % tant qu’un fiscaliste canadien n’a pas confirmé le contraire.
Les deux taux s’additionnent aux taux fédéraux, et seul le taux combiné éclaire une décision. Le taux de base de l’impôt de la partie I est de 38 % du revenu imposable, réduit à 28 % par l’abattement fédéral sur le revenu gagné dans une province, puis à un « taux d’impôt net » de 15 % après la réduction générale, et à 9 % pour une SPCC qui demande la déduction accordée aux petites entreprises. [43]
| Société | Fédéral | Alberta | Combiné |
|---|---|---|---|
| SPCC, revenu d’entreprise exploitée activement jusqu’à 500 000 $ | 9 % | 2 % | 11 % |
| SPCC, revenu au-delà du plafond | 15 % | 8 % | 23 % |
| Non-SPCC, y compris toute société contrôlée par des non-résidents | 15 % | 8 % | 23 % |
Taux fédéraux de l’ARC, taux albertains du Trésor et des Finances de l’Alberta ; la colonne combinée est la somme arithmétique des deux taux cités. [43] [12]
L’écart entre 11 % et 23 % sur les premiers 500 000 $ représente 60 000 $ par année. C’est ce chiffre, et non les frais de constitution, qu’un fondateur tranche réellement lorsqu’il décide qui contrôlera les actions.
La déclaration AT1 : une seconde déclaration de société, et quand on peut s’en passer
L’obligation de production est distincte de l’obligation fédérale, et c’est le fait de conformité le plus lourd de conséquences ici. Alberta Tax and Revenue Administration applique l’Alberta Corporate Tax Act : « a corporation with a permanent establishment in Alberta at any time during the taxation year is required to file an Alberta Corporate Income Tax Return (AT1) in respect of each taxation year, unless the corporation is exempt from doing so. » [41] [14]
La dispense à sept conditions dont profitent la plupart des petites sociétés albertaines
La circulaire d’information CT-2R11 publie une dispense que la page alberta.ca ne détaille pas, et pour une petite société albertaine gérée par son propriétaire elle vaut de véritables honoraires comptables. Une société est dispensée de produire une AT1 pour un exercice si elle remplit toutes les conditions suivantes. Elle « is a Canadian-controlled private corporation (CCPC) » ; elle « has no permanent establishments outside Alberta at any time during the taxation year » ; elle « has no taxable income for the taxation year » avant l’application d’une perte d’une année ultérieure ou d’un montant découlant de l’exercice ultérieur d’une option ; elle « is not entitled to a refund of any overpayment for the taxation year » ; elle « has gross revenue not exceeding $500,000 as disclosed in its financial statements for the taxation year » ; elle « files a federal T2 Corporation Income Tax Return » ; et elle « had discretionary tax account balances (for example, undepreciated capital cost, reserves, losses) that were the same for Alberta tax purposes as they were for federal tax purposes ». Le paragraphe 3 insiste sur le caractère cumulatif du critère : « To be exempt from filing an AT1, a corporation must meet all the criteria listed in the immediately preceding paragraph. » [41]
Deux exceptions jouent en sens inverse. Une société qui demande « an agri-processing investment tax credt, an Alberta QET tax credit, a film and television tax credit or an innovation employment grant » doit produire une AT1 « notwithstanding it may meet all other exemption criteria » — l’incitatif décrit plus bas vous coûte donc la dispense. Et les organismes de bienfaisance enregistrés ainsi que les autres sociétés sans impôt payable en vertu de l’article 35 de la Loi ne sont pas tenus de produire. [41]
La première condition décide du sort d’un fondateur à l’étranger. Puisque le statut de SPCC exige l’absence de contrôle par des non-résidents, une société albertaine contrôlée par des non-résidents ne peut jamais se prévaloir de cette dispense, si dormante soit-elle : trois déclarations par année dès la première année, sur trois horloges différentes. Le guide albertain pour non-résidents développe cette conséquence.
L’établissement stable, et où la réponse s’arrête
« In general, a permanent establishment is a fixed place where a corporation carries on business, such as an office, branch, mine, oil well or farm », mais l’Alberta prévient que la question « may require an analysis of the relevant facts » et renvoie au bulletin d’interprétation CTIB-1. La circulaire fixe ensuite un seuil remarquablement bas pour une société en liquidation : celle qui cesse ses activités normales « but continues to carry out financial transactions from a place in Alberta, is normally considered to be maintaining a permanent establishment », l’activité pouvant être « minimal, for example, the payment of property taxes, infrequent receipt of interest or other revenue, occasional dispositions of property, or efforts to dispose of property ». [41] Ce que ce guide n’a pas pu vérifier : si un bureau enregistré albertain crée à lui seul un établissement stable aux fins de l’AT1. CT-2R11 renvoie à CTIB-1, qui n’a pas été obtenu, et cette page n’extrapolera pas à partir d’une règle écrite à d’autres fins.
Échéance, canal et calcul exact de la date
« A complete AT1 must be filed with TRA within six months from the end of the corporation’s taxation year », et « an AT1 is considered filed on the date it is received by TRA. » La circulaire donne ensuite la règle de calcul avec précision, ce qui compte pour toute fin d’exercice qui ne tombe pas en fin de mois : lorsque la fin d’exercice tombe le dernier jour d’un mois, l’échéance est le dernier jour du sixième mois suivant ; autrement, c’est « the same numeric date in the sixth month following the year-end ». Exemples de l’Alberta : un exercice clos le 30 juin est dû le 31 décembre ; un exercice clos le 15 août est dû le 15 février. Une échéance tombant une fin de semaine ou un jour férié est reportée au jour ouvrable suivant où TRA est ouvert. [41]
Une société dont l’exercice commence après le 31 décembre 2024 doit produire « electronically with TRA using Net File », sauf s’il s’agit d’une société d’assurance, d’une société non résidente, d’une société déclarant en monnaie fonctionnelle ou d’une société exonérée par l’article 35 — et le défaut est « liable to a penalty of $1,000 ». [14] [41] Pour les fondateurs à l’étranger, cette exception visant les non-résidents porte sur le canal de production, non sur une dispense de l’AT1. Net File est d’ailleurs remarquablement accessible : « No access code or registration is required to file an AT1 using Net File, which is available Monday to Saturday from 07:00 to 24:00 MST, and on Sunday from 17:30 to 24:00 MST. » Un préparateur rémunéré qui prépare plus de cinq AT1 par année civile doit toutes les transmettre par Net File, sous réserve d’exceptions énumérées, sous peine « of a penalty of $100 for each such failure ». [41]
Choisir une fin d’exercice, et l’obligation de rectification en 90 jours
Une nouvelle société « may choose any date as its fiscal year-end, provided the first year-end is no later than 53 weeks from the respective date of incorporation », mais elle « is required to use the same taxation year for Alberta tax purposes as it uses for federal tax purposes », et une fois fixée la fin d’exercice « cannot be changed without permission from the CRA » — TRA acceptant automatiquement ce que l’ARC accepte. [41]
Trois événements imposent ensuite l’obligation positive d’en informer l’Alberta, chacun dans les 90 jours : une cotisation ou nouvelle cotisation de l’ARC ou de Revenu Québec, ou une détermination de perte, auquel cas vous déposez une copie de l’avis et les renseignements à l’appui ; la découverte d’une erreur dans une AT1 déjà produite pendant la période normale de nouvelle cotisation ; et la découverte que vous n’étiez en fait pas dispensé de produire alors que vous le croyiez. Manquer à cette obligation a une conséquence tranchante — « the normal reassessment period is extended indefinitely until the information is received. » [41] Une société albertaine qui ne referme jamais une nouvelle cotisation de l’ARC reste indéfiniment ouverte à une cotisation albertaine.
Ce que coûte le défaut
| Manquement | Conséquence |
|---|---|
| Produire l’AT1 en retard | Pénalité de « five per cent of the unpaid tax on the filing deadline, plus one per cent of the unpaid tax … for each complete month, not exceeding 12 » |
| Ne pas produire du tout | Une infraction passible « of a fine between $1,000 and $25,000, or to imprisonment for a term up to 12 months, or to both » |
| Produire sur papier alors que Net File est obligatoire | 1 000 $ |
| Un préparateur qui produit sur papier alors que Net File est obligatoire | 100 $ par manquement |
| Faux énoncés ou omissions constituant une faute lourde | Une pénalité égale « to the greater of $100 and 50 per cent » de l’impôt sous-déclaré ou des crédits remboursables surdéclarés |
| Produire plus de trois ans après la fin de l’exercice | Tout remboursement « is forfeited to the Crown » |
| Acomptes en retard ou insuffisants | Intérêts au taux débiteur prescrit de l’Alberta, plus une pénalité possible de « 50 per cent of the amount by which the net debit interest exceeds the greater of $1,000 and 25 per cent of the interest that would have been payable had the corporation paid no tax instalments at all » |
Tiré de la circulaire d’information CT-2R11. [41]
La règle de déchéance du remboursement mérite sa propre ligne, car elle est inhabituelle et absolue : « TRA is authorized to issue a refund of an overpayment only if the AT1 has been filed within three years from the end of the respective taxation year. » Une société dormante qui a payé trop d’acomptes et n’a rien produit pendant quatre ans ne doit pas d’argent à l’Alberta — elle lui en a donné.
Acomptes, et la concession accordée aux SPCC
« In general, Alberta corporate income tax must be paid in equal monthly instalments, with any balance due by the end of the second month following the taxation year. » Trois exemptions comptent pour une petite entreprise. Une SPCC est dispensée des acomptes mensuels et peut reporter son impôt « to the end of the third month following its taxation year-end » si elle demande la déduction albertaine accordée aux petites entreprises avec un revenu imposable d’au plus 500 000 $ dans l’année courante, ou si elle l’a fait dans l’année précédente, ou si « its first instalment base or its tax payable for the taxation year is not greater than $2,000 ». Une non-SPCC obtient le même report jusqu’à la fin du deuxième mois seulement si son impôt ou sa première base d’acomptes est « not greater than $2,000 ». Et « a new corporation, other than one formed by amalgamation, is not required to pay instalments during its first taxation year. » [41]
Lorsque des acomptes sont exigés, la circulaire publie trois méthodes de calcul permises — douze versements du douzième de l’impôt albertain estimatif ; douze versements du douzième de la première base d’acomptes, soit l’impôt albertain de l’année précédente ; ou deux versements du douzième de la deuxième base d’acomptes suivis de dix versements couvrant le reste de la première base — et fixe l’échéance au dernier jour de chaque mois, ajustée pour les exercices non civils, flottants et courts. [41] Pour 2026, les taux prescrits de l’Alberta sont de 7,0 % au débit et de 1,5 % au crédit à chaque trimestre : les acomptes insuffisants coûtent cher et les trop-payés ne rapportent presque rien. [12]
La correspondance passe à l’électronique
Deux changements administratifs ont modifié la façon dont l’Alberta joint une société, et tous deux favorisent le fondateur qui s’organise tôt. Depuis le 1er avril 2026, TRA utilise « online mail through TRA Client Self-Service (TRACS) as the default method to deliver correspondence related to a corporation’s Corporate Income Tax (CIT) account » pour toute société nouvellement constituée auprès du registre des corporations. Et les adresses se propagent : « TRA will automatically update a corporation’s mailing address to match the Canada Revenue Agency’s (CRA) records if the address has not been updated with TRA in the last 90 days », « only one address … retained on file as the mailing address. Alternate addresses are not accepted. » [14] Ouvrez le compte TRACS dès le premier trimestre. C’est le seul canal albertain qui ne dépend pas de quelqu’un qui fait suivre une enveloppe — et le revers est qu’une mauvaise adresse à l’ARC devient silencieusement la mauvaise adresse à Alberta TRA, sans second champ pour rattraper l’erreur.
Les incitatifs provinciaux
Le grand incitatif albertain à la R-D est l’Innovation Employment Grant : « an 8% payment for eligible R&D spending carried out in Alberta, up to the corporation’s base level » et « an enhanced 20% payment for eligible R&D spending that exceeds the corporation’s base spending level », avec des avantages « on up to $4 million in annual R&D spending » et une élimination progressive « for firms with between $10 million and $50 million in taxable capital ». Il se réclame sur « a Schedule 29 to the Alberta Corporate Income Tax Return (AT1) », et les dépenses admissibles suivent les définitions fédérales de la RS&DE. [17] La structure récompense la croissance plutôt que la simple présence : une entreprise qui dépense le même montant en recherche chaque année obtient 8 %, celle qui augmente sa dépense obtient 20 % sur l’augmentation.
N’oubliez pas l’interaction avec la dispense d’AT1 ci-dessus. Demander l’Innovation Employment Grant, un crédit d’impôt à l’investissement dans la transformation agroalimentaire, un crédit QET albertain ou un crédit d’impôt pour le cinéma et la télévision oblige à produire une AT1 « notwithstanding it may meet all other exemption criteria » : une petite SPCC qui aurait autrement sauté la déclaration en produit une pour toucher la subvention. [41] C’est généralement le bon arbitrage, mais c’est un arbitrage.
À l’autre extrémité de l’échelle, le crédit d’impôt à l’investissement dans la transformation agroalimentaire offre « a 12% non-refundable, non-transferable tax credit » contre l’impôt albertain des sociétés aux sociétés investissant « $10 million or more » dans une installation de transformation agroalimentaire, avec un report prospectif de dix ans et « up to $175 million in tax credits … available for each project ». [48] Le seuil de 10 millions de dollars le place hors de portée de presque tous les lecteurs de cette page, et il est consigné ici pour que personne ne perde de temps à le découvrir par lui-même.
