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Recherche Yukon · vérifié le 7 septembre 2026

Démarrer une entreprise au Yukon

Le Yukon est le territoire canadien dont la loi sur les sociétés ne dit absolument rien du lieu de résidence des administrateurs. Ce guide suit toute la séquence à partir de la Loi sur les sociétés par actions du Yukon et des Affaires corporatives : dénominations, formulaires, droits, bureau enregistré, registre de transparence interne, comptes fiscaux, sécurité au travail, permis municipal et volet d’immigration.

Réponse directe

Le Yukon constitue les sociétés par actions sous le régime de sa Loi sur les sociétés par actions pour un droit de 300 $, et sa règle distinctive est ce que la loi omet : l’article 106 déclare inhabiles les administrateurs de moins de 19 ans, les faillis, les personnes sous tutelle et les personnes qui ne sont pas des particuliers, mais ne dit rien de la résidence ni de la citoyenneté. Un conseil yukonnais peut donc être entièrement non résident, et le Yukon permet même à une personne morale d’être administratrice. La société doit néanmoins maintenir en tout temps un bureau enregistré à une adresse physique au Yukon, qui ne peut pas être une case postale, et une première constitution exige des signatures originales, les copies et les signatures électroniques étant refusées. Le Yukon ne perçoit aucune taxe de vente territoriale : seule la TPS de 5 % s’applique, et le taux d’impôt des petites entreprises est de 0 % sur les premiers 500 000 $. Depuis le 1er juin 2025, les sociétés yukonnaises tiennent un registre des particuliers ayant un contrôle important, mais ce registre reste interne et n’est ni déposé auprès du registraire ni publié.

Le Yukon en un coup d’œil

Question Réponse yukonnaise
Registre Affaires professionnelles et corporatives, Services aux collectivités, 307 rue Black, Whitehorse [3]
Loi applicable Loi sur les sociétés par actions, LRY 2002, ch. 20, avec le Règlement sur les sociétés par actions et le Règlement sur les dénominations [1] [15]
Portail Registre corporatif en ligne du Yukon (YCOR) ; une première constitution ne peut pas y être déposée [12]
Droit et délai 300 $ ; jusqu’à 10 jours ouvrables sur papier après la réservation de dénomination ; 100 $ pour accélérer [3] [4]
Résidence et âge minimal des administrateurs Aucune exigence dans la loi / 19 ans
Bureau enregistré Au Yukon en tout temps ; aucune case postale
Transparence de la propriété effective Registre interne des PCI depuis le 1er juin 2025 ; non déposé, non public
Rapport annuel Formulaire 25, 100 $, dû le dernier jour du mois suivant l’anniversaire de constitution [7]
Taxe de vente TPS seulement, 5 % ; aucune taxe de vente territoriale [23] [14]
Impôt des sociétés 0 % sur 500 000 $, 12 % au taux général, administré par l’ARC [22]
Indemnisation des travailleurs Commission de la santé et de la sécurité au travail du Yukon ; avis dans les 10 jours civils [26]
Permis municipal Ville de Whitehorse, 176 $ pour 12 mois [27]
Immigration entrepreneuriale Programme des candidats entrepreneurs du Yukon [19]
Langues officielles Anglais et français, sous le régime de la Loi sur les langues [2]

Comparaison avec les Territoires du Nord-Ouest et la Colombie-Britannique

Le Yukon se choisit habituellement contre l’une de deux solutions de rechange : le territoire voisin qui lui ressemble superficiellement, ou la province voisine vers laquelle la plupart des entreprises yukonnaises finissent par vendre. Les deux comparaisons ont été vérifiées dans la loi et le barème de droits de l’autre ressort, et non d’après le résumé qu’en donne la présente page.

Élément Yukon Territoires du Nord-Ouest Colombie-Britannique
Droit de constitution 300 $ [4] 300 $ [30] 350 $ [33]
Réservation de dénomination 40 $ en ligne / 60 $ papier, 90 jours [5] 25 $ [30] 30 $ [33]
Dépôt annuel au registre 100 $ [4] 150 $ [30] 43,39 $ [33]
Enregistrement d’une société constituée ailleurs 300 $ [4] 500 $ à but lucratif, 100 $ sans but lucratif [30] 350 $ [33]
Certificat d’attestation 25 $ [4] 20 $ [30] Publié au même barème [33]
Résidence des administrateurs Aucune exigence [1] Aucune exigence [29] Aucune exigence [32]
Une personne morale peut-elle être administratrice ? Oui, art. 106(1.1) [1] Non. L’al. 106(1)a) vise « les personnes autres que les particuliers », sans exception [29] Rien de vérifié ici ne l’établit
Bureau enregistré N’importe où au Yukon ; aucune case postale [1] Au lieu des TNO « indiqué dans ses statuts » [29] Bureau enregistré et bureau des documents, tous deux en C.-B. [32]
Taux PME / taux général 0 % / 12 % [22] 2 % / 11,5 % [31] 2,0 % / 12,0 % [34]
Taxe de vente TPS 5 % seulement [23] TPS 5 % seulement [23] TPS 5 % plus TVP 7 % [23]

Trois différences comptent davantage que l’arithmétique des droits.

Le Yukon est le seul des trois à permettre à une personne morale de siéger au conseil. La loi des Territoires du Nord-Ouest reprend presque la même liste d’inhabilités que le Yukon — son article 106(1) vise aussi les personnes autres que les particuliers, les particuliers de moins de 19 ans, plusieurs volets d’incapacité et les faillis —, mais son alinéa a), « les personnes autres que les particuliers », ne comporte aucune exception. [29] L’alinéa équivalent du Yukon est expressément assujetti au paragraphe (1.1), lequel admet précisément la personne morale. [1] Pour le groupe étranger qui souhaite voir sa société de portefeuille au conseil plutôt qu’une personne physique nommément désignée, ce simple renvoi constitue toute la différence entre les deux territoires.

Les Territoires du Nord-Ouest rattachent le bureau enregistré à une localité nommée, pas le Yukon. L’article 19(1) des TNO exige que le bureau enregistré se trouve « au lieu indiqué dans ses statuts », de sorte qu’un déménagement de Yellowknife à Hay River devient une question de modification des statuts et non un simple avis d’adresse. [29] L’article 22(1) du Yukon dit seulement « au Yukon » : un déménagement de Whitehorse à Dawson est un avis gratuit dans les 15 jours. Notez aussi le traitement inverse de la case postale : l’alinéa 19(2)c) des TNO envisage expressément « une boîte postale comme adresse aux fins de signification par courrier », tandis que l’article 22(4) du Yukon interdit la case postale comme bureau enregistré et le formulaire 2 la renvoie au champ distinct de l’adresse postale. [29] [1]

La Colombie-Britannique est le ressort électronique, et son entretien coûte le moins cher. Son rapport annuel coûte 43,39 $ contre 100 $ au Yukon et se dépose en ligne comme une évidence, là où une première constitution yukonnaise ne peut pas se déposer en ligne du tout. [33] En contrepartie, la Colombie-Britannique exige deux adresses dans la province plutôt qu’une, ajoute une taxe de vente provinciale de 7 % que le Yukon n’a pas, et impose le revenu des petites entreprises à 2,0 % là où le Yukon l’impose à 0 %. [34] [23] Une mise en garde s’impose en lisant ces tableaux de taux ensemble : la Colombie-Britannique publie une date d’entrée en vigueur pour son plafond — « $500,000 effective January 1, 2010 » — alors que la documentation de l’ARC sur le Yukon publie les taux sans aucune date d’entrée en vigueur. Les deux chiffres sont officiels, mais ils ne sont pas également documentés. [34] [21]

Rien de tout cela ne tranche la question, car le ressort de constitution est rarement ce qui détermine le coût d’une entreprise. S’enregistrer plus tard dans un second ressort coûte plus cher que de se constituer aujourd’hui dans le bon : c’est l’arithmétique que développe la comparaison entre constitution fédérale et provinciale, et les deux guides voisins sont ceux des Territoires du Nord-Ouest et de la Colombie-Britannique.

Les formes juridiques reconnues au Yukon

La page « Start a business » du Yukon énumère six véhicules. [13] Deux régimes législatifs fonctionnent en parallèle — la Loi sur les sociétés par actions et la Loi sur les dénominations sociales et les sociétés de personnes [16] — de sorte qu’un même numéro de formulaire peut désigner deux documents différents selon la loi visée.

Forme Loi applicable Coût au registre
Société par actions yukonnaise Loi sur les sociétés par actions 300 $
Société extra-territoriale (société de l’extérieur exploitant une entreprise au Yukon) Loi sur les sociétés par actions, partie 21 300 $
Déclaration de dénomination sociale (entreprise individuelle) Loi sur les dénominations sociales et les sociétés de personnes 25 $
Déclaration de société de personnes Loi sur les dénominations sociales et les sociétés de personnes 25 $, renouvellement 25 $
Société en commandite Loi sur les dénominations sociales et les sociétés de personnes 300 $, rapport annuel 100 $
Société à responsabilité limitée (SRL) Loi sur les dénominations sociales et les sociétés de personnes 200 $, renouvellement 50 $
Société en commandite étrangère Loi sur les dénominations sociales et les sociétés de personnes 300 $

Deux autres véhicules échappent à ce tableau parce qu'ils relèvent de leurs propres lois. Une société sans but lucratif (« society ») — la forme yukonnaise à but non lucratif, qui comprend une catégorie distincte de « member-funded society » — se constitue sous la Societies Act pour 50 $ en ligne ou 70 $ sur papier, dépose un rapport annuel pour 25 $ en ligne ou 45 $ sur papier, et doit « hold an annual general meeting within 4 months after the end of the fiscal year » puis « submit their annual report within 30 days after the annual general meeting ». [77] Une association coopérative se constitue sous la Cooperative Associations Act pour 300 $, publie un avis de constitution pour 40 $, et dépose un état général et financier annuel pour 100 $. [76] Le barème des sociétés sans but lucratif est le seul du Yukon à tarifer chaque service deux fois, en ligne et sur papier, le tarif en ligne étant systématiquement inférieur de 20 $ — un incitatif direct au dépôt électronique que le barème des sociétés par actions n'offre pas.

Les droits corporatifs proviennent du barème de la Loi sur les sociétés par actions, qui rattache chaque dépôt à son article de loi [4] ; le barème des sociétés de personnes tarife aussi la recherche au registre à 10 $ par voie électronique ou 25 $ pour un dossier papier. [6]

L’entrepreneur individuel qui exerce sous son propre nom n’enregistre rien : « As a sole proprietor, you can use your given name without needing to register it. » [17] L’enregistrement devient obligatoire dès que la dénomination commerciale diffère, et l’obligation s’étend à la société de personnes qui exerce sous une raison sociale autre que les prénoms des associés ainsi qu’à la société par actions qui exerce sous une autre dénomination. Une dénomination sociale enregistrée ne peut comporter aucun élément juridique — le Règlement sur les dénominations « does not allow legal elements » —, donc pas de « Ltée » ni de « Inc. » pour une entreprise individuelle.

C’est cette dernière règle qui déroute ceux qui arrivent du côté corporatif. Une dénomination sociale n’est pas une société : elle ne confère ni personnalité juridique distincte, ni responsabilité limitée, ni existence perpétuelle, et c’est pourquoi le registre refuse de lui laisser porter un suffixe corporatif. Si vous voulez le suffixe, c’est une société qu’il vous faut, et la déclaration à 25 $ n’est pas le bon instrument.

Le barème des sociétés de personnes mérite d’être lu en entier, car c’est le seul des deux barèmes qui comporte des obligations de renouvellement plutôt que des rapports annuels, et les deux mécanismes ne se comportent pas de la même façon.

Dépôt sous le régime des sociétés de personnes Droit Article
Déclaration d’utilisation d’une dénomination sociale (entreprise individuelle) 25 $ Partnership and Business Names Act, art. 87(1)
Renouvellement d’une déclaration de dénomination sociale 25 $ art. 87(5)
Avis de changement de renseignements sur une dénomination sociale 25 $ —
Déclaration de cessation d’une dénomination sociale Sans frais —
Déclaration de société de personnes 25 $ art. 80(1) et 81(1)
Renouvellement d’une déclaration de société de personnes 25 $ art. 81(2)
Changement de renseignements d’une société de personnes 25 $ art. 82(1)
Dissolution d’une société de personnes Sans frais art. 85
Enregistrement d’une société à responsabilité limitée (SRL) 200 $ art. 98(2)d) et 100c)
Renouvellement d’une SRL 50 $ art. 106(2)
Changement de renseignements d’une SRL 25 $ —
Annulation d’une SRL Sans frais —
Certificat de société en commandite 300 $ art. 50(1)
Modification d’un certificat de société en commandite 100 $ —
Enregistrement d’une société en commandite étrangère 300 $ art. 79(2)b)
Rapport annuel d’une société en commandite 100 $ art. 79.1
Recherche électronique au registre 10 $ art. 89(1.1)
Consultation d’un dossier papier 25 $ art. 89(1.1)
Copies 1 $ la page —

Ce que la Loi sur les dénominations sociales ajoute au barème

Le barème ne révèle ni les délais, ni la règle d'expiration, ni la restriction d'admissibilité — et les trois changent la décision.

Une déclaration se dépose dans les deux mois et expire après trois ans. L'entrepreneur individuel qui utilise un nom autre que le sien doit déposer « within the two months after the day when the business name is first used », et une société de personnes « within two months next after the formation of the firm ». [39] L'enregistrement « expire[s] three years from the date of registration » et peut être renouvelé pour trois autres années « at any time within three months before the expiry date ». [39] Cette fenêtre de renouvellement est étroite : trois mois, une fois tous les trois ans, et rien dans le cycle anniversaire des sociétés par actions ne viendra vous le rappeler. Les changements aux renseignements déclarés se déposent dans les 30 jours. [39]

La SRL yukonnaise est réservée aux professions réglementées. Une société de personnes ne peut s'enregistrer comme SRL que si elle « only carries on business for the purpose of practicing a profession governed in the Yukon by an enactment », que cette loi ou un règlement « expressly permits the profession to be practiced in an LLP », et que les membres de la profession sont tenus de maintenir une assurance responsabilité minimale ; une société en commandite « may not be registered as an LLP ». [39] Une SRL ne peut pas non plus « carry on any business in the Yukon other than the practice of the profession shown in its application for registration ». [39] Le véhicule enregistré le moins coûteux à entretenir du barème n'est donc pas accessible à une entreprise commerciale ordinaire.

Une SRL constituée ailleurs perd son bouclier au Yukon si elle ne s'enregistre pas. Une société de personnes ayant le statut de SRL selon le droit d'un autre ressort « shall be treated as a general partnership with respect to rights and obligations that are acquired or incurred by the partnership under Yukon law while the partnership is carrying on business in the Yukon unless it is registered as an LLP under this Part ». [39] C'est la conséquence la plus tranchante du défaut d'enregistrement dans le régime yukonnais des sociétés de personnes : non pas une amende, mais la perte de la responsabilité limitée.

La dénomination d'une société en commandite doit le dire, et le nom d'un commanditaire y est dangereux. La dénomination « shall end with the words 'Limited Partnership' in full or the French language equivalent », et le commanditaire dont le nom ou la dénomination figure dans la raison sociale contrairement à la loi « is liable as a general partner to any creditor of the limited partnership who has extended the credit without actual knowledge that the limited partner is not a general partner ». [39]

Ne pas s'enregistrer est une infraction — mais cela ne vous empêche pas de poursuivre. Quiconque est tenu de déposer une déclaration de société de personnes ou de dénomination sociale « and fails to do so commits an offence and is liable on summary conviction to a fine ». [39] Ce que la loi ne contient pas, c'est une interdiction pour une firme non enregistrée d'intenter une action ; elle prévoit plutôt qu'une firme non enregistrée peut être poursuivie sous sa raison sociale sans que ses associés soient nommés, et que l'associé qui a omis de se déclarer n'en est pas pour autant exonéré. [39] L'incapacité d'ester en justice existe bien en droit yukonnais, mais elle vise les personnes morales extra-territoriales non enregistrées sous la Loi sur les sociétés par actions, non les sociétés de personnes. Si vous avez lu qu'une société de personnes yukonnaise ne peut pas poursuivre tant qu'elle n'est pas enregistrée, c'est la mauvaise loi.

Lus côte à côte, les deux barèmes rendent l’économie des formes non constituées limpide. [6] Une entreprise individuelle coûte 25 $ au départ et 25 $ au renouvellement, contre 300 $ au départ et 100 $ par année pour une société par actions. La société en commandite, en revanche, coûte les mêmes 300 $ qu’une constitution et porte un rapport annuel de 100 $ : elle n’offre donc aucune des économies que l’on attend d’un véhicule non constitué. Et la société à responsabilité limitée est l’exception inverse : 200 $ à l’enregistrement mais 50 $ au renouvellement, le véhicule enregistré le moins coûteux à entretenir que publie le Yukon. Notez que renouvellement et rapport annuel ne sont pas la même obligation : le formulaire 25 d’une société par actions est une confirmation déposée chaque année selon le cycle anniversaire, alors qu’une déclaration de dénomination ou de société de personnes est un enregistrement qui expire et doit être renouvelé — d’où l’avis de renouvellement porteur de la clé de dépôt privée, plutôt qu’une date à inscrire soi-même au calendrier. [12]

Étape 1 : la dénomination

Le Yukon réserve d’abord et dépose ensuite ; le certificat de réservation de dénomination est valide 90 jours. Une dénomination sociale doit contenir « Limited or Ltd.; Incorporated or Inc.; Corporation or Corp.; or the French language equivalent of the above 3 options ». Les règles structurelles sont explicites : minimum 5 caractères, maximum 120, et « the name must have more letters than the total number of other characters in the name ». Une dénomination ne peut être obscène, trompeuse ni identique à celle d’un autre organisme, et un consentement est exigé pour les dénominations évoquant une affiliation gouvernementale ou avec une Première Nation, un statut universitaire ou l’enseignement d’un métier, certains titres professionnels, ou une activité financière réglementée. [3]

Voie Coût Délai
Réservation en ligne dans YCOR 40 $ Jusqu’à 5 jours ouvrables
Réservation sur papier (formulaire 1) 60 $ Jusqu’à 5 jours ouvrables
Service prioritaire, les deux voies +100 $ Dans les 2 jours ouvrables
Dénomination numérotée Sans frais Aucune étape de réservation

Ces droits relèvent de l’article 22(1) du règlement. [5] Une dénomination numérotée n’exige aucun formulaire 1 ; si vous laissez expirer les 90 jours d’une dénomination réservée, vous devez présenter une nouvelle demande et « pay the $60 in-person or $40 online fee again ».

Ce qu'exige réellement le Règlement sur les dénominations

Les indications du registre résument un règlement, et le règlement est plus précis sur trois points qui comptent.

Les terminaisons sont une exigence légale, à l'article 12(1). Les mots « Limited », « Incorporated » ou « Corporation », ou les abréviations correspondantes « Ltd. », « Inc. » ou « Corp. », « or the French language equivalent of those words and abbreviations, shall be part of the name of every corporation and shall not be used only in a figurative or descriptive sense » — et la société peut employer indifféremment la forme complète ou abrégée, quelle que soit celle qui figure à son certificat. [36] L'interdiction miroir de l'article 12(3) empêche quiconque d'autre d'exercer au Yukon sous une dénomination contenant ces mots, sauf pour une société en commandite, une SRL et une association coopérative ; y contrevenir est une infraction passible d'une amende maximale de 5 000 $. [36] [37] C'est le tranchant qui se cache derrière l'énoncé plus doux selon lequel une dénomination sociale « does not allow legal elements » : il y a une amende derrière.

