Réponse directe
Il est impossible de constituer une société en ligne dans les Territoires du Nord-Ouest. Le Registre des sociétés exige des documents originaux signés, remis par la poste ou en personne : les documents numérisés, télécopiés ou envoyés par courriel sont irrecevables, et le registre en ligne sert à la recherche, non au dépôt. La constitution coûte 300 $, la recherche et la réservation de dénomination 25 $, et le rapport annuel 150 $ par année. La Loi sur les sociétés par actions n’impose aucune exigence de résidence canadienne aux administrateurs, de sorte qu’un conseil entièrement non résident est permis, mais son article 19(1) exige un bureau enregistré à une adresse municipale située dans la collectivité indiquée dans les statuts, et son article 20 permet à la personne qui héberge cette adresse d’y mettre fin dans un délai de 30 jours. Il n’existe aucune taxe de vente territoriale : seule la TPS de 5 % s’applique, et l’ARC administre les taux territoriaux de 2 % et de 11,5 %. Les employeurs doivent s’inscrire à l’impôt sur la masse salariale de 2 % dans les 21 jours et auprès de la CSTIT dans les 10 jours.
Ce qui distingue réellement les Territoires du Nord-Ouest
| Question | Réponse des TNO | Source |
|---|---|---|
| Peut-on déposer en ligne ? | Non. Signatures originales, par la poste ou en personne | Registre des sociétés [5] |
| Droits de constitution | 300 $ | Règlement, annexe B [2] |
| Approbation de la dénomination | Recherche et réservation, 25 $, valable 90 jours | Directives du registre [40] |
| Résidence des administrateurs | Aucune ; un seul administrateur suffit | LSA, art. 102 et 106(1) [1] |
| Bureau enregistré | Adresse municipale dans la collectivité indiquée aux statuts ; pas de case postale | LSA, art. 19 [1] |
| Registre des bénéficiaires ultimes | Aucun dans la Loi | Codification de la LSA [1] |
| Rapport annuel | Fin du mois suivant le mois anniversaire ; 150 $ | LSA, art. 270 [1] |
| Taxe de vente | TPS seulement, 5 %. Aucune taxe territoriale | ARC [12] |
| Impôt des sociétés | 2 % sur la première tranche de 500 000 $ pour les SPCC, 11,5 % au général ; aucune déclaration territoriale distincte | Finances GTNO [10] [11] |
| Masse salariale | 2 %, payé par l’employé, retenu par l’employeur ; inscription en 21 jours | Finances GTNO [14] [13] |
| Indemnisation des travailleurs | CSTIT, partagée avec le Nunavut ; avis dans les 10 jours | CSTIT, LIT art. 73 [15] [16] |
| Licence d’exploitation | Obligatoire. MAAC délivre hors des limites des collectivités | MAAC [18] |
| Enregistrement extraterritorial | 500 $ à but lucratif — plus cher que de se constituer sur place | Annexe B [2] |
Trois de ces lignes sont réellement inhabituelles : le dépôt exclusivement sur papier, l’absence totale de règle de résidence pour les administrateurs, et un impôt sur la masse salariale qui frappe l’employé plutôt que l’employeur. Seule la première est propre aux TNO parmi les territoires : le Nunavut applique le même impôt de 2 % à la charge de l’employé et a hérité de la même loi sur les sociétés, comme l’explique la section de comparaison plus bas.
Si le choix entre une société des TNO et une société de régime fédéral n’est pas encore fait, lisez d’abord la comparaison fédérale ou provinciale, car ici la voie fédérale est la façon la plus coûteuse d’aboutir au registre territorial. Les fondateurs au Canada partent de la filière du résident ; ceux de l’étranger, de la filière du non-résident.
Glossaire du vocabulaire propre au territoire
Les TNO emploient un vocabulaire qui ne correspond pas exactement à celui des grands registres, et ce décalage est une cause fréquente de dossier renvoyé.
| Terme | Sens ici |
|---|---|
| Registre des sociétés | La direction du ministère de la Justice du GTNO qui tient les registres des sociétés, des noms commerciaux, des sociétés sans but lucratif et des coopératives. Situé au rez-de-chaussée de l’édifice Stuart M. Hodgson, 5009, 49e Rue, à Yellowknife, ouvert de 9 h 30 à 16 h du lundi au vendredi [29] |
| Registre en ligne (CROS) | Un outil de consultation. Il renvoie des renseignements d’enregistrement ; il n’accepte aucun dépôt [41] |
| Société territoriale | Société constituée sous le régime de la Loi sur les sociétés par actions des TNO. Les formulaires et le barème du registre les désignent par « TER » [30] |
| Société extraterritoriale | Toute société constituée ailleurs — au fédéral, dans une province ou à l’étranger — qui exerce des activités aux TNO. Le terme n’est pas « extraprovinciale » [31] |
| Le lieu indiqué dans les statuts | La collectivité (Yellowknife, Hay River, Inuvik…), et non une rue. La section 2 du formulaire 1 ne reçoit que cela [33] |
| Mois anniversaire | Défini à l’article 270(1) de la LSA comme le mois de chaque année correspondant au mois de la constitution ou de la fusion. Le délai du rapport annuel en découle [1] |
| Société distributrice | Terme de la Loi pour une société qui, selon la glose du registre au formulaire 17, « est cotée en bourse et vend ses actions sur un marché boursier » [38] |
| Bureau des documents | Là où sont tenus les livres exigés par l’article 21 de la LSA. C’est le bureau enregistré, sauf si les administrateurs désignent une autre adresse ténoise [1] |
| PEE | Politique d’encouragement aux entreprises — une préférence dans les marchés publics du GTNO, non un crédit d’impôt [25] |
| CSTIT | Commission de la sécurité au travail et de l’indemnisation des travailleurs, commission unique pour les TNO et le Nunavut [49] |
| MARA | Maximum annuel de la rémunération assurable — le plafond de rémunération cotisable par travailleur de la CSTIT, fixé séparément pour chaque territoire [48] |
Étape 1 : choisir la forme juridique
| Forme | Nom employé par le registre | Loi applicable |
|---|---|---|
| Société des TNO | Constitution, 300 $ | Loi sur les sociétés par actions [2] |
| Société constituée ailleurs | Enregistrement extraterritorial, 500 $ à but lucratif ou 100 $ sans but lucratif | Loi sur les sociétés par actions [2] |
| Entreprise individuelle sous un nom autre que celui du propriétaire | Enregistrement d’un nom commercial | Loi sur les sociétés en nom collectif [8] |
| Sociétés en nom collectif, en commandite et à responsabilité limitée | Enregistrement de la société | Loi sur les sociétés en nom collectif [46] |
| Coopérative ou organisme sans but lucratif | Constitution sur un registre distinct | Lois distinctes [4] |
Enregistrer une société constituée ailleurs coûte plus cher que de se constituer sur place — 500 $ contre 300 $ —, ce qui change le calcul pour quiconque n’est pas encore constitué.
Une entreprise individuelle n’est souvent pas dispensée d’enregistrement. L’exemple du registre est explicite : « si vous vous appelez John Smith et faites affaire sous le nom de « John Smith expert-conseil », vous devez quand même enregistrer ce nom de commerce parce que vous avez ajouté « expert-conseil » à votre nom. » L’obligation est aussi déclenchée si l’entreprise « est active dans les domaines du commerce, de l’exposition minière ou du secteur manufacturier », ou dès que vous formez une société en nom collectif. [8] Le registre décrit quatre types d’entités non constituées en société — entreprise individuelle, société en nom collectif, société en commandite et société à responsabilité limitée — sur sa propre page des types d’entités. [42]
Le registre des entités non constituées possède son propre barème sous la Loi sur les sociétés en nom collectif et les noms commerciaux, et la tarification pénalise qui saute l’étape de la réservation : l’enregistrement d’un nom commercial coûte 50 $ si la dénomination a été réservée et 75 $ si elle ne l’a pas été, le renouvellement 50 $, et une réservation 25 $. La constitution d’une société en commandite coûte 300 $ avec réservation ou 325 $ sans ; l’enregistrement d’une société à responsabilité limitée coûte 300 $, et celle-ci produit ensuite un rapport annuel de 100 $ — une obligation que la société en nom collectif ordinaire n’a pas. La dissolution d’une société en nom collectif et la cessation d’usage d’un nom commercial sont toutes deux gratuites. [32]
Deux registres parallèles comptent si votre projet n’est pas une entreprise à but lucratif. Les sociétés sans but lucratif se constituent sous la Loi sur les sociétés et déposent auprès du registraire les documents de leur assemblée générale annuelle, leurs états financiers et la liste de leurs administrateurs. [43] Les associations coopératives se constituent sous la Loi sur les associations coopératives, peuvent exercer des activités à but lucratif, et doivent porter à la fois « coopérative » et un élément de responsabilité limitée dans leur dénomination ; le superviseur des coopératives relève du ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement plutôt que de la Justice. [44]
Les secteurs réglementés — banques, assurances, transport aérien, fiducies — se constituent sous d’autres lois, comme les coopératives et les organismes sans but lucratif, et la Loi n’impose aucune taille minimale. [4] La Loi elle-même écarte expressément les assureurs : l’article 280(1) prévoit que la partie sur les sociétés extraterritoriales « ne s’applique pas à une société extraterritoriale qui doit détenir une licence d’assureur sous le régime de la Loi sur les assurances », et l’article 280(2) interdit à une société extraterritoriale d’exercer les activités d’une compagnie de fiducie sans l’autorisation du registraire. [1]
Étape 2 : faire approuver la dénomination
Sauf pour une dénomination numérique, la dénomination doit être recherchée et réservée : 25 $, et si elle est acceptée elle est réservée pendant 90 jours. Passé ce délai sans constitution, il faut déposer une nouvelle demande. [6]
Les directives du registre accompagnant le formulaire de réservation, mises à jour le 20 mars 2026, ajoutent quatre conditions que le guide de constitution plus ancien ne précise pas, et chacune coûte de l’argent ou du temps si on la manque.
- Les 25 $ ne sont pas un dépôt. « Ces droits ne sont pas remboursables, que la dénomination sociale soit approuvée ou non. » Une dénomination refusée coûte autant qu’une dénomination acceptée.
- La réservation se renouvelle, elle ne se prolonge pas. La réservation approuvée « est valable pendant 90 jours. Elle peut ensuite être renouvelée avant son expiration pendant 90 jours supplémentaires en soumettant un nouveau formulaire accompagné des droits de 25 $. » Laissez-la expirer et tout recommence.
- Une réservation n’est pas une garantie. Elle ne garantit pas de façon absolue que la dénomination sera disponible au moment du dépôt : une société de régime fédéral, une société en nom collectif ou un nom commercial semblable peut être enregistré pendant la période de réservation, le registraire n’ayant pas le pouvoir de refuser ces enregistrements. Le registraire ne surveille que son propre registre des sociétés.
- Réserver d’abord est facultatif mais plus rapide. La réservation préalable n’est pas un préalable à l’enregistrement, mais celui-ci ne sera pas effectué aussi rapidement si la dénomination n’a pas été réservée. Les directives recommandent aussi de payer les droits de réservation séparément de ceux de la constitution, car si la dénomination est approuvée mais que le reste du dossier est rejeté, le registre réserve « tout de même ce nom pendant 90 jours à compter de la date de rejet des documents ». [40]
Un point de structure déroute les fondateurs venus de l’Ontario ou de la Colombie-Britannique : la Loi ne prévoit aucun dépôt de nom commercial pour une société. Les directives sont explicites — la Loi sur les sociétés par actions ne comporte aucune disposition permettant à une société territoriale ou extraterritoriale de déposer un nom commercial ; une société peut toutefois enregistrer un nom commercial sous le régime de la Loi sur les sociétés en nom collectif et les noms commerciaux. La recherche de dénomination n’est pas non plus exigée des sociétés constituées sous le régime d’une loi du Parlement du Canada : une société fédérale qui s’enregistre à titre extraterritorial économise donc les 25 $. [40]
Le critère est le caractère distinctif : la dénomination « ne doit pas être « trop générale » », doit contenir « des éléments descriptifs et distinctifs » et « ne doit pas être principalement le nom de famille d’une personne qui vit ou qui est décédée depuis 30 ans ou moins ». L’indication la plus spécifiquement ténoise porte sur un seul mot : « Le mot « Aurore » est souvent considéré comme trop général en raison de l’extrême fréquence de son emploi dans les noms d’entreprises ténoises. » Le registre publie ses exemples : « ABC Services » est refusé, « Fournitures de construction ABC » est accepté. Les recherches préliminaires sont gratuites dans le registre en ligne, signalé « en anglais seulement ». [9] Les données de base — dénomination légale, statut et type d’entité — sont gratuites ; un profil complet est une recherche payante à 4 $ et exige une carte au dossier. [41] Une dénomination bilingue français-anglais peut être déposée, les deux formes figurant aux statuts. [6]
Étape 3 : déposer la constitution sur papier
C’est le fait déterminant du territoire. Le guide du registre est sans ambiguïté : « Les formulaires doivent porter la signature originale du demandeur ; les documents numérisés ou photocopiés sont irrecevables. Les formulaires doivent être envoyés par la poste ou remis en personne. Les demandes par télécopies ou par courriel sont irrecevables. » [6] [5] Le registre en ligne sert à consulter, non à déposer. [4]
Les formulaires actuels, tous réédités le 20 mars 2026, l’énoncent de la façon la plus précise que l’on trouve sur le site. Chacun porte la mention : « La signature de la personne autorisée doit être manuscrite : les copies, les cachets ou les signatures électroniques ne sont pas acceptables », et les directives qui les accompagnent répètent que « les formulaires originaux dûment signés doivent être acheminés par la poste ou être remis en personne au bureau du Registre des sociétés. Les formulaires envoyés par télécopieur, par courriel ou par tout autre moyen électronique ne seront pas acceptés. » [37] [36]
Il y a une petite ironie dans les formulaires modernes : ce sont des PDF remplissables, et le registre préfère activement que vous les remplissiez au clavier. « Dans la mesure du possible, les formulaires devraient être remplis électroniquement » afin de profiter des menus déroulants et de l’espace prévu ; s’ils sont remplis à la main, le texte doit rester à l’intérieur des champs, faute de quoi la demande peut être jugée inacceptable aux fins d’enregistrement. [33] Vous préparez donc le document à l’ordinateur, vous l’imprimez, vous le signez à l’encre et vous le postez. Deux autres règles valent pour chaque formulaire : « Deux exemplaires du formulaire rempli doivent être soumis », et « vous devez remplir toutes les sections. Si les informations demandées ne s’appliquent pas dans le contexte ou ne vous concernent pas, inscrivez la mention « S. O. » ». [36]
Formulaire par formulaire, d’après les formulaires du registre
Demande de recherche et de réservation de dénomination sociale. Deux pages. La première reçoit la dénomination envisagée et la personne qui la réserve ; la seconde demande de choisir un seul type d’entité parmi dix, répartis entre sociétés territoriales (constitution, changement de dénomination, fusion, prorogation, reconstitution) et sociétés extraterritoriales (enregistrement, changement de dénomination, fusion, remise en vigueur, dénomination d’emprunt). Cocher la mauvaise branche est la façon la plus courante de perdre les 25 $ non remboursables. [40]
Formulaire 1 — Statuts constitutifs. Huit sections numérotées, et la feuille de directives précise ce qu’attend chacune.