Étape 8 : employés, paie et accidents du travail
La paie est une inscription fédérale même si les normes du travail sont provinciales. « You are required to register for a payroll account if you are an employer, a trustee or a payer of other amounts related to employment », et l’échéance suit l’argent plutôt que l’embauche : « You have to register for a payroll account before the first remittance due date. Your first remittance due date is the 15th day of the month following the month in which you began withholding deductions from your employee’s pay. » Ne pas avoir le compte ne suspend pas l’obligation. [20]
L’Alberta n’impose aucune taxe santé de l’employeur ni taxe sur la masse salariale — la province n’a « no provincial sales tax, payroll tax or health premium » — il n’y a donc aucune inscription provinciale d’employeur à cette fin. [16]
Les normes d’emploi s’appliquent sans inscription
Les normes d’emploi albertaines « set out the rights and obligations of employers and employees in Alberta … includ[ing] the minimum standards that employers must provide to employees », couvrant « minimum wage, overtime, holidays, job-protected leaves, vacations, hours of work, earnings, youth workers and termination », et sont « enforced through audits, inspections, penalties, prosecutions and judgment collection ». [54] Les seules demandes publiées par la direction visent des permis et des dérogations — un permis « to employ a person under 18 for certain types of work », ou une dérogation à une norme de base. Aucune étape d’inscription ou de permis d’employeur n’est publiée sur cette page, dans un sens ou dans l’autre ; les obligations s’attachent simplement au moment de l’embauche.
Le plancher salarial est fixé par règlement plutôt que par la page Web. L’Employment Standards Regulation fixe le salaire minimum général à « $15.00 per hour » depuis le 1er octobre 2018, avec 13 $ l’heure pour les étudiants de moins de 18 ans, « $598 per week » pour certains vendeurs et « $2848 per month » pour les employés domestiques résidants ; le résumé d’alberta.ca reproduit ces chiffres et ajoute que les déductions maximales sous le salaire minimum sont de « $3.35 per consumed meal and $4.41 per day’s lodging ». [56] [55] La page alberta.ca ne publie pas de date d’entrée en vigueur pour le taux général ; le règlement le fait, et c’est de là que vient la date ci-dessus.
Accidents du travail : le délai de 15 jours, et savoir si vous êtes même visé
L’indemnisation des accidents du travail est l’inscription d’employeur albertaine qui existe bel et bien, avec un délai ferme de 15 jours : dans une industrie obligatoire, « you must open a WCB-Alberta account within 15 days of hiring your first worker. » La définition de travailleur est bien plus large que celle d’employé et vise quiconque travaille « Full time. Part time. Temporary or casual (including foreign workers). Contract or subcontract (unless they maintain their own WCB account). As a volunteer or unpaid worker (this includes family members). » Une jeune entreprise qui engage un seul entrepreneur non constitué en société sans compte WCB à lui, ou qui fait travailler un membre de sa famille sans rémunération, a embauché un travailleur. Les industries exemptées « can voluntarily apply for workers’ compensation to protect your workers ». [21]
Cette dernière phrase pèse plus lourd en Alberta que la plupart des guides ne l’admettent, car la liste des exemptions est longue et pleine de travail de bureau. WCB-Alberta ne publie pas la liste sur son site ; elle constitue l’annexe A du Workers’ Compensation Regulation, dont l’article 2 prévoit que « Employers and workers in the industries listed in Schedule A are exempt from the application of the Act », sous deux réserves — lorsque l’industrie exemptée « is carried on as part of an industry to which the Act applies », ou lorsque la commission l’a assujettie par ordonnance ou sur demande approuvée. L’article 4(1) permet à un employeur exempté de demander à y adhérer. [39]
L’annexe A compte environ deux cents entrées alphabétiques. Celles qui risquent le plus de décrire un lecteur de cette page, citées de l’annexe, comprennent la fourniture de « accounting, auditing, bookkeeping or Income Tax services » ; « advertising agency, carrying on business as » ; « architectural services » ; « banking » ; « brokerage services » ; « computer processing services » ; « consulting services other than consulting by a professional engineer as defined in the Engineering and Geoscience Professions Act » ; « designing services » ; « employment agency, operation of » ; « holding companies, operation of » ; « insurance company or agency » ; « land development » ; « legal services » ; « photography » ; « real estate agency, operation of » ; « research services » ; « secretarial services » ; « translating services » ; « travel agency » ; et « writing services ». [39]
La réponse honnête pour un cabinet-conseil, une agence, un studio de design, un cabinet d’avocats ou de comptables ou une société de portefeuille est donc que la couverture est facultative et non obligatoire — tandis qu’un entrepreneur en construction, un restaurant, une entreprise de nettoyage, un fabricant ou un transporteur se situe carrément dans le régime obligatoire. La première réserve est celle à surveiller : une activité exemptée « carried on as part of an industry to which the Act applies » perd son exemption, de sorte que le service de tenue de livres d’une entreprise de construction n’est pas exempté parce que la tenue de livres figure à la liste. Vérifiez votre propre activité à l’annexe A plutôt que de présumer dans un sens ou dans l’autre, et notez que la WCB classe l’employeur « in an industry with other employers who have similar businesses and risks as you do, rather than by the occupations of your employees ».
Ce que coûte la couverture
Les primes de la WCB sont calculées par tranche de 100 $ de gains assurables. « The average employer premium rate is $1.46 per $100 of assessable earnings, however, your individual rate will vary based on your performance and the performance of your rate group. » Cette moyenne de 2026 « reflects a 3.5% increase over 2025 » et comprend un rabais de cinq cents par rapport à un taux requis de 1,51 $, financé par « $61.9 million in premium rate subsidies ». [52] L’éventail publié dans le système est large : le tableau des taux 2026 de la WCB, organisé en 9 secteurs, 93 groupes de taux et 346 industries, s’étend de 0,13 $ à 5,51 $ par 100 $. [61]
| Industrie (code WCB) | Taux 2026 par 100 $ | Taux 2025 |
|---|---|---|
| Logiciel / architectes / design (86913) | 0,13 $ | 0,14 $ |
| Génie (86400) | 0,15 $ | 0,15 $ |
| Agences de publicité (86200) | 0,20 $ | 0,25 $ |
| Banques et services financiers (70200) | 0,20 $ | 0,24 $ |
| Services aux entreprises (86901), experts-conseils en gestion (86902), services juridiques (86600) | 0,21 $ | 0,26 $ |
| Vente et service d’équipement de bureau (groupe 621102) | 0,30 $ | 0,31 $ |
| Restaurants et traiteurs (87501) | 0,91 $ | 0,92 $ |
| Gestion immobilière et auberges (89702) | 1,10 $ | 1,10 $ |
| Entrepreneur général résidentiel (40405) | 1,41 $ | 1,47 $ |
| Services de conciergerie et de nettoyage (89701) | 2,30 $ | 2,00 $ |
| Couverture de toitures (42118) | 5,51 $ | 5,18 $ |
Taux tirés de la comparaison 2026 publiée par WCB-Alberta. [61]
Deux faits structurels sous-tendent ces chiffres. Les primes ne portent pas sur les gains dépassant le maximum assurable, « $110,900 for 2026 », et le coût d’une réclamation unique « is capped for each rate group at $110,900 » aux fins de la tarification par expérience. [53] [61] Un employeur peut aussi « enroll in the PIR program and earn a COR to reduce your premiums up to 20% ». [52]
Les propriétaires et administrateurs ne sont pas couverts par défaut
« If you’re a business owner, you’re not automatically covered by workers’ compensation benefits—only your workers are. » La couverture personnelle facultative est offerte « to Business owners with or without workers. Partners in a partnership. Directors of a corporation and members of a society, board, authority, commission or foundation », et exige d’abord un compte. La prime annuelle minimale est de 200 $ ; pour 2026, le montant minimal de couverture est de 34 200 $ et la couverture maximale de perte de gains est de 110 900 $. [22] Un fondateur-administrateur qui travaille sans couverture personnelle n’est pas assuré en cas d’accident du travail et, selon WCB-Alberta, n’est pas à l’abri d’une poursuite. Un point n’a pas pu être tranché : la page Web de la WCB indique que la couverture personnelle « automatically renews every year on December 31 », tandis que sa propre fiche WCB-517 indique un renouvellement « every year on January 1 ». Les deux sont officielles ; confirmez la date auprès de la WCB avant de vous y fier. [22] [53]
Les pénalités que personne ne cite
La fiche d’information de la WCB pour les nouveaux titulaires de compte publie un barème de conséquences absent de toute page Web ordinaire :
| Manquement | Pénalité |
|---|---|
| S’inscrire plus de 15 jours après l’embauche | Pénalité de retard d’inscription : « an amount equal to 10% of the employer’s premium, plus daily interest, for each year » |
| Produire la déclaration annuelle après le dernier jour de février | Pénalité de retard de production : « 10% of the net premium resulting from the previous year’s adjustment and the current year’s premium plus daily interest » |
| Payer les primes en retard | Intérêts mensuels « set annually at Prime + 8% » |
| Sous-estimer les gains au-delà d’une marge de 50 % | « A 10% penalty plus interest … is levied on the premium portion that exceeds 150% of the estimate » |
| Déclarer un accident du travail en retard | « You must report a work related injury within 72 hours of injury notification » |
Source : fiche d’information WCB-517 de WCB-Alberta, datée du 1er janvier 2026. [53]
Deux détails opérationnels complètent le tableau. Les relevés de taux de prime « are not mailed to you. Statements are available electronically in mid-December of each year » : un employeur qui attend une enveloppe est déjà en retard. Et l’ouverture d’un compte exige « an initial payment of $200 … to qualify for clearances on newly-issued WCB accounts », imputé à la première facture, un représentant de la WCB communiquant avec vous « within five business days of receiving your application ». [53] La lettre de conformité est le document que vos propres clients exigeront avant de payer la facture d’un sous-traitant, ce qui explique que certaines entreprises exemptées ouvrent volontairement un compte.
Étape 9 : permis d’affaires municipaux
L’Alberta n’a pas de permis d’affaires provincial général. La délivrance de permis est municipale, superposée à une réglementation provinciale sectorielle. Les deux grandes villes adoptent des approches structurellement différentes, et un fondateur qui choisit entre elles devrait savoir laquelle.
Calgary : enregistrement toujours, permis selon l’activité
Calgary énonce que « All businesses operating in Calgary are required to register their business with The City of Calgary and get location approval for their business location », tandis que « Business licences are required depending on your activity, to promote individual and public safety. » Les entreprises encadrées par un organisme provincial ou fédéral — comptables, avocats, médecins — « typically do not need a licence ». Toute entreprise, avec ou sans permis, « requires confirmation of location approval before being approved to open and operate », et Calgary ajoute une précision utile pour le fondateur constitué en société : « You’re not required to register a trade name for a municipal licence, but you may need it to open a bank account in your company name. » [23]
Calgary classe les entreprises par emplacement en quatre types : « Home-based », « Commercial », « Non-resident — you live in a different city or town, and you do business in Calgary » et « Mobile », qui « still need[s] a base of operations ». Une entreprise non résidente paie « an additional non-resident surcharge on top of standard licensing fees », bien que « if you own commercial or residential property within Calgary, the non-resident surcharge may be waived ». [23]
Les frais sont assemblés par composantes plutôt qu’annoncés en un seul montant. Le barème 2026 des frais de permis d’affaires R2026-01 fixe des frais de base de 172 $ pour une nouvelle demande et de 131 $ au renouvellement, auxquels s’ajoutent une composante d’inspection incendie et une composante d’approbation d’urbanisme selon le type de permis.
| Type de permis | Total nouvelle demande | Total renouvellement |
|---|---|---|
| Entrepreneur | 330 $ | 248 $ |
| Service alimentaire avec local | 330 $ | 248 $ |
| Détaillant avec local | 330 $ | 203 $ |
| Service de nettoyage | 330 $ | 248 $ |
| Fabricant, entreposage, grossiste | 330 $ | 248 $ |
| Service à la personne | 285 $ | 200 $ |
| Agence de consultation en sécurité | 285 $ | 200 $ |
| Agence d’alarme | 285 $ | 200 $ |
| Agent d’alarme, consultant en sécurité | 172 $ | 131 $ |
| Bureau de massage, praticien de voyance, terrasse extérieure | 213 $ | 131 $ |
| Exploitant d’immeuble d’appartements de 4 étages ou plus | 440 $ | 248 $ |
| Hôtel ou motel, cinéma, atelier de carrosserie | 440 $ | 248 $ |
| École professionnelle ou commerciale | 440 $ | 248 $ |
| Détaillant ou service alimentaire sans local | 761 $ | 721 $ |
| Véhicule de restauration complet | 953 $ | 790 $ |
| Location de courte durée, résidence principale | 289 $ | 248 $ |
| Location de courte durée, résidence secondaire | 627 $ | 377 $ |
| Permis d’entreprise de location de courte durée | 3 000 $ | 3 000 $ |
| Supplément pour entreprise non résidente (s’ajoute aux montants ci-dessus) | 785 $ | 785 $ |
Frais tirés du barème 2026 publié par Calgary. Les organismes de bienfaisance « may apply to receive a reduced rate on the Base Fee: $99 for new applications and $82 for renewals », et lorsque plusieurs types de permis s’appliquent simultanément « the fee will be calculated based on all approvals required, using the highest fee in the schedule ». [24]
Notez ce qui manque : le barème de Calgary n’a aucune ligne « bureau » ou « services professionnels ». Ses permis sont propres à une activité, et une entreprise de bureau ordinaire relève de l’obligation d’enregistrement et d’approbation d’emplacement plutôt que d’un type de permis énuméré. Le barème publié est expressément « for convenience only » ; les frais officiels figurent au règlement 32M98 sur les permis d’affaires et aux dix règlements sectoriels qu’il nomme. [24]
Les entreprises à domicile de Calgary ont toujours besoin du permis, mais échappent à deux composantes : les frais d’inspection incendie « do not apply to home-based businesses », et les frais d’approbation d’urbanisme non plus, puisque « Home-based businesses require a Home Occupation permit » à la place. Le permis applicable dépend d’un test publié à six facteurs.
| Critère | Catégorie 1 | Catégorie 2 |
|---|---|---|
| Vous habitez la maison associée à l’entreprise | Oui | Oui |
| Visites liées à l’entreprise à votre domicile par semaine | 0 à 3 au maximum | 4 à 15 |
| Garage ou dépendance utilisé pour l’entreprise | Non | Oui |
| Véhicule lourd de plus de 4 536 kg stationné ou remisé au domicile ou à proximité | Non | Oui |
| Employé ou associé travaillant chez vous sans y habiter | 0 | 1 |
| Entreprise alimentaire utilisant une cuisine de la maison | Non | Oui |
| Frais de permis | 0 $ | 457 $ (427 $ de permis plus 30 $ d’avis public) |
| Délai | 5 jours ouvrables | Environ 10 à 12 semaines |
| Expiration | Aucune | Selon les conditions du permis |
Satisfaire aux règles de la catégorie 1 signifie que « this approval will be automatically granted when you apply for your business licence » et qu’elle « is valid until your business is no longer operating from your home » ; sinon, un permis d’aménagement de catégorie 2 est requis, et la Ville prévient qu’il « does not guarantee an approval ». Calgary précise que le tableau est « for convenience only » et renvoie aux articles 207 et 208 du règlement d’utilisation du sol pour les règles complètes. [23] [40] [24] Une mise en garde sur les frais : les montants de la catégorie 2 ci-dessus sont ceux de la 2026 Planning Applications Fee Schedule de Calgary, révision R2026-02 [40], alors que la page getting-started affiche encore les montants périmés de 449 $ + 32 $ = 481 $ [23]. En cas de divergence, c’est le barème qui fait foi — c’est le document vers lequel la page d’aperçu renvoie elle-même.