Le critère de conflit est l'identité, non la similitude prêtant à confusion. Le Règlement sur les dénominations interdit une dénomination « identique à » celle d'un organisme existant, d'un organisme dissous depuis moins de trois ans, ou à une dénomination figurant comme déjà utilisée ou réservée dans un rapport de recherche récent. [38] Le seuil est nettement plus bas que la norme fédérale de caractère distinctif, et cela joue dans les deux sens : votre dénomination passe plus facilement au Yukon, celle d'un concurrent quasi identique aussi. L'approbation d'une dénomination par le registre est une décision sur le registre, jamais une recherche en marques de commerce.

Ce n'est pas vous qui fournissez le NUANS : c'est le registraire qui le commande. Sur réception d'une demande de réservation accompagnée du droit, le registraire effectue une recherche dans les registres des sociétés, des coopératives et des associations et, pour une société par actions, « request[s] a search report on the proposed name », rapport tiré du système NUANS ou d'un remplaçant sous contrat. [38] Le droit de 40 $ est fixé par l'annexe F du même règlement, et le certificat de réservation « is valid for a period of 90 days from its date ». [38]

Trois précisions se ratent facilement. Une dénomination doit compter au moins cinq caractères « including the characters of the legal element », commencer par une lettre ou un chiffre, comporter plus de lettres que d'autres caractères et ne pas dépasser 120 caractères — et lorsqu'une société a une forme anglaise et une forme française, la limite de 120 caractères s'applique aux deux formes réunies. [38] Une société numérotée porte une forme fixe : le numéro attribué par le registraire « shall be followed by the word 'Yukon' and a legal element », ce qui donne une dénomination du type 1234567 Yukon Inc. [38] Enfin, une dénomination ne doit pas tromper sur ce que vous êtes : aucune ne peut laisser croire que l'organisme « is a type of organization different than what it is in fact », le mot « type » visant expressément « corporation, cooperative association, society, partnership, limited partnership, LLP, sole proprietorship, and limited liability company ». [38]

Comme le Yukon fonctionne dans les deux langues officielles, une identité sociale véritablement bilingue est disponible : « both names must be submitted; both names must be approved; and you must pay the fee for each name search. » Deux certificats sont délivrés et les deux dénominations peuvent figurer sur un seul formulaire d’enregistrement bilingue. La dénomination française appartient dès lors définitivement à la société : le rapport annuel exige que « if the corporation has a French name, then the French name must be included on the annual return ». [7]

Étape 2 : le conseil d’administration

Lisez l’article 106 avec précision plutôt qu’à travers un résumé. De sa liste fermée découle une série d’énoncés vérifiables : il n’y a aucun ratio d’administrateurs résidents canadiens, contrairement à la règle fédérale de 25 % ; il n’y a aucune condition de citoyenneté ni de statut d’immigration, de sorte qu’un permis de travail, un permis d’études ou l’absence de tout statut canadien ne constitue pas une inhabilité ; l’âge minimal est de 19 ans, et non 18, si bien que le fondateur qui reprend le seuil d’une autre province dépose un formulaire 8 vicié ; un administrateur n’a pas à détenir d’actions, l’article 106(2) prévoyant que, sauf disposition contraire des statuts, « la qualité d’actionnaire n’est pas requise pour être administrateur » ; et le failli non libéré est inhabile purement et simplement. [1]

Combien d'administrateurs, et la société qui n'en a aucun. La règle sur la taille du conseil est l'article 102(2) : « Subject to subsection 148(7.1), a corporation shall have one or more directors. » Une société publique dont les actions émises sont détenues par plus d'une personne en compte au moins trois, « at least two of whom are not officers or employees of the corporation or its affiliates ». [36] Les mots d'ouverture comptent. L'article 148(7.1) prévoit que lorsqu'« a unanimous shareholder agreement abrogates all the rights, power and duties of the directors of a corporation, the corporation is not required to have a director for as long as » cette convention demeure en vigueur. [36] Une société yukonnaise peut donc licitement n'avoir aucun administrateur — option inhabituelle, et bien réelle pour un groupe d'actionnaires qui préfère n'en nommer aucun. Elle n'est pas sans formalités : dans les 15 jours suivant la cessation, la société doit transmettre au registraire une copie signée de la convention et un avis de changement d'administrateurs, transmettre toute modification de la convention dans les 30 jours, et respecter les exigences réglementaires. [36] Elle n'est pas non plus sans responsabilité : une partie à une convention unanime « has all the rights, powers and duties and incurs all the liabilities of a director » dans la mesure où la convention restreint les pouvoirs des administrateurs. [36] Supprimer la charge ne supprime pas l'exposition : elle se déplace vers les actionnaires.

Ce dont un administrateur yukonnais répond personnellement. Deux responsabilités méritent d'être connues avant d'accepter la charge. Les administrateurs qui votent ou consentent à une résolution autorisant un rachat d'actions illicite, une commission non autorisée, un dividende contraire à l'article 44, une indemnité contraire à l'article 126 ou certains versements aux actionnaires « are jointly and severally liable to restore to the corporation any amounts so paid and the value of any property so distributed », sous réserve d'une prescription de deux ans à compter de la résolution. [36] Quant aux salaires impayés, la Loi sur les sociétés par actions n'énonce aucun chiffre : l'article 121(1) précise que la responsabilité « shall be determined under the Employment Standards Act ». [36] C'est cette loi qui la fixe : les administrateurs « are jointly and severally liable to an employee of the corporation for all wages due for services performed for the corporation while they are directors of the corporation, up to the total of two months wages and 12 months vacation pay ». [40] L'administrateur qui acquitte une telle réclamation a droit à la contribution des autres. [36]

Deux mises en garde. L’absence de règle de résidence tranche une question de droit des sociétés et rien d’autre : elle ne détermine ni la résidence fiscale, ni le statut de société privée sous contrôle canadien, ni le droit au taux de 0 %, ni l’ouverture d’un compte bancaire, ni les limites de propriété propres à un secteur réglementé — ces analyses figurent dans le volet depuis l’étranger. Et la codification de CanLII se déclare « current to 2021-06-18 » tout en présentant la version en vigueur depuis le 1er juin 2026 : vérifiez le site des lois du Yukon avant de vous fier à un article.

Étape 3 : le bureau enregistré et le bureau des documents

L’article 22(1) est inconditionnel : « A corporation shall at all times have a registered office in the Yukon and may, if it is a public corporation, have a separate records office at a different place in or out of the Yukon. » Un bureau des documents distinct est un privilège réservé aux sociétés publiques. L’article 22(4) ferme le raccourci évident : « A post office box may not be designated as the corporation's registered office or separate records office. » [1]

Le formulaire 2 traduit cela en décisions d’adresse distinctes : l’« adresse de livraison » est un lieu physique identifiant « a person's home or place of business » et « must not include a post office box » ; l’adresse postale peut être une case postale ; et une adresse postale yukonnaise distincte peut être désignée comme adresse aux fins de signification par courrier, laquelle « must be a Yukon address ». [3] Les changements à l’une ou l’autre sont sans frais, mais l’article 22(5) exige que l’avis parvienne au registraire « within 15 days of any change » — exactement le type d’obligation qu’on oublie. La page de tâche du registre pour ce dépôt concorde avec la loi et avec elle-même : « Within 15 days of any change of address, a corporation must send a notice of change to the registrar », sur le formulaire 3, et « There is no charge for a notice of change of address for a corporation », avec un traitement jusqu'à 10 jours ouvrables. [64] Elle rappelle du même souffle la règle de l'adresse de livraison — « 'Delivery address' refers to a physical location… This must not include a post office box » —, de sorte que la règle d'adresse et le délai sont publiés au même endroit.

Un dépôt voisin n'est toutefois pas gratuit : lorsque la personne qui maintient le bureau enregistré ou le bureau des documents dépose le changement parce que l'adresse de son propre établissement a changé, le droit est de 25 $. [37]

Le bureau enregistré doit être ouvert au public. C'est l'exigence que ratent le plus souvent les fondateurs qui voient le bureau enregistré comme un arrangement postal : « The corporation shall ensure that its registered office and its separate records office, if any, are accessible to the public during normal business hours. » [36] Une porte verrouillée, un service de boîtes aux lettres ou la chambre d'ami d'une connaissance n'y satisfont pas à première vue. Et sauf désignation d'un bureau des documents distinct par les administrateurs, « the registered office of a corporation is also its records office » : par défaut, la même adresse yukonnaise porte les deux rôles. [36]

Ce qu'il faut y conserver. L'article 23(1) exige que la société prépare et conserve à son bureau des documents les statuts, les règlements administratifs, toute convention unanime des actionnaires et leurs modifications ; les procès-verbaux et résolutions des actionnaires ; les copies des avis d'administrateurs exigés par les articles 107 et 114 ; un registre des valeurs mobilières ; et un registre des déclarations d'intérêts des administrateurs et dirigeants. [36] Séparément, l'article 23(5) exige « adequate accounting records and records containing minutes of meetings and resolutions of the directors » — lesquels, contrairement à la liste de l'article 23(1), peuvent être conservés au bureau des documents « or at any other place in or out of Yukon designated by the directors ». [36] Lorsque le bureau des documents n'est pas au Yukon, les documents de l'article 23(1) doivent tout de même pouvoir être consultés et copiés « by means of a computer terminal or other technology » au bureau enregistré yukonnais, la société fournissant l'assistance technique. [36] Ne pas respecter l'article 23 sans motif raisonnable est une infraction passible d'une amende maximale de 5 000 $. [37]

Qui peut les consulter. Les administrateurs, les actionnaires et leurs représentants légaux peuvent examiner les documents de l'article 23(1) pendant les heures normales de bureau sans frais, et l'actionnaire a droit sur demande et sans frais à un exemplaire des statuts, des règlements et de toute convention unanime. [36] Les créanciers et leurs représentants légaux ont un droit plus étroit — les statuts, les avis d'administrateurs et le registre des valeurs mobilières, moyennant des frais raisonnables, et expressément pas la convention unanime des actionnaires. [36] Le grand public ne peut consulter le registre central des valeurs mobilières que si la société est une société publique. [36] Pour une société yukonnaise privée, la liste des actionnaires n'est donc pas ouverte au monde — ce qui, avec le registre des PCI purement interne décrit plus loin, donne l'image exacte de la confidentialité yukonnaise : non pas le secret, mais pas non plus de registre public des actionnaires.

Étape 4 : le dépôt de la constitution

Trois documents sont déposés ensemble après la réservation de la dénomination : le formulaire 1, statuts constitutifs ; le formulaire 2, avis d’adresse ; le formulaire 8, avis des administrateurs. Le formulaire 1 demande les catégories d’actions autorisées et leurs maximums, la valeur nominale et les droits rattachés à chaque catégorie — le registre renvoie à l’article 8(1) de la loi —, ainsi que les restrictions au transfert d’actions, le nombre d’administrateurs et les restrictions à l’activité. Les sections laissées en blanc ne sont pas tolérées : là où il n’y a rien à déclarer, il faut inscrire « NA ». Le formulaire 8 doit énumérer exactement le nombre d’administrateurs déclaré au formulaire 1, et le numéro de registre yukonnais d’une administratrice personne morale doit y figurer. Les Affaires corporatives acceptent la livraison au 307 rue Black, dans une boîte de dépôt sécurisée du hall ou par la poste, et acceptent le chèque, la carte de crédit, l’argent comptant ou la carte de débit. Le traitement « can take up to 10 business days » et la société « comes into existence on the date shown on the certificate ». [3]

Le registre exige toutefois de l’encre véritable : « For new incorporations, original signatures are required. We only accept originals. Copies or electronic signatures are not accepted. » Un conseil entièrement non résident, pourtant parfaitement licite, doit donc faire parvenir du papier signé à Whitehorse. L’accélération est tarifée : 100 $ pendant les heures normales de bureau du registraire, 500 $ en dehors de celles-ci y compris le service le jour même, chaque fois en sus du droit ordinaire. [4] Et n’attendez aucune aide d’interprétation : les Affaires corporatives précisent que le personnel « cannot provide any interpretation of legislation or operational advice of any sort », et publient plutôt le numéro d’une ligne d’information juridique.

Ce que YCOR permet et ne permet pas. Sans compte, vous obtenez gratuitement des recherches sur l’existence d’une entité, son numéro de registre, son emplacement et sa « compliance with reporting requirements » — utile pour la diligence à l’égard d’un cocontractant yukonnais — et, contre paiement, une réservation de dénomination, un certificat d’attestation ou le renouvellement d’une déclaration de dénomination sociale. Avec un compte, vous obtenez des recherches avancées et les dépôts en ligne, dont les rapports annuels et les avis de changement d’adresse ou d’administrateurs. Mais le dépôt en ligne est verrouillé : la clé de dépôt privée « will be mailed to the account holder and to the entity that you want to submit online filings for ». [12]

Les formulaires, un par un

Le registre yukonnais fonctionne par formulaires, et presque tout rejet évitable tient au formulaire plutôt qu’au droit. Voici chacun des formulaires que cette recherche a vus nommés dans une page officielle du Yukon, avec sa fonction et son échéance.

Formulaire Ce que c’est Quand il sert Droit
Formulaire 1 (dénomination) Demande de réservation de dénomination Avant toute constitution avec dénomination ; inutile pour une société numérotée [3] 40 $ en ligne / 60 $ papier [5]
Formulaire 1 (corporatif) Statuts constitutifs Déposé avec les formulaires 2 et 8 pour créer la société [3] Compris dans les 300 $
Formulaire 2 Avis de bureau enregistré et d’adresse de signification Déposé avec les statuts ; fixe l’adresse de livraison, l’adresse postale et l’adresse yukonnaise de signification par courrier [3] Compris dans les 300 $
Formulaire 3 Avis de changement d’adresse Dans les 15 jours d’un changement, et de nouveau avec le rapport annuel si l’adresse a changé pendant la période [1] [7] Sans frais [4]
Formulaire 8 (corporatif) Avis des administrateurs Déposé avec les statuts ; doit énumérer exactement le nombre d’administrateurs déclaré au formulaire 1 [3] Compris dans les 300 $
Formulaire 8 (sociétés de personnes) Déclaration de dénomination sociale Entreprise individuelle, ou quiconque exerce sous un nom qui n’est pas le sien [17] 25 $ [6]
Formulaire 9 Avis de changement d’administrateurs ou d’adresse d’administrateur Dans les 15 jours suivant l'art. 114(1) ; la page du rapport annuel du registre parle plutôt de 30 jours, conflit exposé plus loin. Accompagne le rapport annuel si le délai a été manqué [7] Sans frais [4]
Formulaire 25 Rapport annuel d’une société yukonnaise Dernier jour du mois suivant l’anniversaire de constitution [7] 100 $ [4]
Formulaires 26, 32 et 33 Avis de changement d’une société extra-territoriale Accompagnent le rapport annuel extra-territorial [9] Sans frais pour un changement de renseignements [4]
Formulaire 36 Rapport annuel d’une société extra-territoriale Dernier jour du mois suivant l’anniversaire de l’enregistrement au Yukon [9] 100 $ [4]

Deux numéros de formulaire entrent en collision, et les deux collisions sont réelles plutôt que typographiques. La plus connue est le formulaire 8 : avis des administrateurs sous la Loi sur les sociétés par actions et déclaration de dénomination sociale sous la Loi sur les dénominations sociales et les sociétés de personnes. [3] [17] La plus discrète est le formulaire 1, et les formulaires eux-mêmes tranchent la question : les PDF officiels portent en en-tête « Naming Regulation (Subsection 22(1)) — Application for name reservation » et « Business Corporations Act (Subsection 8(1)) — Articles of incorporation ». [62] Deux instruments différents, chacun avec son propre formulaire 1. Lorsque vous commandez des formulaires, demandez-les par leur titre, jamais par leur numéro.

La page des formulaires du registre les énumère par titre seulement, sans aucun numéro. Les numéros figurent sur les PDF eux-mêmes et dans les pages de tâche individuelles, ce qui explique qu'il soit si facile de se tromper en travaillant à partir du seul site web. [62] La liste complète, tirée de l'en-tête imprimé sur chaque formulaire officiel, figure ci-dessous — première liste intégrale publiée dans ce guide, aucune page yukonnaise n'en offrant.

Formulaire Instrument et article, tels qu'imprimés Titre
1 Règlement sur les dénominations, art. 22(1) Demande de réservation de dénomination
1 Loi sur les sociétés par actions, art. 8(1) Statuts constitutifs
2 Loi, art. 22(2) Avis d'adresse de la société
3 Loi, art. 22(5) Avis de changement d'adresse de la société
5 Loi, art. 22.1(1) Avis de démission de la personne qui maintient le bureau enregistré ou des documents
7 Loi, art. 30(5) et 179(1) Clauses modificatrices
8 Loi, art. 107(1) Avis des administrateurs
9 Loi, art. 114(1) Avis de changement d'administrateurs et de leurs adresses
10 Loi, art. 148(7.2) Avis de changement d'actionnaires et d'adresses
11 Loi, art. 182(2) Statuts constitutifs mis à jour
12 Loi, art. 187(1) et 195(10) Clauses de fusion
13 Loi, art. 189.1(7) Demande d'autorisation de fusionner dans un autre ressort
14 Loi, art. 190(3) Clauses de prorogation
15 Loi, art. 191(5.1) Demande d'autorisation de proroger dans un autre ressort
16 Loi, art. 194(4) et 243(6) Clauses de réorganisation
17 Loi, art. 195(10) Clauses d'arrangement
18 Loi, art. 210(2) Clauses de reconstitution
19 Loi, art. 212(4) Clauses de dissolution (cas particulier)
20 Loi, art. 213(4) Déclaration d'intention de dissolution (liquidation non supervisée)
22 Loi, art. 213(10) Déclaration de renonciation à l'intention de dissolution
23 Loi, art. 213(14) Clauses de dissolution (après liquidation non supervisée)
25 Loi, art. 267(1) Rapport annuel d'une société yukonnaise
26 Loi, art. 278(1) Déclaration d'enregistrement d'une société extra-territoriale
27 Loi, art. 278(2), 286(1) et 286(2) Nomination d'un fondé de pouvoir et d'un suppléant
28 Loi, art. 281(4) Demande d'annulation de la dénomination d'emprunt
31 Loi, art. 286(5) Avis de changement d'adresse du fondé de pouvoir
32 Loi, art. 290(1) Avis de changement à la déclaration d'enregistrement extra-territoriale
33 Loi, art. 290(2) Avis de changement d'administrateurs, société extra-territoriale
35 Loi, art. 291(1)c) Déclaration de fusion extra-territoriale effectuée ailleurs
36 Loi, art. 293(1) Rapport annuel d'une société extra-territoriale
46 Loi, art. 291(1) Déclaration de fusion d'une société extra-territoriale à responsabilité limitée effectuée ailleurs

Deux absences dans cette liste sont instructives. Il n'existe aucun formulaire pour une convention unanime des actionnaires — le registre le dit directement : « Filing or amending a unanimous shareholders agreement. There is no form. Contact us for more information », et il en va de même de l'avis d'annulation d'enregistrement au Yukon. [62] Et il n'existe aucune page de tâche publiée pour la prorogation vers le Yukon : la prorogation n'apparaît que comme intitulé sur la page des formulaires, nommant les formulaires 1, 14, 2 et 8, et comme lignes du barème. [62] Si vous prorogez plutôt que de vous constituer, attendez-vous à travailler à partir des formulaires et de la loi plutôt que d'une séquence guidée.