| Section | Ce qu’elle reçoit | Le piège |
|---|---|---|
| 1 — Dénomination | La dénomination légale complète. Pour une société à dénomination numérique, laissez un espace à gauche, inscrivez « Territoires du Nord-Ouest » ou « N.W.T. » et ajoutez l’élément juridique de votre choix | Les fondateurs inscrivent souvent un numéro choisi par eux ; c’est le registraire qui l’attribue |
| 2 — Bureau enregistré | « N’indiquez que le nom de la collectivité des Territoires du Nord-Ouest où sera localisé le bureau enregistré » | Une adresse de rue ici entraîne le renvoi du dossier |
| 3 — Actions | Les droits, privilèges, restrictions et conditions de chaque catégorie, exigés par l’alinéa 6(1)c) de la Loi. « Toutes les actions doivent être sans valeur nominale » et respecter la partie V de la Loi | Une structure d’actions à valeur nominale importée d’ailleurs est invalide ici |
| 4 — Restrictions sur les actions | La nature de toute restriction à l’émission, au transfert ou à la propriété ; « sinon, indiquez « Sans objet » » | Ne peut pas rester vide |
| 5 — Administrateurs | Un nombre fixe ou un nombre minimal et maximal. Si le vote cumulatif est autorisé, « le nombre d’administrateurs doit être fixe » | Une fourchette combinée au vote cumulatif est contradictoire et ne sera pas enregistrée |
| 6 — Restrictions d’activités | Toute restriction aux activités ; sinon « Sans objet » | Ne peut pas rester vide |
| 7 — Autres dispositions | Droits de préemption, vote cumulatif, dispositions des règlements destinées à faire partie des statuts ; sinon « Sans objet » | Tout ce que vous voulez inscrire dans les statuts doit figurer ici, et non seulement dans les règlements |
| 8 — Fondateurs | « Chaque fondateur (toute personne physique ou morale) doit fournir son nom complet, son adresse postale et son adresse » de rue avec code postal. Une personne morale indique l’adresse de son bureau enregistré et les statuts sont signés par une personne autorisée | À défaut d’adresse de rue, donnez un emplacement physique : numéro de maison ou description légale (lot, bloc et plan) |
Cette dernière disposition est discrètement nordique : le registre anticipe que, dans bien des collectivités ténoises, une entreprise n’a tout simplement pas d’adresse municipale, et demande alors une description en lot, bloc et plan.
Formulaire 2 — Avis de désignation du bureau enregistré. Quatre sections : la dénomination, l’adresse de rue du bureau enregistré, celle d’un bureau des documents distinct « le cas échéant », et une case postale désignée comme adresse aux fins de signification par la poste « le cas échéant ». Chaque adresse doit être complète avec code postal, et la règle est énoncée deux fois : « Toute adresse indiquée dans le formulaire doit se trouver aux Territoires du Nord-Ouest. » Lorsque le bureau enregistré sera ailleurs que dans les locaux de la société — les directives citent en exemple un bureau d’avocats aux TNO —, « la société doit s’assurer que la ou les personnes à cette adresse ont consenti à son utilisation à cette fin ». Tout changement se déclare « dans les 15 jours suivant le changement ». [35] [36]
Un piège de coût se cache dans ces mêmes directives. Déplacer le bureau enregistré à l’intérieur de la collectivité indiquée aux statuts est gratuit : le barème fixe à NIL l’avis de changement de bureau enregistré. Le déplacer dans une autre collectivité ténoise n’est pas un simple avis : « si la municipalité ou la collectivité des TNO est différente de celle qui est précisée dans les statuts, les droits prescrits et les clauses modificatrices (formulaire 3) doivent être déposés avec cet avis. » [36] Les clauses modificatrices coûtent 100 $. [30] La Loi en est la raison : l’alinéa 19(3)a) permet aux administrateurs de changer l’adresse « au lieu indiqué » aux statuts, et rien de plus ; en sortir modifie les statuts eux-mêmes. [1] Un fondateur qui se constitue à Yellowknife et déménage ensuite à Hay River paie 100 $ et dépose deux formulaires, non un seul.
Formulaire 4 — Avis de désignation des administrateurs. Un tableau des administrateurs avec nom, adresse de rue et code postal, et la feuille de directives demande davantage que ne le laissent voir les en-têtes : pour chaque administrateur, l’adresse résidentielle complète, postale et de rue avec code postal, ainsi que la date (année, mois, jour) de son élection ou de sa nomination. Si le tableau manque de place, il faut joindre une annexe des administrateurs supplémentaires et cocher la case indiquant qu’une annexe est jointe. Le formulaire 4 doit accompagner le formulaire 1. [37] [39] Notez la conséquence pour la vie privée : l’adresse déposée est résidentielle, et le registre est public.
Formulaire 17 — Rapport annuel. Cinq sections, et c’est un document de confirmation plutôt que de saisie. La section 1 reçoit la dénomination ainsi que le mois et le jour de la constitution ; la section 2, l’année civile visée ; les sections 3 et 4 demandent seulement si les renseignements sur le bureau enregistré et les administrateurs sont « identiques » ou « non identiques » au dernier avis déposé ; la section 5 demande si la société « est » ou « n’est pas » une société distributrice, ce que les directives glosent ainsi : « en sélectionnant l’option « est », vous indiquez que la société est cotée en bourse et vend ses actions sur un marché boursier ». Le formulaire porte son propre avertissement : si une réponse est « non identique », le rapport doit être soumis avec les formulaires exigés — le formulaire 2 pour un changement d’adresse, le formulaire 5 pour un changement d’administrateurs. Le rapport se dépose chaque année à compter du jour et du mois de la constitution ou de la fusion, en deux exemplaires, avec 150 $. [38] [39]
Les actions sont toutes sans valeur nominale. Si le dossier est incomplet, tout revient : les demandes déficientes sont renvoyées au demandeur avec les droits acquittés. [6] Le registre ne paie pas le port de retour : joignez une enveloppe-réponse prépayée et suivie. Et aucune source officielle ne publie de délai de traitement : prévoyez un aller-retour postal dans chaque sens plus une file d’attente non quantifiée, plutôt que de vous engager sur une date que vous ne maîtrisez pas. [4]
Payer un dépôt papier
Les droits se paient « en espèces, par chèque ou par carte de crédit (Visa ou Mastercard) ». Le paiement en argent comptant se fait sur place pendant les heures d’ouverture, et « si vous payez par chèque ou mandat-poste, libellez-le au nom du Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest ». Pour un dossier posté, il n’existe qu’un seul mécanisme, et il mérite d’être lu deux fois : votre demande doit contenir « le nom de l’organisme, de l’entreprise ou de la personne morale ; un numéro de carte de crédit Visa ou MasterCard valide (avec sa date d’expiration ou un numéro de téléphone auquel nous pouvons vous joindre lorsque nous sommes prêts à débiter votre carte de crédit) ». [29] Un fondateur qui dépose depuis l’extérieur de Yellowknife inscrit donc un numéro de carte complet sur une feuille de papier et l’expédie. C’est le canal publié ; choisissez le transporteur en conséquence, et préférez le chèque ou le mandat-poste lorsque le calendrier le permet.
Le barème de droits complet
Trois barèmes distincts régissent les trois registres. Les montants ci-dessous ont été lus dans les barèmes publiés par le registre le 7 septembre 2026 et recoupés avec l’annexe B du Règlement sur les sociétés par actions, dans sa version modifiée par R-029-2024, en vigueur le 1er juillet 2024. [2]
Sociétés territoriales
| Dépôt | Droit |
|---|---|
| Demande de recherche et de réservation de dénomination | 25,00 $ |
| Constitution | 300,00 $ |
| Rapport annuel (par année) | 150,00 $ |
| Avis de changement d’administrateurs ou de leur adresse | NIL |
| Avis de changement de bureau enregistré | NIL |
| Clauses modificatrices | 100,00 $ |
| Fusion, y compris en vertu de l’article 195 | 300,00 $ |
| Reconstitution d’une société | 300,00 $ |
| Déclaration d’intention de dissolution | NIL |
| Dissolution volontaire | NIL |
| Déclaration de révocation de l’intention de dissolution | 100,00 $ |
| Statuts constitutifs mis à jour | 100,00 $ |
| Prorogation en vertu de l’article 276 | 200,00 $ |
| Certificat de statut, de solvabilité ou de conformité | 20,00 $ |
| Recherche et examen de documents (par recherche) | 4,00 $ |
| Copies, par courriel ou photocopiées (la page) | 1,00 $ |
| Copies télécopiées (la page) | 2,00 $ |
| Copie certifiée conforme (plus le coût par page) | 5,00 $ |
| Tout ce qui ne figure pas au barème | NIL |
Sociétés extraterritoriales
| Dépôt | Droit |
|---|---|
| Demande de recherche et de réservation de dénomination | 25,00 $ |
| Enregistrement, activités à but lucratif | 500,00 $ |
| Enregistrement, activités sans but lucratif | 100,00 $ |
| Rapport annuel (par année) | 150,00 $ |
| Avis de changement d’administrateurs, de bureau enregistré ou de siège | NIL |
| Changement de dénomination d’une société extraterritoriale | 100,00 $ |
| Fusion | 300,00 $ |
| Remise en vigueur de l’enregistrement extraterritorial | 300,00 $ |
| Avis de cessation des activités aux TNO | NIL |
| Prorogation en vertu de l’article 190 | 300,00 $ |
| Certificat de statut, de solvabilité ou de conformité | 20,00 $ |
Deux observations. D’abord, les dépôts gratuits sont précisément ceux qui maintiennent l’exactitude du registre — changer d’administrateurs ou de bureau enregistré ne coûte rien, ce qui retire toute excuse à une inscription périmée. Ensuite, dissoudre est gratuit mais reconstituer coûte 300 $, plus les rapports annuels manqués : laisser une société tomber en déchéance n’est jamais moins cher que de la liquider délibérément.
Une contradiction subsiste et est signalée plutôt que lissée : pour une demande au registraire en vertu du paragraphe 3(3), des articles 153 et 158 et du paragraphe 190(11), le barème du registre indique 300,00 $ tandis que l’annexe B du Règlement indique 100 $. C’est le règlement qui fixe le droit, mais les deux sources publiées divergent : confirmez ce seul montant auprès du Registre des sociétés avant de vous y fier. Tous les autres montants des barèmes concordaient exactement avec l’annexe B.
Exemple concret : se constituer depuis l’extérieur du territoire
Le profil qui suit est illustratif et n’utilise que des droits et des règles cités dans cette page. Il ne prédit aucun délai, puisque le registre ne publie aucune norme de traitement.
Awa est résidente permanente et habite Edmonton. Elle a un contrat de deux ans pour fournir des services de surveillance environnementale à l’exploitant d’une mine près de Yellowknife, prévoit embaucher deux techniciens de terrain aux TNO et facturera environ 420 000 $ la première année. Elle veut une société des TNO plutôt qu’albertaine parce que l’approvisionnement de son client favorise les fournisseurs du Nord.