L’écart entre la catégorie 1 et la catégorie 2 est le chiffre le plus tranchant de cette section : un employé qui n’habite pas la maison, ou une quatrième visite de client dans la semaine, transforme une approbation gratuite en cinq jours en un permis de 457 $ sur un délai de dix à douze semaines, sans garantie d’approbation. Un poste de travail en espace partagé devient souvent la réponse la moins chère dès la quatrième visite hebdomadaire.
Edmonton : permis toujours, prix par palier
Edmonton part de l’extrémité opposée. « The City of Edmonton’s Business Licence Bylaw 20002 states that every person or company that conducts business in Edmonton is required to have a business licence », un règlement qui « came into effect on January 17, 2022 ». [57] La Ville place l’enregistrement auprès de Service Alberta en première étape, puis le zonage, puis les permis d’aménagement et de construction — tout en notant « You do not have to wait for your development or building permits to apply for a licence. » Les demandes se répartissent en trois types : « Commercial business », « Home-based business » et « Based Out of Town (Non-Resident) Business », ce dernier étant assujetti aux frais de non-résident mais « do[es] not require permit clearance ». [25]
La tarification se fait par palier, et « The category on your licence with the highest tier determines your total licence fee. You do not have to pay a separate fee for each category. » [25]
| 1 an, nouveau | 1 an, renouvellement | 2 ans, nouveau | 2 ans, renouvellement | |
|---|---|---|---|---|
| Palier 1 | 63 $ | 53 $ | 116 $ | 106 $ |
| Palier 2 | 101 $ | 91 $ | 191 $ | 176 $ |
| Palier 3 | 271 $ | 244 $ | 520 $ | 467 $ |
| Palier 4 | 574 $ | 515 $ | 1 083 $ | 977 $ |
| Palier 5 | 728 $ | 659 $ | 1 387 $ | 1 248 $ |
| Organisme sans but lucratif | 48 $ | — | 96 $ | — |
| Non-résident | 489 $ | — | 977 $ | — |
Tiré du barème 2026 du règlement 20002, en vigueur le 15 janvier 2026. Le tarif de renouvellement ne s’applique que si le permis est renouvelé « on, or before the Expiry Date » ; un renouvellement tardif se paie au tarif complet d’un nouveau permis. [26]
Le palier applicable est publié catégorie par catégorie. Le palier 1 ne contient que « Public Market Vendor » et un permis de vente itinérante non renouvelable de 10 jours. Le palier 2 réunit les camions et chariots de rue, les marchés fermiers, les praticiens accrédités en amélioration de la santé, les organisateurs de marchés publics, la location résidentielle de courte durée et la vente itinérante renouvelable. Le palier 3 est celui où se trouve presque toute entreprise ordinaire — « Administration Office / Professional Service », « General Business », « Financial Service », « Construction, Contracting, and Labour Service », « Restaurant or Food Service », « Retail Sales (Minor) » et « (Major) », « Personal Service », « Manufacturer », « Wholesale, Warehouse, and Storage », « Commercial School », « Delivery and Logistic Service », « Residential Rental Accommodation (Long-Term) » et une trentaine d’autres. Le palier 4 vise les prêteurs sur gages, les brocanteurs, la culture et la transformation du cannabis et les services pour adultes. Le palier 5 vise les clubs de danse après les heures, la vente d’alcool sur place interdite aux mineurs et les centres de massage corporel. [26]
Pour une entreprise de bureau, la catégorie opérante est « Administration Office/Professional Service », qu’Edmonton définit comme « A premises used exclusively to manage a business’ own day-to-day administrative tasks, or a business that uses specialized experience or training to provide technical, creative, or expert advice and services », à l’exclusion de la construction, de la production d’événements, des services financiers et des laboratoires indépendants ; ses exemples publiés sont « Corporate head offices; Call centres; Realtors and property managers; Travel agents; Photographers and graphic designers; Employment and temp agencies; and Event planners ». Tout ce qui n’est pas classé tombe dans « General Business », également au palier 3. [58] 271 $ est donc le montant réaliste de la première année pour une entreprise edmontonienne ordinaire, ou 520 $ pour deux ans.
Trois précisions pratiques. Un tarif réduit « is available to any business entity registered with the Province of Alberta or the Canada Revenue Agency as a society, non-profit company, recreation public company, charity, or charitable organization. » Lorsqu’un permis exige l’avis d’un autre organisme, « The consulting agency typically has up to 15 business days to provide a recommendation to the City before your licence may be issued », et les inspections incendie suivent la délivrance — dans les 10 jours ouvrables pour les catégories à risque élevé, jusqu’à 30 pour les catégories à faible risque lorsque le service d’incendie juge une inspection nécessaire. Et si une inspection incendie est requise, « a separate fire inspection fee will also apply » — un montant qu’Edmonton ne publie ni au barème, ni sur la page de demande, ni dans la liste des catégories. [25]
Edmonton est aussi plus stricte sur le personnel des entreprises à domicile. Celles-ci « must have a business licence like any other business in the city » et peuvent avoir besoin d’un permis d’aménagement, qui les plafonne : 60 mètres carrés de superficie de dépendance affectée à l’entreprise, une seule remorque d’entreposage sur place d’au plus 5,5 m sur 2,6 m, des véhicules d’entreprise stationnés seulement le temps du chargement, et « The total number of employees working on site at the same time who do not reside in the dwelling is 2. » L’entreposage extérieur d’équipement ou de matériaux commerciaux, les haut-parleurs extérieurs et toute activité commerciale extérieure sont interdits, cette dernière avec une exception pour la garde d’enfants à domicile. Un déménagement oblige à redemander le permis d’aménagement, les permis de construction éventuels et le permis d’affaires, avec de nouveaux frais. [27] Ce plafond de deux employés explique pourquoi tant de fondateurs passent à un espace partagé plus tôt que prévu.
Étape 10 : exercer des activités dans d’autres provinces
L’Alberta ne s’interroge pas sur l’intention ; elle applique un critère légal. L’article 277(1) répute qu’une société extraprovinciale exerce des activités en Alberta si son nom figure dans un annuaire téléphonique albertain, s’il paraît dans une annonce donnant une adresse albertaine, si « it has a resident agent or representative or a warehouse, office or place of business in Alberta », si elle sollicite des affaires en Alberta, si elle détient un intérêt dans un bien-fonds albertain, si elle est titulaire ou tenue d’être titulaire d’un permis sous une loi albertaine, si elle détient certaines immatriculations sous la Traffic Safety Act, ou si « it otherwise carries on business in Alberta ». L’article 279(1) fixe l’échéance « before or within 30 days after it commences carrying on business in Alberta », et l’article 280 exige une déclaration dans la forme prescrite par le registraire, une copie certifiée de la charte, les documents de nom prescrits et la nomination d’un agent aux fins de signification. [1]
L’Alberta ajoute la norme de preuve : les documents constitutifs « must be certified by a: company official; notary public; government official », une charte étrangère non anglaise exige « a notarized translation of the documents », et vous devez fournir « proof of current corporation status in your home registration ». Les frais gouvernementaux sont de 291,75 $, et une société fédérale est une société extraprovinciale à cette fin. [10] [5]
Les noms d’emprunt ont leur propre règle. L’article 282(1) interdit à une société extraprovinciale de s’immatriculer ou d’exercer sous un nom d’emprunt prohibé par les règlements, identique au nom d’une personne morale albertaine à moins qu’elle ne soit dissoute depuis six ans ou plus, au nom d’une société extraprovinciale immatriculée en Alberta ou à celui d’une société fédérale, ou semblable à l’un d’eux « if the use of that name is confusing or misleading ». [1] Et, comme on l’a vu à l’étape 2, le Règlement interdit séparément un nom d’emprunt contenant le mot « Alberta » et exige un élément juridique. [2]
L’exception du Nouveau Partenariat de l’Ouest, et le règlement qui la porte
Si la juridiction d’origine de la société est la Colombie-Britannique, la Saskatchewan ou le Manitoba, le portrait change. Une telle société « can register your corporation in Alberta through Alberta’s Online Extra-provincial Registration. There is no cost to register or update your corporation in Alberta », elle ne produit pas de déclaration annuelle albertaine, et les changements d’agent aux fins de signification passent par le même canal en ligne gratuit. [10] [8] [9]
Ces pages Web décrivent un régime en réalité codifié, et lire le Règlement répond à des questions que les pages laissent ouvertes. La partie 2 du Business Corporations Regulation crée une catégorie appelée « designated extra-provincial corporation », et l’article 29 désigne exactement trois registraires et trois catégories de sociétés en nommant leurs lois d’origine : le Registrar of Companies sous la Business Corporations Act de la C.-B., SBC 2002 c 57 ; le Director sous la Corporations Act du Manitoba, CCSM c C225 ; et le Director of Corporations sous la Business Corporations Act de la Saskatchewan, RSS 1978 c B-10, ainsi que les sociétés constituées ou prorogées sous chacune d’elles. [2]
Trois conséquences en découlent, et chacune est une règle de droit plutôt qu’une courtoisie administrative :
- La dispense de frais est légale. Article 54(1) : « A designated extra-provincial corporation is exempt from the requirement to pay a fee in respect of its application for registration or the filing of information and documents related to its registration under Part 21 of the Act. » L’article 54(2) fixe le seul frais qui subsiste — une recherche de nom au tarif fédéral du NUANS « plus $1 ». [2]
- De larges pans de la partie 21 ne s’appliquent tout simplement pas. L’article 55 écarte les articles 188(6), 280, 283(4), 284 à 286, 288(1) à (6) et 289 à 292 de la Loi à l’égard d’une société extraprovinciale désignée — ce qui explique que la demande d’immatriculation ordinaire de l’article 280 et le mécanisme ordinaire d’agent aux fins de signification de l’article 288 soient remplacés par les équivalents allégés du Règlement. Son agent suppléant, par exemple, doit être un associé du cabinet de l’agent ou un directeur adjoint lorsque l’agent est le directeur albertain. [2]
- L’Alberta lit directement le registre de votre province d’origine. L’article 36 permet au registraire de consigner les renseignements sur le siège social reçus « from the home registrar », et l’article 37.1 lui permet de recueillir auprès de ce registraire d’origine « any information or documents relating to extra-provincial corporations », y compris les changements de statut. L’article 36(3) ajoute un piège : si la société cesse d’avoir un bureau enregistré dans sa juridiction d’origine, l’ancienne adresse « continues to be the address of the head office in the records of the Registrar » jusqu’à ce qu’une nouvelle soit déposée là-bas et reçue ici. [2]
Le catalogue confirme l’effet commercial de l’autre côté. Tous les produits NWPTA — immatriculer, modifier, annuler, changer de juridiction, changer de nom, immatriculer une fusion ou un rétablissement, et ajouter ou mettre à jour le procureur — portent des frais gouvernementaux de 0,00 $ et des frais de service maximaux de 0,00 $, les seules lignes du registre des corporations albertain où les frais de l’agent sont plafonnés plutôt que laissés au marché. [5]
Perdre ce statut a aussi des conséquences. L’article 44 permet au registraire d’annuler sans préavis l’immatriculation d’une société désignée qui demande l’annulation, qui est dissoute, qui désobéit à une directive donnée sous l’article 282(2) de la Loi ou qui « has otherwise ceased to be a designated extra-provincial corporation » — et le paragraphe (2) confirme que le rétablissement de la société dans sa province d’origine « does not affect the cancellation » ici. L’article 45 autorise l’annulation avec préavis lorsque la société « does not have an agent for service », n’exécute pas un engagement ou contrevient autrement à la partie 21, sur préavis de 120 jours au siège social et au procureur avec publication, et répute reçu un avis posté « despite the fact that it is returned as undeliverable ». L’annulation n’éteint pas les obligations de la société. [2]
Dans l’autre sens, « You need to apply and pay for a name search and reservation before you register your business in the other province », mais « There is no cost for registration of your business. » Les sociétés par actions et les sociétés en commandite s’immatriculent en ligne directement auprès de l’autre province ; les LLP et les coopératives passent par le papier, envoyé par courriel ou télécopieur au registre des corporations de l’Alberta, qui « will send the completed form to the other province ». [11] [36]
L’entente elle-même est le New West Partnership Trade Agreement entre l’Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et la Saskatchewan. L’Alberta énonce clairement que « Manitoba joined the trade agreement on January 1, 2017 », et qu’en vertu de l’entente « Registration and reporting requirements are simplified or eliminated to make business expansion more cost-effective. » [11] La page albertaine sur les accords commerciaux ajoute la date de fondation et l’échelle — le NWPTA « came into effect in 2010 » et couvre « more than 11 million people with a combined GDP of over $720 billion » — et confirme que l’Alberta est partie au NWPTA et à l’Accord de libre-échange canadien, ce dernier en vigueur depuis le 1er juillet 2017 en remplacement de l’Accord sur le commerce intérieur. L’ALEC a remplacé l’ACI ; il n’a pas remplacé le NWPTA, et les deux coexistent. [47]
Trois limites. Le NWPTA ne dispense pas une entreprise du droit local là où elle exerce ; il n’élimine pas l’immatriculation, seulement les frais et, pour les provinces partenaires, la déclaration annuelle en double ; et il ne s’étend pas au-delà des quatre provinces — une société albertaine qui s’étend à Montréal s’immatricule auprès du Registraire des entreprises selon les règles et les tarifs du Québec, comme l’expose le guide du Québec. Le bloc de quatre provinces est un avantage réel pour une entreprise de l’Ouest et sans intérêt pour une entreprise de l’Est.