Remplissez chaque champ. Les Affaires corporatives précisent que les sections laissées en blanc ne sont pas acceptées et que « NA » est l’inscription attendue là où il n’y a rien à déclarer. [3] Les deux champs qui se contredisent le plus souvent sont le nombre d’administrateurs au formulaire 1 et le nombre effectivement énuméré au formulaire 8 : ils doivent concorder. Lorsqu’un administrateur est une personne morale, son numéro de registre yukonnais figure au formulaire 8, ce qui n’est possible que si cette personne morale est déjà une société yukonnaise ou extra-territoriale en règle — la conséquence, sur l’ordre des opérations, de l’article 106(1.1). [1]

Exemple concret : une fondatrice, du début au certificat

La séquence abstraite masque l’endroit où se trouvent réellement les délais. Ce déroulé suit une fondatrice hypothétique unique et n’emploie que des chiffres vérifiés plus haut ; les dates sont une arithmétique illustrative fondée sur les délais publiés, non un engagement du registre. Supposons une fondatrice qui veut une société yukonnaise avec dénomination et deux administrateurs, dont aucun ne réside au Canada, et qui a déjà retenu un fournisseur de bureau enregistré à Whitehorse.

Jour 0 — choisir entre dénomination et numéro. Une société numérotée supprime toute la première étape : pas de formulaire 1, pas de droit, pas d’attente de cinq jours. [3] Notre fondatrice veut une dénomination ; le chronomètre part ici. Elle la confronte d’abord aux règles structurelles — au moins 5 caractères, au plus 120, plus de lettres que d’autres caractères, terminaison en Limited, Ltd., Incorporated, Inc., Corporation, Corp. ou l’équivalent français — puis à la liste des consentements, puisqu’une dénomination évoquant le gouvernement, une Première Nation, un statut universitaire ou une activité financière réglementée exige un consentement qu’elle n’a pas. [3]

Jour 0 — déposer la réservation de dénomination. En ligne dans YCOR, 40 $, par carte de crédit, depuis n’importe où dans le monde. [5] C’est la seule étape de toute la constitution qui soit véritablement à distance. Le service prioritaire ramènerait le délai à 2 jours ouvrables pour 100 $ de plus ; elle ne le paie pas. Total courant : 40 $.

Jour 5 — le certificat de réservation est délivré. Le registre indique que la réservation « can take up to 5 business days ». [3] Le certificat vaut 90 jours, et ce compte à rebours de 90 jours est la véritable échéance du projet : le laisser expirer oblige à recommencer et à payer de nouveau. [3]

Jours 5 à 12 — préparer les trois documents et confirmer le conseil. Le formulaire 1 exige les catégories d’actions autorisées avec leurs maximums, la valeur nominale et les droits rattachés, les restrictions au transfert d’actions, le nombre d’administrateurs et toute restriction à l’activité. Le formulaire 2 exige trois adresses distinctes qui remplissent des fonctions différentes : une adresse de livraison physique au Yukon qui n’est pas une case postale, une adresse postale qui peut en être une, et, si elle est désignée, une adresse yukonnaise distincte de signification par courrier. Le formulaire 8 exige les deux administrateurs, et elle vérifie chacun au regard de tous les volets de l’article 106(1) — en particulier l’âge de 19 ans, puisque 18 est ici le mauvais seuil. [1] [3]

Jour 12 — signer à l’encre et expédier le papier. C’est l’étape qui met en échec la fondatrice à distance qui avait planifié autour d’un registre en ligne. « For new incorporations, original signatures are required. We only accept originals. Copies or electronic signatures are not accepted. » [3] Le papier signé doit parvenir physiquement aux Affaires professionnelles et corporatives, au 307 rue Black à Whitehorse, par la poste, par messagerie, par la boîte de dépôt sécurisée du hall ou de main à main, avec paiement par chèque, carte de crédit, argent comptant ou carte de débit. [3] Le délai qu’ajoute le courrier international ou la messagerie n’est pas publié, et la question de savoir si le registraire accepte une trousse de signatures livrée par messagerie depuis l’étranger n’a pas été vérifiée pour ce guide : deux questions à poser aux Affaires corporatives avant de promettre une date à qui que ce soit.

Jours 12 à 22 — le traitement. Le registre indique que la constitution « can take up to 10 business days » sur papier. [3] Payer 100 $ de plus l’accélère pendant les heures normales de bureau du registraire ; 500 $ achètent le service en dehors de celles-ci, y compris le jour même. [4] Elle paie le droit de 300 $ sans accélération. Total courant : 340 $.

Jour 22 — le certificat est délivré, et la société existe à la date qui y figure, non le jour où elle a signé ni le jour où l’enveloppe est arrivée. [3] Cette date fixe l’anniversaire qui commandera tous les rapports annuels pendant la vie de la société.

À partir du jour 22 — les obligations qui commencent immédiatement. Trois horloges se déclenchent en même temps et aucune n’est celle du registre. Le registre des PCI doit être constitué et chaque particulier inscrit doit en être informé. [10] Le numéro d’entreprise doit être obtenu de l’ARC, ici par la voie des non-résidents puisque les administrateurs n’ont pas de NAS. [25] Et si l’exploitation démarre au Yukon, la Commission de la santé et de la sécurité au travail doit être avisée « within 10 calendar days of starting » — une fenêtre qui court à partir de l’exploitation, non du certificat. [26]

À partir du jour 22 — la boucle postale que personne ne planifie. Elle veut maintenant déposer en ligne : elle ouvre un compte YCOR et demande une clé de dépôt privée. Cette clé « will be mailed to the account holder and to the entity that you want to submit online filings for » — deux envois postaux distincts, dont l’un à l’adresse yukonnaise de la société. [12] Si l’arrangement de bureau enregistré ne reçoit et ne réachemine pas effectivement le courrier à ce stade, la société est constituée mais ne peut pas déposer en ligne, et retombe au papier pour tout.

Avant d’exercer à Whitehorse — la couche municipale. Le permis de la Ville exige l’approbation de la Commission de la santé et de la sécurité au travail lorsque le demandeur est constitué en société ou emploie du personnel : la séquence est donc ARC, puis Commission, puis Ville, et commencer par la Ville ne fait que bloquer. [27] Un permis standard coûte 176 $ pour 12 mois. Total courant, registre et Ville : 516 $, avant le fournisseur de bureau enregistré, les honoraires professionnels et les 100 $ du rapport annuel.

Ce que l’exemple ne démontre pas. Il suppose que la dénomination est approuvée du premier coup, qu’aucune catégorie de consentement n’est déclenchée, que les documents sont complets, que le courrier circule et qu’aucune traduction n’est exigée. Chacun de ces points est une véritable bifurcation, et la liste des modes de défaillance ci-dessous est essentiellement l’ensemble des façons dont ce calendrier de 22 jours cesse de tenir.

Étape 5 : le registre des particuliers ayant un contrôle important

Le régime yukonnais est entré en vigueur le 1er juin 2025, chaque société visée devant avoir constitué son registre au plus tard le 1er juin 2026. Un PCI est « anyone who owns or controls 25 per cent or more of the corporation's shares or otherwise has control of the corporation » — un critère de seuil doublé d’un critère de contrôle de fait, de sorte qu’une personne sans aucune action peut être un PCI. Toute société yukonnaise en tient un « unless they are wholly owned by one or more Yukon First Nation governments, a municipal government or the Government of Yukon ». Le registre consigne, pour chaque particulier : nom complet ; date de naissance ; pays de citoyenneté ; pays de résidence fiscale ; adresse résidentielle et toute adresse aux fins de signification ; les dates de début et de fin du contrôle ; une description de la façon dont le contrôle est exercé ; et les mesures prises pour tenir l’information à jour. La société doit informer chaque personne de son inscription. [10]

Deux traits le distinguent du régime fédéral. Rien n’est déposé ni publié — le registre n’est communiqué qu’« to law enforcement, tax, and regulatory authorities upon request », et le barème des droits ne comporte aucune ligne correspondante : le fondateur qui attend le dépôt public de Corporations Canada cherchera donc une formalité inexistante, tandis que celui qui en conclut qu’il n’y a aucune obligation se trompe plus coûteusement. Et les actions au porteur, c’est terminé : tous les certificats au porteur doivent être remplacés par des certificats nominatifs portant le nom de l’actionnaire. Le Yukon publie un document d’orientation de cinq pages, mis à jour le 30 juin 2025. [11]

Les actions au porteur : abolies, et la date compte

Le Yukon a jadis eu une réputation de ressort à actions au porteur. C'est du droit mort, et la loi le dit à trois endroits. L'article 27(1.1) est catégorique : « The shares of a corporation shall be in registered form. » [36] L'article 32.1 interdit d'émettre « in bearer form, a certificate, warrant or other evidence of a conversion privilege, option or right to acquire a share » et oblige la société à échanger sur demande tout instrument au porteur antérieur contre un instrument nominatif. [36] L'article 49.1 vise tout certificat au porteur « issued by a corporation before May 1, 2015 », ou émis après cette date en violation de l'article 27(1.1), et en exige le remplacement à la demande du porteur. [36]

Le mécanisme d'exécution de l'article 49.1(3) est le plus concret : lorsque le porteur d'un tel certificat demande à la société d'exercer un droit spécial rattaché à ces actions, « the corporation shall not give effect to any of those rights unless the share certificate in bearer form is replaced » par un certificat nominatif conforme. [36] Un certificat au porteur hérité du passé n'est donc pas seulement irrégulier : il est inutilisable tant qu'il n'est pas converti. Quiconque répète encore que le Yukon offre des actions au porteur décrit la loi d'avant 2015.

Sur le capital-actions en général, l'article 27(1) autorise un capital limité ou illimité et des actions avec ou sans valeur nominale, et l'article 27(2.1) fixe la règle supplétive : « Unless otherwise provided in the articles, a corporation has unlimited share capital and its shares are without par value. » [36]

États financiers et vérificateur

La position d'une société privée yukonnaise en matière de vérification surprend qui s'attend au régime fédéral, et elle abaisse sensiblement le coût annuel d'une petite entreprise.

Une société privée n'a pas de vérificateur par défaut. Article 164(1.1) : « A private corporation is not required to have an auditor unless (a) its articles or a unanimous shareholder agreement require the appointment of an auditor; or (b) the holders of not less than five percent of the issued shares of the corporation, including shares not otherwise entitled to vote, requisition the appointment of an auditor. » [36] Aucune résolution annuelle de renonciation n'est nécessaire pour y arriver : vous y êtes déjà, sauf si vos propres statuts ou votre convention vous placent ailleurs. L'article 165 sert à écarter une telle exigence, et la résolution qu'il prévoit « is not valid unless it is consented to by all the shareholders, including shareholders not otherwise entitled to vote ». [36] Notez le piège de la réquisition de 5 % : un actionnaire minoritaire détenant un vingtième des actions peut imposer un vérificateur à la société, et les administrateurs doivent alors « immediately appoint a qualified person ». [36]

On peut renoncer aux états financiers, mais une assemblée à la fois. Les administrateurs doivent normalement présenter les états financiers prescrits aux actionnaires à chaque assemblée annuelle, mais « the shareholders of a private corporation may, by unanimous resolution of all shareholders whether or not their shares carry the right to vote, waive their right » à ce que ces documents soient présentés — et « such a resolution may only apply to one meeting ». [36] La renonciation est annuelle, unanime, et ne peut être consentie d'avance pour les exercices futurs. Les actionnaires et leurs représentants légaux peuvent examiner et copier les états « free of charge ». [36]

Rien de tout cela ne touche l'impôt. Quoi que la société décide au sujet du vérificateur, elle produit toujours une T2 fédérale où l'impôt yukonnais se calcule à l'annexe 443. [22]

Étape 6 : numéro d’entreprise, impôt sur le revenu et taxe de vente

Le Yukon ne perçoit aucun impôt des sociétés par lui-même. L’ARC administre l’impôt territorial du Yukon sur le revenu des sociétés : il n’y a donc aucune déclaration territoriale distincte — l’impôt yukonnais se calcule à l’annexe 443 et se déclare à la ligne 245 de l’annexe 5 de la T2 fédérale, une simplification réelle par rapport à l’Alberta et au Québec. Les crédits yukonnais empruntent la même voie : l’ARC énumère un crédit d’impôt pour la recherche et le développement, un crédit pour bénéfices de fabrication et de transformation, une remise du prix du carbone aux entreprises, un crédit pour impôt étranger et un crédit pour contributions politiques. [22]

Élément Position yukonnaise
Taux des petites entreprises 0 % sur les premiers 500 000 $ de revenu d’entreprise exploitée activement
Taux général 12 %
Taxe de vente TPS 5 %, TVP 0 % [23]
TVH ? Non — les provinces participantes sont l’Ontario, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador [24]

L'ARC ne publie aucune date d'entrée en vigueur pour ces taux, mais le Yukon, si. Son propre sommaire des mesures fiscales territoriales énonce : « From January 1, 2021, the small business tax rate was reduced to 0%. As a result, the manufacturing and processing profits tax credit no longer applies to small corporations. » [67] La même page confirme, du côté territorial, les taux de 2025 : taux général de 12 %, taux des petites entreprises de 0 % et seuil de 500 000 $ — ce qui concorde avec le tableau de l'ARC. [21]

Notez la contrepartie enfouie dans cette phrase : le taux de 0 % n'a pas seulement ajouté un avantage. Comme une petite société ne paie plus d'impôt territorial sur le revenu admissible, le crédit pour bénéfices de fabrication et de transformation n'a plus rien à réduire : les petites sociétés l'ont perdu. Le Yukon publie toujours les deux taux — « Large corporations can claim up to 9.5% on manufacturing and processing profits earned in the Yukon » et « Small corporations can claim up to 0.5% » —, ce qui est l'énoncé le plus clair de l'endroit où la frontière des petites entreprises mord réellement. [67]

Deux autres crédits yukonnais portent des chiffres concrets utiles à toute modélisation.

Le crédit d'impôt pour la recherche et le développement équivaut à la somme de « 15% of total eligible expenses » et d'un « additional 5% of total eligible Yukon College expenses », doit être demandé « within 12 months of the tax-return filing due date », et « is refundable if it exceeds your payable income tax » — c'est ce caractère remboursable qui le rend utile à une société qui n'est pas encore rentable. [67]

Le crédit d'impôt yukonnais pour investissement dans les entreprises est demandé par l'investisseur et non par la société, mais il contraint la société : l'organisation yukonnaise doit « be an incorporated, private corporation », « maintain permanent establishment in the Yukon », « have its head office located in the Yukon », « pay at least 25% of its salaries and wages to Yukon residents » et « not exceed $100 million in assets ». Les investisseurs admissibles sont des résidents du Yukon de 19 ans ou plus, qui reçoivent « an individual tax credit of 25% on the amount invested », avec une demande maximale de « $25,000 » par année d'imposition, reportable 3 ans en arrière ou 7 ans en avant. Le crédit « came into effect on July 1, 1999 ». [67] Pour le fondateur qui lève des fonds localement, c'est la condition des 25 % de la masse salariale versés à des résidents du Yukon qui façonne l'embauche, et pas seulement le financement. Notez ce que le taux de 0 % n’est pas : il s’applique au revenu admissible à la déduction accordée aux petites entreprises, laquelle exige le statut de société privée sous contrôle canadien, et c’est précisément le contrôle par des non-résidents qui fait perdre ce statut — un bureau enregistré à Whitehorse ne tranche rien ici. La comparaison entre constitution fédérale et provinciale traite des cas où le choix du ressort de constitution modifie ou non le résultat fiscal.

L’index de fiscalité du Yukon constitue la preuve négative utile : tout ce qu’il énumère relève de la taxe sur les carburants, de la taxe sur le tabac, de la remise du carbone, de la taxe sur les primes d’assurance, de l’impôt foncier et des « Yukon-specific income tax measures ». Il n’y a aucune ligne de taxe de vente territoriale parce qu’il n’existe aucune taxe de vente territoriale. [14] Lorsque vous vendez dans d’autres provinces, ce sont les règles sur le lieu de fourniture qui déterminent le taux à facturer, et non votre adresse yukonnaise ; voyez la comparaison des régimes de taxe de vente.

Le calendrier fiscal fédéral d'une société yukonnaise

Comme le Yukon n'a aucune déclaration territoriale distincte, les échéances fédérales sont le calendrier fiscal.

Toute société produit une déclaration, même inactive. Toutes les sociétés résidentes, sauf de rares exceptions, « have to file a corporation income tax (T2) return every tax year even if there is no tax payable » — liste qui vise expressément les « inactive corporations ». [49] Une coquille yukonnaise constituée pour retenir une dénomination demeure un déclarant. Depuis les exercices ouverts après 2023, la plupart des sociétés doivent produire par voie électronique, et l'ARC « will charge a $1,000 penalty for non-compliance » lorsqu'une société tenue de le faire s'en abstient. [49]

La production est à six mois, le paiement à deux ou trois. « File your return within six months of the end of each tax year », avec les exemples de l'ARC : une fin d'exercice au 31 mars donne le 30 septembre, une fin au 23 septembre donne le 23 mars. [50] Le paiement suit une horloge différente et plus courte : l'impôt des sociétés est généralement dû « 2 months after the end of your tax year », porté à trois mois pour une SPCC ayant demandé la déduction accordée aux petites entreprises et dont le revenu imposable n'a pas dépassé son plafond des affaires. [51] C'est dans l'écart entre les deux que se font prendre les petites sociétés : la déclaration n'est pas en retard, mais l'argent l'était.

Les acomptes, et les deux exemptions qui couvrent la plupart des nouvelles sociétés yukonnaises. Les sociétés versent généralement des acomptes mensuels ou trimestriels, mais vous n'avez pas à en verser « for the first tax year after the date of incorporation », ni « if your tax payable is $3,000 or less for either the current or previous tax year ». [52] Une SPCC ayant des antécédents de conformité irréprochables, un revenu imposable d'au plus 500 000 $ et un capital imposable d'au plus 10 millions de dollars peut verser trimestriellement plutôt que mensuellement. [51] Notez le piège que l'ARC énonce elle-même : « You may need to start making instalment payments for your second tax year even before you pay your balance due for your first tax year or file your first return. » [52]

Le taux de 0 % du Yukon rend ces seuils particulièrement faciles à respecter, l'impôt territorial sur les premiers 500 000 $ de revenu d'entreprise admissible étant nul — mais l'impôt fédéral sur ce même revenu ne l'est pas, et c'est l'impôt total à payer que mesure le critère de 3 000 $.

Les comptes de retenues ont leur propre échéance. Si vous embauchez, vous devez ouvrir un compte de retenues sur la paie « before the first remittance due date », et « your first remittance due date is the 15th day of the month following the month in which you began withholding deductions from your employee's pay ». [53] L'exemple de l'ARC : embauche le 25 mars, paie le 3 avril, premier versement dû le 15 mai. Ne pas ouvrir le compte ne suspend pas l'obligation — « you still need to calculate deductions and remit them by the due date. If you do not, you may be assessed a penalty. » [53]

Le numéro d’entreprise vient de l’ARC par l’une de deux voies : une voie pour résidents exigeant un numéro d’assurance sociale valide, ou une voie pour non-résidents lorsque « your business is incorporated outside Canada », que l’entreprise est située à l’extérieur du Canada, que « your SIN starts with 0 » ou que « you do not have a SIN ». [25] Une société yukonnaise détenue et dirigée de l’étranger est une société canadienne dont les personnes peuvent n’avoir aucun NAS : déterminez la voie avant de commencer.

Quand l'inscription à la TPS devient réellement obligatoire

Comme le Yukon n'a aucune taxe de vente territoriale, la TPS est la seule taxe de vente en jeu, et la seule question est de savoir si vous devez la percevoir. Vous devez vous inscrire « if both situations apply: You are not a small supplier [and] You make taxable sales, leases, or other supplies in Canada. » [35] Vous êtes un petit fournisseur tant que vous ne dépassez pas « the $30,000 threshold over four consecutive calendar quarters ».