Semaine 1 — tester la dénomination gratuitement. Elle cherche « Slave River Monitoring » dans le registre en ligne et ne trouve rien de semblable. Elle note qu’une dénomination purement descriptive comme « Services de surveillance du Nord » risquerait l’objection de « trop générale », et que tout ce qui s’appuie sur « Aurore » est découragé d’emblée. [9] [41]
Semaine 1 — réserver la dénomination. Elle remplit la demande de recherche et de réservation, coche la branche « Constitution » à la page 2, et la poste en deux exemplaires avec un paiement distinct de 25 $, suivant la recommandation de payer les droits de réservation séparément. Si la dénomination est approuvée, la réservation court 90 jours ; si le dossier de constitution est plus tard rejeté pour un motif étranger, la dénomination reste réservée 90 jours à compter de la date de rejet. Total courant : 25 $. [40]
Semaines 2 et 3 — régler le bureau enregistré avant tout le reste. C’est l’étape qui détermine si le reste fonctionne. Awa n’a pas de locaux à Yellowknife : elle mandate un cabinet d’avocats ténois pour héberger le bureau enregistré et le bureau des documents, et fait constater l’entente par écrit avec un préavis, car l’article 20 de la LSA permet autrement à l’hôte d’y mettre fin en 30 jours. Les directives du formulaire 2 disent la même chose plus doucement : s’assurer que les personnes à cette adresse « ont consenti à son utilisation à cette fin ». [36] Une adresse de Calgary ou de Montréal n’aurait pas convenu : l’article 19(1) exige une adresse située dans le territoire. [1]
Semaine 3 — assembler et expédier le dossier. Elle prépare le formulaire 1 (collectivité : « Yellowknife » ; actions illimitées d’une seule catégorie, sans valeur nominale ; nombre fixe d’administrateurs, un ; sections 4, 6 et 7 portant « Sans objet » ; elle-même comme unique fondatrice avec son adresse de rue à Edmonton), le formulaire 2 (l’adresse municipale du cabinet ; bureau des documents « S. O. » puisque le bureau enregistré en tiendra lieu ; case postale « S. O. ») et le formulaire 4 (son nom, son adresse résidentielle et la date de sa nomination). Chacun est imprimé, signé à l’encre — sans cachet ni signature électronique — et produit en deux exemplaires. Elle joint une enveloppe-réponse prépayée et suivie ainsi qu’une lettre d’accompagnement portant son numéro de carte Visa et sa date d’expiration pour 300 $, et expédie le tout au 5009, 49e Rue. Total courant : 325 $ plus le transport. [33] [29] [4]
Après le certificat — les comptes fédéraux. La constitution ne l’inscrit à rien. Elle obtient un numéro d’entreprise et ouvre un compte de TPS/TVH (ses fournitures dépassent largement le seuil du petit fournisseur) ainsi qu’un compte de retenues sur la paie. [6] Elle facture 5 % de TPS et aucune taxe de vente territoriale. [12]
Avant la première paie — trois inscriptions territoriales dans un ordre imposé. Elle s’enregistre d’abord auprès de la CSTIT, car la Loi sur les licences d’exploitation des commerces permet au commissaire de refuser une licence lorsque le demandeur ne démontre pas sa conformité en matière d’indemnisation des travailleurs. Le délai légal est de 10 jours à compter de l’établissement ou du début des activités. [16] [3] Elle s’inscrit ensuite à l’impôt sur la masse salariale dans les 21 jours du premier versement de rémunération. [13] Puis, ses travaux de terrain se déroulant hors des limites des collectivités, elle demande la licence d’exploitation à MAAC : 218 $, expirant le 31 mars, en prévoyant de 3 à 4 semaines de traitement. Total courant : 543 $ plus le transport et les honoraires professionnels. [19]
Ce qu’elle n’obtient pas. Sa société est constituée aux TNO, mais elle n’y réside pas : la société n’est donc pas admissible à la Politique d’encouragement aux entreprises, qui exige la détention majoritaire ténoise et 12 mois de résidence. La préférence que favorise l’appel d’offres de son client est précisément ce qu’un propriétaire de l’extérieur ne peut pas acheter avec une adresse. [25]
Son coût de deuxième année. Un rapport annuel, 150 $, dû à la fin du mois suivant son mois anniversaire, plus le renouvellement de la licence de MAAC à 218 $ le 31 mars, plus le rapport annuel de masse salariale de la CSTIT le 28 février et la déclaration annuelle d’impôt sur la masse salariale à la même date. [1] [17]
Coût de détention sur plusieurs années
Droits de registre et de licence seulement. Exclut la TPS, l’impôt des sociétés, les cotisations de la CSTIT (qui dépendent de la masse salariale et de la sous-catégorie), les honoraires professionnels et le coût d’hébergement d’un bureau enregistré.
| An 1 | An 2 | An 3 | An 4 | An 5 | Total sur 5 ans | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Société des TNO, licence de MAAC | 543 $ | 368 $ | 368 $ | 368 $ | 368 $ | 2 015 $ |
| Réservation + constitution | 325 $ | — | — | — | — | 325 $ |
| Rapport annuel | — | 150 $ | 150 $ | 150 $ | 150 $ | 600 $ |
| Licence d’exploitation MAAC | 218 $ | 218 $ | 218 $ | 218 $ | 218 $ | 1 090 $ |
| Société des TNO, licence de Yellowknife (tarif résident) | 525 $ | 350 $ | 350 $ | 350 $ | 350 $ | 1 925 $ |
| Société constituée ailleurs, enregistrée à titre extraterritorial, licence MAAC | 743 $ | 368 $ | 368 $ | 368 $ | 368 $ | 2 215 $ |
| Réservation + enregistrement extraterritorial à but lucratif | 525 $ | — | — | — | — | 525 $ |
Sources : barèmes territorial et extraterritorial [30] [31], droit de licence de MAAC [19], tarif résident général de Yellowknife [21]. Une société fédérale exploitée ici paie ses droits fédéraux en sus de la ligne extraterritoriale et produit deux rapports annuels plutôt qu’un.
Étape 4 : le bureau enregistré et l’adresse qui peut disparaître
L’article 19(1) est catégorique : « La société maintient en permanence un bureau enregistré dans les Territoires du Nord-Ouest, au lieu indiqué dans ses statuts. » [1] Il n’existe ni substitut de fondé de pouvoir ni option hors territoire. C’est une véritable différence de structure avec l’Alberta, où une société doit avoir un bureau enregistré albertain et nommer un fondé de pouvoir qui est un résident de l’Alberta ; les TNO exigent l’adresse, non la personne.
La Loi crée trois champs d’adresse au formulaire 2 : le bureau enregistré, une adresse municipale dans la collectivité indiquée aux statuts, car « une case postale est insuffisant, il faut une adresse municipale » [6] ; un bureau des documents distinct si les administrateurs en désignent un, à défaut de quoi « le bureau enregistré d’une société est aussi son bureau des documents » ; et une case postale aux fins de signification, que l’article 19(4) interdit de faire coïncider avec l’un des deux autres. Les deux bureaux doivent être « accessibles au public pendant les heures normales d’ouverture » et faciles à repérer d’après l’adresse ou la description donnée dans l’avis — une norme d’exploitation, non une formalité — et tout changement se déclare dans les 15 jours. [1]
La disposition que presque personne ne lit
L’article 20 permet à la personne qui héberge votre bureau enregistré de mettre fin à l’entente sans votre consentement. Lorsque le bureau est situé à une adresse où la société n’exerce pas d’activités, cette personne peut, si elle ne souhaite plus que son adresse serve à cette fin, en aviser le registraire — et, « au plus tard le jour de l’envoi de l’avis », en envoyer copie à la société « par courrier recommandé ». Le paragraphe (2) fait le reste : « dès l’expiration du délai de 30 jours suivant l’envoi de l’avis au registraire, l’adresse de la personne qui a envoyé l’avis cesse d’être l’adresse du bureau enregistré de la société ». Le paragraphe (3) vous en fait porter la charge : la société doit envoyer au registraire un avis indiquant une nouvelle adresse « suffisamment à l’avance » pour qu’il le reçoive avant l’expiration du délai. [1]
Deux détails décident si ce compte à rebours est survivable. L’hôte doit vous avertir par courrier recommandé — mais à l’adresse qu’il détient pour vous, laquelle peut être périmée si vous avez déménagé. Et l’avis de remplacement doit être reçu par le registraire à l’intérieur du délai, non simplement posté : dans un registre exclusivement papier, sur une échéance de 30 jours, depuis l’extérieur du territoire, la séquence est réellement serrée. Quiconque s’appuie sur une adresse hébergée devrait donc avoir d’avance une seconde adresse ténoise identifiée et un formulaire 2 signé prêt à expédier.
Ce qui arrive si le délai expire
L’article 214(1) permet au registraire de dissoudre une société, ou de demander au tribunal de la dissoudre, pour six motifs :
| Motif | art. 214(1) |
|---|---|
| Le registraire croit raisonnablement que la société n’a pas exercé d’activités depuis trois ans | a) |
| La société n’a pas d’adresse de bureau enregistré | b) |
| Un avis ou un document exigé par la Loi n’est pas reçu dans l’année suivant la date où il devait l’être | c) |
| La société n’a aucun administrateur selon le dernier avis déposé en vertu de l’article 114 | d) |
| La société a omis de payer un droit exigible | e) |
| La société ne remplit pas un engagement pris conformément aux règlements | f) |
Notez qu’un rapport annuel manqué déclenche deux motifs à la fois : c), parce que le rapport est un document exigé, et e), parce que ses 150 $ n’ont pas été payés.
Les protections procédurales sont l’endroit où le risque de l’article 20 devient concret, car l’avis que vous recevez dépend du motif invoqué.
- Pour les motifs a), c), e) et f), le registraire doit donner un préavis de 60 jours de son intention de dissoudre, envoyé « par courrier affranchi à son bureau enregistré ou à la case postale désignée comme adresse aux fins de signification par la poste », et à chaque administrateur nommé dans le dernier avis déposé, et publier un avis dans la Gazette des Territoires du Nord-Ouest. [1]
- Pour le motif b) — aucun bureau enregistré —, le paragraphe (3) exige un préavis de 60 jours à chaque administrateur et la publication dans la Gazette. Aucun envoi n’est fait à la société, pour la raison évidente qu’il n’existe plus d’adresse où écrire.
- Lorsque la société n’a ni bureau enregistré ni administrateur au dernier avis, le paragraphe (5) permet au registraire de la dissoudre « dès l’expiration du délai de 60 jours suivant la publication » de l’avis d’intention dans la Gazette — la publication seule. [1]
Ce dernier cas est le mode d’échec qu’il faut nommer clairement. Un fondateur qui laisse une adresse hébergée s’éteindre en vertu de l’article 20 et dont le formulaire 4 est périmé ne reçoit ni lettre ni courriel. Le seul avis exigé par la loi est une publication dans la Gazette territoriale. Tenir à jour l’avis des administrateurs n’est donc pas de l’hygiène administrative : c’est le mécanisme par lequel on vous apprend que votre société est sur le point de cesser d’exister. La reconstituer ensuite coûte 300 $ plus tous les rapports annuels manqués.
Livres et registres
L’article 21 exige que les statuts, les règlements, les conventions unanimes, les procès-verbaux, les listes d’administrateurs, le registre des valeurs mobilières et les états financiers soient conservés au bureau des documents, en plus des livres comptables. Une disposition compte pour un fondateur établi ailleurs : « lorsque la comptabilité d’une société est tenue à l’extérieur des Territoires du Nord-Ouest », les livres permettant de vérifier « avec une précision suffisante, la situation financière trimestrielle » doivent malgré tout être conservés aux TNO. Les livres se conservent six ans, et le défaut est passible d’une amende maximale de 10 000 $. [1]
Administrateurs, transparence et deux règles que les TNO n’ont pas
L’article 106(1) énumère les personnes qui ne peuvent être administrateurs : « les personnes autres que les particuliers », « les particuliers de moins de 19 ans », les particuliers visés par un certificat de cure obligatoire, une ordonnance de tutelle ou une déclaration de faiblesse d’esprit, et « les particuliers qui ont le statut de failli ». [1]
La liste est complète. La Loi ne contient aucune exigence de résidence canadienne pour les administrateurs. L’expression « résident canadien » est définie à l’article 1 — citoyen canadien résidant ordinairement au Canada, citoyen à l’étranger appartenant à une catégorie prescrite, ou résident permanent — puis n’est plus jamais employée dans la Loi. Le mot « canadien » n’y apparaît autrement que dans les dispositions permissives sur les actions à participation restreinte : ce sont des options, non des obligations. [1] Le registre lit la Loi de la même façon : à la question « Qui peut être administrateur ? », son guide répond par le seul paragraphe 106(1). [6]
Deux limites à cette liberté méritent d’être dites. L’âge minimal est de 19 ans, non de 18 — une distinction qui compte pour un jeune fondateur qui pourrait légalement siéger à un conseil albertain à 18 ans. Et un administrateur doit être un particulier : l’alinéa 106(1)a) écarte « les personnes autres que les particuliers », de sorte qu’une société de portefeuille ne peut pas siéger au conseil d’une société des TNO. Le Yukon fait exception en permettant expressément à une personne morale d’être administratrice dans certains cas ; les TNO ne le permettent pas.
Une société des TNO peut donc n’avoir qu’un seul administrateur, ni citoyen, ni résident permanent, ni résident du Canada. Savoir si cela vaut mieux que la voie fédérale est l’objet de la comparaison fédérale ou provinciale. Trois mises en garde : des lois sectorielles peuvent imposer des conditions que la Loi n’impose pas ; l’adresse résidentielle de chaque administrateur est déposée et publique ; et un conseil entièrement non résident soulève des questions de SPCC et de résidence qui sont fiscales, non registrales.
La deuxième règle absente est un registre de transparence. La lecture intégrale de la codification telle qu’elle se présentait le 7 septembre 2026 — jusqu’à LTN-O 2025, ch. 2 — ne révèle aucun registre des particuliers ayant un contrôle important, aucune obligation de dépôt et aucun registre public de propriété. [1] C’est une absence constatée à cette date, et cela ne dispense personne des obligations qui comptent : une société de régime fédéral enregistrée ici conserve ses obligations fédérales de transparence, et chaque banque effectue son propre examen de propriété effective. Le silence territorial change la paperasse, non la surveillance.
Étape 5 : comptes fiscaux
La constitution ne vous inscrit à rien. Le guide du registre renvoie à l’Agence du revenu du Canada pour obtenir un numéro d’entreprise et un numéro de TPS dès que l’entreprise facture la TPS, paie des employés, paie l’impôt des sociétés ou importe et exporte. [6]
Taxe de vente : la TPS seulement. Le tableau des taux de l’ARC place les TNO à 5 % de TPS/TVH et à 0 % de taxe provinciale. [12] Aucune TVP, aucun équivalent de la TVQ — une simplification partagée avec l’Alberta, le Yukon et le Nunavut, à comparer aux autres régimes dans la comparaison des taxes de vente. L’inscription à la TPS dépend de vos fournitures, non du lieu de constitution.