Volets d’immigration liés à l’Alberta
C’est la ligne qui a le plus changé en 2026, et se tromper coûte une année.
Le visa fédéral pour démarrage d’entreprise est suspendu. La page d’admissibilité d’IRCC porte l’état « Paused » et la mention « The Start-Up Visa Program was paused on June 30, 2026. We’ll continue to process applications we accepted before this date. » Postuler exigeait « a valid 2025 commitment certificate », le programme est « closed to all other applications », et le permis de travail ouvert associé est fermé aux nouveaux demandeurs depuis le 19 décembre 2025. [34]
Le programme provincial albertain énonce que « AAIP has 4 streams for entrepreneurs who plan to live in Alberta and buy or start a business in the province » : Rural Entrepreneur, Graduate Entrepreneur, Farm et Foreign Graduate Entrepreneur. Le Rural Renewal Stream, souvent énuméré à leurs côtés, n’est pas un volet entrepreneurial — l’AAIP le classe parmi les volets de travailleurs, et les communautés « must apply for and become designated before they can recruit and endorse qualified candidates ». [28]
| Volet | Propriété minimale obligatoire | Investissement obligatoire | Valeur nette obligatoire | Langue | Voie d’entrée | Exigence distinctive |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Rural Entrepreneur | 51 % pour une nouvelle entreprise, 100 % pour une reprise | 100 000 $ | 300 000 $ | NCLC 4 | DI, 200 $ | Lettre d’appui communautaire et visite exploratoire [29] |
| Graduate Entrepreneur | 34 % | Aucun publié | Aucune publiée | NCLC 7 | DI, 200 $ | Deux ans d’études à temps plein dans un établissement albertain financé par l’État, et un PTPD valide [30] |
| Foreign Graduate Entrepreneur | 34 % en centre urbain, 51 % en région | 100 000 $ en centre urbain, 50 000 $ en région | Aucune publiée | NCLC 5 | DI, 200 $ | Diplôme étranger avec EDE, recommandation d’un organisme désigné, secteur figurant à la liste [31] |
| Farm | Non publiée | 500 000 $ en capitaux propres dans une exploitation agricole de production primaire | 500 000 $ | Aucune publiée | Demande papier par la poste, 3 500 $ | Compétences en gestion agricole et plan d’affaires examiné par Alberta Agriculture and Irrigation [49] |
Rural Entrepreneur : la voie polyvalente
C’est le volet qu’emprunteront la plupart des fondateurs sans diplôme albertain. Au-delà des seuils du tableau, il exige une scolarité équivalant au secondaire évaluée par une EDE, des résultats linguistiques « less than 2 years old » et « either a minimum 3 years of experience as an active business owner/manager or a minimum of 4 years of experience as a senior manager within the past 10 years ». L’investissement doit provenir « from candidate’s own (and/or spouse/common-law partner) equity », et les actifs de la valeur nette doivent de même être « candidate’s own personal holdings or spouse’s or common-law partner’s ». Une nouvelle entreprise doit « create at least one full-time job for Canadian Citizens or Permanent Residents (not including relatives) » pour au moins six mois ; une reprise n’exige aucune création d’emploi, mais doit constituer un changement complet de propriété « where the candidate will assume full control of the business ». Les associés « must be Canadian Citizens or Permanent Residents ». [29]
Le mot « rural » a une définition, et elle est doublement restrictive : « any community with a population of less than 100,000 », établie d’après le plus récent recensement de Statistique Canada, qui se trouve aussi « outside of the Calgary and Edmonton Census Metropolitan Area ». [29] Une ville de 60 000 habitants située dans la RMR de Calgary ne se qualifie pas.
C’est la communauté, et non l’AAIP, qui tient la porte. Le candidat effectue une visite exploratoire, que « the community and the candidate determine together » comme se déroulant en personne ou « completed using web-based video conferencing », et dépose un rapport de visite exploratoire nommant les fournisseurs de services d’affaires et les organismes d’établissement rencontrés, décrivant chaque activité et son lien avec l’établissement de l’entreprise, et joignant les cartes professionnelles recueillies en personne. Le candidat remet ensuite à la communauté un sommaire de proposition d’affaires ; « If the community deems that you and your business proposal is a benefit to the community, a Community Support Letter is issued, and the community endorses the Business Proposal Summary », et seulement alors une déclaration d’intérêt peut être soumise. Les communautés « reserve the right to meet only with potential entrepreneurs whom they deem as a fit », et ni l’AAIP ni la communauté « will provide you with a letter of support to obtain a visa for the exploratory visit ». [29]
La sélection se fait par points, sur un maximum publié de 175. La grille pondère le plus lourdement l’emplacement de l’entreprise aux extrémités — 25 points pour une communauté de moins de 10 000 habitants, 17 pour 10 001 à 50 000 et 10 pour 50 001 à 99 999 — puis 20 pour l’expérience d’affaires, 20 pour l’investissement total selon une échelle qui n’accorde le maximum qu’au-delà de 800 000 $, 10 pour la valeur nette, 20 pour la création d’emplois jusqu’à cinq emplois ou plus, 10 pour une reprise d’entreprise, 25 pour la langue à NCLC 6 ou plus, 10 pour la scolarité, et jusqu’à 35 points d’adaptabilité pour l’expérience canadienne ou albertaine antérieure, la parenté en Alberta ou dans la communauté, la langue et la scolarité du conjoint, et le fait d’avoir de 21 à 49 ans. [29]
L’arithmétique de cette grille mérite deux lectures. Un candidat qui satisfait exactement à chaque minimum obligatoire — 100 000 $ investis, 300 000 $ de valeur nette, un emploi, NCLC 4, secondaire, trois ans comme propriétaire-dirigeant — se situe au plancher de cinq catégories distinctes. Les points viennent du dépassement des minimums et du choix de la plus petite communauté admissible plutôt que de la plus grande.
Graduate Entrepreneur : pour qui a étudié en Alberta
Le Graduate Entrepreneur Stream demande « at least two years of full-time education, resulting in a degree or diploma from an Alberta Advanced Education publicly funded post-secondary institution » et un permis de travail postdiplôme « valid at the time of your Expression of Interest (EOI) submission », avec NCLC 7 dans chaque habileté. La propriété minimale est de « a minimum 34% », et — fait inhabituel — « Candidates are not required to establish a business in Alberta until their Business Application is approved by AAIP. » Lorsque le candidat achète plutôt que fonde, « The established business must have operated in Alberta for at least one year immediately prior to submitting an EOI. » [30]
Deux absences définissent ce volet. Aucune valeur nette minimale n’est publiée, et aucun investissement minimal n’est obligatoire — la grille de points qualifie expressément « Total business investment » de « Not a mandatory requirement », accordant 5 points à 25 000 $ ou moins et jusqu’à 20 points au-delà de 75 000 $. La création d’emplois n’est elle aussi qu’une source de points, à 5, 10 ou 15 points pour un, deux, ou trois emplois et plus occupés par des citoyens ou des résidents permanents pendant au moins six mois. Le maximum est de 125 points : 75 pour l’établissement de l’entreprise, 25 de capital humain où la langue et la scolarité albertaine sont les deux éléments obligatoires, et 25 d’adaptabilité. [30] Pour un diplômé international d’un établissement albertain, c’est de loin la voie entrepreneuriale la moins coûteuse de la province.
Foreign Graduate Entrepreneur : la seule voie sans antécédent canadien
C’est le seul volet ouvert à qui détient un diplôme obtenu hors du Canada et n’y a jamais étudié ni travaillé. Le diplôme « must have been completed within the last 10 years at the time of EOI submission » et être « equivalent to a Canadian degree » selon une EDE ; le candidat a besoin de « a minimum of 6 months full-time work experience » à gérer ou à posséder une entreprise, ou d’une expérience équivalente « with business incubator or business accelerator » ; de NCLC 5 ; d’un plan d’affaires avec projections financières ; et de « a 10-minute presentation (slides only) that outlines the proposed business venture and focuses on what an investor would want to see ». [31]
La propriété et l’investissement varient selon la géographie plutôt que selon l’entreprise : « a minimum of 34% ownership if the business is located in an urban centre or a minimum of 51% ownership if located in regional area outside Calgary and Edmonton Census Metropolitan Areas », avec un investissement obligatoire de « $100,000 » en centre urbain et de « $50,000 » en région. Le volet applique en outre une liste de critères éliminatoires distincte des points : propriété, fonds d’établissement, présentation, lettre de recommandation, et un critère sectoriel — le plan d’affaires ou la présentation « must indicate business connected to one of the following sectors: technology, aerospace, financial services, energy, agriculture, tourism, life sciences, pharmaceuticals ». [31]
Le gardien de la porte est une organisation privée. Un diplômé étranger « must work with a designated agency », qui délivre la lettre de recommandation puis « a written report on their assessment of the proposed business plan » accompagnant la demande d’affaires. L’AAIP publie exactement trois organismes approuvés : Elite Global Group Ltd. à Edmonton, Empowered Startups à Vancouver et Platform Calgary. [31] Trois organisations pour tout le volet constituent en soi une contrainte de capacité, et l’AAIP ne publie aucun tarif exigé par l’une d’elles.
Les fonds d’établissement suivent les seuils de faible revenu de Statistique Canada et représentent « the funds needed for at least the next 6 months to settle and support yourself (and your family, if applicable) while establishing your business venture in Alberta ».
| Membres de la famille | Communauté de moins de 1 000 | 1 000 à 30 000 | 30 000 à 99 999 | 100 000 à 499 999 | 500 000 et plus |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 8 922 $ | 10 151 $ | 11 093 $ | 12 961 $ | 12 960 $ |
| 2 | 11 107 $ | 12 636 $ | 13 810 $ | 16 135 $ | 16 135 $ |
| 3 | 13 655 $ | 15 534 $ | 16 977 $ | 19 836 $ | 19 836 $ |
| 4 | 16 579 $ | 18 861 $ | 20 613 $ | 24 084 $ | 24 083 $ |
| 5 | 18 803 $ | 21 392 $ | 23 379 $ | 27 315 $ | 27 315 $ |
| 6 | 21 208 $ | 24 127 $ | 26 367 $ | 30 807 $ | 30 806 $ |
| 7 | 23 611 $ | 26 861 $ | 29 356 $ | 34 299 $ | 34 299 $ |
Reproduit exactement tel que l’AAIP le publie, y compris les légères inversions dans les deux dernières colonnes. [31]
Le maximum de points est ici de 200, et le plan d’affaires à lui seul en vaut 40, avec 35 pour la scolarité, 35 pour l’expérience d’affaires, 30 pour la langue, 25 pour l’investissement fait avant l’arrivée, 20 pour l’investissement prévu après le lancement et 15 pour la création d’emplois. [31]
Farm : le volet atypique
Le Farm Stream est structurellement différent des trois autres, et toutes les différences pointent dans le même sens. Il n’a ni déclaration d’intérêt ni grille de points — l’aperçu de l’AAIP décrit les trois autres comme des volets où les entrepreneurs « submit an Expression of Interest » et dit seulement que les agriculteurs expérimentés « can apply for nomination ». [28] La demande se dépose sur papier : « Send your original complete application package, including your fee payment receipt, by registered mail or courier », et « Applications by email or fax are not accepted. » [59]
Son seuil financier est le plus élevé des quatre. Les candidats « must be able to invest a minimum of CDN $500,000 of equity in a primary production farming business in Alberta » et doivent démontrer « a minimum net worth of CDN $500,000, or confirmation of the ability to access a similar amount of funds from other sources », avec l’avertissement qu’ils « may be required to show the ability to invest more than the minimum ». Ils doivent prouver des compétences en gestion agricole, dont la preuve « may include, but is not limited to: financial documentation of an existing farm business; documentation of education, training and work experience; a proposed business plan for the farming enterprise you are considering in Alberta; proof that a Canadian financial institution is willing to finance your proposed farming business ». Le plan d’affaires « will be reviewed by Alberta Agriculture and Irrigation to ensure the farming operation aligns with Alberta farming industry requirements », et « Applications representing the best opportunity for growth relevant to Alberta’s agri-food targets will be given priority. » [49]
Ce que la page du Farm Stream ne publie pas, et que ce guide ne fournira pas : aucune exigence linguistique, aucun pourcentage de propriété minimal, aucun état d’ouverture ou de fermeture des admissions, aucune liste d’entreprises inadmissibles et — c’est notable — aucune condition de résidence ou d’interdiction de gestion à distance. La formule « you may not do this remotely » ne figure que sur les pages Rural, Graduate et Foreign Graduate. Son absence de la page Farm est une absence documentée, non une permission ; rien ici ne doit se lire comme signifiant qu’une ferme albertaine peut être exploitée depuis l’étranger.