Deux précisions tranchent la plupart des cas réels.

L'obligation naît au milieu d'une opération, pas au trimestre suivant. Lorsque le seuil est franchi à l'intérieur d'un même trimestre, « You have to start charging GST/HST on the supply that made you exceed $30,000. » [35] La facture même qui vous fait franchir 30 000 $ est taxable : c'est pourquoi l'entreprise qui surveille le seuil trimestriellement plutôt qu'en continu finit par devoir une taxe qu'elle n'a jamais perçue de son client.

Les non-résidents relèvent du même critère. Un non-résident « ha[s] to register if you are not a small supplier » lorsqu'il effectue des fournitures taxables au Canada, sur le même calcul. [35] Se constituer au Yukon n'y change rien : une société yukonnaise détenue par des non-résidents est une société canadienne effectuant des fournitures au Canada comme une autre.

Un petit fournisseur peut aussi « register voluntarily if you make taxable sales, leases, or other supplies in Canada ». [35] Pour une entreprise yukonnaise sous le seuil qui achète de l'équipement ou des services professionnels, l'inscription volontaire est ce qui rend la TPS payée sur ces achats récupérable plutôt qu'un coût — la contrepartie ordinaire étant l'obligation de facturer, de déclarer et de verser dès lors.

Étape 7 : paie et sécurité au travail

La page yukonnaise sur les responsabilités de l’employeur traite du salaire minimum et des jours fériés, non de l’indemnisation des travailleurs. [18] L’obligation de fond relève de la Commission de la santé et de la sécurité au travail du Yukon, qui exige l’inscription des « businesses with workers and/or contractors and subcontractors », des « corporations with directors and/or workers », des « proprietors or partners who hire workers » et des « societies with workers ». Relisez la deuxième catégorie : la société dotée d’administrateurs et sans aucun employé y est nommée, de sorte qu’une société dont le seul être humain est son administrateur unique n’en est pas manifestement exclue — question à poser à la Commission plutôt qu’à présumer. [26]

Le délai est court : avisez la Commission « within 10 calendar days of starting » l’exploitation au Yukon, et de nouveau dans les 10 jours suivant l’arrêt. L’inscription demande notamment le numéro d’entreprise fédéral, ce qui fixe la séquence, car le numéro de l’ARC doit exister d’abord. Les administrateurs sont couverts par l’inscription de la société lorsqu’ils déclarent un revenu d’emploi sur un feuillet T4, si bien qu’un administrateur rémunéré uniquement en dividendes se trouve dans une situation différente ; les travailleurs autonomes sans employés « may apply for Optional Coverage ».

L'employeur de l'extérieur qui amène temporairement des travailleurs au Yukon n'est pas tenu de s'inscrire, « temporary » signifiant « up to 10 cumulative calendar days in a calendar year ». [26] Notez aussi qu'un nouvel employeur peut se voir demander « to provide a security deposit » au moment de l'inscription. [26]

Ce que coûte réellement la cotisation

Contrairement à ce que la seule page d'inscription laisse croire, les taux de cotisation sont publiés : ils figurent dans la documentation sur les taux et les classifications plutôt que dans le parcours d'inscription. Les taux sont exprimés comme « a dollar value that must be contributed by an employer for every $100 in assessable payroll » et sont fixés chaque année par le conseil d'administration. [41]

Classe et groupe de taux 2025 2026
Services — faible 0,77 $ 0,87 $
Services — moyen 1,42 $ 1,50 $
Services — élevé 1,96 $ 2,06 $
Construction — moyen 3,13 $ 3,72 $
Construction — élevé 4,39 $ 4,85 $
Ressources et transport — faible 2,03 $ 2,44 $
Ressources et transport — moyen 3,78 $ 3,98 $
Ressources et transport — élevé 6,47 $ 6,73 $
Gouvernement 1,86 $ 2,04 $

[42]

La plupart des entreprises de bureau constituées au Yukon relèvent des Services. La liste des sous-classes de la Commission place « Professional Offices », « Communication Services » et « Printing, Publishing or Engraving » dans Services faible à 0,87 $, tandis que « Other Business (not elsewhere specified) », « Retail Sales », « Public Accommodations and Service » et « Consultants Doing Fieldwork » relèvent de Services moyen à 1,50 $. [42] La sous-classe qui vous est attribuée relève de la Commission au moment de l'inscription, non de vous, et c'est la variable la plus déterminante du montant.

Trois chiffres complètent le calcul.

La cotisation minimale est de 150 $. La politique de la Commission sur la déclaration de la masse salariale l'énonce, avec l'arithmétique : « $10,000 (payroll) x $1.67/100 (rate) … = $167.00 (assessment premium) », et « The minimum assessment premium is $150. » [44] Une société d'une seule personne en Services faible versant un salaire T4 de 60 000 $ calcule 522 $ et paie 522 $ ; la même société versant 10 000 $ calcule 87 $ et paie le plancher de 150 $.

Les cotisations s'arrêtent au plafond des gains. « The 2026 maximum annual earnings is $107,599 », contre 104 975 $ en 2025 et 102 017 $ en 2024. [43] Les employeurs déclarent la masse salariale brute totale mais « do not pay assessment premiums on amounts that exceed the maximum annual earnings for each worker » — et le même plafond limite les prestations du travailleur blessé, lesquelles correspondent à « 75% of average earnings ». [44] [43]

L'employeur certifié en sécurité paie moins. Les remises du programme CHOICES « range from 4% to 10% of your annual assessment, up to $25,000 per year », les entreprises certifiées COR et SECOR obtenant automatiquement la remise de 10 %. [41]

Pour situer l'ampleur du régime, la Commission a déclaré couvrir « 28,010 workers across 4,155 registered Yukon employers » en 2025, et a fixé à 2,11 $ par 100 $ de masse salariale assujettie le taux moyen estimatif de cotisation pour 2026, contre 1,92 $ estimé pour 2025. [41] Notez que ce taux moyen est publié dans un graphique intégré plutôt que dans le texte de la page : c'est le chiffre le moins bien formaté de cette page, tout officiel qu'il soit.

Les pénalités liées aux déclarations de paie

La Commission publie un barème de frais administratifs, construit sur un pourcentage encadré par un plancher et un plafond plutôt que sur une amende fixe. [45]

Manquement Conséquence
S'inscrire plus de 10 jours civils après avoir employé un travailleur « administrative fee of 10% of the assessment premiums that would have been payable at the time of registration » et intérêts
Payer une cotisation ou un acompte en retard frais « can range from $50 to $5,000 »
Produire la déclaration annuelle de masse salariale en retard ou incomplète (échéance : 28 février) frais « can range from $50 to $5,000 »
Masse salariale réelle dépassant 125 % de l'estimation frais de « $50 to $5,000 »
Ne pas déclarer un accident du travail dans les trois jours ouvrables pénalité « ranges from $100 to $500 »
Cotisations impayées intérêts au « 5% above the prime lending rate » fixé au 31 décembre de l'année précédente, à compter de 30 jours après l'échéance

La politique sous-jacente montre le calcul de chaque tranche : les frais de paiement tardif et de déclaration tardive correspondent chacun à 10 % de la cotisation visée, bornés par le plancher de 50 $ et le plafond de 5 000 $. [44] Deux dates s'ajoutent donc au calendrier de conformité sans que rien d'autre ne les rappelle : le 28 février pour la déclaration annuelle de masse salariale, et une estimation réaliste de la masse salariale, puisque la sous-estimer de plus d'un quart est en soi facturable. Le nouvel employeur déclare sa masse salariale et paie « at the time of registration unless the board approves an alternate plan ». [44]

L'application de la santé et de la sécurité au travail relève d'un régime distinct aux montants bien plus élevés : pénalités administratives de base de « Employer $2,500 | Supervisor $750 | Worker $150 » et, sur poursuite, des amendes « up to $500,000 » pour une première infraction avec « a further fine of $50,000 per day » en cas d'infraction continue, portées à 1 000 000 $ et 100 000 $ par jour pour une récidive, avec emprisonnement « up to 48 months ». [45]

Salaire minimum, jours fériés et plancher des normes du travail

Le Yukon indexe son salaire minimum chaque année. Sa propre page énonce : « Until March 31, 2026, the Yukon's minimum wage is $17.94 per hour. Starting April 1, 2026, the Yukon's minimum wage will increase by 3.2 per cent (or $0.57 per hour) to $18.51. The minimum wage increases every year on April 1. » La hausse « is tied to inflation and is calculated using the Consumer Price Index (CPI) ». [68] Un barème de salaires équitables distinct régit les marchés de travaux publics du gouvernement du Yukon, est rajusté chaque 1er avril selon l'IPC de Whitehorse, et lie entrepreneurs et sous-traitants au « most up-to-date fair wage schedule rate ». [68] Comme le taux bouge à une date annuelle fixe plutôt qu'au rythme d'un cycle budgétaire, le 1er avril appartient au calendrier de conformité de tout employeur yukonnais.

Le droit aux jours fériés comporte une condition d'admissibilité qui piège les nouveaux employeurs : l'employé doit avoir été employé 30 jours civils, avoir travaillé son dernier quart prévu avant le férié et le premier quart prévu après, et travailler le jour férié s'il est appelé. [69] La liste yukonnaise de 2026 : 1er janvier, Vendredi saint le 3 avril, fête de la Reine le 18 mai, Journée nationale des peuples autochtones le 21 juin, fête du Canada le 1er juillet, jour de la Découverte le 17 août, fête du Travail le 7 septembre, Journée nationale de la vérité et de la réconciliation le 30 septembre, Action de grâce le 12 octobre, jour du Souvenir le 11 novembre et Noël le 25 décembre. Deux absences comptent pour qui importe un calendrier de paie d'une autre province : le lendemain de Noël n'est pas un jour férié au Yukon, pas plus que le lundi de Pâques ou le jour du Patrimoine. [69] Lorsqu'un férié tombe un jour non ouvrable, le droit se reporte au jour ouvrable suivant de l'employé.

Il n'existe aucune inscription territoriale de l'employeur. Le carrefour yukonnais des responsabilités de l'employeur ne comporte que deux tâches — la liste des jours fériés et le salaire minimum — et rien sur l'inscription comme employeur. [68] Cette fonction relève entièrement de l'ARC fédérale pour la paie et de la Commission de la santé et de la sécurité au travail pour la couverture, ce qui explique que les deux inscriptions décrites plus haut constituent la totalité de la séquence d'intégration d'un employeur.

Étape 8 : la couche municipale

Le Yukon n'a aucun permis d'affaires territorial général, et trois pages officielles indépendantes l'établissent. Les pages de tâche du registre portent le même encadré renvoyant ailleurs : « Business licences — For information about business licences, phone the City of Whitehorse 867-668-8346 or email [email protected]. » [61] L'index yukonnais des permis et licences n'énumère que des catégories sectorielles — jeu, panneaux routiers, permis de la Dempster et des parcs, agent territorial, services alimentaires et récolte, alcool et cannabis, ressources naturelles, déchets et émissions — sans aucun permis d'affaires général. [70] Et le critère d'admissibilité du propre fonds territorial traite les deux comme des conditions distinctes, exigeant que l'entreprise soit « registered under the Business Corporations Act and the Partnership and Business Name Act, where applicable » et détienne « a valid municipal business licence, where applicable ». [72] Au Yukon, la délivrance de permis est donc soit sectorielle et territoriale, soit générale et municipale — jamais générale et territoriale. Le registre renvoie directement à la municipalité. Whitehorse ratisse large : « Persons conducting any kind of endeavour for profit or gain within Whitehorse require a business license », ce qui inclut expressément les entreprises de l’extérieur, les exploitations saisonnières, les vendeurs ambulants et les entreprises à domicile. Les exemptions sont étroites — collectes de fonds temporaires, organismes de bienfaisance enregistrés, gestion de trois logements locatifs ou moins, ventes de garage et organismes sans but lucratif sans activité commerciale. [27]

Élément du permis de Whitehorse Montant
Permis standard, 12 mois 176 $
Vente porte-à-porte, non-résident / résident 931 $ / 205 $
Commerce de cannabis au détail 2 200 $
Changement de nom ou d’adresse 29,04 $
Renouvellement tardif dans les 30 jours / après 30 jours Pénalité de 10 % / frais de réactivation de 55 $

Des frais additionnels s’appliquent aux établissements avec permis d’alcool, à l’hébergement, aux parcs de maisons mobiles, aux points de vente au détail et à l’entreposage extérieur, selon la superficie. La demande est un graphe de dépendances plutôt qu’un formulaire : il faut la demande de permis, un permis d’aménagement ou de travail à domicile, un certificat de dénomination commerciale lorsque l’entreprise utilise un nom autre que celui du propriétaire, l’approbation de la Commission de la santé et de la sécurité au travail lorsque le demandeur est constitué en société ou emploie du personnel, l’approbation de l’hygiène du milieu pour l’alimentation et les services à la personne, et une assurance responsabilité pour les travaux sur la voie publique. Les entreprises à domicile doivent respecter les articles 6.8, 6.9 et 6.10 du règlement de zonage. Le préalable de la Commission fixe l’ordre : ARC, puis Commission, puis la Ville.

Le barème complet des droits corporatifs

Le Yukon publie les droits de sa Loi sur les sociétés par actions en indiquant l’article de loi à côté de chaque ligne, ce qui est exceptionnellement utile : cela permet de vérifier que le droit qu’on vous demande correspond bien au dépôt que vous faites réellement. Le barème est reproduit ici en entier parce que l’essentiel n’apparaît dans aucun résumé, et parce que c’est la moitié « sans frais » que les fondateurs manquent. [4]

Dépôt Droit Article
Certificat de constitution 300 $ art. 10
Certificat de modification 100 $ —
Statuts constitutifs mis à jour 100 $ —
Certificat de fusion 300 $ art. 187(4)
Certificat de prorogation 300 $ art. 190(4)
Certificat de reconstitution 300 $ art. 210(3)
Certificat de dissolution Sans frais —
Rapport annuel d’une société yukonnaise 100 $ art. 267(1) et 265b)
Certificat d’attestation 25 $ art. 267(3)
Imprimé informatique d’une recherche 20 $ art. 271
Enregistrement d’une société extra-territoriale 300 $ art. 282(1) et 284(1)
Rapport annuel d’une société extra-territoriale 100 $ art. 293(1)
Rétablissement d’un enregistrement extra-territorial annulé 300 $ —
Avis de changement de bureau enregistré, de bureau des documents ou d’adresse de signification Sans frais art. 22(5)
Avis de changement d’administrateurs ou d’adresse d’administrateur Sans frais art. 114(1) et 265b)
Dépôt d’une convention unanime des actionnaires Sans frais —
Nomination d’un fondé de pouvoir ou d’un suppléant Sans frais art. 286
Avis de changement d’adresse d’un fondé de pouvoir Sans frais art. 286(5)
Avis de changement de renseignements d’un enregistrement extra-territorial Sans frais art. 290(1)
Traitement accéléré +100 $ art. 265b)
Service hors des heures normales, y compris le jour même +500 $ art. 265b)
Publication dans la Gazette du Yukon 40 $ —
Toute mesure du registraire non autrement tarifée 25 $ art. 265b)

Quatre constats découlent de sa lecture intégrale.

Les dépôts de conformité sont gratuits, et c’est précisément pourquoi on les oublie. Changer le bureau enregistré, changer un administrateur, changer l’adresse d’un administrateur, nommer un fondé de pouvoir et changer l’adresse de celui-ci ne coûtent rien. Aucune facture ne le rappelle, aucun paiement ne se rapproche en comptabilité, et donc aucune piste comptable ne révèle que le dépôt n’a jamais été fait. Le seul moment où l’omission apparaît est le rapport annuel, qui demande le rattrapage par formulaire 3 ou 9. [7]

Reconstituer une société radiée coûte autant qu’en constituer une nouvelle. Un certificat de reconstitution coûte 300 $, exactement comme le certificat de constitution d’origine. [4] En pure logique de droits, trois rapports annuels manqués à 100 $ suivis d’une reconstitution coûtent plus cher que six années de conformité — et la reconstitution ne rétablit pas la période pendant laquelle la société n’était pas en règle, qui est justement ce que verra la vérification diligente d’un cocontractant.

Le certificat d’attestation est le document que les autres réclament. À 25 $, c’est la preuve de conformité la moins chère, et c’est généralement ce qu’une banque, un bailleur ou un cocontractant veut dire lorsqu’il demande « la preuve que la société existe et est à jour ». [4] Il s’imprime dans YCOR sans compte. [12]

Le droit résiduel de 25 $ signifie qu’une demande non tarifée n’est pas une demande gratuite. Toute mesure du registraire que le barème ne tarife pas coûte 25 $ en vertu de l’article 265b) : un dépôt inhabituel a donc un plancher, et non un coût nul. [4]

Une mise en garde de fraîcheur vaut pour tout ce tableau. Chaque droit yukonnais figurant sur cette page a été lu dans un instantané archivé daté de la page officielle, le site en ligne étant bloqué aux robots ; le plus faible de ces instantanés, la page des droits de réservation de dénomination, porte sa propre mention « date modified » du 2 décembre 2024. Confirmez tout droit sur la page officielle en ligne avant d’envoyer de l’argent.

Obligations annuelles et calendrier d’entretien

Le rapport annuel est un dépôt au registre prévu à l’article 267(1), et non une déclaration de revenus. Il est dû « by the last day of the month after its incorporation anniversary » — un anniversaire du 1er juin donne une échéance du 31 juillet — sur le formulaire 25 pour 100 $, immédiat en ligne et jusqu’à 10 jours ouvrables sur papier. Il sert aussi de rattrapage : si l’adresse a changé pendant la période, le formulaire 3 l’accompagne, et si les administrateurs ou leurs adresses ont changé « and notice has not been submitted within 30 days of the change », c’est le formulaire 9. [7]

Quand Quoi Coût
Dans les 15 jours d’un changement Avis de changement de bureau enregistré, de bureau des documents ou d’adresse de signification Sans frais
Dans les 15 jours d’un changement (loi ; la page du registre dit 30 — voir plus loin) Avis de changement d’administrateurs ou d’adresse d’administrateur (formulaire 9) Sans frais
Dernier jour du mois suivant l’anniversaire Rapport annuel, formulaire 25 100 $
En continu depuis le 1er juin 2025 Tenir le registre des PCI à jour et informer chaque nouveau PCI Sans frais, aucun dépôt
Annuellement T2 fédérale avec l’annexe 443 et la ligne 245 de l’annexe 5 s. o.
Annuellement Renouvellement du permis d’affaires de Whitehorse 176 $
Annuellement, au plus tard le 28 février Déclaration annuelle de masse salariale à la Commission Taux selon la classe ; cotisation minimale de 150 $
En cas de radiation Certificat de reconstitution 300 $

La reconstitution, le certificat d’attestation à 25 $ et l’imprimé électronique du registre à 20 $ proviennent tous du barème corporatif ; c’est le certificat d’attestation qu’une banque ou un cocontractant réclame habituellement comme preuve de conformité. [4]

Bâtir le calendrier à partir de votre propre anniversaire

Un calendrier de conformité yukonnais comporte quatre horloges qui tournent sur des bases différentes, et les confondre est la cause ordinaire du défaut.