Impôt sur le revenu des sociétés. Finances GTNO publie les taux en français : les sociétés privées sous contrôle canadien bénéficient d’un « taux réduit de 2 % accordée aux petites entreprises pour la première tranche de 500 000 $ de leur revenu provenant d’une entreprise exploitée activement », et « tout revenu supérieur à ce plafond est visé par le taux général de 11,5 % ». Le point administratif compte autant que les taux : c’est l’Agence du revenu du Canada qui administre la Loi de l’impôt sur le revenu des TNO. [10] L’ARC énonce les mêmes deux taux de son côté. [11] Il n’y a donc aucune déclaration territoriale distincte : votre T2 porte l’impôt territorial. Notez la condition du taux de 2 % : il vise les sociétés privées sous contrôle canadien, et une société contrôlée par des non-résidents n’en est généralement pas une.
Cette simplicité administrative est facile à sous-estimer tant qu’on ne la compare pas. Le tableau consolidé des taux de l’ARC place les TNO à 2 % et 11,5 %, le Yukon à 0 % et 12 %, et le Nunavut à 3 % et 12 %, chacun sur un plafond des affaires de 500 000 $ ; l’Alberta ne figure pas au tableau provincial, faute d’accord de perception de l’impôt des sociétés avec l’ARC. [54] Une société albertaine produit donc une déclaration provinciale distincte ; une société des TNO, non. Sur le taux des petites entreprises, les TNO se situent entre leurs voisins — le Yukon ne prélève rien sur la première tranche de 500 000 $, le Nunavut prélève 3 % —, de sorte qu’un fondateur qui choisirait uniquement d’après le taux affiché choisirait le Yukon, et devrait alors soupeser son taux général de 12 % et sa propre première constitution exclusivement sur papier.
Étape 6 : masse salariale, sécurité au travail et licence
L’impôt de 2 % sur la masse salariale, en détail
L’impôt ténois sur la masse salariale est inhabituel par conception, et le ministère des Finances le dit lui-même : « Contrairement aux autres administrations qui imposent un impôt sur la masse salariale aux employeurs, l’impôt ténois sur la masse salariale est prélevé sur les employés. » [47] C’est « une taxe de 2 % sur le revenu que vous gagnez comme employé travaillant aux TNO » et, bien que l’employé en supporte la charge, les employeurs doivent la retenir sur la paie et la remettre directement au GTNO. [14]
Sa portée suit le travail et non la résidence. L’impôt vise tous les employés qui travaillent, exercent des fonctions ou fournissent des services aux TNO, quels que soient la province ou le territoire de résidence de l’employé ou de l’employeur, et quel que soit l’âge de l’employé : une entreprise du Sud qui envoie des équipes dans le Nord est visée, et un employé d’été de dix-sept ans aussi. [47]
L’employeur qui a un « établissement fixe » aux TNO et verse une rémunération doit s’inscrire auprès de la Division du Trésor du ministère des Finances, et le délai est court : « Vous devez vous inscrire dans les 21 jours suivant le premier versement de rémunération à un employé. » [13]
La fréquence de déclaration dépend de la taille de la masse salariale :
| Rémunération annuelle | Période de déclaration |
|---|---|
| Plus de 1 000 000 $ | Mensuelle, le dernier jour du mois |
| De 600 000 $ à 1 000 000 $ | Trimestrielle, périodes se terminant les 31 mars, 30 juin, 30 septembre et 31 décembre |
| De 200 000 $ à 600 000 $ | Semestrielle, périodes se terminant les 30 juin et 31 décembre |
| 200 000 $ ou moins | Annuelle, exercice se terminant le 31 décembre |
| Employeurs saisonniers | Mensuelle pendant la saison d’exploitation |
Quelle que soit la période, la déclaration de remise est due « au plus tard le 20e jour du mois suivant la fin de votre période de déclaration », ou le jour ouvrable suivant si le 20 tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié — et elle est exigible même s’il n’y a rien à remettre : même sans impôt à remettre, la déclaration doit être produite. La déclaration annuelle est due le 28 février de l’année suivante. [13]
Les pénalités sont publiées, ce qui est assez rare pour être cité :
| Défaut | Conséquence |
|---|---|
| Omission de s’inscrire sur demande | « une pénalité de 250 $ pour chaque omission [par. 39(5)] » |
| Omission de percevoir l’impôt, première infraction | 10 % de l’impôt qui aurait dû être perçu |
| Infraction subséquente dans les 12 mois | 20 % de l’impôt qui aurait dû être perçu |
| Omission de produire une déclaration ou de tenir des livres adéquats | « une amende de 1 000 $ à 25 000 $, ou cette amende et un emprisonnement maximal de 12 mois [art. 57] » |
| Omission de s’inscrire (déclaration sommaire de culpabilité) | « une amende de 1 000 $ à 5 000 $ [art. 60] » |
| Contravention générale sans autre peine prévue | « une amende maximale de 1 000 $ [art. 62] » |
Une mise en garde sur un crédit connexe : aucune source officielle consultée ne relie le crédit d’impôt ténois pour coût de la vie à l’impôt sur la masse salariale ; rien ici ne prétend donc que le crédit le compense. Le remboursement ténois distinct au titre du coût de la vie, une remise liée au carbone, a pris fin avec un dernier versement en avril 2025 et constitue un instrument différent.
La Commission de la sécurité au travail et de l’indemnisation des travailleurs
La CSTIT sert les deux territoires et se décrit comme la seule organisation d’indemnisation au pays à assurer des travailleurs dans plus d’une province ou d’un territoire, offrant des services à « près de 40 000 travailleurs et 4 000 employeurs des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut ». [49] Une entreprise active dans les deux territoires ne traite donc qu’avec une commission, un portail et un jeu de formulaires.
Tous les employeurs qui exploitent ou établissent une entreprise dans l’un ou l’autre territoire doivent s’enregistrer, sauf s’ils satisfont aux critères d’employeur temporaire de la politique 00.05.01 de la CSTIT, et « les employeurs qui omettent de s’enregistrer doivent payer une pénalité à la CSTIT ». L’enregistrement lui-même est rapide une fois le dossier complet : « La CSTIT enregistre votre compte dans les trois jours ouvrables suivant la réception de tous les renseignements exigés. » [15] Le délai, lui, est légal plutôt que publié sur le site : l’article 73 de la Loi sur l’indemnisation des travailleurs oblige l’employeur qui « établit, commence ou reprend une entreprise » à avertir la Commission et à lui transmettre un état de la masse salariale « dans les 10 jours », et l’article 74(1) exige un préavis écrit de 10 jours lorsqu’on cesse d’être un employeur. [16]
Ce qu’il en coûte en 2026. « En 2026, le taux de cotisation provisoire moyen est de 2,40 $ par tranche de 100 $ de masse salariale cotisable. » Ce chiffre vaut pour l’ensemble de la commission et n’est explicitement qu’un point de départ : c’est le taux que paieraient les employeurs s’il n’y en avait qu’un seul pour tous, et celui dont la CSTIT part pour fixer les taux par sous-catégorie, chaque employeur payant un montant précis selon sa sous-catégorie — le taux de groupe de son industrie — et la taille de sa masse salariale. Les taux par sous-catégorie sont derrière l’ouverture de session de WSCC Connect et ne sont pas publics : le taux d’un employeur donné ne peut donc pas être indiqué ici. Le plafond de rémunération cotisable est propre à chaque territoire : « Le maximum annuel de la rémunération assurable (MARA) de 2026 est de 116 000 $ pour les TNO et de 117 300 $ pour le Nunavut. » [48]
Les fondateurs ne sont souvent pas couverts eux-mêmes. Les personnes qui ne sont pas automatiquement protégées par la CSTIT sont l’administrateur d’une société, le propriétaire d’entreprise ayant des travailleurs et le travailleur autonome sans employés. La protection s’achète séparément sous forme de protection facultative, au minimum 37 % du MARA, et la CSTIT la refuse si le compte du demandeur n’est pas en règle. Le rapport annuel de masse salariale est dû le 28 février, et une sous-estimation de la masse salariale « de 25 % ou plus » entraîne une pénalité. [17]
Les attestations sont un outil contractuel, non une formalité. La CSTIT recommande au donneur d’ouvrage d’obtenir une lettre d’attestation lorsqu’il entreprend un projet contractuel, afin d’éviter d’être tenu responsable des cotisations que son entrepreneur doit à la CSTIT, et en dit autant des entrepreneurs à l’égard de leurs sous-traitants. Trois types sont délivrés — bonne réputation, attestation finale et attestation de soumission — par WSCC Connect. Sous-traiter aux TNO sans vérifier une attestation, c’est risquer d’hériter des cotisations impayées de son entrepreneur. [50]
La licence d’exploitation
La Loi sur les licences d’exploitation des commerces est directe : « Nul ne peut exploiter un commerce sans l’avoir enregistré ou sans être titulaire de la licence délivrée sous le régime de la présente loi et des règlements. » Un droit est exigible par établissement, chaque licence est valide de la date de délivrance au 31 mars suivant, la peine est une amende quotidienne pouvant atteindre 25 $ pour un particulier et 100 $ pour une personne morale, et le commissaire peut refuser une licence lorsque le demandeur ne démontre pas sa conformité à la Loi sur l’indemnisation des travailleurs — enregistrez-vous donc d’abord auprès de la CSTIT. La demande doit aussi énoncer, lorsque le demandeur emploie un travailleur, les mesures prises pour se conformer à cette loi. [3]
MAAC délivre les licences aux entreprises exploitées hors des limites des collectivités, alors que les autres collectivités délivrent les leurs, et le Registre des sociétés le confirme dans ses propres ressources aux entreprises : MAAC dessert certaines collectivités ainsi que les entreprises hors collectivité ou actives à l’échelle du territoire, les autres licences venant de l’administration communautaire. [18] [45] Sa procédure fixe le droit à 218 $, précise que les licences sont délivrées à compter du 1er avril et expirent le 31 mars suivant, demande de prévoir de 3 à 4 semaines de traitement, et exige des entreprises ayant des employés une preuve d’enregistrement auprès de la CSTIT. [19]
Yellowknife applique son propre régime sous le règlement no 3451, dont l’article 201a) est l’interdiction opérante : nul ne peut exploiter une entreprise située en tout ou en partie dans la Ville sans détenir une licence valide, laquelle vaut « un an à compter de la date de délivrance ». L’article 202 exige une licence par entreprise et l’article 203 exempte les organismes sans but lucratif enregistrés sous la Loi sur les sociétés. [20] La Ville décrit un processus en trois étapes — déterminer le type de licence, soumettre les formulaires par courriel ou en personne à l’hôtel de ville, puis satisfaire aux exigences additionnelles, dont l’enregistrement à la CSTIT, les inspections et l’assurance. [52]
Les droits figurent à la partie 3 du règlement consolidé no 4436 sur les droits et frais, modifié par le règlement no 5118 du 8 décembre 2025, et les catégories méritent d’être lues avant de choisir une classe de licence :
| Catégorie à Yellowknife | Droit |
|---|---|
| Entreprises non énumérées — résidente | 200,00 $ |
| Entreprises non énumérées — non-résidente | 350,00 $ |
| Entreprise à domicile, nouvelle demande | 200,00 $ plus les droits de permis d’aménagement |
| Entreprise à domicile, renouvellement | 200,00 $ |
| Entrepreneur itinérant | 350,00 $ |
| Commerçant itinérant | 2 000,00 $ |
| Entreprise étudiante | sans frais |
| Transfert d’une licence d’exploitation | 50,00 $ |
Trois conséquences en découlent. La Ville tarife la résidence, 200 $ contre 350 $ pour la même activité. Le tarif du commerçant itinérant, 2 000 $, est d’un ordre de grandeur supérieur à la licence ordinaire et détermine à lui seul si un court séjour de vente à Yellowknife vaut la peine. Et les entreprises à domicile ne sont pas exemptées : elles paient les mêmes 200 $ et doivent en outre obtenir un permis d’aménagement.
Les dates de renouvellement ne concordent pas non plus : une licence de Yellowknife vaut un an à compter de sa propre délivrance, tandis que toutes les licences de MAAC expirent le 31 mars quelle que soit leur date de délivrance. Une entreprise licenciée par MAAC en février paie 218 $ pour environ six semaines de validité.
Enregistrement extraterritorial
Si votre société existe déjà — au fédéral, dans une autre province ou hors du Canada —, vous l’enregistrez au lieu de la constituer de nouveau, et l’obligation ne dépend pas de vos intentions : « Vous devez enregistrer votre société indépendamment de la durée pendant laquelle vous comptez faire affaire aux Territoires du Nord-Ouest. » [7]
Ce qui constitue l’exercice d’activités est une liste de sept volets à l’article 279, plus large que ce que la plupart des fondateurs imaginent. Une société extraterritoriale exerce des activités aux TNO si :
| Volet | Déclencheur |
|---|---|
| a) | Sa dénomination, ou tout nom sous lequel elle exerce ses activités, « est inscrit dans un annuaire téléphonique » d’une partie des TNO |
| b) | Sa dénomination « apparaît dans une publicité » où une adresse ténoise est donnée pour la société |
| c) | Elle a un agent, un représentant, un entrepôt, un bureau ou un établissement aux TNO |
| d) | Elle « sollicite des affaires » aux TNO |
| e) | Elle est « propriétaire d’un droit dans un bien-fonds » aux TNO |
| f) | Elle détient, ou doit détenir, une licence ou un enregistrement sous une loi des TNO l’autorisant à exercer des activités |
| g) | Elle exerce « d’une autre façon » des activités aux TNO |
Lus ensemble, les volets a), b) et d) ont une conséquence pratique frappante : une société peut déclencher l’obligation d’enregistrement sans local, sans personnel, sans bien et sans vente conclue sur le territoire. Une inscription dans un annuaire suffit. Une publicité affichant une adresse ténoise suffit. La sollicitation suffit. Le volet f) est circulaire d’une manière utile — avoir besoin d’une licence d’exploitation est lui-même un volet, et la Loi sur les licences d’exploitation des commerces en exige une de quiconque exerce des activités —, de sorte que les deux lois se rejoignent. Se doter d’une adresse nordique pour paraître local peut donc créer l’obligation même que l’adresse devait éviter.