Les entreprises que l’AAIP refuse
Trois des quatre volets publient une liste d’entreprises inadmissibles, et elles se recoupent largement. Sont exclues, dans les volets Rural et Graduate : toute entreprise contrevenant à la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés et à son règlement, « for example, immigration-linked investment schemes or passive investment » ; les entreprises « without a value-add economic component », soit les prêts sur salaire, l’encaissement de chèques et les activités connexes ainsi que « businesses trading in used goods » ; les entreprises « that would be considered passive investment or lack active management », soit « property rental, investment, and leasing activities », « real estate development/brokerage, insurance brokerage or business brokerage » et « coin-operated businesses, including laundromats and car wash operations » ; les entreprises « project based or seasonal » ; les entreprises à domicile, y compris celles « that are not zoned for commercial or industrial operations » et les gîtes et maisons de chambres ; certaines reprises d’entreprise ; les entreprises pour adultes ; et une clause résiduelle visant tout ce qui « would tend to bring the AAIP and the Government of Alberta into disrepute ». [29] [30]
L’exclusion visant les reprises comporte trois volets qu’il faut lire avant d’acheter une entreprise : elle écarte les entreprises « owned or operated by a close relative of the candidate », celles « previously owned or operated by a current or former AAIP entrepreneur stream candidates/nominees within the past 4 years », et celles qui « have changed ownership in the past 3 years » avant la demande. [30] Une entreprise qui a déjà porté un entrepreneur de l’AAIP jusqu’au bout du programme ne peut en porter un autre avant quatre ans — ce qui retire discrètement toute une catégorie d’annonces du marché.
La liste du volet Foreign Graduate est plus courte, et la différence est importante : sa puce sur l’investissement passif ne nomme que « insurance brokerage or business brokerage », omettant la location immobilière, le développement immobilier et les commerces à monnayeur qui figurent aux deux autres listes. [31] Lisez la liste de votre propre volet ; ne présumez pas qu’elles sont identiques.
Comment fonctionne réellement une déclaration d’intérêt, et ce qui suit
Pour les trois volets à déclaration d’intérêt, la séquence est fixe et chaque étape a son horloge. Vous amorcez la déclaration dans le portail de l’AAIP et disposez de « 120 days to complete and submit the required documents. After 120 days, your draft EOI will be purged. » Les frais de 200 $ « must be paid within 24 hours of submitting your complete application in the portal », et une déclaration impayée « will be cancelled. Cancelled EOIs cannot be reinstated ». Une déclaration soumise demeure « in the pool of qualified candidates for a period of 12 months from the date of their original submission » ; si elle n’est pas sélectionnée dans cette fenêtre, « it will be cancelled, and you will have to submit a new EOI ». La sélection se fait au pointage — « Candidates with the highest-ranking points will be contacted directly by AAIP and invited to submit a Business Application » — et l’AAIP est explicite : « An EOI is not an application. There is no guarantee that if you meet the selection requirements you will receive a request to submit a Business Application. » Une invitation déclenche un délai de 90 jours pour déposer la demande d’affaires et ses « $3,500 non-refundable fee ». [50]
L’approbation apporte un contrat plutôt qu’une désignation. L’AAIP transmet une entente de rendement d’affaires, « a legal agreement between you and the Province of Alberta », que le candidat « must sign, scan and email … within 14 days », et qui fixe le secteur, la durée et les engagements de création d’emplois, de reprise, d’emplacement et d’investissement. L’AAIP « will not consider any requests to change the terms of the Business Performance Agreement other than an extension to the term », et une demande de modification qui serait examinée coûte 150 $. Une fois signée, l’AAIP délivre une lettre d’approbation accompagnée d’une lettre d’appui 205(a), qui « allows you to apply for a two-year work permit » et ne comporte aucun frais la première fois ; la demande de permis de travail doit être déposée « within 3 months of receiving this letter, to facilitate your arrival in Alberta within 12 months ». Les entrepreneurs approuvés au titre des critères d’entreprise établie « are not required to sign a Business Performance Agreement ». [50] [32]
Commence alors la reddition de comptes. Vous déposez un rapport d’arrivée « within 30 days of the date that appears as the “date issued” on your work permit » et un rapport d’avancement « after the end of each 6-month period » à compter de cette date. Vous devez « reside in a rural Alberta community », posséder et exploiter activement l’entreprise pendant au moins 12 mois au pourcentage requis, respecter les conditions de l’entente et « demonstrate that the business is operating successfully by generating product or services after one year of operation ». Vous pouvez seulement alors déposer un rapport final en vue de la désignation — et « Alberta retains the sole discretion to determine that the candidate is deemed to have fulfilled and satisfied the obligations ». Après la désignation, vous avez six mois pour demander la résidence permanente, plus un dernier rapport d’avancement six mois après la date de désignation. [60]
Un coût passe facilement inaperçu parce qu’il est facturé par des tiers plutôt que par l’AAIP. Le volet Rural exige un rapport d’évaluation du plan d’affaires préparé par KPMG s.r.l. ou MNP s.r.l., et un rapport de fournisseur de services qualifié sur la valeur nette et l’investissement préparé par Grant Thornton s.r.l., KPMG s.r.l. ou MNP s.r.l. [50] L’Alberta ne publie aucun prix pour l’un ou l’autre, et aucun n’est facultatif.
Depuis le 12 août 2026, les trois volets à déclaration d’intérêt comportent une exigence supplémentaire d’« établissement économique », que l’AAIP décrit comme « demonstrating a credible and substantial likelihood that you will establish, actively manage, operate and sustain a viable business in Alberta as an owner-operator », évaluée au regard de la présence d’affaires en Alberta, de la viabilité et de la pérennité de l’entreprise, de la contribution économique, de la planification de la main-d’œuvre, de la capacité du demandeur et de sa préparation réglementaire. Le journal des modifications de l’AAIP précise que la mise à jour « provide[s] more information about the existing economic establishment program requirement. Program eligibility criteria and requirements have not changed. » [51] [29]
La condition qui condamne le projet de « posséder depuis l’étranger »
Trois des quatre volets partagent une condition fatale à la propriété à distance : « You are required to reside in Alberta and be involved in the day-to-day management of the business. You may not do this remotely, from another Canadian province or territory, or from another country and you are required to demonstrate residence in Alberta while on a work permit. » [29] [30] [31]
Coût et capacité
Le coût et la capacité déterminent si le projet est réaliste. Le barème de frais de l’AAIP en vigueur le 7 avril 2026 fixe la déclaration d’intérêt entrepreneuriale à 200 $ et la demande d’affaires pour les volets Graduate, Foreign Graduate, Rural Entrepreneur ou Farm à 3 500 $, avec 150 $ chacun pour une lettre d’appui 204(c) ou 205(a), 150 $ pour une prolongation de désignation, 150 $ pour une modification de l’entente de rendement d’affaires et 250 $ pour une demande de réexamen. [32] Une voie à déclaration d’intérêt coûte donc 3 700 $ en frais de l’AAIP avant tout coût professionnel ; le Farm Stream coûte 3 500 $ sans déclaration d’intérêt.
La capacité est la contrainte la plus dure. La page de traitement de l’AAIP, mise à jour le 25 août 2026, indique une allocation 2026 de 60 désignations pour les volets entrepreneurs, 33 délivrées et 27 restantes, contre 217 demandes en traitement, les demandes d’affaires étant « evaluated upon receipt » et aucun délai de traitement n’étant publié — « Timelines for Entrepreneur stream applications vary as each file moves through several stages of review and require comprehensive documentation and verification. » L’allocation albertaine totale pour 2026, tous volets confondus, est de 6 603, dont 4 560 avaient été délivrées. [33] Soixante désignations pour toute une province face à plus de deux cents dossiers en file font de ce projet un objectif pluriannuel concurrentiel, non une formalité.
Ce que l’AAIP ne publie pas pour les entrepreneurs, et qu’aucun guide honnête ne peut fournir : aucune date de ronde d’invitations, aucun pointage minimal, aucune taille de bassin et aucun calendrier de sélection. L’Alberta publie ces chiffres pour ses volets de travailleurs seulement, et affirme que « AAIP draws are not regularly scheduled » et que, « To protect program integrity AAIP does not disclose recent draw parameters. » [33] Tout « pointage de coupure entrepreneurial » qu’on vous citerait est sans source.
Si vous êtes à l’extérieur du Canada
Tout ce qui précède s’applique encore. Cette section ne traite que de ce qui change lorsque le fondateur n’est pas au Canada.
Ce que le droit corporatif albertain permet. Il n’y a aucune exigence de résidence des administrateurs : l’article 105(3) est abrogé, et l’Alberta réduit tout le test à « Directors must be adults. » Un non-résident peut être l’unique administrateur et l’unique actionnaire d’une société albertaine. [1] [3]
Formulez cela avec prudence. Aucune page officielle d’IRCC ou de l’Alberta consultée pour ce guide n’affirme explicitement qu’une personne hors du Canada peut détenir ou diriger une société canadienne sans statut d’immigration. Ce que le dossier officiel établit est plus étroit mais suffisant : la loi corporative albertaine n’impose aucune condition de résidence aux administrateurs ni aux actionnaires, et les règles canadiennes d’immigration régissent le fait de travailler au Canada plutôt que de détenir une société canadienne. Ne poussez pas l’inférence plus loin, et prenez conseil avant de présumer qu’une activité donnée n’est pas du travail.
Deux exigences de présence albertaine ne sont pas négociables. Le bureau enregistré doit être un lieu physique en Alberta, accessible au public durant les heures normales d’ouverture, facilement identifiable, et ne peut pas être une case postale. [1] L’agent aux fins de signification doit être une personne physique résidente albertaine — citoyen canadien ou résident permanent résidant ordinairement en Alberta — dotée d’une adresse physique et postale albertaine, et consentant à sa nomination. [9]
Ni l’une ni l’autre ne peut être satisfaite depuis une autre province. Une adresse montréalaise n’est pas un bureau enregistré albertain et ne le deviendra jamais. Si votre présence canadienne est au Québec plutôt qu’en Alberta, les options honnêtes sont de constituer une société fédérale ou québécoise, ou d’organiser un véritable service albertain auprès d’un fournisseur albertain — et non d’inscrire une adresse hors Alberta dans un registre albertain.
Le canal de dépôt. Les dépôts albertains passent par un agent du registre, en personne, avec pièce d’identité et paiement : un fondateur à l’étranger mandate donc un agent ou un avocat albertain pour s’y présenter. [3] Posez trois questions avant de payer : l’agent agira-t-il aussi comme agent aux fins de signification ou se limitera-t-il au dépôt ; quels sont ses frais de service pour chaque dépôt, y compris les avis de changement à 0,00 $ de frais gouvernementaux ; et qui recevra et réexpédiera le courrier du registre envoyé au bureau enregistré. Cette dernière question est la plus importante : les avis de dissolution de l’article 213 et les rappels de déclaration annuelle sont envoyés au bureau enregistré, et les administrateurs reçoivent par la poste copie des avis de déclaration en souffrance. [1] [8] Un fondateur dont le courrier albertain n’est pas réexpédié fiablement apprend un défaut avec un an de retard.
Permis de travail : la voie réaliste en 2026. Le visa pour démarrage d’entreprise étant suspendu et les nominations entrepreneuriales de l’AAIP rationnées, la voie temporaire est celle que la plupart des fondateurs utiliseront. Le code de dispense C11 d’IRCC vise les propriétaires d’entreprise ne cherchant qu’un statut de résident temporaire pour venir exploiter, y compris établir, leur propre entreprise, laquelle peut créer des avantages importants. Ses paramètres publiés : le permis ne devrait être envisagé que lorsque le demandeur contrôle au moins 51 % de l’entreprise ; la durée maximale est de 18 mois ; les fonds doivent montrer des fonds d’entreprise distincts des fonds de subsistance, plus des fonds transférables et libres de dettes équivalant au SFR pour la taille de la famille pendant au moins 18 mois ; et pour un propriétaire d’entreprise, l’étranger est à la fois employeur et employé et doit satisfaire aux exigences des deux rôles. IRCC prévient aussi que cette autorité ne doit pas servir par commodité ni d’une manière qui contournerait le test du marché du travail. [35]
Une mise en garde sur le seuil de 51 %. IRCC publie les deux positions sur cette même page d’instructions : la délivrance « should be considered only when the applicant controls at least 51% of the business in question », et, là où la page explique comment l’avantage important est évalué, que la demande est examinée « regardless of what percentage of the business in Canada is owned ». Traitez le seuil comme l’instruction opérante et la tension comme une raison de consulter, non comme une question tranchée. [35]
Le test de l’avantage est réel, et l’illustration d’IRCC pointe dans la même direction que l’AAIP : un dépanneur situé rue Yonge à Toronto qui embauche deux personnes peut ne faire aucune différence réelle pour l’économie locale, alors que le même dépanneur dans une zone rurale à 20 kilomètres de la plus proche épicerie peut constituer un avantage parce qu’il puise dans un bassin local beaucoup plus restreint où les emplois sont rares. Une véritable entreprise dans une plus petite collectivité albertaine est nettement plus solide, tant sur la voie temporaire que permanente, qu’un bureau au centre-ville de Calgary.
Fiscalité et services bancaires. Le taux albertain de 2 % passe par le test de la société privée sous contrôle canadien, auquel une société contrôlée par des non-résidents ne satisfait pas. [14] Le véritable goulot d’étranglement est bancaire : une banque interrogera la propriété à travers chaque palier, les pouvoirs de signature, l’identité des personnes à l’étranger et le champ d’adresse que chaque document appuie — questions auxquelles un certificat albertain ne répond pas. Travaillez le guide d’ouverture depuis l’étranger et la recherche sur les non-résidents avant de réserver un voyage, utilisez le guide Alberta pour non-résidents pour la séquence propre à la province, et consultez la filière depuis l’étranger pour l’arbre de décision général.
Deux autres exemples travaillés
La consultante de Calgary de l’étape 3 est le cas facile. Deux cas plus difficiles montrent où la structure albertaine mord.