Horloge 1 — l’anniversaire de constitution, pour le registre. La date figurant au certificat, non la date de signature. Le rapport annuel est dû le dernier jour du mois suivant, de sorte que l’échéance se déplace avec le mois anniversaire plutôt que de tomber le jour anniversaire. Un anniversaire du 1er juin donne le 31 juillet ; un anniversaire du 14 janvier donne le 28 ou le 29 février ; un anniversaire du 30 novembre donne le 31 décembre. [7] Le dépôt en ligne est immédiat ; le papier prend jusqu’à 10 jours ouvrables, si bien qu’un déposant sur papier visant l’échéance devrait poster au moins trois semaines d’avance. [7]

Horloge 2 — l’anniversaire de l’enregistrement au Yukon, pour une société extra-territoriale. Le formulaire 36 court à compter de la date d’enregistrement au Yukon, et non de la date de constitution d’origine. [9] Une société constituée en Alberta en 2019 et enregistrée au Yukon en 2024 a un cycle yukonnais fondé sur 2024 et un cycle albertain distinct, et les deux ne coïncideront pas.

Horloge 3 — les horloges d’événement, qui partent d’un changement et non d’une date. Quinze jours pour un changement de bureau enregistré, de bureau des documents ou d’adresse de signification. [1] Quinze jours également, selon la loi, pour un changement d'administrateur ou d'adresse d'administrateur — voir le conflit exposé juste après. Dix jours civils pour aviser la Commission de la santé et de la sécurité au travail du démarrage — ou de l’arrêt — de l’exploitation au Yukon. [26] Immédiatement, pour la société extra-territoriale qui remplace son fondé de pouvoir. [1] Et en continu, pour le registre des PCI, qui n’a aucune date de dépôt parce qu’il n’y a aucun dépôt. [10]

Horloge 4 — la fin d’exercice, pour l’impôt. Celle-là vous appartient et n’a rien à voir avec l’anniversaire au registre. L’impôt yukonnais ne fait l’objet d’aucune déclaration distincte : il se calcule à l’annexe 443 et se déclare à la ligne 245 de l’annexe 5 de la T2 fédérale. [22] La fondatrice qui aligne sa fin d’exercice sur l’anniversaire de constitution n’a qu’une date à retenir au lieu de deux, au prix d’un premier exercice plus court ou plus long que douze mois.

Le délai des changements d'administrateurs : 15 jours dans la loi, 30 sur la page du registre

Ce guide a relevé un conflit qu'il ne peut pas trancher, et expose les deux versions plutôt que d'en choisir une.

La loi est explicite. « A corporation shall, within 15 days after (a) a change is made among the directors; or (b) the corporation receives a notice of change of address of a director, send to the registrar a notice in the prescribed form setting out the change. » [36] Une obligation parallèle joue en sens inverse : « A director shall, within 15 days after changing their address, send to the corporation a notice of that change. » [36] L'article 114(2) permet à tout intéressé, ou au registraire, de s'adresser à la Cour suprême pour contraindre au respect de l'une ou l'autre.

Le registre confirme la loi sur sa propre page de tâche. La page « Change directors' information for a Yukon corporation », modifiée le 7 juillet 2025, l'énonce directement : « When a corporation makes a change to a director or director's address, the corporation has 15 days to notify the registrar. » Elle nomme le formulaire 9, ajoute que le formulaire 10 doit aussi être déposé s'il n'y a aucun administrateur, et confirme : « There's no fee for changing directors information for a Yukon corporation. » [63]

Le chiffre de 30 jours n'apparaît donc que sur une seule page — celle du rapport annuel, qui décrit le déclencheur de rattrapage comme le changement pour lequel « notice has not been submitted within 30 days of the change ». [7] Les deux pages portent la même date de modification du 7 juillet 2025 : il s'agit donc d'une incohérence interne à yukon.ca, et non d'un désaccord entre le registre et le législateur.

Inscrivez 15 jours au calendrier. Deux des trois sources disent 15 — la loi et la page de tâche du registre visant précisément ce dépôt — et un dépôt hâtif satisfait de toute façon à la troisième lecture. L'explication la plus probable est que les 30 jours de la page du rapport annuel décrivent, de façon périmée ou approximative, le moment où le formulaire 9 doit accompagner la déclaration, mais ce guide ne l'affirme pas, faute que la page le dise. Notez aussi que c'est l'avis dont le droit est nul : rien d'autre ne viendra vous le rappeler. [37]

Une société extra-territoriale dispose bel et bien de 30 jours. La page équivalente pour les sociétés extra-territoriales indique que la société « has 30 days to notify the registrar » et emploie le formulaire 33 plutôt que le formulaire 9, également sans frais. [75] Les délais de 15 et de 30 jours sont donc tous deux exacts au Yukon : ils s'attachent simplement à des types de sociétés différents, ce qui est très probablement à l'origine de la confusion.

L’épreuve pratique d’un calendrier, c’est de survivre à un changement d’adresse. Quand le bureau enregistré déménage, quatre choses doivent se produire et une seule est l’avis gratuit de 15 jours : le dépôt au registre, la mise à jour de l’adresse auprès de l’ARC, le dossier de la Commission de la santé et de la sécurité au travail, et le permis de la Ville de Whitehorse, dont le changement de nom ou d’adresse comporte ses propres frais de 29,04 $. [27] Trois de ces quatre démarches ne sont rappelées par personne.

Ce qui arrive si vous cessez de déposer

La plupart des guides s'arrêtent à « déposez le rapport annuel ». La loi dit ce qui se passe si vous ne le faites pas, et la réponse est plus grave qu'une pénalité de retard — il n'y a aucune pénalité de retard.

Un an de défaut, et le registraire peut dissoudre la société. L'article 214(1) permet au registraire de dissoudre la société qui « has not begun business within three years after the date shown in its certificate of incorporation », qui « has not carried on its business for three consecutive years », ou qui « is in default for a period of one year in sending to the registrar any notice or document required by this Act ». [36] Le rapport annuel manqué relève carrément du troisième volet.

Il y a un avertissement, et il est long. Le registraire « shall not dissolve a corporation under this section before » d'avoir envoyé un avis d'intention de dissoudre à la société et à deux administrateurs — ou à l'administrateur unique — « not less than 120 days before issuing a certificate of dissolution », et publié cet avis dans la Gazette du Yukon. [36] Deux conséquences. L'avis de 120 jours part vers le bureau enregistré et vers les administrateurs aux adresses que détient le registre : c'est précisément pourquoi les avis d'adresse gratuits de 15 jours comptent, car la société dont les adresses au registre sont périmées sera dissoute sans que personne ne lise l'avertissement. Et l'intention de dissoudre est publiée dans la Gazette du Yukon : elle est donc de notoriété publique avant d'être exécutée.

Puis la société cesse d'exister. « The corporation ceases to exist on the date shown in the certificate of dissolution. » [36] Ni suspendue, ni en mauvaise posture : disparue. La délivrance de ce certificat de dissolution est gratuite, ce qui indique on ne peut plus clairement que le registre ne traite pas la dissolution administrative comme une source de revenus. [37]

La reconstitution est possible, sans délai de prescription. Tout intéressé peut demander au registraire de reconstituer une société dissoute en vertu de l'article 214, en déposant des clauses de reconstitution ; sur réception, le registraire « shall issue a certificate of revival », et la société « is revived on the date shown on the certificate of revival », retrouvant ses droits et obligations « subject to any reasonable terms that may be imposed by the registrar and to the rights acquired by any person after its dissolution ». [36] Le Yukon n'impose aucun délai à la reconstitution administrative. Mais deux réserves se cachent dans cette phrase : les droits acquis par des tiers pendant votre inexistence sont préservés, et la société dissoute depuis trois ans ou plus doit obtenir une nouvelle réservation de dénomination avant d'être reconstituée, le Règlement sur les dénominations exigeant un certificat de réservation pour « the revival of a Yukon organization that has been dissolved for three or more years ». [38] Si quelqu'un a pris votre dénomination entre-temps, vous ne la récupérez pas.

Un bureau enregistré périmé a sa propre mèche de huit mois. Lorsque le registraire avise qu'une adresse n'est pas réellement celle de la société et que celle-ci ne répond pas dans les huit mois, elle « is deemed to be in default of its obligation to file a notice of change under subsection 22(5) » depuis la date de l'avis, « and the registrar may proceed to dissolve the corporation in accordance with section 214 ». [36] Un arrangement de bureau enregistré qui s'éteint discrètement mène donc au même endroit que l'absence totale de dépôt.

Pour une société extra-territoriale, l'équivalent est l'annulation, non la dissolution. Le registraire peut annuler un enregistrement lorsque la société est « in default for a period of one year in sending to the registrar any fee, notice or document required by this Part », lorsqu'elle a cessé d'exploiter au Yukon, lorsqu'elle est dissoute dans son ressort d'origine, ou — point important — lorsque « the attorney for the extra-territorial corporation has died or resigned or the attorney's appointment has been revoked and the extra-territorial corporation has not appointed an alternative attorney ». [36] Le même préavis de 120 jours s'applique, envoyé au fondé de pouvoir. [36] Le rétablissement est possible sur dépôt de tout ce qui est en souffrance et paiement du droit de 300 $. [36] [37]

Se dissoudre volontairement, et ce que cela coûte

La dissolution volontaire est délibérément bon marché. En vertu de l'article 212, une société peut se dissoudre volontairement, et le registre l'énonce clairement : « There is no fee to dissolve a corporation. » [65] Le formulaire dépend de la voie retenue : formulaire 19 (clauses de dissolution, cas particulier), formulaire 20 (déclaration d'intention de dissolution, liquidation non supervisée) ou formulaire 23 (clauses de dissolution après liquidation non supervisée). Le dépôt du formulaire 19 produit un certificat confirmant « that the corporation is no longer in existence as of the date shown on the certificate » ; la voie du formulaire 20 ne donne le certificat qu'une fois que la société « has dealt with all of the requirements of sections 213(6) and 213(7), and has filed Form 23 ». Le traitement prend jusqu'à 10 jours ouvrables. [65]

Changer d'avis a un prix, et c'est l'asymétrie à retenir : entamer une dissolution est gratuit, et l'interrompre coûte 100 $ — le certificat de renonciation à l'intention de dissolution est la seule étape tarifée de la séquence. [4] Le formulaire est le formulaire 22. [65]

La fusion joue en sens inverse côté coût : les clauses de fusion sont le formulaire 12, le droit est de 300 $, et la trousse doit comporter la convention de fusion s'il y en a une, ainsi qu'« a statutory declaration of a director or an officer of each amalgamating corporation » et une déclaration semblable d'un membre de l'organe dirigeant de chaque personne morale extra-territoriale fusionnante. Une nouvelle réservation de dénomination est exigée sauf si vous optez pour une dénomination numérotée, et les formulaires 2 et 8 sont déposés en même temps. [66]

Les pénalités, et celle qui manque

Toutes les amendes de la Loi sur les sociétés par actions sont fixées par l'annexe C du Règlement sur les sociétés par actions, et le schéma est uniforme : 5 000 $, avec six mois d'emprisonnement pour les infractions visant les personnes physiques. [37]

Infraction Amende maximale Emprisonnement maximal
Exercer sous une dénomination contrevenant aux art. 12(3), (3.1) ou (3.2) 5 000 $ —
Ne pas respecter sans motif raisonnable les exigences documentaires de l'art. 23 5 000 $ —
Contrevenir aux exigences d'accès aux documents de l'art. 24 5 000 $ 6 mois
Faire ou aider à faire un dépôt contenant une déclaration fausse ou une omission importante (art. 251(1)) 5 000 $ 6 mois
Administrateur ou dirigeant autorisant sciemment un tel dépôt (art. 251(2)) 5 000 $ 6 mois
Contrevenir à la partie 21, y compris agir comme mandataire d'une personne morale extra-territoriale non enregistrée (art. 297(1)) 5 000 $ —
Contrevenir à toute disposition sans pénalité prévue (art. 252) 5 000 $ 6 mois (particuliers)

Notez ce qui ne figure pas au tableau : aucune amende ne sanctionne le défaut de déposer le rapport annuel. La sanction est la dissolution en vertu de l'article 214, non un montant. Cela renverse l'intuition habituelle : le dépôt qui porte un droit ne porte aucune pénalité, tandis que les infractions assorties de pénalités visent l'honnêteté et l'accès aux documents plutôt que la ponctualité. L'article 251 mérite une double lecture de quiconque signe un formulaire yukonnais : un dépôt qui « contains an untrue statement of a material fact » ou qui « omits to state a material fact » est une infraction pour son auteur et, séparément, pour l'administrateur ou le dirigeant qui l'autorise sciemment, la défense se limitant à la déclaration ou l'omission qui « was unknown to the person and in the exercise of reasonable diligence could not have been known ». [36]

Exploiter au-delà des frontières : l’enregistrement extra-territorial

Le Yukon appelle société extra-territoriale la société de l’extérieur qui exploite une entreprise sur le territoire ; la partie 21 de la loi la régit. [8]

Le déclencheur est large. L’article 275 énonce huit volets de l’exploitation d’une entreprise au Yukon, dont plusieurs sont remplis sans un seul employé sur place : une inscription téléphonique ou une publicité yukonnaise donnant une adresse ou un numéro au Yukon ; le fait de disposer « d’un représentant résident, d’un entrepôt, d’un bureau ou d’une place d’affaires au Yukon » ; le fait d’agir à titre d’administrateur d’une société ; la propriété d’un bien immobilier yukonnais ; le besoin d’une licence yukonnaise ; ou le fait d’y effectuer autrement des opérations. L’article 277(1) exige ensuite un avis écrit de l’adresse du bureau enregistré dans le ressort d’origine « immediately on commencing carrying on business in the Yukon », et l’article 277(2) exige l’enregistrement « before or within 30 days after it begins carrying on business in the Yukon ». L’enregistrement consiste en une déclaration en la forme prescrite que l’article 278(2) exige d’accompagner de « the appointment of its attorney for service », lequel fondé de pouvoir doit être un particulier suivant l’article 286(1) ; lorsqu’un document n’est pas en anglais, l’article 278(3) permet au registraire d’exiger d’abord une traduction vérifiée. [1]

L’enregistrement coûte 300 $, le rapport annuel 100 $ et le rétablissement d’un enregistrement annulé 300 $, tandis que la nomination d’un fondé de pouvoir ou le changement de son adresse est sans frais ; s’enregistrer sans réservation de dénomination ajoute 100 $ et se fait uniquement sur papier. [5] Le rapport annuel extra-territorial est le formulaire 36, dû « by the last day of the month immediately following the month of the registration anniversary in Yukon » — la date d’enregistrement au Yukon, et non la date de constitution d’origine — et il reconfirme chaque année le fondé de pouvoir. Une dénomination d’emprunt doit en outre être enregistrée en vertu de l’article 87 de la Loi sur les dénominations sociales et les sociétés de personnes. [9]

Se constituer au Yukon donne une société yukonnaise, non des droits nationaux : exploiter dans une autre province suppose de satisfaire aux règles de cette province selon ses propres modalités.

La position du Yukon dans les accords de commerce intérieur

Deux accords déterminent ce à quoi une société yukonnaise peut s'attendre en s'étendant, et aucun ne procure le raccourci d'enregistrement espéré.

Le Yukon est Partie à l'Accord de libre-échange canadien. Le préambule de l'ALEC nomme « The Governments of Canada, Ontario, Quebec, Nova Scotia, New Brunswick, Manitoba, British Columbia, Prince Edward Island, Saskatchewan, Alberta, Newfoundland and Labrador, the Northwest Territories, Yukon, and Nunavut », et l'annexe « A » énumère le « Government of Yukon » parmi les signataires ; l'Accord définit une Partie comme « any signatory to this Agreement ». [46]

L'ALEC ne lève pas l'enregistrement extraprovincial : il le préserve expressément. L'article 311 prévoit qu'une Partie peut exiger d'un investisseur ou de son investissement qu'il « have a local agent or local address for service » et qu'il « obtain a licence, registration, or certification … as a condition for carrying on business, or establishing or acquiring an enterprise in its territory », pourvu que ces exigences ne soient pas appliquées « in a manner that would constitute a means of arbitrary or unjustifiable discrimination ». L'article 306 dit la même chose pour les fournisseurs de services. [46] Ce que l'ALEC garantit, c'est la parité de prix, non l'exemption : les droits d'enregistrement et autres frais commerciaux imposés aux investisseurs d'une autre Partie doivent être « no less favourable than the charges it applies to its own … except to the extent that the difference in charges can be justified by actual cost ». [46] Le Yukon a aussi signé l'Accord canadien de reconnaissance mutuelle sur la vente de biens, mais cet instrument porte sur la question de savoir si un bien légalement vendu dans un ressort peut l'être dans un autre — et il « does not currently apply to how a good is sold, or who may sell or purchase it ». [47]

Le Yukon n'est pas partie au New West Partnership Trade Agreement. Le NWPTA est « an accord between the Governments of British Columbia, Alberta, Saskatchewan and Manitoba », en vigueur depuis le 1er juillet 2010 et pleinement mis en œuvre depuis le 1er juillet 2013. [48] Le Yukon n'apparaît nulle part dans sa liste de parties. Le traitement simplifié que la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba s'accordent mutuellement n'est donc pas offert à une société yukonnaise, et une entreprise yukonnaise qui s'étend en Colombie-Britannique s'y enregistre à titre extraprovincial aux conditions ordinaires.

La conclusion pratique est peu spectaculaire : s'étendre hors du Yukon suppose un enregistrement distinct, un droit distinct et généralement un dépôt annuel distinct dans chaque ressort abordé, les accords de commerce ne garantissant que l'absence de surfacturation par rapport à une société locale.

Ce que contient réellement la trousse d'enregistrement. Le registre énumère quatre éléments en sus du droit : la déclaration d'enregistrement (formulaire 26), la nomination du fondé de pouvoir aux fins de signification et de son suppléant (formulaire 27), un « certificate of status, compliance or good standing from your home jurisdiction », et une copie du certificat de constitution, de fusion ou de prorogation. [61] La version archivée de la même directive ajoutait une règle de fraîcheur que la page actuelle omet : le certificat d'attestation du ressort d'origine ne doit pas avoir plus de deux mois — « not more than 2 months old » —, règle à intégrer à la séquence, car un certificat commandé trop tôt expire avant que la trousse n'arrive à Whitehorse. [60]

Le fondé de pouvoir a besoin d'un bureau yukonnais ouvert au public, et non d'une simple adresse. C'est la contrainte qui détermine si un arrangement à distance est praticable : « Section 286(6) of the Business Corporations Act requires the delivery address of the attorney for the extra-territorial corporation be an office located in Yukon. This address must be accessible to the public during normal business hours. The attorney for service does not have to hold any legal designation. » [60] La page actuelle sur la nomination reprend la substance : « All extra-territorial corporations must appoint an attorney for service. The delivery address of an attorney for service for an extra-territorial corporation must be located in Yukon. This office must be accessible to the public during normal business hours. » Le dépôt de la nomination est sans frais. [73] Notez les deux moitiés : le fondé de pouvoir n'a pas à être avocat, mais l'adresse doit être un bureau doté de personnel et accessible au public pendant les heures normales — ce qui exclut une simple boîte aux lettres et reprend la règle de l'article 22(6) pour le bureau enregistré d'une société yukonnaise.

Deux mécanismes du régime extra-territorial passent facilement inaperçus. Une dénomination peut être réservée au profit d’une personne morale extra-territoriale sur la même base de 90 jours que pour une constitution locale, en vertu de l’article 279 : la société entrante n’est donc pas contrainte d’exercer sous la dénomination qu’elle porte chez elle. [1] Et le fondé de pouvoir aux fins de signification est une charge continue, non une case à cocher une seule fois : au décès, à la démission ou à la révocation du fondé de pouvoir, la société doit « immédiatement » en nommer un autre, qui doit être un particulier, suivant l’article 286(1) ; un suppléant peut être choisi parmi les associés du fondé de pouvoir, ou parmi les directeurs adjoints lorsque celui-ci est le gérant yukonnais, suivant l’article 286(2) ; et le fondé de pouvoir démissionnaire dont la société refuse de le remplacer peut forcer la situation en donnant un avis par courrier recommandé au bureau enregistré, prenant effet au plus tôt 60 jours après la mise à la poste, avec copie au registraire. [1] Ce délai de 60 jours constitue un risque réel pour une société absente du territoire : la personne qui accepte la signification en votre nom peut se retirer avec un préavis de deux mois, et l’avis est envoyé au bureau enregistré que vous ne lisez peut-être pas.