Ce qu’il faut déposer, ce sont cinq éléments : une demande de recherche et de réservation de nom, sauf pour une dénomination numérique ou de régime fédéral ; le « formulaire no 18 : certificat d’enregistrement d’une société extraterritoriale » ; le « formulaire no 21 : avis de bureau enregistré » ; « des copies notariées ou certifiées par le gouvernement des documents de la charte de société » ; et un « certificat de statut, de solvabilité ou de conformité du territoire ou de la province où la constitution a eu lieu datant de moins de 30 jours avant la soumission des documents ». Cette fenêtre de 30 jours est la contrainte de séquence : commandez le certificat en dernier, car un certificat périmé en transit fait échouer le dépôt — et dans un registre exclusivement postal, le transit est tout le risque. Le registre rappelle aussi que « le paragraphe 287(1) de la Loi sur les sociétés par actions établit qu’une société extraterritoriale enregistrée doit en tout temps avoir un bureau enregistré aux Territoires du Nord-Ouest », et que les rapports annuels extraterritoriaux se font au formulaire 27, selon le même cycle du mois anniversaire et au même tarif de 150 $. [7]
Une charte qui n’est pas entièrement en français ou en anglais peut exiger une traduction. [1] La constitution fédérale procure la protection nationale de la dénomination et la portabilité ; elle ne procure aucune dispense d’enregistrement aux TNO et, ici, elle n’en procure même pas un moins cher : vous payez les droits fédéraux, les 500 $ territoriaux et deux rapports annuels. La seule économie est réelle mais mince : une société fédérale n’a pas besoin de la recherche de dénomination à 25 $, celle-ci n’étant pas exigée des sociétés constituées sous le régime d’une loi du Parlement du Canada. [40]
Comparaison entre les TNO, le Yukon, le Nunavut et l’Alberta
Les trois comparateurs les plus utiles sont les deux autres territoires et la province sans taxe de vente la plus proche. Les chiffres ci-dessous proviennent des éditeurs officiels de chaque juridiction, vérifiés pour celles-ci par les guides frères de cet ensemble et cités aux mêmes adresses officielles.
| Territoires du Nord-Ouest | Yukon | Nunavut | Alberta | |
|---|---|---|---|---|
| Droits de constitution | 300 $ [2] | 300 $ [57] | 300 $ [56] | Droit gouvernemental plus des frais de mandataire non plafonnés |
| Approbation de la dénomination | 25 $, 90 jours [30] | 40 $ en ligne / 60 $ sur papier, 90 jours [57] | 25 $, 90 jours, sans NUANS [56] | Rapport NUANS, prix non publié officiellement |
| Rapport annuel | 150 $ [30] | 100 $ [57] | 70 $ [56] | 53,05 $ plus frais de mandataire |
| Première constitution en ligne ? | Non — encre originale, poste ou en personne [5] | Non — encre originale pour les nouvelles constitutions | Non — aucun portail ; PDF par courriel | Non — par un mandataire privé |
| Résidence des administrateurs | Aucune [1] | Aucune | Aucune | Aucune |
| Bureau enregistré | Aux TNO, adresse municipale [1] | Au Yukon, sans case postale | Au Nunavut, adresse municipale | En Alberta plus un fondé de pouvoir résidant en Alberta |
| Préavis de dissolution | 60 jours + Gazette [1] | 120 jours + Gazette | 60 jours + Gazette | 120 jours + Gazette |
| Taxe de vente | TPS 5 % seulement [12] | TPS 5 % seulement | TPS 5 % seulement | TPS 5 % seulement |
| Impôt des sociétés, réduit / général | 2 % / 11,5 % [54] | 0 % / 12 % [54] | 3 % / 12 % [54] | 2 % / 8 %, plus une déclaration provinciale distincte |
| Déclaration territoriale ou provinciale distincte | Non [10] | Non | Non | Oui — aucun accord de perception avec l’ARC [54] |
| Impôt sur la masse salariale | 2 %, sur l’employé [47] | Non établi par les sources consultées | 2 %, sur l’employé [55] | Aucun |
| Indemnisation des travailleurs | CSTIT, moyenne 2,40 $ / 100 $, MARA 116 000 $ [48] | CSIT du Yukon, moyenne estimée 2,11 $ / 100 $ | La même CSTIT, MARA 117 300 $ [48] | CIAT de l’Alberta |
| Volet entrepreneurial du programme de candidats | Oui — volet Entreprise du PCTNO [23] | Oui — PCEY | Aucun | Oui — volets du PCIA |
| Licence de la ville principale | Yellowknife 200 $ résident [21] | Whitehorse 176 $ | Iqaluit délivre ; droit non publié | Calgary et Edmonton, par paliers |
Quatre conclusions utilisables par un fondateur.
Les TNO et le Nunavut appliquent la même loi. La Loi sur les sociétés par actions du Nunavut est la LTN-O 1996, ch. 19 — le même texte, hérité lors de la division —, de sorte que les numéros d’articles cités dans cette page valent aussi là-bas : art. 19 pour le bureau enregistré, art. 20 pour la disposition de retrait, art. 106 pour les qualités des administrateurs, art. 214 pour la dissolution, art. 279 pour l’exercice d’activités. Même les barèmes partagent leur numérotation par alinéas. Ce qui diffère, c’est le prix : le même rapport annuel coûte 150 $ aux TNO et 70 $ au Nunavut. [56] [30] Sur cinq ans, l’écart est de 400 $ pour une paperasse identique — modeste en valeur absolue, mais c’est la preuve la plus nette que le niveau des droits relève ici d’un choix politique et non de la loi.
L’impôt à la charge de l’employé est un modèle nordique, non une bizarrerie ténoise. Les TNO et le Nunavut prélèvent tous deux 2 % sur l’employé, avec un délai d’inscription de 21 jours pour l’employeur. [47] [55] L’Alberta affirme n’en avoir aucun. Prévoyez donc, dans l’un ou l’autre territoire, l’administration de la retenue — mais non un coût patronal, car les 2 % n’en sont pas un.
Le dépôt papier est la norme au Nord et à l’Ouest, pour des raisons différentes. Les TNO, le Yukon et le Nunavut refusent tous une première constitution entièrement en ligne, et l’Alberta refuse tout dépôt fait soi-même, acheminant tout par des mandataires privés dont les frais de service ne sont ni plafonnés ni publiés. Les TNO sont les plus stricts des quatre sur un point précis : le Nunavut accepte un PDF numérisé par courriel, les TNO n’acceptent aucun document numérisé.
Le Nunavut n’a aucun volet entrepreneurial et les TNO en ont un. Pour un fondateur dont le projet dépend de l’immigration plutôt que de la mécanique registrale, cette seule ligne pèse plus lourd que tous les écarts de droits du tableau.
Si vous êtes à l’extérieur du Canada
Sur le papier, les Territoires du Nord-Ouest figurent parmi les endroits les plus permissifs au Canada pour qu’un non-résident détienne une société. Les contraintes sont pratiques plutôt que juridiques, et elles se manifestent dans un ordre précis.
La résidence des administrateurs n’est pas un obstacle. La Loi n’impose aucune exigence de résident canadien : un seul administrateur non résident suffit. [1] Ce qui est public, c’est l’adresse résidentielle de chaque administrateur : un administrateur à l’étranger verra donc son adresse résidentielle étrangère inscrite au registre territorial. [37]
Le véritable obstacle est le bureau enregistré. L’article 19(1) exige une adresse municipale physique à l’intérieur du territoire, dans la collectivité indiquée aux statuts, accessible au public pendant les heures normales d’ouverture. Un fondateur à l’étranger doit donc obtenir une véritable adresse ténoise détenue par une personne disposée à y accepter la signification — et l’article 20 permet à cette personne d’y mettre fin dans un délai de 30 jours, après quoi l’article 214(1)b) expose la société à la dissolution moyennant un préavis de 60 jours donné aux administrateurs, ou par simple publication dans la Gazette si l’avis des administrateurs est lui aussi périmé. [1] Aucune adresse hors du territoire ne convient, et une adresse montréalaise — celle de 2727 comprise — ne peut pas être le bureau enregistré d’une société des TNO. Une entente purement nominale n’est pas plus sûre : si la société n’y exerce pas réellement d’activités, c’est précisément l’article 20 qui s’applique. Les directives du formulaire 2 vont dans le même sens lorsqu’elles exigent le consentement de l’hôte.
Ce que vous ne pouvez pas faire à distance, c’est déposer. La constitution exige des documents originaux signés, par la poste ou en personne, les documents numérisés, télécopiés ou envoyés par courriel étant irrecevables, et les formulaires actuels ajoutent que la signature « doit être manuscrite : les copies, les cachets ou les signatures électroniques ne sont pas acceptables ». [5] [37] Vous pouvez signer à l’étranger et expédier les originaux, mais l’encre doit parvenir physiquement à Yellowknife, un dossier déficient est renvoyé avec les droits, et aucun délai de traitement n’est publié. Prévoyez des semaines, non des jours, et déterminez d’avance qui déposera le dossier et qui le recevra en retour. Notez aussi la mécanique du paiement : un dépôt posté se règle par chèque, mandat-poste ou numéro de carte inscrit sur une lettre d’accompagnement — il n’existe aucune étape de paiement en ligne. [29]
Une partie des livres doit exister sur le territoire. Si la comptabilité est tenue à l’étranger, l’article 21(8) exige malgré tout des livres ténois permettant d’établir la situation financière trimestrielle avec une précision suffisante. [1] Un service administratif entièrement délocalisé ne satisfait pas la Loi.
C’est sur le plan fiscal que la non-résidence coûte cher. Le taux réduit de 2 % est formulé pour les sociétés privées sous contrôle canadien. [10] Une société contrôlée par des non-résidents échappe généralement à ce statut : le taux général de 11,5 % s’appliquerait. [11] La résidence de la société et l’établissement stable dépendent du lieu où s’exerce réellement la direction centrale, non du bureau enregistré. Prenez conseil avant toute déclaration à une banque ou à une administration fiscale.
La seule publicité peut créer une obligation d’enregistrement. Si vous avez déjà une société ailleurs et que vous inscrivez une adresse ténoise dans une publicité, ou que la dénomination paraît dans un annuaire ténois, l’article 279 y voit l’exercice d’activités sur le territoire et les 500 $ d’enregistrement extraterritorial deviennent exigibles. [1] Pour un fondateur à l’étranger, c’est la raison la plus nette de ne pas traiter une adresse nordique comme un outil de marketing.
Détenir la société ne donne aucun droit de travailler au Canada. C’est là que la plupart des projets butent. Selon le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés, le visiteur commercial est l’étranger qui « cherche à mener des activités commerciales internationales au Canada sans intention d’intégrer le marché du travail canadien », ce qui n’est satisfait que si « la source principale de sa rémunération pour ces activités est à l’extérieur du Canada » et si « son lieu principal d’affaires et le lieu où il réalise ses profits se trouvent principalement à l’extérieur du Canada ». [27] Exploiter sa propre société canadienne depuis le Canada est exactement l’inverse : dès que le lieu principal d’affaires et les profits sont au Canada, vous n’êtes plus un visiteur commercial et il vous faut un permis de travail. Se constituer d’abord et régler l’immigration ensuite, c’est procéder à l’envers.
La banque est l’autre barrière. Aucune source officielle consultée n’établit qu’un non-résident peut ouvrir un compte d’entreprise canadien à distance, ni qu’une institution accepte un document d’adresse en particulier. Partez du guide d’ouverture depuis l’étranger, de la recherche sur les non-résidents et des exigences bancaires de l’institution visée. La séquence réaliste est donc : régler l’immigration d’abord, obtenir une véritable adresse ténoise et une personne pour la détenir, prendre conseil fiscal sur le contrôle et la résidence, puis déposer sur papier — en lisant la filière du non-résident en parallèle.
Programmes d’immigration liés aux Territoires du Nord-Ouest
La voie territoriale est le volet Entreprise du Programme des candidats des TNO, et son état en 2026 va à contre-courant national. Le GTNO a annoncé le 7 août 2026 que l’allocation du territoire avait été augmentée de 103 candidats, portant le total de l’année à 300 et la ramenant « aux niveaux de 2024 et 2025 », après que le GTNO eut pleinement utilisé ses allocations ces deux années-là. Depuis février 2026, le volet Employeurs fonctionne par déclaration d’intérêt, avec quatre rondes prévues en 2026, la dernière le 25 septembre 2026 (date limite des profils : le 22 septembre). Point crucial pour les fondateurs : les volets francophone et Entreprise « ne fonctionnent pas selon le système de déclaration d’intérêt et continuent d’évaluer les demandes selon le principe du premier arrivé, premier servi ». [24] Le volet Entreprise annonce lui-même l’absence de liste d’attente, des délais de traitement plus courts et un accompagnement du personnel du programme du début à la fin. [23]
Une mise en garde avant toute dépense. La page d’accueil « Immigrate Here » du programme — celle dont dépend la page du volet Entreprise — portait encore, au moment de la vérification le 7 septembre 2026, un avis non daté indiquant que le Programme des candidats des TNO avait clos son admission de 2025, ayant reçu assez de demandes pour atteindre son plafond de 300 désignations accordé par le gouvernement du Canada, et que les demandeurs seraient avisés par courriel du sort de leur demande. [53] À première vue, cet avis vise le cycle de 2025 et le communiqué d’août 2026 vise 2026 ; mais l’avis n’est pas daté, ne porte aucune année en tête, et se trouve à un clic au-dessus d’une page du volet Entreprise qui annonce l’absence de liste d’attente. Les deux textes sont du GTNO, sur le site du GTNO. Confirmez l’état de l’admission directement auprès du personnel du programme avant d’engager des fonds.