Marc, entrepreneur montréalais qui s’étend vers l’Ouest
Marc dirige une entreprise d’aménagement intérieur constituée en société à Montréal. Un client de Calgary lui offre un programme de travaux de deux ans. Il ne déménage pas.
Il exerce des activités en Alberta dès qu’il y a « a warehouse, office or place of business in Alberta » ou qu’il y sollicite des affaires, et l’article 279(1) lui accorde trente jours à compter du début. [1] Le Québec n’est pas une province du NWPTA : rien dans son immatriculation n’est gratuit. Il paie 291,75 $ pour s’immatriculer à titre extraprovincial, plus les frais non plafonnés de l’agent, et produit une déclaration annuelle albertaine à 53,05 $ chaque année, parce que l’exemption de déclaration annuelle ne vise que les sociétés de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de la Saskatchewan. [5] [8]
Il doit produire des documents constitutifs « certified by a: company official; notary public; government official », plus « proof of current corporation status in your home registration », et nommer un agent aux fins de signification albertain — une personne physique dotée d’une adresse physique et postale en Alberta et qui consent. [10] Son bureau montréalais n’est pas l’adresse d’un agent albertain et ne le deviendra pas.
La fiscalité se dédouble. Sa T2 fédérale existe déjà ; l’Alberta veut désormais une AT1 aussi, puisqu’il y a un établissement stable ici. Il ne peut pas se prévaloir de la dispense de production même s’il est une SPCC, parce que la condition b) exige « no permanent establishments outside Alberta at any time during the taxation year » et que son siège est au Québec. [41] Il facture 5 % de TPS sur les travaux albertains plutôt que 5 % de TPS et 9,975 % de TVQ, et ses employés albertains échappent au régime québécois de la paie.
L’indemnisation des accidents du travail est obligatoire : « Residential General Contractor » est une industrie tarifée à 1,41 $ par 100 $ de gains assurables pour 2026, et le délai de quinze jours commence avec son premier travailleur albertain — y compris tout sous-traitant non constitué en société sans compte WCB à lui. [61] [21] Calgary lui délivre un permis d’« entrepreneur » à 330 $ pour une nouvelle demande et 248 $ au renouvellement, plus un supplément de 785 $ pour non-résident puisqu’il est établi hors des limites de la ville — supplément qui « may be waived » s’il possède un immeuble à Calgary. [24] [23]
Coût albertain publié de Marc la première année : 291,75 $ + 53,05 $ + 330 $ + 785 $ = 1 459,80 $, avant les frais de l’agent du registre, les primes de la WCB sur la masse salariale réelle et les honoraires d’un agent albertain.
Amara, à l’étranger, qui prévoit s’installer
Amara vit à Lagos, détient un diplôme nigérian en génie obtenu en 2019 et six mois d’expérience à la tête de son propre cabinet. Elle veut bâtir une entreprise d’énergie propre en Alberta et s’y établir à terme.
Son raccourci fédéral n’existe plus : le visa pour démarrage d’entreprise « was paused on June 30, 2026 » et est « closed to all other applications ». [34] Des quatre volets entrepreneurs de l’AAIP, elle n’est admissible qu’à un seul — le Foreign Graduate Entrepreneur Stream — parce que le volet Rural exige trois ans comme propriétaire-dirigeant ou quatre ans comme cadre supérieur, le volet Graduate exige deux ans d’études dans un établissement albertain financé par l’État avec un PTPD, et le volet Farm exige 500 000 $. Son diplôme date de moins de dix ans, l’énergie figure à la liste sectorielle obligatoire, et ses six mois de propriété atteignent le minimum. [31]
Ses coûts publiés, dans l’ordre : une EDE de son diplôme ; un test linguistique à NCLC 5 ou mieux, de moins de deux ans ; ce que facture l’un des trois organismes désignés pour sa recommandation et son rapport sur le plan d’affaires, que l’AAIP ne publie pas ; une déclaration d’intérêt à 200 $ ; si elle est invitée dans la fenêtre de 12 mois du bassin, une demande d’affaires à 3 500 $ dans les 90 jours ; 100 000 $ d’investissement si elle s’établit à Calgary ou à Edmonton, ou 50 000 $ en région — où il lui faudrait 51 % de propriété plutôt que 34 % ; et des fonds d’établissement selon les SFR de 12 961 $ pour elle seule dans une ville de 100 000 à 499 999 habitants, ou 8 922 $ dans une communauté de moins de 1 000. [32] [31]
Si elle est approuvée, elle signe une entente de rendement d’affaires dans les 14 jours, reçoit une lettre 205(a), demande un permis de travail de deux ans dans les trois mois et arrive dans les douze, puis produit un rapport tous les six mois et ne peut à aucun moment gérer l’entreprise depuis l’extérieur de l’Alberta. [50] [31]
Et elle devrait lire les chiffres de capacité avant de commencer : 27 désignations restaient pour 2026 dans l’ensemble des volets entrepreneurs contre 217 demandes en traitement, sans délai de traitement ni pointage de coupure publiés. [33] La solution de rechange réaliste si la file n’avance pas est le permis de travail C11 pour propriétaire d’entreprise décrit plus haut — statut temporaire, au moins 51 % de contrôle, 18 mois au maximum.
Ce que coûte la détention d’une société albertaine
Chaque montant ci-dessous est un frais gouvernemental publié. Les postes non publiés sont énumérés séparément, parce que le budget réel d’un fondateur est la somme des deux et que la moitié seulement peut être sourcée.
Frais gouvernementaux publiés, années 1 à 5
Hypothèse : une société albertaine, constituée avec un nom, un administrateur, aucun employé, établie à Edmonton, exerçant uniquement en Alberta.
| Poste | Année 1 | Années 2 à 5, chacune | Total sur cinq ans |
|---|---|---|---|
| Constitution | 291,75 $ | — | 291,75 $ |
| Déclaration annuelle albertaine | 53,05 $ | 53,05 $ | 265,25 $ |
| Permis d’affaires d’Edmonton, palier 3 | 271 $ | 244 $ au renouvellement | 1 247 $ |
| Avis de changement (adresse, administrateurs, agent) | 0,00 $ | 0,00 $ | 0,00 $ |
| Inscription à la TPS | 0,00 $ | 0,00 $ | 0,00 $ |
| Production de l’AT1 | 0,00 $ | 0,00 $ | 0,00 $ |
| Total publié | 615,80 $ | 297,05 $ | 1 803,00 $ |
Frais tirés du catalogue des produits pour agents du registre de septembre 2026 et du barème 2026 d’Edmonton. [5] [26]
Substituez Calgary et la ligne du permis change de forme plutôt que de taille — 330 $ et 248 $ pour un entrepreneur, 285 $ et 200 $ pour un service à la personne, et aucun permis énuméré pour un simple bureau, qui exige tout de même l’enregistrement et l’approbation d’emplacement. [24] [23]
Ce que l’Alberta ne publie pas et qu’il faut quand même budgéter
| Poste | État |
|---|---|
| Frais de service de l’agent du registre pour chaque dépôt | Non réglementés et non plafonnés ; « Maximum Service Charge determined by registry agent » [5] [4] |
| Rapport NUANS albertain | Pas un produit gouvernemental ; absent du catalogue qui énumère tous les frais gouvernementaux [5] |
| Agent aux fins de signification tiers, faute de personne physique albertaine | Aucune source officielle n’en publie le tarif |
| Bureau enregistré, faute de local albertain | Aucune source officielle n’en publie le tarif |
| Frais d’inspection incendie d’Edmonton, s’ils s’appliquent | « A separate fire inspection fee will also apply », montant non publié [25] |
| Honoraires des organismes désignés de l’AAIP, volet Foreign Graduate | Non publiés [31] |
| Rapports de KPMG, MNP ou Grant Thornton, volet Rural Entrepreneur | Obligatoires ; aucun prix publié [50] |
Le motif est constant et mérite d’être nommé : les frais gouvernementaux albertains comptent parmi les plus transparents au Canada — un catalogue unique, republié plusieurs fois par année, énumérant chaque produit au cent près — tandis que les montants qu’un fondateur paie réellement sont fixés par des parties privées que la province choisit de ne pas réglementer. Budgétez la colonne publiée, puis obtenez la colonne non publiée par écrit avant de vous engager.
Erreurs fréquentes
| Erreur | Correctif |
|---|---|
| Budgéter seulement les 291,75 $ de frais gouvernementaux | Obtenir un devis écrit tout compris couvrant la constitution, le NUANS et les avis de changement, puisque les frais de service ne sont pas réglementés [4] |
| Se fier à un énoncé d’avant 2021 sur la résidence des administrateurs | Lire la codification courante : l’article 105(3) est abrogé et aucune exigence de résidence ne subsiste [1] |
| Utiliser une case postale ou un local sans personnel comme bureau enregistré | Les articles 20(4) et 20(6) exigent un lieu albertain physique, accessible au public et identifiable [1] |
| Laisser l’agent aux fins de signification devenir vacant | Nommer un agent suppléant ; un an de vacance entraîne la dissolution [9] |
| Confondre la déclaration annuelle et la déclaration de revenus | Inscrire le mois anniversaire au calendrier séparément de la fin d’exercice [2] |
| Produire une T2 et croire l’Alberta réglée | Produire l’AT1 auprès d’Alberta TRA dans les six mois de la fin d’exercice [14] |
| Croire qu’un sous-traitant échappe à la WCB | Ouvrir le compte WCB dans les 15 jours du premier travailleur ; la définition inclut les sous-traitants sans compte et la famille non rémunérée [21] |
| Croire que la WCB couvre le fondateur-administrateur | Souscrire la couverture personnelle facultative [22] |
| Omettre le permis municipal parce que l’entreprise est à domicile | Les deux villes exigent un permis et une autorisation d’occupation à domicile ou d’aménagement [23] [27] |
| Croire que la constitution fédérale couvre l’Alberta | S’immatriculer dans les 30 jours du début des activités [1] |
| Bâtir un plan sur le visa pour démarrage d’entreprise, ou sur une gestion AAIP à distance | Le visa est suspendu depuis le 30 juin 2026, et trois des quatre volets entrepreneurs de l’AAIP exigent expressément la résidence en Alberta [34] [29] | | Ne jamais désigner de bureau des dossiers | À défaut, l’article 20(7) fait du bureau enregistré le bureau des dossiers, et l’article 23(4) y permet à toute personne de consulter le registre des valeurs mobilières [1] | | Laisser une société de réserve dormante « jusqu’à ce qu’on soit prêt » | L’article 213(1)a) permet au registraire de dissoudre une société qui « has not commenced business within 3 years », si bien produites que soient ses déclarations [1] | | Ne jamais tenir d’assemblée annuelle des actionnaires | L’article 132 fixe 18 mois puis 15, et l’article 214(1) permet au registraire ou à toute personne intéressée de demander la dissolution après deux années consécutives de manquement [1] | | Attendre plus de dix ans pour reconstituer une société dissoute | Article 208(1.1) : « A corporation may not be revived after the expiry of 10 years from the date of dissolution » [1] | | Croire qu’une société fusionnée ou prorogée conserve le mois de son certificat albertain | L’article 24(2) du Règlement donne à chaque cas son propre mois anniversaire, et une société reconstituée revient au mois d’origine [2] | | Produire l’AT1 sur papier pour un exercice commençant après le 31 décembre 2024 | Net File est obligatoire hors des quatre exceptions énumérées ; la pénalité est de 1 000 $ [41] | | Produire l’AT1 plus de trois ans après la fin d’exercice pour réclamer un remboursement | Le remboursement « is forfeited to the Crown » [41] | | Ignorer une nouvelle cotisation de l’ARC aux fins albertaines | L’article 36.2 exige l’avis dans les 90 jours ; à défaut, « the normal reassessment period is extended indefinitely » [41] | | Accepter la période de déclaration annuelle de TPS par défaut en année d’investissement | Les déclarants annuels attendent au 15 juin pour produire ; choisissez la période mensuelle ou trimestrielle pour encaisser les remboursements plus tôt [44] | | Ouvrir un compte WCB par réflexe alors que l’industrie est exemptée | Vérifiez d’abord l’annexe A du Workers’ Compensation Regulation — le conseil, le droit, la comptabilité, le design et bien d’autres activités de bureau sont exemptés [39] | | S’inscrire tardivement à la WCB dans une industrie obligatoire | La pénalité de retard d’inscription est « 10% of the employer’s premium, plus daily interest, for each year » [53] | | Sous-estimer la masse salariale sur la déclaration annuelle de la WCB | Des gains réels supérieurs à 150 % de votre estimation entraînent « a 10% penalty plus interest » sur la portion excédentaire [53] | | Renouveler un permis d’Edmonton après la date d’expiration | Le tarif de renouvellement est perdu et le tarif complet d’un nouveau permis s’applique [26] | | Embaucher un deuxième employé non résidant dans un bureau à domicile d’Edmonton | Le permis d’aménagement plafonne à 2 les employés sur place qui n’habitent pas le logement [27] | | Basculer dans la catégorie 2 d’occupation à domicile de Calgary sans l’avoir budgété | La catégorie 1 est gratuite en 5 jours ouvrables ; la catégorie 2 coûte 457 $ et prend 10 à 12 semaines sans garantie d’approbation [40] [23] | | Acheter une entreprise pour une reprise AAIP sans vérifier son historique | Une entreprise détenue par un proche, déjà utilisée par un entrepreneur de l’AAIP dans les 4 dernières années, ou vendue dans les 3 dernières années, est inadmissible [30] | | Laisser une déclaration d’intérêt AAIP impayée ou non sélectionnée | Les 200 $ sont dus dans les 24 heures, sinon la déclaration est annulée sans rétablissement possible ; une déclaration non sélectionnée expire après 12 mois [50] | | Se fier à un « pointage de coupure entrepreneurial » qu’on vous a cité | L’AAIP ne publie de paramètres de sélection que pour les volets de travailleurs et déclare qu’elle « does not disclose recent draw parameters » [33] | | Mettre à jour son adresse à l’ARC et pas à Alberta TRA, ou l’inverse | TRA se synchronise automatiquement sur les dossiers de l’ARC après 90 jours et ne conserve qu’une adresse — « Alternate addresses are not accepted » [14] |
Calendrier de la première année
Les étapes ci-dessus dans l’ordre chronologique, pour une société constituée le 12 mars.