La question de la société fédérale, exposée dans les deux sens

La question de savoir si une société fédérale doit elle-même s’enregistrer à titre extra-territorial au Yukon demeure véritablement incertaine au vu des éléments disponibles pour ce guide, et l’enjeu est commercial : c’est la différence entre 300 $ d’enregistrement plus 100 $ de rapport annuel à perpétuité, et rien du tout. Ce guide expose les deux positions et n’en retient aucune.

La position attribuée au registre — retrouvée, et plus intéressante que prévu. La phrase existe, elle est textuelle, et elle figure sur une page retirée. L'ancienne page « Register: extra-territorial business corporation » du Yukon disait : « Extra-territorial business corporations are business corporations created outside Yukon. Under the Business Corporations Act, they must register to do business in Yukon, unless federally incorporated. This is the case no matter how long they plan to do business here. » [60]

Trois réserves comptent davantage que la citation.

Premièrement, cette page n'existe plus. Sa dernière capture active date du 23 novembre 2020, ses métadonnées indiquent une date de modification du 18 novembre 2020, et toutes les captures à partir de février 2023 sont des redirections. L'URL mène aujourd'hui au carrefour de la section du registre.

Deuxièmement, la page qui l'a remplacée ne reprend pas l'exception. La page actuelle, modifiée le 21 juillet 2025, dit seulement : « Extra-territorial corporations need to register in Yukon if they are carrying out business in the territory. » Aucune capture de cette page, de la première en 2021 jusqu'à aujourd'hui, n'a jamais contenu les mots « unless federally incorporated ». [61]

Troisièmement, un énoncé disparu lors d'une refonte n'équivaut pas à un énoncé retiré volontairement, et ni ce guide ni un lecteur ne peuvent dire lequel des deux s'est produit. Ce qu'on peut affirmer avec précision est ceci : l'exception a été publiée par le registre en 2020, ne l'est plus aujourd'hui, et n'a jamais figuré dans la loi. Le fondateur qui se fie aujourd'hui à l'idée que « le Yukon dispense les sociétés fédérales » se fie à une page qui n'est plus en ligne depuis des années.

C'est pourquoi cette lecture n'est toujours pas adoptée ici.

La position que soutient le texte de loi. Trois dispositions ont été lues directement dans la codification et vont en sens inverse.

  • L’article 277(2) impose l’enregistrement à « every extra-territorial body corporate », sans aucune exception fédérale nulle part dans le paragraphe. Une société de régime fédéral exploitant une entreprise au Yukon est, au sens ordinaire des définitions de la partie 21, une personne morale extra-territoriale.
  • L’article 276(2) prévoit que « This Part does not apply to a Canada corporation so as to affect its right to carry on business in the Yukon ». C’est une clause de sauvegarde qui protège le droit constitutionnel d’une société fédérale d’exercer sur le territoire — l’idée étant qu’une législature territoriale ne peut pas le lui interdire. Elle ne dit rien de l’obligation administrative de s’enregistrer, et y lire une dispense d’enregistrement, c’est y ajouter des mots absents.
  • L’article 280(4) est la seule exclusion fédérale expresse de toute la partie : « Le présent article ne s’applique pas à une société de régime fédéral. » Il écarte un seul article, portant sur les dénominations des sociétés extra-territoriales, et son existence même contredit la lecture large de l’article 276(2) : un rédacteur qui aurait déjà soustrait les sociétés fédérales à toute la partie n’aurait aucune raison de les en soustraire une seconde fois pour un seul article.

[1]

Ce que dit le registre fédéral. Corporations Canada affirme que « provincial and territorial legislation requires you to register your federal corporation in each province and territory in which it will conduct business », en traitant « having an address, a post office box or a phone number in a province or territory » comme l’exploitation d’une entreprise. [28] Il s’agit d’un énoncé général visant tous les ressorts, et non d’une décision propre au Yukon, et il n’est pas récent : la page n’a pas été modifiée depuis juin 2022 et renvoie encore le trafic yukonnais vers un hôte qui ne dessert plus le registre. Une page d’annuaire fédérale périmée est une preuve faible de la pratique territoriale actuelle ; elle est citée ici comme position fédérale, non comme preuve de la règle yukonnaise.

Quel est réellement l'inconvénient. La loi attache au défaut d'enregistrement une conséquence précise et commercialement lourde, qui n'est pas une amende. « An extra-territorial body corporate while unregistered is not capable of commencing or maintaining any action or other proceeding in any court in the Yukon in respect of any contract made in the course of carrying on business in the Yukon while it was unregistered. » [36] Autrement dit : vous ne pouvez pas poursuivre sur vos propres contrats yukonnais. Le remède produit un effet rétroactif mais suppose d'agir : si la société « was not registered at the time it commenced an action or proceeding … but becomes registered afterward, the action or proceeding may be maintained as if it had been registered before the commencement ». [36] S'y ajoute une pénalité générale de 5 000 $ pour contravention à la partie 21, qui vise expressément quiconque « acts as the agent or representative of … an extra-territorial body corporate which carries on business contrary to the requirements of this Part » — le mandataire yukonnais d'une société non enregistrée s'expose donc personnellement. [36] Enfin, une personne morale extra-territoriale non enregistrée peut recevoir signification par l'entremise du registraire, avec avis publié dans la Gazette du Yukon, ce qui est alors réputé « good and valid service » : elle peut donc être poursuivie alors même qu'elle ne peut pas poursuivre. [36]

Comment agir tant que la question reste ouverte. C’est l’asymétrie des deux erreurs qui devrait guider la décision, et l'article 296 la rend très déséquilibrée. S’enregistrer alors qu’on n’y était pas tenu coûte 300 $ une fois et 100 $ par année, et procure une inscription yukonnaise, un fondé de pouvoir nommé et une réponse claire à toute question de vérification diligente. Ne pas s’enregistrer alors qu’on y était tenu laisse une société fédérale exploiter une entreprise dans un ressort où l’article 277(2) exigeait l’enregistrement dans les 30 jours, sans pouvoir faire exécuter ses propres contrats yukonnais devant un tribunal du Yukon tant qu'elle ne s'enregistre pas. Obtenez la réponse par écrit des Affaires corporatives avant de choisir, en notant qu’elles précisent que leur personnel « cannot provide any interpretation of legislation or operational advice of any sort » : une question formulée comme « cette société doit-elle s’enregistrer ? » risque d’être refusée là où « quel formulaire dois-je déposer pour enregistrer une société de régime fédéral ? » trouvera réponse. [3] La comparaison entre constitution fédérale et provinciale expose le même arbitrage pour les douze autres ressorts.

Si vous êtes à l’extérieur du Canada

Le Yukon est exceptionnellement accommodant en droit et exceptionnellement traditionnel en pratique ; le fondateur établi à l’étranger rencontre les deux moitiés.

La résidence des administrateurs n’est pas un obstacle. L’article 106(1) ne déclare inhabiles que les personnes de moins de 19 ans, celles sous tutelle ou judiciairement déclarées incapables, celles visées par une procuration perpétuelle entrée en vigueur, les non-particuliers sous réserve de l’article 106(1.1) et les faillis non libérés. Un conseil composé entièrement de personnes qui n’ont jamais mis les pieds au Canada satisfait à cette liste, et aucune dispense, demande ou prête-nom résidant au Yukon n’est nécessaire pour y parvenir. Le Yukon permet aussi une administratrice personne morale en vertu de l’article 106(1.1) — « la personne morale qui détient des actions avec droit de vote d’une société par actions peut agir en qualité d’administrateur » si elle est une société yukonnaise ou extra-territoriale et n’est pas en défaut auprès du registraire —, ce qui permet à la filiale yukonnaise ou extra-territoriale d’un groupe étranger de siéger au conseil, sous réserve de la responsabilité solidaire que l’article 106(1.2) impose aux administrateurs de cette personne morale. [1]

Le bureau enregistré est la véritable contrainte. L’article 22(1) exige un bureau enregistré au Yukon en tout temps et l’article 22(4) y interdit la case postale ; le formulaire 2 exige que l’adresse de livraison soit un lieu physique et que l’adresse aux fins de signification par courrier soit « a Yukon address ». Le fondateur non résident a donc besoin d’une véritable adresse yukonnaise détenue par quelqu’un disposé à accepter la signification d’actes de procédure — en pratique un avocat, un comptable ou un fournisseur de services corporatifs du Yukon. La loi prévoit précisément cet arrangement : l’article 22(5.1) envisage « a person retained by a corporation to maintain its registered office or its separate records office at the person's place of business in the Yukon », et permet à cette personne de déposer elle-même le changement si l’adresse de son propre établissement se déplace. Une adresse à l’extérieur du territoire, Montréal comprise, ne peut pas remplir ce rôle, et une case postale de Whitehorse non plus. [3]

Ce que vous pouvez et ne pouvez pas déposer à distance. La réservation de dénomination est véritablement à distance : en ligne dans YCOR pour 40 $ par carte de crédit. [5] La constitution, non : signatures originales seulement, copies et signatures électroniques refusées, ce qui suppose des documents physiques signés par le fondateur parvenant à Whitehorse par la poste, par messagerie ou de main à main. Ensuite, les dépôts peuvent passer en ligne — mais seulement une fois que vous détenez une clé de dépôt privée, laquelle « will be mailed to the account holder and to the entity », soit deux envois postaux dont l’un à l’adresse yukonnaise de la société. [12] Organisez l’arrangement d’adresse yukonnaise avant d’avoir besoin de la clé, et non après. Ni le délai que le courrier international ajoute aux 10 jours ouvrables du traitement papier, ni la question de savoir si le registraire accepte une trousse de signatures livrée par messagerie depuis l’étranger ne sont publiés : confirmez les deux auprès des Affaires corporatives avant de vous engager sur une date. Un enregistrement extra-territorial ajoute une contrainte supplémentaire à distance, puisque l’article 278(3) permet au registraire d’exiger la traduction vérifiée de tout document qui n’est pas en anglais.

Le statut fiscal ne suit pas le certificat. Le taux de 0 % s’applique au revenu admissible à la déduction accordée aux petites entreprises, laquelle dépend du statut de société privée sous contrôle canadien, et c’est le contrôle par des non-résidents qui le fait perdre. Un certificat yukonnais et un bureau à Whitehorse ne prouvent ni ce statut ni le lieu où la société est effectivement dirigée et contrôlée. [21]

Le numéro d’entreprise peut exiger la voie des non-résidents, lorsque l’entreprise est située à l’extérieur du Canada ou que le demandeur n’a pas de NAS ou en a un commençant par 0. [25] Comme la Commission de la santé et de la sécurité au travail réclame ce numéro à l’inscription, et que Whitehorse réclame l’approbation de la Commission à un demandeur constitué en société, un retard à l’étape du numéro d’entreprise retarde tout le reste. [26] [27]

La voie d'inscription en ligne vous est fermée, et c'est le détail qui surprend. L'Inscription en direct des entreprises est le moyen rapide d'obtenir un numéro d'entreprise et des comptes de programme, mais l'ARC énumère parmi ce que l'on ne peut pas y faire : « Register a Canadian business with only non-resident owners. » [54] Une société yukonnaise dont tous les propriétaires sont non-résidents est exactement ce cas. Le schéma de tout l'exercice yukonnais se répète donc au palier fédéral : le droit est permissif, et le canal administratif est celui du papier. Les non-résidents qui s'inscrivent à la TPS/TVH sont dirigés vers le formulaire « RC1, Request for a Business Number and Certain Program Accounts », à télécopier ou poster « to your designated non-resident tax services office ». [35]

Un dépôt de garantie TPS peut être exigé, et ses limites sont publiées. En règle générale, vous devez fournir une garantie si vous demandez l'inscription et que soit « you do not have a permanent establishment in Canada », soit « you make supplies in Canada only through another person's fixed place of business ». [35] Le montant correspond à « 50% of your estimated net tax » la première année et à 50 % de la taxe nette réelle par la suite, avec un maximum de 1 million de dollars et un minimum de 5 000 $, payable en espèces, par chèque certifié, mandat ou obligation admissible. [35] Il existe une exemption réelle : la garantie « is not required if your estimate is $100,000 annually or less and your annual net tax will be between $3,000 remittable and $3,000 refundable ». [35] Le fondateur établi à l'étranger qui prévoit une petite exploitation yukonnaise devrait donc dimensionner délibérément sa première année par rapport à cette barre de 100 000 $, car la franchir transforme une inscription en immobilisation de trésorerie. Notez aussi une règle de séquence qui piège ceux qui s'inscrivent à la taxe avant de se constituer : « A corporation's effective date of GST/HST registration cannot be before the incorporation date. » [55] Et l'inscription volontaire est un engagement : il faut « stay registered for at least one year before you can cancel your registration ». [55]

Conséquences bancaires et d’adresse. Rien ici n’établit qu’une banque ouvrira un compte à une société yukonnaise dont le conseil est entièrement non résident ; les exigences d’aucune institution n’ont été vérifiées pour ce guide. Commencez par la recherche sur les non-résidents et le guide pour ouvrir depuis l’étranger, puis les pages par institution comme RBC, TD et BMO. Attendez-vous à des questions distinctes sur le bureau enregistré, une adresse d’exploitation, la résidence réelle de chaque administrateur, l’organigramme de propriété jusqu’aux personnes physiques et l’origine des fonds. L’arbre de décision complet, y compris le statut d’immigration et la résidence fiscale de la société, se trouve dans le volet depuis l’étranger.

Immigration : le Programme des candidats entrepreneurs du Yukon

Le Yukon exploite un volet entrepreneurial dédié, avec des exigences publiées et une grille d’évaluation par points, et sa propre page de démarrage d’entreprise scinde son public entre « Yukon residents » et « Foreign entrepreneurs », dirigeant les seconds vers ce volet. [19]

Les exigences personnelles sont précises et financières : au moins 65 points à la grille d’évaluation ; au minimum un diplôme d’études secondaires ; au moins 3 ans d’expérience entrepreneuriale ou de gestion d’entreprise et 5 ans d’expérience de travail pertinente ; ne pas être réfugié ni avoir une demande d’asile active ; ne jamais avoir été refusé en immigration par le Canada ; aucune demande active auprès d’un autre programme de candidats ; un avoir net d’au moins 500 000 $ CA et au moins 300 000 $ CA d’actifs liquides, tous deux documentés avec « verification by a Yukon accounting firm that you obtained it through legal means » ; l’intention de vivre en permanence au Yukon avec les personnes à charge tout en gérant l’entreprise ; un poste de niveau FÉER 0 ou 1 de la CNP ; et un plan d’investissement d’au moins 300 000 $ CA de capital au cours des deux premières années. [20]

Deux conditions piègent ceux qui ont déjà commencé : le capital « does not include any capital investments made before your acceptance into the Yukon Business Nominee Program », et le demandeur doit « have not yet purchased or started your business in the Yukon at the time of your application » — se constituer d’abord et postuler ensuite est donc le mauvais ordre. Le capital admissible désigne des biens ou de l’équipement, non une maison, des véhicules partiellement personnels ou des dépenses d’exploitation.

Les règles sectorielles sont tout aussi décisives. L’entreprise doit être nouvelle ou constituer l’achat d’une entreprise yukonnaise existante, être gérée par le demandeur, ne pas être un placement passif et appartenir à un secteur stratégique : technologies de l’information, fabrication, transformation à valeur ajoutée, forêt, tourisme, énergie, mines ou mise en valeur des minéraux, agriculture, industrie culturelle, ou production de films et de vidéos. Sont inadmissibles les placements passifs, le commerce de détail, le commerce de gros et la distribution, la restauration, les services financiers, les services aux entreprises, de consultation et à la personne, la plupart des services professionnels, l’immobilier, les sociétés de portefeuille et les stations-service — ce qui écarte une grande part de ce que proposent les fondateurs.

La séquence, le test linguistique et les délais

Le programme publie son processus, plus long et plus sélectif que la seule liste d'admissibilité ne le laisse croire. [56]

Il existe une exigence linguistique que la page d'admissibilité ne mentionne pas : « a minimum of level 6 on the IELTS English language test; or level 4 on the TEF Canada test ». La décision sur la demande initiale arrive « within 12 to 14 weeks ». Franchir la barre ne suffit pas : les demandes admissibles totalisant au moins 65 points « enter a pool of potential candidates for 6 months if your business concept is approved », et le programme précise que « meeting the eligibility requirements and the minimum score, however, does not guarantee acceptance into the program ». Seuls les candidats sélectionnés dans ce bassin sont invités à produire des documents de vérification, et ceux qui passent cette étape sont conviés « for an exploratory trip and an in-person interview in the Yukon ». [56]

Vient ensuite ce qui compte le plus pour la planification : l'approbation ne produit pas la résidence permanente. Le Yukon « support[s] you in getting a 2-year work permit from the federal government », période durant laquelle vous devez vous établir avec votre famille et votre entreprise sur le territoire, et ce n'est qu'« at the end of the 2-year work permit period » que le Yukon appuie la demande de résidence permanente. [56]

Comment les 65 points sont réellement attribués

La grille est publiée, et elle est d'une mécanique inhabituelle : la plupart des tranches inférieures sont éliminatoires, de sorte que plusieurs catégories peuvent rendre une demande irrecevable plutôt que simplement mal notée. Le minimum est de 65 points, et la grille précise que « Meeting the minimum score does not guarantee acceptance into the program. » [71]

Catégorie Tranche Points
Valeur de l'investissement moins de 300 000 $ inadmissible
300 000-400 000 $ / 400 001-750 000 $ / 750 001 $ et plus 6 / 8 / 12
Avoir net personnel moins de 500 000 $ inadmissible
500 000-750 000 $ / 750 001 $ et plus 6 / 8
Actifs liquides moins de 300 000 $ inadmissible
300 000-450 000 $ / 450 001 $ et plus 6 / 8
Âge moins de 21 / 21-49 / 50-51 / 52-53 / 54-55 / 56 et plus 0 / 10 / 8 / 6 / 4 / 0
Visites antérieures au Yukon moins de 3 jours / 3-6 / 7-10 / 11 et plus 0 / 4 / 6 / 8
Langue sous le NCLC 4 dans une catégorie / NCLC 4-6 partout / NCLC 7 et plus partout 0 / 8 / 12
Expérience entrepreneuriale ou de gestion moins de 3 ans inadmissible
3-5 ans / 6 ans et plus 8 / 10
Expérience de travail moins de 5 ans inadmissible
5-7 ans / 8 ans et plus 8 / 10
Études complétées aucun diplôme d'études secondaires inadmissible
secondaire / 1 an postsecondaire / 2 ans / baccalauréat / maîtrise ou doctorat 10 / 12 / 16 / 18 / 20
Lieu de l'entreprise projetée Whitehorse / une collectivité autre que Whitehorse 0 / 5

Quatre constats en découlent que la seule liste d'admissibilité ne révèle pas.

Les études constituent la catégorie la plus lourde, jusqu'à 20 points contre 12 pour la plus forte tranche d'investissement. Une maîtrise vaut plus que d'investir trois quarts de million de dollars.

S'établir hors de Whitehorse vaut 5 points — cinq points gratuits pour une entreprise dont l'emplacement est réellement flexible, et la seule catégorie où le territoire oriente ouvertement votre destination.