Les seuils financiers sont géographiques, et leur réduction de moitié hors de Yellowknife est la particularité du territoire.
| Exigence (lignes directrices du 1er janvier 2026) | À Yellowknife | Hors de Yellowknife |
|---|---|---|
| Investissement minimal en capitaux propres | 200 000 $ CA | 100 000 $ CA |
| Avoir net personnel minimal | 500 000 $ CA | 250 000 $ CA |
L’avoir net est vérifié par un tiers fournisseur de services financiers. Les autres conditions s’appliquent partout : détenir « au moins un tiers (33,3 %) de l’entreprise », sauf si les capitaux propres atteignent 1 000 000 $ ; le niveau 4 des Niveaux de compétence linguistique canadiens, un seuil remarquablement bas ; des frais non remboursables de 2 800 $ ; et une visite d’affaires obligatoire d’« au moins quatre (4) jours ouvrables complets » aux frais du demandeur. L’approbation mène à une entente de rendement d’entreprise de deux ans, signée dans les 30 jours, après quoi le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation fournit une lettre d’appui pour un permis de travail temporaire de deux ans. Elle exige de résider « à moins de 100 kilomètres de l’entreprise » et aux TNO « au moins 75 % du temps », et d’exploiter l’entreprise au moins 12 mois, la désignation devenant possible « au cours du dix-neuvième (19e) mois suivant la date de commencement ». Point crucial : l’investissement fait avant la signature « ne sera pas reconnu aux fins de l’investissement exigé » — acheter une entreprise d’abord détruit son admissibilité — et les décisions sont finales, sans appel. Aucun nombre minimal d’emplois n’est publié, et aucun dépôt de bonne foi remboursable ne figure dans les lignes directrices. [22]
La page publique d’admissibilité ajoute quatre conditions que le résumé des lignes directrices peut masquer, et chacune est éliminatoire :
- Les tests linguistiques sont limités par fournisseur. Le programme n’accepte que les résultats de l’IELTS ou du CELPIP pour l’anglais, et du TEF pour le français, et « les résultats ne doivent pas dater de plus de deux (2) ans au moment de la demande ».
- Aucune demande parallèle. Vous ne pouvez pas avoir de demande active auprès d’un autre programme provincial ou territorial de candidats, ni auprès d’un autre volet du Programme des candidats des TNO, ni être demandeur d’asile.
- La connaissance du territoire est évaluée. Vous devez démontrer une connaissance et une compréhension raisonnables des Territoires du Nord-Ouest et de leur économie, ainsi que des aptitudes de communication suffisantes pour y faire des affaires et vous intégrer à la collectivité.
- L’intention de s’établir est explicite. Vous devez être prêt et disposé à vous établir à temps plein aux TNO. [23]
La séquence est elle aussi fixe et concentre le déplacement au début : auto-évaluation, puis « un voyage aux TNO pour une visite exploratoire et une entrevue en personne », puis présélection du concept d’entreprise et évaluation de l’entrevue, puis invitation formelle à présenter une demande, puis la demande et le plan d’affaires, puis l’entente de rendement d’entreprise. [23] On vous attend sur le territoire, à vos frais, avant que quiconque évalue votre plan d’affaires.
Le visa fédéral pour démarrage d’entreprise n’est pas une solution de rechange actuellement : la page d’IRCC affiche « Statut : en pause » et « Fermé aux nouveaux demandeurs », le programme ayant été suspendu le 30 juin 2026, ce qui ne laisse dans la file que les titulaires d’un certificat d’engagement valide de 2025. [26] Le volet Employeurs est passé aux rondes de déclaration d’intérêt en 2026 et exige une offre d’emploi d’un employeur ténois : il sert donc une personne qu’on embauche, non un fondateur.
Mesures incitatives et langues officielles
La mesure incitative la plus concrète des TNO n’est pas un crédit d’impôt mais une préférence dans les marchés publics. Le ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement souligne que le GTNO dépense plus de 260 millions de dollars par année en produits et services et que la Politique d’encouragement aux entreprises accorde aux entreprises inscrites un rajustement d’offre de 15 % (TNO) et 5 % (local) pour les contrats jusqu’à 1 million de dollars. L’admissibilité est un véritable critère de résidence, non une adresse postale : détention majoritaire aux TNO (51 %) et résidence aux TNO au cours des 12 derniers mois. [25] Là où le gouvernement est l’acheteur dominant, ce rajustement vaut souvent davantage que n’importe quel écart de taux — et c’est ce à quoi une société détenue par des non-résidents et pourvue d’une adresse nordique nominale ne peut accéder. Aucun droit d’inscription à la PEE n’est publié : ne présumez pas qu’il est nul, et posez la question.
Le second programme est SEED — le soutien aux entrepreneurs et au développement économique —, un programme de subventions et de contributions par volets administré par ITI. Son état a changé entre deux vérifications et mérite d’être lu avant d’en faire un plan : au 7 septembre 2026, la page indique que du financement demeure disponible et n’énumère que les volets Soutien aux entrepreneurs et Microentreprise, un ensemble plus restreint que la liste plus complète que le programme a portée par le passé. La page précise aussi que présenter une demande n’équivaut pas à obtenir : « remplir le formulaire de demande ne garantit pas le financement du projet proposé ». Aucun montant ni plafond par volet n’est publié sur la page d’accueil ; aucun chiffre n’est donc avancé ici. [51]
Le territoire compte aussi onze langues officielles. L’article 4 de la Loi sur les langues officielles les nomme : « L’anglais, le chipewyan, le cri, l’esclave du Nord, l’esclave du Sud, le français, le gwich’in, l’inuinnaqtun, l’inuktitut, l’inuvialuktun et le tłı̨chǫ sont les langues officielles des Territoires du Nord-Ouest. » L’article 11 est la disposition qui compte pour un fondateur, et il est structuré en deux paliers. Le paragraphe (1) donne au public « le droit d’employer le français ou l’anglais pour communiquer avec le siège ou l’administration centrale des institutions gouvernementales ou pour en recevoir les services », et le même droit auprès de tout autre bureau de l’institution là où « l’emploi du français ou de l’anglais fait l’objet d’une demande importante » ou lorsque la vocation du bureau le justifie. Le paragraphe (2) étend un droit équivalent aux neuf autres langues, mais seulement auprès des « bureaux régionaux, de secteur ou communautaires » et aux mêmes conditions. Le paragraphe (3), ajouté par des modifications récentes, prescrit de tenir compte, dans l’interprétation du paragraphe (2), « des droits collectifs des peuples autochtones relativement aux langues autochtones », en cohérence avec les accords sur les terres, les ressources et l’autonomie gouvernementale applicables. [28]
Trois conséquences pratiques en découlent. Un fondateur francophone peut traiter avec le GTNO en français de plein droit au niveau du siège : le Registre des sociétés publie ses guides, ses formulaires et ses barèmes en français, et la Loi sur les sociétés par actions est elle-même une codification bilingue en colonnes parallèles, de sorte que le texte français de chaque article cité dans cette page est le texte édicté, non une traduction. Les neuf langues autochtones officielles emportent un droit plus étroit que le français et l’anglais : au palier communautaire, et sous condition de demande importante ou de justification. Et l’obligation lie le gouvernement, non vous. À la différence de la Charte de la langue française du Québec, ou de la Loi sur la protection de l’inuktut du Nunavut qui impose des obligations d’affichage et de service à la clientèle aux entreprises privées, la Loi sur les langues officielles des TNO n’impose aucune obligation linguistique aux affiches, aux contrats ou à la publicité d’une entreprise privée.
Une réserve de qualité sur le matériel français : les pages françaises ne sont pas tenues à jour uniformément d’un site du GTNO à l’autre, et un barème de droits en français était périmé à la vérification — il indique 300 $ pour un enregistrement extraterritorial à but lucratif là où le Règlement indique 500 $ dans ses deux colonnes. Cette contradiction est exposée en détail dans la méthode de recherche ci-dessous. Le registre en ligne est par ailleurs signalé « en anglais seulement ». [9]
Modes d’échec fréquents
| Mode d’échec | Conséquence légale ou financière | Correctif |
|---|---|---|
| Croire qu’on peut déposer en ligne, ou envoyer un document numérisé | Le dossier n’est pas accepté ; rien n’est enregistré | Expédier des originaux signés à l’encre, en deux exemplaires, et prévoir le délai postal dans les deux sens [5] [36] |
| Laisser un champ vide au lieu d’inscrire « S. O. » | Demande déficiente : le dossier et les droits sont renvoyés | « Vous devez remplir toutes les sections […] inscrivez la mention « S. O. » » [36] [6] |
| Inscrire une adresse de rue au formulaire 1, ou une case postale comme bureau enregistré | Dépôt rejeté ; l’article 19(4) interdit à la case postale de servir de bureau enregistré | La collectivité au formulaire 1, l’adresse municipale au formulaire 2, la case postale dans son propre champ [33] [35] |
| Utiliser des actions à valeur nominale importées d’ailleurs | Non conforme à la partie V ; les statuts ne seront pas enregistrés | « Toutes les actions doivent être sans valeur nominale » [33] |
| Indiquer un nombre minimal et maximal d’administrateurs tout en autorisant le vote cumulatif | Statuts contradictoires | « Si le vote cumulatif est autorisé, le nombre d’administrateurs doit être fixe » [33] |
| Compter sur un bureau enregistré emprunté | Art. 20 : l’hôte y met fin en 30 jours ; l’art. 214(1)b) fait ensuite de l’absence de bureau un motif de dissolution | Contractualiser par écrit, garder une adresse de rechange et un formulaire 2 signé prêt à expédier [1] [36] |
| Laisser périmer l’avis des administrateurs (formulaire 4) | Sans bureau enregistré ni administrateur inscrit, l’art. 214(5) permet la dissolution 60 jours après une simple publication dans la Gazette — aucune lettre à personne | Déposer les changements sans délai ; le dépôt est gratuit [1] [30] |
| Déplacer le bureau enregistré dans une autre collectivité en ne déposant que le formulaire 2 | Rejet : quitter la collectivité indiquée aux statuts exige des clauses modificatrices et 100 $ | Déposer le formulaire 3 avec le formulaire 2 et les droits [36] [1] |
| Manquer le rapport annuel | Deux motifs de dissolution à la fois : art. 214(1)c) document non reçu dans l’année, et art. 214(1)e) droit impayé. La reconstitution coûte alors 300 $ plus les rapports manqués | Inscrire le mois anniversaire au calendrier ; le rapport est dû le dernier jour du mois suivant [1] [30] |
| Nommer l’entreprise « Aurore quelque chose » | Dénomination refusée comme trop générale ; les 25 $ ne sont pas remboursés | Construire un élément réellement distinctif et tester gratuitement dans le registre en ligne [9] [40] |
| Prendre une réservation pour une garantie | Une dénomination fédérale, de société en nom collectif ou commerciale semblable peut être déposée pendant les 90 jours | Passer rapidement de la réservation au dépôt [40] |
| Commander trop tôt le certificat de la juridiction d’origine | Plus de 30 jours à la soumission : le dépôt extraterritorial échoue | Le commander en dernier, quand tout le reste est prêt à expédier [7] |
| Traiter l’impôt sur la masse salariale comme une taxe patronale, ou omettre une déclaration nulle | 250 $ par omission de s’inscrire sur demande ; 10 % puis 20 % de l’impôt non perçu ; 1 000 $ à 5 000 $ sur déclaration sommaire de culpabilité | S’inscrire dans les 21 jours, retenir sur la paie et produire même les déclarations nulles [13] |
| Demander une licence avant l’enregistrement à la CSTIT, ou présumer qu’un administrateur est couvert | Le commissaire peut refuser la licence en vertu de l’art. 4(2) ; les administrateurs ne sont pas couverts automatiquement | S’enregistrer d’abord auprès de la CSTIT et souscrire la protection facultative au besoin [3] [17] |
| Sous-traiter aux TNO sans lettre d’attestation | Responsabilité à l’égard des cotisations impayées de l’entrepreneur | Obtenir une attestation de bonne réputation ou finale avant de payer [50] |
| Sous-estimer la masse salariale au rapport annuel de la CSTIT | Pénalité lorsque l’estimation est inférieure « de 25 % ou plus » | Réviser les prévisions avant le 28 février [17] |
| Exploiter sans licence | Amende quotidienne jusqu’à 25 $ pour un particulier et 100 $ pour une personne morale | Obtenir la licence de MAAC ou de l’administration communautaire avant de commencer [3] |
| Faire de la publicité avec une adresse ténoise sans s’enregistrer | L’art. 279b) fait de cette publicité un volet de l’exercice d’activités ; les 500 $ deviennent exigibles | S’enregistrer à titre extraterritorial, ou ne pas afficher d’adresse nordique [1] |
| Investir avant de signer l’entente du PCTNO | L’investissement « ne sera pas reconnu » ; les décisions sont finales et sans appel | Signer l’entente de rendement d’entreprise d’abord [22] |
| Présumer qu’une adresse nordique donne droit à la PEE | La PEE exige 51 % de détention ténoise et 12 mois de résidence aux TNO | Ne pas fonder le prix d’une soumission sur un rajustement inaccessible [25] |
Calendrier de conformité de la première année
| Quand | Ce qu’il faut faire |
|---|---|
| Avant toute chose | Tester la dénomination gratuitement dans le registre en ligne ; confirmer une véritable adresse ténoise et un hôte qui consent par écrit [41] [36] |
| Jour 1 | Poster la demande de recherche et de réservation en deux exemplaires avec 25 $ ; la réservation court 90 jours à compter de l’approbation [40] |
| Pendant la fenêtre de 90 jours | Expédier les formulaires 1, 2 et 4 en deux exemplaires, signés à l’encre, avec 300 $ et une enveloppe-réponse prépayée et suivie [34] [4] |
| À la réception du certificat | Obtenir le numéro d’entreprise et seulement les comptes de programme de l’ARC réellement nécessaires [6] |
| Dans les 10 jours de l’établissement ou du début des activités | Avertir la CSTIT et transmettre un état de la masse salariale ; le compte est ouvert dans les trois jours ouvrables suivant un dossier complet [16] [15] |
| Dans les 21 jours du premier versement de rémunération | S’inscrire à l’impôt sur la masse salariale auprès de la Division du Trésor [13] |
| Avant de commencer, en prévoyant de 3 à 4 semaines | Demander la licence d’exploitation — MAAC hors des limites des collectivités, sinon l’administration communautaire — avec la preuve de la CSTIT [19] [18] |
| Avant d’engager un sous-traitant | Obtenir une lettre d’attestation de la CSTIT [50] |
| Dans les 15 jours de tout changement d’adresse | Déposer le formulaire 2 ; ajouter le formulaire 3 et 100 $ si la collectivité change [36] |
Calendrier d’entretien annuel en régime permanent
| Quand | Ce qu’il faut faire |
|---|---|
| Fin du mois suivant votre mois anniversaire | Déposer le formulaire 17 en deux exemplaires et payer 150 $ ; joindre le formulaire 2 ou le formulaire 5 si une réponse est « non identique » [1] [39] |
| Dans les 15 jours de tout changement | Déposer l’avis de changement de bureau enregistré, de bureau des documents ou de case postale — sans frais [1] [30] |
| Au plus tard le 20 du mois suivant chaque période | Produire la déclaration de remise de l’impôt sur la masse salariale, même si elle est nulle [13] |
| Dans les 10 jours du début, de la reprise ou de la cessation des activités | Avertir la CSTIT et transmettre un état de la masse salariale [16] |
| 28 février | Produire le rapport annuel de masse salariale de la CSTIT et la déclaration annuelle d’impôt sur la masse salariale [17] [13] |
| 31 mars | Les licences de MAAC expirent : renouveler et payer de nouveau 218 $ [19] |
| Un an après la délivrance | Une licence de Yellowknife expire à son propre anniversaire, non le 31 mars [20] |
| Annuellement avec le T2 | L’impôt territorial est établi par l’ARC ; aucune déclaration ténoise distincte [10] |
| Trimestriellement si les livres sont à l’étranger, six ans en continu | Tenir des livres ténois ; conserver les livres comptables six ans [1] |
Liste de vérification
- Une dénomination distinctive a été testée gratuitement dans le registre en ligne, ne repose pas sur « Aurore » et se trouve dans sa fenêtre de 90 jours.