| Quand | Quoi | Autorité |
|---|---|---|
| Avant le dépôt | Rapport NUANS obtenu, valide 90 jours et de moins de 91 jours au dépôt | [3] [2] |
| Jour 0 | REG3047, REG3016, REG3017 et REG3037 déposés par un agent du registre ; 291,75 $ | [36] [5] |
| Dans les 10 jours de la nomination | Consentement écrit de tout administrateur absent de l’assemblée | [1] |
| Premières semaines | Résolutions d’organisation, règlements administratifs, émission d’actions, registre des valeurs mobilières et registre de l’article 120, conservés au bureau des dossiers | [1] |
| Premières semaines | Numéro d’entreprise confirmé ; seuls les comptes de programme réellement nécessaires sont ouverts | [18] |
| Premier trimestre | Compte TRACS ouvert, la correspondance albertaine en impôt des sociétés étant électronique par défaut depuis le 1er avril 2026 | [14] |
| Avant la première vente, ou dans les 29 jours de la date d’entrée en vigueur | Inscription à la TPS si le seuil de 30 000 $ est franchi, ou décision d’inscription volontaire | [19] |
| Avec l’inscription à la TPS | Période de déclaration choisie — l’annuelle est attribuée sous 1,5 million de dollars, la mensuelle ou la trimestrielle peut être choisie | [44] |
| Au plus tard le premier jour du deuxième trimestre d’exercice, pour un déclarant annuel | Choix de la méthode rapide sur le formulaire GST74, si le calcul y est favorable | [45] |
| Avant l’ouverture | Permis municipal et approbation d’emplacement ; permis d’occupation à domicile ou d’aménagement si vous travaillez de la maison | [23] [25] |
| Dans les 15 jours du premier travailleur | Compte WCB-Alberta, si l’industrie n’est pas exemptée à l’annexe A | [21] [39] |
| Avant la première échéance de versement | Compte de retenues sur la paie de l’ARC, le 15 du mois suivant la première retenue | [20] |
| 30 avril de l’année suivante | Déclaration annuelle albertaine, renseignements arrêtés au 31 mars, 53,05 $ | [2] |
| Dans les 53 semaines de la constitution | Première fin d’exercice choisie, identique à l’exercice fédéral | [41] |
| Premier exercice | Aucun acompte albertain — une nouvelle société en est dispensée la première année | [41] |
| Dans les 18 mois de la constitution | Première assemblée annuelle des actionnaires, avec états financiers envoyés 21 jours d’avance | [1] |
Calendrier d’entretien annuel
| Quand | Quoi | Où |
|---|---|---|
| Mois anniversaire, chaque année | Déclaration annuelle albertaine, renseignements arrêtés au dernier jour de ce mois, déposée avant la fin du mois suivant | Agent du registre, 53,05 $ plus frais de service [2] [8] |
| Dans les 6 mois de la fin d’exercice | Déclaration AT1 albertaine, par voie électronique sauf exception énumérée | Alberta Tax and Revenue Administration [14] |
| Dans les 6 mois de la fin d’exercice | Déclaration fédérale T2 des sociétés | ARC |
| Dans les 15 jours du changement | Changement de bureau enregistré, de bureau des dossiers ou d’administrateurs | Agent du registre, 0,00 $ de frais gouvernementaux [9] |
| Dès que cela survient | Changement d’agent aux fins de signification ; le remplacement dans l’année est obligatoire | Agent du registre [9] |
| Dans les 15 jours du premier travailleur | Compte WCB-Alberta | WCB-Alberta [21] |
| Avant la première échéance de versement | Compte de retenues sur la paie de l’ARC | ARC [20] |
| Dans les 29 jours de la date d’entrée en vigueur | Inscription à la TPS une fois le seuil de 30 000 $ franchi | ARC [19] |
| Chaque année, au plus tard à la date d’expiration | Renouvellement du permis d’affaires municipal — un renouvellement tardif à Edmonton se paie au tarif complet | Calgary ou Edmonton [24] [26] |
| Au plus tard 15 mois après la précédente | Assemblée annuelle des actionnaires, avec états financiers envoyés à chaque actionnaire 21 jours d’avance | Interne, consigné au procès-verbal [1] |
| Au plus tard le dernier jour de février | Déclaration annuelle des gains assurables à WCB-Alberta, si un compte existe | WCB-Alberta ; pénalité de 10 % plus intérêts quotidiens [53] |
| Mi-décembre | Relevé de taux de prime de la WCB disponible en ligne ; il n’est pas posté | myWCB [53] |
| Dernier jour de chaque mois, à partir de la deuxième année | Acomptes provisionnels albertains, sauf pour une SPCC visée par les exemptions de la petite entreprise ou des 2 000 $ | Alberta TRA ; intérêt débiteur prescrit de 7,0 % en 2026 [41] [12] |
| Fin du deuxième ou du troisième mois suivant la fin d’exercice | Solde d’impôt albertain — troisième mois pour une SPCC admissible, deuxième mois autrement | Alberta TRA [41] |
| Selon la période de déclaration | Déclaration de TPS — mensuelle ou trimestrielle au plus tard le dernier jour du mois suivant ; un déclarant annuel au 31 décembre paie le 30 avril et produit le 15 juin | ARC [44] |
| Dans les 90 jours | Aviser Alberta TRA d’une nouvelle cotisation de l’ARC, d’une erreur découverte dans une AT1, ou de la découverte que vous n’étiez pas dispensé | Alberta TRA [41] |
| Selon la période visée | Déclaration de redevance touristique AT317, pour les entreprises d’hébergement et de location de courte durée | Alberta TRA [46] |
| En continu | Courrier du registre au bureau enregistré surveillé et réexpédié ; TRACS consulté | Votre agent, et TRACS [14] |
Liste de vérification
Avant le dépôt
- Forme juridique choisie et frais gouvernementaux confirmés au catalogue courant.
- Nom validé par un rapport NUANS albertain de moins de 91 jours, ou nom à numéro retenu.
- Adresse physique de bureau enregistré albertaine identifiée, accessible au public durant les heures d’ouverture.
- Une personne physique résidente albertaine nommément désignée a consenti par écrit à agir comme agent aux fins de signification, et un agent suppléant est identifié.
- Agent du registre choisi, avec devis écrit tout compris incluant les avis de changement.
Premiers quatre-vingt-dix jours
- Certificat, statuts et chaque avis déposé archivés ; résolutions d’organisation, règlements administratifs, émission d’actions et registres complétés et conservés au bureau des dossiers.
- Conditions de l’article 21(8) remplies si des documents doivent se trouver hors de l’Alberta.
- Numéro d’entreprise confirmé et seuls les comptes de programme réellement requis ouverts.
- Inscription à la TPS tranchée — obligatoire, volontaire, ou reportée avec suivi du seuil de 30 000 $.
- Compte WCB-Alberta ouvert si un travailleur a été engagé, et couverture personnelle tranchée pour les propriétaires-administrateurs.
- Permis d’affaires municipal et tout permis d’occupation à domicile ou d’aménagement obtenus.
- Organigramme de propriété remonté jusqu’aux personnes physiques, même si l’Alberta n’exige pas encore de registre.
En continu
- Mois anniversaire et échéance de l’AT1 inscrits séparément au calendrier.
- Courrier du registre au bureau enregistré surveillé et réexpédié.
- Analyse extraprovinciale refaite chaque fois qu’une activité franchit une frontière.
- Plan d’immigration réévalué en fonction de la capacité actuelle de l’AAIP plutôt que de celle de l’an dernier.
- Assemblée annuelle des actionnaires tenue et consignée dans les 15 mois de la précédente.
- Déclaration annuelle des gains assurables à la WCB produite au plus tard le dernier jour de février, si un compte existe.
- Toute nouvelle cotisation de l’ARC transmise à Alberta TRA dans les 90 jours.
Glossaire des termes albertains
L’Alberta emploie plusieurs mots différemment du reste du Canada, et deux d’entre eux signifient l’inverse de ce qu’attend un fondateur venu de l’Ontario ou de la Colombie-Britannique.
| Terme | Sens en Alberta |
|---|---|
| Registry agent / authorized service provider | L’entreprise privée qui dépose votre constitution. L’Alberta n’a aucun portail public ; les agents sont répartis en trois niveaux de service, la constitution se situant au niveau 2. [4] |
| Government fee | Le montant fixe que l’Alberta exige pour un produit du registre, publié au catalogue. Ce n’est pas le prix que vous payez. [5] |
| Service charge | Les frais propres à l’agent, ajoutés par-dessus. « Service fees are not regulated and may vary from one agent to another. » [4] |
| Uncapped product | Un produit du registre pour lequel le catalogue ne fixe aucun frais de service maximal. Tous les dépôts corporatifs ordinaires sont non plafonnés. [5] |
| Resident Albertan | Un citoyen canadien résidant ordinairement en Alberta, ou un résident permanent résidant ordinairement en Alberta. La qualification exigée d’un agent aux fins de signification. [1] |
| Agent for service | La personne physique qui reçoit les avis et documents de la société en Alberta. Pas nécessairement un avocat, jamais un cabinet, et jamais facultatif. [1] [10] |
| Alternative agent for service | Un second résident albertain nommé en renfort, qui « do[es] not need to be part of the same firm ». [1] |
| Attorney | Le mot employé par l’Alberta pour l’agent aux fins de signification d’une société extraprovinciale, au catalogue et dans le canal NWPTA. [5] |
| Registered office | L’adresse physique albertaine où les documents juridiques sont livrés. Doit être accessible au public durant les heures d’ouverture ; ne peut être une case postale. [1] |
| Records office | Le lieu où sont conservés et consultables les documents de l’article 21(1). Devient le bureau enregistré par défaut si vous n’en désignez pas. [1] |
| Address for service by mail | Une case postale albertaine facultative. Elle ne peut être que cela. [1] |
| Anniversary month | Le mois de délivrance de votre certificat de constitution. Il fixe l’échéance de la déclaration annuelle et n’a rien à voir avec votre exercice financier. [2] |
| Annual return | Le dépôt au registre des corporations dû à la fin du mois suivant le mois anniversaire, à 53,05 $. Ce n’est pas une déclaration de revenus. [8] |
| AT1 | La déclaration albertaine d’impôt des sociétés, produite auprès d’Alberta Tax and Revenue Administration, distincte de la T2 fédérale. [14] |
| TRA | Alberta Treasury Board and Finance, Tax and Revenue Administration — l’administration fiscale de la province. Ce n’est pas l’ARC. [14] |
| TRACS | TRA Client Self-Service, le canal en ligne devenu le mode de correspondance par défaut en impôt des sociétés depuis le 1er avril 2026. [14] |
| Net File | Le service électronique de production de l’AT1, obligatoire pour les exercices commençant après le 31 décembre 2024 hors quatre exceptions. [41] |
| Designated extra-provincial corporation | Une société de la C.-B., du Manitoba ou de la Saskatchewan qui s’immatricule en Alberta sous le régime NWPTA de la partie 2 du Règlement, sans frais. [2] |
| Alberta Search Report | Le rapport de recherche de nom NUANS exigé par l’Alberta, valide 90 jours. Ce n’est pas un produit gouvernemental albertain et son prix ne figure dans aucune source officielle. [2] |
| Trade name | Un nom commercial enregistré sous la Partnership Act, employé par une personne physique ou une société exerçant sous un nom autre que le sien. Ne confère ni personnalité juridique ni propriété du nom. [37] |
| Exempted industry | Une activité énumérée à l’annexe A du Workers’ Compensation Regulation, pour laquelle la couverture de la WCB est facultative plutôt qu’obligatoire. [39] |
| Assessable earnings | La masse salariale servant d’assiette aux primes de la WCB, plafonnée à 110 900 $ par travailleur pour 2026. [53] |
| Personal coverage | La couverture facultative que se procure un propriétaire, un associé ou un administrateur pour lui-même ; il n’est pas couvert autrement. [22] |
| Home occupation class 1 / class 2 | Les deux paliers d’autorisation d’entreprise à domicile de Calgary : la catégorie 1 automatique et gratuite, la catégorie 2 un permis d’aménagement de 457 $ sans garantie. [23] [40] |
| Tier | Le palier de tarification des permis d’Edmonton, de 1 à 5 ; la catégorie la plus élevée applicable fixe la totalité des frais. La plupart des entreprises sont au palier 3. [26] |
| AAIP | L’Alberta Advantage Immigration Program : quatre volets de travailleurs et quatre volets d’entrepreneurs. [28] |
| EOI | La déclaration d’intérêt à 200 $, notée, employée par trois des quatre volets entrepreneurs. Le Farm Stream n’en a aucune. [50] [59] |
| Business Performance Agreement | L’entente légale avec la Province qu’un entrepreneur approuvé signe dans les 14 jours et doit remplir avant sa désignation. [50] |
| 205(a) Letter of Support | La lettre de l’AAIP qui permet à un entrepreneur approuvé de demander un permis de travail de deux ans. Gratuite la première fois, 150 $ ensuite. [50] [32] |
Ce que 2727 peut et ne peut pas appuyer
2727 Coworking est situé à Griffintown, à Montréal, et cette géographie détermine ce qui est honnête ici.
Un service d’adresse d’affaires 2727 fournit une adresse montréalaise, la gestion du courrier et l’accès à des espaces de travail, selon les termes de son entente. Il peut servir d’adresse postale ou de correspondance pour n’importe quelle entreprise, et constitue un siège légitime pour une société fédérale ou québécoise dont le forfait le permet.