Les visites antérieures sont notées, jusqu'à 8 points pour 11 jours ou plus. Qui n'a jamais mis les pieds au Yukon part avec huit points de retard, soit l'essentiel de l'écart entre un score marginal et un score confortable.

La langue est notée sans être exigée au dépôt. La grille précise : « You are not required to have Canadian Language Benchmarks (CLB) Level 4 language proficiency to apply. If we accept your application, you are required to have it for nomination. You will receive points if you provide language results with your application. » [71] Cela coexiste avec l'exigence distincte d'IELTS 6 ou de TEF Canada 4 figurant sur la page de demande : les niveaux NCLC servent à noter la grille, les résultats IELTS et TEF conditionnent la demande. Mieux vaut confirmer quel résultat est attendu à quelle étape que de présumer qu'un seul satisfait aux deux.

Les métadonnées du document sont datées : dernière mise à jour le 13 novembre 2022. Vérifiez qu'elle est à jour avant de vous y évaluer.

Comment le palier fédéral nomme tout cela. IRCC inscrit le Yukon parmi les territoires dotés d'un Programme des candidats des provinces et décrit les deux voies vers la résidence permanente — par Entrée express, où une désignation vaut « 600 extra points », ou hors Entrée express. [57] Les instructions opérationnelles d'IRCC décrivent la structure exactement comme le Yukon : le candidat s'adresse d'abord à la province ou au territoire, reçoit « a support letter to obtain a work permit », puis doit « implement their business plan and meet specific provincial requirements, usually for 2 years … before they are provided a Confirmation of Nomination letter » — et IRCC en souligne lui-même la conséquence : « During the initial 2-year period … the business candidate is not nominated by the province or territory. They are only potential nominees. » [58]

Le permis de travail est délivré sans étude d'impact sur le marché du travail sous le code de dispense C60 — celui qui a remplacé le C11 pour les candidats entrepreneurs provinciaux à compter du 15 décembre 2022. [59] Précisions utiles avant de bâtir un budget : le permis court « to a maximum of 2 years » ; une prolongation au-delà « can be granted only if an application for permanent residence is already in process or in exceptional circumstances » ; l'entrepreneur est « both employer and employee [and] must meet the requirements for both roles », ce qui suppose de payer les frais de conformité de l'employeur ; et une fois la confirmation de désignation obtenue, le permis suivant se demande sous une disposition entièrement différente, l'article 204c) du Règlement, code administratif T13. [58]

L'allocation de candidatures — combien de désignations le Yukon reçoit ou délivre par année — n'est pas publiée : c'est le seul chiffre qu'il reste à confirmer directement auprès du programme. Le fondateur non admissible devrait examiner les options fédérales dans le volet depuis l’étranger plutôt que de traiter ce programme comme la seule porte.

Financement territorial, et un programme qui a pris fin

Deux programmes yukonnais publient des chiffres concrets, et l'un d'eux est un piège pour qui travaille à partir de conseils datés.

Le Fonds de développement économique finance « up to: 75 per cent of the eligible project costs; and 50 per cent of capital expenses », en trois paliers : « tier 1 up to $30,000; tier 2 between $30,001 and $100,000; and tier 3 between $100,001 and $500,000. » [72] L'admissibilité exige une entreprise yukonnaise remplissant trois des quatre conditions : un bureau ayant une adresse physique au Yukon, être assujettie à la Loi de l'impôt sur le revenu du Yukon, être enregistrée sous la Loi sur les sociétés par actions et la Loi sur les dénominations sociales et les sociétés de personnes s'il y a lieu, et détenir « a valid municipal business licence, where applicable ». Des soumissions sont exigées pour les biens ou services de plus de 1 000 $, et le palier 2 « no longer accepts paper or PDF applications ». [72] Notez comment ce critère se lit à la lumière de tout ce qui précède : il exige à la fois le dépôt au registre et le permis municipal, résumé compact de la raison pour laquelle les deux couches comptent.

Le Programme d'incitation aux entreprises a pris fin. « The Business Incentive Program ended on July 7, 2025, as part of our efforts to reduce barriers and support internal trade. Contracts awarded after this date will not be eligible for rebates. Contracts awarded before this date will remain eligible. » [74] La page décrit le régime au passé d'un bout à l'autre — la remise sur la main-d'œuvre « was between 5 per cent and 20 per cent of the gross wages and benefits paid to the employee » et la remise pour apprentis « was equal to 15 per cent of the gross wages paid to an apprentice » —, de sorte que tout plan bâti sur ces remises est à refaire. Sa définition du résident mérite d'être conservée, car d'autres programmes yukonnais reprennent la même idée : est résident du Yukon la personne qui y a établi sa « permanent and principal residence » et qui a été « physically present in the Yukon for at least 180 days immediately before the date of hire on the job site ». [74]

Lu avec la condition du crédit d'impôt pour investissement voulant que la société « pay at least 25% of its salaries and wages to Yukon residents », le motif est constant : les incitatifs yukonnais sont construits autour de l'embauche locale, non autour de la constitution locale. [67]

Le régime linguistique du Yukon

L’article 1(1) de la Loi sur les langues énonce que « le Yukon accepte que le français et l’anglais sont les langues officielles du Canada » et que les mesures qu’elle prévoit constituent des étapes importantes vers la mise en œuvre de l’égalité de statut du français et de l’anglais au Yukon. Trois conséquences opérantes en découlent. L’article 4 : les lois de la Législature et leurs règlements sont imprimés et publiés en français et en anglais, et les deux versions ont également force de loi — le texte français de la Loi sur les sociétés par actions n’est pas une traduction de commodité, c’est la loi. L’article 5 : le français ou l’anglais peut être utilisé par quiconque devant tout tribunal établi par la Législature, ou dans les actes de procédure qui en émanent. L’article 6(1) : le public peut communiquer avec le siège ou l’administration centrale d’une institution du gouvernement du Yukon et en recevoir les services dans l’une ou l’autre langue, et de même dans les autres bureaux lorsqu’il y a « une demande importante » ou que la vocation du bureau le justifie. [2]

C’est pourquoi les dénominations sociales bilingues sont une option de premier ordre, pourquoi « the French language equivalent » de Limited, Incorporated et Corporation est une terminaison acceptée, et pourquoi une dénomination française doit figurer au rapport annuel. Notez la limite : cela lie les institutions du Yukon. Contrairement au Québec, le Yukon n’impose aucune obligation d’usage du français à votre entreprise privée.

Modes de défaillance et ce que chacun coûte réellement

Chaque élément ci-dessous associe l’erreur à la conséquence qui découle d’une disposition citée dans cette page, plutôt qu’à une mise en garde générale.

Croire que l’on peut se constituer en ligne. YCOR réserve les dénominations et traite les dépôts ultérieurs ; une première constitution ne peut pas y être déposée, puisque « we only accept originals » et que les signatures électroniques sont refusées. [3] Conséquence : la fondatrice qui planifie un lancement autour d’un dépôt en ligne perd tout le temps de transit postal en plus des 10 jours ouvrables, sans autre moyen de rattrapage que 100 $ ou 500 $ d’accélération. [4]

Retenir 18 ans comme âge minimal des administrateurs. Le seuil yukonnais est de 19 ans suivant l’alinéa 106(1)a). [1] Conséquence : la personne est inhabile à être administratrice, le formulaire 8 nomme donc quelqu’un qui ne peut pas occuper la charge, et le vice subsiste dans les documents constitutifs jusqu’à correction.

Traduire « aucune règle de résidence » par « aucune présence yukonnaise requise ». Les deux questions sont distinctes : l’article 106 est muet sur la résidence, mais l’article 22(1) exige un bureau enregistré au Yukon en tout temps et l’article 22(4) y interdit la case postale. [1] Conséquence : une constitution tentée sans adresse yukonnaise n’a rien à inscrire au champ « adresse de livraison » du formulaire 2, et ce n’est pas un vice que l’on répare après coup.

Laisser expirer la réservation de dénomination. Le certificat vaut 90 jours. Conséquence : il faut recommencer et « pay the $60 in-person or $40 online fee again », et la dénomination peut ne plus être disponible. [3]

Faire diverger les formulaires 1 et 8. Le formulaire 8 doit énumérer exactement le nombre d’administrateurs déclaré au formulaire 1, et les champs vides ne sont pas acceptés — « NA » est l’inscription attendue. [3] Conséquence : la trousse est retournée, et comme elle voyage par la poste, un seul rejet peut coûter plus de temps de calendrier que toute la période de traitement.

Chercher un dépôt de transparence. Le registre des PCI est interne : il n’y a rien à déposer, et aucune ligne de droit ne lui correspond nulle part au barème. [10] [4] Conséquence : le fondateur qui attend un dépôt public perd son temps à le chercher, et celui qui en conclut qu’il n’y a donc aucune obligation se retrouve avec un registre inexistant — il était exigé depuis le 1er juin 2025, avec une échéance de constitution au 1er juin 2026, et les certificats au porteur devaient être remplacés par des certificats nominatifs. [11]

Oublier d’informer un nouveau PCI. La société doit informer chaque personne qu’elle inscrit au registre. [10] Conséquence : une obligation qu’un courriel suffit à remplir se trouve manquée par simple silence, et aucun dépôt nulle part ne serait venu la rappeler.

Manquer les avis gratuits de changement. Les changements d’adresse disposent de 15 jours suivant l’article 22(5), et les changements d’administrateurs de 15 jours suivant l’article 114(1), bien que la page du rapport annuel du registre évoque 30 jours. [1] [36] [7] Conséquence : comme les deux dépôts sont gratuits, rien dans le système comptable ne révèle l’omission ; elle apparaît au rapport annuel, qui doit alors porter le formulaire 3 ou 9 en rattrapage.

Inscrire le rapport annuel à l’anniversaire. Il est dû le dernier jour du mois suivant le mois anniversaire, et pour une société extra-territoriale le délai court à partir de l’enregistrement au Yukon, non de la constitution d’origine. [7] [9] Conséquence : le défaut est visible de tous : la recherche gratuite dans YCOR affiche la « compliance with reporting requirements » d’une entité sans même ouvrir de compte, de sorte que cinq minutes de vérification chez un cocontractant suffisent à le voir. [12]

Laisser une administratrice personne morale tomber en défaut. L’article 106(1.1) ne permet à une personne morale d’être administratrice que tant qu’elle n’est pas « in default in sending to the registrar any fee, notice or document required by this Act ». [1] Conséquence : le rapport annuel manqué par la société mère n’est pas seulement son problème à elle : il touche son aptitude à siéger au conseil de la filiale, et les administrateurs de cette personne morale sont solidairement responsables des obligations découlant de ce rôle suivant l’article 106(1.2).

Être radiée, puis se reconstituer. Un certificat de reconstitution coûte 300 $ — autant qu’une constitution à neuf. [4] Conséquence : le droit est la moindre moitié du problème ; c’est le trou dans le registre public que verront une banque ou un acquéreur.

Manquer la fenêtre de 10 jours de la Commission, ou présumer qu’une société dotée d’administrateurs et sans employés en est exclue. La liste de la Commission vise les « corporations with directors and/or workers ». [26] Conséquence : la Ville de Whitehorse exige l’approbation de la Commission de tout demandeur constitué en société ; une position non réglée auprès de la Commission bloque donc le permis municipal et, partant, l’exercice licite dans la ville. [27]

Budgéter une cotisation à partir d’un taux présumé, ou de la mauvaise sous-classe. Les taux sont publiés, mais le groupe de taux qui vous est attribué relève de la Commission au moment de l'inscription, et l'écart 2026 va de 0,87 $ à 6,73 $ par 100 $ de masse salariale. [42] Conséquence : un modèle bâti sur la mauvaise classification peut se tromper d'un facteur sept, et sous-estimer la masse salariale de plus de 125 % est en soi facturable de 50 $ à 5 000 $. [45]

Postuler au Programme des candidats entrepreneurs après s’être constitué. Le programme exige que vous « have not yet purchased or started your business in the Yukon at the time of your application », et le capital investi avant l’acceptation ne compte pas dans l’exigence de 300 000 $ CA. [20] Conséquence : se constituer d’abord peut rendre la demande irrecevable et immobiliser les sommes déjà engagées.

Confondre les deux formulaires 8, ou les deux formulaires 1. Le formulaire 8 est l’avis des administrateurs sous la Loi sur les sociétés par actions et la déclaration de dénomination sociale sous la Loi sur les dénominations sociales et les sociétés de personnes ; « Form 1 » figure sur la page de constitution du registre à la fois pour la demande de réservation de dénomination et pour les statuts constitutifs. [17] [3] Conséquence : vous commandez ou remplissez le mauvais document, et vous l’apprenez par la poste.

Mettre un élément juridique dans une dénomination sociale. Le Règlement sur les dénominations « does not allow legal elements » dans une dénomination sociale enregistrée. [17] Conséquence : la déclaration est refusée, et l’idée fausse sous-jacente — qu’une dénomination sociale confère une responsabilité limitée — est l’erreur la plus coûteuse des deux.

Croire qu’un certificat yukonnais procure le taux de 0 %. Le taux vise le revenu admissible à la déduction accordée aux petites entreprises, laquelle exige le statut de SPCC. [21] Conséquence : une société contrôlée par des non-résidents n’est pas une SPCC : la raison même qui rend le Yukon attrayant peut donc ne pas s’appliquer au fondateur que ses règles sur les administrateurs séduisent le plus.

Glossaire

Le Yukon emploie plusieurs termes qui, soit diffèrent du reste du Canada, soit désignent quelque chose de plus étroit qu’il n’y paraît.

Fondé de pouvoir aux fins de signification. Le particulier qu’une société extra-territoriale nomme pour recevoir en son nom les actes de procédure au Yukon. Ce doit être un particulier et non un cabinet, suivant l’article 286(1), et la nomination doit accompagner la demande d’enregistrement suivant l’article 278(2). [1]

Personne morale administratrice. Une société siégeant elle-même à un conseil, ce que permet l’article 106(1.1) lorsqu’elle détient des actions avec droit de vote, qu’elle est une société yukonnaise ou extra-territoriale et qu’elle n’est pas en défaut auprès du registraire. La plupart des lois corporatives canadiennes l’interdisent purement et simplement. [1]

Adresse de livraison. Au formulaire 2, un lieu physique identifiant « a person's home or place of business », qui « must not include a post office box ». Distincte de l’adresse postale, laquelle peut être une case. [3]

Société extra-territoriale. Le terme yukonnais pour une société constituée ailleurs qui exploite une entreprise sur le territoire — ce que la plupart des provinces appellent une société extraprovinciale. Régie par la partie 21. [8]

Particulier ayant un contrôle important (PCI). Quiconque détient ou contrôle 25 % ou plus des actions, ou contrôle autrement la société. Le second volet est un critère de contrôle de fait : une personne ne détenant aucune action peut donc être un PCI. [10]

Dénomination numérotée. Une identité corporative attribuée par le registre au lieu d’une dénomination choisie. Sans frais, sans formulaire 1, sans étape de réservation et sans attente de cinq jours. [3]

Clé de dépôt privée. Le justificatif qui déverrouille le dépôt en ligne dans YCOR. Elle est envoyée par la poste — au titulaire du compte et à l’entité —, ce qui en fait une dépendance postale plutôt qu’un mot de passe. [12]

Bureau des documents. Un lieu où les documents de la société sont conservés séparément du bureau enregistré. Au Yukon, c’est un privilège réservé aux sociétés publiques, seules autorisées à l’établir hors du territoire. [1]

Bureau enregistré. L’adresse à laquelle la société est juridiquement présente au Yukon, exigée en tout temps, jamais une case postale. À ne pas confondre avec une adresse d’exploitation, une adresse postale ou l’adresse résidentielle d’un administrateur. [1]

Rapport annuel. Un dépôt au registre, sur le formulaire 25, confirmant les renseignements de la société, en vertu de l’article 267(1). Ce n’est pas une déclaration de revenus : l’impôt yukonnais se déclare dans la T2 fédérale. [7] [22]

Renouvellement. Ce dont une déclaration de dénomination ou de société de personnes a besoin, par opposition au rapport annuel. Une déclaration expire ; une société tombe en défaut. Mécanismes différents, conséquences différentes. [6]

YCOR. Le Registre corporatif en ligne du Yukon : un outil de recherche pour tous, un outil de dépôt pour les titulaires de compte munis d’une clé de dépôt privée, et jamais l’endroit où se dépose une première constitution. [12]

Liste de vérification

  • Dénomination éprouvée au regard du Règlement sur les dénominations, ou dénomination numérotée acceptée ; décision prise sur une dénomination bilingue ; réservation obtenue et expiration de 90 jours inscrite au calendrier.
  • Chaque administrateur pressenti vérifié au regard des six volets de l’article 106(1), y compris l’âge de 19 ans ; toute administratrice personne morale confirmée admissible sous l’article 106(1.1), la responsabilité de l’article 106(1.2) étant comprise.
  • Adresse de livraison du bureau enregistré yukonnais obtenue : physique, sans case postale, avec une personne pouvant accepter la signification.
  • Formulaires 1, 2 et 8 remplis avec un nombre d’administrateurs concordant ; signatures originales et livraison à Whitehorse organisées ; droits provisionnés.
  • Analyse des PCI menée jusqu’aux personnes physiques, registre constitué, chaque PCI informé, certificats au porteur remplacés.
  • Numéro d’entreprise obtenu par la bonne voie ; inscription à la TPS analysée.
  • Commission avisée dans les 10 jours civils du démarrage ; couverture des administrateurs clarifiée.
  • Permis de Whitehorse demandé avec l’approbation de la Commission et le permis d’aménagement s’il y a lieu.
  • Compte YCOR créé et clé de dépôt privée demandée, en tenant compte de deux envois postaux.
  • Calendrier de conformité établi : avis d’adresse de 15 jours, avis d’administrateurs de 15 jours suivant l’art. 114(1), rapport annuel, T2, renouvellement du permis.
  • Avis obtenu sur la résidence fiscale et le statut de SPCC avant de compter sur le taux de 0 %.

Ce que 2727 peut et ne peut pas soutenir

2727 Coworking est situé dans Griffintown, à Montréal, et cette géographie règle l’essentiel de cette page.

Une adresse 2727 ne peut pas être le bureau enregistré d’une société yukonnaise. L’article 22(1) exige que le bureau enregistré soit au Yukon et l’article 22(4) y exclut la case postale. Elle ne peut pas non plus être l’adresse yukonnaise aux fins de signification par courrier, que le formulaire 2 exige au Yukon, ni le bureau des documents d’une société yukonnaise privée. Une constitution yukonnaise exige un fournisseur de bureau enregistré établi au Yukon, et ce guide n’en offre pas.

Ce qu’un forfait 2727 peut légitimement être, c’est une adresse postale et de correspondance montréalaise, avec espace de travail — et, pour une société fédérale ou québécoise, un bureau enregistré là où les règles applicables et le forfait retenu le permettent. Une société yukonnaise se fera tout de même demander plusieurs adresses qui signifient des choses différentes, et répondre à toutes par la même adresse est la façon dont un dossier s’enlise : l’adresse de livraison du bureau enregistré doit être un lieu physique au Yukon, l’adresse physique de l’ARC est celle où se déroulent réellement les activités quotidiennes alors que son adresse postale n’est que le lieu d’arrivée du courrier, et l’adresse résidentielle d’un administrateur est celle où cette personne habite réellement. Pour les rôles de correspondance, un service d’adresse d’affaires peut être l’outil approprié ; pour la présence juridique au Yukon, non. Si votre projet est en réalité une entreprise montréalaise, la vraie question est de savoir si le Yukon est le bon ressort — c’est la comparaison entre constitution fédérale et provinciale qui la tranche, et la situation de la société fédérale couvre les rôles d’adresse de cette voie.