- Le formulaire 1 ne nomme que la collectivité ; le formulaire 2 porte l’adresse municipale et marque « S. O. » les champs inutilisés ; le formulaire 4 liste chaque administrateur avec son adresse résidentielle et sa date de nomination.
- Chaque formulaire est rempli à l’ordinateur, imprimé, signé à l’encre et joint en deux exemplaires, sans aucun champ vide.
- Une véritable adresse municipale ténoise est contractualisée par écrit, avec une personne nommée qui a consenti à accepter la signification, et une adresse de rechange est identifiée.
- Le paiement est prévu — chèque ou mandat-poste au nom du Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, ou numéro de carte sur une lettre d’accompagnement — et une enveloppe-réponse prépayée et suivie est jointe.
- Un numéro d’entreprise et seulement les comptes de programme requis de l’ARC sont en place ; la TPS est évaluée d’après les fournitures réelles.
- La CSTIT est avertie dans les 10 jours, la protection facultative est envisagée pour les administrateurs, et les attestations sont prévues pour toute sous-traitance.
- L’inscription à l’impôt sur la masse salariale est faite dans les 21 jours, la fréquence de déclaration correspond à la tranche de masse salariale, et les déclarations nulles sont inscrites au calendrier.
- La bonne licence — MAAC ou collectivité — est demandée avec la preuve de la CSTIT, de 3 à 4 semaines à l’avance.
- Le mois anniversaire, le 28 février et le 31 mars figurent tous dans un même calendrier de conformité.
- Si vous êtes à l’étranger : l’immigration est réglée d’abord, un conseil fiscal a été obtenu sur le statut de SPCC et la résidence, et l’entente d’adresse survivrait à un retrait fondé sur l’article 20.
Ce que 2727 peut et ne peut pas faire
2727 Coworking est situé dans Griffintown, à Montréal, et cette géographie détermine honnêtement ce que l’espace peut faire pour une entreprise des Territoires du Nord-Ouest.
Une adresse d’affaires 2727 peut servir d’adresse postale et de correspondance pour une entreprise de toute nature, avec les espaces de travail, les salles de réunion et le traitement du courrier que décrit l’entente signée. Pour une société constituée au fédéral ou sous le régime québécois, un forfait approprié peut aussi documenter un siège au Québec — c’est l’objet du scénario de la société fédérale.
Une adresse 2727 ne peut pas être le bureau enregistré d’une société des TNO, ni le bureau enregistré ténois d’une société extraterritoriale : les articles 19(1) et 287(1) exigent tous deux une adresse située dans les Territoires du Nord-Ouest, et aucune adresse montréalaise ne satisfait l’un ou l’autre. [1] La règle du formulaire 2 du registre le dit dans l’autre sens : « Toute adresse indiquée dans le formulaire doit se trouver aux Territoires du Nord-Ouest. » [36] Ce n’est pas non plus un bureau des documents, ni une preuve de résidence ténoise pour la Politique d’encouragement aux entreprises, ni un substitut aux exigences de résidence et de visite du programme de candidats, ni une adresse résidentielle personnelle pour un administrateur. Et un piège propre aux TNO mérite d’être dit clairement : si une société constituée ailleurs fait de la publicité en utilisant une adresse des Territoires du Nord-Ouest, cette publicité est elle-même un volet légal de l’exercice d’activités sur le territoire. Les adresses ne sont pas cosmétiques ici : elles emportent des conséquences d’enregistrement.
2727 ne certifie aucune adresse comme satisfaisant une exigence registrale, fiscale ou bancaire, n’émet ni facture de services publics ni compte de taxes foncières, et ne peut faire accepter quoi que ce soit par un registre, une banque ou un gouvernement. Demandez à l’organisme destinataire de quel champ exact il parle et quel document il accepte, puis ne choisissez un forfait que si le service réel correspond à cet usage. Les fondateurs à l’étranger devraient d’abord lire démarrer depuis l’étranger et la recherche sur les adresses des non-résidents.
Pour les territoires voisins, comparez le Yukon et le Nunavut — le Nunavut partage avec les TNO à la fois la CSTIT et la loi sur les sociétés — et, pour l’autre juridiction sans taxe de vente, l’Alberta. L’ensemble est indexé sur le carrefour Démarrer une entreprise au Canada.
Méthode de recherche et limites
Cette page a été recherchée le 6 septembre 2026, puis revérifiée et enrichie le 7 septembre 2026, auprès des éditeurs officiels du territoire et des organismes fédéraux pertinents.
Les outils de découverte prévus étaient indisponibles lors du premier passage : Exa a renvoyé une erreur HTTP 402 de limite de crédits et la recherche Web intégrée a signalé son budget de session épuisé. La découverte a donc été faite sans moteur de recherche : les éditeurs officiels ont été explorés directement avec curl et WebFetch, en entrant par la page d’accueil du Registre des sociétés et en suivant ses propres liens et fichiers PDF, les lois étant repérées dans l’index des textes codifiés du GTNO et lues au moyen d’extractions pdftotext. Aucun fait ne repose sur un extrait de moteur de recherche ; le coût est l’étendue, et une source qui ne serait liée depuis aucun de ces points d’entrée a pu être manquée. CanLII a renvoyé un code HTTP 403 : la Loi est citée d’après la codification du ministère de la Justice du GTNO, qui porte la mise en garde selon laquelle une codification « ne constitue pas le texte officiel de la loi ».
Lors du passage d’enrichissement du 7 septembre, chaque droit, formulaire et taux nouvellement énoncé ici a été récupéré de nouveau et lu dans le document de l’éditeur : les trois barèmes du registre, l’annexe B du Règlement sur les sociétés par actions, le formulaire de recherche et de réservation et ses directives, les formulaires 1, 2, 4 et 17 avec leurs feuilles de directives — dans leur version française lorsqu’elle existe —, la page d’accueil du Registre des sociétés, la page de recherche au registre, les pages sur les types d’entités, les sociétés sans but lucratif, les coopératives et les ressources aux entreprises, la codification de la Loi sur les sociétés en nom collectif, les pages sur l’impôt sur la masse salariale, trois pages de la CSTIT, la page SEED, la page des licences de la Ville de Yellowknife et son règlement sur les droits, ainsi que les pages du volet Entreprise et « Immigrate Here » du Programme des candidats. Les formulaires en usage sont tous datés du 20 mars 2026, ce qui les rend nettement plus récents que le guide de constitution daté du 25 janvier 2019 ; en cas de divergence, les formulaires priment et le guide n’est cité que pour des affirmations revérifiées dans la Loi ou sur une page vivante du registre.
Le constat selon lequel la Loi n’impose aucune exigence de résidence canadienne aux administrateurs a été établi en lisant le paragraphe 106(1), puis en cherchant dans l’ensemble de la codification : « résident canadien » n’y apparaît qu’une seule fois, dans les définitions de l’article 1, et « resident Canadian » une seule fois dans la colonne anglaise. L’absence de registre des bénéficiaires ultimes a été établie de la même manière.
Quels hôtes acceptent quel outil. justice.gov.nt.ca, fin.gov.nt.ca, maca.gov.nt.ca, iti.gov.nt.ca, wscc.nt.ca, yellowknife.ca, immigratenwt.ca et nunavutlegalregistries.ca ont tous renvoyé un code HTTP 200 à curl avec un agent utilisateur de navigateur et ont été lus directement. canada.ca refuse curl depuis ce poste et a été lu au moyen de WebFetch, qui convertit les pages en markdown ; les chiffres de l’ARC sont donc rapportés comme du contenu et non comme des citations exactes au caractère près, et la formulation du GTNO est préférée partout où les deux se recoupent. yukon.ca et gov.nu.ca ont tous deux renvoyé un code HTTP 403 à curl le 7 septembre 2026 : les droits du Yukon et les données du Nunavut sur l’impôt sur la masse salariale figurant au tableau de comparaison proviennent donc des guides frères du Yukon et du Nunavut de cet ensemble, cités aux mêmes adresses officielles que ces pages ont vérifiées ; ils n’ont pas été récupérés de nouveau ici et sont signalés comme tels. Le barème du Nunavut en PDF et le tableau des taux d’impôt des sociétés de l’ARC ont été récupérés directement pour cette page.
Contradictions. L’une a été résolue : le barème de droits français autonome du registre indique 300 $ pour l’enregistrement d’une société extraterritoriale à but lucratif, alors que le barème anglais et l’annexe B du Règlement — modifiée par R-029-2024, en vigueur le 1er juillet 2024, bilingue dans ses deux colonnes — indiquent 500 $. Le PDF français est périmé ; c’est 500 $ qui est retenu ici comme sur la page anglaise, et le PDF périmé n’est lié depuis aucune des deux pages. C’est aussi la raison pour laquelle les trois barèmes cités en références sont les versions anglaises. Une seconde contradiction n’est pas résolue et est divulguée dans la section des droits plutôt que dissimulée : pour une demande au registraire en vertu du paragraphe 3(3), des articles 153 et 158 et du paragraphe 190(11), le barème anglais du registre indique 300,00 $ et l’annexe B 100 $. Ce montant est présenté comme contesté et n’est pas utilisé. Tous les autres montants des barèmes concordaient exactement avec l’annexe B.
Une troisième est rapportée plutôt que réconciliée : la page « Immigrate Here » du Programme des candidats portait, le 7 septembre 2026, un avis non daté selon lequel le programme « a clos son admission de 2025 », alors que son propre communiqué du 7 août 2026 fait état d’une allocation de 2026 portée à 300 et d’un volet Entreprise qui accepte toujours les demandes selon le principe du premier arrivé, premier servi. Les deux sont cités plus haut avec leur adresse respective.
Éléments présentés comme non vérifiables plutôt qu’estimés : le registre ne publie aucun délai de traitement ; la CSTIT ne publie ni sa pénalité pour enregistrement tardif, ni ses critères d’employeur temporaire (la politique 00.05.01 n’a pas été récupérée), ni ses taux par sous-catégorie, mais seulement la moyenne de 2,40 $ pour l’ensemble de la commission ; aucun droit d’inscription à la Politique d’encouragement aux entreprises n’est publié, de sorte que rien ici n’affirme qu’il est nul ; les montants et plafonds de SEED par volet ne figurent pas sur la page d’accueil ; la Ville de Yellowknife ne publie aucun délai de traitement ; et aucune source officielle ne relie le crédit d’impôt ténois pour coût de la vie à l’impôt sur la masse salariale, de sorte qu’aucune compensation n’est avancée. Lorsqu’un chiffre n’a pas pu être vérifié, il est signalé comme manquant plutôt que comblé.