Ce n’est pas un bureau enregistré albertain et cela ne peut pas le devenir. L’article 20(1) exige un bureau enregistré situé en Alberta, et l’agent aux fins de signification doit être un résident albertain. [1] Une adresse montréalaise ne satisfait ni l’une ni l’autre de ces exigences, et 2727 n’agit pas comme agent aux fins de signification en Alberta. 2727 ne certifie pas non plus qu’une adresse constitue une adresse physique auprès de l’ARC, un bureau des livres, une adresse de signification d’un administrateur ou une résidence personnelle, n’effectue pas de dépôts albertains et ne garantit l’acceptation d’aucun registre, banque ou administration.
Là où 2727 est réellement utile à un fondateur tourné vers l’Alberta, c’est du côté québécois d’un plan national : une société albertaine qui exerce ensuite des activités au Québec a besoin d’une véritable empreinte québécoise — une question que le scénario de la société fédérale et les guides d’exigences bancaires traitent directement. Avant de souscrire, demandez à l’organisme destinataire de nommer le champ exact et le document qu’il accepte pour ce champ.
Méthode de recherche et limites
Cette page a d’abord été publiée le 6 septembre 2026, puis enrichie et revérifiée le 7 septembre 2026. Chaque fait avancé a été lu sur une page ou dans un document officiel réellement consulté à l’une de ces deux dates ; l’enrichissement a reconsulté toutes les sources citées à l’origine plutôt que de se fier à la lecture antérieure, et en a ajouté vingt-six autres. La loi et les deux règlements ont été lus dans les codifications administratives de l’Imprimeur du Roi de l’Alberta, l’éditeur officiel de la législation albertaine ; CanLII a répondu HTTP 403 à chaque requête automatisée, ces PDF ont donc été téléchargés et convertis localement avec pdftotext -layout plutôt que cités depuis un hôte secondaire. Neuf documents ont été lus en PDF parce que leur contenu n’est pas publié en HTML : la Business Corporations Act, le Business Corporations Regulation, la Partnership Act, le Workers’ Compensation Regulation, l’Employment Standards Regulation, la circulaire d’information CT-2R11, le catalogue des produits pour agents du registre de septembre 2026, les barèmes 2026 de Calgary et d’Edmonton, ainsi que la comparaison des taux de prime 2026 de WCB-Alberta et sa fiche WCB-517.
Les dates de codification comptent ici et diffèrent d’un document à l’autre. La codification de la Business Corporations Act est annoncée « Current as of December 7, 2023 » : une modification en vigueur après cette date n’y figurerait pas, et la proposition sur la propriété effective est le changement le plus susceptible de dater cette page. Le Business Corporations Regulation est plus récent, « Current as of May 23, 2024 » avec les modifications jusqu’à AR 101/2024. Le Workers’ Compensation Regulation est « Current as of September 1, 2025 » avec les modifications jusqu’à AR 188/2025, et l’Employment Standards Regulation est « Current as of January 1, 2026 » avec les modifications jusqu’à AR 281/2025.
Plusieurs éléments n’ont pas pu être vérifiés et sont énoncés comme tels plutôt qu’estimés :
- L’Alberta ne publie aucun délai de traitement ni norme de service pour une constitution, une immatriculation extraprovinciale ou tout autre dépôt au registre des corporations. La seule plage de service publiée est celle du téléphone du registre.
- Les frais de service des agents du registre sont expressément non réglementés et ne sont publiés nulle part. Le catalogue indique seulement que le maximum est « determined by registry agent ».
- Le prix d’un rapport NUANS n’est pas un frais gouvernemental albertain et n’apparaît dans aucun document officiel albertain consulté ici. Le chiffre publié le plus proche est la formule du Règlement, propre au NWPTA, du tarif fédéral du NUANS plus 1 $.
- La question de savoir si un bureau enregistré albertain crée à lui seul un établissement stable aux fins de l’AT1. CT-2R11 renvoie au bulletin d’interprétation CTIB-1, qui n’a pas été obtenu, et aucune inférence n’est tirée de la règle de présomption qui existe pour la répartition provinciale du revenu.
- L’AAIP ne publie aucun délai de traitement pour les demandes entrepreneuriales et — contrairement à ses volets de travailleurs — aucune date de ronde, aucun pointage minimal, aucune taille de bassin et aucun calendrier de sélection. Elle affirme qu’elle « does not disclose recent draw parameters ».
- Aucun prix n’est publié pour le rapport d’évaluation du plan d’affaires et le rapport de fournisseur de services qualifié obligatoires au volet Rural Entrepreneur, ni pour les services d’un organisme désigné au volet Foreign Graduate Entrepreneur.
- Edmonton ne publie pas le montant des frais d’inspection incendie qu’elle annonce lorsqu’une inspection est requise.
- La page du Farm Stream ne publie aucune exigence linguistique, aucun pourcentage de propriété, aucun état des admissions, aucune liste d’entreprises inadmissibles et aucune condition de résidence ou d’interdiction de gestion à distance. Ce sont des absences documentées sur cette page, non des permissions, et rien ici ne doit se lire autrement.
- Les sources de WCB-Alberta se contredisent sur la date de renouvellement de la couverture personnelle : sa page Web indique le 31 décembre, sa fiche WCB-517 le 1er janvier. Les deux sont officielles et la question reste ouverte.
- Les pages albertaines sur les normes d’emploi ne se prononcent ni dans un sens ni dans l’autre sur l’existence d’une inscription d’employeur ; la conclusion honnête est qu’aucune n’est publiée, et non qu’elle est expressément écartée.
- Aucune page officielle n’affirme qu’une personne hors du Canada peut détenir ou diriger une société canadienne sans statut d’immigration, et cette inférence n’est délibérément pas tirée au-delà de ce que disent réellement la loi corporative et les directives d’IRCC sur les permis de travail.
Une donnée a été corrigée lors de l’enrichissement : la page de traitement de l’AAIP porte désormais « Last updated: August 25, 2026 » plutôt que la date du 12 août que cette page indiquait à la première publication. Les chiffres d’allocation qui la sous-tendent — 60, 33, 27 et 217 — sont inchangés. L’énoncé albertain sur l’adhésion du Manitoba, « Manitoba joined the trade agreement on January 1, 2017 », a été reconsulté et se lit toujours tel que cité.
Une note de langue s’impose. L’Alberta, WCB-Alberta, la Ville de Calgary et la Ville d’Edmonton publient en anglais seulement : les citations tirées de ces sources sont reproduites dans leur langue d’origine plutôt que traduites, afin que le lecteur puisse les retrouver mot pour mot. Les sources fédérales sont citées dans leur version française lorsqu’elle existe, ce qui est le cas de toutes celles employées ici.
Aucun dépôt, inscription, demande de permis, compte fiscal ni demande d’immigration n’a été testé, et aucun agent du registre, organisme désigné ou cabinet professionnel n’a été contacté pour obtenir un prix.
Ce document constitue du matériel éducatif de planification, et non un avis juridique, fiscal, comptable, en immigration ou bancaire.
Foire aux questions
Puis-je me constituer en société en Alberta en ligne, moi-même ?
Pas directement auprès du gouvernement. La page albertaine indique : « You need to take your forms to a registry agent or authorized Alberta service provider. » [3] Beaucoup d’agents offrent une prise de commande en ligne et effectuent la transaction pour vous, mais le dépôt est courtisé par un agent privé plutôt que soumis par vous à un portail gouvernemental.
Combien coûte réellement une constitution en Alberta ?
Les frais gouvernementaux sont de 291,75 $ selon le catalogue de septembre 2026, plus des frais de service d’agent que l’Alberta ne réglemente pas, plus le rapport NUANS, qui n’est pas un produit gouvernemental. [5] [4] Sur cinq ans, les frais gouvernementaux publiés d’une société edmontonienne totalisent environ 1 803 $, permis de palier 3 compris, et la moitié non publiée de la facture revient entièrement à l’agent et au vendeur du rapport NUANS. [26] Exigez un seul devis écrit tout compris couvrant les trois, y compris les avis de changement à 0,00 $ de frais gouvernementaux.
Les administrateurs albertains doivent-ils être résidents canadiens ?
Non. L’article 105(3), qui portait autrefois l’exigence de résidence canadienne, se lit « Repealed 2020 c25 s1 » dans la codification courante, et aucune exigence de résidence des administrateurs ne subsiste ailleurs dans la loi. [1] L’Alberta exige plutôt un agent aux fins de signification résident albertain.
Mon bureau enregistré peut-il être une boîte postale ou une adresse virtuelle ?
Pas s’il ne s’agit que d’une boîte aux lettres. Le bureau enregistré doit être un lieu physique en Alberta, ne peut pas être la case postale désignée de la société, et doit être accessible au public durant les heures normales d’ouverture et facilement identifiable. [1] Un service qui ne fait que recevoir du courrier ne satisfait pas à ces conditions.
Quand la déclaration annuelle albertaine est-elle due, et est-ce ma déclaration de revenus ?
Elle est due au plus tard le dernier jour du mois suivant votre mois anniversaire — celui de la délivrance du certificat de constitution — avec des renseignements à jour au dernier jour de ce mois anniversaire. [2] C’est un dépôt distinct de la déclaration AT1 à Alberta TRA et de la T2 fédérale. [8] [14]
L’Alberta a-t-elle une TVP ?
Non. Le tableau des taux de l’ARC place l’Alberta à 5 % de TPS et 0 % de TVP, et l’Alberta déclare n’avoir « no provincial sales tax, payroll tax or health premium ». [15] [16] Faute de TVP, l’Alberta affiche aussi les taux de versement les plus bas du pays selon la méthode rapide — 3,6 % pour une entreprise de services et 1,8 % pour la revente de biens, chez les inscrits sous 400 000 $. [45] Les entreprises d’hébergement s’inscrivent tout de même à la redevance touristique, passée à 6 % le 1er avril 2026, et la remettent.
L’Alberta exige-t-elle un registre des bénéficiaires effectifs ?
Pas à l’heure actuelle. Aucune exigence de ce type ne figure dans la codification courante de la Business Corporations Act, et la proposition albertaine était au stade « Results under review » sur une page mise à jour le 17 décembre 2025. [1] [7] Construisez tout de même l’organigramme : les banques l’exigent de toute façon et la règle changera probablement.
Si je me constitue au fédéral, dois-je quand même m’immatriculer en Alberta ?
Oui, si vous y exercez des activités. Le test albertain est large et vise notamment un bureau albertain, un agent ou représentant résident, la sollicitation d’affaires en Alberta et la propriété d’un bien-fonds albertain, et l’immatriculation est requise avant ou dans les 30 jours du début des activités. [1] Les frais gouvernementaux sont les mêmes 291,75 $ qu’une constitution albertaine.
Ma société vient de la Colombie-Britannique : dois-je m’immatriculer et déclarer annuellement en Alberta ?
Vous vous immatriculez, par un canal simplifié et gratuit, et vous ne produisez pas de déclaration annuelle albertaine. Une société dont le ressort d’origine est la Colombie-Britannique, le Manitoba ou la Saskatchewan peut utiliser l’immatriculation extraprovinciale en ligne de l’Alberta sans frais, et n’a pas à produire de déclaration annuelle en Alberta. [10] [8]
Puis-je utiliser le visa pour démarrage d’entreprise afin de m’installer en Alberta ?
Pas pour une nouvelle demande. IRCC indique que « Le Programme de visa pour démarrage d’entreprise a été suspendu le 30 juin 2026 » et n’accepte plus de nouvelles demandes. [34] Les demandes acceptées avant cette date continuent d’être traitées. La voie temporaire réaliste est désormais le permis de travail C11 pour propriétaire d’entreprise, qui exige au moins 51 % de contrôle et dure au maximum 18 mois. [35]
Puis-je être admissible à un volet entrepreneur de l’AAIP en vivant à l’étranger et en gérant à distance ?
Non. Les volets Rural, Graduate et Foreign Graduate exigent chacun de résider en Alberta et de participer à la gestion quotidienne de l’entreprise, et précisent que cela ne peut se faire à distance, depuis une autre province ou un autre pays. [29] [30] [31] La page du Farm Stream ne publie aucune condition de ce type, ce qui est une absence et non une permission. La capacité est de toute façon restreinte : 27 nominations sur 60 restaient pour 2026 au 25 août 2026, contre 217 demandes en traitement, et une voie à déclaration d’intérêt coûte 3 700 $ en frais AAIP. [33] [32]
Une adresse 2727 à Montréal peut-elle être mon bureau enregistré albertain ?
Non. L’article 20(1) exige que le bureau enregistré soit situé en Alberta, et l’agent aux fins de signification doit être un résident albertain. [1] Une adresse montréalaise peut servir d’adresse postale ou de correspondance, et n’est un siège légitime que pour une société fédérale ou québécoise.
Références officielles
- Imprimeur du Roi de l’Alberta : Business Corporations Act, RSA 2000 c B-9
- Imprimeur du Roi de l’Alberta : Business Corporations Regulation, AR 118/2000
- Alberta : Incorporate an Alberta corporation
- Alberta : Find a business registry
- Service Alberta and Red Tape Reduction : Registry agent product catalogue, septembre 2026
- Alberta : Business names
- Alberta : Beneficial ownership engagement
- Alberta : Annual returns for corporations, cooperatives and organizations
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- Imprimeur du Roi de l’Alberta : Partnership Act, RSA 2000 c P-3
- Imprimeur du Roi de l’Alberta : Workers’ Compensation Regulation, AR 325/2002
- Ville de Calgary : 2026 Planning Applications Fee Schedule (R2026-02)
- Alberta Treasury Board and Finance : circulaire d’information CT-2R11, Corporate Income Tax Filing and Payment Requirements
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- Agence du revenu du Canada : guide RC4022, Renseignements généraux sur la TPS/TVH pour les inscrits
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- Imprimeur du Roi de l’Alberta : Employment Standards Regulation, AR 14/1997
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