2727 ne constitue pas de sociétés, n’agit ni comme fournisseur de bureau enregistré yukonnais ni comme fondé de pouvoir aux fins de signification, ne nomme pas d’administrateurs, n’obtient pas de numéros d’entreprise, ne détermine ni la résidence fiscale ni le statut de SPCC, ne réalise pas d’enregistrements extra-territoriaux et n’affirme d’aucune façon qu’un registre, une banque ou un organisme public accepte son adresse à quelque fin que ce soit. Demandez à l’organisme destinataire de nommer le champ exact et le document qu’il accepte pour ce champ, puis ne choisissez un forfait que si le service réel correspond à cet usage.

Recherches voisines : les guides des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut couvrent les autres territoires, et la Colombie-Britannique et l’Alberta sont les marchés d’expansion les plus fréquents. Tout part du carrefour ; les fondateurs déjà au Canada devraient utiliser le volet depuis le Canada.

Méthode de recherche et limites

Cette page a d’abord été recherchée et vérifiée le 6 septembre 2026, puis considérablement enrichie et revérifiée le 7 septembre 2026. Elle s’appuie sur la Loi sur les sociétés par actions, la Partnership and Business Names Act, l’Employment Standards Act et la Loi sur les langues du Yukon, sur le Règlement sur les sociétés par actions et le Règlement sur les dénominations, sur les pages du gouvernement du Yukon relatives aux affaires corporatives, à la fiscalité et à l’immigration, sur l’ARC, la Commission de la santé et de la sécurité au travail du Yukon, la Ville de Whitehorse, Corporations Canada, IRCC, l’Accord de libre-échange canadien et le New West Partnership Trade Agreement. Pour les deux ressorts de comparaison, la Loi sur les sociétés par actions des Territoires du Nord-Ouest et son règlement de droits, ainsi que la loi et les pages de droits et de taux de la Colombie-Britannique, ont été lus directement plutôt que repris des pages sœurs de cette grappe. Aucune page de cabinet d’avocats, de comptables ou de service de constitution n’a été citée pour établir une règle.

Ce que la seconde passe a changé. Quatre éléments auparavant signalés comme non vérifiables sont désormais vérifiés et cités, et deux numéros d’articles laissés en suspens sont maintenant fixés. La Commission de la santé et de la sécurité au travail publie bel et bien des taux de cotisation, un tableau par classe, une cotisation minimale de 150 $ et un plafond de gains assujettis ; ils ne figurent simplement pas sur la page d’inscription. La position du Yukon en commerce intérieur est établie à partir des accords eux-mêmes : le Yukon est Partie à l’ALEC, l’ALEC préserve expressément les exigences d’enregistrement au lieu de les lever, et le Yukon n’est pas partie au NWPTA. Les délais de traitement, l’exigence linguistique et le mécanisme de bassin du Programme des candidats entrepreneurs sont publiés sur sa page de demande. La règle sur la taille du conseil est l’article 102(2) et celle des terminaisons est l’article 12(1), toutes deux lues dans la codification officielle. Le Règlement sur les sociétés par actions, D.C. 2015/06 — dont les annexes B et C n’avaient pas pu être récupérées à la première passe — a été retrouvé dans un instantané archivé daté : les tableaux des droits et des pénalités proviennent donc désormais du règlement lui-même et non du seul résumé qu’en donne le registre.

La voie d’accès a une incidence sur la fraîcheur des données et doit donc être divulguée. yukon.ca, laws.yukon.ca et canlii.org ont tous opposé un test anti-robot Cloudflare à chacun des outils de récupération disponibles ici : les pages du gouvernement du Yukon ont donc été lues dans des instantanés datés d’Internet Archive des pages officielles, capturés entre octobre 2025 et juillet 2026, et les lois ont été récupérées comme codifications bilingues complètes au moyen d’un service d’extraction. La mention « date modified » propre à chaque page yukonnaise s’étend de février 2024 à novembre 2025 ; la plus ancienne, le barème des droits de réservation de dénomination, est datée du 2 décembre 2024. Confirmez chaque droit et chaque délai sur la page officielle en ligne avant de déposer. Les pages de l’ARC, de la Commission et de la Ville de Whitehorse ont été récupérées directement. La recherche par moteur n’était pas disponible, et un assistant de recherche qui proposait des URL du registre yukonnais a été entièrement écarté après que chacune de ses URL a renvoyé une erreur 404 ; la véritable arborescence provient de l’index d’Internet Archive.

Sur les liens cités : les versions françaises des trois pages de l’ARC citées aux références 21, 23 et 24, ainsi que la version française de la Loi sur les sociétés par actions sur CanLII, ont été vérifiées et sont utilisées ici. Pour les autres références, l’URL anglaise est citée parce que c’est la version effectivement récupérée et vérifiée ; les pages du gouvernement du Yukon existent aussi en français, mais leurs URL n’ont pas pu être vérifiées derrière le test anti-robot, et ce guide ne cite aucune adresse qu’il n’a pas ouverte. La codification de CanLII se déclare simultanément en vigueur depuis le 1er juin 2026 et « current to 2021-06-18 » : les deux mentions sont reproduites sans être réconciliées, et le site des lois du Yukon fait autorité.

Une troisième passe, le 7 septembre 2026, a comblé deux autres lacunes. La page d'enregistrement extra-territorial du registre a enfin été retrouvée — sur une URL retirée dont la dernière capture active date du 23 novembre 2020. Elle porte bien la phrase qu'on lui attribuait, « they must register to do business in Yukon, unless federally incorporated », mais la page qui l'a remplacée, modifiée le 21 juillet 2025, n'a jamais contenu ces mots dans aucune capture. La page énonce donc désormais exactement ce qui peut être démontré : l'exception a été publiée en 2020, ne l'est plus, et n'a jamais figuré dans la loi. La page fiscale du Yukon fournit par ailleurs la date d'entrée en vigueur que l'ARC omet — « From January 1, 2021, the small business tax rate was reduced to 0% » — ainsi que sa conséquence : les petites sociétés ont de ce fait perdu le crédit pour fabrication et transformation.

Un conflit est divulgué plutôt que tranché, et il s'est resserré. La loi exige l'avis de changement d'administrateurs dans les 15 jours (article 114(1)), et la page de tâche du registre visant ce dépôt le confirme : « the corporation has 15 days to notify the registrar ». Seule la page du rapport annuel évoque un déclencheur de 30 jours, et les deux pages portent la même date de modification : il s'agit donc d'une incohérence interne à yukon.ca et non d'un désaccord entre le registre et le législateur. Les trois sources sont citées, 15 jours est recommandé, et aucune conciliation n'est affirmée. Un véritable délai de 30 jours existe bien pour les sociétés extra-territoriales, ce qui est probablement à l'origine de la confusion.

Ce qui demeure non vérifié. L'ARC ne publie aucune date d'entrée en vigueur pour les taux yukonnais ; la page du Yukon en fournit une pour le taux de 0 % mais non pour le taux général de 12 %, de sorte que seule la première est datée ici. Le Programme des candidats entrepreneurs ne publie pas son allocation de candidatures, et sa grille d'évaluation est datée du 13 novembre 2022 : sa validité devrait être confirmée avant de s'y évaluer. Enfin, il est impossible de déterminer d'après les captures si l'exception fédérale publiée en 2020 par le registre a été retirée délibérément ou perdue lors d'une refonte, et la page le dit plutôt que de le deviner. Aucun montant d’amende maximale n’a été récupéré pour les infractions à la Partnership and Business Names Act : elles sont donc décrites comme des infractions sans chiffre. La Commission ne publie aucune mention « date modified » sur ses pages HTML, et son taux moyen de cotisation n’existe que dans un graphique intégré plutôt que dans le texte de la page — il est cité avec cette réserve. La question de savoir si le registraire accepte une trousse de signatures originales livrée par messagerie depuis l’étranger, et le temps que le courrier international ajoute au délai papier de 10 jours ouvrables, ne sont toujours pas publiés. Aucun dépôt, inscription, demande de permis ou demande d’immigration n’a été mis à l’essai, et les exigences d’aucune banque n’ont été évaluées.

Cette page constitue du matériel éducatif de planification et non un avis juridique, fiscal, comptable, d’immigration ou bancaire.

Foire aux questions

Le Yukon exige-t-il qu’un administrateur habite au Canada ?

Non. L’article 106(1) de la Loi sur les sociétés par actions énumère les inhabilités — moins de 19 ans, tutelle, déclaration judiciaire d’incapacité, procuration perpétuelle en vigueur, non-particuliers sous réserve de l’article 106(1.1) et statut de failli — et aucune ne concerne la résidence, la citoyenneté ou le statut d’immigration. [1]

Une société peut-elle être administratrice d’une société yukonnaise ?

Oui, ce qui est inhabituel. L’article 106(1.1) permet à une personne morale détenant des actions avec droit de vote d’agir comme administratrice si elle est une société yukonnaise ou extra-territoriale non en défaut auprès du registraire — et l’article 106(1.2) rend alors les administrateurs de cette personne morale solidairement responsables des obligations découlant de ce rôle.

Puis-je me constituer entièrement en ligne au Yukon ?

Non. La réservation de dénomination se fait en ligne dans YCOR pour 40 $, mais la constitution elle-même exige des signatures originales : « We only accept originals. Copies or electronic signatures are not accepted. » [3] [12]

Combien cela coûte-t-il et combien de temps cela prend-il ?

300 $, avec un traitement papier jusqu’à 10 jours ouvrables, après une réservation de dénomination de 40 $ en ligne ou 60 $ sur papier prenant jusqu’à 5 jours ouvrables. L’accélération pendant les heures de bureau ajoute 100 $ ; hors heures ou le jour même, 500 $. [4] [5]

Mon bureau enregistré peut-il être une case postale ou une adresse hors du Yukon ?

Ni l’un ni l’autre. L’article 22(1) exige un bureau enregistré au Yukon en tout temps et l’article 22(4) y interdit la case postale. Seule l’adresse postale du bureau enregistré peut être une case postale, et seule une société publique peut tenir un bureau des documents distinct hors du Yukon.

Le Yukon possède-t-il un registre public de la propriété effective ?

Non. Les sociétés yukonnaises tiennent un registre interne des particuliers ayant un contrôle important depuis le 1er juin 2025, avec une échéance de constitution au 1er juin 2026, mais il n’est ni déposé ni publié : il est communiqué « to law enforcement, tax, and regulatory authorities upon request ». [10] [11]

Quand le rapport annuel est-il dû, et est-ce ma déclaration de revenus ?

Au plus tard le dernier jour du mois suivant l’anniversaire de constitution — un anniversaire du 1er juin signifie le 31 juillet —, sur le formulaire 25 pour 100 $. C’est un dépôt au registre, distinct de la T2 fédérale où l’impôt yukonnais se déclare à l’annexe 443 et à la ligne 245 de l’annexe 5. [7] [22]

Y a-t-il une taxe de vente au Yukon, et ma société paiera-t-elle vraiment 0 % d’impôt ?

Aucune taxe de vente territoriale : seule la TPS de 5 % s’applique, et le Yukon n’est pas une province participante à la TVH. [23] [24] [14] Le taux de 0 % ne s’applique qu’au revenu admissible à la déduction accordée aux petites entreprises jusqu’à 500 000 $, ce qui dépend du statut de SPCC — que le contrôle par des non-résidents fait perdre. [21]

Dois-je m’inscrire à la Commission si je n’ai aucun employé ?

Peut-être. La Commission énumère les « corporations with directors and/or workers » parmi celles qui doivent s’inscrire, dans les 10 jours civils du démarrage, et les administrateurs sont couverts lorsqu’ils déclarent un revenu d’emploi sur un T4. Une société dont la seule personne est son administrateur devrait interroger la Commission plutôt que présumer une exemption. [26] [18]

Quand une société de l’extérieur doit-elle s’enregistrer au Yukon, et que fait un entrepreneur individuel ?

Avant ou dans les 30 jours suivant le début de l’exploitation, suivant l’article 277(2) — et le critère de l’article 275 est rempli par une inscription yukonnaise, un représentant résident, un bien immobilier yukonnais ou le fait d’agir comme administrateur. L’enregistrement coûte 300 $ et exige un particulier comme fondé de pouvoir aux fins de signification. [8] [28] L’entrepreneur individuel n’enregistre une dénomination sociale que s’il exerce sous un autre nom que le sien, pour 25 $. [17] [6] [16]

Puis-je utiliser le programme entrepreneurial si je me suis déjà constitué ?

Non. Le demandeur doit « have not yet purchased or started your business in the Yukon at the time of your application », et le capital investi avant l’acceptation ne compte pas dans l’exigence de 300 000 $ CA. [20] [19] [13] [15] [2]

Comment le Yukon se compare-t-il aux Territoires du Nord-Ouest ou à la Colombie-Britannique ?

La constitution coûte 300 $ au Yukon et aux Territoires du Nord-Ouest et 350 $ en Colombie-Britannique, mais le dépôt annuel coûte respectivement 100 $, 150 $ et 43,39 $. [30] [33] Aucun des trois n’impose d’exigence de résidence aux administrateurs, mais seul le Yukon permet à une personne morale de siéger au conseil : la loi des TNO vise « les personnes autres que les particuliers » sans aucune exception. [29] [32] Côté fiscal, le taux PME de 0 % du Yukon est le plus bas des trois, contre 2 % aux TNO comme en Colombie-Britannique, et aucun des deux territoires ne perçoit de taxe de vente là où la Colombie-Britannique ajoute 7 % de TVP. [31] [34]

Références officielles

  1. CanLII : Loi sur les sociétés par actions, LRY 2002, ch. 20 (Yukon)
  2. CanLII : Languages Act, RSY 2002, c 133 (Yukon)
  3. Gouvernement du Yukon : incorporate a Yukon business corporation
  4. Gouvernement du Yukon : find fees for business corporations
  5. Gouvernement du Yukon : find fees to reserve a business or non-profit name
  6. Gouvernement du Yukon : find fees for partnership and business names
  7. Gouvernement du Yukon : file annual return for a Yukon corporation
  8. Gouvernement du Yukon : extra-territorial corporations
  9. Gouvernement du Yukon : file annual return for an extra-territorial corporation
  10. Gouvernement du Yukon : how to maintain a register of individuals with significant control
  11. Gouvernement du Yukon : Guidance on Beneficial Ownership Transparency under the Business Corporations Act
  12. Gouvernement du Yukon : how to use the Yukon Corporate Online Registry
  13. Gouvernement du Yukon : start a business
  14. Gouvernement du Yukon : taxation
  15. Gouvernement du Yukon : corporations
  16. Gouvernement du Yukon : partnerships
  17. Gouvernement du Yukon : file a declaration of a business name
  18. Gouvernement du Yukon : employer responsibilities
  19. Gouvernement du Yukon : Yukon Business Nominee Program
  20. Gouvernement du Yukon : critères d’admissibilité du Programme des candidats entrepreneurs
  21. ARC : taux d’impôt des sociétés
  22. ARC : Yukon territorial corporation tax
  23. ARC : taux de la TPS/TVH par province et territoire
  24. ARC : règles sur le lieu de fourniture et provinces participantes
  25. ARC : register for a business number and CRA program accounts
  26. Commission de la santé et de la sécurité au travail du Yukon : registration overview
  27. Ville de Whitehorse : business license
  28. Corporations Canada : register a federal corporation in a province or territory
  29. Ministère de la Justice des TNO : Loi sur les sociétés par actions, LTN-O 1996, ch. 19 (codification bilingue)
  30. Ministère de la Justice des TNO : Règlement sur les sociétés par actions, annexe B (droits)
  31. Ministère des Finances des TNO : impôt sur le revenu des sociétés
  32. BC Laws : Business Corporations Act, partie 5 — administrateurs et dirigeants
  33. BC Registries : formulaires, droits et trousses d’information
  34. Ministère des Finances de la Colombie-Britannique : taux d’impôt des sociétés et plafonds
  35. ARC : quand s’inscrire à la TPS/TVH et commencer à la facturer
  36. Bureau du conseiller législatif du Yukon : Loi sur les sociétés par actions, LRY 2002, ch. 20 (codification officielle)
  37. Yukon : Règlement sur les sociétés par actions, D.C. 2015/06 (annexe B, droits ; annexe C, pénalités)
  38. Yukon : Règlement sur les dénominations, D.C. 2015/07
  39. CanLII : Partnership and Business Names Act, LRY 2002, ch. 166 (Yukon)
  40. CanLII : Employment Standards Act, LRY 2002, ch. 72 (Yukon)
  41. Commission de la santé et de la sécurité au travail du Yukon : taux et classifications
  42. Commission de la santé et de la sécurité au travail du Yukon : classifications sectorielles et taux de cotisation 2026
  43. Commission de la santé et de la sécurité au travail du Yukon : gains annuels maximaux
  44. Commission de la santé et de la sécurité au travail du Yukon : politique 5.4, déclaration de la masse salariale et paiement des cotisations
  45. Commission de la santé et de la sécurité au travail du Yukon : frais et pénalités de cotisation
  46. Accord de libre-échange canadien : texte consolidé, en vigueur le 27 août 2026
  47. Accord de libre-échange canadien : Accord canadien de reconnaissance mutuelle sur la vente de biens
  48. New West Partnership Trade Agreement : l’accord et ses parties
  49. ARC : déclaration de revenus des sociétés
  50. ARC : quand produire la déclaration de revenus des sociétés
  51. ARC : dates des acomptes provisionnels et date d’exigibilité du solde
  52. ARC : exigences relatives aux acomptes provisionnels des sociétés
  53. ARC : déterminer si vous devez ouvrir un compte de retenues sur la paie
  54. ARC : s’inscrire à un compte de TPS/TVH
  55. ARC : inscription volontaire à un compte de TPS/TVH
  56. Gouvernement du Yukon : présenter une demande pour exploiter sa propre entreprise au Yukon (entrepreneurs étrangers)
  57. IRCC : Programme des candidats des provinces
  58. IRCC : candidats entrepreneurs provinciaux en vue de la résidence permanente, R205(a) C60
  59. IRCC : codes de dispense d’EIMT
  60. Gouvernement du Yukon : Register — extra-territorial business corporation (page retirée, archivée le 23 novembre 2020)
  61. Gouvernement du Yukon : enregistrer une société extra-territoriale
  62. Gouvernement du Yukon : formulaires pour constituer et exploiter une société par actions
  63. Gouvernement du Yukon : changer les renseignements sur les administrateurs d’une société yukonnaise
  64. Gouvernement du Yukon : déposer un changement d’adresse d’une société yukonnaise
  65. Gouvernement du Yukon : déposer des clauses de dissolution d’une société yukonnaise
  66. Gouvernement du Yukon : déposer des clauses de fusion d’une société yukonnaise
  67. Gouvernement du Yukon : mesures fiscales yukonnaises
  68. Gouvernement du Yukon : salaire minimum au Yukon
  69. Gouvernement du Yukon : jours fériés au Yukon
  70. Gouvernement du Yukon : permis et licences
  71. Gouvernement du Yukon : grille d’évaluation par points du Programme des candidats entrepreneurs
  72. Gouvernement du Yukon : Fonds de développement économique
  73. Gouvernement du Yukon : déposer la nomination d’un fondé de pouvoir d’une société extra-territoriale
  74. Gouvernement du Yukon : Programme d’incitation aux entreprises (terminé le 7 juillet 2025)
  75. Gouvernement du Yukon : déposer un changement d’administrateurs ou d’adresse d’une société extra-territoriale
  76. Gouvernement du Yukon : droits applicables aux associations coopératives
  77. Gouvernement du Yukon : droits applicables aux sociétés sans but lucratif
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