Réserve linguistique : les formulaires du registre, ses guides et ses principales pages existent bel et bien en français et sont cités dans leur version française. En revanche, les pages françaises de Finances GTNO sur la masse salariale, de MAAC et d’ITI redirigent vers des listes génériques sans contenu français, la CSTIT, la Ville de Yellowknife et le Programme des candidats publient en anglais seulement d’après cette exploration, et aucune adresse française n’a pu être localisée pour les deux pages de l’ARC citées aux références 11 et 12 ; les versions anglaises sont donc citées pour ces faits, plutôt que de laisser croire qu’une source française a été consultée.
Aucun dépôt, paiement, réservation de dénomination, demande de licence, inscription fiscale, demande d’immigration ni demande bancaire n’a été soumis ou mis à l’essai, et rien ici ne prédit un résultat. Cette page est du matériel éducatif de planification, et non un avis juridique, fiscal, comptable, en immigration ou bancaire.
Foire aux questions
Peut-on se constituer en société en ligne dans les Territoires du Nord-Ouest ?
Non. Le Registre des sociétés exige des documents originaux signés, par la poste ou en personne, et les documents numérisés, photocopiés, envoyés par courriel ou par télécopie sont irrecevables. Les formulaires actuels sont les plus précis : « La signature de la personne autorisée doit être manuscrite : les copies, les cachets ou les signatures électroniques ne sont pas acceptables. » Le registre en ligne sert à consulter, non à déposer. [5] [37] [41] Aucune source officielle ne publie de délai de traitement pour une constitution ténoise : prévoyez un envoi dans chaque sens plus une file d’attente non quantifiée. Les seules indications de service publiées à proximité sont celles de MAAC, qui demande de prévoir « de 3 à 4 semaines » pour une licence d’exploitation, et de la CSTIT, qui enregistre un compte « dans les trois jours ouvrables suivant la réception de tous les renseignements exigés ». [19] [15]
Les administrateurs doivent-ils être des résidents canadiens ?
Non. Le paragraphe 106(1) ne rend inhabiles que les personnes autres que des particuliers, les moins de 19 ans, les particuliers visés par des ordonnances d’incapacité et les faillis non libérés. La Loi définit « résident canadien » sans jamais l’imposer au conseil. Deux limites : l’âge minimal est de 19 ans et non de 18, et une personne morale ne peut pas être administratrice. Des lois sectorielles peuvent encore ajouter des conditions. [1]
Le bureau enregistré peut-il se trouver hors du territoire, et l’hôte peut-il s’en retirer ?
Non, et oui. L’article 19(1) exige une adresse municipale physique aux TNO, dans la collectivité indiquée aux statuts ; une case postale ne suffit pas. Et lorsque la société n’y exerce pas d’activités, l’hôte peut aviser le registraire — en vous en envoyant copie par courrier recommandé — et l’adresse cesse d’être le bureau enregistré 30 jours plus tard. Vous devez faire parvenir au registraire un avis de remplacement avant l’expiration de ce délai. [1]
Que se passe-t-il concrètement si mon bureau enregistré disparaît ou si je manque le rapport annuel ?
Les deux sont des motifs de dissolution à l’article 214(1) : absence d’adresse de bureau enregistré à l’alinéa b), et document non reçu dans l’année à l’alinéa c), auxquels s’ajoute l’alinéa e) pour le droit impayé. Normalement, le registraire doit donner un préavis de 60 jours à la société et à chaque administrateur, et publier dans la Gazette des Territoires du Nord-Ouest. Mais lorsqu’il n’y a ni bureau enregistré ni administrateur au dernier avis, le paragraphe 214(5) lui permet de dissoudre 60 jours après la seule publication dans la Gazette : vous ne recevez aucune lettre. Tenir le formulaire 4 à jour est ce qui préserve votre avertissement. [1]
Y a-t-il une taxe de vente, et faut-il produire une déclaration territoriale distincte ?
Non aux deux. Seule la TPS fédérale de 5 % s’applique. [12] L’ARC administre la Loi de l’impôt sur le revenu des TNO : l’impôt territorial passe donc par votre T2 fédéral, à 2 % sur la première tranche de 500 000 $ pour les SPCC et à 11,5 % au général. C’est l’inverse de l’Alberta, qui n’a pas d’accord de perception avec l’ARC et exige une déclaration provinciale distincte. [10] [54]
Qu’est-ce que l’impôt ténois sur la masse salariale et qui le paie ?
Un impôt de 2 % sur le revenu d’emploi gagné en travaillant aux TNO, prélevé sur l’employé et non sur l’employeur — le ministère des Finances le dit expressément : « Contrairement aux autres administrations qui imposent un impôt sur la masse salariale aux employeurs, l’impôt ténois sur la masse salariale est prélevé sur les employés. » L’employeur doit néanmoins s’inscrire dans les 21 jours du premier versement de rémunération, puis retenir et remettre, quels que soient le lieu de résidence des parties et l’âge de l’employé. Le Nunavut applique le même modèle. [47] [13] [55]
Quand faut-il s’enregistrer auprès de la CSTIT, et combien cela coûte-t-il ?
Dans les 10 jours suivant l’établissement, le début ou la reprise des activités, en vertu de l’article 73 de la Loi sur l’indemnisation des travailleurs. Faites-le avant de demander une licence d’exploitation, qui peut être refusée pour non-conformité en matière d’indemnisation. Côté coût, seul le chiffre global est public : le taux de cotisation provisoire moyen de 2026 est de 2,40 $ par tranche de 100 $ de masse salariale cotisable, et le maximum annuel de la rémunération assurable des TNO est de 116 000 $. Votre taux de sous-catégorie se trouve derrière l’ouverture de session de WSCC Connect. [16] [3] [48] Notez aussi que vous n’êtes probablement pas couvert vous-même : la CSTIT indique que les personnes non couvertes d’office sont l’administrateur d’une société, le propriétaire d’entreprise ayant des travailleurs et le travailleur autonome sans employés. La protection doit être achetée sous forme de protection facultative, au minimum 37 % du MARA, et elle est refusée si le compte n’est pas en règle. [17]
Ai-je besoin d’une licence d’exploitation, et qui la délivre ?
Oui : la Loi sur les licences d’exploitation des commerces interdit d’exploiter sans licence, sous peine d’une amende quotidienne pouvant atteindre 25 $ pour un particulier et 100 $ pour une personne morale. MAAC délivre les licences aux entreprises exploitées hors des limites des collectivités, à 218 $, expirant chaque 31 mars ; les autres collectivités délivrent les leurs. Yellowknife applique son propre règlement : 200 $ pour une entreprise résidente, 350 $ pour une non-résidente, 2 000 $ pour un commerçant itinérant, et rien pour une entreprise étudiante, sur un terme d’un an mobile. [3] [19] [21]
Dois-je enregistrer une société constituée ailleurs, et qu’est-ce qui déclenche l’obligation ?
Oui, « indépendamment de la durée pendant laquelle vous comptez faire affaire aux Territoires du Nord-Ouest », et l’article 279 pose un critère large : une inscription dans un annuaire, une publicité affichant une adresse ténoise, un agent ou un établissement, la sollicitation d’affaires, la propriété d’un droit dans un bien-fonds ténois, la détention ou l’obligation de détenir une licence ténoise, ou l’exercice d’activités d’une autre façon. L’enregistrement à but lucratif coûte 500 $. [7] [1] [31]
Le volet Entreprise du programme de candidats des TNO est-il ouvert ?
Le communiqué du GTNO du 7 août 2026 indique que le volet Entreprise demeure premier arrivé, premier servi et que l’allocation de 2026 est passée à 300. Un avis plus ancien et non daté, sur la page « Immigrate Here » du même site, indique toujours que l’admission de 2025 a été close au plafond de 300 : confirmez donc l’état de l’admission avant d’engager des fonds. Notez aussi que l’investissement fait avant la signature de l’entente de rendement d’entreprise ne compte pas dans l’investissement exigé. [24] [53] [22]
Détenir une société des TNO me permet-il de m’installer ou de travailler au Canada ?
Non. Le statut de visiteur commercial exige que votre lieu principal d’affaires et vos profits demeurent principalement à l’extérieur du Canada, ce que contredit l’exploitation d’une société canadienne depuis le Canada. Il vous faut un permis de travail ou une désignation, et le visa fédéral pour démarrage d’entreprise a été suspendu le 30 juin 2026. [27] [26]
Puis-je faire affaire en français dans les Territoires du Nord-Ouest ?
Oui, avec le gouvernement. Le paragraphe 11(1) de la Loi sur les langues officielles donne le droit de communiquer avec le siège ou l’administration centrale d’une institution gouvernementale en français ou en anglais et d’en recevoir les services, et le Registre des sociétés publie ses formulaires, ses guides et ses barèmes en français, la Loi sur les sociétés par actions étant édictée en version bilingue en colonnes parallèles. Les neuf langues autochtones officielles emportent un droit plus étroit, au palier communautaire, en vertu du paragraphe 11(2). Mais la Loi lie le gouvernement, non vous : à la différence du Québec, les TNO n’imposent aucune obligation linguistique à une entreprise privée. [28]
Références officielles
- Ministère de la Justice des TNO : Loi sur les sociétés par actions, LTN-O 1996, ch. 19 (codification)
- Ministère de la Justice des TNO : Règlement sur les sociétés par actions (droits, annexe B)
- Ministère de la Justice des TNO : Loi sur les licences d’exploitation des commerces, LRTN-O 1988, ch. B-4
- Registre des sociétés : sociétés des TNO
- Registre des sociétés : sociétés des TNO, formulaires et guides
- GTNO : guide de constitution en vertu de la Loi sur les sociétés par actions des TNO
- Registre des sociétés : sociétés extraterritoriales
- Registre des sociétés : noms commerciaux et sociétés en nom collectif
- Registre des sociétés : exigences sur la dénomination
- Ministère des Finances du GTNO : impôt sur le revenu des sociétés
- ARC : impôt territorial des sociétés des Territoires du Nord-Ouest
- ARC : taux de TPS/TVH et de taxe de vente provinciale par province et territoire
- Ministère des Finances du GTNO : impôt sur la masse salariale — employeurs
- Ministère des Finances du GTNO : impôt sur la masse salariale — employés
- CSTIT : enregistrer votre entreprise
- Ministère de la Justice des TNO : Loi sur l’indemnisation des travailleurs
- CSTIT : déclaration de la masse salariale et protection facultative
- Affaires municipales et communautaires du GTNO : licences d’exploitation
- Affaires municipales et communautaires du GTNO : procédure de délivrance des licences d’exploitation
- Ville de Yellowknife : règlement no 3451 sur les licences d’exploitation (codification)
- Ville de Yellowknife : règlement consolidé no 4436 sur les droits et frais
- Programme des candidats des TNO : lignes directrices du volet Entreprise, en vigueur le 1er janvier 2026
- Programme des candidats des TNO : volet Entreprise
- Programme des candidats des TNO : allocation portée à 300
- Industrie, Tourisme et Investissement du GTNO : Politique d’encouragement aux entreprises
- IRCC : programme de visa pour démarrage d’entreprise
- Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés, article 187 (visiteurs commerciaux)
- Ministère de la Justice des TNO : Loi sur les langues officielles, LRTN-O 1988, ch. O-1
- Ministère de la Justice des TNO : Registre des sociétés (coordonnées, heures et paiement)
- Registre des sociétés : barème de droits — sociétés territoriales
- Registre des sociétés : barème de droits — sociétés extraterritoriales
- Registre des sociétés : barème de droits — Loi sur les sociétés en nom collectif et les noms commerciaux
- Registre des sociétés : formulaire 1 — statuts constitutifs, avec directives de remplissage
- Registre des sociétés : formulaire 1 — directives et renseignements sur les droits
- Registre des sociétés : formulaire 2 — avis de désignation du bureau enregistré, avec directives
- Registre des sociétés : formulaire 2 — directives et renseignements sur les droits
- Registre des sociétés : formulaire 4 — avis de désignation des administrateurs, avec directives
- Registre des sociétés : formulaire 17 — rapport annuel, avec directives
- Registre des sociétés : formulaire 17 — directives et renseignements sur les droits
- Registre des sociétés : demande de recherche et de réservation de dénomination sociale — directives et renseignements sur les droits
- Registre des sociétés : recherche dans le registre des sociétés
- Registre des sociétés : noms commerciaux et sociétés en nom collectif — types d’entités
- Registre des sociétés : sociétés sans but lucratif
- Registre des sociétés : associations coopératives
- Registre des sociétés : ressources pour les entreprises
- Ministère de la Justice des TNO : Loi sur les sociétés en nom collectif (codification)
- Ministère des Finances du GTNO : impôt sur la masse salariale (aperçu)
- CSTIT : taux de cotisation des employeurs et maximum annuel de la rémunération assurable
- CSTIT : à propos de la Commission de la sécurité au travail et de l’indemnisation des travailleurs
- CSTIT : demander une attestation
- Industrie, Tourisme et Investissement du GTNO : soutien aux entrepreneurs et au développement économique (SEED)
- Ville de Yellowknife : licences d’exploitation
- Programme des candidats des TNO : page « Immigrate Here »
- ARC : taux d’impôt des sociétés par province et territoire
- Gouvernement du Nunavut : impôt sur la masse salariale
- Registres juridiques du Nunavut : barème de droits de la Loi sur les sociétés par actions
- Gouvernement du Yukon : droits applicables aux sociétés par actions
